Champions ! avec Jade Maréchal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
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- 2:35OuverteRéponse directe
Ça vous donne un peu d'amertume, un sentiment d'injustice de ne pas avoir été sélectionnée ?
- 3:03OuverteRéponse directe
À 24 ans, c'est le parcours type pour accéder au sommet mondial ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Jade Maréchal, cette période de six mois, vous allez la mettre à profit comment ?
- 4:15OuverteRéponse directe
La concurrence est rude en équipe de France. L'avenir vous inquiète-t-il ?
- 4:36FerméeRéponse directe
Jade, vous allez disposer d'une minute pour nous présenter votre projet entrepreneurial.
- 13:28OuverteRéponse directe
En quoi ça a le mérite de vous préparer au monde de l'entreprise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« C'est quelqu'un qui est très, très expressif. Et vraiment, quand je suis sur la piste, je suis une belle. »
- 0:39Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de meilleur remède que le sport. Quand on ne va pas bien, quand on va bien, quand on est content, quand on est pris, utiliser le sport pour sortir ses émotions, c'est génial. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Évidemment, tout le monde visait Paris, donc on est beaucoup à avoir eu ce sentiment de déception, parce qu'on a été mis en lumière plus que les autres Olympiades. »
- 3:07Invité politiqueFait
« Disons que l'âge d'or pour un escrimeur, c'est entre 28 et 32 ans. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Je me suis, dès le premier jour, dit que j'allais faire de cette pause une opportunité de curiosité. »
- 4:21Invité politiqueChiffre
« On est douze athlètes féminines à l'INSEP à se battre pour quatre places chaque année pour des Europes, des Mondes et tous les quatre ans des Jeux Olympiques. »
- 5:02Invité politiqueFait
« Un collaborateur, c'est comme un sportif de haut niveau. On doit viser des objectifs, atteindre des performances. »
- 5:20Invité politiquePromesse
« C'est pourquoi, avec notre entreprise Edge Unlimited, nous avons créé une formation hybride qui vise à transmettre les astuces des champions afin qu'ils performent dans leur quotidien. »
- 10:18Invité politiqueFait
« Un athlète, j'interviens en conférence depuis 5 ans dans les entreprises, dans le cadre de mon autre boîte, et je remarque qu'on me demande très souvent d'aborder des sujets un peu tabous en entreprise, du style la gestion de l'échec. »
- 13:35Invité politiqueFait
« Le fleuret, la zone de touche est la plus restreinte, contrairement à l'épée et au sabre. »
- 14:01Invité politiqueFait
« On est confronté à un ascenseur émotionnel. On est confronté à la réussite et à l'échec sur chaque touche et j'en teste 100 par jour. »
- 14:28Invité politiqueFait
« Évidemment, je suis une athlète dont le palmarès est principalement défini par équipe. »
Temps de parole
- Présentateur40 %
- Invité26 %
- Invité politique24 %
- Invité 210 %
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Sud Radio, le magazine des champions, Frédéric Brindel, Thomas Binet. Bonsoir, c'est la septième de champions du sport au business, chaque samedi autour de 20h sur Sud Radio. Le principe, nous recevons de grands champions qui se lancent ou se sont lancés dans un parcours entrepreneurial, qu'ils soient encore en activité ou pas. Notre invitée ce soir, une championne d'Europe des scrims, jeune, encore en activité, mais déjà chef d'entreprise, Jeanne Maréchal.
C'est quelqu'un qui est très, très expressif. Et vraiment, quand je suis sur la piste, je suis une belle. Il n'y a pas de meilleur remède que le sport. Quand on ne va pas bien, quand on va bien, quand on est content, quand on est pris, utiliser le sport pour sortir ses émotions, c'est génial. Je crie, je me transforme. J'ai à cœur de transmettre les valeurs du sport de haut niveau auprès de vos collaborateurs parce que je suis convaincue qu'il existe un lien étroit entre sport de haut niveau et monde de l'entreprise. On va parler de la communication, de la confiance en soi, de la gestion du stress et de la gestion de l'échec.
Et oui, elle est comme ça. Elle est lunaire, elle est solaire, elle est magique. Bonsoir, Jeanne Maréchal.
