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interviewLe Média· 1 juin 2026 25 min

ATTAL, GLUCKSMANN : DERRIÈRE L'IMAGE, LE NÉANT ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Faut que des gens posent des questions, faut que les journalistes fassent leur travail. Quand je vois le RN, quand je vois ce que dit monsieur de Villepin là-dessus, quand je vois ce que dit monsieur Gluxman là-dessus, quand je vois ce que dit monsieur Atal là-dessus, bah vous avez les mêmes débats qui reviennent constamment, les mêmes questions qui reviennent constamment. C'est typique des libéraux.

Quelle innovation nous avons eu, quel impact sur la croissance nous avons eu ? Parce que tout ça avait été fait en nous promettant ça. Si on veut taxer les les gens, on veut savoir combien.

Voilà, taxeritage. On veut savoir de combien, faut que les gens aient du concret. C'est ça l'économie, c'est ça un programme sérieux.

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché au média. On a un message très important à vous dire avant de commencer. Nous avons besoin de 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet et notre survie en dépend.

À partir de quelques euros par mois est défiscalisable. Permettez au premier médiia télé indé de France d'exister. Rendez-vous sur capsurdica.v.fr.

Notre survie ne dépend que de vous. Bonjour Thomas. Salut Lisa.

Alors avec toi aujourd'hui au programme, on va aller gratter dans les idées de Gabriel Atal et Raphaëlman. Ça promet. C'est parti. [musique] Aujourd'hui, on parle des petits chouchous des médias pour la présidentielle, j'ai nommé Gabriel Atal et Raphaël Gluxman.

On commence par Gabriel Atal. L'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron tente d'incarner un renouveau, une jeunesse émise sur la stratégie Je raconte ma vie personnelle. Je je parle beaucoup de ma vie personnelle. dans dans ce livre et j'essaie de le faire d'abord pour montrer d'où viennent les combats que je mène politiquement aussi.

Euh je raconte que ma mère nous a élevé seule avec mes sœurs après avoir divorcé de mon père, que ça a été difficile, que c'est difficile pour une mère célibataire aujourd'hui. Il y en a 2 millions en France, plusieurs millions en France parlent des inégalités entre les femmes et les hommes dans le travail. Je parle aussi de mes sœurs et de ce qu'elles ont vécu.

Donc quand je m'engage sur la question du harcèlement à l'école, ça vient aussi d'une expérience que j'ai vécu malheureusement quand j'étais adolescent que je raconte dans le livre. Thomas, cette mise en scène un peu là de sa vie personnelle, de ses traumatismes et cetera, est-ce que c'est pas aussi un bon moyen de cacher son bilan ? Ben, c'est exactement ça.

C'est-à-dire queon va parler de la forme euh en choisissant ce que l'on veut mettre en avant, bien sûr de sa personnalité. On va pas trop parler de son enfance dorée, euh l'école aacienne, science pot et cetera. On va parler plutôt de toutes les problèmes de tout ce qu'il a vécu qui peut être intéressant.

Mais il faut pas oublier aujourd'hui que la Macronie a un bilan, qu'il a fait partie de ce bilan et que ce qui était promis n'a pas eu lieu. Et donc c'est ça dont normalement don dont il faut parler. Mais comme il sait très bien que son bilan même en terme économique he qui était quand même un point important de de Macron en 2017 n'est pas au rendez-vous, bah donc on efface tout ça en parlant plutôt de soi avec un récit intime, des relations qu'on avait avec le président, du fait que c'était difficile de communiquer avec lui, des choses comme ça banales en fait, mais rien de concret sur ce qui a été fait.

Et puis quand on parle de fond, bah ça donne ça. Comment est-ce qu'on baisse les charges qui pèsent sur le travail ? Bah en faisant des économies parce qu'en fait ces charges elles financent des dépenses notamment du modèle social.

Quel type d'économie par exemple ? Bah un sur l'assurance chômage c'estàd qu'on réduit encore la durée d'indemnisation. Moi je propose tout simplement qu'on se mette à peu près au niveau de la moyenne des pays européens sur la durée d'indisation la durée le nombre de mois qu'il faut avoir travaillé pour pouvoir avoir le chômage.

