MÉDIAS ET GILETS JAUNES : POUR UNE INFORMATION INDÉPENDANTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
1 est ce que ça marche 1 2 1 2 bien bonsoir à toutes et tous oh non d'acrimed nous souhaitons vous remercier d'être si nombreuses et si nombreux pour ce débat que nous avons intitulé media et gilet jaune pour une information indépendante donc avant d'entrer dans le vif du sujet avec nos invités je voudrais vous donner quelques informations pratiques tout d'abord comme vous avez pu le remarquer ce débat est filmé et diffusé en direct par les équipes du média que nous remercions chaleureusement cela explique des contraintes assez stricts en termes d'horaires puisque la réunion devra se terminer à 22 heures ce qui nous laisse une heure et demie pour le débat on souhaitait également profité de cette courte introduction pour vous rappeler que l'indépendance d'acrimed comme celle du média repose sur le soutien de ses sympathisants adhérents ou sociaux donc pour nous soutenir vous trouverez toutes les informations nécessaires sur les site d'acrimed et du média donc la soirée va se dérouler en deux parties la première partie sera d'une heure en vue d'une heure environ donc avec les interventions de nos invités puis nous laisseront la place au débat avec la salle donc ce soir interviendront quatre invités donc corinne qui est gilet jaune tawaf de là bas si j'y suis serge faubert du média et sophie eustache pour le snj cgt nous avons appris aujourd'hui même que jérôme rodrigues malheureusement avait un empêchement et ne pouvaient pas être présents pour ce débat est tout de suite pour pour commencer je laisse la parole à pauline pernaut qui va introduire le débat pour acrimed bonsoir à toutes et tous alors la mobilisation des gilet jaune elle a agi comme un révélateur en réalité des graves travers qui caractérise le fonctionnement des médias dominants l'illustration la plus spectaculaire on est bien évidemment le traitement de par les chaînes d'information en continu c'est vrai que tout le monde a en tête les samedis sur bfmtv lci ces news c'est à dire 29 samedi de priorité au direct 29 samedi à reproduire à l'infini les mêmes séances de bavardages en compagnie de la même poignée d'experts de spécialistes police-justice de représentants de la préfecture des syndicats policiers et d'éditorialistes défenseurs de l'ordre social déguisé en journaliste alors c'est cet exemple des chaînes d'informations en continu c'est c'est révélateur d'une petite musique qui leur est pas propre en réalité puisque c'est la petite musique dominante qu'on a entendu très souvent qui est celle d'un journalisme de commentaires et de maintien de l'ordre alors certes c'est pas nouveau dans la couverture des mobilisations sociales mais en réalité pendant les montrant dans les mobilisations des gilets jaunes les mécanismes ont été très très nettement renforcée alors de quoi parle-t-on quand on évoque quand on évoque ces mécanismes je vais essayer de donner quelques exemples de ces travers comment sont peut-être par par le plus flagrant d'entre eux tout ce qui est le mépris de classe des éditorialistes les plus en vue et pour illustrer ce mépris on a préparé un petit florilège je commence par brice couturier journaliste à france culture qui écrit je cite foot et les tous en taule rétablissez l'ordre pour lui les gilet jaune ce sont des factieux des vandales des fascistes qui croient que le pouvoir se prend dans la rue et non dans les urnes thomas legrand journaliste à france inter considère quant à lui que les leaders des gilet jaune sont des débiles d incohérent d abject pour xavier gorce dessinateur au monde les gilet jaune sont des abrutis des beaufs des cons des fachos plouc de droite anti démocratique renaud dély journaliste à france info traite certains manifestants de vermine on continue avec jean quatremer journaliste à libération qui parle je cite de casseurs violent antirépublicain antisémites racistes homophobes et qui parle de la france moisie roselyne febvre chef du service politique de france 24 évoque quant à elle une écurie de branquignols j'en passe et des meilleurs tout ça pour vous dire que en réalité si la violence symbolique à quelque part c'est très certainement est sans aucun doute en réalité chez les ch et les éditocrates qu'il faut aller la chercher la même morgue a été constaté en direct des plateaux où les gilet jaune ont certes été invité en particulier au début du mouvement mais c'étaient des plateaux très équilibré et selon des dispositifs qui ont ressemblé à bien des égards aux interrogatoires que subissent tradis traditionnellement les syndicalistes pendant les mouvements sociaux un deuxième mécanisme qu'on peut qu'on peut évoquer de ceux de ce journalisme de maintien de l'ordre et de comment dire surmédiatisé les violences et multipliait les injonctions au calme dès le début sommé les manifestants de se désolidariser de ce qu'ils appellent les casseurs de les sommer de condamner ce qu'ils appellent des violences les sommer de jouer le jeu du grand débat et finalement de discuter dans les termes que ils auront choisi et selon lesquelles ils voudraient eux discuter en parallèle un troisième mécanisme et qui illustre une disproportion assez nette justement avec avec le mépris vis-à-vis des gilet jaune on a assisté évidemment à la célébration en grande pompe de la parole présidentielle ça a été très net au moment des annonces des manuels de maquereau en décembre où beaucoup de journalistes ont relayé avec des contre vérités par ailleurs ces éléments de langage eric brunet sur rmc ira jusqu'à déclarer je cite qu'il assistait à des mesures historiques jamais obtenu par un syndicat sous la vème république un quatrième mécanisme a consisté à disqualifier certaines revendications d'emblée on pense par exemple à l'augmentation du smic qui a très vite été présentée comme une mesure irréaliste et dans la même veine à à désigner les bons et les mauvais gilet jaune on se rappelle par exemple de bruno jeudi sur bfm qui qui au moment de s'adresser à un gilet jaune lui disait en substance qui parlait trop bien pour pour être en réalité un vrai lit ggd jaune et que du coup ils étaient illégitimes ses attaques sur les bons mauvais gilet jaune sur les bonnes ou mauvaises revendications ça illustre l'un des pouvoirs les plus les plus efficients en réalité des grands médias qui consiste à définir les périmètres légitime de ce qui peut être abordée dans le débat public c'est à dire qui est apte à s'exprimer ou non quelles paroles et entendable ou non et quel sujet est valable et quel autre ne l'est pas c'est quelque chose qui joue à plein sur tout un tas de sujets qui a juré plein pendant la mobilisation des gilet jaune et qui rend extrêmement difficile en réalité l'expression d'une autre parole a fortiori contestataires en plateau et ailleurs et j'évoquerai un dernier mécanisme qui est le suivisme vis-à-vis de la communication du ministère de l'intérieur et des oeufs et des autorités policières ce que nous appelons régulièrement dans nos articles le journalisme de préfecture qui est un ensemble de pratiques journalistiques qui qui contribuent à construire avec les autorités et à travers les interventions des multiples experts en plateau un récit médiatique dominant complètement sûr gène autour autour des mobilisations est qui et qui laisse une très très maigre place à la remise en cause du dispositif policier à la remise en cause des arrestations préventives et non des moindres à la remise en cause des violences policières qui ont été évidemment massive pendant cependant ce mouvement social violences policières qui ont quand même mis deux mois à arriver sûr sûr sûr les grands médias et ce au prix d'un traitement en plus largement pecqueur on l'a vu et ces derniers mois a été portée parfois à son paroxysme comme ce fut le cas par exemple le 1er mai et dans la sphère de la pitié salpêtrière où on a assisté là pour le coup un unanimisme des grands médias qui se sont empressés de relayer la communication de christophe castaner sans le moindre sans le moindre recul et qui ont produit un véritable épisode de désinformation qui qu'il a coûté 2 de démonter donc tous tous ces mécanismes qui qui nourrissent ce journalisme de commentaires et ce journalisme de préfecture il a depuis des mois écrasé l'enquète sociale et pourtant c'est quand même un paradoxe parce que il y aurait eu réellement matière à faire ces enquêtes sociales parce que justement le mouvement des gilet jaune a été prêté sans précédent et s'est distingué à bien des égards des des mobilisations ouvrières syndicales traditionnelles l'occupation jour et nuit des ronds points qui ont été des lieux de vie des lieux de résistance politique les manifestations et les rassemblements partout en france qui ont mobilisé des centaines de milliers de personnes des classes moyennes et populaires dont beaucoup n'avaient jamais manifesté de leur vie ne s'étaient jamais engagés nulle part tous ces événements il nous dit nady aurait dû conduire les grands médias à promouvoir massivement l'enquète social non seulement pour donner à voir le mouvement dans toute son hétérogénéité mais en plus pour mes jeux mais surtout pour basique me comprendre ce qui n'a pas ce qui n'a pas été fait et ce qu'il ya en réalité étaient pris en charge par les médias indépendants dont on est ravi que beaucoup soient là parlons nous dont deux représentants sont ce soir des médias indépendants qui par leur travail ont bien souvent un flux influer sur le sur le mauvais traitement médiatique dans les grands médias quelques l on a assisté c'est à dire la collecte de témoignages la production de récits différents le la poussée justement de d2 vidéo on pense au travail notamment sur au travail notamment de david dufresne mais pas que de bastad reporter je peux pas tous les citer voilà tout ce travail a non seulement contribué à imposer des thèmes qui était complètement sous traités dans les médias dominants je pense aux violences policières mais ça a contribué également à rétablir j'en parlais tout à l'heure d'autres récits beaucoup plus conforme à ce qui se passait et là je reprends l'exemple de la pitié salpêtrière alors évidemment le paysage est pas tout noir ou tout blanc y compris dans les grands médias il faut dire et redire que des journalistes ont fait des reportages etc et ont fait du bon travail mais il faut aussi souligner systématiquement que c'est resté extrêmement marginale au fil des mécanismes que que je viens de décrire et qui ont gravement nui en réalité au pluralisme que je l'aimé que les médias se devrait pourtant de de garantir alors ses travers évidemment son sont révélateurs d'un système médiatique qui qui contraint