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interviewLCI· 29 juin 2025 45 min

Olivier Faure sur LCI : "Les Européens se sont fait humilier" par Trump au sommet de l'OTAN|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI. Ravi de vous retrouver. Bonjour Olivier Fort.

Bonjour à vous. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous le premier secrétaire du Parti socialiste nouvellement réélu.

Beaucoup de sujets à aborder ensemble durant cette heure d'interview avec à mes côtés pour vous interroger Arlette Chabot. Bonjour. Bonjour Lili.

Bonjour. Je le disais beaucoup de sujets et on va évidemment revenir sur ce qu'on conclave des retraites pas d'accord mais des avancées pour le premier ministre. stratégie du verre à moitié plein ou déniou, on se posera la question.

Mais d'abord, vous êtes à nouveau au centre du jeu Olivier Fort avec cette motion de censure déposée avant même la prise de parole de François Beou cette semaine qui sera examinée ce mardi 2 juillet et cette prise de parole d'un certain François Hollande que vous connaissez bien dans le Parisien qui le dit, il la votera cette motion dès lors dès lors que le RN ne s'y associe pas. L'ancien président parle-t-il en son nom ou au nom du Parti socialiste ? Êtes-vous sur la même ligne ?

Il parle en son nom. La décision du PS, du groupe parlementaire, elle est assez simple. C'est que nous considérons que le Premier ministre qui s'était engagé au moment du vote du budget à organisé un conclave qui était censé remplacer la loi borne devait au final présenter un texte devant les parlementaires.

Le parlement devait avoir le dernier mot. Ces mots sont du premier ministre lui-même. À partir du moment où il ne le fait pas, où il ne tient pas ses engagements, où il se parjure, il y a une évidence au fait que il ne peut pas pour nous rester premier ministre et donc nous le censurons en espérant qu'il le soit.

Maintenant, ce que je vois aussi, c'est que ce qui était pour le RN une ligne rouge, la retraite à 62 ans et bien est devenue en réalité une ligne en pointillé et visiblement ils n'ont pas l'intention de le censurer. Donc François Hollande pourra voter entre nous en toute tranquillité mais la réalité c'est que nous quand nous déposons une motion de censure, ça n'est pas simplement pour faire semblant. C'est pas juste une motion du symbole.

Vous souhaitez donc vous appelez le Rassemblement national à s'associer mais je n'appelle jamais je n'appelle jamais le RN. Simplement ce que j'observe c'est que après avoir longtemps expliqué que il était devenu un parti social est un parti qui n'est pas d'accord pour augmenter le SMIC, ne veut pas toucher la réforme borne, ne veut pas euh euh être à l'origine de d'une nouvelle fiscalité sur les grands patrimoines et les grandes entreprises. Bref, on voit bien que en réalité ils ont sur le plan économique, sur le plan social rejoint le bloc libéral, ce qui ne donnera personne. de Chavo parce que c'est très important que vous disiez oui, nous souhaitons que cette censure soit adoptée et donc la conséquence c'est pas de gouvernement Baou, le gouvernement est renversé parce que on se dit quand même la censure de confort avec l'idée que c'est pas grave parce que de toute façon on veut éviter les conséquences de la chute d'un gouvernement, la possibilité, on l'évoquera tout à l'heure, d'une dissolution, c'est quand même un peu étrange quoi.

Donc c'est le sentiment qu'on avait, c'est la censure symbolique et vous dites vraiment non ça n'est pas le cas. Non ce n'est pas le cas. Mais c'est ce que dit François Hollande aujourd'hui.

Mais c'est ce qu'elle dit. C'est ce n'est pas ce que je dis ce que je dis c'est que quand on pose un acte comme celui-là la censure ça n'est pas n'importe quoi. Et d'ailleurs, vous remarquerez que nous n'avons pas ni déposé à tout bout de champ ni même voté à n'importe quel moment des mots de censure.

Censure censurer ça veut dire vouloir faire tomber un gouvernement. Mais crois que vous voulez faire tomber le gouvernement effectivement est clair c'est que nous souhaitons que le gouvernement de François Beou puisse être queou soit plus premier ministre et qu'il y ait un véritable changement que nous trouvions là un interlocuteur à Matignon parce que qu'est-ce qui se passe depuis en fait que Berérou est à Matignon ? qui ne se passe rien.

Moi, ce que j'aurais souhaité, vous ne reconnaissez aucune avancée dans ce conclave, dans les annonces qu'a faites le premier ministre et vous dites, il l'avait promis ce texte présenté au Parlement, il le dit hein, ça sera des mesures des dispositions, on y reviendra quand même des avancées qui sont notables sur le travail des femmes, les carrières achées intégré au texte du financement de laoué avec en réalité une responsabilité très lourde de François Beou. Pourquoi ? Parce que d'abord dans un premier temps, il dit il n'y aura pas de totem, pas de tabou, y compris l'âge légal.

Au mois de mars, il revient à la télévision et il explique qu'en réalité on ne touchera pas à l'âge légal. Et puis une semaine avant la fin du conclave, il explique à l'Assemblée que si il n'y a pas de conclusion positive au conclave, on en restera à la loi Borne. Alors ça donne quoi ?

Et là-dessus, il a bougé. Vous vous lui reconnaissez ça ? Mais oui, mais en fait si on voulait que le conclave aboutisse, il fallait expliquer au MEDF qu'il avait effectivement le pistolet sur la tee.

Là, c'est exactement l'inverse. On leur dit "Vous avez un droit de véau, vous pouvez ne rien faire et de toute façon, on en reviendra à cette loi borne que vous avez vous-même approuvé." Donc, comment voulez-vous que le conclave puisse aboutir à quoi que ce soit ?

Et donc, il a été lui-même l'instigateur de l'échec. Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui, il y a une vraie difficulté avec François Beou. Moi ce que j'aurais souhaité au moment où il est devenu premier ministre, nous n'avons pas de majorité et au moment où vous avez dilé certains disent même combiner avec lui.

Non, nous n'avons pas combiné. Nous avons cherché dans l'intérêt du pays à trouver des accords sur certain nombre de sujets qui permettent au pays d'avancer parce qu'on ne peut pas dire que pendant 2 ans, on se satisface du fait qu'il ne se passe rien. Donc moi ce que j'aurais souhaité c'est que nous puissions bâtir des compromis.

