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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 14 décembre 2025 87 minFond programmatiqueDéfenseÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Stratégie de défense nationale : débat et vote - 10/12/2025 | La séance est ouverte !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 23 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Premier ministreChiffre
    « Depuis 2017, le budget du ministère des armées est passé de 32,7 milliards d'euros pour atteindre 57,1 milliards d'euros l'année prochaine si les crédits prévus par le projet de loi de finance sont adoptés. »
  • 3:30Premier ministrePromesse
    « Le gouvernement à la demande du président de la République proposera un texte de réactualisation de la programmation militaire en début de l'année 2026 au Parlement conformément aux annonces du chef de l'État le 13 juillet dernier à l'hôtel de Brienne. »
  • 5:30Premier ministreFait
    « Le projet de budget prévoit une commande d'un niveau inédit qui doit engager les industriels dans une transformation profonde de leur outil de production pour produire plus vite et en plus grande quantité. »
  • 7:30Premier ministreChiffre
    « En 2026, les crédits de la mission défense prévoiront le lancement d'une filière industrielle de production de drones pour 150 millions d'euros. »
  • 9:30Premier ministreChiffre
    « Un quasi doublement du budget pour le spatial de défense est proposé d'ici 2030 le portant par rapport à celui initialement prévu dans la LPM à près de 10 milliards d'euros. »
  • 12:30Premier ministrePromesse
    « Le service national annoncé par le président de la République le 27 novembre dernier accueillera 3000 jeunes français dès l'été prochain. »
  • 15:00Député groupe HorizonFait
    « La LPM 2024-2030, vous la connaissez, c'est vous qui l'avez faite. Ces insuffisances évidentes et surtout son insincérité ne doivent pas vous être étrangère. »
  • 18:00Député groupe HorizonFait
    « Le SCAF système de combat aérien du futur est aujourd'hui dans l'impasse comme je l'avais annoncé depuis des années. »
  • 19:00Député groupe HorizonChiffre
    « Le fond européen de défense 8 milliards d'euros décaissés ou la facilité européenne pour la paix 17 milliards d'euros prévus pour ne citer que deux exemples ont été abondés en amputant nos armées de milliards d'euros dont elles avaient un impérieux besoin. »
  • 0:15inconnuFait
    « Nous avons été leaders en Europe avec le programme Elsa. »
  • 0:18inconnuChiffre
    « 6,7 milliards, ce n'est pas rien. Mais c'est à relativiser. C'est moins de 1 % de nos dépenses sociales. »
  • 0:22inconnuChiffre
    « C'est une réelle opportunité pour nos 4000 entreprises de la Bitd et leurs 220000 salariés. »
  • 0:30inconnuChiffre
    « Le coût annoncé 2 milliards d'euros sur 5 ans représente de quoi tripler le budget de notre réserve opérationnelle. »
  • 0:45inconnuFait
    « En 1914, c'est notamment par un impôt nouveau, l'impôt sur le revenu que l'effort de guerre a été financé. »
  • 0:52inconnuChiffre
    « Un impôt sur les grandes fortunes suffirait non seulement à renforcer notre défense sans peser sur les classes moyennes et populaires. »
  • 1:00inconnuChiffre
    « La surmarche annoncée par le président en juillet constitue un effort global et cohérent de plus de 36 milliards d'euros répartis sur la période 2026-2030. »
  • 1:15inconnuChiffre
    « Au 30 septembre, la délégation générale pour l'armement avait déjà commandé pour 12 milliards 800 millions d'euros et payé pour 16 milliards d'euros. »
  • 1:25inconnuChiffre
    « La France dès le premier jour a été au côté de l'Ukraine. Déjà 3 milliards de sessions de matériel, de chars, d'avion, de missile, de canon. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour et bienvenue sur LCB. On va revoir les temps forts de la semaine dans cet épisode retour sur un grand débat qui a eu lieu au lendemain du vote des députés sur la SQ. Débat consacré à la stratégie de défense sujet au cœur des préoccupations alors que Vladimir Poutine continue de menacer le continent européen et que les conflits internationaux se multiplient sur la planète.

Sébastien Lecornu a annoncé ce débat en réponse à la volonté de réarmement d'Emmanuel Macron, mais aussi parce que les députés ont rejeté la partie recette du budget qui prévoyait une augmentation des moyens de la défense de 6,7 milliards d'euros. Pas de budget, pas de commande, avait prévenu la ministre des armées, Catherine Vrin. Pour Sébastien Lecornu, il y a donc un problème démocratique sur un sujet aussi fondamental.

On va donc écouter le Premier ministre, prendre la parole à la tribune de l'Assemblée nationale. La séance est ouverte. À tout à l'heure.

Les Français sont déjà trop portés à croire qu'ils peuvent dormir tranquilles, qu'ils n'ont qu'à s'en remettre à d'autres du soin de défendre leur indépendance. Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naïve qu'il pètent ensuite par des ruines et des massacres. Il faut les encourager à compter sur eux-mêmes.

Ces mots sont ceux du général de Gaulle confié à son ministre Alain Perfit. Ils traduisent une volonté partagée sur l'ensemble de ces bancs, celle de ne compter que sur nous-mêmes, de ne jamais dépendre des autres, d'être souverain et indépendant. C'est ce qui a justifié toute la construction de notre modèle d'armée depuis 1958 et qui justifie aujourd'hui notre réarmement et donc cet après-midi, mesdames et messieurs les députés, ce débat.

L'indépendance ne se décrète pas, c'est une conquête permanente. Après 3 ans et demi passé à la tête du ministère des armées, désormais comme premier ministre, je veux exposer brièvement d'où nous partons, rendre compte de ce qui a été fait depuis 2022 avec la programmation militaire en cours, mais aussi avoir un discours de vérité face à vous et faire état clairement des enseignements qu'il faut tirer du contexte géopolitique pour nos armées, notre modèle de défense, madame la ministre, et quelles sont les évolutions que nous proposons pour y remédier ? Nous n'y arriverons que dans la lucidité.

Nous ne pouvons pas nous mentir sur les menaces qui nous visent ni sur les faiblesses à corriger de nos armées. Le gouvernement à la demande du président de la République proposera un texte de réactualisation de la programmation militaire en début de l'année 2026 au Parlement conformément aux annonces du chef de l'État le 13 juillet dernier à l'hôtel de Brienne. Heureusement, nous ne partons pas de rien.

Depuis 2017, le budget du ministère des armées est passé de 32,7 milliards d'euros pour atteindre 57,1 milliards d'euros l'année prochaine si les crédits prévus par le projet de loi de finance sont adoptés. Il prévoit une marge d'augmentation du budget de 6,7 milliards d'euros correspondant à l'augmentation de 3,2 milliards d'euros déjà prévu par la loi de programmation militaire votée augmenté de 3,5 milliards d'euros de surmarche proposé dans cette loi de finance. Ces crédits ont pour but de produire des effets très concrets pour le renforcement et la modernisation de notre modèle d'armée.

Mais l'argent, s'il est essentiel, ne pourra pas et ne sera pas la seule réponse. Mesdames et messieurs les députés, ces crédits depuis 2017 et même depuis 2015 sous la présidence de François Hollande ont déjà permis une remontée en puissance. Citons le renouvellement de nos capacités de dissuasion nucléaire océanique comme aéroporté pour les 30 prochaines années.

La modernisation de notre armée de terre ou de nos sous-marins nucléaires d'attaque, mais aussi plus largement l'innovation qui doit rester au cœur des futurs équipements, sans oublier les nouveaux espaces de conflictualité comme le cyber, l'espace et les grands fonds marins. Mais depuis 2022, beaucoup de choses ont changé. où en tout cas se sont prodigieusement accélérés et nous devons tirer sans attendre les enseignements pour notre réarmement lucidement et en prenant je le crois les bonnes décisions.

Mesdames et messieurs les députés, depuis l'agression russe en Ukraine en 2022, la dégradation de l'environnement sécuritaire s'est accélérée. Les théâtres ukrainiens, mais aussi aux proches et au Moyen-Orient ont redéfini les contours de la conflictualité moderne avec le retour des guerres de haute intensité qui combine les moyens conventionnels de masse et de saturation avec les armements de très hautees technologies et la dronisation du champ de bataille. Tout cela sur fond de chantage nucléaire.

Le recours à des stratégies hybrides par des puissances adverses s'accélère et menace de fragiliser durablement l'Europe, la France en tête jusque dans ses outreemers et plus généralement toutes les démocraties du monde. Ces stratégies menées également dans les nouveaux champs de conflictualité comme les fonds marins ou la très haute altitude se caractérise par la conjonction de cyberattaque, de manipulation de l'information, de l'instrumentalisation du droit et de l'économie, de sabotage et du recours à des opérations militaires. Ces menaces hybrides visent à nous déstabiliser en touchant nos intérêts ou nos valeurs.

Ces menaces contournent parfois notre dissuasion nucléaire. Elles font poindre un risque que les guerres d'avant ne permettaient pas de saisir complètement, c'est-à-dire en somme d'être défait sans même avoir été envahi. La résurgence de la menace terroriste malheureusement se confirme.

Les recompositions en cours au Moyen-Orient et en Afrique fragilisent durablement ces zones et sont contagieuses. Elles entraînent également l'activation en plus grand nombre d'individus inspirés par la mouvement la mouvance islamiste sur le territoire national et le renouveau d'une menace en provenance de l'étranger d'inspiration djihadiste susceptible de passer à l'acte. 10 ans après les attentats du 13 novembre 2015.

Nous ne pouvons être absolument assurés qu'une telle attaque ne se reproduise pas au regard des mouvements djihadistes qui vont du Sahel au Corassan en passant par le Levent. Face à l'ensemble de ces menaces et en plus des défis que ne posent le réchauffement climatique, il faut ajouter la phase d'incertitude que connaît la relation transatlantique et qui perturbe pour le moins la plupart de nos voisins européens. Cette incertitude à vocation a duré.

Tant le pivot de l'Europe vers l'Asie et la Chine semble dominer l'ensemble des élites américaines. Il impose d'opérationnaliser et probablement encore de repenser le réveil stratégique européen. Je salue à cet égard toutes les initiatives lancées ces dernières années par la France pour accompagner à l'époque parfois seul le rarement des nations de notre continent.

Mesdames et messieurs les députés, les discussions du projet de loi de finance pour 2026 n'ont pas permis d'aborder en première lecture l'examen des crédits de la mission défense. Pourtant, c'est un sujet qui peut nous rassembler. Si je demande aujourd'hui que nous débattions et que vous votiez, c'est pour envoyer un message à nos alliés comme à nos compétiteurs qui nous observ et pour leur montrer que dans nos divisions éventuelles, nous nous retrouvons sur l'essentiel, c'est-à-dire la sécurité et l'indépendance nationale.

