Les vœux de Jordan Bardella à la presse en intégralité
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, Messieurs, représentants de la presse, chères Marines, au seuil de cette nouvelle année, je suis ravi de vous retrouver pour un rendez-vous un peu rituel et il est vrai, parfois, un peu convenu. Avant tout de suite, je tenais à rendre hommage aux 45 de vos confrères journalistes tués dans le monde en 2023 dans l'exercice de leur profession. En première ligne, face aux convulsions d'un monde incertain, à la montée des tensions internationales, le noble métier de journaliste a payé cette année encore le prix fort avec une augmentation du nombre de journalistes tués sur des zones de conflit.
Ces drames viennent rappeler que les guerres sont aussi des batailles pour le droit à l'information. Je souhaiterais profiter de ces voeux à la presse, à la veille d'une année qui sera sportive et pas seulement en raison des Jeux olympiques, pour vous parler très directement et avec le cœur de la manière dont j'envisage les relations entre nous durant les mois qui viennent et plus largement la conception que je me fais de la politique. Je tiens d'abord et en premier lieu à vous redire que je crois dans le rôle éminent qui est le vôtre, celui de la presse dans une démocratie moderne.
Un rôle d'information, bien sûr, mais parce que votre métier est de décrypter, un rôle aussi de vigie sociale et donc de critique des décideurs et de ceux qui ont vocation à le devenir. Nous, les politiques, avons traditionnellement le sentiment que vous n'êtes pas toujours très agréable à notre égard. Sentiment qui, reconnaissons-le, n'est pas toujours infondé. Et même si ce sentiment peut vous paraître à vous souvent exagéré par rapport à la réalité, je tiens à vous dire combien à notre corps défendant nous acceptons de jouer à un jeu dont nous connaissons et admettons les règles.
Celui qui n'est pas capable de subir quelques chocs incommodants doit songer à faire autre chose que de la politique. Tout cela pour vous dire que je ne suis ni gêné ni outré lorsqu'un journaliste vient et viendra chaque jour un peu plus nous challenger, parfois nous sortir de nos zones de confort pour qu'il le fasse de manière élégante, courtoise et professionnelle. Au fond, je crois que votre vigilance nous force à être meilleur, plus précis, plus complet, plus exigeant avec nous-mêmes, avec les faits, avec les mots et bien sûr avec nos solutions. Je crois donc dans le rôle social de la presse. Je crois dans les vertus d'une presse libre et pluraliste.
Une presse qui se plaît à rechercher la vérité par une juste information mais qui se fait aussi le devoir de faire vivre l'échange d'idées de manière loyale, honnête et éclairée. Politique et journaliste avons en commun de participer et de faire vivre la démocratie française. C'est une charge difficile. Elle consiste à donner de l'intérêt à la politique ou c'est l'engagement civique et ainsi faire mentir Paul Valéry qui prétendait que la politique était l'art d'empêcher les gens de se mêler de ceux qui les regardent.
Être un acteur du débat public comme nous le sommes, c'est aussi faire en sorte qu'il soit le plus honnête et le plus éclairant possible, sans tabou ni intention dilatoire, sans faux semblants ni mensonges. En réalité, journalistes et politiques avons en commun ce bien précieux que beaucoup nous envient de par le monde, la démocratie. Surtout un dialogue public abouti, qu'un vote viendra objectivement arbitrer. Faisons donc en sorte que nos échanges puissent être aussi professionnels que possible, peut-être moins militants et plus informatifs, plus vivants, plus interactifs, tout le monde y gagnera, à commencer par les auditeurs, les téléspectateurs et les lecteurs.
Puisque le mois de janvier est le moment des résolutions, l'année 2024 qui vient va être un excellent exercice pratique. Nous allons entrer dans un débat européen, un débat qui apparaît parfois lointain, technique et même rebutant, faisant en sorte de le rendre concret, perceptible et lisible. Essayons de donner à la séquence électorale qui s'ouvre sur l'Europe la tenue et la profondeur que ce sujet d'une grande importance implique. Faisons en sorte que chaque électeur comprenne les enjeux, en mesure l'importance et surtout en fin de compte, et envie d'aller voter le 9 juin prochain.
Le débat gagnera en qualité si les commentateurs des deux côtés savent congédier les arguments en forme de slogans, épargne l'auditeur de phrases toutes faites qui tiennent lieu de raisonnement, se garde d'accusations qui tiennent davantage de la morale que de la politique. Bref, en 2024, essayons plus encore de faire en sorte de parler du fond. Lorsque vous êtes spectateurs et commentateurs de la vie politique, vous journalistes, avez aussi un rôle d'arbitre. Comme dans un match, vous devez avec objectivité condamner les actes d'anti-jeu.
Alors des fake news, des possibilités de créer des faux documents, la démocratie française appelle en effet un devoir accru de responsabilité et d'éthique. Permettez-moi de revenir sur un fait récent qui m'est apparu dangereusement révélateur, la manipulation de la vidéo des voeux de Marine Le Pen par le porte-parole de Renaissance. Ce procédé interroge évidemment sur les méthodes d'un mouvement Renaissance, pourtant à l'origine d'une loi Avia dite anti-fake news, qui se dit officiellement mobilisée contre l'indignité des procédés qu'il se glorifie ensuite d'employer lui-même.
Reconnaissons qu'avec ces procédés, il est loin le temps de la bienveillance qu'un jeune sémillant candidat à l'élection présidentielle de 2017 brandissait comme un étendard de modernité. 2017, c'était il y a très longtemps. Une année électorale, et a fortiori le cycle électoral dans lequel nous entrons à compter de 2024, nous oblige d'autant plus. Dans un pays où l'on voit une violence endémique tendance à s'insinuer partout, la responsabilité des politiques et des journalistes est plus encore davantage sollicitée. En démocratie, la violence n'est pas toujours physique. Elle s'exprime également en dehors des rues ou des couloirs de métro.
Elle se manifeste parfois dans les sphères qui nous sont communes, et notamment dans la sphère politique, dans des propos, des articles, comme sur des plateaux, ou dans les assemblées où nous siégeons. En 2023, plus encore, certaines forces politiques ou associatives n'ont eu de cesse que d'appeler à un grand soir assez peu pacifique, à la déstabilisation de nos institutions, et même à la confrontation sociale par la violence. Face à ces comportements anti-républicains, les esprits responsables doivent avoir à cœur de ne rien dire, ni faire, qui pourrait alimenter cette dangereuse inclinaison.