Il n'a pas de majorité, nous n'avons pas de majorité et les Français nous ont mis dans cette situation avec laquelle nous devons travailler. Ça suppose quoi ? Ça suppose qu'à certains moments et bien on se dise "Bon, je n'obtiendrai pas tout mon programme rien que mon programme ou tout mon bilan rien que mon bilan." Ça suppose que chacun fasse un pas et accepte l'idée que on ne peut pas se comporter comme si nous avions des majorités absolues.

Or que qu'observe-t-on aujourd'hui ? Soit on est dans la procrastination, donc on renvoie au lendemain ce qu'on pourrait faire le jour même, soit en fait on se comporte là je parle du gouvernement comme si on avait toujours comme si il avait toujours une majorité absolue. Et donc on essaie de faire passer des textes comme et des budgets comme si il y avait une évidence au fait que rien n'avait bougé.

Or il y a eu deux élections l'an passé, une élection européenne et une élection législative. Les deux ont marqué la défaite du bloc libéral et donc il y avait une logique à ce que nous soyons dans une situation où il y a des avancées y compris sur le terrain que porte la gauche. Si on revient à mardi mardi 1er juillet examen de cette motion de censure, vous l'avez vous-même dit le RN ne s'y associera pas.

On peut être moins d'une minute surprise arithmétiquement pas de chance de faire tomber le gouvernement. Encore une fois, en sachant ça, vous le pressentiez peut-être. Vous voyez bien peut-être que la volonté du RN aujourd'hui à date, ce n'est pas ça.

Sans doute à la rentrée avec le budget, on aura l'occasion d'en reparler mais arithmétiquement vous redonnez l'ascendant encore une fois au parti de Marine Le Pen. Vous leur donnez les clés de choisir. Mais je ne vois pas enc l'ascendant.

On va au contraire faire une démonstration flagrante. Il y a tellement de françaises et de Français, y compris des couches populaires qui aujourd'hui s'imagine que demain avec l'extrême noirette leur destin personnel va changer. Et bien nous allons leur faire la démonstration que l'extrême nourite est une imposture et que là où beaucoup je pense notamment à cette terre qui furent autrefois à gauche, je pense au pas de Calais par exemple au nord où l'extrême droite aujourd'hui est très dominante.

Et bien, qu'allons-nous dire à ces ouvriers, à ces ouvrières ? Nous allons leur dire tout simplement que l'extrême droite, ça ne changera pas parce que vous pensez que ces électeurs veulent la chute du gouvernement. Je pense que ces gens aujourd'hui pour une part d'entre eux, une large part malheureusement se sont illusionnés avec l'idée que l'extrême droite si elle arrivait au pouvoir demain et bien elles changeraient leur destin, qu'elles changeraient la vie de leurs enfants.

Et bien la réalité c'est que l'extrême droite, elle a sur le terrain économique et social la même politique qu'Emmanuel Macron et donc qu'elle ne veut rien changer. Et si ils veulent au contraire le changement, et bien c'est à nous maintenant, à nous la gauche et bien de faire la démonstration que nous pouvons effectivement être ceux qui leur apporte à notre avenir. Arlette, ça marque une certaine rupture avec François Baou.

Un dialogue que vous ne souhaitez pas continuer poursuivre avec le premier ministre. C'est une étape importante parce que vous lui avez accordé effectivement un surcis. Il y a eu ses discussions pardonatoire.

Oui, absolument. Bon franchement était un tout petit peu naïf d'imaginer que il y aurait une réforme des retraites totalement différentes qui seraiit discuté mais bon au point on en est aujourd'hui l'indulgence à l'égard de François Baou c'est fini à plus aucune indulgence h plus aucune. Et je vais vous dire les choses très simplement c'est que nous avons au cours de l'hiver passé été négocié sur le budget.

Oui, il y a nombre de crédits qui avaient été réattribués, réaffectés et qui ont été depuis gelés par le gouvernement. Il faut quand même que euh au gouvernement, on comprenne que il n'y a pas analphabètes euh au groupe socialiste et que nous savons lire et que donc il n'y aura pas deux fois la même main tendue quand on nous mort la main. H la main, on a on vous a mordu la main.

Absolument. Moi, je considère que en fait on nous a trahi. et que ce que nous avons nous-mêmes cherché de bonne foi, nous n'avions aucun intérêt à ne pas censurer le gouvernement Bou.

Aucun. Nous l'avons fait en prenant notre propre risque, en sachant que une partie de la gauche ne comprendrait pas ce que nous faisions mais nous l'avons fait parce que nous considérions que il y avait un moment important et que un pays ne peut pas vivre sans budget et donc qu'il fallait faire un choix. Nous avons fait un choix courageux.

Mais ce choix, il supposait que en regard, il y ait le même courage de la part du gouvernement et que au moins à minima sur les sujets sur lesquels nous avions négocié, il ne bouge pas, il a bougé. Et bien dans ces cas-là, nous ne pouvons pas le la même confiance. Et donc pour la prochaine négociation sur le prochain budget, oui, vous êtes invité bientôt à Ber à discuter.

Vous dites vous n'irez pas nous poserons d'entrée de jeu les sujets sur lesquels nous ne négocierons pas d'avantage et à partir de là, on verra ce qu'ils font. S'ils ne bougent pas, nous ne bougerons pas. Et François Berou, on se pose la question qu'est-ce qui pourrait peut-être parce que c'est une possibilité que vous changiez d'avis d'ici à mardi en retirant cette motion de censure, il s'exprime à la mi-journée.

Est-ce que ce matin sur notre antenne, s'il vous écoute, vous avez un message à lui faire passer ? Mais non, nous ne changerons pas d'avis. La seule chose qui pourrait nous faire changer d'avis, c'est qu'il nous disent "Je déposerai un texte qui permettra, y compris de parler de l'âge légal et donc de tous les financements alternatifs à celui du recul de l'âge légal.

Et à partir de là effectivement il sa promesse serait tenue et donc nous n'aurions aucune raison de le censurer. Mais comme je vois bien que ce qu'il essaie de faire n'est pas cela, il essaie de dire qu'il va reprendre une partie de ce à quoi le négociateur donc monsieur Marette avait plutôt abouti et peut-être le proposer sous forme d'un projet de loi. Nous verrons bien mais dans inclus dans celui de la sécurité sociale, il y a quand même des avancées.

