Marchand, Tavannes - Pierre-André Marchand
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Et puis ce soir, j'ai le plaisir de d'accueillir Pierre André Marchand. J'ai donc demandé aux gens de venir faire une première partie aux gens qui chantent comme ça. Alors les gens sont venus volontiers. Alors évidemment Pierre André Marchand il doit singulariser puis dire mais qu'est-ce que tu veux que je vienne à ta vanne avec ce band là devant tout ça je te sers à rien du tout je veux beaucoup venir chanter. J'ai dit puis le lundi soir, il va y avoir personne d'abord. Le lundi soir dans le sud, il y a personne qui sort.
Alors, je sais pas où on est mais je sais que c'est Pierre André Marchand qui va chanter avec Claude Rossel au piano dont j'aurai l'occasion de dire du mal tout à l'heure et le Shindou à l'accordéon. Les garçons au travail.
[Applaudissements] [Musique]
Un coup de vent, ça reste encore un coup de vent. De vent. Un arbre blanc et la lune qui va dedans passant et le chemin où je marche avec mon enfant rien qui vient nous porer la main bavant un océan qui prend le ciel à contrefot. C'est beau lorsque le jour se sabote et nous en dit de pluie un coup de vin, ça reste encore un coup de vin matin.
Quelques copains pour s'enivrer jusqu'au matin prochain de l'amitié à faire frissonner l'hiver l'hiver d'immense rire en faire trembler les ver conner une chanson ça reste encore une chanson non et mes chansons sient le bouchon pardon un grand amour ça reste encore un grand amour les jours un coup de vieux ça s'accroche dans ses cheveux un peu une maison où la lumière nous attend attend le tout petit qu'elle vient de faire et qui crie qui crie et l'au bleue qui se lève au fond de ses yeux je veux très simplement pouvoir la dire à tout venant tremblant et que la vie ça peut quand même encore se vivre la vie malgré les coups les coups de cœur les coups de vie de vie.
Je me tromponerai jusqu'à la fin des fins à m'arracher tous les mots qui peuvent chanter chanter un peu de vent, un peu d'amour un peu de vie de vie un peu de vent un peu d'amour un peu de vie.
[Applaudissements] [Musique]
Merci. Merci.
[Musique]
Mon dernier récital. Mon dernier récital. Mes dernières chansons.
[Musique]
Mon dernier récital. Mon dernier récital. Ça me fout les frissons. Je prends mes clics et mes claques. Je prends mes clics et les claque pour aller n'importe où.
[Musique]
Je vous donne mon dernier trac. Je suis un gibier contract. Je suis comme un vieux loup. Il faut que je m'en aille au feu, à la mitraille pour vivre et pour mourir. Il faut que je m'en aille au trou à la ferraille. Il me faut repartir. Je garde au fond de moi la brûlure de ses doigts qui me griffe le dos. Je garde au fond de moi pour aller vers le froid la chaleur de sa peau.
[Musique]
Je laisse des enfants, je laisse des enfants au bout de mon labou. Je laisse des enfants, je laisse des vivants pour leur parler d'amour. Je garde vos regards. Je garde vos regards et je garde vos mains. Je garde vos regards pour aller nulle part mais pour aller plus loin. Ce soir, ce soir, je veux dans le blanc de vos yeux chanter mon vieux pays. Ce soir, si je le peux, je ferai mes adieux à tous mes bons amis.
[Musique]
Mon dernier récital. Mon dernier récital mes dernières chansons. Mon dernier récital et pardon si je chiale mais je suis en frisson.
[Musique]
que je
[Applaudissements] [Musique]
Marie est une étrange chose donnant de l'esprit même au saint. Marie est une folle rose tenant le jour au creux des mains. Tenons le jour au creux des mains. Marie quand elle rit, Marie c'est l'enfance qui nous revient. Marie quand elle prie. Marie le ciel se danne avec ses seins. Marie c'est le boulot qui tremble au moindre souffle de l'été. Marie c'est la terre qui tremble. Quand l'injustice vient frapper, Quand l'injustice vient frapper, Marie vive, Marie vive, Marie a douleur, que veux-tu ? Marie blessée souffre Marie. Marie sanglot, soleil déchu.
