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interviewSénat (sur YouTube)· 17 octobre 2025 90 min

Coopération régionale : commerce extérieur des outre-mer

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mes chers collègues, dans le cadre de notre étude sur la coopération régionale dans le bassin atlantique que nos deux rapporteurs Éveline Corbier Namazo qui est dans conscription, elle est originaire de la Réunion et elle doit avoir quelques petits soucis techniques et Jacqueline Stage Brigot donc sénatrice du Valdoise sont en train de finaliser. Nous accueillons ce matin, monsieur Manuel Marsias, économique économiste pardon, auteur d'une étude récente et remarquée de la Banque de France intitulé Quelle perspective pour le commerce extérieur des territoires français ultramarins. Donc nous sommes vraiment dans le vif du du sujet et le projet de loi vichèire qui donnera lieu à un certain nombre de débats, cela permettra d'alimenter aussi les échanges.

Monsieur Marsias, nous vous remercions d'avoir répondu à l'invitation de la délégation sénatoriale aux Outremè et de participer à cet échange. Vous êtes économiste chargé d'études économiques au sein des instituts d'émission d'outre lié d'hommes liés hommes. Vos missions inclut la réalisation d'études sectorielles et macroéconomiques ainsi que la participation à des rapports sur l'attractivité des territoires ultramarins.

L'insuffisante intégration des outresemères dans leur environnement proche déjà observé l'an dernier pour les collectivités du bassin océan indien et leur dépendance marquée à l'hexagone ont conduit notre délégation à rechercher des pistes d'amélioration concrètes pour nos outre mères. Votre étude nous a interpellé car elle établit l'existence d'un potentiel de commerce encore largement sous-exploité pour c territoire avec leur environnement régional. En conséquence, nos interrogations concernent en particulier la politique commerciale que vous recommandez pour les différents territoires, en particulier la Guyane, les Antilles françaises et Saint-Pierre Miclan.

Quels accords manquent selon vous ? Faut-il par exemple privilégier les accords ciblés par produit ? Comme à notre habitude, un questionnaire indicatif vous a été transmis afin de guider nos échanges.

Je laisserai nos rapporteurs vous questionner après votre exposé liminaire et puis les autres collègues poseront à l'heure tour des questions qu'il le souhaitent. Je souhaite aussi saluer nos collègues qui sont en ligne qui malheureusement pour certaines sont bloqués dans les embouteillages et nous suivent. Voilà, je vous laisse la parole, monsieur Marciè.

Euh oui, oui, ben merci beaucoup pour ces propos introductifs, merci pour l'invitation afin de présenter nos résultats de nos travaux dans le dans le cadre de cette commission et nous sommes ravis de pouvoir collaborer comme lors du précédent rapport avec l'intervention de monsieur Odona de collaborer aux travaux que que vous entreprenez qui sont des travaux qui sont pour nous d'une de la plus grande importance. Euh donc je tiens à saluer donc madame Micheline Jacques, présidente du coup de cette commission et madame Jacqueline Stage Brigot, du coup rapporteuse. Du coup, merci de votre invitation à toutes les deux.

Euh donc ce que je vous propose pour cette présentation, donc j'ai préparé quelques diapositives qui présentent un peu le contexte de notre étude puis ensuite quelques résultats. Euh donc ce que je propose c'est qu'on ait une présentation ouverte si ça si ça vous convient où je vous présente des éléments. N'hésitez pas à m'interrompre s'il y a des éléments qui sont pas forcément clairs ou si jamais des questions sont à propos au moment où j'aborde certaines thématiques.

Donc dans un premier temps, on va chercher. Je vais d'abord vous expliquer pourquoi d'entre. Bonjour.

Je vais chercher je vais expliquer d'où vient notre volonté de produire cette étude. Euh donc madame Jacques l'a l'a rappelé. C'est une question qui est une question très absolument essentielle dans les autres mères et qui a été remise à l'ordre du jour assez récemment avec la publication de nombreux rapports par le CE, par l'Assemblée nationale, mais aussi par le par le Sénat sur le l'importance de la vie chère et l'impact qu'elle a sur la vie de nos concitoyens ultramarins.

Euh et une des dimensions importantes des constructions des coûts dans les autres mers vient de l'éloignement de ces géographies et notamment du fait que la plupart des biens qu'ils ont consommés sont importés. Donc là, on a une première motivation qui est une motivation du coup d'intérêt politique public. On a une interaction qui est une une deuxième un deuxième intérêt qui est un intérêt plus scientifique euh où en fait nous disposons à liédom de bases de données qui nous sont transmises par les douanes euh qui sont très précis sur les exportations de chacun des territoires d'outre mer.

Enfin, les doigts nous transmettent pour les dromes euh et l'IS pour les la Nouvelle Kaédonie SPF pour la la police française. Nous avons des données précises de commerce entre ces territoires ultramarins et le reste du monde. Et dans le reste du monde, nous entendons les autres territoires ultramarins, l'hexagone et les pays étrangers.

Euh donc ce qui nous permet d'avoir une base assez unique euh et de produire des euh des des statistiques qui sont qui sont vraent très précises sur les autres mè. Euh et ensuite notre dernière volonté c'était aussi de compléter la littérature sur cette questionlà parce qu'il y a très peu d'études qui portent sur les autres mères et le commerce d'utrem notamment de données aussi précises et de renouveler des études que nous avions déjà produites il y a une dizaine d'années en remettant à jour un peu les modèles pour s'adapter à ce qui était fait dans la littérature du commerce international depuis euh depuis 15 ans jusqu'à aujourd'hui. précision quand on parle de commerce ici on est bien sur le commerce de marchandise puisque nous avons un point de données sur les commerces de les commerces de service qui sont quelque chose qui enfin qui sont très importants dans les économies voisines des des économies ultramarines notamment à travers le tourisme.

Mais du coup là on s'intéresse vraiment au commerce de bien. Donc là, la partie la mon exposé est et l'étude et est subdivisé en deux parties. Une partie plus descriptive qui décrit la situation des autres mères, qui donne un peu des éléments clés pour comprendre la situation actuelle.

Euh et donc là je je présente ces éléments clés dans un deè dans une deuxième partie, on présentera les résultats de notre notre étude statistique. Donc là on parle d'un j'ai mis ce titre du coup en mettant bien le terme de d'insularité entre entre guillemets puisque du coup en effet tous les territoires ultramarins ne sont pas des îles mais tous les territoires marins sont isolés. Donc je j'entends le terme île dans le sens isolé.

Euh et donc ils sont isolés dans leur environnement géographique. En fait, il pardon, ils font partie d'un environnement géographique isolé. C'estàd qu'ils appartiennent soit au bassin Caraïbe, au bassin indien, au bassin Pacifique ou au plateau des Guyanes.

Du coup, qu'ils ont des territoires avec peu d'économie ou des petites économies, principalement des petites économies insulaires en voie de développement pour la plupart des autres MES. Donc, il s'ouvre de cette première insularité. Ce que vous allez voir, c'est que même au sein de ces environnements qui sont déjà isolés, on observe qu'ils sont du coup victime d'une seconde insularité, d'un isolement au sein de territoire déjà isolé.

Donc pardon, je hop, c'est un peu petit de toute façon, c'est des éléments qu'on revient qu'on reverra ensuite par la suite. Donc je parle de première insularité. Donc n'hésite encore une fois, si vous avez envie de euh si vous avez envie d'interrompre, de me poser des questions, n'hésitez pas.

Donc les euh les territoires ultramarins font partie d'environnement géographique pardon euh combat qualifié d'insulaire dans le sens d'isolation euh pour on peut qualifier pour raison et en fait qui vont contraindre très fortement leur accès au commerce international. Donc déjà elles partent avec un capital qui est qui qui complexifie leur accès marché national. Premièrement, il y a les trois tests du marché intérieur, c'est-à-dire qu'on a très peu d'habitants.

On a dans la plupart des économies voisines des autres mères des pays qui ont un revenu par habitant qui est assez faible. Et donc, on va parler d'un étroitesse de marché. Donc, ça va être difficile de développer une industrie assez large, compétitive.

Par exemple, développer une industrie automobile euh en Guadeloupe, ce serait quelque chose qui très compliqué et pas forcément quelque chose qui serait euh qui serait qui serait bénéfique pour l'économie euh ne serait-ce même envisageable. Ensuite, on a des territoires qui sont isolés économiquement, c'estàd qu'on est loin des autres pôles économiques mondiaux. On va être loin de l'Union européenne, notamment de l'Asie et pour la plupart d'entre eux des États-Unis, enfin d'Amérique du Nord.

Et ensuite le fait qu'ils aient une économie qui soit relativement faible va limiter le nombre de produits qui sont en capacité d'exporter et donc va faire créer un risque du coup de de problèmes sur les marchés internationaux sur ce bien spécifique. On peut le voir dans le cas de la Nouvelle Calidonie par exemple actuellement avec le Nickel. Et donc la question se pose de comment est-ce qu'on peut potentiellement rendre les territoires ultramarins plus autonome, les rendre moins dépendant de l'hexagone mais aussi améliorer leurs exportations, enfin la diversification de leurs exportations ?

Je vais éloigner mon ordi parce que sinon je vais avoir ce réflexe ou pas. Donc là, un très rapide graphique pour vous pour vous présenter, c'est là c'est un graphique qui va ne prendre que la dimension géographique des l'ensemble des enf de l'ensemble des territoires du monde, des pays du monde. On va voir à quel point des pays sont éloignés des principaux pôles économiques mondiaux.

Et donc là, on fait ça pour l'ensemble des pays. Et ce qu'on voit, c'est que nos territoires ultramarins ont des valeurs pour cet indices qui sont très faibles et notamment de bassins atlanti pardon indien et Pacifique qui sont un indicateur très faible. C'estàdire que ces territoires vont devoir parcourir des distances très importantes et beaucoup plus importantes que le reste du monde pour arriver à avoir accéder à des marchés où il y a des consommateurs, un nombre important de consommateurs et donc pour pouvoir écouler leur marchandises.

Donc ces isolements, ça donne un isolement de coût, c'est-à-dire qu'il faut pouvoir accéder à ces marchés étrangers. Il faut pouvoir que ces marchés étrangers accèdent à nos territoires. Mais il y a aussi un une complexité de comment est-ce que je vais accéder à ces marchés ne serait-ce que pour connaître ces marchés étrangers.

C'estàd que quand je suis à l'île de Ray, connaître le marché Mar le Marseille le marché hexagonal, c'est c'est facile. Quand je suis en Nouvelle-Caonnie, pour arriver à connaître le marché de des États-Unis, c'est très complexe. La distance joue un effet du coup de de complexification d'internotation des entreprises de ces territoires.

