LAURENT JACOBELLI : « La nouvelle France de Mélenchon, c'est la fin de la France » (Sud Radio)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse directe
Laurent Jacobelli, bonjour.
- 0:14OuverteRéponse directe
Et merci d'être avec nous ce matin, après une semaine qui aura été sans doute l'une des plus importantes de l'histoire du Rassemblement National.
- 0:23OuverteRéponse directe
Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, elle a formé un pourvoi en cassation suite à sa condamnation en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. Elle ira jusqu'au bout, Marine Le Pen, rien ne pourra l'en empêcher. Laurent Jacobelli ?
- 0:55OuverteRéponse directe
En ce qui concerne la Cour de cassation, qui doit rendre son avis. A priori, c'est ce qu'annonce la Cour de cassation au plus tard début avril.
- 1:02RelanceRéponse directe
Premier tour de la présidentielle, c'est le 18 avril. Elle restera candidate, Marine Le Pen, même si elle est condamnée définitivement par la Cour de cassation et qu'elle doit finir sa campagne avec un bracelet électronique. Toutes les pistes sont envisagées, j'imagine forcément celle-là ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Elle ne prend donc aucun risque, Marine Le Pen, selon vous ? Je ne laisserai personne confisquer cette présidentielle aux Français.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Marine Le Pen ira jusqu'au bout. »
- 0:32Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, les juges lui ont rendu son éligibilité. Nous avons évidemment fait l'audit de tous les process juridiques qui pouvaient exister. »
- 0:40Invité politiquePromesse
« Marine Le Pen ira jusqu'au bout. Elle va présenter son programme pour retrouver la France qu'on aime, avec à ses côtés Jordan Bardella comme futur Premier ministre. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Il faut redresser le pays, un pays surendetté, un pays où l'insécurité ravage la vie quotidienne, où l'immigration rend la défense de notre identité chaque jour plus difficile. »
- 4:33Invité politiqueChiffre
« Le macronisme. 70 000 faillites par an. C'est un record absolu. Un niveau de taxes jamais atteint. »
- 5:01Invité politiquePromesse
« Nous allons supprimer les impôts de production qui coûtent un bras et qui taxent les entreprises avant même qu'elles aient fait des bénéfices. »
- 5:06Invité politiquePromesse
« Nous leur dirons aussi que nous allons aider à l'emploi des jeunes, notamment avec une possibilité de ne pas payer pour ces jeunes d'impôts sur le revenu jusqu'à l'âge de 30 ans. »
- 5:34Invité politiquePromesse
« Retour à 60 ans ? Pour les carrières longues ? Non, arrêtez. Retour à 60 ans et 40 annuités pour les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans. »
- 5:45Invité politiqueFait
« Le problème des retraites aujourd'hui, c'est qu'en France, un jeune commence à avoir un emploi stable à partir de 27 ans. C'est 23 ans en Allemagne. Ça fait 4 années de cotisation en moins. »
- 10:02Invité politiqueFait
« quand moi j'ai un débat avec Arnaud Montebourg et qu'il nous parle de réindustrialisation et de souveraineté nationale, voilà, on voit que ça existe. »
- 10:13Invité politiqueFait
« Mais des gens qui, à gauche, ont à cœur la France et la souveraineté nationale, pourquoi pas ? »
- 12:12Invité politiqueFait
« Oui, mais surtout, moi, ce qui me surprend, c'est que l'entrée des spectateurs qui voudraient venir voir ce défilé est très protégé. »
- 12:26Invité politiqueFait
« Qui ne sont pas des souvenirs dans une démocratie, mais qui sont ailleurs, très loin à l'ouest et à l'est, pardon, il y a quelques années. »
- 13:21Invité politiqueFait
« Oui, parce que c'est un beau symbole. Se souvenir. Se souvenir d'abord pour les victimes, pour les familles. »
- 13:48Invité politiqueFait
« C'est juste inqualifiable, en fait. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli71 %
- Présentateur29 %
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Il est 8h12 sur Sud Radio. Mon invité politique, ce matin, c'est Laurent Jacobelli, député de la 8e circonscription de la Moselle, porte-parole du RN. Laurent Jacobelli, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin, après une semaine qui aura été sans doute l'une des plus importantes de l'histoire du Rassemblement National. Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, elle a formé un pourvoi en cassation suite à sa condamnation en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. Elle ira jusqu'au bout, Marine Le Pen, rien ne pourra l'en empêcher. Laurent Jacobelli ?