[Musique]
Marie est exaltante cause, un drapeau noir mouillé de sang. Marie prise à très forte dose, c'est la révolte sur le champ. C'est la révolte sur le champ. À chaque amour suffit Marie et je barricade ma rue à tout pouvoir hors de Marie à toute autre folie en crue. Lorsque basculera mon temps, quand ma route sera finie, mon cœur encore ira son nom. Marie Marie Marie Marie Marie Marie Marie
[Musique]
Marie. Marie Marie
[Musique] [Applaudissements] [Musique]
elle est un pays feu de sendes et de brè
[Musique]
Elle est un pays bleu de mer et de falaise. Elle est un pays mauve de sable et de rocailles. Elle est un pays fauve de flammes et de ferrailles. Et moi, j'ai un avion tout là-haut, tout là-haut qui franchit le mur du sang. Quand je froule sa peau, elle est un pays seul à construire l'absence. Elle est un pays seul dans l'oubli qui s'avance. Elle est un pays blanc de rage et de combat. Il est un pays blanc de soleil et de froid. Et moi, il y a un avion tout là-haut, tout là-haut qui se rempl chez le mur du sang. Quand je vole sa peau,
[Musique]
elle est un pays noir au ventre qu'on arrache et l'homme pour y boire à l'infini s'attache. Elle est un pays vert qui tremble dans la nuit. Elle marche à l'envers du vent qui la poursuit. et moi et en avant tout là-haut là-haut qui le mur du sang quand je veux le savo femme de verbes et de prophètes des fusils et de lâes de rires et de fêtes.
[Musique]
Elle est un pays rouge de sang et de silence. Une terre qui bouge en les mirages dans ses bois qui a l'avion tout là-haut tout là-haut qui franchit le mur du sang. Quand je frôle sa peau, quand je frôle sa peau,
[Musique]
merci pour la prière. Merci
[Applaudissements]
sur le petit manège de la place blanche, il y a des gosses aux yeux pervanches qui tournit que en rêvant à des chevaux galopant.
[Musique]
J'ai vu passer Buffalo, Sitting Bull et même Sorau, des canonnés tout au fond, des chariots et des colons, deux apaches qui fumaient, un paisible qu'alumit avec un jeune homme blanc qui toussait en aspirant. Un champion sur son vélo, les deux bras levés très haut remporter le Tour de France sous les cris d'une foule en tranul maradja sur son éléphant de bois pour chasser courageusement un tigre très effrayant. Un coureur automobile venant de gagner un grand prix pleurait comme un crocodile pour rentrer jusqu'à clich. Quelques héros incertains tenant maman par la main voyait entre deux ha toute la place qui tournait.
Deux petites nattes blondes à la prou d'un bateau partaient découvrir le monde de l'autre côté de l'eau. Sur le petit manège de la place blanche, il y a des gosses aux yeux permanches qui ne tournent pas en rond mais traverse l'horizon. L'horizon l'horizon
[Musique]
quel joli limon ce Shindou quand même. Merci.
[Musique]
Siôt que le temps se gâte, embarque sur la frégate et affronte la tempête au bar de madame guête. Vous avez vu c'est tout simple. Siôt que le temps se gâte, il y a des musiciens dans la salle sur la frégate encore une fois. Encore une fois, encore une fois, attention, j'ai dirigé encore mix pendant 4 ans, hein. Heureusement que j'ai arrêté d'ailleurs. Siôt que le temps se gâte, on va sur la frate et affronte la tempête au bar de madame Muguette. Encore une fois, siôt que le temps se garde, on va sur la fran. et de la
[Musique]
tu as couru toutes les mers et connu les vagues à tuattends combien de galère et copé de terribles lames ton vaisseau s'est brisé souvent détourné par les naufrageurs. Tu t'es fracassé au brisant tu ventrant la coque et le cœur. Mais mais mais siôt que le temps se gâte
[Musique]
sur la frégate et la on le juk box la plein tube les coups de collé au controit tu t'enfiles des alcools rudes tues le drapeau noir entre le blouse et la salza la à ton verre. Tu yes le grand cacato en tournant le dos à la mer. Siôt que le temps se gâte
[Musique]
sur la frate et affronte la tempête au de madame la nuit tombe lentement sur tous les vaisseaux qui attendent. Tu revois le grand goélan qui s'abe mourir sur la lande. Il pleut, il vente sur la rade. Le brouillard voile les bateaux. La mer est triste et le vin fade. Toi, tu as le cœur qui prend l'eau. Si tôt que le temps s'arrêquer sur la frégale et affronte la tempête au bar de madame Huguette. Madame Huguette, elle est de quand ? Elle est de quand ? Dans le midi, personne naissait depuis quand ? Depuis quand UT est ici, tant qu'elle reste sur le pont à la barre du bâtiment dans sa frayate, les canon ne tireront jamais à blanc. Siôt le temps se garde dans la et affronte la merci bien merci
[Applaudissements] [Musique]
Merci beaucoup. J'aime moi j'aime les petits, les obscurs, les sangades. Ceux qui laissent leurs eau pour sauver Stalingrade. Ceux qui ont de la brousse un fusil sur le dos. Les pieds ensorientés et la peur sur la peau. Moi, j'aime ces Indiens des montagnes immenses qui suivent des lamas au chargeux dérisoir qui survivent de rien, de souffrance en souffrance, s'arrête à la tienda pour parler et pour boire des alcools foudroyant dans des tripes brûlées. Pendant que la combia comme une tanée. Moi j'aime ces enfants des rues de Bogotta satané Gamines à marerana. Il te volent ta montre et te vendent leur sœur. Ils savent la survie jusqu'au fin bout du cœur.
