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interviewPS - Parti socialiste· 17 mai 2024 8 min

« On ne gère pas la Nouvelle-Calédonie en visioconférence. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

effectivement député de cénemarne Olivier fort premier secrétaire du Parti socialiste vous préconisez face à l' bonjour d'abord bonjour à vous face à l'embrasement de la Nouvelle-Calédonie vous préconisez vous un retrait pur et simple de du du projet du texte qui a déclenché cette cette flambée de violence vous avez d'ailleurs écrit au Président de la République avec les présidents de groupes parlementaires au Sénat et à l'Assemblée nationale pour demander donc la suspension de ce projet de loi qui permet d'élargir le corps électoral aux élections locales la Nouvelle-Calédonie c'est pour vous le seul moyen de ramener le calme sur place c'est l'histoire d'un incendiaire d'un gouvernement incendiaire qui jette les allumètres sur le bon d'essence et qui ensuite crie au feu en espérant que personne ne relèvera sa responsabilité et donc il y a là évidemment un problème qui est né non pas d'un seul coup qui n'est pas né de l'extérieur mais qui est né simplement de la gestion pourquoi vous dites à pardon Olivier tout simplement parce que vous avez un gouvernement depuis 1988 Michel Rocard nous avions un gouvernement qui était impartial et qui cherchait à entrer dans un processus de décolonisation ce processus il a été en réalité toujours géré par Matignon il est depuis Jean Castex géré par le ministère de l'intérieur on est passé de matinon c'estd le lieu de l'interministériel le lieu où on parle à la fois économie on parle culture on parle de tous les sujets qui sont liés à la vie d'un territoire on est passé à une gestion par le ministre de l'Intérieur et ce ministre a voulu passer en force ce gouvernement est passé en force sur un projet qui n'avait pas été adopté par le Congrès de Nouvelle-Calédonie et voilà que en fait après avoir mis le feu aux poudre les mêmes nous expliquent qu'il faudrait rétablir l'ordre mais la réalité c'est que sur ce territoire rien n'est possible sans dialogue c'est ce qu'avait compris Michel Rocard c'est ce qu' avait compris ses successurs et les accords de Matignon en 1988 est-ce qu'ils n'ont pas reporté le problème à plusieurs décennies plus tard il y a eu trois référendum d'autodétermination comme l'avait prévu les accords matinau en Nouvelle-Calédonie et trois fois les néocalédoniens ont dit maintien du territoire dans la République pourquoi vous dites que c'était le début d'un processus de décolonisation puisque finalement la question a été quelque part tranchée alors la question enfin ce serait c'est beaucoup plus compliqué que ça en réalité d'abord rappelons quand même à ceux qui nous écoutent que la Nouvelle-Calédonie est l'une des deux colonies françaises avec l'Algérie qui était une colonie de peuplement et donc c'est un une histoire qui remonte à 170 ans avec une réalité c'est que la population mélanésienne le peuple premier comme l'ont dit là-bas peuple Canac et bien n'est devenu minoritaire que dans les années 70 donc on est dans une situation qui est très particulière avec un un Terrero qui est très inflammable parce que il y a évidemment la le sentiment d'être un peuple qui a été colonisé et qui a été privé de ses propres teres avec des inégalités qui gigantesque et donc il faut à la fois réduire les inégalités il faut accepter l'idée que dans ce sur ce sujet là il faut que chacun soit pris en compte et donc qu'on ait la possibilité de sortir par le haut avec un dialogue qui soit à nouveau renoué c'est mettre des mots concret sur ce que vous dites monsieur for est-ce que ça veut dire qu'il faut aller vers l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie est-ce que que préconise votre part les Calédoniens eux-mêmes qui le diront simplement sur ces référendum il y avait tro référendum de demander le troisème référendum s faire dans des conditions qui étaient inacceptables puisque en réalité ça s'est fait post covid avec les indépendantistes qui avaient refusé d'y participer avec une participation donc qui était très faible de l'ordre de 50 % et les deux premiers référendums avaient effectivement vu la victoire de du maintien dans la République mais d'une courte majorité donc moi je ne dis pas qu'il faut quitter la République je dis simplement que ça doit se faire dans des conditions où chacun a le sentiment que le statut accordé à la Nouvelle-Calédonie est un statut qui permet à la fois d'être associé à la France et en même temps d'avoir une vraie autonomie pour les Calédoniens parce que l'archipel est quand même à quelques dizaines de milliers de kilomètres de chez nous et que nous avons