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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 22 juin 2023 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Inflation, Bio, sécheresse... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Jean-Philippe André

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que tout le monde est revenu autour de la table des discussions ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Et sur les 75, combien sont en discussion aujourd'hui ?

  • 2:31RelanceRéponse partielle

    Pour les consommateurs, ça change rien, que ce soit des promotions ou des prix, à part que l'une est temporelle, à l'autre définitive.

  • 2:39RelanceRéponse directe

    Pourquoi les autres, elles ne reviennent pas autour de la table ? C'est quoi leurs arguments ?

  • 3:07ComplaisanteRéponse directe

    Vous en avez marre de passer pour les méchants de l'affaire.

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Vous nous dites qu'il y a une partie aujourd'hui des industriels qui ne peuvent pas baisser les prix.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33InvitéFait
    « On a essayé, première chose, vous avez évoqué les 17 000 entreprises, on a dit la première chose qui est extrêmement importante, c'est que la très grande majorité des entreprises, c'est les PME. »
  • 0:56InvitéFait
    « Il faut les exclure de toute cette discussion parce qu'elles ne peuvent pas aujourd'hui entrer dans un circuit de baisse des prix parce qu'elles ne correspondent pas. »
  • 1:05InvitéFait
    « On a donc décidé, pour faciliter un peu le débat mais aussi pour mieux cibler, de cibler les 75 plus grandes entreprises. »
  • 1:23InvitéChiffre
    « Et sur les 45, à peu près 90% ont répondu à l'appel de ce ministre. »
  • 1:31InvitéPromesse
    « Et on peut considérer qu'aujourd'hui, à peu près 80% vont activer des leviers pour faire en sorte que, dans les 3 prochains mois, les prix en rayon puissent baisser sur leurs produits. »
  • 1:42InvitéChiffre
    « 80% des grandes entreprises de l'agroalimentaire vont baisser leurs prix dans les mois qui viennent. »
  • 3:43PrésentateurChiffre
    « Quand on regarde le taux de marge du secteur de l'industrie agroalimentaire, au premier trimestre, il y a quelques mois, 48% de marge. Ce sont les chiffres de l'INSEE. »
  • 4:27InvitéChiffre
    « Entre 2022 et 2019 ? Grosso modo, le monde agricole fait très bien à reconstituer une partie de ses marges, la distribution a fait plus 9, et nous, on a fait plus 1. »
  • 6:14InvitéPromesse
    « Nous, on s'est engagé, notamment sur la partie du dispositif de promotion, de faire en sorte que ça puisse démarrer dès le mois de juillet, sur une période de 3 mois. »
  • 6:45InvitéPromesse
    « Donc je pense qu'entre début juillet, le 15 juillet, et sur les 3 prochains mois, de manière à ce que ça couvre la rentrée, vous allez avoir sur plusieurs centaines, je pense entre 200-300 références de marques nationales, là pour le coup, parce qu'on ne parle plus de marques distributeurs, vous allez voir en rayon, évidemment, nos clients vont jouer le jeu. »
  • 7:05InvitéChiffre
    « C'est à peu près entre 7,5 et 10%, à peu près »
  • 9:34InvitéFait
    « On ne reviendra jamais à ces niveaux là. Parce que tous les circuits économiques ont été chamboulés. »
  • 9:46InvitéChiffre
    « On sera aux alentours de 6 ou 7 »
  • 11:10InvitéChiffre
    « Vous avez des volumes qui sont en bas. C'est de l'ordre de 4% »
  • 11:25InvitéChiffre
    « Les marques nationales qui sont plus affectées que les marques de distributeurs. De combien pour les marques nationales ? On est aux alentours de 5-6% »
  • 16:02InvitéChiffre
    « Les derniers chiffres que moi j'ai de nos amis brasseurs qui font partie de l'ANIA, c'est qu'aujourd'hui on a moins de 4 »
  • 16:21InvitéChiffre
    « Ils ont identifié la possibilité d'économiser 2 millions et demi de mètres cubes d'eau »
  • 17:10InvitéChiffre
    « La France est un pays si vous comparez moins de 1% aujourd'hui en France si vous comparez Israël c'est 90% mais même les espagnols c'est à 10% »
  • 18:53PrésentateurChiffre
    « Les ventes de bio ont reculé assez nettement l'an dernier en France. 9% de baisse dans les enseignes spécialisées, 5% de baisse dans la grande distribution. »

Temps de parole

  • Invité67 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 210 %
  • Invité 38 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Jean-Philippe André, vous êtes donc le président de l'ANIA, l'association nationale des industries alimentaires qui représente 17 000 entreprises depuis des semaines. Le ministre de l'économie Bruno Le Maire vous met la pression pour que vous acceptiez de renégocier avec les distributeurs pour faire baisser les prix. Est-ce que tout le monde est revenu autour de la table des discussions ?