Est-ce que ça vous saluez cela sur les carrières des femmes, je le disais sur l'âge de la décote. reconnaissance de la pénibilité aussi si si bon là encore c'est il y a beaucoup de sient il faudrait aussi dire que sur la pénibilité il n'y a toujours pas de réparation c'estàd que en fait on reconnaîtrait trois critères de pénibilité qui avaient été supprimés en 2017 mais qui ne donneraiit lieu qu'à des mesures de prévention ou de reconversion mais qui ne permettraient pas de partir plus tôt à la retraite que ce serait financé en réalité non pas sur par le patronat ce serait financé par de l'argent qu'on enlèverait en fait sur les carrières longues, sur ceux qui ont commencé à travailler très tôt et donc une partie d'entre eux ne partirait plus aussi tôt que c'est le cas aujourd'hui. Donc on voit bien que tout ça est un peu un marché de dupe et donc j'attends de voir ce que dira le premier ministre mais tout ce qui relève de des avancées évidemment nous y sommes favorables.

Nous ne sommes pas complètement fous mais ce que je vois c'est que malgré tout le débat c'est un débat quand même qui est un débat à la fois démocratique et débat social. Cette réforme n'a jamais été adoptée par le Parlement. Ça a été adopté par la la voix du 493 après 6 mois de manifestation aborne et depuis le seul vote intervenu à l'Assemblée cette il y a 3 semaines à initiative du groupe GDR, il y avait une résolution.

Alors une résolution ça ne permet pas de changer quoi que ce soit mais ça dit quelle est l'intention du parlement. Et bien le parlement a une immense majorité à décider de revenir à 62 ans. Donc il y a un moment aussi où il faut tenir compte de ce que dit le parlement.

On ne peut pas avoir une situation comme celle que nous connaissons aujourd'hui où personne n'a une majorité ou quand le parlement exprime une position très claire, elle n'est pas suivi. Oui, vous connaissez de toute façon effectivement la position de François Baou. On peut regarder quand même vos amis.

Effectivement, Jean-Luc Mélenchon, il vous a pas raté, hein. Euh bah, après tout, échec annoncé du conclave, il dit "Jean Luc Mélenchon, voilà, c'est le bilan des combines du Parti socialiste pour sauver Bairou, on le voit avec un pacte de non censure qui a détruit le nouveau Front populaire." Voilà.

Et le budget évidemment euh il parle de cette mascarade. Euh franchement vous pensez que le dépôt d'une motion de censure mardi ça va vous réconcilier avec la gauche ou vous dites finalement Jean-Luc Mélenchon avait raison comme vous l'expliquez on a été un peu naïf quoi. C'est pas une question de naïveté, c'est une question à un moment de prise de risque, de capacité aussi à dépasser, à penser parfois contre ses propres intérêts, connaissant de la France.

Vous êtes vous êtes un animal politique avec sans risque, il y a une prise de risque. Vous connaissez François Berérou, on le décrit quand même depuis quelques années. On Mais la réalité c'est que en fait nous voulions à un moment faire y compris un choix h et peut-être une démonstration aussi.

Moi, je ne veux pas dans un moment comme celui-là à l'avance expliquer que rien n'est possible avec personne. Vous auriez à cette époque là dit "Mais comment se fait-il que vous ne seriez pas capable de sortir de vos propres liges d'eau et que vous soyez toujours dans une forme de sectarisme ?" Nous avons fait la démonstration que nous pouvions sortir de nos propres habitudes, de nos propres meubles.

Vos anciens alliés disaient de vous que vous étiez des traîtres. Voilà ce qui vous répondait en faisant ça égal. Ça m'est égal.

Ce que je dis c'est qu'à un moment il faut parler aussi aux françaises et aux français et leur dire voilà nous sommes dans une situation qui est une situation terrible. Nous avons aujourd'hui euh des enjeux qui sont gigantesques devant nous. Donc est-ce qu'on considère que ces enjeux-là ne méritent pas d'être traités ou est-ce qu'au contraire on essaie d'avancer ?

Et si on parle au français et au français Harlette Chabot, les sondages montrent quand même que la motion de censure, l'instabilité à la mode à nouveau parce que en déposant une motion de censure, même si pour l'instant il y a pas de risque a priori, on n'est jamais à l'abri d'une surprise venant du rassemblement national. Quand on interroge les Français, on voit bien, ils sont effectivement très partagés hein sur la la censure et les conséquences aussi de la censure, c'est-à-dire la dissolution. On voit hein 48 51.

Ça veut dire que vous vous prenez le risque quand même d'une dissolution et donc d'une instabilité politique. Ce que ne veut pas d'ailleurs François Handard, il ne veut pas ajouter d'instabilité à la découver les chau que aujourd'hui en fait on est dans une situation où on ne vit pas l'immobilisme où on n pas le sentiment que la stabilité la stabilité de qui ? De François Berou.

Oui mais est-ce qu'on a un pays stable ? Est-ce qu'il est pas fracturé en tout sens ? Est-ce qu'on a pas le sentiment que cette incapacité à agir est une menace pour le pays ?

Moi, je crois que oui et je crois que nous avons besoin d'avancer. Moi, j'aurais souhaité avoir un premier ministre, même si ce n'était pas de ma famille politique, qui soit un premier ministre avec lequel le dialogue soit possible et qu'on puisse se dire bon, on peut pas avancer sur tous les sujets, mais enfin voilà, il y a quatre ou cinq sujets d'ici à la fin de la législature sur lesquels il faut avancer. Quels sont-ils ?

Quelles sont les lignes rouges que chacun fixe ? Et comment est-ce qu'on peut avancer dans l'intervalle et faire en sorte que nous ne perdions pas ce temps qui est un temps précieux. Il y a des millions de femmes et d'hommes qui ont besoin de nous.

La politique, ça n'est pas simplement un jeu entre quelques-uns. La politique, c'est d'abord la meilleure façon de faire vivre des Françaises et des Français. Et donc, et ça veut dire que vous prenez le risque de dissolution.

Ça veut dire que si le gouvernement esté, vous prenez le risque d'une dissolution. Quand vous entendez Marine Le Pen hier notamment dire à ses troupes, il serait assez dangereux, je crois, de se convaincre qu'il n'y aura pas de dissolution. Vous partagez donc cette lecture.

Bah bien sûr, c'est un droit qui appartient au chef de l'État et il avait 1 an pendant lequel il pouvait plus dissoudre. Nous sommes à la fin de cette période donc désormais la dissolution est possible avec donc quoi le retour du du nouveau Front populaire. J'aimerais et on aimerait avec Arlette comprendre un peu la stratégie du Parti socialiste.