l'information notamment par par des pressions économiques et des pressions politiques que nous avons largement documenté sur sur le site d'acrimed donc je vous invite à consulter le site et est-ce qu'on peut dire un peu pour finir c'est que sous l'ère macron ces pressions économiques et politiques se sont réellement accrue ces derniers mois politique on pense la longue série de coups portés par par le gouvernement des coups portés à l'indépendance des médias au secret des sources à la liberté d'informer des coûts qui vont des violences policières contre les journalistes o o toute récente convocation à la chaîne des journalistes par par la dg assis et si on veut pas parler des pressions économiques on peut penser aux multiples procédures bâillon intenté par les grands industriels également propriétaires de médias pour intimider les journalistes qui mène des investigations au long cours qui portent réellement atteinte à leurs intérêts économiques et financiers voilà tout ça pour dire que toute la critique des médias que cas crime est de porte alors évidemment pas tout seul mais que l'association porte depuis depuis plus de 20 ans ça reste un sacré combat un combat évidemment pour pour la liberté d'informer et d'être informé c'est le sens pour nous qu'il y a justement à valoriser le travail des médias indépendants autant que de dénoncer les attaques que subissent les plus précaires de la profession mais également les journalistes installés qui qui sont réprimées pour l'heure pour leurs travaux d'investigation c'est un combat pour s'approprier les médias c'est le sens pour nous de mener des actions unitaires pour que pour que la question des médias et de leur fonctionnement soient enfin prises au sérieux qu'elle devienne l'enjeu de luttes politiques dans les mouvements sociaux comme c'est de plus en plus le cas mais également dans les partis politiques etc en sorte évidemment des propositions radicales de transformation comme celle que nous portons qui doit viser à libérer l'information de de l'emprise des grands des grands industriels propriété de presse de l'emprise des chefferies éditoriale et des chiens de garde que nous que nous est pas mon régulièrement voilà et c'est le sens de pur talent inné de la déclaration que nous avons co écrites à plus de 40 collectif organisations politiques associations et médias indépendants syndicats dont la liste est également la réunion ii c'est le sens de la réunion de ce soir dont on espère que qu'elle sera que qu'un premier pas laisse la parole à free [Applaudissements] [Applaudissements] merci pauline pour cette introduction pour pour le débat tout de suite du coup on va on va donner la parole à corinne qui est gilet jaune dans le groupe de rungis alors corinne par rapport à tout ce que ce que vient de dire pauline alors évidemment il y avait beaucoup de choses mais sur le traitement médiatique du mouvement peut-être la question qu'on aimerait vous poser c'est quelle est votre expérience par rapport à ce traitement médiatique et et surtout comment est ce que vous envisagez envisagée par dont le rapport aux médias concrètement dans les groupes de gilet jaune auquel vous appartenez tout le monde ouais alors on l'a vu là avec pauline cas bien planté le décor c'est vrai que le le rapport entre les gilet jaune et les médias beaucoup peut évoluer très vite et c'est une l'histoire d'un désenchantement en fait les gilets jaunes ont commencé mouvement en ayant confiance en leurs polices en ayant confiance en leurs médias on est en confiance en leur justice et après la confrontation avec la réalité a été heureuse je veux pas revenir là dessus et l'a bien démontré moi je vous parlais concrètement de ce qui se passe dans le groupe de rungis et ce qui s'est passé en assemblée générale comme on a parlé des choses entre nous et ben on va resserrer sur le sur le sujet des médias et puis après je vous écrirai un peu ce que ça vu qu en conséquence dans le dans le mouvement et dans l'est dans les échanges qu'on avait entre nous entre groupes j'entends de tout d'abord nous ce qu'on a fait dans le groupe c'est que on a travaillé sur nos revendications c'est à dire qu'on a fait un tableau et que à peu près une soixantaine du thème qu'on a regroupé le thème en effet qu'à colonnes abcd selon que les choses semblaient l'urgente très importante peu importantes ou pas importante du tout et on a demandé aux gens de remplir des questionnaires pour savoir finalement quelles étaient nos revendications et savoir un petit peu comment situer par rapport aux autres groupes et par rapport à nous mêmes on avait une rubrique médias donc je vais commencer par ça en fait et donc sur 73 questionnaires remplis 73 avec les membres du groupe et avec d'autres gilet jaune aussi ou cours d'action autre chose comme ça dans la dans la rubrique médias on peut dire que il ya eu 54 réponses qui ont été cochés comme urgentes ou très importante pour l'item droit à une information indépendante des grandes puissances financières et retour aux ordonnances de 44 sur la liberté de la presse on a eu 50 répondent ceux qu'ils considéraient comme urgent ou très important l'interdiction de cumul par un même propriétaire au sein d'un même groupe de sociétés presse et puis un très bon score aussi d'interdire aux groupes financiers du cac 40 l'axé majoritaire au capital des sociétés de presse donc c'est vous dire que c'est quand même une préoccupation dans les groupes et nous dans la synthèse ce qui apparut d'entrée de jeu c'était que en gros le rique n'était pas un bon outil s'il était utilisé dans un monde où l'information n'était pas pluriel est libre donc c'est ça nous avait amené à ça ça c'était pour vous planter le décor de comment ont commencé à réfléchir sur les médias avec commande en parler il se trouve que dans notre groupe ce kit est aussi intéressant c'était qu'on avait des gens qui avaient été contactés pour passer en plateau justement télévisée faire des radios et que donc on a dû parler en ag de qu'est-ce qu'on fait ce qu'on continue est ce qu'on continue pas et qu'est ce qu'est ce qu'on décide tous ensemble collectivement par rapport à ses prises de parole donc en fait il a été décidé très vite que c'était pas c'était pas des endroits très productif mais qu'en même temps c'était gênant que des gens se produisent en plateau et disent n'importe quoi donc finalement envoyé des gens qui on avait confiance c'était peut-être aussi limiter les dégâts mais c'était vraiment comme ça et la question qui se pose est c est ce qu il faut continuer à parler aux médias ou est-ce qu'on arrête et c'était on était très divisé là dessus il y avait des gens qui étaient un peu plus extrêmes qui disait on n'a pas besoin d'eux on va se débrouiller sans eux et vu la façon dont ils nous traitent on n'a pas continué à leur parler il y avait ceux qui disaient oui mais on a besoin d'eux parce que c'est des médias de masse et qu'il faut bien s'adresser aux autres pour justement faire nation essayer de faire avancer le mouvement les deux s'entendent en bien évidemment donc ait eu quelques petites mesures qui ont été décidées la première était de demander aux personnes qui qui faisait des plateaux télé de n'accepter des plateaux qu'en conditions direct pour éviter le piège du montage et des manipulations après coup que ça pouvait générer donc ça on s'y est tenu après on a décidé de se faire une liste des médias amis des médias dont on qui on avait confiance et avec qui on pouvait parler plus librement donc on n'a pas fait l'autre lice mais par exclusion c'était tout le reste c'est de la été beaucoup plus long jeu vous d'accord après on a essayé aussi de se dire que ce serait peut-être pas mal de dimitri de limiter l'entrisme de certains médias on voulait pas voir dans les manifs parce qu'il y avait aussi des médias d'extrême droite des équipes de gens qui a amené des valeurs que dont on ne voulait pas nous et qu'on sentait pas comme les nouveaux comme les nôtres sur sur ces mouvements là on l'a fait un petit peu on a réussi une fois la manif des femmes notamment à isoler une équipe de télévision enfin de voix de télévision web télévision d'extrême droite mais en fait c'est très très difficile à faire et puis on n'est pas service d'ordre et puis on est tout le temps là et c'est dur en encadré on s'était dit aussi qu'on gêne très bien où signé un peu de travail des directs ça c'est encore plus difficile à faire parce qu'il faut le doser pour avoir vu des équipes de deux je sais pas tu crois que c'était ici je suis même pas sûr en fait se faire poursuivre sur les champs-elysées alors que j'aurais bien que c'était des pauvres pigistes qui était envoyé au casse-pipe il ya des situations en manif qui peuvent très vite déraper et faut faire très attention à ça aussi parce que les pas de buts que des petits salariés en fait se retrouve molesté alors que c'est pas ils sont pas responsables des dévoila des de leur groupe et donc en gros on sait on a pris des mesures comme ça mais qu'on n'a pas vraiment réussi altier on a beaucoup poster d'articles et discuté et on s'est pas mal formés à la critique des médias entre nous en fait c'est surtout ça c'est surtout ça qu'on a fait sur la forme en aviser la forme de la configuration des plateaux et on a très vite isolé que c'était terriblement efficace pour faire toujours apparaître la palais la parole des gilet jaune comme minoritaire face à quatre personnes qui sont contradictoires et un temps de parole ridicule et quasiment pas possibilité d'interrompre qui que ce soit même en entendant la pire des bêtises c'est on a constaté aussi l'absence de total de formats longs et de travail en profondeur mais ça peut lire on a parlé et puis on a vu une inadéquation totale de ce que pouvait produire un mouvement face à vous manquer tu es censé être sans porte parole et sans tête et on a bien compris que qui cherchait en gros toujours à savoir qui était porte-parole de quoi qui était leader de quoi et comment fait on se disait ben non on est horizontale et c'est pas un problème pour nous voilà donc sur le fond bajeux parvenir là parce que pauline elle l'a dit très très bien bien une petite phrase de pascal praud qui avait dit qu'on était la lèpre qui monte je voulais souligner celle là nous avait bien choquer je voudrais moi souligné aussi le le les conséquences qu'ont les bandeaux des chaînes d'information infographie en continu qui sont continuer à l'écran c'est à dire que même quand quelqu'un pourra parler au micro trottoir pour dire on est pacifiste s'il ya un bandeau violent sur les champs-elysées c'est mort est en fait une façon d construire au fur et à mesure tout contrepoids possible et puis je voudrais parler aussi du fait que la