0:23
Invité

Vous avez fait référence, on a eu deux réunions avec Bruno Le Maire et son équipe parce qu'il y avait deux autres ministres autour de la table. On s'est vu encore récemment la semaine dernière et le sujet est toujours le même. C'est-à-dire qu'il faut faire correspondre le moment où effectivement on peut, dans nos prix, dans nos tarifs qu'on va proposer à nos clients, insérer la vraie évolution des coûts. Et on a essayé, première chose, vous avez évoqué les 17 000 entreprises, on a dit la première chose qui est extrêmement importante, c'est que la très grande majorité des entreprises, c'est les PME.

Il faut les exclure de toute cette discussion parce qu'elles ne peuvent pas aujourd'hui entrer dans un circuit de baisse des prix parce qu'elles ne correspondent pas. On a donc décidé, pour faciliter un peu le débat mais aussi pour mieux cibler, de cibler les 75 plus grandes entreprises.

1:12
Présentateur

Et sur les 75, combien sont en discussion aujourd'hui ?

1:15
Invité

Il y en a à peu près 45 qui sont de l'agroalimentaire. Je n'ai aucune compétence à parler d'hygiène. Alors sur les 45 ? Et sur les 45, à peu près 90% ont répondu à l'appel de ce ministre. Et on peut considérer qu'aujourd'hui, à peu près 80% vont activer des leviers pour faire en sorte que, dans les 3 prochains mois, les prix en rayon puissent baisser sur leurs produits. 80% des grandes entreprises de l'agroalimentaire vont baisser leurs prix dans les mois qui viennent.

1:48
Présentateur

Oui. C'est ça.

1:49
Invité

Après, ce qui est important, c'est de redire une chose qui est très importante. Sur ces 40 entreprises, à peu près, la majorité ne peut pas baisser les prix de tarifs. Pourquoi ? Parce que pour le faire, il faudrait qu'il y ait correspondance, dans le même temps, d'une baisse des cours. Il y en a, on peut en parler, si vous voulez. Oui, une matière première. Et par ailleurs, il faut que je puisse acheter ces cours. Par contre, pour aller dans la démarche que vous décrivez, ce qu'on a dit, c'est que tous les autres, et c'est la grande majorité, on va faire des promotions spéciales qui auront un vrai impact sur le fond de rayon, de manière à ce que les produits soient un peu plus...

2:26
Présentateur

Pour les consommateurs, ça change rien, que ce soit des promotions ou des prix, à part que l'une est temporelle, à l'autre définitive.

2:31
Invité

C'est un problème de technique et de cohérence économique. On y est très attaché, d'accord ? Attendez, mais si 80% des grands groupes reviennent autour de la table et pas les autres, pourquoi les autres, elles ne reviennent pas autour de la table ? C'est quoi leurs arguments ? Les groupes, les sociétés, ces grandes sociétés... Des grandes marques, hein ? Des grandes marques, toutes les marques qui sont maintenant sur la table du petit déjeuner avec vous, elles le font parce qu'on ne veut pas...

Il y a une petite musique qui circule depuis quelques mois, qui, de notre côté, est assez insupportable, c'est-à-dire qu'il y aurait d'un côté ceux qui ont la compréhension de l'inflation, la compréhension des problèmes des gens, et de l'autre côté, il y aurait l'industrie agroalimentaire.

3:07
Présentateur

Vous en avez marre de passer pour les méchants de l'affaire.

3:09
Invité

Voilà, et on n'est ni indifférent, ni les méchants de l'affaire. Je le répète, la grande majorité, vous ne pouvez pas baisser immédiatement vos tarifs, simplement parce qu'à part les céréales, la volaille, un peu le café, il n'y a pas de baisse. Par contre, ces groupes-là et ces marques-là veulent appuyer la démarche du gouvernement, qui est légitime, de dire, tiens, on veut absolument accélérer la baisse de l'inflation, et donc s'engagent à faire des promotions pour aller dans ce sens.

3:39
Présentateur

Vous nous dites qu'il y a une partie aujourd'hui des industriels qui ne peuvent pas baisser les prix. Quand on regarde le taux de marge du secteur de l'industrie agroalimentaire, au premier trimestre, il y a quelques mois, 48% de marge. Ce sont les chiffres de l'INSEE. C'est du jamais vu depuis 6 ans. En France, on est revenu au-dessus du niveau d'avant Covid. Ça, c'est bien de la marge de manœuvre, non ?