L'Alliance, le NFP s'est terminé. Vous le dites, Jean-Luc Mélenchon n'est pas le dirigeant naturel de toute la gauche. Très bien.

Mais vous amendez cela du fait que peut-être peut-être des accord défensif avec LFI au législative en cas de risque du rassemblement national. Est-ce que besoin d'éclairage ? Parce que c'est fini mais pas complètement.

C'est c'est pas complètement clair. Vous avez tout dit en réalité. La réalité quelle est-elle ? c'est que nous avons constitué au moment de la dernière réaction législative un accord qui déjà faisait suite à une rupture après le 7 octobre avec la NUPES.

Nous l'avons fait parce que il y avait une menace qui était une menace évidente. Tous les sondages indiquaient que l'extrême droite pouvait l'emporter et que Jordan Bardella pouvait devenir premier ministre. Et donc pour moi, il n'y a pas d'équivalence entre la gauche radicale et l'extrême droite tout le cas encore aujourd'hui Olivier les sondages dit je me battrai ce sont les mêmes ils n'ont pas bougé voire même le rassemblement je me battrai contre l'extrême droite et donc s'il y a une menace d'extrême droite et que la seule façon d'interrompre euh le la progression de l'extrême droite c'est de reconstituer une un accord avec l'ensemble de la gauche je le ferai je le ferai parce que je crois que nous le devons nos concitoyens ce serait trop grave d'avoir aujourd'hui un Trump Trump miniature à Matignon.

Donc nous n'avons pas besoin de cela. Le monde estable. Écoutez, je n'ai pas l'impression que il d'autres références que celle-là.

Donc je vois ce qui se fait et je vois que aujourd'hui la menace n'est pas la gauche radicale. La gauche radicale, elle n'a aucune chance de l'emporter et elle n'a pas dans les sondages, dans les enquêtes qui sont réalisées de capacité à gagner une élection présidentielle. l'extrême droite.

Oui. Et donc ce que je vois c'est que nous sommes dans une situation où aujourd'hui vous avez les États-Unis, vous avez l'Argentine, vous avez la Hongrie. Hier, il y avait un certain nombre de députés européens socialistes qui sont partis manifester à Budapest parce que il y avait la marge des fierté parce qu'aujourd'hui les droits de ces minorités et bien sont aujourd'hui menacés par la Hongrie de Orbane.

Vous avez l'Italie de Mélonie, vous avez en réalité toute une série de pays où l'extrême était déjà arrivé en tête. C'était le cas en Autriche, c'était le cas euh aussi euh euh enfin c'était pas le cas pas en tête mais enfin si au Pays-Bas, ça été aussi ça a été le cas en Pologne avec un nouveau président qui a été élu. Ça a été aussi ils sont arrivés en tête euh dans un certain nombre de pays.

Je pense à la Slovaquie, je pense aussi à la progression pharamineuse en Allemagne où ils sont à 20 % au Portugal où ils sont passés en 2 ans de 7 % à 20 %. Donc de quoi a-t-on peur aujourd'hui ? Est-ce que c'est vraiment de Jean-Luc Mélenchon dont on a peur de la gauche radicale ?

Moi je crois que cette gauche radicale, elle est effectivement instrumentalisée pour permettre aujourd'hui de dire que la gauche est plus dangereuse que l'extrême droite. La vérité c'est que la menace aujourd'hui pour notre pays, c'est l'arrivée de l'extir. Et donc je ferai tout ce que je peux pour l'empêcher.

Juste précision, la gauche radicale, venez-vous dire, ne peut pas gagner une élection présidentielle. Ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon ne peut pas gagner selon vous. Bien sûr.

Donc on est de toute façon en chemin, il y a des candidats, on a vu Raphaël Lusman qui se prépare par exemple avec lequel vous pouvez discuter. Ça veut dire que de toute façon pour vous, il y aura vraiment deux gauches qui seront représentés à l'élection présidentielle qui aura lieu théoriquement 2027. Oui, absolument.

Absolument. et euh au-delà des qui s'est acté queles que soient les conséquences, c'est-à-dire il y a quand même la difficulté d'arriver au second tour, d'être qualifié pour le second tour. Oui, je crois que la possibilité existe pour un candidat qui rassemblerait dans ce périmètre euh de Ruffin à Gluxman, de Hautin à Tondolier euh et socialistes bien sûr et les communistes.

Il y a la possibilité de permettre à un ou une candidate d'accéder au second tour. Pourquoi je dis que la gauche radicale ne peut pas l'emporter ? Parce que la figure même de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui est devenue un problème pour nombre de Français et qu'il est celui qui au deuxème tour permet la cristallisation des votes entre la droite et l'extrême droite.

Et donc il y a effectivement un sujet, c'est que d'ailleurs les enquêtes d'opinion le prouvent aussi mais qu'il arrive au deuxème tour certains le prédisent seul. Mais c'est une possibilité aussi si la gauche, le reste de la gauche ne c'est n'est pas capable, n'a pas la maturité pour s'allier, pour construire à la fois une plateforme commune et déterminer qui sera le candidat ou la candidate commun aux communes, oui, effectivement, dans ces cas-là, on lui ouvre un boulevard et d'ailleurs, c'est le paris qui le fait. h il est persuadé que nous ne serons pas capable d'y parvenir et que donc du coup il y aura lui comme candidat un candidat qui présentera la social-démocratie old school et que dans cette opposition entre deux gauches qu'il considère comme irréconciliable, il y aura la possibilité d'un chemin pour lui.

Voilà ce qu'il pose. Et moi ce que je dis ce matin devant vous et que je redirai le 2 juillet avec l'ensemble des partenaires qui s'y joindront, c'est que nous sommes en effet à Bagnieux, vous vous rassemblez tous ensemble pour discuter des conditions d'une candidature commune en 2027 et nous allons fixer et faire la démonstration d'une volonté commune de parvenir à la fois à une plateforme et un candidat commun et ce sera donc la possibilité de commencer à incarner collectivement une équipe et puis ensuite de déterminer qui dans cette équipe devra porter le maillot jaune pour pouvoir gagner l'élection présidentielle. Vous avez dit social démocratie old school he old school dépassé vieille c'est pas un peu ça le problème des gauche ?

Vous citez l'arrivée des l'extrême droite un peu partout en Europe. En tout cas la progression des partis qui incardeent cette extrême droite. C'està-dire que vous avez du mal à exister.