aujourd'hui la nécessité de faire en sorte de réconcilier des populations qui ne peuvent pas rester dans un état de tension comme c'est le cas aujourd'hui est-ce qu' aujourd'hui la priorité ce n'est pas d'abord de ramener comme le disait Gérald daranin à votre place ici même hier le calme pointer notamment par exemple la cellule de coordination des les actions de terrain la CCAT dont le ministre de l'Intérieur estime qu'elle embrase en quelque sorte les les les révoltes dans les quartiers que ce n'est pas forcément sur des motifs indépendantistes mais parfois simplement criminel ou mafieux dit-il est-ce qu'il y a pas d'abord la priorité au retour au calme aujourd'hui bien sûr que la priorité c'est d'abord le retour au calme c'est la possibilité de continuer à à alimenter en médicament en nourriture tout simplement et de faire en sorte que la paix civile puisse revenir et l'ordre républicain n'est pas négociable donc ça c'est une évidence mais euh encore faut-il ne pas simplement avoir des mesures d'ordre mais bien d'assurer une paix durable et le problème c'est que avec ce gouvernement on voit bien que c'est l'autorité qui est surjouée mais que la capacité à engager un dialogue fécond est absolument évacué il devrait y avoir déjà en Nouvelle-Calédonie à l'heure où on se parle le Premier ministre devrait déjà y être il a envisagé d'y aller c'est ce qu'il dit il a envisagé mais enfin il n'y est pas ça ne se fait peut-être pas comme ça la nouvelle Conie en visioonférence on la gère en venant sur place en accordant d'abord un intérêt manifester cette volonté de renouver le dialogue engager une mission de personnalité impartiale qui vienne sur le terrain et qui permett de renouer les fils du dialogue c'est la confiance qui manque aujourd'hui et c'est cette c'est cette condition là qu'il faut rétablir pour pouvoir retrouver une paix durable la semaine a été marquée par aussi outre l'actualité en NouvelleCalédonie l'attaque meurtrière d'un fourgon pénitentiaire avec la mort de deux surveillants de prison ce clim anxiogène très violent est-ce qu'il favorise aujourd'hui c'est ce que l'on voit dans les enquêtes d'opinion le rassemblement national à moins d'un mois des élections européennes est-ce que vous en êtes conscient même si votre propre liste avec Raphael gluxman enregistre elle aussi une progression j'étais hier à la rencontre des personnels pénitentiaires dans ma propre circonscription qui est l'un des deux centres de transfert en Île de France et c'est vrai que la situation qu'ils vivent est juste intolérable ce qu'il me disait hier c'est que vous vous rendez compte pour protéger l'argent quand on va réalimenter les distributs automatiques la brings et bien eux ils ont des fourgons blindés nous pour protéger nos vies on est en Kango et il n'y a pas de véhicule blindé on a aujourd'hui une montée de la délinquence pour vous réondre que c'est aussi la conséquence de d' vous avez une violence qui de politique y compris par des gouvernements socialist vous avez une violence qui est en réalité exponentielle avec des gens qui sont de plus en plus violents là vous avez rir aux élection estce que ça favorise aujourd'hui à peine et qui a réussi à se faire exfiltrer par un gang la réalité c'est qu'il faut des moyens supplémentaires et ce n'est pas normal qu'aujourd'hui ces personnels là nai pas leur sécurité assurée qui nit pas ni l'armement ni le blindages qui permettrai d'assurer leur sécurité c'est une évidence et il faut entendre ce qu'ils disent aujourd'hui ils ont raison d'être dehors à expliquer cel sur ce discours là de fermeté de sécurité vous voyez bien qu'il y a un parti qui a le V en poup c'est pas le vôtre c'est ce n'est pas le vôtre c'est aujourd'hui le rassemblement national ce discours de fermeté ce matin je l'ai devant vous il n'y a pas besoin du RN qui par ailleurs est un parti qui est un parti xénophobe un parti qui n'a aucune solution qui un parti qui sur le plan des inégalités mais à qui vous accordez peut-être une crédibilité la réalité c'est que les électeurs lui accordent une crédibilité sans doute mais moi ce que je vous dis c'est que ce partil n'a aucune crédibilité il est un parti qui depuis le début cherche toujours à souffler sur les braises mais qui n'a jamais apporté aucune solution les solutions elles sont tout simplement aujourd'hui de donner les moyens à ceux qui assurent notre sécurité et bien d'avoir aussi la protection dont ils ont besoin et bien vous l'avez dit ce matin merci beaucoup Olivier fort premier secrétaire du Parti socialiste soutient de Raphaël gluxman bien entendu dans ces élections européenne et c'est la suite de télé matinoup

« On ne gère pas la Nouvelle-Calédonie en visioconférence. » — Olivier Faure · Pourquijevote