4:01
Invité

Alors, moi, j'aime commenter des chiffres qui sont sur une année complète. Je pense que... Oui, mais c'est comme... La chance, on est en juin. Oui, mais je crois que c'est intéressant. Il y a l'inspection du général des finances à publier son rapport sur l'ensemble de l'année et sur l'ensemble de la filière.

4:18
Présentateur

C'était l'année dernière, ça, hein ? Oui, mais sur les chiffres de 2022. Depuis, il s'est passé ce qui s'est passé, c'est-à-dire la baisse des coûts.

4:22
Invité

Oui, mais je me permets d'insister, c'est sur les chiffres de 2022, et on dit quoi entre 2022 et 2019 ? Grosso modo, le monde agricole fait très bien à reconstituer une partie de ses marges, la distribution a fait plus 9, et nous, on a fait plus 1. Premier truc. Dans la fameuse réunion que vous évoquiez avec Bruno Le Maire de la semaine dernière, nous, on a été très étonnés par ces chiffres que vous évoquez. Moi, je ne vais pas ici contester les chiffres de l'INSEE, parce que dans le même temps, je vais vous dire que l'inflation est à plus 5, on ne conteste pas.

Et donc, on est convenu, et on l'a fait vendredi dernier, il y a eu une première réunion de travail pour essayer de comprendre ce que l'INSEE met dans ses coûts.

4:56
Présentateur

Pourquoi je dis cela ? Vous ne savez pas à quoi correspondent aujourd'hui ces 48% de marge de votre secteur ?

5:01
Invité

Nous, on ne peut pas imaginer, on ne peut pas imaginer que sur le premier trimestre, on ait effectivement 5 ou 6 points de marge en plus, simplement parce que 1, sur le premier trimestre, 2 mois sur 3, c'est encore les prix de l'ancienne année, parce que tout le monde peut comprendre ça, et que si vous interrogez, ce n'est pas notre job, mais on a des remontées, sur les fameux 75, vous avez, mais je crois que ça doit se compter sur les deux premiers doigts de la main, une entreprise qui nous dit aujourd'hui, droit dans les yeux, j'ai conservé mon niveau de marge par rapport à l'an dernier.

Tout simplement parce qu'on a peut-être passé le coût des matières premières agricoles, on n'a largement pas passé le reste. Vous ne savez pas de où vient ce chiffre aujourd'hui ? Ah non, pas du tout. 48%, c'est quand même énorme. Mais c'est pour ça que nous, on le conteste sur la méthodologie, et on est très intéressé de voir avec l'INSEE, et on le fait avec les gens de Bercy, pour dire comment ça... Donc quand l'INSEE dit que ce sont les industriels de l'agroalimentaire qui ont fait gonfler l'inflation dans les supermarchés, vous vous dites non ? Non, moi je dis non, et clairement non.

Les prix alimentaires ont augmenté de 14% sur un an, les négociations ont repris, si on vous écoute, à partir de quand les consommateurs vont pouvoir voir dans les rayons les premiers prix baissés ? Est-ce que ça commence déjà maintenant ou pas ? Nous, on s'est engagé, notamment sur la partie du dispositif de promotion, de faire en sorte que ça puisse démarrer dès le mois de juillet, sur une période de 3 mois.

Donc je pense qu'entre début juillet, le 15 juillet, et sur les 3 prochains mois, de manière à ce que ça couvre la rentrée, vous allez avoir sur plusieurs centaines, je pense entre 200-300 références de marques nationales, là pour le coup, parce qu'on ne parle plus de marques distributeurs, vous allez voir en rayon, évidemment, nos clients vont jouer le jeu, j'ai aucun doute là-dessus, que les systèmes U, les Auchan, les Carrefour vont jouer le jeu, vous allez avoir la possibilité de baisser ces prix dans les toutes prochaines Et c'est quoi ? Ce sera juste des promos ou alors vraiment les produits vont baisser ?