Bonsoir, merci pour cette présentation.
Oui, on remercie Anthony Hurvois, notre réalisateur, qui a mis bout à bout tout ce que vous faites. C'est très, très bien. Il a du talent, ce réalisateur. Que voulez-vous ? C'est comme ça. Comme chaque samedi tout au long de cette émission, l'éclaireur, le révélateur, l'imprimeur, notre expert entrepreneurial à Sud Radio. Bonsoir Thomas Binet. Bonsoir Frédéric, bonsoir Jardin, bonsoir à toutes et à tous. Allez, c'est parti. Notre invitée cumule les challenges du haut de ses 24 ans. Étudiante, diplômée en école de commerce, championne d'Europe par équipe au Fleuret. Une escrimeuse entrepreneuse à la tête de deux boîtes.
L'une dédiée aux conférences, l'autre EG Unlimited, j'essaye avec mon accent anglais, qui dispense des formations pour apprendre à lier les valeurs du sport à celles de l'entreprise. Jad vient, comme ça arrive à beaucoup de champions, de voir sa carrière stoppée par une blessure. La fameuse rupture des ligaments croisés, bilan 6 mois d'arrêt. Une personnalité, je le disais, lumineuse, c'est Jeanne Maréchal. Jad, Jad Maréchal, c'est le premier rendez-vous de l'émission, le à la volée. Quelques questions sur votre carrière, Jad, à répondre en quelques mots. Vous êtes prête ? Je suis prête. Et on a pu comprendre que la question de la rhétorique ne vous posait aucun souci, alors allons-y.
L'escrime reste le sport le plus pourvoyeur de médailles olympiques pour la France. Or, le fleuret féminin n'a rien gagné cet été aux Jeux de Paris. Ça vous donne un peu d'amertume, un sentiment d'injustice de ne pas avoir été sélectionnée ? Elle est facile cette question.
Évidemment, tout le monde visait Paris, donc on est beaucoup à avoir eu ce sentiment de déception, parce qu'on a été mis en lumière plus que les autres Olympiades. Évidemment déçus, mais je crois que la déception et le manque créent une vraie motivation pour la suite. Donc je suis sûre d'être reboostée.
On l'entend déjà. Jeanne Maréchal, vous êtes déjà deux fois championne d'Europe par équipe Espoir. A 24 ans, c'est le parcours type pour accéder au sommet mondial ?
Disons que l'âge d'or pour un escrimeur, c'est entre 28 et 32 ans. Pour une médaille d'or olympique, on va dire, même s'il n'y a toujours pas de vérité. Mais je suis plutôt une progression lente. Je suis très travailleuse. Pas talentueuse, très travailleuse. Donc c'est la progression normale pour quelqu'un qui travaille, on va dire.
Thomas Binet, le fait de dire, je suis très travailleuse mais pas talentueuse, n'est-elle pas une preuve qu'on est talentueux en disant ça, non ? C'est une grande preuve d'humilité surtout. Donc du talent, on est d'accord. Bon, Jade, c'était il y a quelques jours à Barcelone en compétition. Vous ressentez la douleur sur votre jambe arrière, rupture des ligaments croisés antérieurs. Jade Maréchal, cette période de six mois, vous allez la mettre à profit comment ?
C'était mon premier cri de douleur. Je crie beaucoup en compétition, mais c'était mon premier cri de douleur. Je me suis, dès le premier jour, dit que j'allais faire de cette pause une opportunité de curiosité. Donc j'occupe mes journées entre la rééducation, mes entreprises. Pour une fois, j'ai du temps. Mais voilà, j'essaie d'avoir toutes les ressources que je peux acquérir pour tout donner à ce genou et à ma tête aussi.
Vous avez intégré l'INSEP, quitté Bordeaux, votre ville d'origine. Vous côtoyez les meilleurs mondiales à l'entraînement. La concurrence est rude en équipe de France. L'avenir vous inquiète-t-il ?
La compétition est très rude. On est douze athlètes féminines à l'INSEP à se battre pour quatre places chaque année pour des Europes, des Mondes et tous les quatre ans des Jeux Olympiques. Évidemment, il n'y a pas de cadeau.
