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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 17 mai 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Elisabeth Borne à Matignon, hausse des salaires et l'affaire Taha Bouhafs… Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Pour la deuxième fois seulement dans l'histoire de la Vème République, une femme va diriger le gouvernement. Elisabeth Borne, ça change quoi pour vous ?

  • 0:31RelanceRéponse partielle

    Et c'est un retard que vous ne comblerez pas si Jean-Luc Mélenchon remporte les législatives, puisque c'est un homme, lui, qui le veut envoyer à Matignon.

  • 1:02FerméeRéponse directe

    Vous dites la même chose que Fabien Roussel qui, hier soir, l'a comparé à Margaret Thatcher. C'est votre discours aussi ce matin ou pas ?

  • 1:34OuverteRéponse directe

    Mais dites-moi, il n'y avait pas le choix, en fait, c'est ça ?

  • 3:12FerméeRéponse directe

    C'est une femme de gauche ou pas ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous saluez, disons, un geste de panache ou en tout cas une prise de risque de sa part ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:41Invité politiqueFait
    « On lui doit notamment l'ouverture à la concurrence de la SNCF. »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « On lui doit la fin des tarifs réglementés de gaz. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « On lui doit, comme ministre du Travail, la réforme de l'assurance chômage qui a diminué de 17% en moyenne l'indemnité chômage pour plus d'1,15 million de chômeurs. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « On lui doit aussi la mise à pied de l'inspecteur du Travail, Anthony Smith, qui, comme inspecteur du Travail, avait protesté sur le fait que des travailleurs n'avaient pas de masque en période Covid. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « On lui doit, par exemple, aussi au ministère de l'Écologie, où elle a fait un bref passage, le fait qu'elle ait repoussé de 10 ans le plan de diminution du nucléaire dans le mix énergétique. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « Et la fermeture de Fessenheim ? »
  • 2:28Invité politiqueChiffre
    « Ou même le fait qu'elle ait supprimé 2000 équivalents de temps plein au ministère de l'Écologie. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « Donc Elisabeth Borne, c'est l'autre nom de la maltraitance sociale et de l'irresponsabilité écologique qu'incarne Emmanuel Macron. »
  • 3:29Invité politiqueFait
    « de faire la réforme des retraites à 65 ans, qui est injuste, cruelle, inefficace, peut-être qu'on y reviendra ? »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « c'est-à-dire notamment la retraite à 65 ans et le RSA désormais conditionné des heures de travail obligatoires. »
  • 10:26Invité politiqueFait
    « la hausse des prix qui est en cours et qui se poursuit ronge littéralement les salaires. »
  • 10:40Invité politiqueChiffre
    « 53% de la croissance, c'est la consommation populaire. »
  • 11:12Invité politiqueChiffre
    « le CAC 40 vient d'annoncer que pour l'année 2021, pendant que les Français sont serrés à la gorge par la hausse des prix, par les salaires qui sont, je l'ai dit, rongés par l'inflation, vous avez, par contre, la course au profit et aux dividendes qui continue. 80 milliards pour l'année 2021, c'est une augmentation de 84%. »
  • 11:26Invité politiqueChiffre
    « le prix des pâtes en un an a augmenté de 44%. Des céréales, j'ai noté, c'est, je crois, 32%, l'huile 35%. »

Temps de parole

  • Invité politique71 %
  • Présentateur14 %
  • Présentateur 29 %
  • Invité5 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Bonjour Adrien Katenens. Bonjour. Pour la deuxième fois seulement dans l'histoire de la Vème République, une femme va diriger le gouvernement. Elisabeth Borne, ça change quoi pour vous ?

0:13
Invité politique

C'est bien que ce soit une femme, mais il faut regarder surtout ce qu'elle incarne politiquement. Parce que depuis hier, le commentaire, c'est uniquement là-dessus. D'ailleurs, franchement, le fait que ce soit un événement montre bien le retard que nous avons. Il y a plein de pays européens où ce sont des femmes qui dirigent sans que ce soit un événement. En France, c'est un événement tel, a priori, qu'on ne devrait parler que de ça.

0:31
Présentateur

Et c'est un retard que vous ne comblerez pas si Jean-Luc Mélenchon remporte les législatifs, puisque c'est un homme, lui, qui le veut envoyer à Matignon.