Je le répète, vous allez avoir à peu près 4-5 marques qui vont pouvoir baisser parce qu'elles sont dans les céréales, les volailles, etc. Et tous les autres vont faire des opérations promotionnelles qui n'étaient pas prévues, qui est de l'investissement additionnelles, et puisque vous venez de m'interroger sur les marges, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'on va prendre sur des marges pour faire cette opération Des baisses de quel montant ? C'est à peu près entre 7,5 et 10%, à peu près

7:08
Présentateur

Il y a 200 à 300 produits de grande marque qui, de juillet à septembre, pardon, je

7:12
Invité

répète, vont baisser de... Entre 7,5, 7,5 et 10%, oui à peu près Oui, pour 3 mois et pas au-delà Parce que pour l'instant, on s'est engagé sur faire cette opération sous 3 mois

7:22
Présentateur

Pour être parfaitement précis, quels produits vont baisser sur ces 200 à 300 ? Ça concerne quoi ? La bouteille de soda ? Les fournitures, je sais que c'est pas Chez vous, les produits transformés, qu'est-ce qui va baisser ? Je pense que...

7:34
Invité

Je vous ai dit tout à l'heure, 80% des sociétés Participent Je pense que si vous prenez la liste des 75, tout le monde Toutes les sociétés feront une opération de promotion Et puis des secteurs Je le répète, comme la volaille ou les pâtes Les pâtes alimentaires, là ça va être plus structurel Il y aura de vraies baisses de prix, parce que les céréales ont baissé Ou parce que la volaille a baissé

7:52
Présentateur

Jean-Philippe André, président de l'Association nationale des industries alimentaires Invité de France Info jusqu'à 9h Il est 8h41 Voici Sophie Echen pour le Fil Info

8:00
Invité

Contrairement à ce qu'affirmait sur France Info Le premier adjoint à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire tout à l'heure Les recherches se poursuivent bien ce matin Au lendemain de l'explosion d'un immeuble dans le 5ème arrondissement On ne connaît toujours pas son origine Une personne est toujours portée disparue à ce stade Il y a une trentaine de blessés Dont 4 en urgence absolue Toujours pas de nouvelles du Titan Ce petit sous-marin a parti explorer l'épave du Titanic A près de 4000 mètres de profondeur dans l'Atlantique Nord Avec 5 passagers à son bord A partir de midi, heure française Les réserves d'oxygène seront officiellement épuisées à bord Ils se réunissent à Paris pendant 2 jours Pour transformer le système financier mondial Une quarantaine de chefs d'Etat, de gouvernement Des représentants d'institutions et d'ONG Avec l'objectif de trouver des solutions Pour réduire le fossé entre le Nord et le Sud Et notamment soutenir les pays pauvres Alors que les crises sociales et climatiques se multiplient Le site internet du centre hospitalier de Rennes Toujours inaccessible ce matin Le CHU est victime d'une cyberattaque depuis hier soir Sa direction précise qu'il n'y a pas d'impact Sur la prise en charge des patients

9:00
Présentateur

France Info Le 8.30 France Info Salia Brakia Je suis toujours avec Jean-Philippe André

9:10
Invité

Le président de l'ANIA L'association des industries alimentaires Vous disiez juste avant le fil info Que 80% des grosses entreprises Des grandes marques Allaient baisser soit le prix des produits Soit effectuer des opérations de promotion Globalement Est-ce que vous nous dites ce matin aussi On ne retrouvera jamais les prix d'avant la crise Avant l'inflation Je suis d'accord avec ça Et je crois qu'il faut le dire Parce qu'aujourd'hui On peut en imaginer Nous on n'est pas des prévisionnistes Mais aujourd'hui vous avez une inflation alimentaire de 14% Elle va baisser progressivement d'ici la fin d'année On sera aux alentours de 6 ou 7 Il faut dire clairement Le français est une langue précise Quand vous êtes à 6 ou 7 Vous êtes toujours encore en augmentation Et quant à dire Parce que beaucoup de gens nous interrogent Mais nos prix de 2019 D'avant crise Avant Covid Avant la guerre Etc Alors ça n'engage que moi D'accord Mais je pense qu'il faut dire aux gens On ne reviendra jamais à ces niveaux là Parce que tous les circuits économiques ont été chamboulés Les salaires ont augmenté Donc on ne retrouvera pas ces prix là Donc Et par ailleurs Par ailleurs Ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui Mais on va très rapidement être confronté A d'autres sujets Puisque en tant que citoyen et consommatrice Consommateur Vous allez vouloir avoir des produits Plus décarbonés Plus local etc Tout ceci Va faire en sorte Qu'aujourd'hui On change de paradigme Et on va passer dans une autre époque Et donc ce sera plus cher Quand on prend du local ?