L'accélération de notre réarmement par une augmentation des crédits de 6,7 milliards d'euros en 2026 se traduit par des chantiers prioritaires qui consacrent 14 enjeux majeurs pour préserver la crédibilité opérationnelle des armées françaises. Mesdames les ministres, monsieur le ministre, permettez-moi de les détailler devant vous sous couvert de votre travail par transparence et rigueur devant l'Assemblée nationale. Le premier défi pour l'année 2026 sera incontestablement celui des munitions.

Trop de fois par le passé, nos militaires sont partis en mission sans un stock de munition toujours suffisant pour accomplir leur mission en sécurité et dans la durée. Ce tabou doit être brisé pour de bon. Il y a donc urgence à reconstituer nos stocks tant pour les missiles complexes que les obus ou les petits calibres.

Le projet de budget prévoit une commande d'un niveau inédit qui doit engager les industriels dans une transformation profonde de leur outil de production pour produire plus vite et en plus grande quantité. Au total, nous vous proposons plus d'un demi milliard d'euros de commande de munition supplémentaire. Le deuxème défi pour 2026 sera aussi celui d'un passage à l'échelle pour la production en masse de drones.

Cette rupture technologique vient transformer les conflits armés. On le voit en Ukraine et au proches et au Moyen-Orient. Cela est vrai pour les États mais aussi pour les groupes terroristes.

Les technologies évoluent en permanence. Elles deviennent obsolètes en à peine 2 à 3 mois. L'enjeu est donc double. d'abord d'être en capacité de produire des drones qui sont à jour technologiquement et d'autre part de les produire en masse pour saturer le ciel et permettre la pénétration d'une ligne ennemie par certains drones ou des missiles plus complexes.

En 2026, les crédits de la mission défense prévoiront le lancement d'une filière industrielle de production de drones pour 150 millions d'euros. Je veux remercier les industriels français qui ont pris le risque de relever ce défi en lien notamment avec nos amis ukrainiens. La défense surface R et la lutte anti-drone constituent un troisème défi.

La protection de notre ciel est la troisème urgence qui justifie l'augmentation des moyens. Les survols de drones de sites stratégiques sur le territoire national sont venus encore le confirmer il y a quelques jours. Le projet de budget prévoit l'achat de radars et de brouilleurs qui doivent protéger notre ciel contre les missiles longues portées mais aussi contre les drones.

L'industrie française produit le sommet qui protège nos bases qui est actuellement déployé en Ukraine. Sa nouvelle version pour lequel nous fondons beaucoup d'espoir connaît un premier succès à l'export. Il va vite s'imposer comme au Danemark, il sera un outil reconnu encore plus efficace que le patriote américain. 4e défi, la guerre dans le champ électromagnétique qui est devenue une composante incontournable des opérations dans les trois milieux.

Elle impose de pouvoir surveiller, se défendre et attaquer dans ce champ de conflictualité. Le segment de l'attaque électromagnétique délaissé depuis la fin de la guerre froide sera renforcé pour équiper nos armées de moyens de brouillage, de leurage, d'interception et d'action électromagnétique allant de la faible à la forte puissance. Autre urgence, l'alerte avancée qui sera un 5e chantier pour nos armées.

C'est une des grandes leçon de cette nouvelle donne. Il faut être conscient que la capacité à détecter et suivre la trajectoire des missiles qui cibleraient le sol européen est actuellement fourni par les seuls États-Unis d'Amérique par le système Siu. Ne nous mentons pas, cette dépendance n'est plus acceptable.

Aussi, nous portons pour ambition que toutes les compesantes soient rapidement développées pour surveiller en autonomie les approches de l'Europe et contribuer à leur défense. Un système d'alerte avancée permanent sera acquis d'ici 2035. Le démonstrateur de radar Transhorizon Nostradamus unique en Europe, sera porté à maturité opérationnelle, constituant ainsi la première brique d'alerte avancée d'ici 2030.

La 6e urgence qui est devant nous est évidemment le spatial militaire. Des investissements majeurs ont aussi été engagés pour assurer notre indépendance. La menace sur se durcit dans l'espace avec des puissance qui vise nos satellites et d'autres qui portent des projets inquiétants d'armes nucléaires embarquées dans l'espace qui menaceraient des milliers de satellites en même temps et créeraient un grand blackout spatial.

En 2026, le budget prévoira la commande de quatre satellites en orbite basse pour la revisite et la résilience ainsi que des satellites patrouilleurs qui assurent la protection de nos infrastructures spatiales. Au-delà, un quasi doublement du budget pour le spatial de défense est proposé d'ici 2030 le portant par rapport à celui initialement prévu dans la LPM à près de 10 milliards d'euros. L'innovation opérationnelle est la 7e urgence.

L'intelligence artificielle est une technologie qui bouleverse le combat moderne, notamment pour déployer des flottes de robots, automatiser des attaques, repenser en temps réel des stratégies de défense sur un champ de bataille comme dans le cyberespace. Nous avons créé l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle pour la défense pour répondre à ce défi technologique qui vient d'être doté d'un super calculateur le plus puissant d'Europe pour le traitement des données classifiées. Ce modèle d'agence doit nous inspirer aujourd'hui pour l'ensemble de l'État dont la modernisation passe à coup sûr par l'intelligence artificielle.

Et bien sûr, il y a le cantique autre défi sûrement encore plus brutal d'ailleurs que nous relevons avec nos ingénieurs, nos start-up, la DGA et les grandes entreprises françaises. Nous n'avons pas à rougir. La France est au rendez-vous des grandes puissances sur ce sujet avec un laboratoire qui sera créé en 2026 au sein du ministère des armées pour fédérer l'ensemble des acteurs.

Il permettra de développer des technologies qui seront embarquées demain sur notre futur porte-avion ou dans nos sous-marins pour les rendre notamment encore plus discret. Le service national annoncé par le président de la République le 27 novembre dernier accueillera 3000 jeunes français dès l'été prochain. Il viendra pleinement faire évoluer notre modèle d'armée en permettant à une classe d'âge de connaître une sensibilisation qui ne pourra qu'être utile à leur vie de citoyens mais aussi à la montée en puissance de nos réserves et même des recrutements pour l'active.

Ce service sera volonta, il sera rémunéré et se déroulera sur le territoire national. Car ce réarmement ne peut être uniquement militaire, capacitaire, budgétaire ou technologique. Il est aussi moral et humain.

Je veux remercier les jeunes françaises et les jeunes français qui feront le choix de s'engager pour leur pays. Le premier enjeu de notre stratégie vise à relocaliser des lignes de production, notamment pour la production de munitions. C'est ce que nous avons déjà accompli pour la poudre explosive avec et nous et que nous continuons de porter pour les munitions de petit calibre avec un soutien financier comme normatif de l'État.

Demain, de plus en plus d'acteurs financiers privés devront investir dans cette filière qui retrouve un avenir. Produire plus, c'est aussi assurer notre approvisionnement en matière première, notamment en poussant les industriels à constituer des stocks pour être résilients dans le cas de rupture d'approvisionnement pour des raisons géopolitiques. De manière plus globale, soulignons que des résultats importants ont été obtenus sur le temps de production de nombreux armements.

Mais il reste encore beaucoup à faire, notamment concernant les missiles complexes. Nous n'y sommes pas encore. Des enseignements sont attirés des industrie civile qui maîtrise la capacité de produire en masse.

Le gouvernement se félicite du rapprochement de plusieurs acteurs de l'automobile français avec notre industrie de défense pour partager leur expertise en matière de processus industriel permettant la production de masse et l'optimisation des coûts. Mesdames et messieurs les députés, le renforcement de la base industrielle et technologique de défense, c'est aussi un enjeu pour nos voisins européens. Aujourd'hui, près de 65 % des équipements européens sont achetés à l'extérieur de l'Union européenne, essentiellement aux États-Unis.

Ce n'est pas ainsi que le construit l'autonomie stratégique nécessaire en la matière. C'est pourquoi la France se bat pour obtenir le respect d'une règle simple et de bon sens. L'argent européen et donc du contribuable français. doit servir les intérêts européens et donc les industries européennes.

C'est ce qu'on appelle la préférence européenne. À l'heure où beaucoup pensent que tout peut s'écrouler, que le déclin français est inéluctable, personne pour autant ne songe à douter de nos armées. Ce sont elles qui ont porté les grands succès de la nation.

Ce sont elles qui ont relevé le pays de ses plus grands périls. Ce sont nos anciens combattants qui ont tenu bon dans la moiteur d'une tranchée, la fureur d'un champ de bataille, dans les tempêtes des océans et des mers, depuis les hauteurs d'un avion ou les profondeurs d'un sous-marin. Alors mesdames et messieurs les députés, pour eux, pour la France, pour notre indépendance nationale, le gouvernement vous demande de débattre et de voter pour approuver ou non le principe, je dis bien le principe d'une augmentation du budget de la défense pour soutenir une montée en puissance plus rapide de nos forces armées des 2026.

Je vous remercie. Le Premier ministre à la tribune de l'Assemblée nationale pour détailler les grandes priorités de la stratégie de défense de la France. Place tout de suite aux interventions des parlementaires.

Les orateurs de chacun des groupes représentés à l'Assemblée nationale vont se succéder pour donner leur position et ce sera ensuite au gouvernement de répondre à toutes les interventions. Ne soyons pas les acteurs impuissants d'un monde qui change. Soyons au contraire partie prenante du monde qui vient.

Cela commence par prendre pleinement conscience de ce qui nous menace et d'y répondre de manière résolue. Ce qui nous menace est de plusieurs ordres. D'abord, un retour des vises impérialistes qui depuis l'Europe de l'Est jusqu'au confin de l'Asie cherchent à s'étendre territorialement. un affaiblissement et une contestation dans le monde de notre idéal civilisationnel bâti autour des valeurs universelles, démocratique et humaniste.

Une instabilité politique interne à nos États démocratiques, parfois entretenu par des ingérences étrangères qui amplifient encore les risques. Et enfin, et pas des moindres, le désengagement progressif des États-Unis dans la défense de l'Europe, voire même le regard suffisant et parfois insultant du président Trump à l'égard de notre continent. Alors, la politique de l'autruche, de notre part serait irresponsable.