désinformation et la communication de préfecture justement c'est aussi la bataille des chiffres de la préfecture qui sont ré les relayer et c'est la bataille des chiffres et c'est le mouvement s'essouffle depuis l'acte 2 et moi d'ailleurs le mouvement gens parlent pas au passé et j'en parle toujours au présent quoi voilà je crois que le point effectivement qui concentre un peu tout ça c'est le point des violences policières ça m'amène au point 2 c'est qu'est ce qu'on a fait véritablement qu'est ce que ça a produit comme conséquence je crois que la conséquence c'est que les gilets jaunes sont devenus eux mêmes leurs propres journalistes c'est à dire que il y a eu par rapport aux violences policières très vite on a compris que la meilleure façon de se protéger c'était de se filmer les uns les autres tu as est indéniable que c'était aussi le seul contrepoids dans un tribunal pour contrer la parole de la police après on a essayé aussi de mettre en place des choses pour essayer de chiffrer la fréquentation des manifs et on a par exemple un truc s'appelle cerveau non disponibles qui fait des petites vidéos à chaque fois il montre des images des villes et il donne au doigt mouillé à peu près la fréquentation ils font l'addition à la fin et on voit très bien que de toute façon il ya obame ou toujours font beaucoup beaucoup plus que la préfecture de police va des chiffres officiels voilà et puis c'est aussi ça qui a permis la déconstruction de l'épisode de la salpêtrière un qui était vrai et heureux chez eux et voilà moi je voulais juste aussi souligné à cette occasion là que les médias sont aussi incapable de produire leur propre critique derrière quoi voilà on a vu une utilisation des outils 2.0 non-stop pour justement combattre aussi l'invisibilité le fait que justement on est on n'était pas couvert sur les actions les ronds points les petits trucs un peu minoritaires bah ils ont existé finalement uniquement parce que les gens ont fait des vidéos les ont postés sur les groupes facebook et on fait tourner sam en utilisant toujours des outils internet j'ai accéléré je pense que je vais rentrer dans le dans des temps donc on a des outils qui sont multi supports mais qui s'appuie beaucoup sur internet qui s'appuie beaucoup sur les applications des smartphones donc l'inconvénient c'est que ben on a beaucoup les réseaux sociaux nous appartiennent pas et on utilise des plateformes qui sont pas les nôtres la convenant aussi c'est que ça augmente la traçabilité maintenant il ya une profusion de choses et ont peu à voir et à manger aussi dans l'est dans les lettres d'infos dans les dents les gens qui peuvent céder chose parce que toutes les tendances aussi sont exprimés donc moi ce que je pourrais vous citer c'est évidemment pas des confusionniste ou des complotistes ou ou du bus ou des fascistes mais ça existe aussi donc il faut aussi que les gens trouvent leur route parce que c'est vraiment foisonnant quoi les deux problèmes majeurs c'est véritablement que on a des sociétés privées en face de nous qui détiennent nos données et qu'on se limite finalement de la communication interne et qu'on n'a pas les médias de masse donc on n'arrive pas à parler à des gens qui sont hors réseau gilet jaune et qui sont ou sympathisants et qui sont des gens qui en revanche sont branchés sous perfusion de bfm et non pas d'autres d'autres sons de cloche que ça donc en conclusion je pense que je suis prêt dans les temps là c'est bon nickel en conclusion je vais vous lire un truc parce que ça pour le coup c'est un texte qu'on avait qui provient de qui provient plus ou moins de l'ag et ça sera plus que si je le retrouve voilà en conclusion on a les jets j font la preuve chaque semaine que notre système est hors sol dès lors qu'il est face à un mouvement qui ne lui présente pas des porte paroles ou des chefs et où des chefs de file l'injonction majoritaire mainstream nous dit que les mentalités qui refusent de changement la réforme le progrès sont archaïques et conservatrice or ici c'est bel et bien eu le système qui sont incapables de souplesse et d'adaptation on voit bien dès lors qu'ils représentent l'ancien monde qui se crispe on n'a ni par les médias ni parler des élections vu de reflet de ce qui s'était passé dans les rues et de la démocratie vivante qu'on que point qu'amène les gilet jaune chaque samedi dans les rues et quand il ya des actions même en semaine on a un système en face de nous qui est très très fort parce que c'est un combo qui combine à la fois les médias mais aussi la police la justice et puis une fabrique de lois liberticides qui est à la carte et tout ça forme un ensemble qui a ses terrasses ans donc en gros le message que nous vous les faire remonter là ce soir c'est qu'il va falloir penser à tout ça notamment très prochainement parce qu'il ya un projet de loi pour lutter contre la haine sur internet le racisme et l'antisémitisme donc dit comme ça c'est toujours très bien présenté mais en fait qui va juste amener les plateformes avoir le droit de plonger leur nez dans les contenus donc vous voyez un peu ce que ça implique aussi derrière en tant en termes de muselage aussi des libertés hors internet est quasiment le seul espace de liberté de la presse qu'il reste et donc nous on voulait décrété la vigilance orange pour pour pour le pour les mois à venir et et demandé à ce que oui on sera prêts à se mobiliser aussi pour ça voilà j'ai fini [Applaudissements] donc merci merci choristes pour ce témoignage donc en tant qu' en tant que gilet jaune donc dans votre groupe serge faubert je vais m'adresser à vous maintenant vous êtes journaliste pour le média et vous avez beaucoup couvert les manifestations de gilet jaune donc on va aborder un peu ce thème la question de la couverture des manifestations et quand on regarde vos vidéos on voit qu'il ya une grosse différence avec ce que peut faire bfm tv par exemple donc c'est sans doute tout à votre honneur vous avez vous même côtoyé les journalistes de ces médias mainstream sur le terrain en quoi votre manière de couvrir les manifestations est différente et comment est ce que vous pensez votre récit des manifestations j'ai échappé belle hein mais fm mon dieu non moi j'ai un luxe formidable aux médias d'abord c'est j'ai le temps et le temps pour un journaliste c'est quelque chose d'extrêmement important lorsque je suis allé à la première manifestation le 17 novembre devant j'y suis allé tout seul on en avait même pas parlé à la rédaction j'ai pris ma caméra alors je tourne tout seul je travaille tout seul donc c'est beaucoup plus simple il n'y a pas une équipe technique a mobilisé derrière il n'ya pas y'a pas les pesanteurs qui peuvent se produire dans une autre chaîne de télé et je ne savais pas très bien ce que j'avais faire le jour où j'y suis allé la première fois le 17 novembre je me suis dit se passe quelque chose mon job je suis reporter c'est de raconter des histoires il racontait des histoires humaines et est d'essayer de les comprendre et de les restituer le mieux aussi vous en tout cas moi comme je les ai perçu donc cette liberté que j'ai à la fois d'y aller de faire un peu ce que je veux c'est à dire dans le choix de mes interlocuteurs dans le choix de séquences dans le choix de la durée on a inventé un format mais je dirais on l'a inventée en marchant qui est devenue la manif le récit de la manif du dimanche soir sur le média tous les dimanches il y avait dix minutes qui racontait la manif du samedi c'est un format qui conte a totalement improvisé qui n'a pas été pensé au départ parce que au bout de dix minutes on pensait avoir dit tout ce qu'on pouvait lire sur la manifestation aussi bien en privilégiant l'image moi mon sentiment c'est que la télé c'est d'abord de l'image et cette image doit être signifiante elle doit dire des choses à doit apporter des informations et le commentaire est là pour aider à combler la compréhension de l'image alors que dans les chaînes info c'est un peu l'un vers ce qu'on fait c'est d'ailleurs c'est un propos très éditorialisé avec quelques images derrière qui sont là un peu je dirais pour colorier pour illustrer le propos éditorial moi je fais exactement inverse je le revendique c'est un choix éditorial c'est de prendre mon temps et de montrer tout ce que j'ai pu voir en plus j'ai un choix au niveau technique qui me contraint beaucoup mais c'est un c'est un parti pris éditorial moi je travaille avec une boîte y ait un qui est comme un réflexe mais qu'un objectif de 24 mm qui m'oblige à être au plus près des gens et au plus près de l'action c'est à dire qu'en gros si je si je filme au delà de madame ça donne des images où les personnages sont tout petits et sa pas beaucoup de sens donc ça oblige d'être au contact des gens et c'est très important parce que d'abord ça oblige alors alors par les uns il me voit en échange on se dit des choses je capte des conversations dans tous mes sujets il ya beaucoup de conversations presque volé que ce soit d'ailleurs les manifestants que ce soit les flics mais ça va être beaucoup à la compréhension de ce qui est en train de se passer moi je crois beaucoup à la à la portée pédagogique de l'image lorsqu'on sélectionne bien sûr je sélectionne dans tous mes rush des images où il ya du sang enceinte ou n'est pas très bon dans ce que je ramène mais j'essaye isoler ces petits moments où il se passe quelque chose et ces petits moments on dit parfois beaucoup sur ce qui se joue deuxième parti pris éditorial c'est le fait de se dire que chaque manifestation ne se résume pas finalement à la marche des gens sur le pavé et aux actes de violence il ya un contexte politique où tour c'est un mouvement social qui est en train de mûrir qui à chaque étape à chaque manifestation est différent parce que la conscience politique globale a changé on est passé d'une revendication sur les carburants à une revendication sur le pouvoir d'achat puis une revendication sur la représentativité du personnel politique et ensuite sur la représentation du peuple dans la prise de décision collective à cette maturation elle a changé la donne à chaque fois des manifestations à la changer la façon de manifester à la changer le comportement des manifestants et puis il ya bien sûr l'attitude de la police qui a aussi évolué et ce à chaque fois j'ai essayé de le raconter c'est à dire que si vous regardez l'ensemble de mes reportages à chaque fois je je montre bien qu'elle est l'enjeu de la manifestation du jour et aucun acte ne s'est répété à chaque fois il y avait un enjeu différent et il s'agissait surtout enfin c'était ma volonté alors il faut on y arrive bien et fournira est moins bien ça c'est la règle du jeu mais ma volonté c'était de montrer qu est-ce qui se jouer