C'est qu'on raboterait encore l'assurance chômage selon vous. C'est pas c'est pas une question de raboté. C'est une question de Oui.

Oui. C'est c'est aussi incitatif pour reprendre pour reprendre un travail. C'est non pas supprimer l'assurance chômage mais se mettre dans la moyenne des pays européens.

Arrêtez c'est que c'est quoi la c'est quoi la moyenne ? Ouais non mais ce que j'avais proposé moi c'était autour de 18 mois d'indemnisation par exemple. On est à 18 mois je crois aujourd'hui.

Non non j'avais proposé de ou alors j'avais proposé de passer bref parce qu'on était à 24 mois avant et là maintenant on est passé à 18. Ouais c'est ça. Et en fait on va on va faire une nouvelle proposition sur le sujet.

J'ai plus en tête exactement ça date il y a 2 ans ce que j'avais proposé dans ma réforme. En tout cas l'objectif c'est de réduire pour se mettre près dans la moyenne. Thomas c'est pas fameux là cette séquence.

Non, c'est pas fameux parce qu'en plus c'est lui qui a mené en partie la réforme de l'assurance chômage. Donc il devrait il devrait connaître un peu ses dossiers. Mais c'est symptomatique d'une chose qu'il faut vraiment que les gens aient en tête avant 2027.

Les libéraux et Macron étaient exactement pareil hein euh ont pour but toujours d'effacer la réforme précédente en faisant comme si elle n'existait pas. Plutôt que de se dire voilà, on a appliqué tant de réformes, ont-elles fonctionné ou pas ? Il comme ils doivent poursuivre cet agent de réforme, ils font comme si la réforme précédente n'avait pas existé.

Donc ils disent "Ça n'a pas existé, on va continuer à à baisser l'assurance chômage. On l'a déjà baissé, ils l'ont mis à 18 mois, ils vont continuer à la baisser et ils vont faire des réformes où ils vont se dire voilà, il faut que le travail paye plus, il faut faire en sorte que le code du travail soit moins important, il faut réduire le nombre de fonctionnaires. Enfin, ils vont poursuivre l'agenda qu'ils ont mis en place en faisant comme si ce qui avait été fait avant n'existait pas.

Et ça, il faut que les gens en tête parce que euh quand on suit ces débats depuis un certain nombre d'années euh ce qui est mon cas hein, ben vous avez les mêmes débats qui reviennent constamment, les mêmes questions qui reviennent constamment. Euh la France qui s'enfonce quand même, enfin, on voit les services publics qui fonctionnent de moins en moins bien. Une partie des gens qui ont de plus en plus de mal à vivre euh avec leurs salaires, les inégalités qui augmentent, mais on vous dit qu'on n'a pas été assez loin dans la potion qui a été appliquée des années précédentes.

C'est typique des libéraux et pour 2027, il faut que les citoyens soient vraiment conscients de ça. Les libéraux annulent les réformes précédentes et font comme si elles n'avaient pas existé. Ceux qui ont suivi le savent.

Ceux qui n'ont pas suivi, ils arrivent. Ah oui, c'est vrai, il a peut-être raison. Non, non.

Là, il y a un bilan de la Macronie. Il va falloir tirer à un moment que quelqu'un tire les conclusions de ce bilan. Au-delà du cafouillage, parce qu'on va pas être filou quand même.

Ça révèle un programme politique. Tu l'as dit, on entend dette, déficit, travail, économie, même délinquence. Il y a J'ai l'impression qu'il y a rien de nouveau sous le soleil.

C'est vraiment du macronisme pur et dur quoi. C'est du macronisme pur et dur. Alors il voir du sarcosisme si je façon le macronisme a très très largement dévié vers le sarcosisme.

C'està-dire que le la différence entre le macronisme et le sarcosisme c'était quoi ? C'était que Nicolas Sarkozy avait un programme économique qui ressemblait à celui de Macron en moins fort, il faut le dire, en moins fort. En moins fort, mais il y avait toute une autre partie sur le sociétal où il se devait pour tenir ses voix de droite être beaucoup plus conservateur.

