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interviewRMC (sur YouTube)· 11 octobre 2024 10 min

Une "addiction à la dépense publique", pointe du doigt Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour astrrid panoian Bouvet vous êtes la ministre du Travail et de l'Emploi merci de répondre à mes questions et aussi à celle des des auditeurs puis il y en a un qui vous pose une question c'est le patron du meddeef il estime que le budget présenté hier va détruire des centaines de milliers d'emplois il utilise l'expression tu es l'emploi non j'ai moi j'ai beaucoup d'estime pour Patrick Martin à la fois parce que c'est le c'est le président d'une grande organisation patronale et aussi le patron d'une très très belle entreprise française dont on a besoin sur sur nos territoires je pense que de laisser filer la dette c'est bon pour personne et y compris pour les entreprises et quand ce qu'on rembourse en dette représente maintenant deux fois plus que le MIN le budget du ministère de l'Intérieur presque l'équivalent de l'éducation nationale ce n'est pas bon parce que ça veut dire qu'en cas de choc externe et on a vu sur ces CIN dernières années combien le pays ne pouvait être épargné que ce soit sur la pandémie que ce soit sur une guerre en Europe en Ukraine et bien on serait très mal préparé donc c'est important aujourd'hui très important d'avoir ce budget qui à la fois augmente de manière ciblée exceptionnelle temporaire ce sera d'ailleurs inscrit dans la loiire ça ça il y a quand même beaucoup beaucoup de Français qui vous écoutent et qui se disent on nous a déjà fait le coup on nous a déjà dit que la CSG ce serait temporaire on nous a déjà dit que c'était écr dire que ce sera écrit sur l'augmentation exceptionnelle et temporaire sur les grandes entreprise bénéficiire ce sera dit ce sera au plus tard jusqu 2026 ça veut dire que le gouvernement qui vous faudra continuer il devra retourner devant l'Assemblée nationale mais les aides promises aux entreprises notamment sur les bass salaires les baisses de charges on en termine avec 30 ans de baisse de charg sur les bas salaires par exemple les 30 non d'abord on n'est pas en train d'en terminer il faut quand même effectivement il y a 30 ans on a fait le choix parce que c'était un vrai chômage de masse de se dire qu'il faut aider au recrutement des moins qualifiés et donc baisser les charges sur le travail peu qualifié résultat résultat 30 ans après d'abord c'est une politique qui est très coûteuse on parle de 80 milliards d'euros d'aide sur les allèigements généraux ça a augmenté de donc ça c'est quand même un point important non je dis pas qu'il faut que ça cesse mais il faut peut-être le reconsidérer au regard aussi de la situation financière et puis ça a commencé à créer des trappes à bas salaire c'est-à-dire qu'aujourd'hui un un un patron qui veut qui veut pousser le salaire de quelqu'un parce qu'il veut le retenir ça lui coûte cher plus cher par exactement le sujet de la dmicardisation que Gabriel Atal a voulu pousser dans le débat public et c'est une excellente chose sauf que et ben il y a aussi le bébé qui est jeté avec l' du bain et en l'occurrence ce sont les apprentis notamment la question de l'apprentissage la baisse des aides à l'apprentissage je voudrais que ce soit Amandine directement qui puisse vous interroger bonjour Amandine Amandine vous nous avez appelé au 321 ce matin vous êtes dans la Somme chef d'entreprise une TPE puisque c'est une auto-école vous vouliez recruter je crois en contrat de professionnalisation expliquez-nous la ministre vous vous écoute bonjour madame la ministre voonour bonjour Je me permets de vous appeler en fait j'ai effectivement le soit de recruter un jeune en contrat pro sur 18 mois et malheureusement l'aide des 6 € n'est plus d'actualité et sans cette aide je ne peux malheureusement pas financièrement recruter ce jeune qui me permettrait de remplacer ma salariée qui part à la retraite comment on fait madame la ministre comment on fait d'abord il faut voir quel était le niveau de on avait 6000 € de prime de d'aide d'aide à l'embauche donc ça c'est un point important ensuite ça dépend de quel type de contrat d'apprentissage Amandine parle est-ce que c'est un bac pro est-ce que c'est un bac + 2 est-ce que c'est une licence voilà ça ça dépend aussi de ce genre de sujet Amandine dites-nous d'ailleurs c'est pour un contrat pour devenir pour devenir enseignant de la conduite en fait c'est un contrat professionnalisation le jeune n'a pas le n'a pas le l'équivalent du bac en fait et ça lui permettrait justement d'obtenir en plus cette équivalence donc en plus c'est de la formation donc c'est de la formation et je pense que ce qu'on est en train d'envisager ça ne remettra pas en cause la logique de l'apprentissage vous savez je pense qu'il y a quand même eu de manière générale dans notre pays et c'est bien qu'on ait ce débat aujourd'hui tous tous sur la question du budget il y a quand même un vrai sujet d'addiction générale à la dépense publique vous regardez l'apprentissage ou lequel on a réussi une vraie révolution culturelle on regardait les modèles suisses et allemands aujourd'hui on a un niveau de soutien public à l'apprentissage par apprenti qui est supérieur à l'Allemagne à vous dites à Amandine en gros bon faites aussi vous l'effort oubliez les béquilles de l'État ça ve non il y a pas de béquill ça veut dire qu'on va continuer on va continuer à la fois à financer les aides à l'embauche je dis pas que ça va s'arrêter du jour au lendemain au contraire on va continuer avec un effort substance important qui sera bien supérieur à ce qu'on a pu connaître les dernières années et on va continuer aussi