Eh oui ! Sud Radio, le magazine des champions. Jade Maréchal, place à votre parcours entrepreneurial. Je vous laisse entre de bonnes mains celle de notre expert entrepreneurial, Thomas Binet.
Jade, vous allez disposer d'une minute pour nous présenter votre projet entrepreneurial. Vous allez avoir un décompte que vous allez entendre à vos oreilles. Et dès que notre réalisateur est prêt et que vous êtes surtout prête, on le lance. C'est prête, Jade ?
Allez, c'est parti.
Merci. À vous, jouez. Ah oui, c'est parti.
Alors, un collaborateur, c'est comme un sportif de haut niveau. On doit viser des objectifs, atteindre des performances. On doit faire face à des déconvenus, des échecs, tout en maintenant une bonne communication avec ses pairs. Et c'est pourquoi, Eva et moi, on est persuadés qu'un collaborateur peut s'inspirer d'athlètes de haut niveau pour performer dans son quotidien grâce à leurs astuces et à leurs conseils. C'est pourquoi, avec notre entreprise Edge Unlimited, nous avons créé une formation hybride qui vise à transmettre les astuces des champions afin qu'ils performent dans leur quotidien.
Ce sont 10 athlètes de haut niveau qui interviennent et transmettent 10 valeurs, 10 soft skills totalement transposables au monde de l'entreprise. Gestion des émotions, atteinte d'objectifs, prise de risque. On veut que le collaborateur performe à la manière d'un athlète dans son quotidien professionnel, mais aussi et surtout personnel.
Et si ça, ce n'est pas du très, très, très efficace, Thomas Binet ? C'est bien pitché. Ah bah oui, c'est préparé. Bah oui, voilà. Et bing, vous voyez, on n'a même pas eu besoin de la minute. Allez, ouvrons la feuille de match. Alors, Thomas Binet, Jade Maréchal, 24 ans, championne d'Europe d'escrime par équipe Grand Espoir du Fleuret français, cumule la gestion de sa carrière d'athlète de haut niveau, ses études et ses deux entreprises. Elle entame une période de 6 mois d'inactivité sportive pour cause de blessures, avec une opération le 5 décembre prochain. Et une longue rééducation.
Nous accompagnons son projet professionnel sur Sud Radio dans le champion du sport au business, Thomas Binet. Jade doit profiter de cette blessure pour asseoir son activité professionnelle ?
Bah c'est mieux parce que d'abord ça va lui permettre de se reposer un peu physiquement et faire fonctionner la tête et pas les jambes ce coup-ci. Je voudrais revenir, si vous le permettez Frédéric, sur un terme qu'a utilisé Jade pour nos auditeurs. Vous avez parlé de soft skills, c'est la traduction en français de compétences douces. Il y a les hard skills et les soft skills, il faut quand même préciser les deux. Et là en l'occurrence, c'est effectivement jouer sur tout ce qui est qualitatif au regard d'un collaborateur. Ça c'était déjà pour mettre le mot en précision. Alors vous avez effectivement évoqué que c'est une formation hybride. Pourquoi hybride ?
D'abord parce qu'il y a du présentiel, je complète si vous m'y autorisez votre propos. Vous avez une conférence d'une heure et demie au début et la même chose à la fin. Et au milieu, en forme de sandwich, il y a un certain nombre de modules, je crois que cinq, qui sont sous-divisés avec deux athlètes à chaque fois, qui viennent apporter justement leurs compétences. Alors on ne va pas rentrer dans le nom, on verra ça dans la deuxième partie de l'émission de qui fait quoi.
Mais effectivement c'est très, moi j'ai regardé de près, vous ne vous en doutez, c'est très structuré, c'est très complet et ça permet effectivement aux entreprises d'avoir une offre assez variée sur ce principe de compétence douce.
Ça rassure les entreprises Thomas Binet parce que notamment il y a des documents audiovisuels sur internet qu'on peut trouver, c'est tellement bien fait que le client se dit, oh là ça c'est fort.