Notre devoir de responsable politique autant que de citoyens est de regarder cette réalité en face et d'y répondre de manière résolue et immédiate. La première réponse est budgétaire. Nous devons poursuivre la trajectoire de réarmement engagé depuis 2017 sous l'impulsion du président de la République qui a vu avant beaucoup d'autres l'enjeu qu'allait représenter le renforcement de notre défense française et la nécessité d'une coopération européenne forte.

La deuxième réponse est l'indispensable adaptation permanente et agilité de nos armées. Dépendante de la première des budgets. Donc l'objectif est de conformer nos armées au nouveau mode de l'action militaire et vous l'avez détaillé monsieur le premier ministre.

Guerre hybride, utilisation massive de drone de reconnaissance ou de combat intégration tout aussi massive progressive de l'intelligence artificielle. importance de la guerre économique et de ses subterfuges espionnages, sabotage combiné aux cyberattaques, investissement de l'espace et de la très haute altitude comme nouveau lieu de conflictualité. Cette adaptation doit aussi renforcer nos atouts issus de l'après-gerre, notre dissuasion nucléaire.

Celle-ci reste un modèle de protection majeure et de souveraineté pour la France. Et la guerre en Ukraine nous a montré aussi l'importance des stocks massifs de munition permettant l'entraînement de nos armées, mais aussi les capacités de repost immédiat et soutenu si nécessaire. Enfin, pour que nos armées s'adaptent vite et bien et s'équipent efficacement, nous mesurons l'importance d'une base industrielle et technologique de défense forte capable de monter en puissance rapidement.

Assurons-nous que les hausses de budget votées à Paris se traduisent par des bons de commande à nos entreprises de la défense et leur sous-traitant sur nos territoires. Sans la poursuite de cette hausse de crédit, il n'y a pas d'espoir de mise à niveau de nos armées. Chacun doit ici en avoir pleinement conscience.

La troisème réponse est aussi européenne. Nous partageons, nous les Européens un espace commun et nous faisons face aux mêmes menaces. Nous devons être en capacité de porter des réponses en européen sans remettre en cause la souveraineté de chaque État. recherche, innovation technologique, notamment l'intelligence artificielle, déploiement permanent de l'interopérabilité de nos systèmes et une étroite coopération entre États-membres seront la base de notre sécurité commune.

La 4ème réponse est sociétale et citoyenne. Elle dépend de notre capacité à porter à la connaissance du plus grand nombre les enjeux qui soutendent cet effort de la nation. Il ne peut y avoir d'engagement durable de nos armées sans un soutien permanent des Françaises et des Français.

Le service national volontaire annoncé par le président de la République doit permettre de former davantage de jeunes certes au maniment des armes, mais aussi progressivement d'imprégner l'esprit de défense dans notre société. Ces réponses graduées et dépendantes les unes des autres forment un ensemble cohérent dessinant une action collective qui renforcera nos armées sur le plan humain et sur le plan moral. Nous avons néanmoins devant nous un chantier majeur, monsieur le premier ministre, madame la ministre, celui de la résilience nationale, bien identifié dans la dernière revue nationale stratégique car une armée seule ne peut pas tout.

C'est avec la société toute entière que la nation sera forte, sensibilisée, informée, former chaque français sur les risques et les moyens de s'en protéger individuellement et collectivement est aujourd'hui une absolue nécessité. La mobilisation de l'école, du monde du travail et des collectivités locales devrait nous permettre d'atteindre ces objectifs essentiel. Pour terminer, je voudrais au nom de mon groupe les démocrates rendre hommage à nos soldats pour les côtoyer depuis longtemps à Montmarsan comme ailleurs.

Je sais leur engagement profond pour la nation. Je sais aussi leurs compétences, leur soif de toujours s'adapter pour être toujours meilleur et d'ailleurs toujours les meilleurs. Leur mobilisation est permanente et nous leur devons respect, reconnaissance et soutien inconditionnel.

Pour le groupe Horizon et indépendant, quatre lignes de force doivent guider durablement notre stratégie de défense. Le premier axe de cette stratégie doit être celui de la lucidité. La France doit dire ce qu'elle voit et agir en conséquence.

Oui, la Russie est redevenu une puissance hostile qui assume la confrontation avec l'Europe. Oui, la compétition sino-américaine réordonne les équilibres mondiaux. Oui, les menaces hybrides, cyber, informationnelles, subversives, terroristes frappent directement notre société civile, nos collectivités, nos entreprises.

Le deuxième axe, la deuxième exigence pour garantir notre souveraineté, c'est la résilience de la nation. Nous devons engager un réarmement moral, mais ce réarmement ne se décrète pas. Il se construit et il se construit avec la jeunesse.

Dans cet esprit, nous ne pouvons qu'accueillir favorablement l'annonce par le président de la République d'un service national volontaire. Dès 2026, plusieurs milliers de jeunes s'engageront pour 10 mois au service de la nation dans des missions de protection, de logistique, de cyber ou de soutien. C'est une avancée majeure.

Mais nous devons aller plus loin. Pour le groupe Horizon et indépendant, son service, ce service ne peut seulement être un engagement militaire. Il doit constituer un véritable contrat social entre la nation et sa jeunesse.

Ce contrat social pour nous repose sur une idée simple. Si la jeunesse s'engage pour la nation, alors la nation doit s'engager pour la jeunesse. Cela signifie reconnaître les fort consentiant les études, en soutenant les projets professionnels, en permettant à des milliers de jeunes d'acquérir des compétences recherchées sur la cyber, la santé, la logistique, la data tout en participant à la sécurité du pays.

Ce service national ne peut pas être un simple outil pour notre défense, mais un projet de cohésion nationale, de justice sociale et d'opportunité pour les générations futures. Nous voulons faire du service volontaire non pas une parenthèse dans la vie des jeunes mais un tremplin. Notre troisème axe, c'est celui d'une Europe qui assume le langage de la puissance.

L'incertitude sur l'engagement américain face aux menaces contre les démocraties européennes oblige l'Europe à se reprendre en main. L'Europe ne sera respectée que si elle peut garantir sa propre sécurité. Cela implique un pilier européen solide dans l'OTAN, une base industrielle intégrée, des programmes communs, une doctrine européenne de résilience.

Une Europe qui ne dépend pas mais qui choisit. Une Europe capable de soutenir l'Ukraine dans la durée, de sécuriser son voisinage, de défendre ses intérêts au-delà de ses frontières. Enfin, notre 4e axe, c'est l'adaptation permanente de notre modèle d'armée.

Nous disposons d'un modèle d'armée complet, mais il doit gagner encore en agilité, en rapidité, en capacité. L'innovation que ce soit que ce soit pour l'IA, les drones, le spatial, le quantique, c'est le rythme du monde contemporain. Nos armées doivent pouvoir s'y adapter.

De même, la lutte informationnelle et l'action dans les champs hybrides doivent rester au sommet de nos priorités stratégiques au même titre que la préparation à la haute intensité. Mes chers collègues, notre groupe porte une vision simple. une France lucide, une nation unie, une Europe forte, une armée agile.

Mais cela ne peut se faire sans un budget à la hauteur de nos ambitions pour nos armées. Nous devons voter, chers collègues, pour donner à nos armées et à notre industrie de défense ce dont ils ont besoin pour préparer notre notre avenir. Et permettez-moi de conclure cette intervention comme député du Cher, représentant d'un territoire et d'hommes et de femmes à qui la France et l'Europe doivent tant pour leur défense pour dire que ces quelques mots leur sont dédiés, qu'ils soient dans nos armées ou chez nos industriels civil ou militaire.

Je vous remercie. Après les tentatives de tambouille du compromis à l'autiède, nous voilà au stade ultime de l'Union sacrée au nom du surarmement pour et je cite là les propos du chef d'étatmajor de nos armées, protéger ce que nous sommes. En clair, il s'agit de défendre un capitalisme national et européen arimé à l'impérialisme américain qui se soucie aussi peu des travailleurs français que des jeunes ukrainiens déjà broyés par une guerre qui sert les logiques de puissance et les intérêts d'oligarchie prédatrice.

Au milieu de tout ça, en bon dresseur, Donald Trump exige une augmentation colossale des dépenses militaires des pays membres de l'OTAN en les portant à 5 % du PIB d'ici 2035. et nous acqui par neu les droits de douane pour les États membres de l'Union européenne pour aligner encore plus les États européens derrière les entreprises béliqueuses de l'impérialisme états-unien et madame Vleyen appelle ça un accord. Il verrouille l'organisation sclérosée de l'OTAN au risque de l'engager dans des conflits mortifères.

Le tout sur fond de corruption massive et de pot de vin entre marchand d'armes et nous nous ne trouvons rien de mieux à redire que ce qui nous importe et le renforcement de l'alliance. Souvenons-nous de ces mots d'Henry Kissinger. Il est dangereux d'être l'ennemi des États-Unis, mais il est fatal d'être leur allié.

L'actualité éclaire ceci d'un nouveau jour. Ce n'est plus de la vassalisation, c'est de l'humiliation. Alors en échange pour rendre plus digeste la cacophonie bellicis, les tournées de mobilisation des généraux européens exigeant l'alignement des peuples sur l'économie de guerre et en appelant sans détour au sacrifice de nos enfants au nom de prétendues valeurs.

Voilà qu'on érige de nouvelles lubis en principe par exemple l'Europe de la défense au nom soi-disant de notre autonomie stratégique. Al il parle d'Europe de la défense et il sautent comme des cabris. Grâce au projet réarme Europe auquel l'effort national concourt d'un coup d'un seul les milliards pleuvent. 800 milliards à l'échelle européenne pour les forts de guerre.

Une course à l'armement de 800 milliards sans recettes nouvelles qui va saigner nos services publics au profit industriel de la défense vassalisée et qui plus est financiarisé. Il nous promettent qu'en Ukraine la paix est au bout des canons. Le peuple ukrainien n'obtiendra pas ainsi la paix et nous le peuple français n'auront que la guerre sociale celle que l'on mène contre les travailleurs et les retraités.

Et derrière les grands mots d'indépendance nationale que vous avez brandi tout à l'heure, pendant que l'on loue les mérites de cet effort de souveraineté, nos entreprises de défense elles sont bradées les unes après les autres. Qui peut encore faire confiance à ceux qui ont laissé Vancorex passer sous pavillon chinois ? Au nom de notre autonomie peut-être, qui peut encore faire confiance à ceux qui ont laissé Holan, producteur de cartes électronique se faire démembrer ?

Pouratos, une fierté française découpée, menacée et pire encore qui voit sa priorité grillée sur la commande du supercalculateur IA de nos armées au profil de l'entreprise américaine HP. Certainement est-ce au nom de notre indépendance nationale ? Qui peut encore faire confiance à ceux qui laissent même filer l'acier en refusant la nationalisation d'harceleur ?