le financement parce qu'il y a l'aide pour mais il y a l'aide du financement de la formation de de C app alors il y avait deux aides vous le dites en effet il y a l'aide à l'embauche les 6000 € ça c'estignette il y en a plus non c'est pas 6000 € c'est pas nietette on va voir comment moduler ah ça je veux tout à fait le dire et rassurer Amandine oui je veux tout à fait rassurer Amandine les 6000 € c'est P niette on va moduler voilà et puis il y a le financement de la formation de votre apprenti qui va continuer qui va continuer à être pris en charge qui va continuer à être pris en charge à hauteur voilà de des montants après il y a un vrai sujet mais qu'on peut pas regarder sur le budget qui est aussi le pilotage de tous ces financements de la formation par plus de qualité pour bien s'assurer que les jeunes qui vont dans ces formations sont assurés d'avoir une bonne insertion professionnelle après mais ça c'est un travail en deuxième temps que j'aimerais entreprendre et avec les organisations patronnales syndicales et avec les parlementaires intéressés sur ce sujet alors justement les organisations syndicales il y aura tout à l'URE la secrétaire générale de la CFDT qui sera mon invité à 8h30 Marie Lise Léon vous lui demandez notamment V deevoir l'assurance chômage avec des mesures qui concernent les seniors un départ à la retraite progressive qu'est-ce que vous leur demandez au syndicat alors je moi j'ai envie de faire confiance comme Michel Barnier le Premier ministre au dialogue social et donc on a un vrai sujet aujourd'hui parce que la bataille de l'emploi elle est pas terminée et certainement pas pour les seniors qui ont l'impression de se dire qu' n'ont plus leur place dans le monde du travail passer 50 ans passer 55 ans c'est un défi majeur et je pense qu'il faut qu'on regarde à la fois les reconversions les entretiens de mi-carrière pour se dire qu'est-ce que je veux faire est-ce que je peux tenir sur un métier qui est pénible les discriminations aujourd'hui vous avez trois fois moins de chance d'être embbauché d'être embbauché d'être convoqué même un entretien de recrutement quand vous avez plus de 50 ans et puis il y a le sujet des retraites progressives c'est-à-dire de pouvoir partir progressivement à la retraite en en en en associant travail à temps partiel et retraite c'est ce que font beaucoup de pays du Nord qui ont réussi le défi du travail des seniors je pense que c'est un sujet qu'il faut qu'on regarde avec les parten reprendre la copie des syndicats alors il faut que ça reste dans l'épure de l'équilibre budgétaire c'est ce qu'à souhaité aussi des équilibres financiers c'est ce que donc vous leur donnez une enveloppe dans cette enveloppe ils font ce qu'ils veulentf ils font ce qu'ils veulent il faut en tout cas et j'ai envie de faire confiance non mais j'ai envie de faire confiance en fait je pense que l'apaisement ça a aussi une valeur et plutôt que d'être dans l'accoup et dans la verticalité être dans l'apaisement et l'anticipation c'est c'est aussi quelque chose de bien il y a un point également qu'un certain nombre de de de patrons vont sans doute trouver douloureux c'est la question de la prime sur le partage de la valeur autrement appelé prime Macron si j'ai bien compris dans le détail de ce budget ce qui permettait aussi de booster un peu le pouvoir d'achat des des des salariés ça va coûter finalement plus cher quand ça sera versé par l'entreprise alors parce qu'effectivement il y aura c'était avant exonéré d'un certain nombre de de charges et ça le sera mais ça permettra aussi parce que c'était une demande notamment des syndicats d'être de d'être moins dans l'arbitrage entre salaire et prime ce que demandent aujourd'hui les salariés c'est moins la prime que du salaire sonnant et tribuchant à la fin du mois et c'est aussi ce qu'il faut qu'on regardis bien d'accord et je me souviens bien que les syndicats avaient dit oui mais à chaque fois on permet de des primes mais les primes c'est pas une augmentation de salaire mais est-ce que à l'inverse en réduisant la possibilité de donner cette cette prime ou en tout cas en rendant les choses moins facile pour l'entreprise est-ce que vous aurez des garanties qui vont augmenter les les salaires de l'autre côté ça c'est des sujets qu'il faut qu'on regarde c'est pour ça que j'ai dit que je serais la ministre des gens qui travaillent qui cherche du travail et des entreprises qui créent de l'emploi parce que il y a un sujet effectivement de salaire c'est le la desmicardisation c'est le sujet du temps partiel subi 80 % des personnes qui travaillent temps partiel c'est des femmes et c'est aussi le sujet il faut bien savoir que sur le SMIC un tiers des personnes qui sont au SMIC le reste des années et des années et des années et c'est ce sujet-l qui faut qu'on regarde de la progression je me dis vous qui avez été une des macronistes de la première heure une des fondatrices d'en marche au fond Emmanuel Macron c'était on va surtout aider les entreprises on tourne cette page non on va d'abord aider le travail hein il y a il y a des années on parlait du chômage de masse qui gangrainait la société française on a un taux de chômage qui a baissé qui reste plus élevé que la moyenne de l'Union européenne plus élevé sur les jeunes et les senniors donc la bataille elle est pas derrière nous mais la bataille c'est celle du travail pour aussi financer et les investissements d'avenir et notre modèle de protection sociale on le voit bien avec le débat aujourd'hui merci Astrid panocian Bouvet d'être venu répondre à mes questions à celle d'Amandine également que je remercie pour son témoignage vous êtes la minist du travail et de l'emploi [Musique]