Ils n'ont pas de parents, pas d'école, pas de meur, mais quand il t'aiment bien, ils t'offrent leur malheur. J'aime ces petits princes du bitume gelé dormant dans des cartons par des zé degrés. Ces petites aux yeux doux qui te vendent leurs fleurs avant de se vendre elles comme leur mère et leur sœur ces perles de misère aux destins impossibles n'ayant que des bordels pour y lire leur Bible. J'aime ces chiens battus sur la terre battu, ces petits enfants bruns, ces filleux au pied nus qui dansent autour de toi d'une grâce infinie qui mettent des diamants dans ton aguardiené et qui te font amour et qui t'aimontre chose.
Petite fille de nuit qui te garde au matin, qui te sauve la vie quand le couteau te guête qui ont des corassonne aussi beau qu'à Noël et qui te donne tout mais ne te prennent rien. Elle va le bien deux ou trois pisses chaudes ces morenas brûlantes que les trop tarent. Et puis quand le soleil a plongé dans la mer, on danse sur la plage des rythmes solidaires. On danse, on chante, on boit à tomber par terre. Et quand on se relève, c'est pour recommencer d'une folie à l'autre jusqu'au bout de la terre. eto de kumbia en samba, de samba en tango, de lumière en lumière de grand. Il faut avoir connu ces fabuleux instants pour oser dire un jour qu'on aime les vivants.
Quand la plume me brûle et se met en fiesta et quelle pirouette et quelle patatra. Il me faut des pianos, des titares, des trompettes. Il m'en faut le tamtam, l'accordé en musette et des musiciens fous et des filles en fête pour hurler dans l'espace. Le temps d'une guinguette pour aimer les petits, les obscurs, les sangrades, ceux qui laissent leurs eau pour sauver Stalade. Merci, vous avez bien de la passion. Merci beaucoup. Merci
[Musique]
merci.
[Applaudissements]
Merci.
[Musique]
J'ai toujours eu j'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour la solitude du pianiste de bar.
[Musique]
Il savait pas toujours très bien ce qu'il faisait là le mec. Il savait pas toujours très bien pourquoi il se carit un vieux m entre les gros le mec riait au ciel et s'installait à son piano entre deux blouses. Il s'envoyait une toto catalre de toi. On l'écoutait, on lui disait "Qu'est-ce que tu fous là mec ?" Il rigolait, il jouait n'importe quoi. Ça partait. Ça venait, on oubliait de boire. Il y a des moments, on aurait cru qu'il y croyait le mec, même que ça faisait un drôle d'effet. Il avait beau prendre ses aires, désabusé le mec, on voyait bien qu'il se remettait à rêver. Ça partait. Ça venait, on se mettait à il croit mais v qu' un soir il était pas au rendez-vous le mec.
On l'a cherché, on l'a cherché partout. On l'a trouvé au fond de la nuit derrière le bistol mec. Autour de son couille, il y avait une corde de piano. Moi je savais
[Musique]
qu'il y croyait au piano qui
[Musique]
pleurer.
[Musique]
Merci.
[Applaudissements] [Musique]
Et pour conclure et pour conclure, je suis comme un je suis un peu comme Michel Blanc. C'est lui qui aime bien conclure hein. Je conclure là dans tous ses Michel Blanc, il a un peu moins de bip, un peu moins de cheveux que moi. Alors pour conclure et bien la chanson, l'éternel chanson qu'on est obligé de chanter quand on vient de ce pays puisque en général chez nous les soirées finissent un peu tardivement. On finit à gauche à droite dans des fermes. On sait plus très bien où on a été, où on est allé parfois. On sait même plus très bien comment on en est revenu. On sait plus très bien des fois ce qu'on a dit, mais on a passé des nuits folles.