Non Ça veut dire simplement Pour répondre à la question de madame C'est que Je crois qu'il est juste Et honnête De dire En 2024 2025 On ne reviendra pas Au prix de 2019 Ça c'est certain

10:47
Présentateur

On constate Ce sont les distributeurs Qui le disent Que les consommateurs Qui aujourd'hui doivent rogner Sur leurs achats Privilégient les marques consommateurs Et les marques premiers prix A celles aux grandes marques Que vous représentez Jean-Philippe André Vous l'avez chiffré ça Cette désaffection

11:01
Invité

Si vous prenez La situation A fin mai D'accord Vous avez une Grosso modo Vous avez des volumes Parce qu'aujourd'hui Il ne faut plus parler en chiffre d'affaires Je le dis une fois pour toutes Chiffre d'affaires Ça ne correspond plus à grand chose Vous avez des volumes Qui sont en bas C'est de l'ordre de 4% Il n'est pas plus que ça En volume Ah c'est beaucoup C'est malheureusement beaucoup Et à l'intérieur de ce 4% Vous avez Les marques nationales Qui sont plus affectées Que les marques de distributeurs De combien pour les marques nationales ?

On est aux alentours de 5-6% Donc c'est beaucoup Mais ça revient bien à dire Que vous comprenez bien Que en tout cas Pas les marques nationales Les marques régionales Marques en général Personne n'a intérêt A alimenter un système d'inflation Qui à la fin Se retournerait contre nous Et simplement favoriserait Les marques de distributeurs

11:46
Présentateur

Mais vous pensez qu'ils vont revenir à ces consommateurs Qui ont abandonné Les produits de grandes marques Pour aller vers les marques Auchan, Carrefour, Systému Etc Ils vont revenir à coups de promo ?

11:55
Invité

Je pense parce qu'il y a fondamentalement Nous en tout cas C'est notre métier Il y a un attachement viscéral A la marque

12:01
Présentateur

Après tout Ils ont pu découvrir Que le produit distributeur Il n'est pas plus mauvais Et qu'il est moins cher

12:05
Invité

Mais je dis peut-être Mais je dis il ne faut pas Il ne faut pas Parce que nous notre métier C'est de continuer à faire en sorte De démontrer ça Mais en creux par contre Il faut Il y a dans votre question Il y a quand même le problème Du consentement au prix C'est-à-dire qu'on veut la marque On veut le local On veut le bio Et tout ça Et aujourd'hui Il y a une partie de la population Ça il faut quand même le reconnaître Qu'il y a un problème D'accès D'accès au prix Ça il faut l'avoir Mais on a l'impression Que vous ne jouez pas Suffisamment le jeu Je donne l'exemple Du trimestre anti-inflation Qui a été largement incité Par le gouvernement Les distributeurs Ont accepté De prolonger le trimestre anti-inflation Qui devait s'arrêter Au 15 juin Pour chaque magasin La plupart des produits Choisis Pour ce trimestre anti-inflation Sont des marques distributeurs Ça veut dire quoi ?

C'est parce que vous n'avez pas Joué le jeu ? Vous n'avez pas voulu faire Les efforts du côté Des grandes marques ? Moi je Loin de moi l'idée De critiquer ce qu'ont fait Les distributeurs là-dedans Parce que je dis Ça va dans le sens D'aider les gens Sur l'inflation Maintenant Si je Sur un magasin Sur un supermarché Hypermarché Vous avez à peu près 3500 marques de distributeurs Quand vous faites un panier De 150 à 500 Ça relativise quand même L'effort Qui est fait Nous maintenant On vient de proposer Cette démarche De type promotionnel On part sur 3 mois Puis on verra bien Comment fonctionne Le dispositif Sur la fin de l'année

13:24
Présentateur

Vous parliez des promos Il y a quelques instants Jean-Philippe André Il y a les vrais Et les fausses L'association Foodwatch A épinglé récemment 12 produits de grandes marques Qui sont vendus en lot Plus chers qu'à l'unité Je vous donne un exemple Le prix au kilo Des pépitos Les célèbres biscuits Augmentent de 25% Quand ils sont vendus Par paquet de 2 Vous trouvez ça normal ?