Oui, je tiens à rassurer tous les auditeurs qui espèrent un grand changement en France. Marine Le Pen ira jusqu'au bout. Aujourd'hui, les juges lui ont rendu son éligibilité. Nous avons évidemment fait l'audit de tous les process juridiques qui pouvaient exister. Marine Le Pen ira jusqu'au bout. Elle va présenter son programme pour retrouver la France qu'on aime, avec à ses côtés Jordan Bardella comme futur Premier ministre. Je pense que la campagne est lancée, qu'il va falloir maintenant parler du fond. L'épisode judiciaire est derrière nous, en tout cas en ce qui concerne cette campagne.
En ce qui concerne la Cour de cassation, qui doit rendre son avis. A priori, c'est ce qu'annonce la Cour de cassation au plus tard début avril. Premier tour de la présidentielle, c'est le 18 avril. Elle restera candidate, Marine Le Pen, même si elle est condamnée définitivement par la Cour de cassation et qu'elle doit finir sa campagne avec un bracelet électronique. Toutes les pistes sont envisagées, j'imagine forcément celle-là ?
Oui, bien sûr, on envisage tout, mais je pense qu'il faut arrêter cette espèce de Dallas judiciaire avec des épisodes à rebondissement. Aujourd'hui, une fois encore, Marine Le Pen a annoncé sa candidature. Cela s'est fait conformément à sa parole envers les Français, puisqu'elle est éligible et libre de ses mouvements. Elle ira jusqu'au bout. Vous savez, la France est dans un tel état aujourd'hui qu'il faut arrêter toutes ces saccades qui nous sont imposées par un tempo judiciaire. Il faut redresser le pays, un pays surendetté, un pays où l'insécurité ravage la vie quotidienne, où l'immigration rend la défense de notre identité chaque jour plus difficile.
Je crois que le sursaut est nécessaire, et ce sursaut, c'est avec Marine Le Pen et Jordan Bardella à ses côtés que nous le mènerons.
Elle ne prend donc aucun risque, Marine Le Pen, selon vous ? Je ne laisserai personne confisquer cette présidentielle aux Français. C'est-à-dire qu'elle a quand même une crainte, une inquiétude. Elle part de qui, d'ailleurs, quand elle dit qu'elle ne laissera personne confisquer cette présidentielle aux Français ?
Personne, ni les juges, ni la presse, ni la mauvaise foi de certains anciens premiers ministres. Il est temps d'avoir un débat profond sur les causes du mal français. Il est temps que Marine Le Pen expose son programme. Vous savez, je pense que cette période, ce scénario que nous avons vécu ces dernières semaines aura montré la force de caractère et de conviction de Marine Le Pen. Elle ne renonce jamais devant l'obstacle. Et je pense que c'est très rassurant pour les Français d'avoir une future présidente de la République qui a ce courage, cette volonté, cette ténacité. Parce que du courage, il va en falloir pour sortir notre pays du ruisseau.
Et ce courage, je pense que cette force de caractère, elle l'a montré.
Vous l'avez dit, Laurent Jacquet-Obelli, Marine Le Pen qui veut ramener la campagne sur le fond. Un séminaire de trois jours à partir de mercredi entre les cabinets de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Ce sera quoi la ligne du parti pour la campagne ? Est-ce que Marine Le Pen va reprendre à son compte une partie de la fibre pro-business libérale de Jordan Bardella ?
