Déclaration conjointe avec le Président du Conseil présidentiel libyen Mohamed Al-Manfi.
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- 0:10Président françaisFait
« Je m'étais entretenu immédiatement après son élection, il était encore en poste à Athènes, je m'en souviens »
- 0:25Président françaisFait
« La réunion de La Celle-Saint-Cloud, que nous avions organisée en juillet 2017 »
- 0:35Président françaisFait
« La Conférence internationale de Paris, en mai 2018, qui avait posé les principaux jalons de ce processus de transition »
- 3:00Président françaisFait
« La priorité va être pour vous un agenda politique qui est le maintien du cessez-le-feu »
- 3:30Président françaisFait
« L'argent que NOC aura à verser à la Banque centrale libyenne est un enjeu-clé qui nécessitera une pleine transparence »
- 4:30Président françaisFait
« Nous serons à vos côtés pour vous aider aussi, dans cette période, à faire face à l'agenda sanitaire qui est le vôtre »
- 5:00Président françaisFait
« Nous devons tous ensemble faire en sorte que les forces étrangères qui sont sur le sol libyen le quittent le plus vite possible »
- 6:00Président françaisFait
« Dès lundi, notre ambassade à Tripoli sera réouverte »
- 7:30Président du Conseil présidentiel libyenFait
« Nous avons commencé à parler de réconciliation et des points qui ont fait l'objet d'un accord au sein du dialogue politique »
- 8:30Vice-président du Conseil présidentiel libyenFait
« La France a été l'un des principaux soutiens à ce processus »
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Mesdames, Messieurs, je suis très heureux d'accueillir aujourd'hui à Paris le nouveau président du conseil présidentiel libyen, monsieur Mohamed Al-Manfi, avec lequel je m'étais entretenu immédiatement après son élection, il était encore en poste à Athènes, je m'en souviens, et le vice-président Moussa Al-Koni. Je voulais ici leur témoigner de tout mon soutien, celui de la France, aux autorités libyennes nouvelles unifiées issues du processus de transition politique que la France appelle de ses vœux depuis plusieurs années, et auquel nous avons activement contribué. Je me souviens aujourd'hui de la réunion de La Celle-Saint-Cloud, que nous avions organisée en juillet 2017.
Je me souviens également de la Conférence internationale de Paris, en mai 2018, qui avait posé les principaux jalons de ce processus de transition que les Libyens, ensemble, ont su mettre en marche avec l'aide des Nations unies. Le dialogue positif que nous venons d'avoir a confirmé cette volonté d'oeuvrer en commun pour que la Libye recouvre sa stabilité, sa souveraineté et son unité. Je veux dire qu'on a eu un excellent échange, et je suis très admiratif du courage et de la détermination du président et du vice-président.
J'aurai l'occasion de recevoir aussi le premier ministre dans la foulée, mais ce n'est pas simplement un soutien de mots de façade, c'est un soutien complet que sera celui de la France. D'abord, parce que nous avons une dette à l'égard de la Libye et des Libyens, très claire, qui est une décennie de désordres. Ensuite, parce que je pense que les Libyennes et les Libyens ont le droit d'avoir un pays en stabilité, de recouvrer leur pleine souveraineté, de retrouver ce à quoi ils ont droit, c'est-à-dire d'avoir pour eux-mêmes le fruit de leurs ressources et de leurs richesses.
Je pense que c'est un enjeu pour votre pays et pour votre peuple. Et c'est un enjeu pour toute la région, parce qu'il n'y aura pas de paix en Méditerranée centrale et orientale, il n'y aura pas de paix au Sahel et dans toute cette région de l'Afrique, si nous n'arrivons pas à avoir la paix et la stabilité en Libye, si nous n'arrivons pas à y éradiquer les groupes terroristes et les trafiquants de tous ordres qui, aujourd'hui, déstabilisent votre pays et toute la région. C'est donc aussi un agenda méditerranéen, africain et sahélien qui se joue en Libye.
La priorité va être pour vous un agenda politique qui est le maintien du cessez-le-feu, et nous serons à vos côtés entièrement, et d'avoir l'unité de toutes les forces politiques et de toutes les composantes libyennes pour arriver aux échéances électorales en fin d'année. Et nous mettrons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider sur ce chemin. Ensuite, c'est de parvenir à l'unification, à la professionnalisation des forces armées libyennes au service, justement, de cette transition et de la démocratie.