Donc il y avait la question de l'immigration qui était beaucoup mis en avant par Sarkozy comme un problème. Ce qui n'avait pas été le cas de Macron en 2017. Il faut il faut le rappeler mais 10 quinquena très vite il a dérivé vers la droite y compris sur les questions d'immigration et et d'autres questions qui étaient plutôt propres à la droite qui n'avaient pas mis en avant en 2017.

Donc à la le macronisme ressemble très fortement au sarcosisme en pire sur l'économie avec beaucoup plus de réformes. Et là, on sait pas encore quel va être le programme euh de Gabriel Atal, mais on voit à peu près ce qui se dessigne. Il y a la question de l'immigration, il y a la question encore de la dépense publique, de la dette, euh du fait euh qu'il faille laisser plus de place aux entreprises pour qu'elles puissent innover.

Enfin, les mêmes choses qu'avant. Et en réalité, tout ça a déjà été fait. Et quelle innovation nous avons eu ?

Non, mais quelle innovation majeure nous avons eu ? Qu quel quel impact sur la croissance nous avons eu ? Parce que tout ça avait été fait en nous promettant ça.

Quel changement des économistes avaient dit qu'il allait avoir un changement radical sur la la transition énergétique et écologique. Quel changement nous avons eu ? Bah pas grand-chose en réalité.

Donc c'est ça qu'il faut avoir en tête. Alors après, il y a tout le l'aspect médiatique qui qui qui réalise ce qu'on appelait, on l'avait souvent dit, des concours de beauté et Gabriel Atal est très conscient de ça et il manie ça bien. Mais il faut pas que les électeurs soient duples.

Faut pas qu'on refasse ce Macron 2017 avec quelqu'un dont on commande tous les faits et gestes qui fait des qui fait beaucoup deunes et qui au final avait un agenda lui pour le coup très précis qui visait de redonner de l'argent à aux plus riches hein. Et pendant très longtemps, les débats ont été perturbés, y compris par des journalistes de gauche qui nous disaient "Oui, est-il de gauche, est-il de droite ?" en réalité était très à droite et on le savait sur l'économie hein.

Puis rappelons Gabriel Atal, c'est vrai qu'il fait jeune, moderne, il fait des TikTok puis même de visage. Il enfin c'est quelqu'un de très jeune, il incarne quand même le vieux monde. On est sur un programme économique très libéral.

Enfin c'est du c'est enfin c'est comme on a dit c'est du macronisme, c'est très très dur. et même sur les valeurs sociétales. Il met beaucoup en avant son homosexualité pour euh parler de progressisme.

Mais on parle du monsieur qui a fait le combat contre la ba à l'école alors que il y avait des problèmes de harcèlement scolaire, des problèmes de pauvreté, des problèmes d'enfants qui mangent pas à la cantine et son combat c'était une robe quoi. Ouais, bien sûr. Il a il a mis une cible sur les enfants musulmans ou les enfants arabes ou les enfants qui portaient des longues jupes d'un seul coup comme ça pour un agenda aussi. la future campagne va être truffée de de choses comme ça.

Faut pas l'oublier quoi. Bien sûr, ça va être truffé de de de choses comme ça parce que le vrai fond et les vrais problèmes, la question du salaire des enseignants, la question de des conditions de travail des enseignants, des conditions d'accueil des élèves aussi. Oui, il 40 degr dans les écoles, c'est impraticable.

Voilà, tout tout ça à un coût à un coût budgétaire, tout ça est plus compliqué puis tout ça fait moins le buzz que que des petites sorties comme ça. Donc à mon avis pour masquer un un programme qui va être très régressif qui est dans la continuité de Macron est probablement pire parce que Macron a quand même fait des choses contrairement à ce que les gens vont dire et ben il va y avoir comme ça des effets parfois en mettant en avant des choses personnelles pour pas qu'on puisse l'attaquer et puis parfois des choses comme ça beaucoup plus nausé à bonde pour faire le buzz. Oui, c'est un peu le même vernis que Emmanuel Macron qui euh avançait euh quelques idées progressistes comme ça alors qu'au final euh Emmanuel Macron, oui, par exemple, quand il avait dit euh la colonisation est un crime contre l'humanité, c'est une façon de de de gagner quelques voies quand il avait été faire un football à Sarcel, mais son programme économique était un programme très dur à les classes des des à l'égard des classes populaires.