Vous savez, on a la possibilité chez nous d'avoir une politique à la fois pro-business, comme vous dites, et sociale. Vous savez, nous sommes nombreux à venir du gaullisme aujourd'hui au Rassemblement National. Le général de Gaulle, c'était ça. C'était l'essor économique qui soutient le progrès social. Je crois qu'on ne doit pas renoncer à ce modèle. Maintenant, nous devons prendre en compte la réalité de la France d'aujourd'hui. Une France surimposée, une France surnormée et une France surendettée. On va tout mettre sur la table. On va analyser les chiffres et les données. On va faire le programme le plus réaliste possible pour les Français. Il y a deux écueils pour nous.
Baisser les bras, comme l'ont fait certains, en disant que c'est foutu, on ne fera rien. Nous, on n'est pas comme ça. Et le deuxième écueil, c'est de ne pas dire la vérité aux Français. Je pense qu'il faut un contrat clair avec les Français. Donc, on fera un bilan de la situation et nous proposerons un projet de quinquennat à la fois réaliste et ambitieux.
Laurent Jacobili, je rappelle, porte-parole du Rassemblement National, député de la Moselle. Une donnée à prendre en compte, comme vous le dites, c'est le positionnement du patronat. Marine Le Pen fait-elle peur au milieu économique ? Je ne sais pas si vous avez vu l'article du Figaro, dans lequel on peut lire notamment que le monde patronal a décidé de combattre le programme économique de Marine Le Pen. Le Pen, candidate, la douche froide pour les milieux économiques, elle a une des échos. Ça vous inquiète, ça ?
Pas une seconde. D'abord, nous rencontrons tous de nombreux chefs d'entreprise qui nous expliquent du matin au soir qu'ils en ont marre d'avoir des impôts de production hors normes par rapport aux autres pays européens, qu'ils en ont marre de devoir affronter chaque jour des normes et de la paperasserie, qu'ils ont besoin d'avoir un secteur un peu protégé par rapport à une mondialisation devenue folle. Je pense que ce qui a été terrible pour les chefs d'entreprise, c'est le macronisme. 70 000 faillites par an. C'est un record absolu. Un niveau de taxes jamais atteint.
En tout cas, ils étaient moins inquiets d'avoir un Jordan Bardella candidat qu'une Marine Le Pen candidate. C'est ce qui leur sort.
Ils ont un duo Marine Le Pen et Jordan Bardella qui proposera des mesures très concrètes pour les entreprises. C'est-à-dire quel gage vous allez donner ? Au grand patron, on parle du patronat ici. On n'est pas là pour donner des gages, on est là pour expliquer un programme. Notre programme leur dira par exemple que nous allons supprimer les impôts de production qui coûtent un bras et qui taxent les entreprises avant même qu'elles aient fait des bénéfices. Nous leur dirons aussi que nous allons aider à l'emploi des jeunes, notamment avec une possibilité de ne pas payer pour ces jeunes d'impôts sur le revenu jusqu'à l'âge de 30 ans.
Tout cela va les aider, les aider à embaucher, les aider à produire. Et puis le fait que nous les protégeons aussi d'une mondialisation devenue folle leur permettra d'avoir une industrie couronne.
Ce qui les inquiète aussi, c'est la réforme des retraites.
Non mais qu'ils ne soient pas inquiets. D'abord parce que nous ne leur demanderons pas d'efforts supplémentaires. Retour à 60 ans ? Pour les carrières longues ? Non, arrêtez. Retour à 60 ans et 40 annuités pour les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans. Je pense qu'il y a beaucoup de caricatures qui courent. Nous allons éclaircir les choses et ils seront très vite rassurés. Et vous savez, le problème des retraites aujourd'hui, c'est qu'en France, un jeune commence à avoir un emploi stable à partir de 27 ans. C'est 23 ans en Allemagne. Ça fait 4 années de cotisation en moins.
Eh bien nous, nous disons aux entreprises et aux jeunes, faire en sorte que les jeunes accèsent au marché du travail plus tôt. C'est plus de cotisation, plus d'emploi pour les entreprises. Et c'est bon pour tout le monde. On va expliquer. Et s'il faut expliquer 100 fois, on expliquera 100 fois. Mais loin des caricatures et de la mauvaise foi.