On a un cas particulier du de Guadeloupe et Martinique qui sont de fait plus proches des États-Unis qui vont faire qu'elles ont affiché un une valeur un peu plus un peu plus élevée pour ce dédicateur au de au-delà de ça du coup au-delà de l'isolement géographique on a aussi un isolement logistique de ce territoire car En fait, la plupart des marchandises qui arrivent sur ces territoires et qui partent de ces territoires y arrivent par transport maritime. Et lorsqu'on s'intéresse sur le niveau d'intensification des lignes maritimes qui arrivent dans ces territoires qui est donné par l'indice de connectivité qui est qui est produit par la par la NaNUS qui va mesurer le nombre de bateaux qui arrivve par semaine sur les territoires, le nombre de lignes qui sont connectées, le tonnage possible en équivalent 20 pieds et cetera. Euh donc c'est un un indicateur qui va agréger plusieurs indicateurs d'intensification de des lignes maritimes dans chacun des territoires.

On voit que les territoires ultramarins, on a deux informations. On voit premièrement que ces territoires ultramarins ont des niveaux qui sont assez faibles puisqu'on le voit pas très bien ici mais on a des niveaux de 30 alors que la moyenne internationale est au niveau de 100. Mais on voit aussi que les territoires marins ATMA arrivent à se distinguer pour certains en affichant des connectivités qui sont plus importante que quelques plupart des économies qui sont présentes dans leur dans leur bassin.

On a le cas notamment de la nouvelle de la politique française qui font mieux que FIDji parce que al Nouvelle Cédonie on a on a une raison qui est assez assez assez facile d'expliquer, c'est qu'on a le nickel qui permet en fait l'arrivée, le départ de nombreuses de nombreuses lignes et la police française est isolée dans son territoire et donc en fait il y a des lignes qui sont obligatoires des lien internationales qui vont passer et c'est le territoire le plus le plus riche dans ce cette partie du du territoire. Donc en fait, on voit que les ports ultramarins français sont à la charnière. C'estd qu'ils sont à la fois faible au niveau international en terme de en terme de connectivité mais on voit qu'ils ont un niveau de connectivité qui arrive à concurrencer presque les plus grands ports les plus grands ports régionaux.

Par exemple, Maurice, la Réunion, la Réunion qui est le hubo indien de CMACGM arrive, on a des niveaux qui sont assez importants alors que Maurice, c'est vraiment l'économie qui exporte le plus dans la région. Et dernier point euh sur les points qu'on a vu dans la partie introductive, si on si on fait un peu un on a vu que c'était compliqué d'exporter euh depuis ce territoire, il est compliqué d'importer, l'interciation du coup est complexe. Si on s'intéresse maintenant à ces territoires, est-ce qu'ils exportent ?

La réponse est oui. Ces territoires exportent certains plus que d'autres. On va avoir ici deux échelles en fait afin que les les la nouvelle cadonie écrase pas trop le reste du du graphique, j'ai mis une échelle différente sur la graphique de gauche parce que sinon on a quelque chose qui est beaucoup plus important.

Euh des données précises de comparaison entre les géographies et leur et leurs voisins en terme de montant et données en annexe. Je l'ai pas voulu présenter ici pour pas rajouter toute ton information. Euh mais globalement, on voit que ces territoires exportent et on voit que ces territoires répondent à des spécialisations sectorielles qui sont communes à l'ensemble de des PU des petits états isulaires insulaires en développement. deux possibilités dans ce cas des des petits états insulaires.

Soit j'ai une ressurance naturelle, je surexploite enfin j'exploite cette sur naturelle et je me je me je me concentre sur cette ressource et je n'exporte que ça. C'est le cas de la Nouvelle Kaonie. 95 % donc là le gris foncé, le gris clair et le et le marron sont du féronel, du nickel, des minerais de nickel et les dérivés du nickel.

Donc 95 % d'exportation du de Nouvelle Cathonie. Et donc là, on voit spécialisation totale dans des ressources. 2e possibilité, c'est profiter euh d'un avantage comparatif.

Donc par exemple certains secteurs agricoles et certains agroalimentaires. Pour euh aller sur des productions climatiques, on aura le sucre à la Réunion, on aura le la banane en Martinique, on aura le Rome en Martinique en Guyane. Donc c'est des c'est des c'est des produits pour lesquels ils ont un avantage comparatif par rapport à l'Europe et donc ils vont pouvoir les produire et les exporter.

On a ici juste le cas particulier de la Martinique qui est le bâton le plus grand au centre avec une exportation assez portant d'hydrocarbure dû à la présence de la scara euh sur ce territoire. Donc voilà, on voit que ces territoires possèdent des similarités avec les les pays dans lesquels ils sont avec lesquels ils sont voisins, même dans leur structure de leur exploitation. C'est ça.

Maintenant, on va voir que on a eu la première insularité. Cette première insurité, elle a un impact sur l'intégration des économies ultramarines dans le commerce national. Ces contraintes sont les mêmes que celles de leurs voisins.

Maintenant, on va voir que ces territoires souffrent de ce que j'appelais au début une double insularité puisque on va voir qu'ils vont être au sein de leur environnement géographique, ils vont se distinguer et peut s'intégrer une fois dans le environnement géographique. Et c'est là du coup le l'intérêt pour cette commission arrive. Donc cette première distinction, c'est qu'on va avoir des pays, des territoires ultramarins comparés à des pays alentours qui vont avoir des niveaux de richesse, donc des PIB par habitants qui sont beaucoup plus importants que les pays alentours.

Donc là, pour vous expliquer le graphique le graphique rapidement, en rouge, on a euh les territoires ultramarins du Pacifique. En bleu, la zone atlantique, en jaune, la B le bassin indien. Donc Nouvelle Kaédonie étant la valeur la plus élevée et la pour les pour les autres mèes la plus basse Mayotte en jaune à droite.

Ces valeurs sont incomparé à la valeur bleu clair pour les petits états du Caraïb pour les valeurs du coup de Guyane, Martinique et Guadeloupe en jaune clair pour les petits états insulaires d'océ indien pour Mayotte et la Réunion et en rouge pour la Nouvelle Éclats-Unis française. Donc on voit le gap énorme qui existe entre nos territoires ultramarins et les territoires voisin. Et donc on voit un niveau de développement qui est beaucoup plus important.

Mais ce niveau de développement dit aussi et c'est une question qu'on abordera des niveaux de vie et notamment des prix des coûts de production qui vont être beaucoup plus importants. Et donc là on voit une première contrainte, c'est que les produits, on a des comme je vous expliqué dans la diapo précédente, on a les mêmes logiques de spécialisation, donc on produit à peu près les mêmes biens, mais on les produit plus cher que les voisins. Et donc en fait nos produits à nous, on ne pourra pas les exporter enfin sera compliqué de les exporter vers les pays voisins puisqu'ils produisent la même chose et en plus chez eux du coup ils le produisent moins cher.

Donc premièrement c'est pas forcément c'est une piste qu'il faudra étudier mais sur laquelle il faudra être vigilant. Deuxème facteur qui va venir isoler nos géographies ultramarines, c'est la faible intégration de nos économies ultramarines dans leur environnement régional et au-delà même, c'est la faible intégration internationale de nos économies ultramarines. Si on regarde donc là je donc le graphique présente la part des exportations à gauche de la Martinique et de la Guadaloupe en rouge et en en violet en mauve et en bleu la part des expression des pays des Caraïbes en fonction des zones vers lesquelles elles exportent.

à droite, on a la même chose mais pour les importations. Et donc là, ici on peut voir à quel point les outremères français sont dépendants et presque uniquement dépendants de la France dans leur commerce national. Et quand je dis la France, c'est l'hexagone et les autres territoires ultramarins.

Dans le cas de la Martinique et de la Guadeloupe, on voit que les exportations sont à 80 % faites à destination de l'hexagone et des autres départements français d'Amérique DFA. En terme d'importation, 60 % des importations des pays pardon pardon des de la Guadeloupe et de la Martinique sont d'origine hexagonale. Et donc là, on voit ce paradoxe où on est dans un bassin où on a des pays qui qui ont des des productions qui sont des productions qui sont à des revenus assez faibles, mais on fait on fait revenir quasiment la totalité de nos nos importations depuis le marché hexagonal.

Oui, le le poids en fait le poids normatif, vous avez avez-vous fait une étude sur le poids des normes sur les causes de ces Oui, enfin on n pas fait de d'études sur ça pour le coup mais on on revient sur les normes. Voilà. Oui.

En fait, ce qu'on je pour en fait ce qu'on va ce qu'on montre dans notre étude, c'est que au finalement alors qu'on pensait que les droits de douan avaient un impact assez fort sur le fait qu'on importe pas, on se rend compte que l'impact de ces droits de douan est assez limité et qu'en fait c'est d'autres choses qui viennent dernières. Et donc en fait on donne les douanes euh pardon les droits les normes comme raison explicative. Euh on n' pas de mesures spécifiques là-dessus mais du coup je reviendrai du coup sur ces normes par la suite.

Question concernant les les lois de douanes notamment les États-Unis. Le président Trump avait annoncé que pour les territoires insulaires ultravarales, les doits de douan étaient de 10 % alors que l'Union européenne, la France et lors des négociations, bon il y a eu un loupé quelque part et malheureusement les territoires ultramarins se sont retrouvés avec les mêmes doites de douanes que euh l'Hexagone en en prenant en expliquant que appartenant à la France, la France étant un sujet à 15 % comme les autres pays européens. Donc les les territoires ultrammarins, est-ce que cela peut avoir aussi un impact sur le les exportations et les importations ? les les drits les droits de douane ont un impact du coup sur les importations sur le commerce national, les études de monde.

Nous dans notre dans notre étude, enfin je vais pas en parler là parce que c'était pas forcément le propos, on met euh le fait d'appartenir à une zone de de free agreement de d'accord de libre échange euh et on voit que le fait d'appartenir à un de libre échange va intervenir enfin va faciliter le commerce. Donc qui dit droit de douane dit des biens qui ont des prix plus élevés pour le consommateur et donc automatiquement la demande pour ces biens va diminuer. Donc sera à part pour des biens qui sont des biens euh qui ont déjà des prix très élevés, qui sont des biens de luxe et qui du coup euh le prix est moins important, du coup on aura quand même un impact de ces droits de douane. sur les droits de douanes aux États-Unis, il y a eu beaucoup de revirements où Trump a devoir annoncer des droits de douanes à 50 % à la réunion puis ensuite est redevenu est revenu à 10 %.

Donc, il est difficile d'avoir une idée précise de quoi demain sera fait avec les États-Unis. Euh globalement et ça ça va être un c'est c'est c'est des points qu'on va voir globalement les les exportations des outresem vers les États-Unis à part pour le certaines géographies, je crois que c'est Saint-Périon et la politique française euh où on atteint pas non plus des niveaux qui sont qui sont très très très élevés mais on a c'est là où c'est le plus élevé mais les l'exploitation par exemple de la de la zone Caribe vers les États-Unis sont relativement faibles. On peut le voir ici sur le graphique de gauche.

