"On jouera le jeu" : le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard, assure sur RTL qu'il fera baisser le prix des carburants après les annonces de Lecornu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:26FerméeRéponse directe
12 à 18 centimes de baisse sur le litre de gasoil à condition que les distributeurs jouent le jeu. Ce sera votre cas ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Vous n'aviez pas été prévenu ?
- 1:09OuverteÉludée
Est-ce que depuis, le gouvernement vous a donné davantage de détails sur la manière avec laquelle vous comptez procéder ?
- 1:31OuverteRéponse partielle
En avril dernier, vous expliquiez faire 4 centimes de marge en moyenne sur un litre de carburant. Est-ce que vous allez aller au-delà, baisser cette marge, peut-être vendre à prix coûtant ?
- 2:26OuverteRéponse partielle
Est-ce que, pour vous, tous les distributeurs doivent être réunis ? Est-ce que Total doit pouvoir bénéficier des stocks stratégiques, comme vous ?
- 3:38OuverteRéponse partielle
Est-ce que les Français doivent s'attendre à voir les produits flambés en rayon à partir du mois de mars ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11PrésentateurFait
« 12 à 18 centimes de baisse à la pompe pour le litre de gasoil dès novembre. »
- 0:11PrésentateurFait
« l'État allait libérer 10 millions de litres de gasoil de nos stocks stratégiques »
- 1:31PrésentateurChiffre
« vous expliquiez, vous les distributeurs, faire 4 centimes en moyenne de marge sur un litre de carburant. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« on va faire gagner 100 000 bons d'achat de 20 euros dans toutes nos stations d'essence. »
- 3:50Invité politiqueChiffre
« La réalité, c'est qu'on a une stabilité, vous savez, depuis un an sur les prix, 1% d'inflation sur l'alimentaire. »
- 4:00Invité politiqueFait
« tous les composants du prix qui constituent le prix du produit sont plutôt dans le rouge. »
- 4:50Invité politiqueFait
« il y aura une inflation, sera-t-elle de 2, sera-t-elle de 8 ? »
- 5:13Invité politiqueChiffre
« On s'est pris 25% d'augmentation sur le même panier après la crise en Ukraine. »
- 6:04Invité politiqueChiffre
« il y a 5000 produits chez Intermarché, 500 produits chez Neto, des produits du quotidien, qu'on va baisser jusqu'à 10 à 15%. »
- 7:23Invité politiqueFait
« Les peluches seront bien là au pied du sapin. Elles sont en train d'être fabriquées par deux PME françaises. »
- 7:54Invité politiqueChiffre
« Il y aura 700 000 peluches. »
- 8:29Invité politiqueChiffre
« Elle est à 18,90 euros. »
Temps de parole
- Invité politique67 %
- Présentateur30 %
- ?3 %
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L'invité d'RTL Matin à 7h44, 12 à 18 centimes de baisse à la pompe pour le litre de gasoil dès novembre.
C
'est la promesse de Sébastien Lecornu qui a annoncé hier que l'État allait libérer 10 millions de litres de gasoil de nos stocks stratégiques et convoquer les distributeurs dans les tout prochains jours. Bonjour Thierry Cotillard. Vous êtes le patron des mousquetaires et notamment d'Intermarché et de ses stations-services. 12 à 18 centimes de baisse sur le litre de gasoil à condition évidemment que les distributeurs jouent le jeu. Ce sera votre cas ?
On jouera le jeu. Depuis le début en fait de cette crise énergétique, on est très clair en disant à chaque fois qu'il y
a
une baisse, on la répercute. Ce sera le cas. Alors j'ai découvert, nous avons découvert l'annonce du Premier ministre hier soir.
Vous n'aviez pas été prévenu ? On
n'avait pas été prévenu. Alors toutes les annonces qui sont favorables à la baisse du prix de l'essence, on les prend. Maintenant il faut en définir les modalités. Il faut aussi dire aux auditeurs, vous voyez les distributeurs ne sont pas dans la boucle, donc on va être réunis, on va nous informer.