À ceux qui nous ont dépourvu de la maîtrise des transports stratégiques de marchandises en liquidant frait SCCF, est-ce une fois de plus au nom de notre souveraineté ? Quelle hypocrisie ! Notre défense n'est pas nu et oui, nous pouvons faire mieux tant dans notre défense sol air, le domaine des drones, de l'espace et j'en passe.

De beaux défis s'offrent à nous. Je pense en outre au projet Iris Square. Le système satellitaire de connectivité sécurisée est une nécessité si l'on ne veut pas revivre l'épisode humiliant d'il y a un an lorsque c'est Starlink d'on Mosque qui a rétabli les télécommunications du département français de Mayotte.

Et pour se faire nous avons besoin de savoir-faire, nous avons besoin de compétences, elles sont là. Encore faut-il y mettre la volonté d'une maîtrise publique. Les salariés de nos industries de défense, tout comme les femmes et hommes qui honorent nos armées, méritent mieux qu'une instrumentalisation façonnant bulles spéculatives et dividendes de guerre.

Gard à ceux qui rêvent d'un nouvelerlitz, il pourrai nous projeter dans un futur waterlow. Ce budget de 57 milliards non 14 dédiés à l'armement inscrit nos pas dans ce d'une hypocrite servilité décorélé de toute perspective de paix. Ce n'est pas un simple ajustement budgétaire, c'est une faillite morale.

Et non, nous nous n'acceptons pas la guerre comme horizon politique. Alors s'il fallait encore le préciser, nous assumons notre opposition hier. Première armée d'Europe, la France court le risque demain d'être reléguée en seconde division.

Et si, comme d'cun au sein de votre majorité l'Expert, l'Union européenne se dotait d'une armée, alors l'armée française serait réduite au rôle de contingent, sans doute sous commandement américain ou sous commandement allemand, mais au service de quel intérêt suprême ? Cette perspective est intolérable mais elle est la conséquence des options fédéralistes du macronisme. L'Europe de la défense se construit malgré nous, malgré nos dénonciations, malgré nos refus.

Car pèsent les refus et les dénonciations de la France alors que nous nous sommes méthodiquement désarmés matériellement, politiquement, diplomatiquement, idéologiquement. Que pèse la voix de la France quand elle porte la voix d'un pays chassé d'Afrique ou doublé par ses propres alliés dans le Pacifique ? Que pèse la voie de la France qu'en parcelle du président de la République, elle propose le partage inacceptable de notre force de dissuasion nucléaire et donc d'abdiquer sa propre puissance.

Le macronisme aura également commis la faute majeure d'empêcher tout débat sincère sur les questions de défense en accusant toute voie divergente d'un alignement supposé avec la Russie. Nous connaissons les ambitions impériales de la Chine, les déstabilisations intéressées de l'Azerbaïdjan, les appétits obscurantistes de l'Iran et la haine djihadiste, première des menaces qui pèsent contre notre pays. Nous connaissons aussi évidemment la menace russe qui pèse aux frontières de notre continent.

Oui, la guerre est aux portes de l'Europe et oui, nous sommes résolument au côté de l'Ukraine et de son peuple. Mais vous parlez bien mal de cette guerre à nos concitoyens et la multiplication des propos va en guerre ne sont pas à la hauteur de la situation. Ne croyez pas que les Français qui s'émeuvent de ces propos bélicistes soient des capitulars ?

Ce sont des citoyens inquiets, inquiets pour l'avenir de leurs enfants et qui ne comprennent pas les discours que vous leur tenez sur les guerres de demain. Un peuple ne se résout jamais à la guerre qu'au nom de sa nation. Et l'Europe, terre de civilisation, de culture et de solidarité, ne sera jamais, quoi que vous puissiez en dire une nation.

Le tropisme bruxellois condamne à l'impuissance. Dans une démocratie, la guerre nécessite le consentement du peuple qui veut savoir pourquoi il se bat et qui veut savoir qu'il se bat pour son pays. De quoi notre continent a-t-il donc besoin aujourd'hui pour se défendre ?

Il a besoin de ses peuples. Il a besoin de ses nations pour dissuader la Russie. Nous devons embarquer avec nous, les peuples d'Europe et non organiser la défense de l'Europe malgré eux sans rien contre eux, sans eux.

Rien ne nous condamne à commettre dans ce domaine, dans le domaine de la défense, les erreurs commises par l'Union européenne dans tous les autres domaines. Il faut donc sans relâche combattre le saut fédéraliste qui nous conduirait à une armée européenne dont la première conséquence serait la relégation mécanique de l'armée française. Alors, je sais, vous nous direz que la voix de la France s'opposera à toute perspective d'armée européenne, quand bien même cette perspective est la conséquence du fédéralisme forcené intrinsèque au macronisme.

Vous nous direz personne n'a ce projet, notre souveraineté sera préservée. Mais permettez-nous de ne pas accorder crédit à votre promesse. Car il nous avait été promis de défendre notre souveraineté industrielle.

Elle a été sacrifiée. Il nous avait été promis de défendre notre souveraineté énergétique. Elle a été sacrifiée.

Il nous avait été promis de défendre notre souveraineté alimentaire. Elle s'apprête à être sacrifiée. Alors, permettez-nous de préférer les actes aux promesses [applaudissements] et de placer davantage nos espérances. dans l'alternance qui vient plutôt que dans notre dans votre gouvernement.

Notre armée est consubstantielle à notre nation. Elle a accompagné toutes les étapes de notre affirmation en tant que nation. Elle a partagé toutes nos gloires.

Elle a partagé toutes nos épreuves. La nation française s'est en effet affirmée dans les rangs de l'armée de Charles puis à l'ombre de la bannière de Jeanne d'Arc. Elle s'est affirmée dans toutes nos victoires de Bouvine à Malplaquet, de Marignan à RCroix et dans les plis de drapeau de nos régiments se listent encore en lettrre d'or les victoires immortelles de l'empereur Napoléon.

À la fierté de cette histoire, l'armée française ajoute l'honneur d'être l'armée d'un peuple libre, des soldats de l'anux aux soldats de la France combattante en pass en passant par ceux de 14 ajoutant aux gloires d'Ousterlites et Dienna les gloires de Valmis, de Verdin et toutes celles de la résistance. Alors, monsieur le Premier ministre, les budgets sont indispensables mais ils ne seront jamais suffisants s'il nous manque l'esprit de consentement du peuple à la défense du pays et l'engagement d'hommes et de femmes. Pour cela, parlons d'abord de la France, de ses intérêts, ses libertés.

Inculquons l'amour de la patrie à toute notre jeunesse et surtout préservons notre souveraineté militaire face aux appétits d'usurpation de l'Union européenne. Chaque recul de notre armée est un recul de notre nation. Et si l'armée française ne devait plus être demain qu'un contingent, la nation française ne serait plus qu'une région.

Alors pour que vive la France, vive l'armée française. Emmanuel Macron n'a eu de cesse d'encourager l'ingérence des institutions européennes dans notre politique de défense. Il appelait même voilà 8 ans à ce que l'Union européenne soit dotée à l'horizon 2030, je le cite, d'un budget de défense commun.

En faisant cela, Emmanuel Macron a encouragé et suscité une violation par la Commission des Sacresins traités qui exclut toute intervention européenne dans les questions de défense. Rien depuis 2017 n'a semblé arrêter cette dérive sur le plan budgétaire. D'abord, plusieurs dispositifs européens ont été créés et financés directement, non pas par des crédits supplémentaires, mais sur l'enveloppe de notre loi de programmation militaire.

En clair, le fond européen de défense 8 milliards d'euros décaissés ou la facilité européenne pour la paix 17 milliards d'euros prévus pour ne citer que deux exemples ont été abondés en amputant nos armées de milliards d'euros dont elles avaient un impérieux besoin. J'ai entendu vos propos monsieur le premier ministre sur la préférence européenne mais madame Vonderleyen, elle ne vous a pas entendu, peut-être même ne vous a-t-elle pas écouté. Elle qui a annoncé avoir accepté l'achat massif d'armement américain dans le cadre d'un accord léonin passé avec le président Trump.

Pendant ce temps, [applaudissements] les rapports publics se sont multipliés pour sonner l'alarme sur l'état des matériels français, sur leur nombre, sur leur disponibilité et surtout sur l'état dramatique de nos stocks de munition. Et tout cela a été fait sans aucun vote des Français. Ces décisions ont été prises dans le silence des couloirs de Bruxelles.

La fédéralisation de notre politique de défense est aussi incarnée dans des programme de défense aujourd'hui en échec pas tant. Vous le savez monsieur le premier ministre puisque vous avez été ministre des armées pendant plus de 3 ans. Le SCAF système de combat aérien du futur est aujourd'hui dans l'impasse comme je l'avais annoncé depuis des années.

Tout simplement parce qu'il ne repose sur aucun besoin opérationnel sur aucune synergie industrielle clairement établie. Et depuis 2017, Emmanuel Macron s'est employé à tordre le bras de nos industriels, à commencer par d'assaut pour qu'ils consentent à des transferts de technologie massif en faveur de l'Allemagne. Sans le patriotisme de nos entreprises contraintes de protéger des savoir-faires que le président lui-même était prêt à brader, nous aurions sans doute subi des pertes irrémédiables de souveraineté.

Le projet de char de bataille européen, le MGCS est également dans une situation de blocage prévisible et que nous annonçons là aussi depuis des années. En Allemagne, en Italie et désormais en France, loin des gesticulations politiques, les industriels s'organisent déjà pour préparer l'après, c'est-à-dire le moment où des gouvernements responsables mettront fin et un terme à ces gesticulations. La LPM 2024-2030, vous la connaissez, c'est vous qui l'avez faite.

Ces insuffisances évidentes et surtout son insincérité ne doivent pas vous être étrangère. Ce texte et je l'assume parfaitement compte tenu du contexte géopolitique, notre groupe l'avait voté sans enthousiasme ni même conviction, mais parce qu'il était de notre devoir vis-à-vis des armées, de nos industriels, des Français de doter la nation d'une trajectoire claire de remonté capacitaire. Et de fait, vous nous aviez expliqué, monsieur le premier ministre, que les limites apparentes de la LPM seraient comblé par des crédits supplémentaires votés chaque année en loi de finance de fin de gestion. compte tenu de l'état dramatique des comptes publics.