Oui c'est du e-learning, on l'appelle aussi comme ça, pour la partie j'allais dire effectivement qui permet aux collaborateurs de gérer quand ils le souhaitent cette formation complémentaire par rapport à d'autres qu'il peut avoir. Donc c'est professionnel dans l'approche effectivement.
Jade Maréchal, vous avez parlé, vous avez donné juste son prénom, votre associée qui est aussi une coéquipière.
Oui tout à fait, qui n'est pas là aujourd'hui parce qu'elle est partie en Coupe du Monde à Tunis à laquelle je devais participer. Heureusement c'est la force de notre duo, quand l'une est en compétition, l'autre peut être en rendez-vous.
Alors vous nous rappelez son nom ?
Eva Lacheret qui a fait les Jeux cet été.
Alors elle, elle a été championne d'Europe aussi en individuel, espoir.
Tout à fait, Eva est talentueuse.
Mais vous aussi, arrêtez de nous dire que vous n'êtes pas talentueuse. Personne ne va vous croire à vous écouter. Thomas Binet, les bases d'un duo comme ça, ça doit aller dans quelle direction ?
Alors d'abord si vous le permettez, je vais m'attacher un instant à parler du marché. Alors j'ai deux bonnes nouvelles et une mauvaise, vous allez commencer par laquelle ? Oh bah la mauvaise comme ça, on est tranquille. On fait ça, on fait ça, Jade. Oui, comme ça on évacue. Alors la mauvaise, entre guillemets, c'est qu'il y a beaucoup d'acteurs, donc une énorme concurrence. Alors c'est une mauvaise nouvelle, quand je la présente comme telle, mais à cash aussi une bonne nouvelle. Parce que par définition, s'il n'y avait pas de concurrence, il n'y aurait pas de marché. Donc ça veut dire aussi qu'il y a du potentiel. Ensuite c'est le marché du e-learning. Il est en énorme développement.
Donc ça c'est intéressant parce que si vous avez l'ambition dans les mois ou années qui viennent de développer ce que vous faites sur d'autres thématiques, vous savez que ce marché est porteur. Et puis la demande, qui est évidemment énorme en formation de compétences douces, ça s'intensifie. Et ça c'est important aussi. Ça veut dire qu'effectivement, on est en quête de sens dans les entreprises. On a besoin d'avoir des compétences. Et là, on en parlera tout à l'heure, mais là où effectivement vous avez une légitimité, comme d'autres, ceci dit, parce que vous êtes une sportive accomplie, et vous pouvez démontrer aussi que la valeur n'attend pas, comme on dit M. Brandel ?
Le poids des âges. Voilà. Mais Jeanne Maréchal, il y a autre chose. Parce que, bon, dans cette émission, on a la chance de recevoir beaucoup de sportifs, et certains ont déjà fait part d'un projet, on va dire, assez similaire. Vous, je dirais qu'il y a autre chose, et pardonnez-moi très modestement, c'est le professionnel d'audiovisuel qui vous parle, vous avez cette compétence du sportif, mais vous avez cette compétence de l'animatrice, de celle qui prend la parole.
Alors, justement, j'allais rebondir à ce sujet. Un athlète, j'interviens en conférence depuis 5 ans dans les entreprises, dans le cadre de mon autre boîte, et je remarque qu'on me demande très souvent d'aborder des sujets un peu tabous en entreprise, du style la gestion de l'échec. C'est le sujet qu'on me demande le plus d'aborder en entreprise, parce qu'on l'aborde avec plus de légèreté, et le fait que les sportifs parlent de leurs émotions vécues en compétition, on aborde beaucoup plus facilement des thématiques. Dans le sport, c'est ok d'échouer, et tout le monde l'a compris.
Et donc l'idée, c'est de transposer ce phénomène et toutes les valeurs que nous, on apprend depuis le plus jeune âge, parce qu'on est entouré par un prépa mental depuis moins que j'ai 16 ans. Donc forcément, on a une meilleure notion de nos émotions, on a beaucoup, une boîte à outils maintenant qui grandit depuis le début de notre carrière, et c'est pour ça qu'on a une certaine légitimité, et qui fait qu'on a peut-être une valeur ajoutée par rapport à d'autres coachs en entreprise.