Vous n'avez pas
de date d'ailleurs pour cette
réunion à ce stade. Et c'est
ce que j'allais vous dire, on n'a pas de date. Donc entre l'annonce et sa mise en oeuvre, il y aura certainement un délai.
Donc vous avez découvert ça comme nous,
à la télévision hier soir. Est-ce que
depuis, le gouvernement vous a donné davantage de détails sur la manière avec
laquelle vous comptez
procéder ?
Non,
ça
va se jouer là. On va aller certainement à Bercy, on va nous expliquer les modalités. C'est vrai que c'est important pour nous de savoir quand est-ce que ça va être libéré, ces stocks, à quel prix et puis quel va être le rythme. Est-ce que ça va être pendant un mois, deux mois ? On n'a aucune idée, donc on sera fixé en fin de semaine je pense.
Vous
nous avez dit, on jouera le jeu, de manière très affirmative. En avril dernier, à ce même micro, vous expliquiez, vous les distributeurs, faire 4 centimes en moyenne de marge sur un litre de carburant. Est-ce que vous allez aller au-delà, baisser cette marge, peut-être vendre à prix coûtant ?
C'est
ce que c
'est
stratégique ? C'est exactement ça, c'est un produit d'appel sur les 2,40 que peuvent être aujourd'hui le prix du gasoil. Ça va dépendre des indépendants qu'on est, mais c'est entre 2, 3, 4 centimes. Et donc, on va répercuter la baisse immédiatement. L'opération a pris coûtant, on y a pensé. Le problème, c'est qu'en fait, en fonction des stations et du stock qu'on peut avoir, le prix ne sera pas le même. Et surtout, ce qu'attendent les Français, et c'est pour ça que c'est plutôt une bonne nouvelle si la promesse est tenue, c'est qu'ils n'attendent pas 2 centimes de baisse, ils attendent plutôt une baisse à 2 chiffres. Donc, les 12 centimes ou les 18 centimes, on les prend.
Mais je ne veux pas, ce matin, prendre l'engagement d'une date et encore moins du montant, puisque, je vous dis, on découvre l'annonce.
Alors, le Premier ministre a dit qu'il allait réunir les distributeurs pour avancer sur ce dossier. Est-ce que, pour vous, tous les distributeurs doivent être réunis ? Est-ce que Total doit pouvoir bénéficier des stocks stratégiques, comme vous
?
Écoutez, Total a cette particularité d'être, non pas seulement distributeurs, raffineurs, producteurs. Il y
a
une forme de concurrence déloyale, vous l'avez compris, puisqu'en fait, moi, j'aimerais bien...
C'est pour ça que je vous pose
la question,
c'est ce que vous
dénoncez, en tout cas, cette concurrence déloyale. C
'est ce qu'on dénonce, et je ne
suis
pas le seul, mes concurrents le font aussi. Maintenant, ce qui est important, si vous voulez, c'est que les consommateurs puissent voir le prix baisser. Vous parliez des 2 centimes. Nous, ce qu'on a décidé cette semaine, c'est qu'à partir de ce week-end, comme les 2-3 centimes, finalement, ce ne sera pas suffisant, on va faire gagner. Alors, c'est une manière d'apporter du pouvoir d'achat. On va faire gagner 100 000 bons d'achat de 20 euros dans toutes nos stations d'essence. Et surtout, vous comprenez bien que quand il y a une pression comme ça sur le prix de l'essence, ça a des répercussions sur le panier de l'alimentaire. Et donc, on va avoir une opération ce week-end aussi.