Monsieur le patronat a peut-être mal compris. C'est ce que vous entendez ici ?
Non, mais je pense qu'il y a des caricatures qui circulent. Je pense que certains nombres de syndicats de patrons ne sont pas toujours de très bonne foi, ni même certains organes de presse que vous auriez pu citer.
Marine Le Pen qui dit vouloir imposer un débat de fond. Laurent Jacobelli, quand est-ce qu'on connaîtra exactement le programme du RN pour cette élection présidentielle ?
Vous le connaîtrez dès la rentrée. Vous aurez les principaux éléments.
Après les vacances d'été ?
Bien sûr. Oui, c'est normal. On va travailler aussi et se reposer un peu probablement pendant ces vacances d'été. Et puis, nous délivrerons le programme par petites touches, puis intégralement à partir de la rentrée. C'est normal, comme nous le faisons à chaque fois. Mais je le dis à ceux qui vous écoutent, loin des mythes et légendes, nous présenterons un programme chiffré avec un calendrier d'exécution pour que les Français connaissent leur feuille de route. Et ils sauront même, d'ailleurs, qui sera chargé de le mettre en place. Nous avons déjà dit qui serait Premier ministre, ce sera Jordan Bardella. Vous savez, dans les autres partis, si Mélenchon gagne, ce sera qui le Premier ministre ?
Rima Hassan ? Louis Boyard ? Si c'est le bloc central, ce sera quoi ? Un Premier ministre de gauche ? Un Premier ministre de droite ? Un Premier ministre qui baisse les bras avant même d'avoir commencé ? Je pense que nous, notre programme sera à la fois clair, rassurant, avec le kit.
Il y a tout de même une longueur d'avance sur le RN, avec déjà un premier meeting à Saint-Denis. Le RN, d'ailleurs, premier meeting, ce sera pour quand ?
Ce sera en octobre. Mais vous savez, il y a déjà eu quelques meetings qui ont eu lieu. Marine Le Pen continuera à arpenter les routes de France, comme elle l'a toujours fait. Jordan Bardella fera la même chose. On a la chance, nous, on a deux leaders. On a un duo, donc on va dédoubler nos forces. Jean-Luc Mélenchon, selon vous, a de l'avance. Moi, je trouve qu'il a beaucoup de poids mort à traîner. D'abord, ces députés, dont l'attitude à l'Assemblée nationale montre bien la violence du programme de la France insoumise, l'antisémitisme crasse, qui est l'apanage d'un certain nombre de ses affidés. Non, je ne vous dirai pas, moi, que Jean-Luc Mélenchon a l'avance.
Ça n'empêche pas Jean-Luc Mélenchon, en tout cas, d'avoir une certaine dynamique ? Vous l'accorderez, dans les sondages, c'est ce qu'on peut observer ?
La dynamique de la haine, vous savez, ça ne dure pas longtemps. Je pense que quand on veut monter les communautés les unes contre les autres, lorsqu'on joue sur tous les dangers de la France, l'antisémitisme, l'islam radical, tout cela est très dangereux. Jean-Luc Mélenchon est dangereux. Il est entouré de gens violents. Il est dangereux pour qui ? Pour tous les Français. Moi, je pense qu'il est dangereux pour tous ceux qui aiment la France, tout simplement. La nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, c'est la fin de la France. Voilà.
C'est la livrée au communautarisme, c'est la livrée au narcotrafic, c'est la livrée à l'islam radical, c'est la livrée à toutes les puissances étrangères qui veulent la fin de notre pays. Jean-Luc Mélenchon, c'est, je crois, l'ennemi commun de tous les républicains.
Revenons-en à votre Premier ministre potentiel, en cas de victoire en 2027, Jordan Bardella, qui dit dans une interview au Figaro qu'il va bien, malgré, effectivement, cette confusion. Vous confirmez, j'imagine, ça ne m'étonne pas, en tout cas, Laurent Jacobili, de votre part. Il dit vouloir, dans cette interview au Figaro, former un gouvernement d'union nationale qui dépasserait le RN en cas de victoire en 2027. C'est une affirmation assez forte. À qui le RN tend la main ?
