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interviewBFM TV (sur YouTube)· 15 juin 2026 11 min

lran, Ukraine, solution à deux États: la cheffe de la diplomatie européenne répond sur BFM2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Kaya Kalas. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

Vous êtes haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité vice-présidente de la Commission européenne. Nous avons mis fin à la guerre en Iran. Ce sont les mots de Donald Trump ces dernières heures.

Le président assure avoir trouvé un bon accord avec l'Iran sur le nucléaire notamment Demand. Est-ce que vous y croyez cette fois-ci ? Enfin, tout le monde espère en tout cas que cet accord tiendra et on arrive une fin en fin à la une fin de cette guerre.

Mais enfin, tout est encore dans l'expectative. Alors, les gens ont payé un prix très élevé pour la fermeture du D3 d'Ormuse. Hier, je me suis entretenu avec il y a eu un entretien plutôt avec le ministère des affaires étrangères iraniens.

Il semblerait qu'il y ait un protocole d'accord et que on arrivera effectivement à une solution. Est-ce que vous êtes optimiste ? Et bien, disons que nous attendons depuis longtemps cet accord.

Euh nous étions en contact avec les acteurs régionaux, les pays euh voisins. Alors évidemment ces pays ce matin même j'étais en contact avec le euh ministre le premier ministre adjoint du euh du Pakistan qui m'a dit qu'effectivement il y avait un accord sur la table. Euh on peut donc espérer qu'on on peut être un peu optimiste.

La signature de cet accord cadre devrait intervenir dès ce weekend en Europe selon Donald Trump toujours. Que pouvez-vous nous dire ? Est-ce que vous avez été inclus à Est-ce que vous avez été tenu au courant ?

Comme je vous l'ai dit, nous sommes toujours en contact avec les acteurs autour de la table. Et alors donc nous avons des raisons d'espérer que cette attaque cadre sera effectivement signée. Ce sera très prochainement, nous l'espérons et c'est là que commence la partie difficile parce que évidemment euh tout cette période de 60 jours doit permettre d'arriver à résoudre les questions difficiles justement le dossier nucléaire et la l'Europe peut aider parce que nous avons des experts qui ont déjà négocié par le passé avec l'Iran.

Euh il y a le dossier nucléaire mais également la question des des proxis et d'autres questions complexes. Si la guerre se poursuit et qu'aucun accord n'est trouvé, l'impact serait important pour lui. Bon, il est déjà avec le D3 d'Ormous qui est pour l'instant toujours bloqué.

L'Europe restera-t-elle à l'écart du jeu ? Et bien nous sommes quand même associés au processus avec les partenaires régionaux et nous sommes bien sûr prêts à apporter notre concours pour escorter les navires dès lors que le conflit sera réglé. Nous sommes en contact étroit avec les pays de la région de sorte que nous pouvons importer également notre aide parce que c'est dans notre propre intérêt d'arriver à la fin des hostilités.

L'un des enjeux, je le disais donc c'est la réouverture du D3 d'Ormous. Est-ce que de nouvelles sanctions contre l'Iran sont à l'étude ? Par exemple, vous en avez annoncé quelquesunes ces dernières ces derniers jours.

En effet, [raclement de gorge] disons qu'il y a un nouveau régime de sanction qui est prévu notamment par rapport à ces problèmes de navigation. Donc ces sanctions pèsent sur les rangs et les acteurs qui imposent la fermeture du D3 d'Ormuse. Il va falloir également agir euh pour utiliser les outils dont nous disposons.

Mais enfin pour pour l'instant nous donnons sa première chance à la diplomatie et espérons que la cor tiendra. Venons-en à la raison de votre venue à à Paris ce vendredi 12 juin pour une conférence internationale sur la solution à deux États Israël et Palestine. La France tente manifestement de donner une nouvelle impulsion sur ce dossier.

Mais qu'est-ce qu'il manque aujourd'hui pour que cette solution à deux états se réalise ? Il y a quand même pas mal de problèmes qui qui restent en suspend. tout ce qui se passe sur en 6 Jordanie là on trouve des obstacles à la solution à deux états.

Euh et là c'est la raison d'ailleurs pour laquelle il y a des sanctions contre les colons et une position très firme sur c firme sur cette question. Euh nous sommes en négociation avec le le ministre des affaires étrangères. Les négociations reprennent la semaine prochaine dès lundi.

Alors, les négociations restent ouvertes parce que c'est la seule solution pour que les Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix et en stabilité les uns aux côté des autres. Mais enfin, il faut quand même que cela se traduise dans la pratique et c'est pour cela qu'il faut voir euh ce que sont les réformes du côté palestinien mais également le le soutien dont les Palestiniens ont besoin. Mais d'un autre côté, il faut que la sécurité d'Israël soit assurée.

Il y a un accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Israël doit respecter dans ce cadre-là des obligations en matière de droits humains, par exemple. Or, et vous le disiez, des colons extrémistes israéliens sont coupables de violence contre les Palestiniens en 6 Jordanie.

L'ONU le dit également. Cet accord Israël UE peut-il toujours tenir ? Disons que comme vous le soulignez, il y a cet accord d'association avec Israël qui a l'obligation de respecter les droits humains.