C'est la première la la première partie où on voit les exportations vers l'Amérique du Nord. On voit que ça représente moins de 5 % de l'ensemble des exportations de la Guadeloupe et de la Martinique. Donc ça ne va pas faciliter notre entrée sous marché américain, mais on voit que déjà notre entrée sur marché américain n'est pas n'est pas optimale et qu'en fait il y a il y a déjà beaucoup de travail à faire pour aider les entreprises Woupen et Martinez à accéder au marché américain euh et qu'il y a d'autres pistes qui sont à euh à voir du coup pour améliorer l'accès au march américain et que les droits de douan seul on le voit même quand ils étaient plus faibles que maintenant du coup n'étaient pas voilà on n pas avait déjà on on arrivé avait déjà pas depuis la marque Galou accéder à ces marchés et c'est par contre ça nous ça nous montre à quel point ce marché américain est un marché potentiel pour les les exploitations guadeloupéenes et martiniquais.

Donc quand on regarde par exemple les importations de la Goupe Martinique, on pourrait se dire mais en fait si ça se trouve les autres territoire alentour se fournissent aussi au niveau européen pour l'ensemble des implantations. Et en fait quand on regarde le graphique, on voit que ça ne tient pas. Euh donc ici, si je vois le la partie Amérique du Nord, la près de 40 % des importations euh de la zone Caribe vient de l'Amérique du Nord.

En tout, on a 50 % des importations des pays de la Caribe qui viennent des Amériques, contrairement à moins de 10 % pour nous. On je on a effectué le même travail. Donc là, comme c'était plutôt orienté bassin Atlantique, on a fait donc Martinique Guadeloupe et donc là, j'ai refait le graphique du Yan qui n'était pas présent dans l'étude à l'origine.

Euh et donc là, comme la Guyane est dans un environnement géographique avec peu d'économie comparable, on j'ai mis la Guyane en rouge. Ensuite, on aura le Guyana en bleu clair et le Surinam en bleu foncé. Et là, les constats sont euh très similaires où on voit que au niveau exportation, on a une dépendance qui est très forte vis-à-vis de l'hexagone et des déf donc de de la France globalement.

Euh et concernant les les zones d'importation, de la même façon, on importera on importera principalement du coup de la France. Euh alors même que par exemple la Guyane se trouve à proximité immédiate du Brésil euh et qui pourrait être un fournisseur de nombreux biens. Juste un point ici euh et qui va qui a peut-être son importance du coup dans ce point-là, c'est que on raisonne ici sur des sur des valeurs qui sont très théoriques.

On nétudie pas la partie logistique. Il existe sur les la grande ligne par exemple c'est ma CGM qui relie la France à la Guyane fait un tour France Guyane Brésil puis ensuite revient en Union européenne. C'estàd qu'il y a pas de liaison directe qui va permettre d'avoir d'exporter de maritimement des choses enfin de manière importante entre le Brésil et la Gat.

Donc on pourra faire toutes les politiques économiques enfin toutes les politiques pardon de développement du du des importations possibles. Il faut que la logistique soit étudiée aussi derrière pour que ce soit rendu possible. le développement des portes euh une question importante et le développement des lignes maritimes.

Euh donc voilà pour ces points. Et donc là pour revenir à notre question de départ qui était la question de la vie chère euh donc là on a vu qu'on se fournissait principalement dans l'Union européenne. Donc cela implique des prix de biens qui sont pour certains plus élevés que ceux qui pourraient être produits à proximité.

On aura aussi des frais de transport qui seront assez importants. On aura des frais des des frais de grossistes à l'import qui vont être aussi importants. Là, je reprends le graphique qui a été produit par l'autorité de la concurrence en 2019 qui prend les coûts moyens de la grande distribution dans les cinq drones et qui va un peu construire ce prix moyen d'où est-ce qu' vient.

Et donc là nous ce qui nous intéressé, il y a deux blocs qui nous intéressaient, c'est le bloc bleu. Ce bloc bleu euh c'est le prix de la marchandise à l'origine. Donc on voit que 50 % quasiment du prix des biens ici c'est le prix de la marchandise à l'origine.

Donc c'est dire que c'est premier point sur lequel enfin premier élément sur lequel on peut on peut jouer pour faire diminuer le prix, c'est jouer sur ce prix à l'origine. Ce prix à l'origine, ça veut dire est-ce que des biens peuvent être importés dans des conditions satisfaisantes de normes mais est-ce qu'ils peuvent être importés de plus proche de biens qui seront moins chers, produit moins chers ici. Première question. 2è question, c'est on voit que les frais d'approche du coup donc enfin la partie spécifit ultramarine avec euh les euh les grossistes importateurs, l'octroit de mer et euh les frais de transport représentent 32 % de ce bien.

Donc là c'est deuxème point c'est est-ce qu'on peut diminuer ça ? Diminuer ça ça veut dire notamment sur la partie coût de transport c'està dire faire venir de moins loin et donc arriver à faire peut-être revenir moins cher. Il y a la question de l' 3 de mer mais questions que nous avons pas abordé là puisque du coup c'est pas une thématique qui nous concerne.

Je vous laisse ça pour un pour un rapport futur mais c'est c'est une question qui est importante, sensible, mais le protocole du coup de Fort de France dans le cadre de à la suite des des manifestations contre la vie chère a ouvert du coup la cette boîte du de l'octro de mer pour venir redéfinir un peu cet Octro de mer. Et globalement euh le protocole d'accord pour la Martinique signé il y a tout juste un an euh vient aborder chacun de ces points-là. Euh du coup en abordant la question des frais du bien du prix du bien, c'estàd produire localement ou faire intervenir du coup des produits plus proches.

La question des marges à aborder et la question des transports et la question de notre tran. Du coup, c'est aussi quelque chose qui va être intéressant à voir, c'est comment vont quelles mesures vont être pouvoir être prises en place et vraiment être appliquées dans le cas de ce protocole, d'accord ? Qui était un protocole très ambitieux.

Donc voilà, maintenant que j'ai brossé un peu le la situation, on va revenir euh spécifiquement sur notre étude qui est une étude donc je une étude scientifique théorique. Du coup, on prend des données, on les passe dans notre dans notre modèle et on obtient des on obtient des estimations. Ces estimations sont des estimations statistiques sur lequelles il faut avoir un regard du coup un peu un peu de recul mais qui nous donne une image de ce qui est envisageable.

Donc là, j'ai voulu simplifier le modèle, enfin vous expliquer exactement comment on faisait sans pouvoir mettre d'équations qui peuvent être un peu un peu lourdes et un peu un peu un peu pénaliser le discours. Il y a une a une diapo en annexe qui explique un peu plus détail avec le modèle. Mais pour faire assez simple, le modèle que nous allons faire, c'est que nous cherchons à expliquer les exportation d'un pays I vers un pays J.

Et nous allons dire que ces exportations elles dépent elles dépendent principalement de trois choses. Elles dépendent de mon pays qui exporte, quelle est sa capacité à exporter vers l'ensemble des pays du monde. Donc ça c'est ce qu'on appelle l'effet pays exportateur.

C'est-à-dire que j'ai un pays, j'ai un pays qui parment qui va être riche, qui va être en capacité de produire plein de produits et exporter, qui va avoir un coût du travail qui va être plus ou moins élevé, qui va avoir des conditions à l'export, donc par exemple des conditions de d'infrastructure donc j'ai un premier effet qui agrège tout ça. J'ai un deuxième effet qui a un effet pays importateur. Donc en gros, c'est le pays vers lequel je je à quel point il est ouvert sur le reste du monde.

Donc de la même façon, est-ce que c'est un pays riche qui a une demande importante ? parce que c'est un pays qui a des infrastructures importantes. Donc c'est un seul effet qui va venir agréger tout ça.

Et enfin, on a un effet qui va venir lier les deux pays, ce qu'on appelle un effet couple pays et qui va venir voir, c'est est-ce que l'échange entre ces deux pays est facile ou pas. Donc c'est un effet qui va venir agréger euh tout ce qui va venir faire intervenir les coûts au commerce entre le PI A et le PIB. Est-ce qu'ils ont des liens historiques ?

Est-ce que la distance est élevée ? Est-ce que les coûts sont importants entre les PI et PP ? Donc on n pas de variable du coup spécifique.

On a juste un indicateur qui va agréger pour le pays exploitateur, pour le pays implantateur et pour le couple de pays les l'impact du coup sur le commerce national. ce qui nous permet d'obtenir ici ce graphique là pour l'ensemble des situations envisageables. Donc là, je vous présente ce graphique là puisqu'on est sur la commission la commission océan Atlantique plus précisément et parce qu'on l'a vu dans notre graphique précédemment, il y a un gros défaut d'export de la Martinique et de lo Guadeloupe vers les États-Unis.

Euh donc là pour vous simpli enfin pour vous expliquer simplement le graphique, principales chose à voir en premier lieu, c'est ce point noir et ce point rouge. Le point noir représente ce que non pardon, je vais commencer par le point rouge. Le point rouge représente ce que l'économie exporte vraiment vers les États-Unis en 2021.

Donc c'est études en 2021 ici. Donc là c'est l'exportation réelle. En noir, on a ce que notre modèle prévoit de ce que la géographie devrait exporter vers les États-Unis.

Donc là, première information, ce qu'on voit, c'est que pour beaucoup de de d'économies dans la Caribbe qui sont donc dans les dans les les plus exportatrices, du coup euh on voit déjà que la Martinique et la Guadeloupe exportent assez peu par rapport à ces économies. le point rouge est plutôt bas par rapport aux autres économies. Donc ça c'est la l'information qu'on avait déjà auparavant.

Et en plus on voit que au-delà de fait d'exporter peu, elles sont assez loin de leur potentiel de commerce alors que les premières économies, on voit on a quasiment potentiel égal niveau d'exportation. Et donc on va essayer de comprendre pourquoi on est à ce niveau-là. Et donc là, si on s'intéresse maintenant spécifiquement aux composantes du coup qui sont en bâton, mon point noir, c'estàd le ce que je suis prêt, enfin ce que mon modèle prédit à l'exportation, il se décompose en trois parties.

Je suis prêt à exporter le point noir parce que je suis un exportateur qui exporte plus ou moins, parce que j'exporte vers un pays qui importe plus ou moins et parce que mon effet couple de pays est plus ou moins important. Et donc là, on va s'arrêter sur chacun de ces ces pointsl. Ce qu'on voit ici, c'est que la dimension bleue pour chacune des économies, c'est ma capacité à exporter globalement.