Pour
Total, vous ne
m
'avez pas complètement répondu pour vous. Total doit pouvoir bénéficier
des stocks stratégiques ? Moi, je pense qu'il
ne va pas. Je pense que même s'il en bénéficie, je ne
suis
pas sûr qu'il déclicke son niveau. Il a annoncé un prix plancher. Je ne pense pas qu'il aille en dessous pour justement générer
encore des profits. C'est
2,25 sur
le
gasoil dans les stations Total aujourd'hui. Vous parliez du pouvoir d'achat des Français. On a entendu le sujet de Pierre Herbulot dans le journal de 7h30, nous expliquer que les négociations commerciales seraient très difficiles cet hiver. Est-ce que les Français doivent s'attendre à voir les produits flambés en rayon à partir du mois de mars ?
La réalité, c'est qu'on a une stabilité, vous savez, depuis un an sur les prix, 1% d'inflation sur l'alimentaire. En ce moment, on a les fruits et légumes qui coûtent plus cher, mais c'est le prix à payer pour soutenir nos agriculteurs. Oui, on a une inflation, il ne
faut
pas le nier, qui arrive, puisque tous les composants du prix qui constituent le prix du produit sont plutôt dans le rouge. Maintenant, quel va être le niveau ? Et moi, j'en ai fait un appel à la responsabilité de tous,
c
'est-à-dire qu'il ne
faut
pas que ce soit un prix spéculé. C'est-à
-dire
que j'appelle à ce qu'il n
'y ait
pas des profiteurs de crise, dans le sens où on doit proposer un prix accessible. J'entends que pour les industriels, il faut aussi un prix juste, parce que derrière le tarif qu
'ils
nous proposent, il y a une rémunération du monde agricole, il y
a
un tissu industriel, il y a des emplois. Donc, j'espère qu'on sera responsables pour une inflation à 2-3%.
2
-3%, quand vous entendez Bonduelle qui réclame 7%, vous leur dites déjà que ce ne sera pas possible ?
Non, parce qu'il n
'y a
pas de moyenne,
c
'est-à-dire qu
'il
y a des marchés aujourd'hui. Si les haricots ont pris 20%, ça s'étudie. Et moi, je demande à chaque industriel de venir avec vraiment la transparence de son coût agricole, de son coût industriel. Et il n
'y
a pas de moyenne, ça va dépendre de chacune des catégories
de produits. Et vous pouvez
déjà prévenir les consommateurs que oui, les tarifs vont augmenter en mars, ça c
'est
une certitude ?
Il y aura une augmentation, et je vous dis, on espère 2% si tout le monde est responsable, et si on ne l'est pas, le risque est que ce soit beaucoup plus.
2% quand les industriels disent que leurs coûts ont augmenté de bien plus
? Je
demande la transparence. Je demande la transparence, on ne peut pas faire n'importe quoi. On s'est pris 25% d'augmentation sur le même panier après la crise en Ukraine. Il y a des choses qui ne coûtent pas aussi cher, il n
'y a
pas d'inflation sur l'électricité à date. Il y a certes une matière première à l'école qu'il va falloir payer plus cher.
Il n'y a pas que ça, il y a aussi, on
parlait du carburant,
du pétrole, des emballages aussi. Et les salaires et les
emballages. Mais je vous dis, il est encore trop tôt, parce qu'en fait, on est à 6 mois de définir les prix de 2027, puisque ça va commencer en décembre, ça se terminera le 1er mars.
Je
ne
veux
pas faire de spéculation, je suis simplement là pour vous dire, il ne
faut
pas nier, il y aura une inflation, sera-t-elle de 2, sera-t-elle de 8 ? On va tout faire pour qu'elle reste à
2.
Entre 2 et 8, c'est quand même une
norme.
C
'est
énorme, bien sûr, bien sûr. Alors ce qu'on a fait, je vous ai parlé du prix de l'essence,
ce
qu'on a fait, parce qu'on sait qu'il
y a
une attente sur la baisse des prix, nous,
ça
fait 6 mois qu'on s'est mis au boulot en se disant, parce qu'il y a la négo avec les industries, mais il y
a
aussi la gestion de notre entreprise. Donc on a cherché des économies, on en a trouvé, et ce qu'on a décidé à partir de ce week-end, il y a 5000 produits chez Intermarché, 500 produits chez Neto, des produits du quotidien, qu'on va baisser jusqu'à 10 à 15%.