Après, il y a, on l'a souvent dit ici, le problème avec avec Macron et j'ai peur que ce soit le problème aussi avec Gabriel Atal et et aussi Raphaël Guxman, c'est que très rarement les vraies questions sont posées et donc on peut dérouler des choses et dire des choses comme l'a dit Macron sans que les questions soient posées. Des questions simples. Si tu retires 15 milliards à l'assurance maladie, comme c'est écrit sur le programme, qu'est-ce que tu coupes ?

Où est-ce que tu fais des économies ? Quel médicament tu rembourses plus ? Quel traitement tu rembourses plus ?

Très simple comme question et c'est des questions qui n'ont pas été posées. Ouais, mais plus dans les débats de fond quoi. Maintenant, on va s'attaquer à Raphaël Gluxman.

C'est un peu un OVNI politique coincé entre le PS et la Macronie. Mais du coup, ça donne quoi en terme de programme ? Alors, on aimerait faire des blagues sur son charisme, mais on est sérieux ici, donc on va parler du fond.

On regarde taxer les plus hauts patrimoines. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui, nous sommes dans une situation où les ultra riches et bien échappent à la taxation commune.

Donc taxation des plus hauts patrimoines, oui. Taxation des super profits comme ce total en ce moment en pleine crise énergétique, oui. Taxation des plus grands héritages, pas des héritages modestes, des plus grands héritages.

Taxer les retraités aisés, ça veut dire quoi ? À partir de combien on est un retraité aisé ? Je vais pas vous donner un seuil aujourd'hui.

Je dire il est évident qu'aujourd'hui les retraités les plus aisés devront contribuer et que oui aujourd'hui nous sommes dans une situation très paradoxale. Et donc vous savez encore à combien vous fixez la bar mais je vais pas vous donner de chiffre aujourd'hui Thomas il y a beaucoup d'idées mais c'est un peu frileux. Oui il y a beaucoup d'ités.

On va y revenir, je pense sur sur chaque thème. Après, moi j'ai lu le livre, ce qui ce qui m'étonne, c'est qu'on est à un an de la présidentielle pour pour quelqu'un qui se dit voilà qui va annoncer probablement sa présidentielle bientôt, mais on est un an de la présidentielle et il n'y a absolument rien encore une fois de chiffré. Et lui-même l'a dit là, il a dit les chiffres c'est une vision, les chiffres vont se faire plus tard.

Bah écoutez très bien, mais nous c'est ce qu'on veut concrètement. Si on doit augmenter le salaire des profs, ben on veut savoir de combien. Si on veut taxer les les gens, on veut savoir combien.

Voilà, taxeritage, on veut savoir combien faut que les gens aient du concret mais ça nécessite de se positionner. À partir du moment où vous positionnez, il y a des gens qui sont fâchés. Voilà.

Et donc c'est très simple de dire il faut il faut il faut sans non, il faut à un moment dire de qui va être taxé, de combien de combien on va augmenter et ainsi de suite parce que c'est ça l'économie, c'est ça un programme sérieux. Glman, il est attaché à investir dans l'éducation, tu l'as dit. Il a dit qu'il voulait augmenter les enseignants.

Est-ce que c'est bien de mettre ce thème en avant ? Alors, il a dit qu'il voulait augmenter les enseignants. Il a dit qu'il voulait baisser le nombre de d'élèves en classe, ce qui est une bonne chose, hein, sur les deux, on est d'accord.

Il a bien expliquer qu'on était un des pays où on payait le moins bien nos enseignants. On est on est on est d'accord avec là-dessus avec ça. Après, il dit que il va retirer quand même un certain nombre de fonctionnaires dans l'éducation nationale.

Alors, j'aimerais bien qu'il me disent où c'est intéressant ça parce que voilà qui serait soit-disant moins utile, c'est un peu ce qui laisse entendre. Mais alors où et combien ? Voilà.

Donc moi quand je lis son chapitre sur l'école qui qui veut remettre l'école de la République face à TikTok qui fait l'éducation aujourd'hui, c'est un peu ce qu'il explique dans son livre. Moi je dis très bien c'est intéressant mais alors de combien vous augmentez les profs ? De 20 € de 100 € de 200 € de 300 € de 400 € de 500 € vous les mettez au milie au niveau de l'OCDE audessus de l'OCDE j'en sais rien.