C'est mon pays, mon effet pays exportateur. Et là, ce qu'on voit, c'est que globalement par rapport aux ailes économies, la Martinique la guignum est assez effet élevé. C'est-à-dire qu'en fait, on arrive à exporter.

On n pas on n pas une contrainte qui nous empêche d'exporter. On n'est pas dans l'incapacité d'exporter. Globalement, on exporte plutôt bien mais on exporte plutôt bien en fait vers l'hexagone.

Ensuite l'effet gris, c'est l'effet pays importateur. Donc là, il est le même pour tous puisque c'est l'importateur, c'est les États-Unis. On étudie que le commerce vers les États-Unis, des pays de la Caï.

Et deè point, trè point, c'est mon effet couple de pays. Et donc ce qu'on voit ici, c'est que on avait un effet payur qui est plutôt positif, un effet pay importateur qui était le même pour tous. Et en fait ce qui va venir pénaliser le commerce des des autres mères, c'est cet effet couple de pays.

Donc ce qu'on voit c'est que les effets coupl de pays qui vont prendre tous les éléments qui vont contraindre le commerce entre deux pays, il est plus fort depuis la Martinique et la Guadeloupe que depuis les autres pays de la zone. Et donc en fait les la Martinique et la Guadeloupe présentent des coûts au commerce vers des destinations qui sont plus importants. Et donc ici pour euh pour donner une dimension plus chiffrée à à ce résultat, on va faire exactement la même chose. le point rouge tout à l'heure donc les exportations à Guadalou et la Martinique pour vous montrer à quel point on est loin du du de ce qu'on de ce que pour exporter théoriquement on a 30 % du potentiel de la Guadeloupe qui est exprimé en en exportation réelle et 12 % seulement de celui de la Martinique qui est exporté en exportation réelle.

Si on décompose ce potentiel, comme je vous l'ai expliqué, on voit des valeurs très basses sur le couple de pays. Donc c'est-à-dire que les outreemes alors qu'ils sont capables d'exporter des montants très importants, sont dans l'incapacité d'exporter le marché américain. On va aller un peu plus loin encore même dans notre analyse, c'est qu'on se dit bon là notre potentiel est déjà plus bas que les autres économies, donc le point noir.

Maintenant, on se dit si on était on avait le même potentiel que nos voisins, combien on pourrait même exporter encore ? Quel sera encore notre potentiel ? Et donc là, si on compare cette situation là, on voit que globalement la Martinique et la Guadeloupe pourrai exporter respectivement 25 millions d'euros de dollars pardon en plus par an et 33 millions de dollars en plus par an vers ce marché-là.

Donc on voit que on a un potentiel de marché inexploité et qui est même encore sous-estimé par rapport à ce qui pourrait être si la ces territoires partageaient les mêmes contraintes que leurs voisins. Ce constat, on l'a fait plus particulièrement pour les produits agroalimentaires puisque quand on regarde les exportations par exemple de la barbade qui qui est le principal voisin de la de la Martinique et qui exporte énormément les États-Unis, on voit qu'ils exportent principalement des produits aggralement et notamment du Rome. Et quand on fait la comparaison des exploitations de Rome de îles par rapport à celle même de la somme de la Guadeloupe la Martinique, on naissant comme une mesure où en fait le Rome qui est le produit phare de ces économieslà est un produit qui s'exporte très bien vers les États-Unis sauf pour la Martinique ou la Guadaloupe où on a des exportations qui sont quasiment nulles vers ce marché.

Euh et donc on pourrait multiplier par 5 le niveau de de produits agroalimentaires vers ce marché vers les États-Unis pour la Martinique et 3,6 pour la Guadeloupe. Et donc là, je veux parler de des de l'effet coup de pays. Donc je reprends là juste la partie qui est en bas, la partie qui est en rouge ici.

Je la reprends uniquement pour les les produits agroalimentaires. Et on voit ici que les deux pays de la zone qui ont cet effet le plus fort, c'est la Guadeloupe et la Martinique. Et donc là, à partir de là, la question qu'on peut se poser et donc là je rebondis sur la la question de madame Jacques de tout à l'heure, c'est qu'est-ce qui peut expliquer ça ?

Et le problème c'est que pour l'instant on n' pas réussi à démêler les ce qui peut expliquer tout ça, mais on a des pistes. La première piste, ça va être les droits de douane. Il existe des droits de douane et notamment une des différences qui va exister entre les pays de la Caribe et les pays ultramarins, c'est que les pays de la Caraïbe font partie du groupe ACP Afrique, Caraïbe, Pacifique, des pays du coup à plus faible revenu au monde et qui ont des accords préférentiels avec la plupart des pays des pays développés.

Et donc ces pays-là, donc contre les pays de la Caraïbe notamment n'auront n'auront pas de droit de douane à l'export vers les États-Unis pour leur bien pour leur bien et notamment pour le Rome. La Martinique et la Guadeloupe auront les droits douanes qui leur sont appliqués jusqu'à maintenant. les droits de douanes qui étaient appliqués les mêmes que l'Union européenne.

Maintenant, avec la stratégie Trump de différencier les droits de douanes entre euh Outre mer et France continentale et Hexagone, du coup, on a des euh des tarifs qui vont être différents, mais on a toujours qu'on a des tarifs à l'entrée pour ces économies contrairement. Deuxème élément euh explicatif euh on va avoir aussi des questions de euh de logistique. C'estàd que là il faut mais là pour le coup c'est une étude spécifique qui doit qui doit être faite, c'est est-ce que on a la capacité pour exporter facilement sans coût supplémentaires dans les États-Unis ?

Parce qu'actuellement le moyen le plus simple ici enfin le les la plupart des des zones qui vont euh Martin Guadeloupe ou Guyan passent par le marché européen. Donc ça veut dire envoyer vers le marché européen pour ensuite réexporter vers les États-Unis. Euh voilà.

Et ensuite, il y a aussi le besoin d'une de connaissance de marché. C'est-à-dire que exporter vers la métropole où on partage la langue, où les circuits de distribution sont connus ou on a même des circuits logistiques pour les grandes enseignes qui sont intégrées, c'est assez facile et c'est peu coûteux pour les entreprises. Par contre, accéder au marché des États-Unis, c'est-à-dire qu'il faut trouver un distributeur aux États-Unis, il faut traduire ces étiquettes, il faut accéder à des marchés en langue étrangère.

C'est des choses qui sont très coûteux pour les entreprises globalement mais particulièrement pour les entreprises ultramarines qui ont peu d'expérience sur la matière du coup parce qu'il y a assez peu. On exporte principalement comme on l'a vu vers l'hexagone les autres DFA. Et donc là pour répondre enfin donc c'est quelque chose qui va être très complexe pour l'ensemble des entreprises.

C'est compliqué de s'instaliser et c'est d'autant plus vers une langue dans un pays vers une langue étrangère et avec une culture du coup qui sera complètement différente. Euh et ici donc c'est une des questions que vous posiez dans votre dans votre questionnaire. La dernière, c'est euh l'utilité que pourraient avoir les les grands acteurs du développement d'intention des entreprises françaises.

Euh là pour le coup, l'impact donc de je principalement parler de business France parce que il se trouve que je travaillais à Business France avant de travailler à Dom. Donc je connais un peu plus la maison Business France que que les CCI qui peuvent aussi présentes. Euh mais le rôle de Business France dans le cadre de cette interisation est très important.

Business France a une expertise euh très importante sur l'ensemble des marchés. Ils ont des agences dans plein de pays euh internationaux et donc des gros marchés, enfin des marchés importants en terme de de niveau de vie. Euh et notamment aux États-Unis, ils ont une connaissance de marché, ils ont une connaissance sectorielle et ils sont en mesure de faire des études de marché.

Et donc les entreprises ultramarines sont en mesure de demander à Business France de leur faire des études de marché de leur proposer des voyage pour rencontrer des distributeurs. Sachant que alors je dis ça de mémoire, je pense que cette formation faudra la vérifier auprès de Business France. Euh le les entreprises ultramarines ont des subventions sur les prestations de de Business France alors que du coup c'est quelque chose enfin c'est c'est quand même un coût qui est assez important. il me semble que les ces prestations sont sont subventionnées.

Et donc là, ça montre du coup l'importance du coup d'aider les entreprises àiser. L'intention n'est pas quelque chose qui est iné, c'est pas quelque chose qui est facile, c'est quelque chose qui est coûteux et qui demande de l'accompagnement. Et cet accompagnement, il doit se faire au travers d'acteurs publics.

Euh voilà. Et euh du coup, dernier point, donc là on a beaucoup parlé d'exportation. Ce qui va beaucoup jouer dans la vie chère, c'est surtout l'importation.

Euh l'importation, ce qu'on voit ici, c'est qu'on a regardé l'impact de l'accord sur du Cariforum avec l'Union européenne dont les territoires enfin les les départements de la de la zone antiuyane pour voir si le fait qu'on diminue les tarifs doués permet de plus importer depuis euh les territoires alentour les zones de carb. Ce qu'on voit c'est que les importations a priori donc là c'est des du travail prospectif qu'on a fait. On vous présente ici les premiers résultats, c'est que a priori le fait d'avoir diminué les droits de douine voir les avoir supprimé pas mal de produits entre la zone Caraïbe et l'Union européenne donc dans dont les les dromes drô pardon n'a pas eu d'impact sur une augmentation des des importations de ces biens de ces pays enfin de par exemple de Marti depuis la zone Caribe.

Et donc là de la même façon ce qu'on voit c'est que les droits de douane ne sont pas la solution. C'estàd que ça il ne faut pas seulement dire une fois faire une politique commerciale, on va diminuer les droits de douane et tout ira mieux. Non, seule une diminution des droits de douane ne suffira pas à une meilleure intégration des des outres.

Et donc là, on revient sur la la question, c'est que il y a d'autres éléments qui jouent. Donc c'est ce qu'on appelle les barrières non tarifaires et qui sont en fait beaucoup plus importants que les barrières tarifaires. Ces barrières tarifes ici, elles sont de plusieurs plusieurs ordres.

On a des barrières tarifaire les normes c'est-à-dire que actuellement pour construire du bâtiment euh des bâtiments enfin dans le secteur de la construction, on doit importer depuis l'Union européenne des biens qui sont labellisés normes CE pour pouvoir construire alors qu'on serait en mesure de faire venir de l'international donc des pays plus proches des biens qui euh n'auraient pas forcément la norme CE. Donc, il faudrait faire la demande administrative pour que c'est bien demander une norme c'est dire qu'on s'intégrer dans un processus qui est très long euh et en plus sur des des euh des produits qui seraient même peut-être plus adaptés aux conditions climatiques qui sont présentes dans les autres mers puisque les normes CE sont principalement construites dans le cadre des des normes de de construction sur le continent européen. Donc sur ça, il y a de l'avancée puisque là, il y a eu un vente du Parlement européen en juin 2024.