Pour notre part, nous nous en tiendrons éloignés et éloignerons de nous tous ceux qui voudraient nous y conduire. Il est important que nous préservions le pays, que nous en préservions la France, que rien ne soit entrepris qui aggrave ces épouvantables tensions que nous avons vécues. Je veux le dire et le répéter ici, rien de ce qui peut troubler la paix civile ou inciter à la violence ne peut être admis dans la démocratie française. Dans le bouillonnement des réseaux sociaux, il faut aussi se garder des surenchères inquisitoriales, des tribunaux médiatiques.
Il existe des tribunaux de justice pour cela, des chasses à l'homme toujours malvenus, des généralisations ou des imprécations abusives. C'est là une règle à laquelle j'essaye et à laquelle nous essayons tous fermement de nous tenir. Dans les périodes de trouble qu'a connues le pays ces dernières années, au moment des gilets jaunes, comme des émeutes de l'été dernier, vous aurez noté que nous avons fait preuve d'un parfait esprit de responsabilité, appelant systématiquement au calme, au respect des institutions, au respect des personnes, au respect des principes républicains et a fortiori au respect de la démocratie.
Nous n'avons pas à nous forcer, cela relève d'un esprit républicain intangible. Vous remarquerez également que nous défendons en toutes circonstances des principes essentiels, tels que la présomption d'innocence, y compris à l'égard de nos propres adversaires. Nous l'avons fait pour le président Sarkozy comme pour M. Dupond-Moretti. De la même manière, nous refusons toute mise en cause sur la vie personnelle, tout amalgame ou mauvais procès. Cette attitude constante ne relève pas, comme je l'entends parfois ou comme je le lis parfois dans vos articles, d'une ruse de communication, d'une posture tactique, mais d'une disposition d'esprit irréfragable.
Elle correspond à la vision politique que nous défendons, celle de l'unité nationale que nous appelons de nos voeux et que nous entendons porter en 2024. Pour nous, il n'y a pas d'unité possible sans respect car précisément ce qui est élevé rassemble. C'est aussi parce que nous aimons pour notre pays que nous ne ferons jamais la politique du pire pour nous et notre pays qui s'avère en fait la pire des politiques. Nous n'ajouterons jamais un problème au problème, une crise à la crise, des raidissements aux tensions. Nous ne mettrons jamais en cause les personnes quand il s'agira de condamner les politiques.
Nous respecterons scrupuleusement le calendrier que fixent les institutions, soit parce qu'elles coïncident avec l'extinction programmée d'un mandat, soit parce que le jeu institutionnel aurait précipité légalement le retour au vote. Dans les deux cas, le Rassemblement national se tient prêt. Prêt à assumer notre responsabilité le jour où le peuple français nous accordera sa confiance. Prêt à incarner dans les prochains mois cette voie de la raison, de la constance, de la solidité dans un monde politique taché d'hypercommunication et de spectacle en tout genre. Prêt, je le suis aussi à titre personnel, prêt à conduire le Rassemblement national dans une nouvelle année de combat électoral.
Comme chef de parti, j'ai conscience que le temps qui vient, tout comme les responsabilités qui en découlent, m'obligent. Croyez que je n'ai pas oublié d'où je viens, à qui je dois l'honneur de mes fonctions, en tout premier lieu à Marine Le Pen, ainsi qu'aux millions de Français, nous regardent et nous attendent. Mon engagement ne s'est pas construit selon un plan de carrière. Je n'ai pas vogué de parti en parti ni rejoint le camp des vainqueurs. Je n'ai pas adapté mon discours à l'ère du temps ou à des variations sondagiaires. Je n'ai pas cultivé des réseaux politico-amicaux avec des arrière-pensées opportunistes. J'ai toujours fait le choix de défendre mes convictions.
Je m'y suis tenu et je m'y tiendrai. Aujourd'hui, dix ans après le début de mon engagement, je suis porté par la même passion, la même envie de changer ce qui m'apparaît devoir l'être. Je suis habité par la même envie de porter la voix des sans-voix, de rendre justice à cette France du travail, de l'effort, du mérite, de rendre justice à cette France qui se lève tôt, qui ne compte pas ses heures mais qui a pourtant le sentiment de trimer et de subir inquiets par l'état du pays qu'ils laisseront en héritage à leurs enfants.
Depuis dix ans, c'est cette passion, cette même flamme qui brûle en moi et m'incline aujourd'hui au travail, à l'écoute et parce que je crois que c'est le but ultime de la politique au dévouement au bien commun. En d'être personnel, mon ambition va d'abord à mes idées et aux rêves de réussite pour notre pays. Vous le comprenez, je me fais une idée haute de la politique parce que c'est la politique qui résout tout. En vérité, et je le dis aux Français, la France ne souffre pas de la politique mais de l'absence de politique.
La politique, la vraie politique, c'est la capacité non pas de gérer les affaires courantes comme le font nos gouvernants passés et actuels mais d'imaginer l'avenir et de fixer le cap. Elle ne se réduit pas à administrer des populations mais à porter et à exprimer la volonté du peuple. Elle ne précède pas de petites combines ou d'arrangements de couloirs dont le pays fait chaque jour les frais. mais elle se construit par la lucidité, la constance et je le crois un certain courage pour s'élever contre un ordre établi injuste et infécond. Dernière opération de cet illusionnisme verbal dont souffre notre démocratie, c'est indéniablement le remaniement ministériel.
Un remaniement cosmétique qui fait office de lifting politique avec la nomination de Gabriel Attal comme Premier ministre. Celui qui quitte l'éducation nationale après seulement 5 mois d'annonce et d'agitation en pleine crise de l'école, il restera donc comme le ministre qui commence un travail sans jamais le finir. Sa première décision de Premier ministre sera d'avaliser la hausse de 10% des tarifs de l'électricité dès le 1er février pour l'ensemble des ménages français a commencé par les classes moyennes.