Sur la maîtrise de la prise de parole en public, du coup, souvent dans des conférences comme ça, les entreprises font aussi appel à un présentateur. Là, il n'y a pas besoin, vous faites les deux.
Oui, oui, tout à fait. C'est pour ça qu'on appelle ça une formation hybride, c'est qu'il y a effectivement ces moments en conférence en présentiel, où on va expliquer les enjeux du parallèle entre le sport et l'entreprise, et cette partie en ligne, effectivement, où là, c'est moi qui interview l'athlète, donc je le challenge à donner toute sa boîte à outils personnels qui ont fait qu'il a réussi dans sa carrière.
Et bien voilà, le son du fameux buzzer. C'est la mi-temps de champion du sport au business. Dans un instant, Thomas Binet conseillera notre invité, Jeanne Maréchal, où, quand une championne d'escrime en devenir, stoppée par une grave blessure, utilise ce temps pour installer son projet d'entrepreneuse, et nous donne des idées, nous, à Sud Radio, pour peut-être un jour lui dire « Tu as tout pour devenir une excellente présentatrice d'émission ». Tiens, ça c'était entre parenthèses, je me le suis rajouté. Une situation qui se gère donc aussi sur Sud Radio, avec notre expert entrepreneurial, Thomas Binet, qu'on retrouve dans un instant, à tout de suite.
Sud Radio, le magazine des champions, Frédéric Brindel, Thomas Binet. Ces champions du sport au business, comme désormais chaque samedi soir, autour de 20h sur Sud Radio, Jeanne Maréchal est notre invité, et double championne d'Europe Espoir de Fleuret par équipe, dans le top 10 national. Un grand espoir pour l'escrime française. Membre de la team réussite, entité du club Insep Alumni, elle poursuit de front une deuxième carrière dans l'entrepreneuriat. Un projet décortiqué par notre incontournable expert entrepreneurial, Thomas Binet. Thomas, contextualisons ce projet, alors déjà, fort bien ficelé.
Oui, parce que Jade a créé, avec son associé Eva Lacheray, une société dispensant des formations pour appréhender les valeurs du sport et celles de l'entreprise, face aux collaborateurs qui sont désengagés. Ça permet de créer des équipes performantes et motivées par la quête de l'excellence. Alors, je n'ai rien inventé, je vais aller chercher ça sur ces éléments de langage, mais ça permet aussi de rappeler ce qu'elle peut faire.
Vous prenez les mots des autres maintenant, vous êtes comme ça. Exactement, je suis comme ça. Allez, c'est le relais. Alors, le relais, c'est une série de questions qui opèrent le lien entre les deux carrières sportives et entrepreneuriales, Jade Maréchal. Le fleuret est l'arme ou la maîtrise de la technique et la plus importante en escrime, car régie par des conventions très strictes. En quoi ça a le mérite de vous préparer au monde de l'entreprise ?
Bien, besoin d'adaptabilité, beaucoup. Le fleuret, la zone de touche est la plus restreinte, contrairement à l'épée et au sabre. Donc voilà, un peu plus de technique, beaucoup plus de préparation. Et je dirais savoir s'adapter, parce qu'il y a mille et une façons de répondre à une action à l'escrime.
Et oui, c'est ça qui est chouette dans ce sport qui nous apporte tellement de médailles. Jade, en quoi votre vie sportive peut-elle impacter les collaborateurs des entreprises que vous visitez lors de vos conférences ?
Bien, parce que tous les jours, on est confronté à un ascenseur émotionnel. On est confronté à la réussite et à l'échec sur chaque touche et j'en teste 100 par jour. Donc on a cette capacité de résilience. Et puis alors, d'autant plus en ce moment où je suis blessée, la résilience, c'est mon quotidien. Mais voilà, on vit beaucoup de choses qu'on a à partager.
Et oui, rappelons-le, vous en avez pour six mois les ligaments croisés du genou. Jade, vos victoires par équipe, vous donnent-elles envie d'entreprendre par équipe pour vos projets professionnels ?