Je vais je vais essayer d' date mais je suis plus trop sûr. Bon bref qui ouvre la négociation à une à des normes RUP qui a été validée au niveau français et là actuellement c'est là où je je suis à la limite de de mes connaissances que je sais plus exactement où ce qu'on en est exactement mais normalement des comités consultatifs normes ont été mis en place ou doivent être mis en place dans chacun des territoires pour pouvoir déterminer du coup les conditions de ces normes rupes qui permettront à l'import de biens depuis le l'étranger deux produits qui sont validés par des normes rues mais pas par des normes CE et qui valideront enfin donc qui faciliteront du coup l'import les les contraintes administratives à l'import ça va être quelque chose qui va avoir déjà un poids qui va être très important. On ne peut pas faire pour le compte d'études a priori, il va falloir attendre à postériori.

Euh voilà, il va falloir être vigilant et c'est là l'importance de ces comités consultatifs. Ces normes elles ont de l'importance puisque elles sont là aussi pour assurer la sécurité des consommateurs. Mais ces normes doivent aussi être adaptées aux situations ultramarines.

Et donc là, je pense que ça va prendre un peu de temps avant que ces normes rupes arrivent, mais du coup c'est un des un des points positifs. Euh voilà. Ensuite sur le donc ça c'est le premier point qui pour le moi est un des points les plus importants.

Ensuite, pourquoi est-ce qu'on importe principalement de de l'hexagone ? On importe de l'hexagone pour plusieurs raisons. Des raisons logistiques comme on l'a vu.

La plupart des lignes maritimes qui arrivent depuis la pour dans ces territoires sont des lignes qui arrivent depuis l'Europe. Donc en fait c'est facile d'exporter depuis l'Europe vers les territoires ultramarins. Euh on a aussi des liens logistiques puisqueen fait on a des grandes enseignes qui sont présentes sur les territoires automarains et qui vont du coup se fournir dans leurs plateformes logistiques qui sont en oxagone.

Donc par exemple en Nouvelle-Calédonie, on a SuperU et SuperU va par exemple se va va prodoser des produits U qui sont importer directement métro. Donc c'est juste que ce sont des chaînes qui sont intégrées dans les dans des dans des chaînes logistiques qui font que c'est plus simple pour eux de venir garder ce modèle là. Euh voilà, on a aussi des liens historiques qui font que on a du coup l'habitude de commercer.

On a aussi le fait que c'est plus facile d'aller d'aller vers un pays qui a qui partage la même langue que nous et qui partage les en fait on a aucune formalité à remplir pour exporter de la de l'hexagone vers la vers le par exemple vers la Gualoupe la Martinique. Si jamais on veut le faire venir des produits depuis je sais pas le Nicaragua qui est plus proche et ben du coup on aura plus de formalité on aura devir répondre à plus de formalité et en plus on ne partage pas la langue. Et enfin, je dirais qu'il y a aussi des questions culturelles où les consommations qu'on va avoir, les les niveaux de consommation, enfin les biens qui sont consommés dans ce territoire vont parfois différer de ce qui peut se passer de ce qui est consommé dans les dans les dans les dans les territoires alentours et qui vont faire que ce sera peut-être plus compliqué d'avoir certains biens et qui sont produits du coup en hexagone.

Voilà. Et je pense que j'ai pris un beaucoup de temps, je suis désolé du coup. Et voilà sur les euh pour cette présentation, j'ai quelques diapos en annexe que je vous laisserai si vous le souhaitez donc qui seront disponible ici que je vous laisserai voir sur lequel je ne fais pas mauve.

Merci de de votre attention. Merci pour cet exposé très très éclairant. Je vais sans plus tarder passer la parole à notre rapporteur Jacqueline stage VGN.

D'abord, merci infiniment monsieur parce que d'abord cette analyse qui elle vous clôturez nos auditions et je suis ravie que vous les clôturiez parce que ça nous donne ça confirme un certain nombre de choses mais ça nous éclaire de manière très technique sur des sujets qu'on avait abordés mais pour lequel on avait peut-être pas d'éléments aussi concrets que vous les avez donné aujourd'hui. Donc je v vraiment vous remercier infiniment. D'abord, c'était très clair, c'est important et et vraiment merci parce que vous avez analysé les choses probablement tel qu'on les ressent depuis qu'on a commencé cette étude.

C'estd que les forces et faiblesses les territoires et la et et les contraintes pour ces territoires. Moi je suis en plus je suis pas d'outremè donc j'ai appris plein de choses et j'ai probement un regard différent aujourd'hui sur ces territoires en particulier les Caraïbes et du coup ça paraît assez complexe mais je me en vous écoutant je me dis rien n'est impossible non plus c'estàd que à partir du moment où on pose les choses telles que vous voulez poser mais telles qu'on les avait déjà entendu dans nos auditions euh il nous appartient aussi de tirer les les ficelles pour peut-être qu'on on arrive à autre chose. Vous avez parlé tout à l'heure du Rome qui ne va pas aux États-Unis.

Ça a été ma au tout début de nos audition ma première découverte et ma première stupéfaction de me dire aux États-Unis, il y a le Rome de tous les autres pays, hein, Colombie et cetera et pas le nôtre. Alors, c'est vrai qu'il y a au-delà de Trump et de la taxe Trump bien avant, il y a une taxe quand même très très importante sur les Romes. Voilà.

Donc, mais après rien n'est impossible non plus. Il faut qu'on arrive à percer ce marché quand même. Et quand vous parlez de la langue, le barrage de la langue et peut-être, mais c'est pas péjoratif du tout ce que je vais dire, un peu la facilité qu'on a nous euh d'emmener plutôt à droite que plutôt à gauche, peut-être que vous parlez de la langue mais les étiquettes, c'est rien de compliqué à faire les étiquettes euh en bilingue, hein, je veux dire.

Voilà. Donc, faut peut-être aussi qu'on essaie de pousser un peu les choses pour qu'on y arrive parce que euh ces territoires, ces territoires, ils ont ils ont besoin ils ont besoin de se développer. avec les acteurs locaux.

Alors, vous n'avez pas parlé des acteurs locaux, mais c'était pas l'objet de votre étude. Mais voilà. Donc, je pense que vous avez posé là, en tout cas aujourd'hui, certaines clés qu'il va falloir que tout le monde s'approprie euh mais je veux vous n'avez peut-être pas fait ça dans votre étude parce que c'était pas l'objet.

La question qu'on peut se poser aussi, c'est que dans la manière dont on organise la vie et et le développement de de ces île, est-ce que vous ne pensez pas aussi, mais je sais pas si vous l'avez abordé dans votre réflexion, qu'il y a une complexité de une espèce de 1000 feuilles dans ces territoires, il me semble qui qui fait que tout le monde s'occupe de tout, mais en tout cas pas de manière individualisée, c'est que tout le monde s'occupe de tout et du coup on avance pas beaucoup. C'est c'est voilà, on sait que partout même dans l'hexagone, on a des 1000 feuilles qui nous empêchent d'avancer, mais je trouve que ces 1000 feuilles sont peut-être plus handicapant, je veux dire, dans ces territoires qu'ici. Qu'est-ce que Est-ce que vous avez pu avoir une réflexion là-dessus ?

Euh non, pour le coup, je n'ai pas du tout étudié la la complexité du coup de la de la des différentes structures. Ouais. Euh par contre, ce qu'on ce qu'on peut on peut voir euh ce qu'on a pu voir dans d'autres projets, c'est que il manque parfois enfin je je fais la référence à une à une conférence à Rome euh du coup enfin c'est l'économie ultramarine qui qui qui réalisé tous les ans tous les 2 ans où une une élu de du bassin atlantique disait en fait on a par exemple des projets qui enfin des financements mais il manque d'ingénierie de projet qui en fait nous permet pas de répondre de manière satisfaisante à ces aides.

Et donc ce qui se passe c'est que on va donner enfin on va proposer des aides mais enfin on donne pas les moyens à ces territoires d'arriver à à prendre ses aides et du coup elle est voilà et donc voilà donc uniquement donner des aides ne suffit pas il faut aussi aider cette ces ces entreprises et donc c'est pour ça par exemple je parlais de Business France ou je parlais de des CCI il faut que qu'il y ait des aides pour que du coup on les elles aient la pleine capacité à intégrer ses financements dans leur dans leur développement. Et vous avez abordé aussi un vrai sujet qu'on aborde quasiment à toutes les auditions sur les normes européennes. En fait, vous avez raison de rappeler que elles protège effectivement au niveau sanitaire, au niveau sécurité et cetera, mais on sa pas elles sont quand même très bloquantes pour pour les territoires ultramarins.

Je pense que je le dis à chaque fois où souvent on a construit l'Europe sans penser qu'on avait des territoires ultramarins. D'abord parce que nous sommes parmi les pays européens le pays qui a le plus de territoires autreem. Les autres en ont pas du tout ou quasiment pas.

Donc le sujet a pas dû se poser de la même manière, mais on s'aperçoit que c'est très très bloquant aujourd'hui. Donc on on a cette double difficulté d'adaptation sans remettre en cause la sécurité globale, hein. Mais ça c'est un sujet qui est voilà qui ressort pratiquement à chaque audition ce qui fait que ces contraintes voilà vous avez parlé de de du lien entre la Guyane et le Brésil.

Nous on a fait un déplacement et c'est vrai que c'est c'est criant. C'est que produire partent pour revenir. Voilà et et même parfois quand il y a des infrastructures qui permettraient de le gérer autrement, ça ne se fait pas.

Donc c'est vrai que vous avez raison de le poser parce que c'est l'un des sujets la logistique en tout cas est fondamentale en tout cas sur ces liens. Sur ces liens. Ouais.

Oui. Parce qu'en fait on pourra du coup mettre enfin proposer toutes les tous les dispositifs inimaginables s'il n'y a pas de lien entre lien de transport entre deux pays. Les importations et les importations ne se feront pas.

Bien sûr, bien sûr. En tout cas, voilà. Merci.

Bon, vous avez eu le questionnaire, vous paros, vous avez répondu à toutes nos questions, mais vraiment je vous remercie parce que et et et vos schémas sont très très éclairants sur les forces et faiblesses de notre territoire. Merci beaucoup. Merci à vous.

Merci. Je vais laisser la parole à Solange Nadil puis Jean-Gérard Pmier et après Marido Merci madame la présidente. Merci pour vos premiers propos.

Alors moi j'aurais une question toute simple. Est-ce que vous vous êtes intéressé à la question des monopoles dans les territoires ultramarins et euh les conséquences de ces monopoles ? J'ai envie de vous dire oui, je vous rejoins sur pas mal de conclusions sur votre étude.

Alors, il y a une particularité peut-être que vous n'avez pas cité. Oui, vous avez parlé de différence entre les territoires ultramarins. Vous avez parlé d'isolement par rapport à la question d'île, de double insularité.