Tous les patriotes. Tous ceux qui voient l'état désastreux dans lequel se trouve la France, mais qui ne sont pas fatalistes. Qui se disent que nous avons tous les moyens de retrouver cette France que l'on aime, de mettre en place les conditions de la renaissance française. Et il y en a partout des gens comme ça. Nous, nous allons ouvrir les portes et les fenêtres.
Partout, c'est-à-dire au centre, à gauche ?
Il y en a un tout petit peu à gauche. Vous pensez à qui ? Je ne sais pas. Vous savez, nous, on a des gens qui viennent chez nous. Vous dites un petit peu, vous avez forcément une idée. Non, mais on a des gens qui viennent chez nous, qui viennent du Parti Socialiste, qui viennent de la France Insoumise. On en a eu dans les candidatures récentes. Il y en a évidemment plus à droite, mais il y en a partout. Et nous, tous ceux qui, demain, renonceront aux petites logiques d'appareil... Vous ne voulez pas nous dire à gauche qui vous tendez franchement la main ?
Je ne vais pas vous dire, mais c'est vrai que quand moi j'ai un débat avec Arnaud Montebourg et qu'il nous parle de réindustrialisation et de souveraineté nationale, voilà, on voit que ça existe.
Vous appelez en tout cas Arnaud Montebourg, notamment, à rejoindre ce gouvernement d'Union nationale en cas de victoire en 2027.
Mais des gens qui, à gauche, ont à cœur la France et la souveraineté nationale, pourquoi pas ? Je reviens du Danemark qui est dirigé à gauche, qui a une politique d'immigration très claire et qui défend les Danois et qui ne donne pas la priorité à ceux qui viennent d'arriver. Donc vous voyez, des gens de bon sens, il y en a partout. Évidemment, le bon sens est probablement...
À droite aussi, Bruno Retailleau, vous y pensez ? C'est un patriote, selon vous ?
Écoutez, est-ce qu'on peut se dire patriote quand on a pactisé avec Emmanuel Macron ? Je ne sais pas.
En tout cas, Éric Ciotti appelle à rejoindre, justement, la grande alliance des droits de Jean-Philippe Tanguy ne semble pas y être totalement opposé.
Mais tous ceux aussi, Bruno Retailleau se rendent compte des erreurs qu'il a commises. Si son attraction, qui semble irrépressible pour Édouard Philippe, se transforme en réalisme, pourquoi pas ? Mais les convertis de la dernière heure qui vendront leur veste, ça, c'est non. Ceux qui croient sincèrement au projet national que nous proposons, oui. Vous savez, on ne gouverne pas seul. Emmanuel Macron a gouverné seul contre tous, on a vu le résultat. Marine Le Pen, Jordan Bardella veulent travailler avec tous ceux qui veulent sauver notre pays. Croyez-moi, il y a du boulot. Croyez-moi, il va falloir que toutes les bonnes volontés se réunissent.
parce que c'est la dernière sortie avant l'autoroute de la faillite de notre pays.
Est-ce que ce n'est pas, finalement, encore un revirement de la part de Marine Le Pen en mars dernier sur France Inter ? Je ne crois pas à l'union des droites. Jordan Bardella l'a fait changer d'avis à ce sujet aussi.
Mais est-ce que j'ai prononcé le mot union des droites ? Est-ce que Jordan Bardella a prononcé le mot union des droites ? Je vais vous dire... On sait qu'il y est favorable. Mais il y a, on va être très clair avec vos auditeurs, il y a probablement plus de patriotes raisonnables à droite qu'il y en a ailleurs. Bon, d'accord. Mais pour autant, nous ne fermons aucune porte. Quelqu'un qui a les compétences pour travailler avec nous et qui aime profondément son pays, il a sa place aux côtés de Marine Le Pen.