Thierry Cotillard, vous êtes cinéphile
? Je
suis cinéphile, j'aime bien, j'aime bien regarder les films. Et on a rendu, je pense que vous allez faire un petit clin d'œil à la pub qu'on a fait, certainement.
Et c
'est exactement ça, cette pub dont on parle beaucoup, cette publicité Intermarché pour la gamme Terroir. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, c'est un repas de famille filmé façon Claude Sauté,
on
pourrait dire ça. Ça ressemble aux années 70, tout le monde est à table, on mange du rôti, du gratin, des carottes râpées, on annonce des fiançailles. Bijoux, disent certains, nostalgiques, voire réacs pour d'autres. Il faut l'être un peu réac pour vendre des produits du terroir aujourd'hui
?
Non, mais j'ai envie de vous dire, il n
'y a
pas de polémique. Il n
'y
a pas de polémique, il
y a
90% des retours qui sont positifs.
Vous
l'avez dit, c'est un hommage au cinéma de Sauté. Il
y
a une musique incroyable de François Droubet d'ailleurs.
Qu'on a entendu.
Ce qu'on fait, c'est qu
'on
tire le fil de ce qu'on a installé depuis 10 ans. La connivence, la proximité, l'émotion avec nos consommateurs. Et ceux qui ne voient pas ça, je pense qu'ils doivent changer de lunettes, parce que la seule chose qu'il faut retenir, c'est ce moment de partage, de convivialité et de vivre ensemble.
Pas de polémique. L'année dernière, déjà, la pub du loup avait été très commentée. Ce loup qui devenait végétarien pour se faire des amis.
C'est vrai.
Elle a fait le tour du monde. Vous aviez promis que les peluches du loup seraient bientôt en magasin. Est-ce que ce sera le cas pour Noël ?
Alors, le loup s
'est
reposé, mais les peluches seront bien là au pied du sapin. Elles sont en train d'être fabriquées par deux PME françaises. On a fait un appel d'offres. Elles ont été conçues et assemblées. Et je vais être transparent jusqu'au bout. Une partie de la matière n'a pas pu être fournie par ces entreprises.
Elles
ont
fait
appel
à un sous-traitant asiatique.
Ce
n'est pas ce qu'on voulait, mais on viendra à vous le réexpliquer. Mais en tout cas, elles sont bien françaises par l'assemblage. Et on est très fiers d'avoir fait bosser deux PME françaises.
Combien de loups et quand surtout en rayon ?
Alors, on aurait voulu des millions, mais la capacité de production n'était pas là. Je vous donne le chiffre 700 000. On ne
l
'avait pas annoncé. Il y aura 700 000 peluches. J'ai peur qu
'on
soit en pénurie, parce que ça va être un joli cadeau de fin d'année au pied du sapin. Mais les premiers services seront très heureux, je pense.
Et le Père Noël peut les trouver quand en rayon
?
Écoutez, fin novembre. Fin novembre, c'est un scoop. Est-ce qu'on ne
l
'avait pas annoncé ? Ce sera fin novembre qu'on va pouvoir trouver les peluches du loup chez Intermarché.
Elles subissent l'inflation aussi, ces peluches ?
Elles seront accessibles. On a décidé de ne pas faire beaucoup de marge et surtout d'avoir un euro en produits partages pour une association qui lutte contre le cancer des enfants.
Et donc, ça donne quel prix ?
Ce sera, je crois, elle est très jolie, très grande. Elle est à 18,90 euros.
18,90 euros. Le loup qui sera au pied des sapins, sûrement dans de nombreuses maisons. Merci beaucoup Thierry Cotillard. Restez avec nous, s'il vous plaît, encore.