à travers cette manifestation là précisément ce jour là et qu'est ce qui allait se passer ensuite qu'est ce qu'on pouvait entrevoir et ça a permis de d'inventer donc ce format un petit peu qui est un format magazine dans un univers news c'est un peu un peu curieux mais finalement comme j'ai le temps de faire de la séquence comme j'ai le temps de parler avec les gens de parler avec la caméra mais de parler même après parce que moi j'ai besoin aussi de me nourrir de ce qu'il me dise pourquoi ils sont là comment ils ressentent les choses et ce qu'ils en ont marre et ce qu'ils ont envie de continuer ce qu'ils sont en colère et ce qu'ils sont encore plus en colère est-ce qu'ils vont revenir et ce qu'ils ont peur voilà en bavarde mais je pense que c'est un vrai luxe que j'ai eu tout au long de ces 26 ou 27 semaines sur les 29 où j'ai dû oui je me suis accordé quand même deux semaines de repos de temps en temps on est un peu un peu lassé mais ç'a permis de tisser une relation particulière bon en plus j'avais un petit avantage dans l'histoire c'est que au fil du temps les manifestants commencent à me reconnaître donc j'ai pu travailler beaucoup plus en confiance c'est ce que vous évoquiez tout à l'heure mais c'est important c'est vrai qu'au départ 10 et casse toi tu es de bfm bon alors davantage viser un je suis tout seul deuxièmement regarde mon matériel c'est pas tout à fait le matériel de bfm et troisièmement bon parfois on monte un peu le ton enfin il s'agissait de s'imposer après ça a été déclinant et ensuite il ya eu une identification c'est à dire que le média a été identifié comme le média qui a accompagné le mouvement un des médias qui a accompagné le mouvement et qui arrivait à retranscrire n'ont pas toujours fidèlement parce que forcément on déplaît aux uns aux autres mais en tout cas qu'ils avaient une démarche sincère et honnête par rapport à la réalité du mouvement et moi je me suis toujours efforcé de tout montrer aussi bien les violences policières mais pas que les violences policières non plus il ya aussi des violences de la part des manifestants légitimes ou pas légitime ça c'est une autre histoire moi je ne suis pas là pour dire le bien et le mal je dire suis pas juge pas un curé un jeu je suis pas non plus un éditorialiste lorsque je suis sur le terrain en tant que reporter j'ai un angle bien sûr parce qu'il n'y a pas de journalistes qui n'est pas d'angle qui n'est pas de vision l'événement qui n'est pas de réflexion en événements ça ça n'existe pas mais je suis pas là pour décerner des bons points pour dire ça c'est bien ce qu'ils font c'est pas bien j'essaye de comprendre pourquoi ça se fait quel est l'enchaînement et j'essaie de restituer à chaque fois l'enchaînement entre les violences comment le savoir c'est comment elle aurait pu s'arrêter à ce moment là et comment l'attitude des uns ou des autres mais souvent des gens c'est à dire des forces de police provoqué des réactions qui allait crescendo et en rentrer dans une spirale d'où on avait pu la sortir et puis dernière chose c'est que en montant le dimanche le samedi on est bien crever le soir bien assez on prend des coups comme tout le monde des coups pas forcément volontaires enfin je veux dire soyons clairs avec les gendarmes mobiles moi ça s'est toujours très bien passé avec les crs ça s'est bien passé avec les compagnies d'intervention ça s'est moins bien passée et avec la bac ça s'est souvent mal passé voilà voire très mal passé puisque en soirée choper un peu mon niveau faudrait pas que vous arrivez en accident soyez prudents nous suivait pas c'est pas une bonne idée de nous suivre bon voilà on a toujours deux trois excités voilà donc c'est des situations il faut savoir désamorcer mais voilà mais on rentre donc on chez soi on est un peu fatigués et on a le privilège de dormir les lendemains de reprendre tous les rushes et de pouvoir monter le dimanche mais ça change complètement le regard c'est à dire qu' on n'est pas dans l'urgence on n'est pas il n'ya pas le l'horloge du 20h qui approchent avec la nécessité de produire à tout prix de rendre à tout prix à une heure donnée un produit formaté qui répond aux impératifs d'une rédaction en chef je veux dire que aux médias on ma laissez la plus grande liberté pour mes sujets mais sujet les angles la structure et c'est toujours moins et décider avec le monteur de comment ça a commencé comment c'était au milieu et comment c'était la fin voilà donc c'est une grande liberté que j'ai eu une grande confiance au sida par du média du temps et le loisir de travailler comme je voulais ce qui permet à l'arrivée de faire un produit radicalement différent de celui de mes confrères de bfm faut pas les accabler parce que ils prennent autant de risques que j'en ai pris prennent autant de coups que j'en ai pris et ils ont autant de difficultés le problème c'est que lorsqu'il rentre avec leurs ruches on leur dit baccout temps on va prendre juste la séquence là où il ya le mec qui se fait ça va t en prendre celui qui peut être la vitrine et puis tu t'inquiètes pas où est le comme bon c'est bon ça fait une minute trente de toute manière en une minute trente la cause est entendue et ça va tourner en boucle donc c'est pas ceux qui sont sur le terrain qui sont incriminés parce que d'abord eux il ya un problème c'est que s'il ne rendent pas ce qu'on leur demande il ya plus de piges donc il ya la pression économique est déterminante dans cette affaire il ya une précarisation de ce métier inimaginable donc si on veut effectivement que les choses changent il ya aussi une question sociale des journalistes qui est déterminante dans cette affaire voilà donc maintenant il ya aussi une routine qui s'est un peu installé c'est à dire que une espèce de tribus ce journaliste qui suit le mouvement de gilet jaune on se connaît tous on est plutôt solidaire c'est à dire que lorsqu'il y en a un qui a embarqué par les flics on arrive tous en dix ans ont lâché le delliou bon voilà il ya le problème aussi qui se pose avec les journalistes indépendants qui n'ont pas la carte de presse - ga carte de presse donc j'ai le brassard de presse donc on peut travailler avec les flics à côté et ça pose pas trop de problème pour ceux qui n'ont pas carte de presse c'est aussi un vrai souci voilà à dire que il ya une charge moi je peux protesté en disant ne tapez pas chez les journalistes d'autres journalistes et ils prennent comme des coûts parce qu'ils n'ont pas de carte de presse donc voilà c'est aussi un autre problème à prendre en considération voilà ce qu'on pouvait dire sur mes samedis et les dimanches [Applaudissements] alors ben merci pour ce témoignage donc sur sur votre couverture des manifestations on va avoir donc le point de vue de tabous afld qui est reporter pour là bas si j'y suis et donc tu as vous avez aussi couvert les manifestations des gilets jaunes mais pas uniquement récemment vous étiez à marseille pour la grève des salariés du nettoyage de l'hôtel de luxe et nagent collection vous étiez au quartier youri gagarine de levallois perret et à grenoble début mars suite au décès de jeunes poursuivis par la police alors la question qu'on aimerait vous posez c'est en tant qu' en tant que reporter de terrain quelle est votre conception du métier de journaliste actuellement soir merci l'invitation déjà alors moi juste pour répondre à cette question de manquer un peu avec implication général une question globale j'aimerais poser juste le background le chemin que j'ai fait pour un moment donné me dire ah bah tiens j'avais des journalistes et je vais raconter des choses parce que le métier de journaliste c'est certes retranscrire des des réalités au sol où les perceptions de ces réalités le plus fidèlement possible et raconter des histoires donc moi à la base je viens juin de grenoble je viens je suis né en algérie j'ai émigré à l'âge de 6 ans avec mes parents dans la banlieue sud de grenoble et echirolles donc dans une cité d'une des plus pauvres dans une dans une barre hlm de 17 étages est bon il échappe à personne que les conditions de vie à danser dans ces quartiers sont elles sont extrêmes les difficultés sont grands les injustices elles font partie du quotidien et si jésus six mois j'ai comprise et je les ai intégré dans ma compréhension de la société très très tôt et s'il ya une chose qui m'a profondément marqué c'est l'image qui déjà à l'époque était donnée de nous dans les médias à la télévision donc les légendes banlieue les pauvres les immigrés et le tableau qui étaient dressées par les journalistes et par leurs invités il était violent il était injuste ils étaient faux souvent ils étaient racistes et les mots il résonne encore dans ma tête racaille l'insécurité l'islamisme karcher violence drogue immigration intégration assimilation et moi j'ai ressenti comme une profonde j'ai ressenti comme une profonde injustice et la presse la télévision qui étaient censés être ses endroits qui retranscrivent les réalités du pays où la pluralité de l'information et des interventions était censé en faire des lieux de débat contradictoire où chacun était représentée en réalité en castes est ce qu on nous expliquait un peu à l'école tout ça est en réalité ces médias en fait il cherchait plus à comprendre la société dans sa complexité c'était devenu des tribunaux dans lesquelles les plus pauvres les invisibles les citoyens de seconde zone été condamné quotidiennement et publiquement sans procès équitable sans droit de défense sans droit de parole et presque chaque jour à l'heure du 20 heures le présentateur appliquer la sentence devant le pays tout entier et on assistait à ça en puissant donc c'est ma plus grande frustration finalement elle était là la sous-représentation voir la non-représentation personne ne portait notre parole ni journaliste ni invités moi je n'ai pas de souvenir que des journalistes étaient venus nous voir au quartier nous demander notre avis est lé seul reportage qui a été fait sur nos banlieues c'était c'était des reportages complètement à charge on ne demande pas notre avis et ont dressé un tableau ultra crade de des endroits où on vivait de nos façons de vivre quoi et en 2005 moi j'ai eu un déclic à ce moment là pendant le grand mouvement social dans les banlieues pour pour la dignité et contre le racisme parce que c'est un mouvement social en fait à ce moment-là j'ai quand j'ai vu la couverture qui en a été faite par les médias j'ai décidé en fait de plus de plus du tout - formé par par la presse par la télévision j'ai décidé de peut regarder la télévision et en fait de toute façon ma génération ont commencé à se tourner peu à peu vers les réseaux sociaux pour s'informer pour communiquer pour faire société en fait donc ça a été a