Évidemment, je suis une athlète dont le palmarès est principalement défini par équipe. J'adore ce collectif. J'ai ce profil de leader, de fédératrice, qui fait que c'est ce que je transmets en entreprise. Comment atteindre un objectif commun en respectant ses objectifs personnels avant tout ?
Et peut-être la question dont je suis le plus fier dans ce relais. Jeanne Maréchal, les escrimeurs deviennent parfois ministres des sports. Vous, escrimeuse, avez-vous de fait cette culture de l'exercice du pouvoir ?
Il paraît, oui. On parle beaucoup de le rafle-lisselle, effectivement. Et de Jean-François Lamour aussi, à l'époque.
Mais vous êtes trop jeune, c'est ça qui est énervant chez vous. En plus, vous êtes jeune, vous avez tous les talents. Bon, allez, place au coach. Thomas Binet, on va avoir un invité surprise. Vous savez, de temps en temps, dans l'émission, on a un invité surprise. Je veux juste quand même que vous fixiez, peut-être vous, Thomas Binet, les enjeux d'abord pour Jade Maréchal et son associé.
Alors, je me suis attaché un peu à regarder le marché sur lequel vous voulez vous développer. Rappelons quand même rapidement que c'est des modules en e-learning, c'est-à-dire en autonomie totale. Cinq modules qui sont sous-divisés et qui sont propulsés par des sportifs de haut niveau. Alors, ce qui est vrai quand même, et ce qu'il faut le rappeler, c'est que la plupart des collaborateurs en entreprise qui ont accès à ce type de formation recherchent de l'accompagnement. Donc, ils ne recherchent pas que du e-learning. Ça, il faut le prendre en considération. Donc, je suis déjà un peu dans une proposition pour abonder votre projet.
Donc, ça veut dire qu'il faut deper d'abord des formations, je pense aussi, avec des formations et des formateurs venant également du monde de l'entreprise et pas que du monde du sport. Le côté hybride, il va falloir que vous le traduisiez aussi probablement là-dessus. Il faut assurer donc un suivi avec les formés, parce que ce n'est pas le tout de dire « Voilà, vous avez des modules, vous les prenez, on fait une séance de sortie. » Et puis, au suivant, à un moment donné, il faut peut-être créer, peut-être, allez, je vous livre une idée, un club. Un club, ça peut être intéressant, parce que par définition, vous aurez un droit de suivi, vous allez créer une famille.
Et cette famille, c'est aussi peut-être vos futurs préconisateurs pour trouver du newbies, comme on dit dans notre jargon, du nouveau business. Et c'est ça aussi, parce qu'il faut le développer. Et pour le développer, il faut regarder, évidemment, à trouver les entreprises qui vont acheter vos formations, tout en sachant, pardon, et c'est important, que vous n'êtes pas certifié titre RNCP. Je ne rentre pas dans les détails techniques, mais à un moment donné, il faudra rechercher ça, parce que les entreprises sont un peu regardantes dans une France très énorme. Sur les compétences, très normées, tout ça.
La notion de club, Jade Maréchal, et votre réaction plus générale, allez-y.
Alors aujourd'hui, justement, on a créé, enfin, les formés sont dans un groupe WhatsApp qui nous permet, parce qu'acheter la formation Performe avec Adjane Limited, c'est aussi une façon de nous accompagner dans notre quotidien sportif, parce que c'est une façon de financer nos saisons. Donc, on a créé ce groupe pour aller leur tenir au courant. Là, il y a, par exemple, les VAPAR en Coupe du Monde, où on communique, on leur donne les résultats, les liens pour nous suivre. Donc, c'est aussi une façon de les suivre et de leur permettre de nous suivre.
Parenthèse, pour financer vos saisons, parce qu'en Escrime, même si ça rapporte beaucoup de médailles, le professionnalisme, c'est un doux rêve, quoi.
C'est un paramètre.
Bon, Séverine Débouy, ancienne championne de cyclisme. J'ai eu le plaisir de commenter certaines de ses victoires, chers amis. Alors, attention, je suis un peu ému. Mais elle est surtout présidente de la société DSC. Et c'est pour vous, Jade Maréchal, quelqu'un qui compte beaucoup, parce que c'est devenu une grande, grande femme entrepreneuse. Alors, je le prends comme ça, ou entrepreneur avec un E, c'est comme vous voulez. Séverine, bonsoir Séverine.