Derrière l'illusion du nouveau souffle se profilent à l'horizon les mêmes taxes sur les classes populaires et les classes moyennes, la même inflation des prix de l'énergie, les mêmes fins de mois difficiles. Au fond, ce remaniement ne nous réserve pas de grandes surprises, à l'exception peut-être de Rachida Dati, nommé ministre de la Culture. C'est, je crois, la même Rachida Dati qui s'indignait que le parti présidentiel soit un parti de traître de gauche et de traître de droite. Elle illustre à merveille la force de conviction et la loyauté d'une droite soluble dans le macronisme et dont les électeurs constatent chaque jour la lente dissolution dans l'acide du pouvoir.
La France ne sortira de ces petites solutions de chefs de bureaux de sous-préfectures qu'avec une vision haute, qu'avec une démarche qui saura s'affranchir des pesanteurs et des féodalités, qu'avec une ambition nationale portée par un projet collectif que les citoyens se seront appropriés. Tout autant à son niveau, l'Europe doit également se redéfinir dans le cadre d'un projet éminemment politique en cessant d'être tour à tour une ONG ou un bureau de normes, une police mondiale de la pensée et une usine amégo-technocratique. Ce combat sera précisément d'actualité en 2024.
Pour nous, l'Europe, que nous dissotions de l'Union européenne de Bruxelles, doit être un espace de coopération libre et profitable. Profitable parce que libre, l'Europe, va redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, le creuset du génie des peuples qui la composent, le cadre protecteur de la diversité de ses cultures et de sa civilisation, un levier de puissance au service de nos nations. Le Rassemblement national nourrit l'ambition, vous le savez, de faire les élections européennes du 9 juin 2024, l'acte 1 du temps de l'espérance dans lequel nous entendons faire entrer le pays dans les années qui viennent.
La bataille des élections européennes opposera au fond le camp du renoncement, du déclin, de la soumission, l'Europe de Macron à celui de la puissance, de la grandeur et de l'Europe des peuples. Nous sommes de ceux qui croient encore dans la puissance française et donc à son influence sur la scène européenne. Nous entendons restaurer la voix de la France en Europe alors que se prépare un véritable coup d'Etat fédéraliste dont le récent rapport Verhofstadt voté par le Parlement européen avant la trêve des confiseurs n'est que le prélude et que la règle de l'unanimité est aujourd'hui en sursis.
Les élections européennes doivent constituer un véritable référendum européen sur la submersion migratoire à l'heure du pacte pour les migrations qui va aggraver la déstabilisation de l'Europe sur la survie de l'agriculture française confrontée à des normes drastiques et à la concurrence déloyale sur le consentement des peuples aux élargissements alors que la Commission discute avec la Moldavie, l'Ukraine et même avec la Turquie. Sur l'écologie punitive enfin qui dénature l'écologie véritable ou encore sur les enjeux de l'intelligence artificielle dont notre continent n'a pas encore pris la pleine mesure.
Ces élections européennes seront pour conclure un rendez-vous crucial pour le peuple français. Elles constituent le véritable rendez-vous avec la nation de l'année 2024. L'année qui vient va être une année riche de débats et d'analyses, d'échanges, de confrontations dans un monde de guerre et de conflits, dans une société gagnée par le doute et parfois par la peur, faisant en sorte qu'elle soit à la fois apaisante et fructueuse et qu'elle porte en elle les raisons de l'espoir. C'est tout le vœu que je forme pour le pays, c'est le vœu que je forme pour les Français qui attendent à juste titre tant de nous.
A vous, mesdames, messieurs de la presse, je vous souhaite ainsi qu'à vos organes de presse une année pleine de projets, de créativité, d'innovation. Je forme le vœu que la qualité de nos échanges, que l'intérêt que nous saurons susciter ensemble pour le débat public serve l'idée que nous nous faisons d'une démocratie moderne, vivante, respectueuse et prospective. A chacun d'entre vous, personnellement, je souhaite une très heureuse année 2024 pleine de joie et de réussite, que 2024 soit à l'image que nous nous faisons du bonheur, une année de passion vécue et d'espanouissement attendu. Mesdames, messieurs de la presse, très bonne année à vous.
Et je suis évidemment à disposition de vos très nombreuses questions.
dans le domaine de vos autres médias. Bonjour,
M. Guillaume.
On apprend ce matin dans l'université que l'agriculture va participer à la compagnie des élections régionales entre le PRM et l'intérêt de l'intérêt de l'intérêt. Je vous laisse savoir si cette collaboration s'est consulie en 2022 lors de la compagnie présidentielle et si elle est favorable sur le PRM ou est-ce que c'est par votre intérêt de l'intérêt ?
Cette relation ne s'est pas poursuivie lors des élections législatives et elle s'est faite par l'intermédiaire de notre imprimeur. Ni pendant la campagne présidentielle, ni pendant la campagne des élections législatives et non pas pendant la prochaine campagne des élections européennes. Il était à ma connaissance rémunéré par imprimature. Bonjour, Mme Tassin.
Je n'ai pas entendu
la fin de votre question.
J'appelle l'ensemble
des adhérents, des militants, des électeurs proches des républicains qui ne souhaitent pas se ranger derrière Emmanuel Macron et le bilan qui est le sien à venir travailler à nos côtés. Je pense que les républicains n'ont pas d'autre issue que de se scinder en deux. Je crois que ce mouvement politique est aujourd'hui devenu un syndicat d'élus sans incarnation ni projet pour le pays. et je crois que ça désespère sans doute beaucoup d'électeurs orphelins qui ont pu voter pour Nicolas Sarkozy en 2007, pour François Fillon en 2017 et qui sont aujourd'hui orphelins d'un leader.
Je pense que nous avons des valeurs qui sont proches, le rétablissement de l'autorité, la maîtrise drastique de l'immigration, la paix fiscale dans notre société, la valeur travail. Et par conséquent, je crois que la constance et la solidité qui est la nôtre doit nous permettre de rassembler au-delà des frontières du rassemblement national. Bon, voilà, maintenant que Mme Datsy aille au gouvernement, ce n'est pas une surprise. Il y a beaucoup de cadres des républicains qui ont rejoint l'armée d'Emmanuel Macron.
Je les invite, en tout cas peut-être à Paris, à se ranger derrière Thierry Mariani qui a été un ministre de Nicolas Sarkozy et qui, lui, a fait le choix des convictions en s'inscrivant dans la démarche d'union et de rassemblement que nous entendons porter.