Peut-être que c'est le temps de la droite qui est arrivé alors qu'il y a quelques années, il y a 20 ans, c'était la gauche et la social-démocratie. la social-démocratie n'est pas un peu dépassée aujourd'hui. Moi, je crois que la social-démocratie, elle vit aujourd'hui une forme de paradoxe parce que ce qui est en crise, la crise écologique, la crise climatique, la crise de la biodiversité, elle n'est est jamais que liée à cette surexploitation de la planète et donc que c'est une crise en réalité du modèle libéral et que à chaque fois que la gauche social-démocrate a fini par se fondre dans le néolibéralisme, elle s'est perdu et donc personne n'en perçoit la raison d'être et ce qu'il faut retrouver, c'est une raison d'être qui permette d'opposer deux modèles.

Un modèle qui pour moi est en plein échec et un modèle qui est celui du socialisme écologique qui doit permettre là de nouvelles avancées de permettre aussi de comprendre que ce qui a fait le succès de la social-démocratie c'était quoi ? C'était une période de prospérité économique avec une croissance continue. C'était période très très lointaine.

Accordez-nous cela Olivier Fort et on en parlera avec le budget. Bien sûr, une période où on considérait aussi que il n'y avait pas de limite à l'exploitation de la planète. nous n'étions pas encore conscients complètement malheureusement de ce qu'on appelle désormais l'entropocène et donc nous n'avions pas conscience des de la finitude du monde.

Et puis il y avait un troisème élément c'est que nous avions aussi l'Union soviétique la guerre froide et un patronat qui était plutôt disposé à négocier avec les socio-démocrates pour éviter la contagion communiste. ce temps-là est terminé et donc aujourd'hui révolue absolument et donc aujourd'hui il faut se réinventer et pour moi le point de passage c'est le socialisme écologique avec cette capacité d'abord à réhumaniser les politiques publiques à faire en sorte que nous puissions aussi réconcilier un pays qui est aujourd'hui un pays fracturé dans tous les sens on va faire juste une courte pause fort et beaucoup d'autres sujets à aborder avec vous juste en un mot sur les conditions les conditions de désignation du candidat de la gauche en 2027 François Lande dit pas de procédure de parties ou d'une primaire, c'est votre souhait également. Moi, je souhaite que nous accordions.

Je ne sais pas quelle sera la procédure, mais je souhaite qu'il n'y en ait qu'un ou une seule. Qu'un ou une seule et c'est possible mais je le crois possible et je crois que d'autres en partagent la volonté et c'est pourquoi je suis plein d'espoir. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec notre invité, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort d'aborder un gros morceau, celui du budget de l'Himalaya de difficultés, des milliards d'économies à trouver.

Une rapide question sur cette interview, ces propositions de Vincent Jeanbrin, député LR ou droite républicaine qui est député donc du Val de Marne qui propose un son plan banlieu et au milieu de plein de mesures notamment concernant les logements sociaux, concernant la police, il propose délire les juges. Parlons visiblement de tous les magistrats, il le dit. Beaucoup de Français ne comprennent plus les décisions de justice censé être rendus au nom du peuple.

Ce sont ces mots. Ce n'est pas possible d'avoir autant de Français qui se disent que la justice fait n'importe quoi. Et donc il dit ça peut se faire par des intermédiaires, des élus locaux, nationaux, des commissaires.

On n' aurait aimé avoir votre sentiment quant à cette proposition sortie un peu de nulle part, un peu à l'image en écho à ce qui se fait peut-être aux États-Unis, mais qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui chez nous en France. Je pense que il a cherché effectivement à provoquer l'attention de tout le monde, mais cette idée est une folie. Je vous explique pourquoi.

En fait, demain, si vous devez élire vos juges, ils seront eux-mêmes la proie. Si c'est si on prend l'exemple du modèle américain qui est celui qui se fait élire, celui qui a les propositions les plus outrancières, celui qui est le plus financé et donc qui a le plus de soutien financier qui est éventuellement complètement corrompu par le narcotrafic parce que quand on doit chercher ensuite à savoir enf aujourd'hui vous nommez enfin les juges sont des juges qui ne dépendent que de la chancellerie. Si demain ils devait dépendre du vote de leurs concitoyens, mais ils iraient chercher l'adhésion et pour chercher l'adhésion, ils pourraient aussi se trouver confronté au lobby, confronté aussi, je le dis, au narcotrafic qui et donc trouver aussi avantage à se compromettre et donc on aboutirait là à un système qui serait un système où on ne jugerait plus au nom du peuple français mais au nom d'une partie du peuple français, celui qui a voté pour le juge.

Bref, cette idée me paraît complètement absurde. Absurde, populiste. Mais vous partagez le constat du fait qu'il il y a un divorce entre les Français et leur justice.

Les derniers faits divers décisions, on l'ont peut-être acté aussi des remises en liberté qui peut-être ne sont pas comprises du grand public parfois. Oui, il y a des erreurs qui peuvent être commises mais ce que je vois surtout c'est qu'on a une justice qui manque considérablement de moyens. Je ne dis pas que rien ne s'est fait parce queen l'occurrence Du Moriti a plutôt permis à la justice de retrouver un peu d'oxygène mais je dis bien un peu et qu'il en ferait bien davantage et qu'aujourd'hui vous avez une justice qui est à l'os et qui ne peut pas assumer les missions qui lui sont conférées.

Et donc la réalité c'est que il faut donner aux juges les moyens d'assumer cette œuvre qui est une œuvre indispensable dans une démocratie. Parlons à présent Harlette Chabot du du budget du de l'Himalaya à venir encore une fois pour le premier ministre François Baï. Oui.

Autour du 15 juillet à peu près, François Baou euh devrait rendre ses premiers arbitrages, en tout cas donner quelques idées de ce qu'il veut faire. Euh le ministre en charge des relations avec le Parlement qui est un proche, Patrick Mela, dit que le budget sera courageux. le premier ministre se prépare.

Il s'agit toujours de trouver 40 milliards, économiser 40 milliards. Donc un effort partagé par tous les Français. Il y a une hypothèse qui court beaucoup, il y a eu beaucoup effectivement d'idées lancées, c'est l'année blanche, c'est-à-dire on gèle les crédits pour 2026 au niveau de 2025.