Ça les profs veulent savoir c'est les premiers concernés. Moi je vais voir un prof dit je vous augmente je suis de combien ? Voilà si tu m'augmentes de 20 € ça sert à rien. 20 € qui seront rebouffés par l'inflation.

Bah donc de combien tu augmentes ? Si tu augmentes d'un certain nombre, quel est le budget que tu vas mettre derrière ? Ça c'est important parce que le budget, il est important et le budget, ce qui signifie que c'est la dépense publique va augmenter.

Si tu baisses le nombre d'étudiants par classe, combien de classes supplémentaires tu vas créer ? Ça en est. Et quel et quel coup il va y avoir ?

Et après sur les postes de fonctionnaires, tu supprimes qui et combien. On a envie de savoir tout ça. Ça c'est du concret.

Je veux être président. Moi j'ai une j'ai j'ai une fiche et je concrètement je dis voilà ce que je vais faire. Ça ça me fait penser à Idalgo qui avait dit, on s'en souvient, on va doubler les salaires des enseignants.

Alors ça a été fait très rapidement à mon avis par de la com et quand on lui dit "Mais ça coûte combien et tout ?" Oh oh je sais pas. Donc c'est à un moment rentrant dans le concret, on est en train de parler d'une présidentielle là où on est en train de faire un livre, un essai et là où on peut dire des choses.

C'est une présidentielle, c'est concret. Donc les gens veulent savoir. Voilà et ça c'est important.

Il faut que des gens posent des questions. Faut que les journalistes fassent leur travail, qu'il posent des vraies questions. Là par du AML qui pour le coup a très bien fait son travail à France Interre là parce qu'il a posé la question, il a fait la tournée des des le 20h, il pas posé cette question là.

Bon euh on a aussi cette idée de le travail doit payer plus. Alors c'est pas le seul à le dire. Encore une fois c'est bien sur le papier mais derrière qu'est-ce que ça veut dire ?

Alors voilà le travail doit payer plus. On est tous d'accord. Alors parce que ça tout le monde le dit hein.

Mais Macron l'a dit, Atal l'a dit, Le Pen l'a dit. Alors après il y a deux façons de faire. Il y a la façon Macron qui a déjà été faite, je baisse les cotisations.

Macron, souvenons-nous hein, il a dit bon euh d'ailleurs, on le retrouve un peu dans le livre de de de Gluxman dans l'opposition salarié retraité, mais Macron avait dit "Je baisse ses cotisations et j'augmente la CSG." En 2017, tout le monde l'a oublié. Ça a fait gagner en pouvoir d'achat de l'argent au salariés puisqu'ils avaient moins de cotisation, ils avaient un peu plus CSG et ça appauvrit les retraités.

Donc, on a rééquilibré ce que les gens voulaient. Ah, les retraités, faut les appauvrir. C'est ça fait plaisir à tout le monde.

Et donc, on a augmenté le pouvoir d'achat des des salariés. C'est ce qu'il a fait Macron. Donc beaucoup de gens veulent continuer là-dessus.

C'est ce qu'il a proposé d'ailleurs à Tal face à Réy Buine dans dans Brut. Il a dit "On va supprimer encore les cotisations. Al je sais pas ce qui reste à supprimer mais bon il voilà on va supprimer.

Il faudrait nous dire quoi ? Euh et là j'ai l'impression que moi dans ce que dit euh Raphaël Guxman quand il oui le travail ne paye pas assez qui se dirige plutôt là-dessus. Enfin c'est ce qui laisse entrevoir sinon il y a les autres solutions.

Augmenter le SMIC il n'en parle pas dans le livre. Le SMIC on peut l'augmenter ça. C'est un salaire minimum il n'en parle pas.

On peut dire, on l'a souvent dit ici, faire en sorte que dans les accords de branche, ce soit plutôt le SMIC qui figure, ce qui fait ce qui fera augmenter tous les revenus. On peut aussi dire voilà, on indexe jusqu'à 2,5 fois le SMIC, les salaires sur les prix parce qu'on a vécu de l' enfin il y a plein de choses qu'on peut dire ou alors faire un travail sur le partage de la valeur ajoutée, partage. Exactement.