Bonjour.
Les qualités que je pourrais éventuellement trouver à Gabriel Attal importent peu. je révèle un scoop aux Français, il ne se passera strictement rien. Je pense que Gabriel Attal est un pur produit du macronisme. Je ne crois ni dans sa solidité, ni dans sa constance et encore moins dans la force de ses convictions. Il y a un petit emballement médiatique, là, je trouve. J'ai regardé les chaînes d'info hier, c'est-à-dire qu'on va bientôt nous expliquer qu'il marche sur l'eau. On a un peu le sentiment qu'il guérit les malades en passant devant. Je pense que cet effet va très vite s'estomper, en fait.
Et que, précisément, Emmanuel Macron risque d'entraîner dans sa chute Gabriel Attal pour une raison très simple, c'est que le chef reste le même, que le cap politique reste le même, que l'équipe qui entoure le nouveau Premier ministre reste la même et que la politique ne variera pas d'un iota. Donc j'appelle les Français à être extrêmement vigilants à l'égard des effets d'annonce qui sont faits par le gouvernement à quelques mois d'élection européenne qui s'annoncent très compliquées pour la majorité. Je pense que la nomination de Gabriel Attal est le signe qu'un autre Macron est possible. Et donc j'appelle l'ensemble des Français à être extrêmement vigilants à l'égard de cela.
Si c'est votre question sous-jacente, nous ne sommes pas inquiets. L'idée du ticket qu'a développé Marine dans les colonnes du JDD a été évoquée très en amont il y a quelques mois de cela, mais hasard du calendrier, elle s'est concrétisée quelques jours après l'annonce de la nomination de Gabriel Attal. Je pense que l'âge n'est en rien un gage d'efficacité, tout comme la jeunesse n'est en rien un gage d'innovation. Donc la première décision de M. Attal sera d'augmenter les tarifs de l'électricité de 10% à compter du 1er février.
Et moi je l'ai entendu hier sur le marché de Caen indiquer en matière d'immigration que la France devait continuer d'être extrêmement bienveillante et de continuer à accueillir. Donc passer l'effet waouh des chaînes d'infos en continu, je pense que rien ne changera et je pense que les Français ne sont pas dupes, mais probablement aurons-nous l'occasion de débattre avec Gabriel Attal dans le cadre de la campagne des élections européennes. En tout cas, je le souhaite.
Bonjour. Bonjour. Le sujet n'est pas
que la ministre de l'éducation nationale scolarise ses enfants dans le privé. Nous, on défend la liberté d'enseignement. Le sujet, c'est qu'elle justifie ce choix par les manquements par les manquements de l'école publique alors que précisément elle se tient à côté d'un ministre de l'éducation nationale et qu'elle participe d'un gouvernement qui a la gestion de l'école depuis 7 ans. Ça fait plusieurs années que nous alertons sur l'effondrement du niveau scolaire, sur l'effondrement des moyens financiers et matériels qui sont donnés à l'éducation nationale.
La France s'effondre aujourd'hui dans l'intégralité des classements PISA et qu'elle fait face à un véritable craque éducatif et c'est précisément le cynisme de la déclaration de la ministre. J'ai cru comprendre qu'elle s'était un peu emmêlée ensuite les pieds dans le pinceau d'après vos confrères de Libération mais si vous voulez moi ce qui m'interpelle c'est que ceux qui passent leur temps à expliquer qu'ils sont systématiquement en responsabilité ou reprendre la neuve langue sont les premiers à se défausser de leurs responsabilités.
Donc le sujet n'est pas tant les choix personnels de Mme Oudéa Kasser à l'égard de ses enfants que le cynisme dont elle fait preuve alors même qu'elle est co-responsable puisqu'elle participe d'un gouvernement qui depuis 7 ans accélère l'effondrement de l'autorité et le recul des savoirs fondamentaux à l'école.
Bonjour, la décision de Saint-Four. Alors juste la deuxième j'ai pas entendu
la deuxième question la natalité. Vous savez que pendant le débat sur la réforme des retraites nous avons été le seul mouvement politique et le seul groupe à l'Assemblée à inscrire dans cette réflexion sur le système de retraite français la question de la natalité. Nous n'avons jamais fait aussi peu d'enfants en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les courbes d'accroissement de la population devraient se croiser à l'horizon 2035.
Or nous avions dit durant le débat sur les retraites que précisément les bébés de 2023 seraient les cotisants de 2043 et que par conséquent dans un système des retraites par répartition on ne pouvait pas aborder ce sujet sans évoquer la question de la natalité.
Nous avons porté un certain nombre de mesures dans le cadre de la campagne présidentielle qui visait à encourager la natalité, à soutenir la politique familiale en revenant d'abord sur les mesures fiscales qui avaient été prises et à notre sens contre-productifs par François Hollande en 2014 pardonnez-moi notamment la fin de l'universalité des allocations familiales et puis au-delà de ça à mettre en place un tas de mesures incitatives pour encourager les jeunes couples non pas seulement à s'installer mais aussi à faire des enfants.