été à ce moment là où j'ai décidé d'arrêter de regarder à la télévision et ensuite bon les choses de la vie elles m'ont amené à travailler très jeunes à devenir militant politique militant syndical d'abord puis militant politique et plus j'avançais plus la fracture avec les médias a été grande il y en avait toujours que pour la pensée dominante donc celle des gens sérieux vous savez celles des bourgeois celles qui qui vous dit que ça fonctionne comme ça et ça peut pas fonctionner autrement et donc du coup avec nos copains nous ont communiqué sur les réseaux sociaux dont condé compte notre compréhension des réalités sociales sur les réseaux de nos actions est en fait cette addition finalement d'information de lecteurs de contributeurs ben elle remplacer un peu le rôle des médias je dis pas qu'elles le remplace totalement s'élancera tout ce chômage mais mais voilà en tout cas il y avait un il y avait un vide et les réseaux sociaux à un moment donné on a aussi pas lié à ça après à boire et à manger et puis 1 le 1er mai de l'année 2018 après la manifestation du 1er mai moi je suis j'avais l'habitude de filmer des violences policières et bien toujours là en fait je filme des chiffres des policiers qui frappent des manifestants sur la place contre ce kart et du coup quelques mois plus tard il s'avère que l'un de ses se disant policier c'est un proche collaborateur du président de la république c'est alexandre reynal et et du coup bon vous connaissez tous les événements et l'enchaînement de voilà de aussi du travail et de la presse ensuite avec les révélations qui ont suivi et à ce moment là bon j'ai j'ai eu un sentiment de satisfaction ce sentiment vous avez d'avoir informé les gens et d'avoir d'avoir apporté quelque chose c'est à dire d'avoir rendu service et à partir de là j'ai décidé d'en faire une vocation j'ai décidé j'ai discuté avec des copains je me suis dit que c'était ça que je voulais faire et donc très rapidement mais moi j'ai été sollicité par par la basse issue par le site de daniel mermet est bête rapidement j'y suis allé et donc vous l'avez dit moi j'ai l'habitude moi dans ma pratique en tout cas du journalisme c'est vraiment une pratique bout de terrain après c'est cette resucée là où il ya la sellette ruelle où il ya le conflit social où il ya la brutalité aussi des choses de raconter ça d'une autre façon et le premier mouvement social du coup que j'ai eu à couvrir en tant que journaliste à ce moment là c'était un mouvement d gilet jaune est en fait le mouvement des gilet jaune au vu du portrait dressé par les médias deux semaines même pas deux semaines après le début il est très vite apparu comme une évidence à la rédaction en tout cas que que la couverture de ce moment est un enjeu de la plus haute importance et immédiatement tous les journalistes de l'équipe ont été déployés sur le terrain pour tenter de comprendre de raconter ce mouvement qui a émergé si soudainement et qui est venu basculer tout champ médiatique et politique par sa sincérité et sa colère brut donc on est allé à la rencontre des gilets jaunes sur les manifestations du samedi qui ont les ronds points sur les blocages sur les âges et en ile de france en province et en même temps on analyser la couverture des médias meanstream et décalage était était était si flagrant que il était vraiment vraiment injuste et du coup je me suis dit que l'histoire peut se répéter et que et que cette colère la se sentiments généreux ce sentiment de colère j'ai ressenti ce sentiment d'injustice un peu comme quand les médias parler des banlieues en 2005 avec avec si vous voulez tout ce mépris de classe toutes ces choses qui sont fausses en fait qui sont fausses et donc on a tout entendu tu as fait un tas de ré ceinte adressé un petit un petit mix de ce qu'on a pu entendre par les éditorialistes et les journalistes et donc on a tout entendu a qu'ils étaient antisémites violent séditieux et ne qu'ils étaient de la vermine qui fallait alors qu'il fallait leur tirer dessus et donc la bourgeoisie journalistique et politique est là clairement mobilisé tout son mépris et sa malhonnêteté face à ce mouvement social qui lui pour sa part essuyé une répression politique judiciaire et policière féroce donc de l'autre côté on essayait avec d'autres de raconter tant bien que mal autre chose de ce mouvement donc on a assisté à un phénomène assez parlant c'est à dire que pendant que des journalistes de bfm tv se faisait chasser des manifestations il y avait des médias dont qui ont choisi de raconter autre chose de ce moment comme le média com com comme taranis news com com révolution permanente comme radio parleurs comme plein de copains qui eux étaient accueillis avec hospitalité au fur et à mesure du temps au fur et à mesure des semaines qui passait et il amène voilà des journalistes comme david dufresne etc qui parfois été acclamée dans l'est dans les dents les dans les cortèges et ça le gouvernement je crois qu'il n'a pas accepté ça lui reste un peu en travers de la gorge et du coup la répression qui a existé contre les journalistes indépendants alternatifs etc qui rentrait pas dans le sérail qui existaient déjà et qu'on va aussi qu'on avait vu en 2016 pendant le travail etc mais en fait elle a décuplé elle a décuplé on a eu on en a eu des ddc et s était assez assez explosif parfois et donc ça a été voilà donc pour celles et ceux qui ont choisi d'être sur le terrain de raconter autre chose donc on a eu droit intimidations insultes coups petit coucou tir de flash-ball confiscation de matériel garde à vue et chaque jour baran partait au travail avec la boule au ventre un casque sur la tête et d'augmenter de représentation dans le sac à dos quoi donc c'était vraiment est donc enfin on compte plus le nombre de fois où on se file en a manqué de s'étouffer dans des des immenses nuages de lacrymo on se prenait des coups de tonfa et et moi pour ma part la veille la veille du 1er mai du coût de cette année j'ai reçu une convocation de police j'ai reçu une convocation de police et le parquet de paris j'ai appris que le parquet de paris a ouvert une information judiciaire contre moi pour un tweet que j'avais fait dans le cadre de mon travail lors de la mort de deux jeunes à grenoble à la suite d'une course-poursuite avec la bac en mars dernier donc c'est un c'est un tweet ou j'établis un lien de causalité entre l'opération de police et la mort de ces deux jeunes et donc le message il est assez clair comment à ce moment là c'est toi en tant que journaliste on interdit de dire qu'une opération de police a pu causer la mort de deux jeunes en banlieue c'est pour moi c'est assez clair et c'est pas anodin parce que la spécificité du parquet à la française elle fait que la justice était totalement lié au pouvoir politique et donc la dérive autoritaire qui était jusque-là insidieuse aujourd'hui elle est carrément assumer j'en veux pour preuve que pendant la sphère dit la sphère de gaspard glance on a quand même un ministre de l'intérieur qui a eu la prétention décrété en direct à la télévision qui a été journaliste et qu'il n'était pas donc je sais pas moi j'appelle ça un régime autoritaire je vais pas commencer à vous comment vous l'appelez vous mais du coup le lendemain de la réception de la convocation je couvrais la manifestation du 1er mai je filmais violences policières où il avait une personne handicapée qui se faisait frapper par par la police et à ce moment là bas en fait je me fais arracher mon téléphone et le policier le jette par terre l'explosion artères du travail et pourtant j'avais faim j'avais des signes distinctifs de presse etc après on revient sur la question de carte de presse ou pas et je lui dis que je suis journaliste et à ce moment là et pourquoi il dit prêt sous après si tu embarques batta donc là il ya vraiment un truc il ya vraiment un truc ou parfois un certain moment quand j'aurai sont encore plus visés on a encore plus visés parce que on témoigne aussi d'une situation et je crois que c'est assez bon à certains ils diront oh ouais c'est parce que c'est aboaf c'est un agitateur et provoque les forces de l'ordre etc mais c'est c'est systémique tu désolé david dufresne a comptabilisé a fait un recensement c'est des centaines de journalistes qui qui voilà qui ceux qui ont été victimes de violences policières donc la question aujourd'hui c'est comment est ce qu'on fait après je sais pas si ça passe par des appels machin des tribunes c'est moi je trouve que c'est bien et c'est mais je crois que ça réside aussi beaucoup dans notre capacité à remettre en question l'architecturé même de parfois nos rédactions de 2 comment est-ce que sont traités les sujets de 2 comment est ce que finalement le journalisme fonctionne c'est une autocritique je crois que ça passe aussi par part je suis moi j'ai instruments ça passe aussi par un soutien média alternatif aux journalistes indépendants un soutien politique morale mais surtout financier car c'est aussi le nerf de la guerre parce que si on n'a pas d'argent sinon si nous structurelles sont pas pérennes mais en fait on peut pas fonctionner ces journalistes ils ont ils ont ils sont précaires ils peuvent pas protester aussi dans leur rédaction si voilà donc je pense qu'il faut aussi soutenir les médias indépendants il faut il faut remettre en question les le statut de la carte de presse de comment est-ce que sont payés des pigistes donc comment est-ce que et il ya une vraie question sociale autour de ça est en tout cas j'espère qu'on va être peut-être un moment de questions réponses et peut-être qu'on combat mais ça passe aussi par ces moments de organisé de réflexion collective et de remises en question de comment est ce que ça fonctionne pas merci [Applaudissements] bah merci beaucoup tu as pour parce que tu viens de dire et puis cette mise en perspective un peu de ton expérience avec le mouvement d'aidé gilet jaune que je trouve très pertinente et puis avec la transition que tu que tu permets de faire avec avec la prochaine intervenants qui est sophie mestach puisque on va parler justement de des réponses en temps que en tant que journaliste donc sophie vous êtes vous êtes journaliste et membre du snj cgt donc on a évoqué avec ta notamment différentes différentes entraves au droit d'informer au travail des journalistes qui se sont plus ou moins voir plutôt plus que moins intensifiées ces derniers mois entre les violences policières les convocations les poursuites pour autant les journalistes ne sont pas restés sans réponse et alors donc la question qu'on voudrait opposer c'est quelles ont été les réactions et quelles sont les revendications des journalistes justement pour une information indépendante bonsoir merci tape ce que tu me permets