Et puis c'est au souvenir de ces nuitslà que ben qu'on a fait cette chansonci
[Musique]
la Marie. Chez la Marie, on a chanté chanté toute la nuit. Il y avait le grand jour à son piano, il y avait Germain qui se voyait plus les mains. L'été tremblait dans le peau jolé. Il y avait du ciel, du ciel, plein les bouteilles, même une étoile. Je me rappelle qu'il avait un sacré bon petit coup dans l'air. Il y avait le jour qui se pointait, il y avait la vie, la vie qui souriait. Il y avait un gars, je connaissais pas. Il y avait une fille qui avait des yeux pour moi. Il avait la musique en folie. Joington avec son strong. P flurtait avec Nathalie. Naro était sous sous le balcon. Chez la Marie. Chez la Marie. On a chanté chanté toute la nuit. Ah, il y a le grand jour à son piano.
Il y avait Germain qui se voyait plus les mains. L'été tremblait dans le poolet. Il y avait du ciel, du ciel plein les bouteilles, même une étoile. Je me rappelle qu'il y avait un sacré bon petit coup dans l'aile. Traîit, dansait avec la mer. Brassin fredonnait sa dernière et Brê Brê qui montrait son derrière. Un bourgeois qui était plus sous que moi, il y avait feré. C'était extra. On peut dire ce fut une sacrée java. Même si était pharaon Margorita en remplissant son pot.
Chez la Marie, chez la Marie, on a chanté chanté toute la nuit et avec Grand Joon piano, il y avait Germain, voyez les mains l'été tremblait dans le poalet, il y avait du ciel, du ciel plein les bouteilles, même une étoile, je me rappelle qu'il avait un sacré et bon petit coup d'elle. Alors le gars je connaissais pas commence à regarder vers le matin et puis Marie Marie Marie qui lui sourit Marie elle a des oiseaux pleins les mains et quand Marie s'est enfolé la poésie se met à récané on était seul dans la maison c'était Marie Marie notre chanson chez la Marie chez La Marie, vous pouvez faire la piano Claud Russel à la Candéon le dans la salle vous. Merci. Bonne fin de soirée.
[Musique] [Musique] [Musique]
Il a les yeux en face des trous de balles sifflantes un peu partout. Il a très peur. Il est en soif. Il a au cœur une ranqueur. Son estomac entre les dents, un sanglot de rage le prend. Il est tout à toi à l'oré d'un beau petit bois le soldat. Le printemps a le goût du sang. Quelques oiseaux chantent pourtant il a aucune adjudant. Il a en tête ses deux enfants. Sa femme qui peut-être l'attend. Mais la mort bien plus sûrement cette garce traîne partout attendant de sauter recours du soldat. Il a son flingue entre les mains qui sont blanches quand il le tient. Il a les dents qui grince un brun et les oreilles en toxins. Il est un homme pour combien de temps encore ce matin dans ce bois ?
Il n'est qu'un lapin et d'une mire il est le point. soldat, il sent son courage qui flanche dans la guerre aux odeur pervange. Le courage est une des froc qu'on nous ajuste au fond des frocs avec des étendard patries. Il est conscient de ses conneries et sait toute l'absurdité d'être tueur ou bien tué. Le soldat, il voudrait bien ne pas penser et mourir con dans la futé que le soleil vient transpercer comme les balles en acier. Il suit son crétin d'officier qui rêve d'être décoré. Fallait encore manque de peau qu'il soit aux ordres d'un héros. Les soldats. Soudainement, il se revoit avancant dans le même bois.
Il avait c ou bien 6 ans et son papa marchait devant, lui montrant les coins, les buissons où reviennent les champignons. Il aurait envie de hurler, d'appeler son père avant de crever. Les soldats ces dingues pensent-ils tout bas de se faire retouer la peau dans une forêt de chez soi dont on connaît tous les oiseaux. Et alors, il se décida à mourir sur un coup d'éclat puisque pour lui c'était fini. Autant choisir son ennemi, le soldat
[Musique]
au devant, l'officier héros brit une rafale en plein d'eau et mourut sans savoir pourquoi. Avant le début du combat, au même instant, derrière lui, devenu fou, nous attendit, s'était fait éclater la bouche avec ses dernières cartouches. Un soldat.
[Musique]
Un soldat. Un soldat. Un soldat. Un soldat.
[Musique]
Oh. H hm hm hm.