J'insiste bien sur le terme d'encouragement c'est-à-dire qu'on n'est pas là dans des mesures coercitives ce sont des mesures incitatives qui visent lorsqu'on octroie par exemple un prêt à un jeune couple et qu'au-delà du deuxième ou du troisième enfant on décide de faire disparaître le capital restant on est dans des mesures incitatives et puis nous souhaitons également vous le savez mettre en place la priorité nationale pour faire en sorte que notamment les allocations familiales puisqu'on parle de la natalité soient réservées aux familles françaises donc nous entendons demain à la tête de l'Etat porter une grande politique nataliste en faveur des familles qui ne soit pas une politique pour contraindre mais précisément pour faire en sorte que les français qui souhaitent faire des enfants puissent s'y engager sans avoir l'inquiétude des lendemains toujours difficiles parce que le taux en fait aujourd'hui de l'écart entre le taux de fécondité par femme et le taux d'enfants espérés il est très important et nous portons précisément l'ambition de réduire cet écart
rebonjour et Emmanuel Leclerc va donner une conférence de presse demain qu'est-ce que vous en attendez et quelles questions vous aimeriez lui poser et deuxième petite question qui est le gouvernement de la campagne pour les européennes alors je vous réponds
d'abord à la deuxième question nous lancerons dans le courant du mois de janvier c'est-à-dire dans les tout prochains jours un grand emprunt sur le modèle de celui que j'avais initié en 2004-2019 et qui nous avait permis de réunir les fonds nécessaires pour financer la campagne des élections européennes vous savez assez bien fonctionné et donc nous relancerons ce dispositif dans les prochains jours pour répondre à votre première question d'abord je vais vous dire je trouve ça assez étrange et assez incorrect que le président de la République mais sans doute est assez révélateur s'exprime avant le discours de politique générale de son premier ministre ce qui veut donc bien dire que derrière l'illusionnisme verbal et les effets waouh de Gabriel Attal qui quand il dit autorité tout le monde est ébahi il dit sécurité tout le monde est ébahi sur le fond il n'y aura pas grand chose et le fait qu'Emmanuel Macron s'exprime avant même son discours de politique générale confirme que c'est lui en réalité qui fixe le cap et surtout que le cap restera inchangé je crois que les trois grands enjeux aujourd'hui de la rentrée en tout cas ceux que nous allons porter dans le cadre de la campagne européenne sont ceux que vous avez assez justement bien définis dans vos colonnes tout au long des derniers jours à savoir le pouvoir d'achat la sécurité et l'immigration sont les grands enjeux du pays qui aujourd'hui ne sont ni traités ni réglés la loi immigration si tentée qu'elle soit une victoire idéologique pour nous et nous l'avons dit dans sa version modifiée par la commission mixte paritaire est un premier pas est une porte ouverte mais elle ne changera pas les grands équilibres de la politique d'immigration dans notre pays c'est la raison pour laquelle nous réclamons et continuons de réclamer un référendum sur la question de l'immigration sur la sécurité les chiffres de l'insécurité sont tombés il y a quelques jours ils sont absolument accablants et s'agissant du pouvoir d'achat demandons à ce que le gouvernement renonce à cette taxe sur la consommation intérieure d'électricité pour cent alors même que l'électricité n'a jamais été aussi bas c'est un peu le paradoxe c'est à dire que l'énergie n'a jamais été aussi bas les français ne l'ont jamais autant payé ce qui souligne aussi d'ailleurs que lorsque nous avions pointé l'échec des négociations au niveau européen du marché européen de l'énergie à l'automne je me souviens qu'on avait eu des échanges sur tous les plateaux où on nous disait la question est réglée c'est traité pourquoi est-ce que vous continuez à réclamer cette mesure en réalité ce qui a été obtenu sont des contrats de longue durée pour les très gros industriels mais les classes populaires et les classes moyennes ne verront pas la différence sur leur facture qui va continuer d'augmenter donc je pense que ce sont les trois grands enjeux de la rentrée c'est en tout cas ceux que nous allons porter entre autres même si on en portera d'autres dans le cadre de la campagne européenne et les français ont le sentiment aujourd'hui d'avoir à la tête de l'état un président qui politiquement est de nulle part à la tête d'une nation qu'il conduit précisément nulle part voilà
quelle question vous lui poseriez si vous aviez l'occasion
je n'ai pas de question particulière à lui poser je suis venu avec mon référendum sous le bras le 30 août aux rencontres de Saint-Denis et probablement que si j'avais l'occasion d'échanger à nouveau avec lui c'est ce que nous lui soumettrions bien sûr oui
bonjour entre autres absolument pas
je pense que les bon d'abord plutôt un gimmick qu'un slogan j'aurai l'occasion d'abord vous savez nous lancerons la campagne des élections européennes le 3 mars à Marseille s'en suivra ensuite une quinzaine de meetings et de réunions publiques partout en France et j'aurai l'occasion quelques jours avant le 3 mars de tenir une conférence de près dans laquelle je vous présenterai je présenterai aux français les axes principaux et les thèmes de cette campagne des élections des élections européennes rien n'est fait je considère que les sondages même s'ils indiquent une dynamique sont une photographie à un instant T voilà et que tant que les français ne se sont pas rendus aux urnes alors tout peut arriver donc j'alerte les français à commencer par nos électeurs sur le fait que rien n'est gagné que ces élections européennes sont des élections bien sûr internationales ce sont des élections européennes mais ce sont d'abord et avant tout des élections de mi-mandat et qu'elles constitueront pour le peuple français la dernière occasion pour sanctionner la politique du gouvernement pour sanctionner l'Europe de Macron et pour envoyer un maximum de députés patriotes dans l'hémicycle du parlement européen je note également que ces élections européennes et je le dis aux français constitueront en quelque sorte le dernier arrêt au stand avant l'arrivée de la course et que on est là à la moitié du quinquennat avec le seul et unique scrutin national avant la prochaine élection présidentielle par conséquent le parti politique que les français désigneront en tête de ces élections européennes sera aussi a priori le parti politique qui sera chargé de préparer l'alternance et moi je dis aux français et je dis à nos électeurs que nous avons besoin de leur mobilisation la plus totale dans ces élections européennes et que nous avons besoin d'eux pour les aider et pour les accompagner
façon d'être dans la position madame la question concerne les manifestations des électriculteurs en allemagne est-ce que vous y êtes attentif est-ce que vous les suivez comment vous les amusez et est-ce que vous avez l'impression de parler d'autres électriculteurs dans ce moment