vraiment d'introduire mon propos faut que je parle plus forts moments plus près d'accord alors je vais juste faire un petit rappel concernant la répression contre les journalistes au 5 juin david dufresne il répertoriait 807 signalements dont 110 provenaient de journalistes et on compte 54 journalistes blessés par les forces de l'ordre depuis le 17 novembre donc en effet on peut constater qu'ils n'ont pas été épargnés non plus par les tirs de flash ball les tirs de grenades des journalistes ont eu les mains et les côtes cassées il y en a eu un documentariste photographe qui a eu le visage gravement blessé il a failli perdre son oeil et parmi ces victimes des violences policières chez les journalistes c'est en particulier les photographes et les j ai ri qui ont été qui ont été atteints et en particulier les plus précaires donc une plainte a été déposée contre l'état pour violences policières par 35 journalistes faux indépendants souvent précaire avec l'aide du snj cgt du snj et le snj cgt apportera aux plus précaires une aide financière pour assurer leur développement qu'ils puissent assurer leur défense outre les blessures les journalistes ils ont aussi comme tu disais tu as subi des destructions de matériels d intimidation des arrestations souvient de l'arrestation de gaspard glande sur la place de la république devant toutes les caméras d'ailleurs cette répression elle est là aussi était judiciaire donc aussi bien pour les manifestants qui ont essuyé nombre d'arrestations préventives et on peut remercier une mesure de sarkozy qui sanctionne le fait de participer sciemment un groupement en vue de participer à des violences et à des dégrade et à des dégradations de biens alors pour pâques et qu'on de confusion ça ne s'applique pas à la police entre cette définition il ya eu des procès expéditifs désert des interdictions de manif des gardes à vue et des peines de prison avec sursis pour les manifestants pour qu'ils ont eu des masques à gaz des lunettes de piscine des équipements pour se protéger de la police donc la répression judiciaire a frappé très fort pour ces poussées souvent prime aux manifestants et là encore les journalistes n'ont pas été épargnés exemple encore de gaz par lens place de la république où il a il a été violemment arrêtés et placés en garde à vue de 48 heures ou plus même 48 heures donc ce climat et ce climat autoritaire dépasse le cadre des manifestations il ya des attaques sans précédent contre la profession sous la vème république plusieurs jeunes journalistes ont été convoqués par la dg ainsi donc ce sont les journalistes de disclose du monde de radio france du quotidien sur tmc ariane chemin qui est journaliste au monde elle a été entendue 45 minutes parce qu'elle a révélé l'identité d'un membre des forces spéciales la journaliste elle a publié son identité dans le cadre de son enquête sur la sphère benalla qu'elle a révélé ce sous-officier lui a porté plainte et par contre benalla lui se porte très bien il y fait des tours de manège à la foire du trône y'a pas de soucis les journalistes de disclose eux ont été convoqués pour une affaire un peu différente qui la divulgation de documents de confidentiel défense sur des armes utilisées des armes françaises utilisé au yémen et qui ont été vendues à l'arabie saoudite donc à chaque fois le l'idée derrière la tête de la dgs si c'était toujours la même c'était découvrir les sources donc en tant que syndicat représentant des journalistes on rappelle quand même que le secret des sources est une des bases la profession même la cour européenne reconnaît que c'est la pierre angulaire de la liberté de la presse et ça montre que quand même ça devient une habitude pour le pouvoir en place de s'en prendre et d'entravé la presse pour rappel la rédaction de mediapart a dû s'opposer à une perquisition dans ses locaux et le but c'était encore une fois de découvrir les sources de l'enregistrement d'une conversation entre benalla et vincent kra ce qu'ils avaient diffusé et ce qui est inquiétant c'est que ces entraves elles n'ont rien de conjoncturel elles sont vraiment structurelles d'une part parce qu'il ya une dérive autoritaire qui devient systémique et d'autre part parce que la presse est quand même essentiellement d'un de milliardaires qui n'ont vraiment pas l'information des citoyens pour priorité pour rappel c'est 90% des médias aux mains de 10 milliardaire et ses milliardaires c'est xavier niel par exemple donc l'industrie de la vigne elle dépend des autorisations de débats de l'état pour faire fonctionner son réseau free c'est patrick drahi par exemple qui lui fait aussi en plus d'avoir un outil d'influencé fait de l'optimisation fiscale avec ces médias et dans le même temps il ya la presse indépendante qui crèvent par exemple l'humain est en redressement judiciaire et les médias indépendants se porte très mal il n'y a aucune volonté de la part des dirigeants politiques que soient les dirigeants qui ont gouverné venant du ps où la république manque en marche d'appliquer les règles anti concentration et encore moins de les durcir et c'est encore pire que ça ils détruisent le service public d'information le plan économique de radio france a été annoncé et il a été multiplié par 3 donc ses 60 millions d'économies sur trois ans ça correspond à 285 suppressions de postes donc ça ça va être la mise en concurrence des salariés l'application de méthodes managériale brutale 20 tous que la privatisation des services publics ont déjà démontré c'est le procès de france télécom actuellement je pense que le souvenir est cuisant est le dernier exemple de cette politique c'est la suprise pour par rapport à radio france et la suppression de l'émission comme un bruit qui court et comme un bruit qui court ils ont quand même la caractéristique de couvrir les mouvements sociaux et les luttes sociales donc ça tombe bien quoi en parallèle deux salles gouvernement qui n'est quand même pas une fumisterie près agitent l'idée d'un conseil de presse donc le 16 mai il ya eu une réunion organisée à l'initiative de l'eau des ics et l'observatoire de la déontologie de l'information et dans son ensemble le snj et la cfdt journaliste la réunion avait pour but d'avancer vers la création de la france d'un conseil de déontologie journalistique mais nous en tant que snj cgt on a refusé d'y participer et ça pour plusieurs raisons déjà parce qu'on considère que pour reconquérir la confiance du public les journalistes n'ont pas besoin d'un conseil de presse ils ont besoin de conditions de travail décentes de pouvoir vivre dignement de leur travail et de ne pas être subir le bon vouloir des actionnaires et des censures 2 2 on considère que les solutions elles sont sur la table ce sont des solutions de ce sont les lois anti concentration l'indépendance juridique des équipes rédactionnelles une réforme profonde des aides à la presse qui devrait aller en priorité auprès des médias indépendants et auprès des médias qui respectent le code du travail est pas aller engraisser des actionnaires comme c'est le cas actuellement et le problème de ce conseil de presse et qui mais l'idée qu' il met en avant l'idée que la qualité de l'information c'est une question de morale alors que c'est une question de matériel de moyens matériels de production et de propriété des médias donc et c' est une autre un autre problème structurel c'est mais qui découle en fait de cette concentration des médias auprès d'actionnaires qui parce qu'en plus des censures ils organisent une casse sociale dans leurs médias est donc s'est il amplifié la précarité des pigistes et cette précarité comme dans d'autres secteurs elle porte elle a des conséquences sur la santé des journalistes et parfois elle tue il ya un pigiste qui s'est suicidé c'est arnaud du but qu'il était correspondant on a dit et la précarité était tellement insupportable qu'il a mis fin à ses jours donc le snj cgt appelle l'ensemble de la profession à se mobiliser pour défendre la loi crée sa la loi de khezar c'est celle qui établit le fait que un journaliste pigiste est un journaliste a le statut de journaliste professionnel et qu'il doit être payé en salaire et bénéficie de la présomption de ces délits elle a été votée à l'assemblée nationale il ya 45 ans et elle accorde aux journalistes rémunérés ce que je viens de dire le statut de journaliste professionnel les patrons ne l'appliquent pas il la détourne la détricote voire carrément la violent avec des résultats désastreux comme la quasi disparition des photos journalistes encartés donc ce qu'on veut en fait ce sont les moyens de travailler et non pas une instance théodule [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] merci merci beaucoup sophie pour toutes ces informations bon un grand merci à nos différents invités pour leur tendance pour leurs interventions d'ailleurs en fait à travers ses différentes interventions on a voulu un peu sortir des caricatures la caricature des défilés jaune qui aurait une haine des médias une haine des journalistes or c'est pas du tout le cas il ya il ya une richesse de la réflexion il ya des discussions sur la question des médias au sein du mouvement des gilet jaune mais aussi caricature parfois qui est faite des journalistes qui seraient des journalistes qui seraient tous à la solde soit de grands patrons et c'est la démonstration aussi con qu'on voulait mais en tout cas ce qu'on voulait mettre en avant ce soir c'était aussi que évidemment il ya des journalistes qui qui se mobilisent qui font un travail de terrain dans les médias indépendants et et au delà et qui contraste avec ce qui peut se faire de pire dans les médias dominants donc pour continuer ce débat sur sur la question des médias et des gilets jaunes il nous reste une petite demi heure qu'on va donc utiliser pour pour le débat avec la salle alors le débat avec la salle il va se faire dans des conditions assez assez classique ou à prendre une série de plus de fin à une série de questions auxquelles on va auquel les invités vont pouvoir répondre par contre il ya une une chose particulière c'est que on va vous demander de vous de vous lever et de parler dans le micro alors il ya des personnes dans les allées qui qui ont des micros et du coup nous on va on va essayer de répartir un maximum de questions donc n'hésitez pas à lever la main si vous avez des questions et on va essayer de prendre 5 enfin on va voir plus de plusieurs questions en tout cas auquel on essaiera de répondre et encore une fois on en a pour une demi heure il faut il faut qu'on dépasse pas trop après 21h pour des raisons techniques parce qu'il ya tout le matériel à voile à arranger il ya les salariés de la bourse du travail qui doivent terminer à 22 