Exactement. tout ça, il y a plein de de pistes mais les gens veulent encore une fois, on veut des choses concrètes dire voilà, il faut augmenter les salaires, oui, tout le monde est d'accord mais après comment ça c'est du concret et et donc ça pareil, on a pas de réponse. Et sur les retraites alors parce que ça c'est un sujet euh brûlant.

Sur les retraites, c'est un sujet très brûlant. Euh et là pareil, alors moi ce qui m'inquiète dans le dans dans le livre, c'est qu'il reprend typiquement le narratif de la droite. Et moi je pense que ça va être parce que d'ailleurs Bardella l'a repris aussi hein récemment, il a dit là finalement 62 ans, on n'est pas surpris nous mais là il a dit officiellement ce qui était pas la position de Marine Le Pen qui voulait au début 60 qui avait dit 62 qui quand même se méfiait.

Là, Bardellaal a dit "La situation est compliquée de pour une question démographique, enfin euh pour une question d'équité entre générations." Donc en fait, tout le monde reprend le narratif imposé par les libéraux qui n'ont pas supporté euh euh qu'il y ait une majorité de Français qui soient opposés alors qu'ils ont qu'ils ont gagné. Elle était passée au FORcept cette réforme des retraites à 64 ans.

Ils ont gagné. Ils ne peuvent pas supporter ça que la majorité des Français étaient contre. Pour eux, c'est incompréhensible.

Les Français sont idiots. Donc, il faut les convaincre. Voilà.

Donc, il faut les convaincre euh que il y a une un problème d'équité entre générations, discours que reprend Raphaël Gluxman dans son livre. Euh queil y a un problème démographique, discours que reprend euh Raphaël Gluxman dans son livre. Et donc, il faut faire un effort euh parce que sinon on laisse une dette à nos enfants.

Discours que reprend Raphaël Gluxman dans son livre. Alors moi, c'est très très inquiétant ça. C'estd qu'à partir où vous prenez ça, vous c'est quoi le résultat de ça ?

Alors moi il y a pas de résultat expliqué mais on aimerait bien savoir mais on le voit bien. Alors il nous dit "Oui, on va faire en sorte que ceux qui commencent tôt partent plus tôt." C'est déjà le cas. sous sous Macron d'ailleurs son conseiller monsieur Rousseau qui l'a repris sous Macron avant Macron vous commenciez jeune vous finissiez à 60 ans grâce à la réforme commandée par monsieur Rousseau qui aujourd'hui a rejoint Macron c'est 62 ans.

Rejoint Gluxman voilà Gluxman pardon a rejoint Gluxman c'est 62 ans. Donc on leur met 2 ans en plus dans la dans dans la vue pour des gens parfois qui sont mais explosés cabossé et cetera. Donc là, moi je vois pas quelle va être quelle va être la la suite de ça.

Alors, la pension, on l'a déjà dit ici hein, la pension médiane, c'est-à-dire 50 % sont en dessous, 50 % sont en dessus. La pension de retraite médiane, c'est 1400 €. D'accord ?

Après, il y a bien sûr des des des retraités qui sont beaucoup plus propriétaires, certains qui ont des patrimoines énormes. Pourquoi ne pas taxer le patrimoine ? On a dit, voilà, on l'a souvent dit ici.

Et et pourquoi ne pas faire ça dans ce cas-là ? S'il y a des retraités ultra riches et qu'on est en mode c'est pas normal, et ben on taxe tous les ultra riches. Retraités ou pas retraités ?

C'est la question, c'est pas les retraités. La question c'est les ultra riches. Exactement.

Et c'est exactement ça la pension de retraite d'ailleurs, c'est un revenu qu'on déclare. Donc si on trouve que c'est dégueulasse, que le gouverneur de la Banque de France a une retraite hyper élevée, ben on taxe les revenus. Nous, on est d'accord he voilà, nous sommes d'accord là-dessus.

C'està-dire qu'on veut plus de progressivité sur les revenus. On trouve ça dégueulasse que que le taux marginal soit le même pour des gens qui soient à des haut revenus, mais d'autres à des très très hauts revenus. On pense qu'il faudrait plus de progressivité.