non je pense que la nomination de Gabriel Attal ne changera strictement rien encore une fois les effets cosmétiques si vous voulez je n'ai pas inquiet par cette nomination alors que l'effet cosmétique de on a pris le ministre le moins impopulaire on en a fait un premier ministre en décisant de rien changer à côté je pense n'aura strictement aucun impact nous vous savez on ne fait pas campagne par rapport aux autres nous on a un calendrier de campagne on a un objectif qui est celui de conquérir le pouvoir et on se fie à cette feuille de route précisément donc non ça ne changera pas la manière dont nous allons faire campagne je lis dans vos bandeaux le missile anti-Vardella bon courage et ayons l'occasion de profitons de cette occasion pour débattre du fond pour aborder la question du pouvoir d'achat de la sécurité de l'immigration de la santé de l'école de l'Europe profitons de ces élections européennes pour en faire un grand moment de démocratie je pense que les français qui sont un peuple très politique ont été un peu peinés de voir le président de la république en 2022 se défiler de toute campagne électorale au premier tour on a là un scrutin national donc on a l'occasion de réparer ce qui est apparu aux yeux de beaucoup comme une anomalie y compris aux yeux de beaucoup d'observateurs comme une anomalie en 2022 donc bon courage à Gabriel Attal dans sa mission je pense qu'il n'aura aucune marge de manœuvre je pense que rien ne changera et que précisément cette campagne européenne pourrait être l'occasion d'un débat entre deux grandes visions de la société pour répondre à votre deuxième question nous regardons avec très grand intérêt ce mouvement agricole nous avons été aux côtés des farmers aux Pays-Bas avec un certain nombre de nos eurodéputés qui ont fait le déplacement aux Pays-Bas ces derniers mois on est là en fait au coeur d'un choix de société et moi je le dis ces élections européennes c'est aussi un choix de civilisation et en la matière est-ce qu'on continue dans le siècle qui vient à être une grande puissance agricole est-ce qu'on continue à défendre notre autonomie notre souveraineté alimentaire parce que de la capacité à nourrir la population française et à nourrir les populations européennes dépendra aussi notre capacité à être et à demeurer un pays libre dans les prochaines années l'agriculture est aujourd'hui menacée par l'Union Européenne je l'ai dit dans les colonnes du JDD l'Union Européenne veut la mort de l'agriculture française elle veut la mort de l'agriculture française parce qu'elle est engagée depuis plusieurs années dans une stratégie dite de la ferme à la fourchette qui au nom de l'écologie punitive vise à faire baisser de 20 à 30% sur les 20 prochaines années les rendements de l'agriculture française elle veut la fin de notre agriculture avec la multiplication des accords de libre-échange qui font venir sur le sol français des produits qui ne respectent aucune des normes économiques, sociales environnementales, sanitaires qui sont imposées aux agriculteurs français et elle veut précisément la fin de notre agriculture avec une inflation normative qui empêche aujourd'hui les agriculteurs de travailler je le dis en matière d'agriculture et je l'ai dit lors des différents déplacements parce que j'ai fait le choix précisément depuis maintenant un an en passant 48 heures au sein de l'agriculture l'an dernier ce que je referai cette année de me rendre dans l'ensemble des foires agricoles depuis la rentrée de rappeler que nous vivons en matière agricole une décennie critique parce que dans les dix prochaines années il y a un agriculteur sur deux qui va arriver en retraite et aujourd'hui il y a un véritable enjeu pour la transmission des exploitations et nous réitérerons dans les prochains mois comme nous l'avions fait pendant la campagne présidentielle et comme Marine l'avait fait l'abrogation en tout cas très forte plus que partielle des droits de succession avec la condition que l'exploitation et l'outil agricole soient conservés pendant dix ans par son successeur parce qu'aujourd'hui les droits de succession apparaissent comme un mur pour beaucoup d'agriculteurs qui n'arrivent plus à transmettre leur exploitation donc nous ce que nous souhaitons c'est que les agriculteurs français puissent vivre de leur travail nous aurons l'occasion de faire un certain nombre de propositions en ce sens et la plus illustre d'entre elles sera notamment l'exception agriculturelle qui visera à faire sortir l'agriculture de nos accords de libre-échange dans une logique de patriotisme économique et faire en sorte que nos produits puissent avoir la priorité notamment dans les marchés publics et notamment dans la restauration collective dans les cantines des collèges des écoles ou des lycées mais nous sommes aux côtés de nos agriculteurs et nous le serons d'autant plus dans les prochains mois
le chiffre de 65 et de 45
est donné j'ai vu qu'il y avait deux chiffres qui étaient donnés 65 et 45
alors d'abord
j'ai pas l'indignation à géométrie variable et par conséquent qu'un journaliste soit tué sur un théâtre d'opération en Ukraine ou à Gaza c'est un drame dans les deux cas nous le condamnons et c'est évidemment une offense contre la liberté de la presse et contre la liberté d'informer donc nous n'avons pas la si telle est votre question la condamnation à géométrie variable j'anticipe le sous-entendu de votre question mais depuis le départ et notre position n'a pas varié nous avions indiqué que Israël avait fait l'objet était la cible de pogroms et d'attentats islamistes absolument intolérables et que par conséquent sa réponse militaire dans le respect du droit de la guerre était une réponse légitime depuis le départ nous avons indiqué que la réponse israélienne devait être et notre position n'a pas varié la plus ciblée la plus ciblée possible sur le deuxième point sur quotidien je vous rassure sur quotidien on est on est on est on est aussi laissé à la porte de leur plateau donc bon il y a peut-être un bout de chemin à faire de part et d'autre je vous verre à la discussion mais bon je réponds je réponds à chaque déplacement volontiers à leur question ce sont des voeux à la presse quotidien est une émission de divertissement sur le monde pour être tout à fait honnête je ne sais pas dans quelles conditions s'est exercé ce refus je crois que c'était monsieur Guillou en tout cas si ce refus était injustifié alors c'était une erreur voilà je vous le dis vous avez toujours été admis dans l'ensemble de nos meetings que ce soit des voeux à la presse ou nos réunions publiques vous le serez évidemment toujours donc voilà je me renseignerai je vous répondrai je vous répondrai à l'issue en tout cas si c'est injustifié c'est une erreur oui monsieur Sulzer bonjour
j'ai pas entendu
juste la dernière partie de votre
alors je vous mets à l'aise
tout de suite je ne suis pas américain et je n'entends pas militer pour la victoire de l'un ou de l'autre nous ferons ce que nous avons toujours fait en matière de politique étrangère lorsqu'il y a eu des élections dans des grandes démocraties qui étaient accessoirement des partenaires de la France c'est que nous avons regardé les programmes nous avons regardé les déclarations des uns et des autres et nous avons toujours étudié quels étaient au regard des intérêts de notre pays des intérêts de la France le meilleur pour notre pays il se trouve que en 2016 me semble-t-il lors de la l'avant-dernière élection américaine avant-dernière si on prend les mi-termes nous avions indiqué qu'une victoire de Donald Trump face à Clinton était au regard des intérêts de notre pays plus intéressante que la victoire d'Hillary Clinton pourquoi ?