heures oui je me lève moi je suis dit je suis gilet jaune depuis le début et forever pour les journalistes je me demande si vous pouvez date et à un moment précis où vous avez subi cette répression parce qu'il ne sommes qu'au début du mouvement vous n'étiez pas réprimé moi j'en voyais beaucoup qui pouvait passer des cordons de crs dans les manifs et qu'ils pouvaient faire leur boulot est-ce que c'est exact et s il ya un moment précis que vous pourriez analysé où tous les journalistes parce que vous êtes nombreux maintenant avait dérouillée et fait l'objet de procédures judiciaires et répressive et petite question du journaliste aussi d'un média indépendant derrière jusqu'au le progrès et tout ça et j'ai remarqué ça fait très très très longtemps que ces vieilles recettes dont a parlé sont appliquées c'est même pour ça que ce qui est un peu étonnant c'est cette fois ci ils ont plutôt bien marché c'est à dire que il ya vraiment une grosse sua limitée et des médias mais ça n'explique pas tout à mon avis est ce que vous avez une idée pourquoi les gens beaucoup de gens y compris à gauche on vraiment content compris cru que c'était un moment de raciste antisémite qui devait prendre position quand on les fascismes les racistes etc ou bien arrêter le mouvement parce que les antisémites de dents etc etc voilà ça fait mais que tout ça ça fait très longtemps au traité les moments de benedetto de la politique et tout ça le la répression les pressions sur les journalistes car moi je me suis quand j'étais photographe de bresson taper sur les objectifs avant que les fugues aller cogner les gens il tapait d'abord les objectifs des journalistes pour qu'on se casse ou de gaston objectif arrêtent de travailler tu te casses donc voilà merci de ce dépôt ce débat alors il y effectivement une première façon de traiter la question c'est ce qu'a décrit votre camarade est discrédité d'elysée etc mais ils manière encore plus puissante traiter la question de jeudi soutenir c'est le silence c'est de plus en parler c'est ce qui est en train de s'installer en ce moment on en parle de moins en moins et c'est un peu problématique les médias dominants n'ont pas pu ne pas ignorer les gêner jaune ou pour une raison fondamentale c'est que c'est un mouvement puissant et qu'il était sans trahir graphiquement ou ne pouvait pas ne pas voir que les choses se disaient était occupé par le gilet jaune 1 quand lehman il se passe dans les banlieues on le voit pas et on peut taire la question s'il est tellement centralisée est tellement massif qu'il ne pouvait pas ne pas en parler donc je pense que maintenant c'est pas si elle deuxième étape celle du silence et ça va être pratique pour les raisons excusez moi messieurs mais j'ai entendu deux fois au moins dérive autoritaire ce système tel qu'il est constitué aujourd'hui tant qu'il est dans le soft power et que personne ne dit rien et que c'est le calme sociales et sociologiques bien entendu il n'y aura pas de répression mais à partir du moment où le peuple se manifeste et qu'il n'est pas d'accord bilan tendu au ras de la répression et c'est sa nature que d'être autoritaire ce n'est pas une dérive c'est c'est génétique c'est constitutif du pouvoir je rappelle simplement que en 2000 c'est ce qui s'est produit en 2005 un état d'urgence a été prononcé tout de même d'accord dont nous sommes toujours en un système autoritaire celui du capitalisme et de l'impérialisme et ça se porte ce nom là rien d'autre on peut se cacher dedans derrière un tas de choses c'est exactement ce qui se passe mais partiront une sollicités et bien c'est de pouvoir autoritaire qui essaie pas par hasard que pendant très très longtemps on avait des ministères de l'information et de l'intérieur des choses qu'ils ont toutes été combinées je vous remercie [Applaudissements] merci christophe gilet jaune j'ai une question pour les intervenants qui voudra y répondre comment est perçu les problèmes de votre profession l'étranger en europe en premier lieu et à l'international et est ce qu'il y a une que vous avez une visibilité là dessus est ce qu on a des initiatives qui pourraient venir aider la dérive autoritaire que vous subissez oui nicolas bonjour une question pour les journalistes je sais pas j'étais intéressé pour savoir dans votre profession tout ce que vous me dire comment quai comment ça se discute qu'elle songe à lire les rapports de force quoi l'acteur de la profession parce que quand même 1995 le mouvement des cheminots j'ai l'impression qu'on aurait pu faire en gros la même 2005 la même on aurait pu dire la même chose etc etc et donc du coup c'est est-ce que des choses avancent dans votre chambre des journalistes sur la question de la critique des médias sur le haut est ce que finalement brossard ac puis après on passera à autre chose et puis et puis et puis ne se passera rien quoi si ça m'a donc on va déjà essayer de répondre voyez il n'y avait pas que des questions il ya aussi bien entendu ça fait partie du débat des points de vue qui sont exprimés j'ai l'impression qu'il ya une question un peu sur l'évolution c'est à dire un peu est-ce que ça n'a pas toujours été comme ça est ce qu'il ya une évolution vers du pire par rapport à la répression des journalistes et puis là une question peut-être un peu géographique par rapport à l'étranger quoi est-ce que commencer perçu de l'étranger alors je ne sais pas si certains d'entre vous veulent répondre surimpression ces deux points oui un petit mot sur sur la répression il ya eu un tournant après la manifestation du 1er décembre ou l'irruption ensuite de ce qu'on a appelé le détachement d'action rapide qui aujourd'hui s'appelle le brave les brigades de la répression violente voilà c'est ça avait quand même autorisé donc ses effectifs en civil qui ne sont pas rompus au maintien de l'ordre ont bien évidemment eu des réactions qui était absolument disproportionné avec des journalistes qui étaient assimilés peu ou prou à des manifestants est repoussée avec d'autant plus en ce qu'ils étaient à proximité des forces de l'ordre donc il ya eu tout de suite le plus que des tiraillements et bon alors après il ya des risques objectifs moi j'ai été touché à plusieurs reprises par des plots de grenades de désencerclement mais j'ai envie de dire ça fait un peu partie du job aussi quelque part je suis au milieu de la baston voilà c'est pas moi qui suis visé en tant que journaliste c'est moi qui suis touché parce qu'il ya des manifestants et je suis au milieu de ces manifestants de la même façon place de la république j'ai pris un pavé sur mon casque c'était pas un manifestant qui me visés - il visait le cordon de policiers qui étaient derrière bon voilà ça c'est des risques objectifs qui font partie du travail de journaliste maintenant moi j'ai noté en revanche un basculement et on parle de répression mais il faut prononcer un autre mot le mot de censure à partir du 1er décembre moi j'ai fait un reportage sur l'émeute du 1er décembre qu'on a mis en ligne sur youtube et qui est parti très très très fort qui monte très vite non on est arrivés rapidement à 700 mille sept cent mille vu en quelques heures et tout à coup ça s'est arrêté et pourquoi ça s'est arrêté parce que brusquement ce reportage a été interdite aux mineurs alors ça a l'air de rien parce que vous dites mon bâton manière les gens ont qu à ceux ci allaient comme comme individu majeur et pourront voir le reportage non c'est pas vrai parce que à ce moment là l'algorithme de youtube cesse de pousser le reportage en question donc il disparaît déjà de la home de youtube il est plus du tout pousser et deuxième chose lorsque vous êtes avec votre smartphone en situation de mobilité qu'on vous demande de rentrer votre identifiant ou de machin ont été signalés de montrer que vous avez plus de 18 ans vous le faites pas et vous passez à autre chose donc ça veut dire que c'est une manière larvée de d'effacer le travail des journalistes et c'est une situation qui s'est trouvée reproduite à plusieurs reprises mot concernant puisque maintenant j'en suis à mon quatrième reportage de toute manière dès que ça part très fort on se retrouve avec cette le 1er mai le reportage de mon dernier reportage du 1er mai on s'est pris une interdiction aux mineurs quelques heures après voilà donc c'est maintenant quotidien dont on écrit à youtube on dit chassez pas normal donc celui qui a été censurée du 1er décembre deux mois et demi après on a levé la censure enfin il est autorisé maintenant à la vision tout le monde voilà facebook a carrément supprimer des sujets en disant que si on était en contradiction avec la charte ce qui pour nous immédiatement supprime toute visibilité et la répression c'est ça aussi c'est la censure et c'est je dirais peut-être presque plus efficace que de se prendre un coup de tonfa au passage il ya toujours un brave gardiens de la paix pour nous rappeler que quand même les journalistes ont fait un peu chier que bon la france a au passage j'ai envie de dire c'est pas grave moi ce qui me dérange aujourd'hui dans mon travail c'est cette censure non dits non reconnue mais constante qui fait que en bloc les sujets et ils disparaissent [Applaudissements] moi je vais peut-être répondre à la dernière question qui est intéressante qui du monsieur qui nous a dit oui enfin ces débats là on aurait pu les avoir en 95 comme en 2005 commettait en 2016 sur les violences policières sur les violences sur les journalistes et sur les genres finalement quelque chose qui stagne mais je crois que il le problème aussi réside aussi dans la capacité je crois des rédactions à traiter la question des violences policières comme une question politique parce qu'en fait souvent on a on a traité ces questions de violence qui parfois concerner les journalistes de ces mêmes rédaction comme des incidents sur le terrain et on sait notamment récemment servi beaucoup de des services de fans de fact checking comme une sorte d'antichambre pour pour ne pas traiter la question politique est juste faire une vérification neutre de et est un traitement qui a si flagrant un exemple qui est assez flagrant c'est je pas si vous vous souvenez là pendant ce mouvement il ya eu un moment donné ou où des policiers ont tapé des gens dans un burger king est en fait il y avait des témoins à cette scène qui qui étaient des photos journaliste de libé est en fait le truc c'est que ils ont assisté à cette scène etc ils ont fait leurs photos reportages de la journée ils ont remonté la photo reportage est là qui se fait un ce truc du burger king n'est pas ressorti et il a fallu qu'il y ait une vidéo amateur qui soit tournée qui étaient filmées qui est pris de l'ampleur pour qu'ensuite et un article de fact checking qui de du même