13:43
Invité

Écoutez Nous on a Là encore Quand nous on fait une promotion On a intérêt à ce que soit efficace Si une promotion

13:49
Présentateur

Tout le monde Quand il achète Plusieurs paquets Pense faire une bonne affaire

13:53
Invité

Mais bien sûr Est-ce qu'il est possible Que ce soit pas le cas ? Je dis L'industriel Qui fait de la promotion Parce que c'est lui qui la paye Il a intérêt à ce que soit efficace Donc ce que vous évoquez là C'est pas le summum de l'efficacité Les pépitos c'est chez vous ? Non non C'est chez vous Bien sûr Dans ces cas là Il n'y a pas de discussion Pour dire attention Et après Le distributeur C'est comme le distributeur Qui fait l'offre promotionnelle finale Tout ce qui va Dans le sens D'une information claire Du consommateur Il faut le faire Et tout ce qui pourrait L'induire en erreur On ne peut pas bannir

14:29
Présentateur

Tout simplement Ce genre de pratiques Qui ressemble quand même A de l'arnaque Même si tout ça est légal

14:33
Invité

Moi je l'ai dit tout à l'heure Moi j'ai découvert Le point de Foodwatch Avant de rentrer en studio Vous parlez de 12 Vous parlez de 12 produits Il y a 47 milliards D'actes d'achat Dans l'année Je répète 47 milliards Passez-moi Passez-moi Le point De dire Que 12 sur 47 Même s'ils existent C'est trop Mais c'est 47 La très grande majorité Des promotions A pour but Pour nos marques De vendre plus Donc on a intérêt A l'efficacité Et pas à produire De l'inefficacité Jean-Philippe André En début de semaine On recevait le ministre De la transition écologique Qui s'inquiétait De la sécheresse Cet été Est-ce que c'est votre cas A vous aussi Est-ce que ça va avoir Un impact Sur ce qu'on va trouver Ou pas dans les rayons Dans les prochains mois Et quels produits Pourraient être impactés Alors il y a deux angles Enfin je vous propose Deux angles de lecture À la d'autres questions Un il y a sécheresse En général Pas plus tard qu'hier On commence à avoir Des pêches AFP Qui ressortent Tiens sécheresse Aux Etats-Unis Sécheresse En Europe Poutine Qui menacerait D'interrompre La livraison De la céréale Point d'alarme Point d'interrogation Pas de réponse immédiate Et deuxième chose C'est l'eau en général Et l'eau en général L'eau c'est un Je sais pas comment Je peux appeler ça C'est un partenaire De notre industrie Moi je suis un ancien brasseur J'ai travaillé Pour une très grande Brasserie française À mon époque Pour faire un litre de bière Il fallait 7-8 litres d'eau En process En fabrication Les derniers chiffres Que moi j'ai De nos amis brasseurs Qui font partie de l'ANIA C'est qu'aujourd'hui On a moins de 4 D'accord Vous avez L'association Bretonne De l'agroalimentaire Qui se penche sur ça Ils ont un projet Qui regroupe à peu près Une trentaine De sites industriels Où ils disent Ils ont identifié La possibilité D'économiser 2 millions et demi De mètres cubes d'eau 2 millions et demi On sait pas ce que c'est C'est 1000 piscines olympiques Ça vous en faut dire Que ça va devenir Une constante Qu'on le veuille ou pas On fait partie de ces pays Qui historiquement On a eu ce luxe incroyable De pas devoir s'en occuper Là par exemple Cet été il va y avoir Des restrictions d'eau Comment vont faire Les industriels Est-ce que par exemple Vous vous demandez Au pouvoir public Il nous faut des dérogations Pour telle industrie Tel secteur Parce que sinon On n'arrivera pas On n'arrivera pas à produire Nous ce qu'on demande Alors d'abord On a besoin d'eau Sinon vous n'avez plus Ni vos pépitos Ni la bière Même à 25% plus cher Même des pépitos Très très bons Qui font un excellent produit Non par contre Ce qu'on demande Au pouvoir public C'est de dire Tiens il y a Alors en très mauvais français C'est le reuse La réutilisation des eaux usées La France est un pays Si vous comparez Moins de 1% aujourd'hui En France Si vous comparez Israël c'est 90% Mais même les espagnols C'est à 10% Donc il faut absolument Accélérer la production Des décrets Qui permettent Vous n'avez pas besoin D'eau potable Pour un certain nombre D'opérations de nettoyage En agroalimentaire Et en faisant cela Évidemment On ne touchera en rien Au haut niveau de qualité Que nous avons Sur l'industrie agroalimentaire française Jean-Philippe La meilleure au monde d'ailleurs

17:33
Présentateur

Jean-Philippe André Président de l'association nationale Des industries alimentaires Vous restez avec nous Il est 8h50 Le fil à info Sophie Echel