Cet engagement n'a pas été tenu. Les surcouts liés aux opérations extérieures comme les dépenses liées à notre soutien à l'Ukraine n'ont pas été couverts par les ressources additionnelles nécessaires. Tout cela a été financé au détriment de nos armées.

De même, la LPM prévoyait une explosion du report de charge, c'est-à-dire des impayés du ministère des armées à la fin de chaque année. Ils atteignent désormais 8 milliards d'euros, soit près de 20 % des crédits de paiement hors titre 2. Vous nous aviez dit que cela ne poserait pas de difficulté à nos entreprises du fait de la remontée globale du niveau des crédits.

C'est faux. Aujourd'hui, notre base industrielle et technologique de défense essentiellement constituée de PME d'excellence souffre des décalages de commande et des délais de paiement résultant directement du manque de crédit de la LPM. et le ministère paye chaque année des dizaines de millions d'euros, bientôt sans doute des centaines de pénalités de retard.

Notre effort de défense, monsieur le premier ministre, sa concrétisation opérationnelle ne sont pas solubles dans les éléments de langage. Tous les témoignages de nos industriels, quel que soi leur taille, toutes les alertes des fonctionnaires du ministère des armées qui constatent les impasses budgétaires de la LPM, toutes les analyses des spécialistes de l'économie de défense tout aujourd'hui convergent pour affirmer que ce texte est insuffisant et insincère. Cet effort, nous le soutenons par principe, tout simplement parce que la défense nationale est une cause qui dépasse largement les appartenances partisanes.

Ne serait-ce que par cohérence, nous ne pouvons voter contre cela. Voilà pourquoi ce vote en réalité n'est pas le véritable sujet. Le véritable sujet, ce sont les raisons qui vous ont poussé à l'organiser.

En effet, ce vote n'aura aucun effet sur le budget de nos armées puisque celui-ci est inclus dans le budget de l'État et donc dans le mauvais projet de loi de finance que vous avez échoué à faire voter par cette assemblée en première lecture. La vérité, c'est que ce débat et ce vote sont pour vous l'occasion d'instrumentaliser le budget de la défense pour faire passer votre loi de finance. Une loi de punition sociale et fiscale dont nous avons sur ces bancs depuis des semaines dénoncé la toxicité. des dépenses hors de contrôle en hausse de 30 milliards au-delà de l'inflation, des impôts en hausse de 20 milliards d'euros.

En aucune façon, vous le savez, nous ne voterons un tel texte si d'aventure l'occasion nous en est donnée. La deuxième raison pour laquelle vous avez organisé ce débat, la voici. La LPM parce qu'elle était insincère doit être réabondée pour être soutenable sur le plan budgétaire.

Les Français aujourd'hui n'ont pas besoin de vote fantoche. Ils n'ont pas besoin d'une mise en scène de la démocratie. Ils ont besoin de vote réel, effectif, c'est-à-dire de nouvelles élections législatives au service du redressement de notre pays.

Alors, monsieur le Premier ministre, pour nos soldats, pour nos armées, pour nos industriels, pour notre souveraineté, nous voterons pour ce texte. Mais il aura été dit ici et de la manière la plus claire qui soit que nous ne sommes dupe rien pour protéger la France et prévenir le pire. Il y a urgence.

Il faut comprendre, vouloir et agir différemment. Mais vous ne savez proposer que les mêmes recettes brouillonnent, les mêmes slogans en trompe l'œil, les mêmes schémas de pensées obsolètes et nous ne vous suivrons pas. Dans un monde toujours plus partagé en bloc antagoniste, la France devrait retrouver le chemin de l'indépendance, reconstruire une stratégie propre, affirmer sa voix singulière.

Mais vous faites exactement l'inverse. Vous vous alignez sans cesse sur l'OTAN et à travers elle sur les États-Unis. Et cela au moment même où sous l'impulsion de Donald Trump, ils brutalisent leur partenaires, piétinent le droit international et sont devenus un facteur d'instabilité politique généralisée.

Avez-vous seulement lu la stratégie de sécurité nationale publiée il y a quelques jours par l'administration de Washington. Soutien à tous les mouvements d'extrême droite, vassalisation de l'Union européenne, alliance avec le régime de Vladimir Poutine, guerre contre la Chine. Voilà l'horizon des États-Unis.

Quand allez-vous enfin ouvrir les yeux ? [applaudissements] Le réveil stratégique européen dont vous nous parlez, comme le fait depuis des années le président Macron, n'est en aucun cas une alternative. L'Union européenne ne sait rien faire d'autre que de répéter que l'alliance avec les États-Unis et son horizon indépassable.

Ainsi, vous nous enfermez dans un système où nos engagements militaires, nos choix industriels et même nos budgets de défense sont dicté par des injonctions extérieures. Au moment même où le monde glisse vers l'affrontement, vous privez la France de la seule ressource qui pourrait la protéger, son indépendance. Vous parlez de réarmement massif, de nations menacées, de conflits imminents avec la Russie.

Vous allez jusqu'à faire dire au chef d'état-major des armées qu'il faudrait accepter l'idée de perdre nos enfants. Et vous persévérez avec votre tout nouveau service militaire volontaire battelé sans moyen. Au début du siècle précédent, on a appelé cela le bourrage de crâne de la propagande pure et simple.

Et cette rhtorique de l'urgence et de l'effroi a pour fonction de sidérer les esprits, d'empêcher toute réflexion, de réduire les opposition au silence, d'accréditer l'idée qu'il n'y aurait qu'une seule réponse possible et crédible au défit du monde, la fuite en avant militariste. C'est le débat démocratique que vous confisquez ainsi et que vous faussez car nous n'avons pas à craindre une guerre conventionnelle avec la Russie. Nous sommes une puissance dotée de l'arme nucléaire.

La Russie ne nous attaquera pas sans craindre l'abîme, le chaos et la destruction. Votre discours sur la guerre à venir affaiblit donc la France et sa capacité de dissuasion. Et c'est une prophétie autoréalisatrice.

Le plus grave, c'est que pendant que vous vous gargarisez de formules martiales, vous ne préparez même pas sérieusement notre défense au défi de demain. Vous parlez d'économie de guerre, mot aussi ronflant que creux. Car que trouve-t-on derrière concrètement ?

Rien. Vous laissez partir nos actifs stratégiques à l'étranger à Arcelor Mital Vancorex et plus de 1600 autres entreprises françaises qui sont passées sous pavillon États-Unis en 10 ans. Aucun pilotage, aucune stratégie, aucune réflexion.

Votre soi-disant économie de guerre n'est donc qu'un prétexte pour préparer les esprits à l'idée qu'il faudrait se serrer la ceinture pour financer la défense de la France pour just pour justifier ainsi vos politiques d'austérité et de casse sociale et aussi pour justifier vos erreurs de programmation, vos impréparations, vos renoncements. Car pendant que vous dramatisez la situation, vous évitez soigneusement le véritable débat sur l'essentiel, l'état réel du budget de la défense. Votre modèle est absurde.

Derrière votre rhtorique martiale, il n'y a qu'une série d'échecs, d'abandons, d'aveuglement et au bout du chemin, la détérioration de notre outil militaire et l'abaissement de la France. L'impuissance face à la montée des tensions dans le monde. Le risque d'une conflagration irréparable.

Il faut tout changer pour restaurer nos capacités de défense et la souveraineté de notre patrie. Pour construire la coopération internationale et la paix pour prévenir le pire. Tout changer, c'est d'abord gouverner par les besoins.

En finir avec votre politique dictée par les injonctions extérieures, les effets d'annonce ou les lubis présidentielles et partir du réel. Ce dont nos armées doivent être dotés pour protéger efficacement notre pays et sa population. Pour défendre notre territoire, il faut une vision d'une toute autre ampleur que l'inventaire improvisier que vient de nous livrer le premier ministre.

Et il ne suffit pas d'ajuster à la hâte notre programmation militaire. Il faut reconstruire une souveraineté d'ensemble économique, industrielle, technologique et diplomatique. Un pays qui ne maîtrise plus sa production, qui laisse filer ses actifs stratégiques et qui dépend de puissance étrangère pour ces technologies vitales ne peut pas prétendre à une stratégie autonome.

C'est à cet état de dépendance et d'abaissement que conduit votre politique. C'est à cela que nous voulons mettre fin. Là où votre politique ligne notre pays à un soi-disant camp occidental qui s'inscrit dans une logique d'affrontement avec le reste du monde, nous proposons une autre voie, celle du non alignement, des partenariats militaires mais fondés sur des dépendances choisies et consenties et avec des alliés fiables, des coopérations qui permettent de mutualiser ce qui doit l'être et devraer au service de l'intérêt général humain. réponse au défi du changement climatique, la préservation de l'espace comme bien commun de l'humanité et toujours un cadre de coopération fondé sur l'égalité des nations, la stabilité collective, les institutions et le droit international.

Partout faire reculer la loi du plus fort, partout faire avancer la coopération partout affirmer notre humanité commune. Là est pour nous la vocation de la France. Il y a un peu plus d'un siècle, le 31 juillet 1914, à la veille de son assassinat et de la Grande Guerre, Jean Jorè écrivait ce qui devait être son dernier article dans le journal de l'humanité.

Il disait "Pour résister à l'épreuve, il faut des nerfs d'acier ou plutôt il faut une raison ferme, claire et calme." Retenons aujourd'hui la leçon. Ne cédons pas aux solutions simplistes, à la panique, à l'emballement guerrier.

Faisons mieux. Si la France doit avoir les moyens de sa défense, c'est pour mieux être indépendante et non alignée, pour mieux vréquilibre entre les nations et à la paix entre les peuples, pour mieux servir l'intérêt général de l'humanité. La nouvelle conflictualité à laquelle nous sommes confrontés a la caractéristique d'être protéiforme.

Nous avons tous en tête les terribles images du front ukrainien de ces canons, charge et missiles. Le grand public est nettement moins accoutumé aux menaces hybrides qui d'une certaine manière ont toujours existé mais sont de plus en plus pregnantes en ce qu'elles ont gagné en intensité, en ampleur et en conséquence engendré. Si les États restent les principaux protagonistes de ce retour de la conflictualité, ces derniers partagent désormais l'affiche avec de nouveaux acteurs, organisation paramilitaire ou organisation criminell parfois complices des pouvoirs politiques en place, la plus connue étant Wagner devenue Africa corpse en territoire africain.

Nouvelle méthode, nouveaux acteurs et un constat simple. L'accélération de la dégradation de l'environnement sécuritaire mondial s'est confirmée en raison de la simultanéité du durcissement des conflits et d'un accroissement inédit des menaces transnationales, mais aussi en raison d'une fragilisation du multilatéralisme et d'une désinhibition du recours à la force. En relations internationales, il existe un principe simple.