Dans ce cas-là, ouvrons une discussion là-dessus, ouvrons une discussion sur le patrimoine, mais opposer la génération qu'on a réussi à mettre à l'abri de l'extrême pauvreté, pas de la de la mais quand même à l'abri de l'extrême pauvreté, ce qui était ce qui était ce que voulait le Conseil national de la Résistance. Il voulait qu'il y ait des des lendemains quand même qui qui qui soient assuré. vouloir utiliser ça en disant voilà écoutez ils sont ils sont trop nentils parce qu'ils sont légèrement au-dessus du taux de pauvreté des salariés et donc jouer l'opposition générationnelle c'est un truc de de droite quoi.

Faut le dire, c'est un truc. Voilà. Et là, quand je vois le RN, quand je vois ce que dit monsieur de Villepin là-dessus, quand je vois ce que dit monsieur Glman là-dessus, quand je vois ce que dit monsieur Atal là-dessus, quand je vois ce que dit monsieur Édouard Philippe là-dessus, je pense que là, il va y avoir une vraie segmentation et il va falloir que de l'autre côté, alors Mélenchon, on sait sa position, on sait qu'il restera.

Mais il faudra madame Tondelier, monsieur Fort, NC se positionne aussi là-dessus. Est-ce qu'ils vont rejoindre le discours dominant ou est-ce qu'ils vont se dire "Non, non, on tient bon, c'est un choix social, c'est un choix de société parce que les Français sont d'accord avec ça dans la majorité des cas. Donc nous ne bougerons pas là-dessus.

Nous ferons en sorte [grognement] que les retraités puissent partir à la retraite et on reviendra sur l'ancienne réforme, la réforme de madame Borne qui a été passée au forcette. Puis encore une fois, de l'argent, il y en a, il suffit d'aller le chercher. Tout à fait.

Alors, attention parce que Raphaël Guspa n'est pas candidat officiel à présidentiel. Il se donne 3 mois et demande un changement. Est-ce que c'est possible ça ?

En gros, il a un peu influé une union de la gauche sans Li. Est-ce que c'est possible d'aller de Gluxman au PC en terme de programme là ? Parce que c'est c'est ce qui manque dans les débats, c'est une vision, un programme, quelque chose de concret parce que le NFP c'était plutôt concret comme programme.

Il a pas vraiment été respecté ou appliqué dans ses dans sa forme et dans le fond. Mais est-ce que là c'est possible de répondre à l'appel de Raphaël Gluxman ? Enfin, j'ai l'impression qu'on parle pas beaucoup d'idées quoi.

Non, on parle pas beaucoup d'idées parce que non, on aimerait bien avoir le fond parce que il y a des différences. Il y a eu des très grosses différences par exemple entre le PC et Jean-Luc Mélenchon sur la transition énergétique. Jean-Luc Mélenchon et il tient là-dessus, il veut sortir du nucléaire.

Le PC traditionnellement ne voulait pas sortir du nucléaire. Donc ils ont ils ont un moment discuté là-dessus et puis ils se sont alliés à certaines présidentielles. Là par exemple sur ce point-là, on voudrait avoir la la version de Raphaël Luxman parce que s'il dit qu'il ne veut pas sortir de nucléaire, ça va être difficile de de prendre les les écolos parce que monsieur Jade qui est souvent avec monsieur Gluxman, lui voulait sortir du nucléaire.

Donc c'est c'est non mais c'est très compliqué. Et donc voyez euh donc bon euh une fois qu'on aura à mon avis discuté de postes potentiels, des pourcentages de des législ bah voilà après il faudra s'unir au niveau du du programme. J'ai l'impression quand même que toutes les questions programmatiques, elles sont à géométrie variable en fonction de l'obtention d'un poste ou pas.

On l'a bien vu avec des des de NFP qui étaient d'accord et qui a tout signé. Et puis après, il y a des gens qui disent "Ah bah non, on voulait pas ça en fait. On a signé ça comme ça." Enfin, on l'a vu he des gens du PS, on a même vu des gens pendant la primaire du Parti socialiste en 2017 qui ont juré sur l'honneur qui soutiendrait le gagnant et qui après bon ben prouve qu'ils n'ont pas d'honneur.