Bonsoir, bonsoir à tout le monde.
Alors, déjà sur Jade Maréchal, vous la connaissez bien. Elle a tout de la grande chef d'entreprise. Qu'est-ce qu'il faut qu'elle travaille, Séverine ?
Je pense que déjà, elle a le talent. Et ce n'est pas parce qu'elle est là que j'exprime ce propos, c'est que j'en suis convaincue. La façon dont elle a démarché avec Eva, ma personne au moment du programme Palestine Women Project, qu'elle a intégré, j'ai trouvé ça audacieux, culotté et avec une envie. Et je pense qu'en ces temps, c'est très important. Donc, pour moi, elle a tout le potentiel d'une leader. Elle l'a déjà démontré dans le monde du sport. Et elle le montre à l'INSEP en étant quand même l'athlète qui est la référente pour cette institution où on a plutôt des gens qui ont généralement 3-4 médailles olympiques, voire qui sont titrées.
Ah oui, vous avez un rôle particulier dans l'INSEP ? Rappelez-le-nous, Jade.
Je suis au comité d'administration en tant que responsable des sportifs de haut niveau.
Oui, il y a quoi ? Il y a de l'ADN naturel ? Alors, Séverine Débouilly, notre Thomas Binet intervient, va faire le lien avec ce que vous venez de dire.
Oui, parce qu'effectivement, on a une personnalité. Et je voudrais prolonger les conseils que j'ai donnés tout à l'heure, parce qu'il y en a un qui me paraît important, que je ne vous ai pas encore proposé. Il va falloir trouver des nouveaux clients. Pardon, Jade, à un moment donné, une aventure entrepreneuriale. Ce n'est pas les premiers temps qui sont dans le plus difficile, vous avez fait le plus facile, quelque part. Et là, je pense, et là, je vous livre ça comme ça, il va falloir effectivement vous attacher à toutes les associations de DRH. C'est auprès d'eux que vous allez trouver un potentiel. Et je vous invite simplement à aller regarder sur Internet.
Vous allez taper « Association de directeurs de ressources humaines » et vous allez trouver beaucoup de possibilités là-dessus. Et je pense qu'il faut vous faire connaître par rapport à ça également. Il faut mieux utiliser, pardon de vous le dire, vos réseaux sociaux. Mais dans le même temps, j'ai tendance à le dire et dans le même temps, je retiens ce que je dis. Pourquoi ? Parce que vous êtes encore jeune. Et donc, effectivement, parce que j'ai regardé aussi bien pour ce qui vous concerne que pour Eva, vous avez respectivement sur LinkedIn 4164 abonnés et Eva 1325. C'est insuffisant, vous en serez consciente comme moi, pour pouvoir prospecter par rapport à ça.
Et donc, ça veut dire qu'il faut avoir une vraie stratégie digitale et mettre en valeur vos valeurs sportives et vos valeurs en train de l'organisation.
Jeanne Maréchal, on est bien d'accord que si ça, ça n'est pas encore fait, c'est parce qu'il y a aussi votre carrière professionnelle. Alors là, vous êtes blessée, on le rappelle, mais qui va doucement, va sûrement.
Tout à fait. C'est notamment ma stratégie de réseaux sociaux. C'est le point majeur de ma pause sportive. Je sais très bien qu'il y a du travail là-dessus et je vais essayer de me faire aider là-dessus.
Séverine Débouy, qu'est-ce que vous lui apportez à Jeanne Maréchal, justement dans le cadre de ce Women Palatine Project, dont on a déjà parlé d'ailleurs avec Laurence Fichère ?
Écoutez, je vais remondir sur ce qu'il vient de dire précédemment. C'est qu'aujourd'hui, l'objectif, c'est d'accompagner des talents athlètes ou ex-athlètes qui sont ou qui veulent devenir entrepreneurs avec une connaissance de leur marché, de leurs outils, une vraie stratégie et un business développement pour que les filles, à la fin, sortent du programme en ayant pu accroître leur trésorerie, pouvoir vivre du projet et avoir une visibilité de business développement, voire d'investissement.