17:39
Invité

Il reste encore une personne Disparue Près de 16h Après l'explosion D'un immeuble à Paris Dans le secteur du Panthéon Qui a fait une trentaine de blessés Le pronostic vital De 4 d'entre eux Est toujours engagé La mairie de Paris Revient sur ce qu'elle avait Dite un peu plus tôt Et affirme que les pompiers Continuent de déployer Les décombres ce matin Des manifestations Dans plusieurs villes françaises Hier en soutien Au soulèvement de la terre Après l'annonce De sa dissolution A Toulouse Le maire Jean-Luc Moudin Que dénonce avoir été Pris à partie Par des membres De l'ultra gauche Deux hommes interpellés A Saint-Brévin A Loire-Atlantique Et des témoins entendus Dans le cadre de l'enquête Sur l'incendie au domicile du maire En mars dernier Incendie qui avait mené A sa démission Et puis il rentrera Dans l'histoire Du basket américain La nuit prochaine Victor Wemba Nyama Qui s'apprête à devenir Le premier français Numéro 1 de la draft Événement majeur de la NBA Qui permet de sélectionner De nouveaux jeunes joueurs A travers le monde A 19 ans L'ancien joueur De Boulogne-Levalois Va très probablement Rejoindre les sports De Saint-Antonio Enseigne équipe D'un certain Tony Parker

18:38
Présentateur

France Info Le 830 France Info Salia Brachia Marc Fauvel Toujours avec le président De l'association nationale Des industries alimentaires Jean-Philippe André Les ventes de bio Ont reculé Assez nettement L'an dernier En France 9% de baisse Dans les enseignes spécialisées 5% de baisse Dans la grande distribution Comment vous voyez son avenir ?

19:01
Invité

Je pense que Le bio Est au coeur De la problématique Aujourd'hui Du consentement au prix C'est malheureux Parce que D'abord Il y a beaucoup d'agriculteurs C'est pas notre métier Mais on est très lié à eux Qui ont beaucoup investi

19:16
Présentateur

Et qui aujourd'hui Sont en train de revenir A l'ancienne méthode Oui

19:21
Invité

Et qui se trouvent Dans cette impasse De consentement au prix Quand vous avez des problèmes De pouvoir d'achat Tel qu'il se manifeste aujourd'hui Aujourd'hui Le premier critère d'arbitrage Pour ces gens là C'est inévitablement le prix

19:32
Présentateur

Mais ça veut dire Que si la demande redémarre Dans quelques mois Dans quelques années On n'est pas sûr Que l'offre soit suffisante Si aujourd'hui Des agriculteurs Sont en train de changer

19:40
Invité

Ce n'est pas notre domaine De spécialité En tout cas Mais c'est le message Que nous on passe Aux autorités Parce qu'on a des adhérents Qui sont sur le bio Il faut arriver A gérer Cette transition Ce passage difficile De manière à ne pas faire Ce que vous venez d'évoquer Un J'ai beaucoup poussé Je détruis Et on se retrouve Dans 2, 3, 4 ans On n'a nouveau plus rien Et on s'aurait décalé Par rapport à des tendances De marché Donc il faut je crois Accompagner intelligemment Intelligemment Ça veut dire sans doute aussi Peut-être par des aides Ces métiers là De manière à ce qu'ils ne désinvestissent pas Alors que nous Massivement Société On l'a dit On veut du bio Donc il faut absolument les aider Jean-Philippe André L'association UFC Que choisir Demande aux autorités européennes De rendre l'affichage Du Nutri-Score Obligatoire C'est cet affichage Qui permet de savoir Si un produit est bon Pour la santé Est-ce qu'il faut le faire Est-ce que vous y êtes favorable Je pense que l'ANIA Et nos adhérents On est vraiment constants Sur le sujet Aujourd'hui on peut estimer Qu'il y a à peu près 700 entreprises Qui affichent Qui affichent Un Nutri-Score Nutri-Score C'est information Nous sommes pour l'information Mais comme tout le monde Ne le fait pas Est-ce qu'il faut le rendre obligatoire ?

Oui mais alors Mais je crois que le plus important C'est-à-dire Nous sommes pour l'information Après Il y a aujourd'hui Des points Qui n'ont pas encore été traités Pour certains produits Surtout nos produits Je pense au fromage Le Nutri-Score Les rejette Dans une catégorie De produits Affichage C ou D Qui correspond En tout cas pas A la culture de ce pays Vous avez Vous avez par ailleurs Des alliances Des alliances De mai Si j'achète Un jambonneau tout seul Je vais être en D Je mets le jambonneau Dans la même barquette J'ai le même industriel Et je mets des lentilles Je vais me retrouver en B ou C J'ai un problème de portionnage Vous habituellement Qui a 100 grammes C'est comme ça C'est la règle

21:28
Présentateur

Pour Nutri-Score

21:29
Invité

Vous aujourd'hui Vous n'allez pas manger spontanément Toujours 100 grammes de beurre C'est rare Donc il faut à la fois faire ça Il faut le faire au niveau européen Information oui Il faut le faire au niveau européen Il faut se caler un peu plus Dans ce qu'on nous appelle La projection d'une alimentation équilibrée Une fois qu'on a dit ça Il faut le faire

21:46
Présentateur

Pourquoi il n'y a pas de Nutri-Score Par exemple sur le Coca-Cola ?