Ils ont soutenu soutenu Macron. Moi je pense la négociation politique a amené parfois à des choses assez bizarres. Donc c'est possible que qu'on qu'on retrouve cette espèce de de construction un peu un peu un peu un peu bizarre.

Est-ce que tu as l'impression qu'on passe complètement à côté du débat politique là dans complètement. dans la dans la course à la présidentielle, c'està-dire qu'on ne parle plus comme tu disais de programme, on ne parle plus de fond, c'est enfin il y a beaucoup d'idées comme ça balancer mais en fait ce qui manque, il y a un mot qui manque c'est la planification quoi. Exactement.

Non mais surtout moi je pense qu' pour qu'on ne refasse pas le coup de 2017 parce qu'on nous a fait un coup en 2017 qu'on a refait en 2022 de manière beaucoup plus forte. H le coup de 2017, ça a été en fait un candidat qui est arrivé qui n' qui avait une vision qui avait une vision très libérale qui l' brouillé habilement avec de la com qui savait très bien faire. Emmanuel Macron qui a déroulé un programme très rapide qui était très dur, qui était un programme libéral comme jamais hein, mais qui comme il était parti que ça y est, c'est fini dont on a très peu discuté et il s'est fait lire là-dessus.

Et même parfois moi j'ai des gens qui ont voté pour Macron quand je leur rappelle ce qu'il avait mis dans son programme, ils me disent "Oh ouais, ils finissent par me dire "Ah ouais mais mais à mon je pouvais pas, Mélenchon, je pouvais pas." Il ils se justifient en fait par élimination tellement ils ont été brouillés et des gens qui ont fait des études hein, ça qui est grave des que tellement ils ont été brouillé par la com, par le petit geste, par la petite phrase et cetera. Donc on a eu cette campagne là en 200 par que Macro il avait publié son programme hyper tard.

Je me rappelle les gens étaient déjà à fond dans ces meetings sans programme. Février février c'était fin février au un cadrage une journée on en a parlé très rapidement et hop on est passé autre chose. Après il a fait d'autres d'autres mouvements, il a fait plein de choses voilà pour effacer pour pour effacer le fait que l'on pu les journalistes aiment tellement le buzz donc dès que tu fais un buzz on parle de ça.

Il préfère parler de la barbe de Macron qui l'a laissé pousser plutôt que de parler de son programme. Donc il l'a fait très rapidement. Et puis après on est on est passageux.

Il a fait parce que l'exercice le l'obligait à le faire. Mais si s'il avait pu ne pas le faire, il aurait pas fait. D'ailleurs en 2022, il a rien fait.

En 2022, il a dit "Je débat même pas avec vous. C'est la guerre, je suis occupé à d'autres choses. Euh le programme, il y avait que la réforme qu'il a dit "Bon, je vais quand même faire ça pour montrer voilà qu'il y a un truc." Mais il a rien dit, il est arrivé.

Voilà. Donc, on a eu une élection en 2022 qui qui a été avec un sentiment pour beaucoup de gens qui a été presque volé parce queil y a eu un contexte qui a été utilisé. Donc là, il faut pas qu'on nous refasse le même coup en 2027.

Il faut pas que ce soit la com, la petite phrase qui qui domine le fond parce que une fois qu'on arrive après dans dans dans le dur, c'est toujours les mêmes politiques qui sont appliquées. Là, il faut vraiment qu'il y ait un virage macroéconomique. Il faut qu'il y ait un vrai virage et et le social a été très abîmé sous Macron.

Les inégalités ont augmenté. Les gens sont beaucoup plus pauvres qu'avant et beaucoup plus tristes. Les services publics fonctionnent moins bien. [musique] Donc ce qui ce qui ce qu'il a promis n'a pas n'a pas n'a pas eu lieu, hein.

Son paris n'a pas réussi. Par contre, les riches sont devenus très très riches. Et bien, merci Thomas.

Évidemment, vous savez, on va être très vigion à ça. On décortiquera évidemment les programmes, puis vous savez, on aime bien aller traîner notre micro chez les politiques. Donc, on ira les poser les questions.

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