Est-ce que c'est une idée que vous pouvez accepter ou que vous trouvez intéressante ? Au moins, on peut aussi euh dire que on a plus besoin du gouvernement. puisque c'est une année blanche en fait.

À quoi servent-ils ? Est-ce qu'il y a des priorités encore à afficher ? Est-ce qu'on a encore besoin finalement de s'intéresser au projet qui doit sortir de terre ou pas et ça ou est-ce qu'on considère que désormais il suffit de de mettre sur pilotage automatique et puis on s'en va ?

Et comment mieux dire que ce gouvernement s'apprête à ne rien faire ? En fait, j'ai j'ai du mal à comprendre même le concept d'Année Blanche et donc non, je je trouve cette idée là aussi complètement inepte et donc elle est une solution un peu mécanique à une un vrai travail qui devrait être accompli, c'est comment est-ce qu'on trouve des ressources à mettre en face de besoins ? Comment est-ce qu'on fait pour continuer ?

On vient de parler de la justice, mais on pourrait parler d'éducation, on pourrait parler de la santé avec là aussi un hôpital qui est exang. Donc comment est-ce qu'on fait ? Est-ce que on dit que on va renier encore sur les budgets des services publics ou est-ce qu'au contraire on dit comment est-ce qu'on trouve de l'argent pour le faire ?

Mais il y a toujours chez vous, il y a jamais économie. Si moi je suis d'accord pour les économies mais les économies on les pratique pas à la hache à la transonneuse on n'est pas chez Miley. Donc on doit être dans une situation où les économies on les réfléchit, on les pense sur la durée et donc le problème c'est que à vouloir à chaque fois arriver en disant je vais faire du spectacle et donc je vais faire moins 40 milliards mais comment est-ce que l'administration fait pour trouver 40 milliards à couper ?

Bah, ils coupeent dans les budgets directement et ça a des conséquences jusque sur nos territoires. Aujourd'hui, ce sont les associations y compris celles qui parfois font du soutien scolaire, font tout ce qui est nécessaire pour que on ne retrouve pas les jeunes dans les rues. Et ce sont eux qui aujourd'hui sont les premiers à trinquer.

Et après on dit ah c'est quand même bizarre la délinquence y compris la petite délinquence augmente mais pas façon Mila vous dites mais par exemple un exemple très concret hein madame Moran présidente de région on lui a attribué justement la tronçonneuse d'or parce que en tant que présidente de région elle a décidé de tailler dans beaucoup de dépenses publiques notamment au travers de certaines associations. Ça lui a été parfois reproché mais forcé de constater que localement ça fonctionne la Cour des comptes le dit hein. Il faut que les les collectivités puissent faire des économies supplémentaires.

Il y a des choses à faire. Est-ce que vous pensez là aussi que c'est une piste ? Quand on sait encore une fois la Cour des comptes le dit, la dette au premier trimestre s'est alourdie de 40 milliards d'euros, 114 % du PIB, environ 48000 € par français avec une méthode qui consiste à dire notamment dans les transports publics votre triquet que vous payez 2 € coûte le triple voire voir beaucoup plus à la collectivité. une forme de je sais pas de de mécanisme à mettre en place pour alerter un peu plus nos concitoyens sur cette problématique qui est la dette bien sûr et faire attention à nos biens communs.

Vous parlez des transports publics. À chaque fois que on a des gens qui dégradent les transports publics, ils doivent savoir qu'en réalité ils dégradent ce qu'est notre bien commun et que heureusement qu'il y a des transports publics qui permettent de transporter les gens. Vous l'avez dit, en réalité, le ticket de métro ou le ticket de bus, il vaut trois fois plus.

Mais euh c'est la collectivité qu'il prend à sa charge pour permettre au plus grand nombre d'assurer sa propre mobilité pour aller travailler, rencontrer ses amis, sa famille, bref pour pouvoir continuer à vivre et circuler librement. Bon, revenons donc à notre problème qui est un problème aujourd'hui de dette. Cette dette, elle ne vient pas de nulle part.

Elle n'est pas tombée du ciel du soir du jour au lendemain. Elle est venue parce que il y a eu notamment pendant ce double quinquena d'Emmanuel Macron 60 milliards par an de cadeaux fiscaux qui ont été en fait accordés aux Grandes Fortune. Grande fortune songer que les 500 familles les plus riches de France ont vu leur patrimoine doubler.

Alors pour vous doubler le patrimoine, vous vous dites "Ils sont passés de 1 à 2 millions." Non non, ils sont passés de 600 milliards à 1200 milliards. Et là, on nous explique qu'il y a 40 milliards à trouver mais des gens qui ont gagné 600 milliards en 8 ans, on peut pas leur trouver 40 milliards.

Le contreargument de dire il partirait si effectivement il partirait. Mais moi je crois au civisme de ces gensl. Je crois que quand on est français et quand on a tout reçu de ce pays et bien forcément on est prêt à payer.

Et vous payez vos impôts. Je les paye aussi. Arlet Chabo aussi et nous sommes parfois parfois on a envie d'en payer moins, c'est une évidence mais enfin quand vous êtes à votre 10e horsbor que vous avez déjà c hôtels particuliers que vous avez déjà fait le tour du monde 25 fois que vous êtes à faire euh enfin qu'est-ce que vous voulez de plus en fait et vous êtes rattrapé encore une fois comme vous le disait par votre fascination d'augmenter les impôts.

Encore une fois, où fait-on des économies ? Mais je veux bien qu'on fasse des économies là où elles sont constatées parce qu'il y a des la GAJ, parce qu'il y a des doublons, parce que il y a des C'est vrai que quand je vois que sur certains projets, on a toutes les collectivités locales qui viennent chacun mettre leur grain de sel, ce qui veut dire que dans chaque collectivité, il y a au moins un fonctionnaire qui s'occupé du dossier, je me dis que là parfois on pousse quoi et que c'est pas utile. Donc ça, je suis prêt à ce que ces économies là soient réalisées.

Pas de problème. Mais ce que je dis aussi, c'est que l'effort il doit être partagé et que ça ne peut pas être toujours la même chose. C'est toujours les mêmes qui payent et ce sont toujours les mêmes qui s'enrichissent.

Et donc il y a un moment où il faut quand même qu'on on arrive enfin son là aussi il y a quelques semaines, il y a eu un débat au Sénat qui est intervenu après le débat l'Assemblée sur la taxe Zucman. De quoi s'agissait-il ? Il s'agissait pas de prélever sur les Français, il s'agissait de dire que pour les Français, les quelques français qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros, alors avant d'y arriver euh ils sont peu nombreux et vous et moi, il nous fera quelques millénaires pour y arriver.