Je dirais que la Guadeloupe ou la Polynésie, il s'agit de triple insularité puisque nous avons des îles. Donc, il y a encore ce problème-là. Et je pense qu'au niveau hexagonal, au niveau national, cette problématique n'est pas prise en compte.

Deuxièmement, vous allez parler d'ingénierie manquante. Alors, j'ai envie de vous dire, l'ingénierie n'est pas manquante. C'est une stratégie nationale d'empêcher l'ouverture vers le continent américain.

Pourquoi ? Parce que si on exporte vers l'Amérique, automatiquement on peut chercher aussi à importer. Est-ce que cela est bon pour le national ?

Donc moi, je vous dirais aussi qu'il faut pousser la réflexion et se demander est-ce qu'il est pas opportun coût élevé de production pour faire le national, n'oublions pas la valeur des territoires ultramarin pour la balance commerciale de la France. Voilà. Merci beaucoup.

Oui, moi je voulais effectivement prolonger ce que disait la collègue Stash Brig sur l'Europe. Je crois que vraiment il y a une sensibilisation très importante à faire parce qu'on se rend bien compte qu'un certain nombre de normes et de règles sont inadaptées au territoire ultramarin. Moi, c'est ce que je ressens ici depuis que je suis sénateur.

Est-ce que vous avez d'ailleurs est-ce qu'il y a une étude qui a été faite pour ce que vous constatez sur les pays ultramarins français sur d'autres parce que il y a effectivement même s'il y en a pas beaucoup, il y a d'autres pays de l'Union européenne qui ont des territoires ultramarins. Est-ce qu'on constate un peu les mêmes les mêmes choses que ce que vous constatez ici ? Parce que ça pourrait avoir un intérêt pour nous pour sensibiliser davantage l'Union européenne sur l'importance de devoir faire évoluer ses normes et ses règles.

Parce que si ça ne s'applique à un seul pays, on dira toujours ah la France, la France. Alors que s'il y en a plusieurs, on est peut-être un peu plus fort pour les sensibiliser. Donc est-ce qu'il y a quelque chose qui a été fait à ce sujet ?

Et puis euh dans les propositions, qu'est-ce que vous pourriez proposer justement euh vis-à-vis de l'Union européenne pour qu'on puisse tirer aller au-delà de du constat très juste que que vous faites pour aller vers des propositions ou des orientations, je dirais que nous nous pourrions défendre en tant que parlementaire. Merci. Bonjour monsieur.

Euh merci pour les éclairages que vous nous avez apporté. Euh je voudrais vous poser deux questions euh complémentaires par rapport au aux résultats de votre étude. Alors, vous avez évoqué un certain nombre de freins donc au développement d'un d'une vraie politique de commerce extérieur pour pour les territoires ultramarins dans une optique de lutte contre la vie chère dans ces territoires et et vous avez ce qui c'est l'idée d'une spécialisation spécialisation qui pourrait être sectorielle euh donc produit un produit ou des produits par territoire dans cette optique Est-ce que la problématique des chaînes d'approvisionnement qui sont aussi importantes puisque les matières premières d'une part mais aussi tout ce qui peut concourir à à alimenter la la construction d'une industrie, d'une activité industrielle proprement ou de production tout simplement euh ne doit pas être prise en compte dans la mesure où elle peut freiner aussi euh la stratégie de construction d'une vraie économie productive euh à partir de d'une idée de spécialisation sectorielle.

Ensuite, je n'ai enfin je n'ai pas eu le sentiment que la question des infrastructures euh logistiques et notamment portuaire a été prise en compte dans votre étude et dans le modèle de gravité. Est-ce que vous considérez que c'est une donnée qui n'a pas beaucoup d'importance euh ou est-ce que voilà, c'est un élément qui qui a fait l'objet d'une autre étude par exemple. En particulier, les caractéristiques des infrastructures portuaires peuvent limiter ou euh faciliter euh l'activité maritime euh et en particulier l'accès ou euh les tonnages notamment.

Euh est-ce que les caractéristiques des ports euh qui existent aujourd'hui dans nos territoires leur permettre leur permettre d'avoir une taille critique pour s'insérer véritablement dans le commerce international de façon sérieuse et et raisonnable. Notamment, je pense à tout ce qui est le tir en dos et cetera pour pouvoir vraiment avoir une activité notable. Et enfin, nous sommes aussi dans des territoires où pour lesquels on a aussi des considération écologique et environnementale importantes et en particulier les problématiques notamment de drag des freins, des entors ou des difficultés.

Euh est-ce que vous pensez que c'est compatible développer une vraie activité commerciale extérieure ? Est-ce que c'est compatible avec la protection des littoraux et des environnements physiques de ces territoires et dans quelle mesure ? Et enfin, dernier point, si vous considérez que nous sommes pas haut niveau au point de vue des infrastructures maritimes, est-ce que est-ce qu'on a tenté d'évaluer ce que ça représenterait de se mettre au niveau sur un plan financier et quelles peuvent être les sources de financement pour nous mettre à niveau et et s'insérer véritablement dans le commerce maritime international ?

Euh donc je vais je ça vous vo je vais répond essayer de répondre dans l'ordre euh sur la question des monopoles. C'est une question qu'on n'a pas abordé réell enfin du tout dans cette étude mais c'est une problématique qui est réelle pour et c'est c'est pour ça que tout à l'heure quand je parlais de de chaînes logistiques intégré là pour le coup c'est du coup c'est en effet c'est monopole qui qui vont qui vont venir intervenir on a et puis même ce monopole il est on sur la distribution par on va parler plutôt d'oligopole où il y a très peu de concurrence et c'est c'est ces oligopol ils ont un impact sur les prix Euh il y a actuellement une étude qui est menée euh sur les les marges des entreprises euh je ne sais plus par quelle institution, peut-être la cour des je ne suis plus sûr donc je mais qui où ces éléments-l vont être vont être vont être étudiés. On a aussi un monopole en terme de transport, c'estàd qu'on vers la Guadeloupe Martinique et vers et vers la Gu la Guyane pardon, on a principalement CMA CGM qui fait qui fait les transports donc qui va qui va pouvoir fixer les prix.

Euh donc oui, c'est des éléments qui jouent et qui sont très importants. L'absence de concurrence euh est toujours impacte toujours les prix de manière négative, c'estàd à la hausse. Et il y a une réflexion sur pour limiter c'est une monopole, c'est copol est une question qu'il faut aborder aussi dans le cadre de la pour contrer la les effets de la vie chère.

Euh sur la triple insularité, je ne fais que vous rejoindre. En effet, du coup, c'est une question qui existe dans dans beaucoup d'outre mer. Euh moi-même, venant de Nouvelle-Calédonie, je je présente les les îles Doyuté, par exemple, comme des territoires qui sont des triples insularités.

Et donc même au sein de nos territoires qui sont déjà isolés, on a des territoires qui vont avoir des des contraintes encore plus fortes. J'ai en effet j'ai j'ai fait erreur de généralité en parlant de double inéorité mais on aurait très bien parler de triple inféorité euh sur le sur le fait qu'il sur les importations de désolé je l'enlever sur les exportations de de Rome à destination des États-Unis et et les importations. Là pour le coup, je je suis assez partagé sur le sur ce que sur sur l'analyse, c'està-dire que on le fait d'exporter du coup a permettre permettra d'augmenter notre notre à la fois la production, mais aussi vers l'aller vers un marché avec des prix qui sont plus élevés et donc avoir retiré des démarches plus importantes pour nos productions. [Musique] Donc je pense qu'on a on a intérêt à aller vers ces marchés là.

On a intérêt à diversifier notre nos marchés de destination. Surtout qu'on produit des ROMs de qualité et qui ont leur place sur march américain. Le marché américain, c'est un des premiers marchés consommateurs de Rome au monde.

Euh et donc en fait se contraindre à uniquement le marché hexagonal, ça suffit pas. et surtout que ça ne permet pas de valoriser en fait on on produit comme je disais on produit un ROM de qualité et en fait on on n'arrive pas à l'exporter vers des marchés vers lesquels on saurait qui aurait un marché potentiel et donc qui pour lequel la il serait important qu'on ait une connaissance de marché. Euh et du coup pour rebondir sur je sais plus où est-ce qu'on disait ça, c'est changer une étiquette en anglais, c'est pas Oui, il y a c'est un peu plus que ça parce qu' fait il faut contacter des distributeurs, il faut contacter en anglais, ensuite il faut des contrats et cetera.

Oui, mais c'est des choses qui sont qui qui sont quand même faire. Oui, en effet. Et voilà.

Mais du coup, c'est peut-être demande d'accompagnement euh et voilà. Et je pour le coup là, c'est c'est plus une nutrition. on on passe, on a plus de 60 % des importations de de ces territoires qui viennent d'Hexagone.

Je je ne pense pas que le que la création d'un lien commercial entre les États-Unis et la et la pour le Rome va permettre va va changer cet équilibre du tout tout tout tout. On le voit d'ailleurs dans les graphiques où l'Amérique du Nord représente pour la Caraïbe un un pays importateur important mais pas le c'est celui-ci euh il représente par exemple donc 40 % et on n'est pas à 60 ou 70 % comme ce qu'on peut avoir pour nous avec la métropole. Et le je me dis que la en fait moi j'y vois deux intérêts, c'est qu'en fait l'ajout de concurrence ça venir venir des biens extérieurs qui seront parfois moins chers.

Mais l'ajout de concurrence ça fait aussi que les produits qui viennent de métropole qui étaient en en monopole, ces monopoles vont être dans l'obligation de diminuer leur prix ou d'offrir une palette de bien plus importante. Euh donc voilà, cette concurrence je la vois plutôt positive. et je ne pense pas qu'elle va venir remplacer le lien qui est étroit entre l'hexagone et la et les territoires ultramarin.

Mais elle est positive pour qui pour les habitants ? Positif pour qui cette concurrence ? Si elle est mise en place, bah elle sera positive pour les habitants dans le sens où ça permettra une baisse des prix.

Après, on aura sûrement je serais incapable de vous dire la part de marché que les États-Unis pourraient prendre et cetera. On aura bien sûr des export des pays des entreprises qui exportent vers le vers les Antilles et la Guyane qui vont perdre des parts de marché. Ça c'est une question mais peut-être que cette concurrence accrue va faire changer le leur stratégie de produits qu'ils envoient enem et donc donc ils vont eux-mêmes baisser leur prix et donc on va avoir un équilibre qui va qui va se créer.