L'actualité, c'est aussi le défilé du 14 juillet. Demain, 6800 militaires présents. C'est un record historique. 15% de soldats supplémentaires par rapport à l'an dernier. 30% de véhicules et d'aéronefs en plus. Est-ce qu'ils ont fait trop pour son dernier 14 juillet à l'Élysée, Emmanuel Macron ?
Oui, mais surtout, moi, ce qui me surprend, c'est que l'entrée des spectateurs qui voudraient venir voir ce défilé est très protégé. Ça va être très compliqué d'aller voir ça. Donc, ces grandes démonstrations de force interdites au public, ça rappelle quand même des souvenirs. Qui ne sont pas des souvenirs dans une démocratie, mais qui sont ailleurs, très loin à l'ouest et à l'est, pardon, il y a quelques années. On a l'impression que c'est la place rouge ou la Corée du Nord. Non, mais je dis ça pour rire. Mais on a un président complètement isolé qui veut flatter son égo et qui ne veut plus partager la joie de soutenir nos armées qui en ont bien besoin.
Parce qu'il faut avoir une politique de défense ambitieuse et claire par rapport au danger du monde. Je pense qu'on a un président de la République, maintenant, qui n'est plus là pour quelques mois que flatter son égo pour le temps qu'il lui reste à être à la présidence de la République. Neuf mois, ça va être long. Neuf mois avec un tel président.
Ce 14 juillet, c'est aussi les dix ans de l'attentat de Nice qui avait causé la mort de 86 personnes. Les commémorations ont débuté hier. Elles vont se poursuivre encore jusqu'à demain. Le maire de Nice, votre allié Eric Ciotti, demande à la FIFA de faire observer une minute de silence demain soir avant le coup d'envoi aux Etats-Unis. France-Espagne, il appelle Emmanuel Macron à appuyer sa demande. Vous y êtes favorable, vous-même, à cette minute de silence ?
Oui, parce que c'est un beau symbole. Se souvenir. Se souvenir d'abord pour les victimes, pour les familles. Et puis se souvenir que la France est toujours en proie à un grave danger qui s'appelle le terrorisme islamiste. Et quoi de plus beau que le sport qui doit être fédérateur pour envoyer un message d'union contre la barbarie.
En parlant de sport, je ne sais pas si vous avez lu la déclaration, j'imagine, de l'ancien Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, conservateur. Pour lui, il n'y a aucun Français dans les rangs de l'équipe de France. Ses propos, il vous choque, Laurent Jacob ?
C'est juste inqualifiable, en fait. Voilà. On peut être un peu chauvin quand, évidemment, on soutient une équipe de foot. Mais de là à être raciste, je pense qu'il a franchi une frontière qu'il n'aurait pas dû franchir.
Soutien total, en tout cas, au bleu. Quand bien même certains, on le sait, Kylian Mbappé sont des opposants farouches au Rassemblement National.
Mais il a le droit de le penser. Je soumets souvent des critiques sur le fait qu'en tant que capitaine de l'équipe de France, il casse une forme de droit de réserve. Pour autant, c'est un excellent footballeur et on soutient l'équipe de France. Il n'y a même pas photo, en fait. Sur le terrain, sur le gazon, je crois que tous les Français doivent être unis, quelles que soient leurs origines et leurs opinions politiques. C'est une évidence.
Vous regarderez d'ailleurs le match demain soir ?
Je vais être honnête avec vous, je ne connais pas beaucoup le foot, mais dès qu'il y a l'équipe de France, c'est mon côté patriote, je suis avec eux et quoi qu'il arrive.
Bon, allez, un petit pronostic, Laurent Jacobelli, pour le match demain soir. 1-0 pour la France. 1-0 pour la France, c'est noté. Merci beaucoup, Laurent Jacobelli, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Bonne journée à vous, député de la 8e circonscription de La Moselle, porte-parole du RN. Merci d'être passé ce matin dans le studio de Sud Radio. Bonne journée à vous.
Laurent Jacobelli