Donc euh ces gens qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine, on leur prélève 2 % de 2 % de enfin un taux de 2 % de leur patrimoine pour des patrimoines qui ont un rendement annuel en général de 7 %. C'est-à-dire que ils garderaient en fait leur patrimoine quand il augmenté de 5 % chaque année plus que l'inflation et on en reprendrait 2 % et là le gouvernement la majorité dit c'est pas possible mais non c'est possible justement et c'est vraiment un problème parce que cette taxe elle rapporterait 25 milliards pour prendre cet exemple là et moi je crois que il y a des solutions simplement à un moment quand on ne veut pas les trouver on ne les trouve pas arlette ou n'êtes pas quand même un peu inquiet de la situation en France qu'on parlait de déficit avec effectivement qui s'est à l'ordi dit la cour des comptes l'assurance de maladie aussi alerte sur des dérapages. On parle même pas du déficit du commerce extérieur, des prévisions de croissance en baisse.

C'est une situation qui est quand même un peu un peu grave. Certains peuvent s'alarmer à juste titre. C'est votre cas ou pas ?

Oui, bien sûr, bien sûr. Non, mais la situation est alarmante. C'est pour ça que je ne je ne retire rien d'un revers doit à la main.

Je dis simplement que pour assurer la cohésion d'un pays, rien n'est possible sans que l'effort soit à minima partagé et que ceux qui ont le plus soient ceux qui contribuent le plus. Aujourd'hui, on a un système qui est exactement inversé, c'estd que ce sont ceux qui ont le plus, qui contribuent le moins. Vous savez très bien que dans notre pays, les grandes fortunes ont en réalité un taux d'imposition réel qui est inférieur à celui de quelqu'un qui rentre dans l'impôt sur le revenu, c'estàd juste au-dessus du SMIC.

Donc il y a quelque chose de complètement aberrant et ça n'est pas possible de continuer ainsi parce que si nous continuons ainsi ça crée en fait de la défiance, ça crée de la distance par rapport même à à l'État par ça crée de la désadhésion à l'impôt. Or nous avons besoin de protéger nos biens communs que sont les services publics que sont aussi ressources naturelles et donc ça suppose de l'argent sur sur avant d'arriver à la situation internationale. Je ben justement mais faire je vais faire la transition moi-même si vous me permettez, c'est que vous avez vu aussi que au sommet de l'OTAN Absolument, vous avez en fait Donald Trump qui est venu exiger des Européens qu'il consacrent 5 % de leur budget.

Donc ça veut dire qu'il faudrait mettre plus consacré à la défense. Ouais mais bien sûr. Et donc là ça veut dire que il faudrait que la France mette 90 milliards de plus dans sa défense.

Ça veut dire que on serait donc dans un exercice ce qui est complètement impossible. Si vous mettez vos 40 milliards plus en fait donc euh l'argent consacré à la défense, c'est 130 milliards à trouver, non pas 40. Donc là, on est dans un exercice qui est juste impossible et je vois que le seul qui a osé à un moment refuser l'humiliation de Donald Trump, c'est un socialiste, c'est le président du gouvernement espagnol, c'est Sanchez et on sait quel retour de bâton il a dû subir.

Ensuite, juste on va venir à la situation internationale juste sur la préparation de ce budget. Vous disiez que vous seriez reçu par le ministre de l'économie. Il y a des discussions ?

Le le les le le canal est ouvert. Euh vous vous faites des propositions, vous êtes entendu des propositions. Bien sûr.

Euh pour l'instant nous n'avons pas encore reçu cette invitation mais j'imagine qu' augmentation des impôts. Vous allez faire si on vous a bien entendu, vous ferez euh effectivement des propositions d'augmentation des impôts. Faut pas compter sur vous pour venir avec des mesures d'économie ou de de bonne gestion d'un certain nombre. par exemple la sécurité sociale peut-être qu' je suis d'accord pour qu'on fasse des économies que je vous ai dit tout à l'heure à chaque fois queon a des économies intelligentes à trouver je suis prêt à ce qu'on les prenne.

Simplement une économie ça n'est pas une coupe claire sur un budget qui sert en réalité les plus vulnérables, qui sert les services publics, qui permet en fait de préserver aussi nos biens communs. Ça c'est non. En revanche, je suis bien convaincu que les sources d'économie, elles existent.

Donc je suis prêt à les étudier une par une mais pas des grands coups de rabo à la serpe en considérant que finalement on fait ça à l'aveugle. Vous nous avez donné l'exemple la partie impôt vers les plus riches. Juste un exemple d'économie Olivier Fort est-ce qu'on va y arriver durant cette heure ?

Est-ce que vous avez un exemple concret d'économie que vous verriez appliquer possiblement dans le prochain budget ? Ben par exemple, je vous ai donné cet exemple sur les collectivités. Moi, je pense que quand on rénove un centreville, je pense qu'il y a quelque chose qui n'est pas normal quand vous avez euh parfois jusqu'à 15 ou 17 structures qui viennent chacune mettre leur signature en bas du papier et dire on a contribué.

Parce que je le répète, quand vous avez 17 structures qui s'occupent du même projet, ça veut dire que vous avez 17 fonctionnaires chacun de leur côté. Et quand je 17, c'est en fait sont ses agences en fait. Il faut ça va dans il faut à certain moment que effectivement on ramène de la rationalité et qu'on ne peut pas être dans un discours qui est du toujours plus.

Ça je suis d'accord. l'organisation pardon l'organisation du fonctionnement ça compte c'est ça donnera pas tout de suite de l'argent hein il faut que ça se mette en place et ça c'est ça prend des années donc là s'il y a une urgence en gros c'est on taxe les riches quoi. Mais moi je suis pour qu'on fasse les choses dans l'ordre et qu'on les fasse proprement pour qu'on ne menace pas la vie des gens parce que en fait moi j'aime beaucoup ces gens qui vivent avec un tableur Excel et qui sont avec comme moi ce matin avec un costume et une cravate ils vivent bien.

Hm. Et donc euh euh avec leur tableur, ils se disent "Ah bah là euh hop OK, là il y a 3 % de trop, j'enlève et cetera." Mais derrière ces 3 % qu'on enlève, il y a des vies.