Mais cette enfin ce qu'il faut voir c'est que la situation de monopole comme on disait au début c'est qu'elle a un impact sur le niveau des prix ou de ligopol et si on veut baisser les prix il faut un peu de concurrence. Après, moi je mettrais juste une vigilance très importante, c'est que la politique commerciale, il faut qu'elle se réfléchisse certes en terme de prix, mais il faut qu'elle se elle se réfléchisse en terme de protection des consommations locales. Euh et donc actuellement et donc là, c'est un des points qui est important dans ce qui est proposé dans le protocole d'accord de pour après de contre la vie chère qui est proposé à Martinique l'année dernière, c'est qu'il y a la volonté d'une augmentation de production locale.

La meilleure production qu'on pourra avoir, c'est la production qui sera faite par les territoires eux-mêmes. Et donc ici, il y a eu de nombreux apports qui ont été proposés et qui sont très intéressants dans ce protocole, notamment le développement d'une automie autonomie alimentaire avec le passage des aides posées à de 15 à 30 %. Euh et du coup, il faut prendre en compte que les coûts de production dans nos territoires, notamment pour l'agriculture sont très importants et qu'il est normal de pouvoir que nos territoires ultrammarins se fournissent auprès de leurs agriculteurs pour consommer.

Et donc là, il y a un champ de paradiging où du coup, on doit aller vers plus de de production vivière et cette production vivière doit être aidée par les par les pouvoirs publics. Mais pour ce qui n'est pas produit localement, du coup, il faut arriver du coup à à se développer du coup en terme de de fournisseur et et offrir une gamme plus importante de de produits au au consommateur. Euh ensuite, sur votre question sur les euh les études sur les autres pays ultramarins, euh il y a pas de comparaison qui a été faite.

Euh donc c'est en effet, c'est quelque chose qui pourrait être étudié. faudra juste qu'on vérifie la disponibilité de données. C'estd que nous là, on a les données par exemple pour le pour l'ensemble des des dromes parce que les douanes nous fournissent des données des chances avec l'hexagone.

Par exemple, si on veut étudier la situation des Canaries, la des Canaries donc il faudra sûrement faire un partenariat avec les douanes espagnoles pour avoir des échanges entre le l'Espagne continentale et les Canaries. Donc il y a une question de données mais en effet c'est quelque chose qui pourrait être qui pourra être étudié en fonction des données qui sont qui sont disponibles. Et après faut juste faut voir que le statut les des outresemers européens mis à part le cas de de MADER et de des Assorts et de des Canaris qui sont aussi des RUP sont principalement des PTOM qui ont des droits très larges, vraiment très très larges en concernant leur autonomie et donc qui ont la capacité de signer des accords, qui ont capacité d'être indépendants, qui ont leur banque centrale et cetera et cetera euh qui enfin qui ont leur monnaie et leur banque centrale.

Donc on est sur des situations où on est on est encore plus indépendant que que nos territoires à nous. Et donc la comparaison est intéressante à faire, mais il faudra garder ça un peu en tête. Euh voilà, je je sais plus si vous aviez d'autres questions.

J'avais noté ça. Je je crois que c'est tout. J'aurais deux petites questions.

Premièrement, sur le volume de production euh pour produire vers enfin aller sur le marché américain. Il y a un certain à mon sens un certain volume de production qui permettrait d'être rentable compte tenu des contraintes logistiques et des coûts de de transport des marchandises. J'ai une autre question sur la taxation puisque l'Europe vient de sortir une nouvelle taxe aux frontières, ce qu'ils appellent la taxe carbone aux frontières qui contraint les pays importateurs européens, donc les pays les territoires ultramarins en font partie a déclaré le contenu carbone des produits importés.

Donc, connaissant qu'aux États-Unis euh la façon dont les États-Unis produisent, est-ce que ce ne sera pas encore un impact euh aura pas encore un impact supplémentaire si on voudrait s'orienter vers le marché euh américain pour pouvoir diminuer les coûts ? Donc le lolot nous sommes un peu pris pris pris en otage de de toutes ces taxes. À cela s'ajoute la BAF, la fameuse bunker adjustement factor qui est lié aussi au carburant consommé et compte tenu de la distance qui sépare les territoires ultramarins de de la France de l'Europe.

Nous sommes aussi assujetter à à cette taxe. Comment peut-on essayer de de d'amourrir tous ces tous ces coûts qui nous arrivent, ces taxes qui nous arrivent ? Euh du coup pour le pour les États-Unis là dans notre étude et ce qu'on a plutôt vu, c'est que les États-Unis, je le je l'envise on envisage plus pour un marché potentiel à l'export puisque en effet c'est un pays à revenu élevé avec coût du travail relativement élevé.

Euh et donc peut-être qu'à l'inverse, on pourra avoir des des biens qui pourront venir des États-Unis, mais c'est plus à marcher à l'export. Il y a en effet une valeur critique du coup donc qui va dépendre des coûts du transport là. Et là pour le coup, il faut voir à quel point il est enfin actuellement pour pouvoir exporter vers les États-Unis.

De mémoire des lignes que je peux avoir, c'est qu'il faut passer par la Jamaïque, ensuite de la Jamaïque aller vers les États-Unis. Euh mais en effet, il faut être en capacité de remplir un équivalent 20 pieds. Et donc ça veut dire des volumes qui sont enfin même plusieurs équivalent 20 pieds pour que c'est des volumes qui sont qui sont assez importants.

Mais sachant que euh je vais juste je me permets de vous présenter un graphique que j'ai en annexe. Donc j'ai pas de de valeur à vous donner ou de ou de quoi que ce soit. Je alors je vais vous montrer le le 3è et le 4e bâton, c'est la Martinique et la Guadeloupe, le 3è la deuxème c'est la barbade.

Et le premier, je ne sais j'arrive plus à lire, je sais plus de qui il s'agit, c'est les exportations totales entre 2013 et 2022. Pardon. Merci.

Et ce qu'on voit donc là, c'est l'ensemble des exportations des territoires du bassin Caraïbe vers l'international en ce qu'on voit à travers ce graphique là, c'est qu'au final, si on regarde la Martinique qui va qui va beaucoup exporter de dont beaucoup, c'est des hydrocarbures euh et la Guadeloupe, on voit qu'ils ont des niveaux d'exportation qui sont qui sont pas si faibles que ça par rapport aux îles. Donc là, c'est îles entour. J'ai pas pris euh j'ai pas pris le la République dominicaine euh ou j'ai pas pris la gémaïque qui sont des dimensions qui sont complètement différentes.

Et là pour le coup la compéaraison n'est n'aurait pas n'aurait pas de sens. Mais ce qu'on voit c'est qu'on on arrive quand même à exporter sur des valeurs qui sont relativement comparables à ce qui se passe dans économie donc et qui eux exportent vers les États-Unis. Donc ce premier indicateur pourrait dire que on aurait les moyens.

Du coup si eux y arrivent pourquoi pas nous ? Euh donc voilà, ça c'est ça c'est très théorique. Donc j'ai pas les j'ai pas les données de de coût du commerce.

Je sais pas s'il faudrait passer par du transport à rien, par des transports maritim à priori plutôt de transport maritim. Mais mais du coup quand on voit les volumes globaux, on se dit on n'est pas non plus très très bas. Euh ensuite sur les taxes carbone à l'entrée sur le marché européen, euh pour le coup, je là actuellement, enfin comme je vous disais tout à l'heure, je pense pas que les États-Unis soient le pays qui faille forcément viser pour les importations parce que c'est déjà assez cher, plutôt les pays de la Caribe ou de l'Amérique centrale ou Amérique du Sud.

Euh et donc là la question de la taxe sera différente où on n'ura pas les mêmes niveaux de production. Et après la mise en place de cette taxe, elle permet aussi d'expliquer que produire c'est un coût environnemental et donc il faut que ce coût environnemental soit payé à un moment un moment donné. Euh mais du coup le le fait de se produire de se fournir directement ça évite que ces produits là passent d'abord par l'Union européenne et cette taxe soit transformée sur place.

Ensuite réansporter transporter. Donc donc vaut mieux qu'on se fournisse directement, qu'on paye cette taxe directement plutôt qu'il soit d'abord envoyé dans l'Union européenne. C'est ce qui se passe actuellement.

On envoie dans l'Union européenne, on on met on met en emballe en France et ensuite hop, on renvoie dans les autres mères. Donc la taxe est prise en compte, c'est juste qu'on a les coûts de transport qui sont encore plus importants. Et je sais plus si j'ai répondu à toutes vos questions.

Ouais. Pendant très longtemps, Saint-Marthelémie et Saint-Martin se sont approvisionnés via Pooreco par des produits des produits américains compte tenu de de du contexte de et de du rapprochement de ces deux îles du nord de de la Caraïbe. Et c'est vrai que si on pouvait créer des des des flux parce que pour qu'il y ait enfin la CMACGM nous avait expliqué que pour qu'il y ait une ligne maritime et c'est ce qui explique qu'il y ait pas beaucoup de ligne maritime dans les dans les petits territoires entre les petits territoires, c'est qu'il faut du flux et du reflux.

Donc si on importe, il faut qu'on soit en mesure d'exporter. Et euh là c'est pour pour donc voir dans quelle mesure il pourrait y avoir aussi euh c'est mettre en place ces lignes pour qu'elles soient viables dans le territoire parce qu'il est vrai qu'il y a tout un circuit avec la nouvelle politique de verdissement de du transport maritime. La CMACGM a opté pour créer deux hubs en Guadeloupe et en Martinique et il n'y a plus de ligne qui vient directement euh par exemple vers Saint-Martin.

Donc cela crée pour aller aussi entre la Martinique et la Guyane, en général le container doit faire je ne sais combien d'escales avant d'arriver avant d'arriver en Guyane. Donc il y a vraiment il y a un sujet aussi peut-être une étude à approfondir sur les possibilités d'import export dans entre ces entre ces îles. Je juste compléter ce que tu dis, c'est que moi j'ai bien conscience qu'il vaut mieux exporter par vers les États-Unis que importer.

Je pense que voilà. Mais du coup, tu parlais la de certains transporteurs dont je dirais pas le nom. On est enfin on n'est pas non plus marié avec tout le monde.

On peut aussi trouver d'autres d'autres possibilités d'exporter et de voilà. C'est qu'aujourd'hui il y a quand même et tu parlais de monopole, il y a quand même des monopoles sur les transports maritimes, peut-être se poser des questions. Enfin voilà, moi j'ai rien contre personne.

Voilà, je suis mariée avec personne, j'ai aucun souci avec personne. Mais pour le coup, il y a peut-être des révolutions à faire à ce niveau-là. C'està-dire que moi je suis assez d'accord avec vous que il faut prendre ce potentiel États-Unis comme un moyen de d'exportation et d'importation peut-être mais pas surtout mais pour le coup euh au niveau du monopole des transports faut faut aussi peut-être donner un coup de pied dans la machine et se dire ayons d'autres possibilités d'exporter et d'importer hein sincèrement.