Par ailleurs, nous avons étudié de près la question de savoir si justement il y a violation de leurs obligations. Alors, on a vu ce problème qu'il y a villagation. Alors, qu'est-ce qu'on fait par rapport à cela ?

Les mesures ont été prises, en tout cas [raclement de gorge] c'est aux États membres de décider si vont les appliquer par exemple des mesures commercial mais également on va bloquer le financement de enfin les financements qui avaient été consentis à Israël. Il y a le programme Horizon également qui peut être mise en susp mais malheureusement les Étatsmembres n'arrivent pas à se mettre d'accord là-dessus. Il faut justement les mesures, les sanctions commerciales par exemple, il faut pour cela une majorité des 23 de tiers.

Donc une majorité qualifiée pour arriver à faire passer cela et nous n'avons pas cette majorité. C'est la raison pour laquelle il est difficile pour nous de d'avancer sur ce dossier. Alors, on voit cette situation compliquée, extrêmement compliqué et on en parle tout le temps pour savoir ce qu'on peut faire de plus pour aider les gens sur place et faire avancer ces affaires.

À titre personnel, est-ce que vous espérez que cet accord soit suspendu ? Non, de toute façon, pour cela encore une fois, il faudrait que tout le monde soit d'accord pour suspendre l'accord d'association et dans la mesure où on n' pas cet accord, on peut pas suivre. Il faut voir que la l'accord d'association nous permet de parler à Israël et justement de soulever toutes ces questions et justement [raclement de gorge] de de faire avancer les choses de leur côté.

Là, je vois pas les les États avancés dans ce sens-là. Avant de vous libérer, Kayakalas sur la guerre en Ukraine, des sanctions contre la Russie ont de nouveau été annoncées par Ursula Vanerleen. Le lieu ne dialogue toujours pas avec Vladimir Poutine lorsque vous le l'entendez dire si vous voulez venir, vous pouvez venir, vous pouvez nous appeler, que lui répondez-vous ?

Disons que l'Ukraine a été très clairire là-dessus. D'ailleurs, une lettre a été directement une lettre ouverte a été adressée à Poutine en disant bah assoyons-nous la table de négociation. La réponse de Poutine ça a été d'attaquer des cibles civiles en Ukraine.

Donc la Russie n'est pas sérieuse par rapport à ce processus de paix. C'est la raison pour laquelle nous avançons plus de sanctions. Et nous voyons que ces sanctions ont un effet sur l'économie russe puisque la Russie ne peut pas financer son économie de guerre comme elle le pouvait par le passé.

Alors en plus il y a la guerre d'Iran qui aide la Russie mais pas suffisamment. Donc vous savez que les guerres prennent fin lorsque l'une des parties lorsque l'agresseur est à cours d'argent pour financer son effort de guerre. Et c'est la raison pour laquelle il faut continuer à faire pression sur la Russie pour arriver à ce stade où la Russie se rendra à la table de négociation avec vraiment la volonté de négocier.

Vous dites que dans cette guerre lieu n'est pas neutre. Est-ce que donc on doit comprendre que vous ne serez jamais médiateur dans ce Ben effectivement, on ne peut pas être médiateur sur ce dossier parce que là, nous avons été très clair, il y a des intérêts de sécurité euh qui nous concernent au premier chef dans cette guerre. Euh nous nous avons toujours appuyé l'Ukraine et là nous l'avons toujours fait.

Enfin, nous sommes du côté du parti de la partie plutôt qui a été attaquée. Donc, on ne peut pas être médiateur mais mais euh nous pouvons défendre nos propres intérêts de sécurité autour de la table de négociation et il y a des intérêts européens en jeu. Dernière question.

Quel est aujourd'hui le plus grand danger selon vous en Europe, la Russie ? On en a parlé, l'instabilité au Moyen-Orient ou alors le l'éventuel désengagement américain en matière de sécurité ? sens.

La principale menace vient quand même de la Russie. Nous avons vu d'autres acteurs qui travaillent ensemble avec la Russie. On pense notamment à la Corée du Nord mais également l'Iran justement. [raclement de gorge] Donc il y a une espèce de concertation de ce côté-là.

Alors nous de notre côté, il faut voir disons avoir une vue d'ensemble. Euh l'alliance avec nos amis transatlantiques est également sous pression actuellement puisque euh enfin nos adversaires bénéficient de de ces tensions. Donc au contraire, il faut renforcer la relation avec les États-Unis et d'ailleurs les États-Unis voi que ils ont tout intérêt à soutenir l'Europe.

Et en cas d'un retrait militaire des des États-Unis en Europe, l'UE peut-elle se défendre seule ? En tout cas, il y a eu un signal clair venant des États-Unis et ce depuis assez longtemps. L'Europe doit quand même pouvoir assumer plus de responsabilité pour assurer sa propre défense et d'ailleurs cet effort nous l'avons consenti.

Les États membres consacrent plus de leur budget au titre de la défense pour construire ce pilier européen de de défense pour pouvoir être crédible et être en mesure de nous défendre nous-même. Merci beaucoup Kaalas de nous avoir accordé cette interview et merci à vous de nous avoir suivi.