parce que je me souviens qu'à l'époque monsieur Trump était opposé au TAFTA qui faisait un accord de libre-échange que nous avions combattu à l'époque au Parlement européen et qui était précisément nocif pour l'agriculture française et pour les entreprises françaises je note également que la politique qui a été celle de monsieur Trump lorsqu'il a été président des Etats-Unis visait à faire primer l'intérêt des Etats-Unis d'Amérique d'abord je pense que c'est sain et que c'est un principe de bon sens et que c'est précisément ce que nous souhaitons faire lorsque nous serons demain à la tête du pays sur le fond de sa politique la politique qui l'a menée aux Etats-Unis je n'ai pas à me prononcer je note tout de même qu'un certain nombre de mécanismes de patriotisme économique et de subvention directe aux entreprises américaines qui avaient été initiées par le président Trump avaient été poursuivis et avaient été repris par monsieur Biden lui-même à la suite de son élection et je note troisièmement que lorsque monsieur Trump a été président des Etats-Unis d'Amérique le nombre d'interventions extérieures des Etats-Unis a considérablement diminué donc nous étudierons les différentes propositions qui seront ceux des candidats mais encore une fois il n'y aura pas d'ingérence de notre part et nous laissons vivre la démocratie américaine quant à mon choix personnel je pense qu'il importe peu en fait
Bonjour Pierre-Éric Bonneau de France Internationale Bonjour Max Sobre Merci Bonjour Monsieur la vie pour les membres Jean-Claude au point de fond est-ce que les élus RN continuent à travailler avec une entreprise unanime qui appartient à la richesse et deuxième question est-ce que vous êtes un peu les inspecteurs
gadget journalisme le rassemblement national alors d'abord il faut savoir que le rassemblement national n'existe pas comme entité juridique au parlement européen c'est le groupe identité et démocratie dont participe la délégation du rassemblement national qui constitue en soi une entité politique et juridique et qui désigne ses prestataires le prestataire unanime a été désigné pour un certain nombre de missions de communication depuis le début du mandat est-ce que cette prestation sera poursuivie à l'issue des élections européennes je n'en sais rien ça dépendra des équilibres ça dépendra de l'état du groupe à l'issue des élections européennes de la manière dont on organisera les prestations maintenant je vais préciser les choses même si j'ai déjà eu l'occasion de le dire à vos journalistes depuis un an qui décale en fait tous les six mois la publication du reportage peut-être parce que manque de matière d'ailleurs je trouve le choix de diffuser ce reportage à l'heure où la campagne des élections européennes s'est ouverte assez contestable parce que vous aurez pu très bien par exemple faire le choix de diffuser ce complément d'enquête comme c'était prévu au mois de juin l'année dernière j'avais d'ailleurs répondu à l'ensemble de vos questions et de vos demandes d'interview de le diffuser au mois de septembre comme c'était ensuite deuxièmement prévu de le diffuser au mois de décembre comme vous aviez fait le choix de le faire et que vous vous m'aviez fait pas et vous faites le choix de le diffuser dans la campagne officielle ce qu'aucun autre de mes concurrents n'aura droit j'imagine dans le cadre de ces élections européennes si tel est le cas c'est très bien mais à ce moment là il faut le faire pour tout le monde donc je n'entends pas utiliser le précieux temps de parole que j'ai sur une une grande chaîne de services publics qui incarnent l'objectivité et la neutralité comme France 2 pour commenter le choix des imprimeurs de tracts vous voyez je préfère conserver mon temps de parole sur la 2 pour aller chez monsieur Soto au cas de vérité par exemple et pour évoquer les propositions que nous entendons mettre en oeuvre et le projet que nous entendons porter pour le pays voilà ce que j'avais à vous dire
de leur part
non c'est un gouvernement qui est imprégné et qui est frappé du saut du mensonge ils passent leur temps à mentir délibérément comme des arracheurs de dents en permanence voilà donc ça n'honore pas la politique ça n'honore pas la Macronie mais c'est là une forme de continuité je ne sais pas si ces affirmations qui sont révélées par vos confrères de libération sont exactes ou non ce que je sais encore une fois c'est que les choix personnels de la ministre de l'éducation nationale encore une fois on est pour la liberté d'enseignement importe peu le seul sujet c'est le sinisme dont elle a fait preuve à côté d'un ancien ministre de l'éducation nationale alors qu'ils ont en charge de la politique de la nation notamment des questions éducatives depuis sept ans et deuxièmement qu'elle mente voilà c'est ça le problème mais je pense que ça ne choquera personne hélas oui
bonjour que ce sont je me suis exprimé
sur l'affaire Depardieu moi j'ai été choqué par les propos qui ont été révélés par France Télévisions faut-il ou non lui retirer la légion d'honneur je pense que ça serait un peu indélicat avant même le résultat d'une enquête de justice moi je suis attaché à un certain nombre de principes je les ai rappelés à commencer par celui de la présomption d'innocence peut-être qu'on peut avoir ce débat à l'issue d'une décision de justice mais avoir ce débat sur les réseaux sociaux dans les médias par émission interposée sans que l'enquête de justice n'établit des conclusions me pose un problème de principe deuxièmement sur les grandes fortunes la question
excusez-moi
on peut pas lever le son des questions parce qu'en fait j'entends pas vos questions
il y a la vidéo qui a été diffusée dans le premier enquête qui montre des caractères sexuels à la rencontre du grand
en fait il y a deux sujets il y a les propos qui sont condamnables que j'ai condamné et il y a le sujet des plaintes je pense que c'est à la lumière de ces deux événements étant entendu qu'on puisse avoir les conclusions sur ces deux événements qu'on peut en tirer une conclusion s'agissant de la légion d'honneur qui a été remise à monsieur Depardieu sur les grandes fortunes la question c'est quoi c'est ce que j'ai de l'admiration pour les grandes fortunes
oui