Oui, sincèrement parce que nos grands monopoles de transport maritimes, on les connaît, ils sont très voilà, ils sont efficaces mais bon voilà, ils ont des monopoles quand même, il faut juste le dire. Voilà. Et donc nous, on a derrière ça l'intérêt, le développement de territoire.

Pourquoi je dis ça ? C'est que si on se pose ça des questions aujourd'hui, moi je suis très inquiète sur l'avenir de ces territoires en matière de développement économique, d'emploi, de jeunesse pour la jeunesse aussi. Enfin, on peut pas penser qu'à nous aujourd'hui.

C'est le devenir de ces îles demain et après-demain pour une jeunesse qui a peut-être moins de perspective et du coup, il faut peut-être un peu bousculer les choses pour se dire dans ce dans ces territoires, il y a des forces, il y a des choses qu'on peut développer et et ça voilà, ça oblige à se poser des questions sur la réalité de nos liens avec l'environnement. On peut pas n pas se poser cette question pour pour la jeunesse de ce pays et pour le développement économique de ce pays. Il y a quand même des îles où tous les ans on perd des habitants.

Donc il faut quand même aussi se dire que c'est un phénomène un peu inquiétant sur pour certaines îles, hein, vraiment. Et du coup, je juste je rebondis un peu sur cette thématique là pour pour donc rappeler que notre étude porte sur que les biens du coup de production de bien euh une meilleure intégration régionale va aussi permettre de se développer en dehors de ces ces questions de bien c'estd qu' a la question des coopérations régionales scientifiques. C'est qu'en fait en fait on a des on a on a une une population qui est formée par rapport aux îles qui sont à l'entour.

Donc il y a des coopérations scientifiques sur des questions qui sont très importantes comme l'impact du réchauffement climatique, la question des sargas par exemple dans les sur les dans le bassin atlantique. Euh cette coopération régionale, elle va aussi permettre des coopérations dans le cadre des services comme vous le disiez et en effet on a des expertises qui sont très fortes. Euh il faut pas non plus oublier cette cette partie-là et aussi le tourisme, c'est-à-dire que on a des on a la plupart des économies qui alentours qui dépendent de très largement du tourisme. un bien, on peut un bien peut soit être exporté, enfin peut être exporté mais peut être aussi exporté dans le sens où il est consommé par un touriste sur place.

Et donc mettre l'exportation comme seul objectif n'est pas la bonne solution. En fait, il y a énormément de de possibilités qu'il faut qu'il faut envisager et la question de touriste, c'est dire qu'un tourisme qui vient consomme sur place et donc c'est des biens certes qui ne sont pas exportés mais c'est de la création de valeur venue de l'extérieur sur le territoire. D'ailleurs, le tourisme, c'est bien que vous en parliez.

On voit bien quand on regarde un peu ce qui se passe par exemple au Guadeloupe, Martinique, des jeunes, jeunes femmes en particulier qui développent les soins, le tourisme un peu écolo, excusez-moi, bobo, mais c'est pas péchoratif du tout ce que je dis. Et du coup, ça donne de l'espoir parce que ce sont des jeunes qui euh qui qui valorisent leur territoire avec les forces de leur territoire et la nature. Et du coup, faut pas faut pas le minimiser parce que ça va probablement favoriser un tourisme un peu différent. et et qui peut venir effectivement de alors de métropole bien sûr parce que voilà mais d'un environnement plus proche et ça c'est important c'est important vraiment si je peux conclure avec une positive je dirais que souvent longtemps on a eu canne et banane comme exportation majeure et là dans nos dans nos territoires et moi je vais parler de la Guadeloupe que je connais, on va maintenant sur une culture très sélective en fait de tout ce qui est vanille et qu'on va exporter à l'international au Japon qui est très connu.

Et je dirais même que tout près les États-Unis, on connaît pas notre Rome mais au Japon, on connaît notre Rome donc on va encore plus loin. Donc preuve que c'est possible mais il faut s'y intéresser et dès maintenant. Voilà.

Merci. Non non aussi le marché canadien, on a on a beaucoup parlé des États-Unis mais il y a aussi le marché canadien qui a des liens assez intéressants avec les territoires ultramarin puisque certains étudiants partent pour suivre leurs études au Canada donc peuvent aussi créer du lien. Vous avez parlé aussi de coopération scientifique euh dans la la problématique pour ne revenir que sur la problématique des sargas.

Vous avez une petite start-up qui a inventé enfin mis au jour un processus de de fabrication de biocarburant à partir de rejet des distilleries et euh de sargas. Bon, c'est peut-être prometteur à voir, mais c'est aussi une ouverture avec de la production locale qui pourrait être exportée après. Donc les potentiels le je pense que nos territoires regorgent de de potentiel.

Ils sont mais qu'on ne n'arrive pas encore à bien les à bien les mettre en valeur. Hm. Et je juste je je Oui, j'allais répondre aux questions de madame.

Euh en fait ça rebondit parfaitement parce que vous parlez de spécialisation sectorielle. Il faut il faut avoir un discours de réalité où on ne fera pas des outresemes l'Allemagne l'Allemagne d'Atlantique. C'est on aura pas une production de de voitures, de grosses industries et cetera.

On ne pourra pas non plus en fait ce qui est possible pour certains certaines îles, c'est les intégrer dans les chaînes de valeur mondiale. C'estàd c'est des étape où ils vont où les les entreprises s'arrêtent pour produire une partie puis ensuite réexportent. Les marchés sont trop petits pour pouvoir pour ça.

Ils sont trop éloignés des grands marchés internationaux. Par contre développer des filières de qualité. Et donc là vous parliez de la la vanille de de Guadeloupe.

Moi, j'avais parlé de la vanille de policie française et de la Réunion aussi. Euh Nouvelle-Caidonie a commencé une production mais qui est un peu plus euh un peu plus confidentielle euh où en fait on voit que des produits meres qui sont des produits de qualité qui sont reconnus internationalement arrivent à s'exporter. Donc il y a des filières qui sont possibles et là c'est une filière qui est une filière autonome.

C'estàd qu'il y a pas besoin. La question que vous aviez c'est comment on fait pour revenir ? Et en effet on ne peut pas se comme j'expliquais se mettre au milieu de la chaîne de valeur mondiale.

On est trop isolé pour ça mais on est en mesure de développer des compétences. Donc là, je suis que sur les biens, donc pas de la vanille, mais on est sur la question des services, sur la question de l'énergie renouvelable et cetera. Donc ces questions là, on a des des expertises qui sont très fortes.

On parle du SWAC qui est faire monter de l'eau de l'eau froide dans les sacs en politique française. Cette expertise pourra s'exporter et mais si on est sur les biens, on a des on a des capacités d'exporter. Donc par exemple la perle de Tahiti, la vanille Taiti, la van Réunion, la vanille de Guadeloupe, les Romes sont des exemples et on a les moyens de se diversifier.

On le voit donc comme vous l'expliquiez, moi j'allais parler la vanille en Malcédonie mais donc la vanille en Guadeloupe aussi et on a possibilité entre outre mè de pouvoir prendre des exemples ailleurs de voir ce qui a fonctionné. Euh donc voilà, il faut en effet avoir des stratégies de développement de produits à l'export, mais il faut avoir une stratégie réaliste du coup de choses qui marchent, on sait qui peuvent fonctionner sur les infrastructures portuaires euh dans la en effet dans l'article, elle n'est pas présente puisqu'en fait j'ai dû répondre au critères de la Banque de France et j'ai dû enlever plein d'éléments. Mais à l'origine, on parlait bien des éléments portuaires.

Ce qu'on voit c'est que les outresemes donc on a présenté au début on voit l'indice de connectivité, on voit que les outresemes ont un indice de connectivité qui est assez faible au niveau international mais on voit qu'il se à part pour Mayotte et pour la Guyane qui ont des ports plus petits mais pour les autres ports on voit qu'ils se situent plutôt bien dans le régional. Ils sont entre les ports des petites économies et les grands ports régionaux. Par exemple la Guadaloupe et la Martinique sont derrière la Jamaïque ou la République dominicaine mais sont bien devant la barbane et cetera.

Donc on voit qu'on a des infrastructures qui sont des infrastructures de qualité. Il me semble que le port de la Guadeloupe est la zone réfrigérée la plus importante de l'Est Caraïben. On a des ports qui sont technologiques qui sont qui avaient des infrastructures qui sont récentes de qualité qui ont été rénové relativement récemment avec des longueurs de pont très élevées, des tirant d'eau qui sont assez élevés par rapport à la région.

Euh et donc moi je pense qu'il faut en effet ne pas se laisser distancer dans la question de la compétit des des ports mais il faut aussi garder en tête que nos ports sont déjà très compétitifs et déjà voir ce qu'on peut faire avec ça. La votre question elle portait sur la la question environnementale sur le détruire. Je pense que des études doivent être d'impact doivent être menées puisqu'on a des ports qui sont actuellement parmi les plus efficaces dans la zone est- Caraïbe.

Et donc là, c'est une opinion personnelle que que j'exprime. C'estd qu'à partir du moment où le enfin la richesse de nos outresem, c'est aussi leur richesse écologique et du coup le lien entre le le retour qu'on aura en terme de est-ce que il faut voir si on a assez est-ce qu'on a un niveau de saturation de nos ports actuellement ou est-ce que dans un avenir proche les bateaux ne s'arrêteront plus dans nos ports ? La question elle est là et du coup actuellement à une horizon quelques années non mais du coup voir à terme ce qu'il faudra si c'est le cas et après ce qu'il faut voir c'est que ben on est dépendant d'un armateur pour pour le transport et que du coup si il considère qu'il faut qu'il y ait un plus gros bateau et du coup comment est-ce qu'on fait ?

Et là la question elle est elle est un peu trop complexe pour ma petite étude. J'ai des opinions personnelles du coup mais qui ne répondront pas de manière politique à cette question là. Voilà.

Merci. Merci vraiment pour vos travaux. Alors, vous avez fait un peu le on va dire la passerelle avec la les travaux de la délégation pour sur cette session puisque nous allons travailler sur les filières d'excellence, les atouts et la croissance économique des outremères.

Donc nous serons peut-être très certainement amenés à à vous auditionner à nouveau sur d'autres thèmes. Et il est vrai que on a il y a pas assez de à bon sens d'études comme vous l'avez dit au début de votre propos, il y a pas assez d'études statistiques euh qui permettent de mettre en lumière des pistes de réflexion pour le développement économique de nos territoires. Et la délégation prend ce sujet à bras le corps avec évidemment toutes les personnes qui qui contribuent et nous vous en remercions infiniment de de vous intéresser au territoire ultramarin.

Merci à vous. Au revoir. Alors chers collègues avant de part avant de nous quitter, j'ai quelques annonces par voicial.

On va vous on va Euh, je vais