Lorsqu'une puissance vous désigne comme son adversaire et passe à l'acte, les solutions qui s'offrent à vous sont peu nombreuses. Subir ou se préparer pour mieux dissuader. Entendons-nous bien ici, personne ne souhaite un conflit, queles que soient ses formes ni ses conséquences. et c'est pour mieux l'éviter que nous devons nous y préparer.

Il en va de l'affirmation de notre crédibilité auprès de nos partenaires comme auprès de ceux qui nous perçoivent comme des concurrents. Depuis le milieu des années 90, la France avait dimensionné son effort de défense pour un temps de paix. La guerre en Ukraine et l'évolution du contexte géostratégique ont souligné la nécessité de retrouver une profondeur industrielle pour soutenir un effort de guerre dans la durée pour nos forces armées ou au profit d'un partenaire.

Ce choix, c'était aussi celui de la professionnalisation de nos armées. Indispensable au regard de la technicité du champ de bataille et de la réduction des moyens, elle a initié une distance entre le monde civil et militaire, limitant les nécessaires circulations de compétences et la connaissance partagée des enjeux de sécurité. L'apparition de nouvelles formes hybrides de la guerre, ingérence, contenu numérique visant à déstabiliser nos sociétés, attaque sur nos systèmes informatique, survol du territoire par des drones nous oblige à repenser le rôle de la population dans notre défense.

La construction d'une culture commune de sécurité et de résilience dans la société apparaît comme un impératif comme nous avons su le faire pour faire face aux enjeux de sécurité et de sûreté. Lors de l'examen de la dernière LPN, nous avions souligné une loi de continuité plus qu'un moment historique. Une loi qui bien qu'évoquant l'invasion russe en Ukraine n'en prenait pas toute la dimension.

À l'époque, nous avions accepté de voter le texte après avoir obtenu plusieurs satisfait notamment pour une trajectoire budgétaire plus linéaire en augmentation dès la première année et une actualisation du texte en 2026 au regard du durcissement du contexte international. Nous nous inquiétions aussi de la crédibilité d'ensemble des éléments budgétaires présentés au regard des objectifs affichés. 2 ans et demi plus tard, les reports de paiement confient nos impayés.

L'inflation même maîtrisée fait son œuvre et les TPE PME de notre BITD en sont les premières victimes, ce qui limite la montée en puissance qui leur est demandée. Bien sûr, dans le contexte, nous accueillons avec lucidité les hausses de crédit annoncé pour 2026. Pour autant, cet accueil n'en sera pas moins exigeant qu'en 2023.

Pour être efficace, soulignons que l'augmentation des crédits à elle seule ne suffira pas. Celle-ci doit s'inscrire dans une vision stratégique renouvelée basée sur l'émergence d'une nouvelle architecture de sécurité collective du continent européen et une politique de coopération multilatérale renforcée. Par ailleurs, certaines autres dombes subsistent et nous souhaitons être éclairés avec précision concernant par exemple le nouveau SNV, son financement, son rôle dans la transformation de nos armées, mais aussi sur les attentes sans cesse reposé de notre marine nationale.

Autre point majeur, cette augmentation ne devra en aucun cas être utilisée comme justification au démantellèlement de nos services publics. Notre cohésion nationale en dépend. La réponse que nous apportons aujourd'hui à la question qui nous est posée ne concerne évidemment que l'exercice budgétaire actuellement en débat, soit 2026.

Nous débattons d'une nouvelle trajectoire et de son contenu dans le premier trimestre de l'année à venir. Notre rôle de députer et décrire la loi pas seulement de voter ou non les projets du gouvernement. Il n'est pas d'action sérieuse sur un outil militaire sans réflexion sur les menaces.

Il est définitivement derrière nous le temps des illusions de la mondialisation heureuse, des dividendes de la paix et de la démocratie prospérant à l'ombre du droit. Nous vivons dans un monde sans juge ni gendarme où la puissance est redevenue la mesure de toute chose. Trois menace principales pèse sur nos épaules.

La première vient de l'est. Nul ne peut douter de la volonté impériale de la Russie. Sa production d'armement dépasse les besoins de la guerre en Ukraine.

L'Occident démocratique est directement ciblé. Ne pas voir est une cécité volontaire. Et je le dis avec gravité à ceux qui par calcul politique accusent le chef d'étatmajor de jouer avec les peurs.

Ce n'est pas la France seule qui le dit. Ce sont les Baltes, les Polonais, les Danois, les Allemands. C'est Serge Kaganov, stratège du Kremelin qui dit "Dans le grand continent, cette guerre a déjà commencé. simplement, nous ne l'appelons pas encore ainsi notre véritable adversaire et bien l'Europe.

La seconde menace est à 360°. Il serait absurde de nous focaliser sur le flanc est d'oublier les désordres en Méditerranée, le terrorisme islamiste, les flux migratoires utilisés comme une arme, les attaques contre nos voies maritimes, les conséquences des crises climatiques ou la déstabilisation de nos autres de nos outre mères. Ce n'est pas nous qui choisissons l'ennemi, c'est l'ennemi qui nous choisit.

Enfin, la troisème menace est l'incertitude sur la fiabilité de l'Alliance Atlantique. Commencer du temps du président Obama, le basculement vers l'Asie est une réalité. La dernière stratégie de sécurité nationale n'est pas de nature à nous rassurer.

Nous savons que nous pouvons être seuls. L'ence est à l'autonomie stratégique de l'Europe dans le cadre du pilier européen de l'Alliance. Seule structure militaire à pouvoir conduire des opérations à l'échelle d'un théâtre.

C'est cela notre feuille de route assurer au plus vite l'Européanisation de l'OTON. Nous avons besoin de davantage de moyens pour l'activité opérationnelle, pour le renforcement de nos munitions bonnes de guerre, pour la DSA, pour la tran électronique ou pour la défense opérationnelle du territoire. Alors bien sûr, nous soutiendrons cette accélération.

Ce n'est qu'une étape. Dans l'actualisation de la LPM, il faudra faire des choix sans anticiper sur ce débat dans le cadre de l'européanisation de l'OTAN. Notre priorité doit être de développer les stratégies enablers pour lesquels nous dépendons des capacités américaine.

À ce titre, il est primordial de développer des capacités de frappes balistiques conventionnelles dans la profondeur capable de témoigner d'une volonté politique sans risquer de perdre des avions et des pilotes. La surmarche doit nous permettre de ne pas prendre de retard. Nous avons été leaders en Europe avec le programme Elsa.

Nous devons le rester et s'il faut créer des SPV pour créer des marges, faisons-le. Bien évidemment, ces nécessités sont des contraintes. 6,7 milliards, ce n'est pas rien.

Mais c'est à relativiser. C'est moins de 1 % de nos dépenses sociales. C'est une réelle opportunité pour nos 4000 entreprises de la Bitd et leurs 220000 salariés.

De la start-up au grand groupe. Face à la désindustrialisation, le secteur de la défense est un accélérateur de croissance. dans les technologies duales comme l'IA ou le quantique.

On ne peut pleurer quotidiennement les pertes de nos pépites technologiques et de notre souveraineté technologique et ne pas leur donner les moyens de leur financement. Cohérence oblige. Alors oui, il nous faut trouver une voie de passage budgétaire pour financer la marche et la surmarche 2026.

C'est votre tâche, monsieur le Premier ministre. C'est la nôtre aussi à nous membres de la représentation nationale. N'oublions pas que les parlementaires ont des juges et qu'il siège au plus impitoyable des tribunaux, le tribunal de l'histoire.

Soyons à la hauteur du moment, celui de la Concorde pour des intérêts nationaux plus grands que nous-mêmes. Nous le devons à la France. Nous le devons à ceux qui portent les armes de la France et à qui nous devons tant.

Notre groupe y prendra toute sa part. À l'heure d'achever, je invite à méditer ces mots d'Henry de Kerellis, un des rares parlementaire de droite à avoir refusé les accords de Munique. Ici même, il avait lancé avant ma classe sociale, il y a la France.

Avant notre régime politique, il y a la France. Avant toutes mes préférences idéologiques, il y a la France. Mes chers collègues, nous en sommes là.

À nous d'être à la hauteur. Monsieur le Premier ministre, vous nous interrogez sur le futur de notre armée. Je vous confirme que nous pourrions approuver une hausse du budget des armées si celle-ci offre des garanties précises sur ces objectifs.

Car oui, notre armée a besoin de moyens pour pouvoir projeter au moins une division relevable après 6 mois en soutien à nos alliés européens. Notre armée a besoin de moyens pour faire pour porter à 18 son format de frégate de premier rang quitte à financer cet effort avec une production de coque blanche permettant leur exportation. Notre armée a besoin de moyens pour fournir aux unités de véritables enveloppes de subsidiarité permettant l'adaptation la plus efficace possible aux difficultés rencontrées par nos soldats.

À cet égard, nous ne comprenons pas l'annonce unilatérale faite par le président de la République d'un service militaire universel volontaire. Enrôler des jeunes quelques mois sous les drapeaux n'est pas une fin en soi. Est-ce efficient ?

Quel gain stratégique et opérationnel attendre d'un engagement de quelques mois ? Prétexter le lien armée société où les besoins de recrutement du ministère des armées ne justifient pas n'importe quelle dépense. D'autant que le coût annoncé 2 milliards d'euros sur 5 ans représente de quoi tripler le budget de notre réserve opérationnelle. un levier autrement plus utile, plus structurant et plus immédiatement mobilisable pour la sécurité du pays.

Pour le groupe écologiste et social, la réserve est le principal levier pour renforcer massivement la défense de notre territoire et resserrer le lien armé et société. Nous attendons donc des engangements concrets. Nos réservistes doivent être rémunérés sans retard, disposés d'un pactage individuel complet et bénéficier d'une gestion RH permettant de les valoriser sans les codes cantonner aux tâches qui rebutent les militaires professionnels.

De même, cette ourse budgétaire doit être l'opportunité pour l'État de resserrer son pilotage stratégique sur ses industriels. Je pense au SCAF qui doit aboutir malgré les difficultés de coopération. Je pense aussi à Fondri de Bretagne dont les promesses de reprises par Europlasma tarde à se concrétiser tant en terme de commande que d'investissement.