Je pense que c'est un agenda essentiel, et là aussi, nous ferons tout pour vous y aider. C'est, troisièmement, un agenda de l'unification de l'ensemble des structures économiques et financières. À cet égard, nous savons que l'argent que NOC aura à verser à la Banque centrale libyenne est un enjeu-clé qui nécessitera une pleine transparence des processus de confiance pour que cet argent puisse aller aux Libyennes et aux Libyens.
Je considère que nous devons tout faire, là aussi, pour vous y aider. C'est donc un agenda immense qui est le vôtre : politique, démocratique, militaire et sécuritaire, économique. Je vous sais déterminés à le réussir, et je vous en sais capables.
Je considère que notre responsabilité, c'est d'abord, et avant tout, d'avoir une unité européenne pour y parvenir. Et je ferai absolument tout pour que, avec nos amis italiens, allemands, l'ensemble des membres de l'Union européenne, et nous discuterons, lors du conseil de jeudi, de ce sujet, la France portera exactement ce que je suis en train de vous dire, pour que nous agissions en européens, tous ensemble, au service de cet agenda. L'agenda de l'Europe doit être un agenda au service de la Libye, de ce projet politique, d'une aide aux Libyennes et aux Libyens.
Et aucun autre agenda n'a de place. Aucun autre agenda industriel, économique et financier ne saurait prévaloir. Ensuite, nous devons tous ensemble faire en sorte que les forces étrangères qui sont sur le sol libyen le quittent le plus vite possible.
Les forces combattantes turques, les forces combattantes russes, les combattants étrangers qui ont été importés par ces derniers ou par d'autres sur le sol libyen, doivent le quitter au plus vite, car c'est aux forces armées libyennes réunifiées sous votre autorité, qui est la seule légitime, que revient de sécuriser le sol de la Libye. Et, là aussi, je compte avoir la plus grande fermeté, avec les Européens, fermeté aussi que nous porterons dans le cadre des Nations unies. Je veux ici vraiment saluer le travail remarquable qu'ont fait les Nations unies, ces derniers mois, pour parvenir à cet agenda et pour avoir la chance de vous avoir aujourd'hui.
Je pense que, forts de cela, notre responsabilité est enfin de faire en sorte que toutes celles et ceux qui ont un agenda, influencent tel ou tel camp, essaient en quelque sorte de déstabiliser l'unité, cessent quelque activité que ce soit. Et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour, là aussi, avec nos amis, nos partenaires de la région, vos voisins, de défendre cet agenda de souveraineté et de stabilité. J'ai eu l'occasion de m'en entretenir il y a quelques jours avec le président Kaïs Saïed de Tunisie.
Je parlerai tout à l'heure au président du Niger pour défendre cet agenda. Je parlerai avec le président Déby et le président Sissi avec la même détermination. Enfin, je veux vous dire que nous serons à vos côtés pour vous aider aussi, dans cette période, à faire face à l'agenda sanitaire qui est le vôtre, vous aider à ce que les populations puissent être protégées, accompagnées face au virus de la Covid 19, continuer à former les jeunes Libyennes et Libyens, en particulier les jeunes filles, continuer les projets de développement, nous n'avons pas parlé de la Cyrénaïque et du Fezzan, mais de toutes les régions de Libye, et réussir à porter des projets de développement économique, c'est-à-dire vous aider à avoir des projets d'avenir pour les Libyennes et les Libyens, qui les détourneront des trafiquants, des terroristes qui, parfois, arrivent à convaincre certains jeunes, parce qu'ils sont dans le désespoir, de rejoindre les routes.
Et puis, je veux aussi que nous puissions vous aider à véritablement recouvrer le plein contrôle de vos frontières, à lutter contre les réseaux de trafiquants, et, nous l'avons là aussi évoqué, en partenariat avec tous les pays voisins. Voilà ce que je voulais dire en quelques mots, Mesdames, Messieurs, suite à l'entretien que nous venons d'avoir avec Monsieur le président et Monsieur le vice-président : au fond, un agenda au service des Libyennes et des Libyens, au service de la Libye, de sa souveraineté et de sa stabilité. Et je suis vraiment très heureux, aujourd'hui, de vous avoir reçus.