journal qui prend les photojournalistes ses propres journalistes qui étaient là qui pas en tant que journaliste mais en tant que témoins de ce truc là donc c'était vraiment un truc un peu capilotracté et à ces housses et qui est aussi symptomatique du coup du fait que en fait on fait pas des sujets sur les violences policières en tant que ce sujet politique et en plus quand ça concerne nos propres journalistes parce que souvent et même en 2016 moi j'ai vu des journalistes d'être victime de violences policières et en voyant un reportage et qui ne mentionne pas du tout ça en fait il ya le truc de après c'est pas forcément de leur faute et je rejette pas la faute se remet sur l' architecture même des rédactions qui font que parfois des photos journal ce qu'ils sont ce qu'ils sont prêts car ben en fait ils peuvent pas trop dire oui mais moins chez un mois il m'arrive et ça il faut le mettre et ces machins et du coup on se retrouve là avec le recensement de david dufresne qui a du coup des centaines de journalistes qui ont été victimes de violences policières et qui pour ça pour certains d'entre eux en fait je ne veux pas porter plainte parce qu'en fait ça va les mettre en difficulté dans leur carrière dans leur rédaction dans leur machin on reçoit on a reçu par mail nous récemment là le témoignage d'un journaliste reporter d'image peut-être que d'autres confrères l'ont reçue d'une chaîne de télévision d'une grosse chaîne de télévision qui s'est fait défoncer la gueule qui a fini en garde à vue qui avait passé en comparution immédiate qui a vécu un calvaire et qui fait ce témoignage de façon anonyme qu'ils envoient des médias alternatifs pour ton publie son témoignage alors que le mec est journaliste et il est journaliste et incapable de 2,2 de raconter ce qui lui est arrivé dans son propre média donc ça dit vraiment quelque chose de de l'architecturé dont la façon dont fonctionnent ces rédactions là je crois qu'il ya véritablement c'est une question politique là 2 comment est-ce que fonctionnent ces chaînes de télévision [Applaudissements] [Applaudissements] julian assange là qui est bon dit par une dame s'est effectivement on peut parler de ça [Musique] c'est vrai qu'il ya des gens qui ont du courage c'est vrai que faux-pas faut pas arrêter de penser à eux et arrêter de les soutenir juste pour parler de la censure il ya une vraie censure on le voit moi je voudrais revenir juste une petite seconde sur une action qui a été menée par des gilets jaunes des intermittents aux molières et qui est un cas flagrant de censure puisque cette action-là donc les gilet jaune un terme et en sons sont intervenus sur la scène ont lu un texte qu'ils avaient eux-mêmes filmé et heureusement où là aussi qu'ils ont été leurs hôtes aux médias parce que du coup on peut voir ces images vous pouvez si vous cherchez sur youtube de tomber sur la vidéo les molières c'était en léger différé toujours pareil ça donne un tout petit peu d'aisance à la chaîne qui en a instantanément profité pour censurer l'intégralité de la séquence alors que l'échangé t pain plutôt intéressant alors que c'est une chaîne publique que dans le service public normalement de on est censé parler de ce qui agite les gens le peuple enfin voilà et que là on est vraiment dans la flagrance du truc quoi et que toutes les instrumentalisations et on le voit on le sait on en discute l'instrumentalisation des violences etc servent toutes façons ça veut tout à éviter de parler politique en permanence toutes les mises en scène médiatique les formats courts et sert à ça sert aussi à imposer un rythme qui fait qu'on n'a jamais le temps de se poser dans le fond et qu'on a voilà c'est comme ça que ça tourne quoi et c'est effectivement il ya beaucoup de choses qui sont réfléchies forcément quelqu'un dans le cadre des molières parce que c'est l'exemple le plus flagrant réel et concret il ya forcément quelqu'un qui a dit vous couper cette scène quoi voilà quant à savoir qui je ne sais pas merci alors il il reste on approche de l'heure fatidique donc il reste 10 minutes mais grand maximum donc on va pouvoir quand même prendre encore une série de questions et essayer d'y répondre mais on va être très con va commencer à être très très contraints par le temps et juste un mot par rapport à la presse internationale donc j'ai pas étudié en détail la question mais c'est vrai que quand on voit la couverture de certains médias que ce soit de médias britanniques allemands etc on voit qu'il peut y avoir effectivement une différence de ton et notamment un peut-être des fois un intérêt qui et puis qu'est plus grands porté sur la question des gilet jaune qui sont les gilet jaune etc donc on dénote on voit une différence après faudrait faudrait regarder ça plus en détails donc tout de suite on peut on prend une dernière série de questions on va essayer d'y répondre mais encore une fois il nous reste plus beaucoup de temps question vous montrer ma question concerne justement l'international ce que j'ai beaucoup d'amis à l'étranger à qui j'ai envie d'envoyer des informations et en fait c'est en général je sais pas trop quoi les envoyer en langue anglaise et donc ma question c'est justement quelle est la place où la stratégie des médias indépendants par rapport à l'international puisque le en termes de contenu produit en france en langue anglaise j'ai l'impression qu'il ya pas grand chose voilà qu'est ce que vous en pensez alors je suis journaliste aussi mais pigiste sans garde de presse alain effectivement c'est pas tous les jours facile et justement d'abord je voulais faire une remarque à propos des ict 18 au crac c'est que j'ai eu moi-même la surprise de lire + éditeurs plusieurs éditoriaux dans le canard enchaîné qui pourtant jour un journal indépendant qui n'était pas très bienveillant à l'égard des jaunes même carrément condescendant une prise en en continuant de relayer constamment le fait qu'ils étaient incapables de se donner les leaders par exemple alors que comme madame l'a rappelé du jeu des gens ne veulent pas de leader donc oui même le canard enchaîné qui est pourtant un journal indépendant réputés tels d'avoir du mal à trouver du travail chez eux mais tant pis alors jouez aussi parler du fait que justement par rapport au gilet jaune et ayant étant très intéressés par les nôtres j'ai pu remarquer que c'est très difficile par exemple de mettre en lumière des aspects méconnus comme par exemple les jets les jeunes de commercy puis de saint nazaire et avec la troisième assemblée des assemblées à la fin du mois à montceau-les-mines ça c'est très difficile parce que ça ne passe effectivement que dans les médias indépendants et même petits mediapart en a parlé un peu bon mais ayant essayé de faire passer la chose je peux vous dire que ça passe pas partout et pas par exemple c'est assez frappant parce que là il ya des propositions très fort très intéressante très nouvelle je dirais qui ont du mal à passer la rampe quoi est ce que j'avais envie de dire encore aussi c'est que je suis un peu surpris 2 d'ailleurs je fais en profite pour faire une proposition suis partant pour faire davantage à la fin du moins sur montceau les mines mais je voulais faire observer aussi que comme ça a été dit effectivement c'est pas c'est pas nouveau que les journalistes soient ciblées je me souviens très bien par exemple pour avoir suivi de près la bagarre qui lui la bagarre qui s'est passé le au printemps dernier à notre dame des landes et c'est pareil tous les journalistes d'image photographes et vidéastes ont été ciblés par la police pas ceux qui écrivent mais ceux qui filment et qu'ils font des images wii et donc je suis fier que les journalistes soient en faire passer à la phase de la plainte parce qu'effectivement je peux demander à quel moment ça allait arriver par rapport à ça et la dernière chose si tu ne veux c'est une vraie question je remercie acrimed et les médias environnants d'avoir organisé cette rencontre pecel duty jaune du 10 janvier où j'étais maintenant j'aimerais qu'on parle d'eux quand et comment en gagnant d'où les prochaines c'était est un jeune héros du pluralisme des médias qui rappellerait ceux d'il ya plus de dix ans et justement étant donné le chemin qu'on a faits qui est plutôt en fort recul merci [Applaudissements] du coup justin un mot on va juste pouvoir donc là on va pas pouvoir répondre en tribunes malheureusement donc on va juste continuer à prendre deux trois interventions et après on va devoir conclure dès vraiment désolé voilà donc allez-y la question est très brève au sujet des forces dites de l'ordre est ce que en offre vous allez pouvoir des discussions avec des policiers des gendarmes qu'est ce qu'ils pensent du mouvement des gilets jaunes et des ordres qui leur sont dave ça ça m'intéresse beaucoup j'ai une question un petit peu novice mais c'est si compliqué que ça quand les journalistes indépendants seront tous et prennent une chaîne télé [Musique] et moi je veux être là le problème on parle beaucoup de médias indépendants et tout il y en a il ya pas mal d'initiatives en ce moment disclose par exemple ça marche ça marche plutôt bien en tout cas ils ont levé pas mal de fonds est le véritable problème c'est la visibilité des médias indépendants la plupart du temps c'est sur internet de plus en plus 85% des jeunes s'informent sur internet des moins de 35 ans tout cas et en fait on fait confiance à qui facebook twitter allait me et de là on déplace le problème en fait parce que c'est les milliardaires américains qui investissent dans des sites de désinformation en france et du coup en fait ce qu'il y est visible c'est bâle bfm tv qui fait du social excusez-moi sensationnalisme et puis à côté les médias indépendants ils sont tout en bas de la liste dans le fil d'actualité et là le véritable problème en tout cas c'est on l'a effleuré tout à l'heure sur les algorithmes qui caché qu'ils censurent systématiquement est en fait en france on n'a aucun pouvoir par rapport à ça parce qu on se dédouane sur la mairie [Applaudissements] [Musique] donc comme comme je vous disais tout à l'heure en fait on est on est vraiment contraint la au niveau technique au niveau des horaires est par contre ce qu'on peut faire c'est que pendant que le matériel est emballé etc on peut continuer à discuter ici ou peut-être dehors on peut continuer la discussion entre nous de manière plus ou moins informels en tout cas pour conclure je voudrais vraiment vous remercier toutes et tous d'avoir participé à ce débat merci aux intervenants merci à l'équipe qui a rendu possible la retransmission et le son 6 merci également au snj cgt qui a réservé la salle est ainsi qu'à la bourse du travail et à très bientôt j'espère
Didier Lemaire