Enfin, je veux vous redire que nous ne financerons pas cet effort en sacrifiant notre pacte social. En 1914, c'est notamment par un impôt nouveau, l'impôt sur le revenu que l'effort de guerre a été financé. Aujourd'hui, un impôt sur les grandes fortunes suffirait non seulement à renforcer notre défense sans peser sur les classes moyennes et populaires, mais aussi à financer d'autres besoins essentiels à notre société.

L'adaptation de la taxe du mane par notre assemblée durant la dernière niche écologiste démontre que cette voix est juste et réalisable. Donnons l'occasion à nos grandes fortunes de démontrer leur patriotisme en contribuant à la solidarité nationale alors que notre cohésion et notre souveraineté sont menacés. Vous nous posez une question volontairement floue.

Vous ne nous offrez pas de garanties solides sur l'usage des dépenses qui seront engagé. Vous ne nous permettez pas d'articuler la question de la défense nationale avec le débat budgétaire dans son ensemble. Le groupe écologiste et social s'abstiendra donc sur la question posée dans ce débat.

Nous réserverons nos efforts et nos suffrages pour la véritable le véritable débat parlementaire, celui sur l'actualisation de la loi de programmation militaire. À cette occasion, le gouvernement devra réellement tenir compte des demandes du parlement s'il souhaite sincèrement bâtir un consensus de sécurité nationale. Je vous remercie.

Vous avez évoqué, monsieur le Premier ministre, et je veux vous dire ici euh mon inquiétude sur les outremères, sur l'orientation prise par notre pays sur cette question, car s'il est bien sûr nécessaire de renforcer notre posture face au défis de sécurité qui pèsent sur l'hexagone. La nature des menaces qui pèsent sur nos outreemers est fondamentalement différente, immédiatement immédiate et insuffisamment, me semble-t-il, prise en compte. Comme l'affirme désormais sans détour la revue nationale stratégique de 2025, les outresemères revêtent une dimension stratégique essentielle non seulement pour leur propre sécurité mais aussi pour celle de l'hexagone.

Les moyens dédiés doivent donc y être à la hauteur. Il s'agit ainsi de financer une défense sans arbitrage entre l'Hexagone et l'outreem. Vous avez évoqué, monsieur le Premier ministre, la guerre hybride d'une contestation quotidienne de la souveraineté française ciblant directement l'intégrité territoriale et l'exploitation de nos EDE en visant la déstabilisation, la prédation de nos ressources.

C'est là-bas chez nous, dans l'océan Indien, dans le Pacifique, aux Antilles que cette menace hybride se matérialise très concrètement et ce depuis plusieurs années. Des navires de pêche chinois par exemple dans nos eaux territoriales en Nouvelle-Calédonie, des conférences à Bakou pour contester la France, des flux de fausses informations pour décrédibiliser l'État et contester la France sur les réseaux sociaux en outre mer. En première ligne évidemment Mayotte.

Mayotte, seule terre française habitée officiellement et activement revendiquée par un pays étranger, l'échomor. L'écom qui mène une déstabilisation méthodique en y envoyant notamment sa population et depuis quelques années des demandeurs d'asile venus du continent africain. Cette instrumentalisation des flux migratoires nie notre frontière et déstabilise nos services publics déchirant le pacte républicain.

C'est pour cela que l'instrumentalisation des flux migratoires est classée comme menace hybride par l'OTAN et l'Union européenne. Là-dessus, vous êtes resté silencieux, passif sinon complice. On a eu déjà eu plusieurs échanges là-dessus et je veux ici dénoncer la myopie coupable de Paris sur les agissements de Moroni.

Moscou et la Chine, mais aussi l'Azerbaïdjan soutiennent activement les Comors. Moscou offrant ses services pour prendre le contrôle de Mayotte. Les Comors offrant leur pavillon pour le navire espion venu au large de Saint-Nazer et pour la flotte clandestine de pétrole russe de contrebande.

Les comor qui travaillent avec nos ennemis, il va falloir sortir de l'angélisme coupable de la relation franco-comorienne et enfin protéger Mayotte. Mayotte qui vit dans son voisinage immédiat instabilité mondiale que vous avez évoqué monsieur le Premier ministre. À quelques centaines de kilomètres de nous, Daesh a repris ses activités terroristes au Mozambique.

La répression bass son plein en Tanzanie alors que le coup d'état à Madagascar et l'aide française au président en fuite a mis nos ressortissants en danger. Ce coup d'état malgache qui pourrait aussi donner des idées aux apprentis pouchistes comoriens dans ce pays instable et menaçant. Alors je le dis ici solennellement que Paris s'abstienne de toute ingérence qui mettrait en danger les Français de Mayotte.

Je rappelle qu'en 2008, alors que le qu d'ors semblait avoir agi sur les élections de nos voisins, les Comoriens s'étaient lancés dans une brutale chasse au blanc à Mayotte. Nous avons compris le dilemme stratégique que Moscou impose à Paris, appuyé sur les fragiles territoires ultramarins pour souligner les faiblesses et les angles morts de nos moyens de défense pour mettre à l'épreuve nos choix stratégiques et budgétaires. En investissant sur des moyens à terre pour la défense continentale, nous comprenons en creux que ceux de la Marine nationale pour les outresemers seront sacrifiés.

Les lois de programmation indiquent que d'ici 2030, les territoires ultramarins disposeront de près de 1000 militaires supplémentaires d'équipements modernisés et de capacités de commandement renforcé. Nous vous demandons au groupe Liot de veiller à accélérer de manière drastique la programmation des patrouilleurs outreem en dédiant en en dédiant un à temps plein à Mayotte avec un quai militaire à Longonie. Nous vous demandons aussi d'accélérer les innovations des drones aériens marins et sous-marins pour les déployer en outre mer pour réinventer notre défense dans les territoires ultramarins et répondre ainsi avec force et détermination au défi qui nous est posé, celui de défendre les Français des outresemes avec la même énergie et la même détermination que ceux de l'hexagone.

Enfin, je veux dire un mot pour les militaires, nos frères, nos sœurs, nos pères, nos enfants qui sont engagés, ceux de l'Hxagone, ceux de l'outreem, ceux qui ont répondu présent au côté de Mayotte lors de Chido. Je vous remercie. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, la Russie, la Chine ont continué à financer un haut niveau de défense.

Les gouvernements d'Europe, eux, ont désarmé. Ce temps est révolu. La semaine dernière, monsieur Poutine s'est déclaré prête à faire la guerre à l'Europe.

Ce net hélas pour nous pas une surprise. Il veut créer un monstre mélange de la Russie des Tsar et de la Russie des Soviètes. Il a déjà vassalisé la Biélorussie et par deux fois il a attaqué l'Ukraine en 2014 et en 2022.

D'ors et déjà, nos pays sont la cible d'une guerre hybride survol sensibles par les drones, cyberattaque d'entreprise et de services publics. Ingérance dans les élections. Nous devons faire cesser cela.

Et plus encore, instruit par l'histoire, nous devons dire avec clarté que nous ne laisserons tomber ni Taline, ni Rigade, ni Vilnius, ni Varsovie, ni Chisignot, ni Bucarest, ni aucun pays de notre Europe. Notre défense nationale ne peut être crédible sans un budget ambitieux, sans ce financement, pas de protection, pas de dissuasion et pas de souveraineté. La surmarche annoncée par le président en juillet constitue un effort global et cohérent de plus de 36 milliards d'euros répartis sur la période 2026-2030.

En 8 ans, chers collègues, nous aurons plus que doublé le budget destiné à notre défense. Le rapporteur du budget, de l'équipement des forces et de la dissuasion que je suis peut que le budget de la défense traduit les exigences du temps présent en pli de menaces. Nous devons être clair, refuser de mettre à niveau notre puissance militaire serait une faute politique et morale.

Je nous appelle donc à prendre nos responsabilités. Votons en faveur de notre défense ce soir comme demain. Soyons à la hauteur des temps historiques que nous traversons.

Le débat est clos. Avant de donner la parole au gouvernement, je fais annoncer le scrutin dans l'enceinte de l'Assemblée nationale et je donne la parole à madame Catherine Vautrin, ministre des armées et des anciens combattants. Vos interventions témoignent incontestablement de votre attachement à notre défense nationale.

La majorité d'entre vous a évoqué la nécessité absolue de plus d'autonomie, de plus de souveraineté. Monsieur le Premier ministre, vous l'avez dit, nous vivons un moment de bascule. Une bascule à la fois stratégique liée aux incertitudes de l'allié américain.

Une bascule à l'est où la guerre a ressurgi sur notre continent. Une bascule au proche Orient où la situation demeure fragile et peut à tout moment entraîner l'escalade d'une bascule au Sahel où l'instabilité ne cesse de croître. L'ensemble de ces constats, mesdames et messieurs, les parlementaires décident un monde plus dur, plus brutal.

Face à cela, nous n'avons pas d'autre choix que de réagir. Et réagir résolument, c'est poursuivre la montée en puissance de la loi de programmation militaire. C'est finalement ce que nous pouvons appeler l'effort de paix pour que notre pays non seulement reste au niveau de ses alliés, de ses compétiteurs, mais surtout que notre pays puisse garantir son indépendance.

Alors, évidemment, je vais m'associer à l'hommage que vous avez rendu à nos forces, aux femmes et aux hommes qui composent nos armées. Beaucoup d'entre vous, mesdames et messieurs les députés, ont évoqué la notion majeure de souveraineté. Alors, je voudrais ici le réaffirmer avec force devant chacune et chacun d'entre vous, la politique de défense est incontestablement une compétence souveraine de l'État.

Dans notre histoire, le respect de cette notion fondamentale n'a pour autant jamais empêché les alliances. C'est d'ailleurs encore d'actualité aujourd'hui. De la même manière, mesdames et messieurs les députés, la dissuasion nucléaire n'a jamais été partagée.

C'est une spécificité française. une compétence nationale dont la doctrine et c'est important de le redire ici demeure inchangé depuis 1964 tel quel été les exécutifs dans notre pays et notre responsabilité aujourd'hui c'est bien d'articuler la stratégie de dissuasion aussi bien navale qu'aéroportée avec la stratégie de défense conventionnelle en d'autres termes des fonds marins à l'espace. C'est cela mesdames et messieurs les parlementaires notre stratégie d'indépendance.

C'est cela la règle de notre autonomie. Et c'est d'ailleurs et il est important de le rappeler, un élément tout à fait différenciant avec nos voisins allemands qui n'ont pas cet élément de dissuasion. Alors la souveraineté, nous devons évidemment l'organiser comme nous devons la financer et c'est le sens des surmarches qui permettent notre réarmement et qui vise à réduire nos dépendances.