Dès lundi, notre ambassade à Tripoli sera réouverte, et notre ambassadrice, qui n'a pas cessé, jours et nuits, de travailler au service de cette ambition, pourra retrouver votre sol pour mettre en œuvre tout ce que nous venons de dire à vos côtés. Merci infiniment d'être là, aujourd'hui, à Paris. Merci beaucoup, Monsieur le Président.
Merci pour cette invitation. Merci pour le soutien accordé par la France au processus politique qui a permis de faire arriver au pouvoir cette autorité exécutive, ce nouveau pouvoir exécutif en Libye, et qui a permis de lancer la réunification des institutions libyennes. Aujourd'hui, le dernier pas a été fait pour la réunification des institutions.
Nous avons commencé à parler de réconciliation et des points qui ont fait l'objet d'un accord au sein du dialogue politique. Et la France a été l'un des principaux soutiens à ce processus [INAUDIBLE]. De même, nous avons abordé le volet militaire, le cessez-le-feu et la nécessité d'agir en faveur de la stabilité régionale.
Donc, bien évidemment, ce que nous voulons, c'est organiser les élections à la fin de cette année, le 24 décembre. Les sujets qui ont été abordés aujourd'hui, la discussion d'aujourd'hui a été extrêmement franche. Le président a exprimé son soutien, nous l'en remercions.
Et nous remercions la France, qui se manifeste déjà par la réouverture de l'ambassade à partir de lundi prochain, et également par le soutien pour le retour de la stabilité en Lybie jusqu'aux élections à la fin de cette année. Nous avons été ravis de ce que nous avons entendu aujourd'hui. Et tout ce que nous avons entendu était en fait un soutien remarquable en faveur du nouveau pouvoir exécutif en Lybie, surtout venant d'un pays comme la France.
Merci beaucoup, Monsieur le Président, pour ce début. Merci pour ce soutien. Nous espérons rester en contact, comme nous en sommes convenus lors de notre rencontre, pour parvenir au résultat que nous souhaitons pour la stabilité de la Lybie et de la région le plus rapidement possible.
Je vous remercie, Monsieur le président. Je pense que mon vice-président voudrait ajouter quelque chose. Encore une fois, merci, Monsieur le Président.
Le président a toujours été en pointe sur le dossier lybien. Dès le début, il a été à nos côtés. Il nous a toujours encouragés à parvenir à un accord, à former rapidement un gouvernement.
Et aujourd'hui, nous avons constaté que nous avions le soutien de la France, mais aussi, grâce à la France, le soutien de l'Europe qui, nous l'espérons, va parler d'une seule voix sur le dossier lybien. cela est extrêmement important, parce que ça va nous aider à franchir cette étape qui, somme toute, n'est pas très longue, ces quelques mois qui nous restent avant l'organisation des élections à la fin de l'année. Les défis sont nombreux, mais avant tout, la réunification des institutions militaires, des institutions financières.
Il y a certaines institutions qui sont déjà réunifiées. Il nous reste à réaliser des progrès sur le terrain, c'est-à-dire alléger la souffrance de la population lybienne, maintenant que le gouvernement a été formé et que les ministères ont commencé à travailler. Demain, sera le premier conseil des ministres.
Et donc la Lybie, aujourd'hui, est réunifiée. Nous avons eu une longue discussion, avec le président, sur la frontière sud, qui est aussi un point de passage des groupes terroristes et de l'immigration illégale, sur l'aide dont nous avons besoin de la part de nos voisins, le Tchad et le Niger, et sur la nécessité de travailler ensemble pour mettre un terme à ces trafics de tous genres et aux actions terroristes. Le président nous a également promis de travailler ensemble pour créer des emplois pour les jeunes dans ces régions très excentrées.
Nous avons également parlé de la formation des gardes frontières, en particulier dans cette zone désertique où les frontières sont ouvertes, et de l'équipement de ces gardes frontières. Donc formation et équipement. Ce que nous avons entendu aujourd'hui de la part du président en termes de soutien dépasse de très loin nos espérances.
Merci beaucoup, Monsieur le Président. Merci beaucoup, Mesdames et Messieurs.