je pense que si tant est qu'elles payent leurs impôts en France oui je pense que une grande partie des noms que vous avez cités contribuent au rayonnement de notre pays si tant est que LVMH paye sa fiscalité ses impôts en France je rappelle que LVMH rapporte 2 milliards et demi d'IS aux caisses de l'état chaque année c'est une fierté pour notre pays que la première fortune française et que l'un des premiers groupes de luxe en France soit français et fasse le rayonnement de notre pays à l'international que quelqu'un comme monsieur Niel qui décide d'investir plusieurs millions d'euros dans QTAI dans un programme qui vise à développer la recherche sur l'intelligence artificielle en France et à faire en sorte qu'on puisse rattraper le retard que nous avons pris aujourd'hui dans l'économie de la connaissance c'est une fierté pour notre pays et derrière ces noms que vous avez cités il y a aussi des dizaines de milliers d'emplois maintenant nous défendons aussi une fiscalité de justice et nous entendons être vigilants sur le fait que les noms que vous citez ou que les profils que vous évoquez contribuent à l'effort national par une fiscalité qui soit une fiscalité juste mais le drame je veux dire le drame de notre pays est probablement qu'il n'y ait pu aujourd'hui que n'émergent pas suffisamment de grands patrons d'industrie en fait on devrait vouloir en fait des dizaines et des dizaines de très grands patrons d'industrie parce que ça fait aussi le rayonnement de la France en Europe et à l'international
oui nous souhaitons
qu'il y ait un vote de confiance mais j'ai peu d'espoir sur le fait qu'ils donnent une réponse favorable à cela puisqu'ils n'ont pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale voilà et ce qui était vrai dans un contexte où madame Borne avait été nommée elle est tout autant aujourd'hui parce que le contexte n'a pas changé mais c'est bien parce que passés les effets de communication maintenant Gabriel Attal comme Premier ministre va pouvoir se confronter au terrain à la fois avec les parlementaires nous l'invitons à se soumettre à un vote de confiance et à la fois sur le terrain électoral avec peut-être notre demande de débat dans le cadre de la campagne des élections européennes
et bien nous verrons
à ce moment là
nous travaillons depuis
dans plusieurs mois et depuis plusieurs années à l'élargissement du groupe Identité et Démocratie vous savez que nous avons multiplié les contacts non pas seulement avec nos alliés actuels qui siègent au cours des derniers mois dans le groupe ID mais aussi avec de potentiels partenaires pas seulement à l'issue des élections européennes mais en cas de victoire de Marine lors de l'élection présidentielle de 2027 nous avons multiplié les contacts depuis maintenant plusieurs mois avec évidemment le FIDES de Victor Orban qui se tient aujourd'hui hors de ces deux forces politiques au sein du Parlement européen avec nos partenaires de Vox en Espagne qui siègent dans le groupe ECR avec qui nous avons pourtant des contacts Santiago Abascal avait reçu Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle nous organisons régulièrement des événements en commun au sein du Parlement européen notamment des conférences autour de Jean-Paul Garraud il est très difficile pour moi de vous répondre avant les élections européennes parce qu'en fait projeter ce que sera le Parlement européen après les élections européennes avant même d'avoir voté avec la complexité des modes de scrutin en différents états c'est très compliqué donc nous nourrissons l'objectif d'élargir la base de nos annonces est-ce qu'il y aura fusion des deux groupes je n'en sais rien bon en tout cas ce que je souhaite moi c'est qu'il puisse y avoir c'est que d'abord un on puisse mettre les majorités de circonstances actuelles du Parlement européen c'est-à-dire entre le PPE et les socialistes en minorité qu'on puisse faire émerger cette minorité de blocage avec évidemment les gens du groupe ID mais aussi avec les gens du groupe ECR afin qu'on puisse mettre en échec un certain nombre de textes je vous allure sur le fait qu'il y a quand même beaucoup de textes qui et de plus en plus de textes qui au sein du Parlement européen passent à quelques voies près ou ne passent pas à quelques voies près et ces quelques voies près cet écart est en train de se resserrer à mesure que les mois avancent et à mesure que le PPE réduit son influence au Parlement européen donc nous souhaitons élargir mais notre objectif en tout cas est d'avoir la première délégation souverainiste au sein du Parlement européen et d'avoir évidemment en France le maximum de députés européens RN au sein de l'hémicycle et de toute manière je vais vous dire au-delà de cette question du groupe il y a toujours des logiques de coalition de vote sur un texte qui concerne l'immigration on peut envisager une coalition inter-groupe qui dépasse en fait les frontières du groupe Écoutez vous savez que nos alliés Matteo Salvini notamment participent de cette coalition avec madame Mélanie je pense que les faibles marges dont dispose madame Mélanie et qui ont été très largement soulignées par les observateurs depuis un an tiennent du fait que l'Italie dans une situation financière et démographique n'oublions pas le deuxième volet qui est beaucoup plus qui lui offre beaucoup moins de manœuvres en fait qu'un pays comme la France je pense que sur le plan monétaire elle a en tout cas réussi à stabiliser le spread de l'Italie et que précisément les actions qu'elle a mises en œuvre lui ont permis de limiter l'augmentation du taux d'intérêt et le différentiel qu'elle avait avec l'Allemagne sur la question de l'immigration je crois que la réponse aujourd'hui enfin en tout cas la réponse qui était celle de Matteo Salvini était peut-être beaucoup plus ferme voilà Matteo Salvini est en ce moment même devant les tribunaux précisément pour avoir refusé que des bateaux notamment des ONG qui sont les taxis en fait qui font office de taxi pour les pour les mafias de passeurs et qui vont chercher les migrants parfois à 10 ou 20 kilomètres des côtes tunisiennes ou des côtes libyennes n'accostent sur les côtes sur les côtes italiennes mais encore une fois nous travaillerons demain au pouvoir avec tout le monde voilà et je vais vous dire je pense que en fait l'impasse le sentiment d'impasse on peut avoir aujourd'hui sur un dossier comme l'Italie sur un certain nombre de sujets tiens aux limites même de l'Union Européenne et en fait il y a deux pays qui peuvent changer la construction européenne pour le poids politique budgétaire et financier pour le faire c'est la France et l'Allemagne et donc je crois que cette impulsion d'un nouveau traité parce qu'en fait concrètement quand on dit l'Europe des nations des coopérations et des projets en fait ça consiste à offrir et à proposer un nouveau traité aux pays européens il ne pourra venir dans les prochaines années que la France par conséquent notre responsabilité est double française et européenne merci à tous merci à vous
Jordan Bardella