Et moi, c'est ces vies-là auxquelles je tiens. Et donc je veux que on s'occupe d'abord des vies avant de s'occuper du tableur Excel. Et dans cet ordre-là, on peut arriver à des choses et y compris enfin des économies, ça va de soi.

Vous parliez Olivier Fort du sommet de l'OTAN, de cet engagement des pays européens à investir 5 % de de leur budget dans la dans la défense. Injonction de Donald Trump, du président américain. Considérez-vous à l'instar d'autre, notamment, je pense à François Hollande encore lui, qu'on a été un peu humilié et peut-être dupé par le président américain. dit Emmanuel Macron pense que ses amibilités à l'égard de Donald Trump, parfois même ses interpellations seront récompensées.

C'est méconnaître le personnage. Il ne respecte que ceux qui lui résistent. Emmanuel Macron ne résiste pas assez face au président américain.

Ben voyez, je suis d'accord avec François Hollande. Ah, pour une fois, on pouvit vous mettre d'accord. Voilà.

Ouais. On s'est fait humilier. La France s'est faite humilier.

Les Européens se sont fait humiliés. Vous avez d'abord eu le secrétaire général de l'OTAN qui s'est complu en en courbette h euh sur le réseau social X et ensuite des Européens qui n'ont pas su résister et qui sont dans une forme à la fois d'accablement mais qui sont aussi finalement disponibles pour la propre soumission. Et ça ce n'est pas possible.

Ce n'est pas possible. la situation à présent à Gaza et justement aujourd'hui les Européens devraient prendre à la fois conscience du fait que effectivement il faut une défense européenne mais que ça mais pas comme ça et pas sous ordre de Donald Trump qui lui-même se retire progressivement et qui lui-même n'est pas vraiment aidant en Ukraine, c'est loin qu'on puisse dire et qui lui-même ne respecte rien. Si aujour'h situation qui est aussi compliquée sur le plan international, c'est parce que le droit international nous avions mis tant de temps à construire après la Seconde Guerre mondiale est aujourd'hui conscieneusement démolie par Trump, Netaniaahu, Poutine qui les uns après les autres considèrent que la seule le seul droit qui reste c'est la force.

La force à supplanter le droit. Et donc oui, c'est insupportable de voir que celui qui met en coupe réglé aujourd'hui le droit international et bien est celui aussi qui discipline les Européens. Donc à vous entendre, on se demandait avec Carlet Chabo si Donald Trump méritait le prix Nobel de la paix.

Vous n'êtes pas franchement sur cette ligne. Non, je pense pas que Donald Trump soit nobélisable. Non.

Ouais. Harlet Chabo, la situation à Gaza et les mots du ministre des affaires étrangères hier soir sur notre antenne. Il propose effectivement que que la France participe à la sécurisation des distributions alimentaires à Gaza.

Il dit qu'il est très en colère, que c'est une honte de voir que les Palestiniens, des gazaouis sont effectivement tués lors de ces distributions alimentaires. Est-ce que vous pensez que effectivement la France a raison de vouloir participer d'abord de dénoncer ce qui se passe aujourd'hui dans la bande de Gaza et puis de participer activement à la sécurisation de ces petites distributions. Bah comme vous le dites, petite distribution et bon je ne peux que partager de ce qu'on a vu l'isan Noël Barreau.

Ce que je dis c'est que la France devrait aller beaucoup plus loin parce qu'aujourd'hui le problème c'est que la famine elle est organisée et qu'elle a un objet qui est un objet politique et que nous assistons malheureusement sous nos yeux à un génocide qui est en cours et donc que nous avons besoin non pas de le constater expost c'estàd après qu'on découvre là quelques années plus tard que les historiens nous disent que c'était un génocide au sens de la concur 48 nous avons nous les démocraties ceux qui avons signé ce ce cet accord cette convention et bien nous avons un devoir, c'est de prévenir les génocides et donc nous devons aujourd'hui être non pas simplement à dire qu'on voudrait participer à la sécurisation de cette faible aide alimentaire qui parvient pour partie au Gazaoui mais organiser en réalité une pression suffisante sur Israël pour que le CC le feu intervienne immédiatement bien sûr que les otages soient libérés mais que nous puissions aussi avoir une solution politique qu'on puisse entrevoir ce qui est pas du tout le cas aujourd'hui. On voit bien que l'intention du gouvernement Netaniaahou est au contraire de rendre impossible une solution à États. C'est la colonisation qui continue dans les territoires occupés.

C'est euh l'extinction enfin la euh l'éradication des Gazaoui, de la bande de Gaza. Et donc on est dans une situation où euh nous sommes témoins de ce qu'il se passe. Vous avez des ministres comme Bengvir, comme Smotric qui énoncent clairement l'intention du gouvernement et nous sommes là les bras ballants.

Donc il faut que l'Untre état palestinien. D'abord la France ne renonce pas maintenant. Mais maintenant la France devrait faire ce geste.

La France ce n'est pas n'importe quel pays. De manière individuelle. vous dites à l'instard même de manière individuelle bien sûr à l'instard d'autres pays sûr bien sûr comme l'ont fait les comme l'ont fait les Irlandais comme l'ont fait les Espagnols comme l'ont fait d'autres pays il y a déjà plus de 150 pays dans le monde qui ont reconnu un état palestinien il faut que les Européens dans leur intégralité reconnaissent un état palestinien et forcent la main de l'État israélien et force la main d'étanou et lui fasse comprendre qu'il ne s'en sortira pas comme ça et que nous le regardons parce que il a vécu depuis de longs mois même de longues années maintenant avec ce sentiment d'une forme d'impunité.

Il y avait bien sûr des communiqués de presse toujours plus sévères considérant que c'était impossible. Mais il ne s'est rien passé. Pas de reconnaissance de l'État palestinien, pas de suspension de l'accord entre l'Union européenne et Israël, pas non plus de sanction pour ceux qui aujourd'hui combattent dans l'armée israélienne et reviennent ensuite en France sans être inquiété pour les crimes de guerre qu'ils ont éventuellement commis. pas de en réalité pas de sanction contre la colonisation et donc tout ça ça suppose aujourd'hui que on prenne totalement la mesure de ce qu'il se passe et que ça aille plus vite et que ça aille plus vite que et une conférence qui à date on le sait n'est pas euh pas de nouvelles date annoncée après l'annulation du 18 juin.

Merci infiniment Olivier Fort d'avoir été notre invité dans l'événement du dimanche. Clette.