21:49
Invité

Mais parce que sans doute D'abord moi ici Je n'ai pas à commenter C'est l'un de vos adhérents C'est un de vos Et bien sûr C'est un très bien Moi je suis très fier D'avoir cet adhérent Mais là On a une démarche Non mais on a une démarche Là la question aussi Elle est très ancrée Et très orientée Sur la France Coca-Cola Ça ne vous a pas échappé C'est une marque internationale Suivant les situations Dans les différents pays Il faut qu'ils aient Quelque chose d'harmonisé Et je pense que Si demain Si demain Si demain c'est harmonisé européen Évidemment Ils le feront Ils le feront également Bien sûr Bien sûr Ils n'ont pas envie de le faire Parce que ça pourrait faire Baisser les ventes Je crois pas Parce que Je crois qu'ils sont vraiment Dans la même démarche Et je répète Je n'ai pas commenté Coca ici Mais ils sont dans cette démarche Je veux dire Dès que ça sera harmonisé Bien fait Au niveau de l'ensemble des pays On le fera Mais comme d'autres Dans la même logique Que le Nutri-Score Le gouvernement veut mettre en place Un étiquetage environnemental Ce qui pourrait s'appeler L'Eco-Score Pour informer le consommateur Sur le bilan carbone du produit Dire s'il a été traité ou pas Avec des pesticides Est-ce que vous y êtes favorable Là aussi ?

De nouveau C'est de l'information Il faut éviter Les combats de dinosaures D'accord ?

Les dinosaures Ils sont morts Parce qu'ils ne sont pas adaptés Nous Nos métiers Ils sont en évolution perpétuelle Si vous m'aviez interviewé Il y a 10 ans On n'avait pas les mêmes recettes On ne commercialisait pas De la même manière Etc Donc tout ça C'est quelque chose Qui va se mettre en place Progressivement Donc on pouvait demain Avoir un Eco-Score Parce que vous allez être intéressé Sur l'origine de vos produits Demain vous allez voir En plein escore Je le dis Sous forme de boutade Laissez-moi juste encore Un tout petit peu de place Pour mettre le nom de la marque De manière à mettre le nom de la marque De manière à ce que vous voyez Si vous achetez des petits pois Ou un shampoing C'est la seule chose D'accord Mais sur le fond C'est quelque chose Qui va se mettre en place J'insiste sur le fait Qu'il faut que ça se mette en place Dans un cadre européen

23:37
Présentateur

Je voudrais qu'on dise un mot Sur quelque chose d'important Les banques alimentaires Voient ces derniers mois Depuis le Covid Et encore plus Depuis l'inflation Le nombre de leurs bénéficiaires Augmenter Est-ce que vous avez transmis Des consignes particulières Aux industriels Pour qu'ils donnent Davantage de produits Maintenant Et pour l'hiver prochain

23:53
Invité

Alors J'avais pas prévu votre question Il se trouve que l'ANIA En tant que Représentante De ces plats Qui sont chez vous On est partenaire Des banques alimentaires Et on se voit régulièrement Avec eux On donne les consignes Je crois qu'on fait L'effort maximum Il y a même un effet Un peu pervers C'est incroyable C'est qu'à force d'optimiser L'organisation des entreprises Et on sort d'une période Covid Où chaque volume Était important Vous avez de moins en moins De stocks supplémentaires Vous avez de moins en moins De choses à donner De moins en moins De produits Qui sont en limite De date De DLUO Etc Donc je pense que nous-mêmes Il va falloir qu'on change Un peu ça Mais bien sûr On soutient ça Ça cache pas derrière Le vrai problème C'est qu'il faut veiller Dans ce pays A ce qu'une alimentation Saine et équilibrée Puisse être accessible A tout le monde Et je le répète Ce n'est pas que L'apanage Et le souci Du gouvernement C'est pas que le souci Des distributeurs C'est aussi nous Parce que nous On est chez vous Toute la journée Du matin au soir

24:57
Présentateur

Merci à vous Merci à vous Jean-Philippe André Président de l'ANIA L'Association nationale Des industries alimentaires Invité de France Info Bonne journée à vous Merci à vous