Donc dans le cas de Jade et Eva, et je pense que c'est aussi important de le noter, c'est un, elles sont jeunes, deux, elles sont en activité, soit l'une d'entre elles était blessée à une époque, voilà, et elles ont su rebondir, et fortement parce qu'Eva était au jeu et que Jade a tenu la barraque, donc c'est un vrai binôme, et vous évoquiez le fait des DRH, la plus-value et les perspectives pour les filles aujourd'hui, c'est qu'effectivement, que ce soit la NDRH ou que ce soit des réseaux d'entreprise, comme aujourd'hui Agora Function, qui ont plus de 300 DRH, mon objectif et mon rôle, au travers de ce programme que j'ai construit, que j'ai structuré, que je dirige, c'est de leur amener ça.
C'est justement d'être un catalyseur aussi sur des briques qu'elles n'ont pas, et de l'amener avec beaucoup de maîtrise et de bienveillance, parce que je pense que c'est important aussi.
C'est important, Séverine et Thomas Binet, là on sent que Jade est terriblement encadrée, parce qu'il y a ce projet, et on reçoit Séverine Débouy vraiment avec grande joie, mais il y a aussi Charline Goutal qui est dirigeante de l'entreprise de Human Act, qui est un petit peu la tutrice aussi dans le cadre de la team réussite du club Insep Alumni, donc elle sait s'encadrer, ça vous a marqué Thomas Binet ?
Oui, parce que l'organisation c'est quand même la mère de toutes les réussites par rapport à ça, et que structurer une entreprise, ce n'est pas un long fleuve tranquille, on le dit un peu toutes les semaines, mais il faut quand même le rappeler malgré tout, que évidemment c'est beaucoup de joie, parce que voilà, vous êtes à votre compte, vous allez pouvoir écrire une page blanche comme vous l'entendez, mais en revanche c'est quand même aussi des difficultés qui se profilent comme tout entrepreneur, donc quelque part ce que vous préconisez à vous former, il faut vous l'auto-administrer, c'est-à-dire la gestion du stress, la gestion de la difficulté, surmonter tout ça. Jad ?
L'entourage c'est la clé, et on pense très souvent qu'un athlète, il va seul sur sa route de la performance, qu'il est un peu égoïste parfois, moi je ne suis pas trop d'accord avec ça, il y a des moments où il faut savoir tracer sa route, mais en fait on est suraccompagné quand on fait du sport de haut niveau, voilà, un prépa mental, un prépa physique, un staff énorme, et dans le monde de l'entreprise aussi, et quand on le comprend, il ne faut pas avoir peur d'aller chercher justement ces personnes qui peuvent nous aider dans notre entourage.
Ah, et bien ça y est, ça y est, nous y sommes, Jad Maréchal, vous poursuivez donc ainsi votre rééducation, cette émission se termine, la réalisation de votre mémoire de fin d'étude est en cours, vous n'arrêtez pas votre parcours de sportif de haut niveau, et la structuration de vos deux entreprises sont au cœur de votre problématique, mais on l'a entendu, et on remercie encore Séverine Débouilly, ancienne championne de cyclisme et présidente de la société DSC, et surtout responsable du projet Women Palatine Project, voilà, qui vous encadre, tout comme l'équipe Team Réussite, qu'on remercie de nous avoir aidé à préparer cette émission, voilà, vous êtes à fond, nous sommes à la fin de cette émission, Jad Maréchal, et comme à la fin de l'envoi, on touche, toute l'équipe de Sud Radio vous transmet ses bonnes ondes, évidemment.
Un grand merci pour ces bons conseils et cette mise en lumière.
Et bravo encore une fois à notre réalisateur Anthony Ourvois, notre responsable digital Elvine de Fazio, et puis vous, magnifique Thomas Binet, à la semaine prochaine.
À la semaine prochaine.
Ça vous ira magnifique comme mot ?
Non, ça va, je prends.
Allez, rendez-vous la semaine prochaine.