Et c'est dans ce cadre que nous avons d'ors et déjà relocalisé certaines productions. Je prends l'exemple de la poudre pour les obus d'artillerie. Nous nous dotons de moyens pour renforcer cette autonomie d'appréciation de situation.

C'est le cas des satellites des radars pour nous doter d'un système souverain d'alerte avancée. Jean-Louis Tyriot tout à l'heure évoqué l'OTAN. Oui, la France est un allié fiable, solide et reconnu.

La réintégration au sein de la structure de commandement s'est faite dans le respect de nos principes fondamentaux. Je le rappelle, l'indépendance absolue de la dissuasion, la liberté d'appréciation, la liberté de décision. La France défend le renforcement de ce pilier européen de l'OTAN.

Je le répète, le pilier européen de l'OTAN, c'est cela notre positionnement. Il est unique et c'est comme cela que nous avons le grand commandement de transformation à Nordfolk avec l'amiral Pierre Vendiller. C'est aussi comme cela que nous sommes aujourd'hui nation cadre en Roumanie pour maintenir la paix sur le flanc est de l'Europe.

Et pour autant, comme le disait Natacha Poirop, évidemment dans les programmes autant celui que nous soutenons c'est le programme Cur parce que c'est celui-là qui avec l'argent des Européens permet l'acquisition des matériels. Et c'est un élément absolument indifférent. Oui, Peurl est un élément fondamental.

Pearle a l'inconvénient de ne pas préserver notre BTD européenne. De la même manière, ça a été évoqué tout à l'heure, le programme EDIP a pour avantage de permettre des achats en commun de production de munitions. C'est là aussi la capacité de soutenir notre notre défense européenne et notre industrie de défense européenne.

La préférence européenne, c'est une clé et la France ne transige pas sur les 65 % de composant européens dans les programmes. L'activité opérationnelle en accompagnement du renforcement de nos capacités, l'actualisation de la LPM prévoit évidemment une augmentation de la qualité et de la quantité de l'entraînement. Les commissions de la défense de l'Assemblée comme du Sénat nous le demandaient. 650 millions dédiés à la préparation opérationnelle en 26 en plus de ce qui était dans le budget 25.

Au total, ce sont milliards et demi en 2026 parce que une armée efficace opérationnelle, c'est une armée entraînée. Voilà des réponses concrètes. De la même manière quand on parle de la soutenabilité et de la sincérité de cette LPM.

Je voudrais vous donner un seul chiffre, mesdames et messieurs, les députés, au 30 septembre. La délégation générale pour l'armement avait déjà commandé pour 12 milliards 800 millions d'euros et payé pour 16 milliards d'euros. C'est un chiffre historique.

Ce chiffre a un double intérêt, le montant de ce qui est commandé, mais il répond à la question des industriel qu'ils doivent être payés avec 16 milliards de paiements. Vous voyez qu'il y a bien effectivement des paiements réalisés et qui ruissellent sur l'ensemble des territoires. En ce qui concerne la base industrielle technologique de défense, ce sont 4200 entreprises sur l'ensemble de vos territoires. 220000 emplois et là aussi un travail qui a été mené y compris avec le ministère de l'économie et des finances et le ministère de l'industrie pour améliorer les délais de production pour améliorer le partage de la valeur entre les grandes entreprises et leurs sous-traitants parce qu'effectivement sur chacun de nos territoires, nous veillons à ce que chacun des des sous-traitants soient non seulement associé à la commande était également la capacité à participer et quelque part à retrouver la création de valeur.

C'est cela la lecture qui est la nôtre de cette capacité à ce que l'ensemble de nos territoires puisse être associé. Je voudrais également faire un commentaire sur le sujet qui est celui de la frappe dans la profondeur. Quand je disais tout à l'heure que nous avions une spécificité qui était celle d'un armement conventionnel complet, oui, nous devons avoir une capacité qui est une capacité pour toutes les armées d'aéroalistique bien évidemment de balistique terrestre comme de balistiques navalisées.

La délégation générale l'armement travaille sur le sujet. Nous avons déjà eu un comité interministériel et nous allons continuer sur la manière d'apporter une réponse très concrète sur ce sujet. En ce qui concerne les infrastructures 2ARDARD600 millions d'euros, c'est une augmentation de 6 % avec non seulement des crédits pour la préparation des forces, je pense à ce qui a été dit sur la formation avec l'école des sous-officiers par exemple, je pense également à l'hébergement, je pense au quai pour Barracuda, je pense aux infrastructures pour Scorpion, mais je pense également à Mayotte et ce qui a été dit sur effectivement la nécessité d'avoir des infrastructures terrestres et une basse navale.

Cela fait partie des engagements avec une capacité de créer cette base navale, d'avoir également des vedettes de gendarmerie, d'avoir des éléments de soutien et de commandement, d'avoir 9 à 13 intercepteurs des 27 et 520 personnels supplémentaires. Et si je regarde l'ensemble de nos outres maires, mesdames et messieurs les députés, et si je devais prendre un exemple, je prendrai celui du porte-avion nouvelle génération. Parce que si nous faisons le choix parce que le budget est voté d'un porte-avion nouvelle génération, cela veut dire que la France conforte sa position de puissance maritime et qu'elle a donc un porte-avion qui est en capacité notamment d'être autour de l'ensemble de nos outresemères.

Voilà ce qu'est le sens d'un nouveau porte-avion. Quand on parle évidemment de nouveautés et d'équipement, je ne peux pas ne pas évoquer les drones. Plus de 600 millions en 2026, c'est 33 % supplémentaires par rapport à l'exercice 25.

Nous pouvons, mesdames et messieurs les parlementaires, avoir les meilleurs équipements. Rien ne sera possible sans les femmes et les hommes de nos armées. Et cela a pour cible 275000 hommes et femmes.

Dès 26, ce sont effectifs supplémentaires notamment pour le cyber, notamment pour l'intelligence artificielle. Ce sont 40000 recrutements. C'est la formation dans 70 écoles et centres de formation.

Ce sont 6 millions de journées de formation. Enfin, mesdames et messieurs les députés, vous avez évoqué le soutien à l'Ukraine. Vous le savez, la France dès le premier jour a été au côté de l'Ukraine.

Déjà 3 milliards de sessions de matériel, de chars, d'avion, de missile, de canon. La formation de plus de 19000 militaires ukrainiens par nos forces. Une capacité de combat complète.

L'enjeu aujourd'hui c'est évidemment de continuer avec des partenariats industriels, avec évidemment un accompagnement qui permette à l'Ukraine d'aller vers cet effort qui est un effort de paix juste qui respecte évidemment la volonté de l'Ukraine. Donc en conclusion, mesdames et messieurs les députés, vous le voyez ce texte ce et la déclinaison du projet de des armées et de la surmarche pour l'exercice 26. Il est validé par la revue nationale stratégique, par les retours d'expérience de l'Ukraine et des autres théâtres.

Il nous permet de consolider nos capacités militaires fondamentales, l'entraînement, la gestion des effectifs, la logistique, de renforcer la protection de nos forces et de notre territoire avec un accent particulier sur la défense solaire, la lutte antidrone, la lutte antisous-marine, les menaces baisscées. Nous développons des capacités offensives, l'approvisionnement en munition, la frappe en profondeur, la préparation au combat de haute anticité. Évidemment, nous investissons dans le renseignement qui est quelque part la base du travail que nous devons mener, le domaine spatial, les drones d'observation et tout cela, mesdames et messieurs, c'est la capacité de maintenir la souveraineté de notre pays.

C'est le respect que nous devons à celles et ceux qui s'engagent au quotidien. Je veux parler de nos de nos forces. Je veux parler des femmes et des hommes de nos armées qui font la fierté de notre pays.

On peut pas une après-midi évidemment construire tous les ingrédients de la programmation militaire et de sa mise à jour à venir. En revanche, les ministres s'engagent évidemment à se rapprocher rapidement de l'ensemble des présidents de groupe pour être en situation de concerter le parlement avant la construction du projet de loi. Deè commentaire pour être complet, les menaces qui pèsent sur le pays reposent, on l'a dit beaucoup, sur l'hybridité dont une part de la réponse est beaucoup plus large que le seul outil militaire et donc il emporte aussi un certain nombre de réponses civiles.

La notion même de défense nationale est plus large que la question militaire et donc d'autres réponses civiles seront à à apporter. Et la troisième des choses et madame la députée Estelle duoufa s fait la porte-parole de l'ensemble de ses collègues d'outreemè de dire que il faut que sur la question des outresemes on a une méthodologie tout à fait particulière parce qu'ils deviennent effectivement le réceptacle de toutes les stratégies hybrides les menaces qu'on connaissait déjà sécurité dans la zone économique exclusive et cetera, les sujets de narcotrafic dont on viendra aussi prochainement parfois de certains sujets plus rarement heureusement mais dans une situation particulière liée évidemment à certains certaines activités terroristes par exemple au Mozambique et puis évidemment les enjeux liés au réchauffement climatique ou à l'immigration. même la députée Youssoufa, on va dans quelques jours malheureusement commémorer et se souvenir du terrible drame à Mayotte de Chido et avec une pensée particulière pour les victimes.

Je veux dire aussi à quel point les forces armées se sont déployées il y a un an, non seulement pour le sauvetage, l'urgence, les tours d'eau dans les conditions dont on se souvient et évidemment un bataillon de reconstruction qui a été déployé en en soutien évidemment de la Légion étrangère. Et ça dit aussi quelque chose de l'utilisation à l'avenir de nos forces armées dans nos différents territoires d'autre mer sur une sécurité civile quasiment militarisée dans des circonstances ou des conditions qui sont difficiles. On aura l'occasion d'y revenir mais je voulais par ce seul thème de l'outreem consacrer la fin de ces débats.

Merci à toutes et à tous. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. [applaudissements] Nous allons donc procéder au vote.

Je vous rappelle que depuis la résolution du 4 juin, le vote se fait par scrutin public. Donc je demande de bien vouloir regagner vos places. Le scrutin est ouvert.

Le scrutin est clos. Voici le résultat du scrutin votant 521, exprimé 499, majorité 250 pour 411 contre 88. L'Assemblée nationale a adopté.

Voilà pour ce grand débat sur la défense nationale initiative de Sébastien Lecornu en réponse à l'absence de vote sur les crédit de la défense puisque les députés ont rejeté la partie recette du budget de l'État. À l'heure des incertitudes, l'exécutif tente de reprendre la main sur les priorités de la nation, défense nationale en tête alors que la menace venue de l'Est se rapproche du continent européen. C'est la fin de cet épisode.

À très vite sur LCP. [musique]