0:37
Invité politique

Mais vous savez, il y aura des femmes au gouvernement. Il y en aura sans doute beaucoup. Et puis je pense qu'on n'est pas en reste de responsables politiques femmes qui sont au premier plan à la France Insoumise ou même au sein de cette nouvelle Union populaire. Non, écoutez, bon, Elisabeth Borne est une femme, oui. Vous n'aurez pas échappé, Marc Fauvel, que Margaret Thatcher était une femme aussi. Oui, ce qui compte, c'est d'abord et avant tout ce qui est incarné politiquement. Et il se trouve qu'Elisabeth Borne a un bilan.

1:02
Présentateur

Vous dites la même chose que Fabien Roussel qui, hier soir, l'a comparé à Margaret Thatcher. C'est votre discours aussi ce matin ou pas ?

1:06
Invité politique

C'est la convergence au sein de la nouvelle Union populaire. Ça va mieux ? Non, d'abord, ce qu'il faut dire, c'est que le fait que ce soit Elisabeth Borne nommée Premier ministre montre bien que, visiblement, dans ce navire, l'équipage change de place. C'est un jeu de chaises musicales. Mais visiblement, il n'y a pas de nouveaux passagers qui ont envie d'y monter. Emmanuel Macron a quand même mis un certain temps avant de procéder à cette nomination. Et au final, c'est une ministre de l'ère Macron 1 qui se retrouve au premier plan de l'ère Macron 2.

1:34
Invité

Mais dites-moi, il n'y avait pas le choix, en fait, c'est ça ?

1:36
Invité politique

En tout cas, c'est l'impression que ça donne. Mais surtout, au-delà de cette question du choix, c'est ce que ça représente politiquement. Parce qu'Elisabeth Borne a un bilan. Je veux dire, on lui doit notamment l'ouverture à la concurrence de la SNCF. On lui doit la fin des tarifs réglementés de gaz. On lui doit, comme ministre du Travail, la réforme de l'assurance chômage qui a diminué de 17% en moyenne l'indemnité chômage pour plus d'1,15 million de chômeurs. Donc les gens s'en rappellent. On lui doit aussi la mise à pied de l'inspecteur du Travail, Anthony Smith, qui, comme inspecteur du Travail, avait protesté sur le fait que des travailleurs n'avaient pas de masque en période Covid.

Il a été mis à pied pour cette raison. D'ailleurs, il est candidat de la nouvelle Union populaire écologique et sociale. On lui doit, par exemple, aussi au ministère de l'Écologie, où elle a fait un bref passage, le fait qu'elle ait repoussé de 10 ans le plan de diminution du nucléaire dans le mix énergétique. Et la fermeture de Fessenheim ? Ou même le fait qu'elle ait supprimé 2000 équivalents de temps plein au ministère de l'Écologie.

2:33
Présentateur

Donc si vous voulez... Et la fermeture de Fessenheim et l'annonce de la fermeture des centrales à charbon et d'autres choses.

2:39
Invité politique

Vous voyez aussi que la France, sous Emmanuel Macron, a été condamnée à deux reprises pour inaction climatique et que la France est le seul pays de l'Union européenne, Marc Fauvel, qui ne respecte pas ses engagements en matière d'énergie renouvelable. Donc Elisabeth Borne, c'est l'autre nom de la maltraitance sociale et de l'irresponsabilité écologique qu'incarne Emmanuel Macron. Et ce que les Français doivent savoir...

2:58
Invité

Pourtant, elle, elle dit, dans son discours d'hier, elle disait que les politiques publiques doivent être conduites dans le dialogue. Elle revendique sa part de gauche en elle. Elle vient de la gauche, c'est ce qu'elle dit. Vous ne la croyez pas ?

3:09
Invité politique

Mais ce n'est pas une question de ne pas la croire, si vous voulez...

3:12
Présentateur

C'est une femme de gauche ou pas ? Je ne crois pas. Toute la droite lui tombe dessus en disant que c'est la gauche qui a repris le pouvoir à Matignon.

3:17
Invité politique

Qu'y a-t-il de gauche dans cette réforme de l'assurance chômage qui pénalise les demandeurs d'emploi ? Qu'y a-t-il de gauche dans le fait, demain, parce qu'Elisabeth Borne a poussé cette réforme, de faire la réforme des retraites à 65 ans, qui est injuste, cruelle, inefficace, peut-être qu'on y reviendra ? Bref, si vous voulez, il ne suffit pas d'avoir un étiquetage ou un CV pour se caractériser politiquement. Il y a le bilan que Mme Borne a et il y a les intentions qu'elle a. C'est l'élève zélé d'Emmanuel Macron qui a l'intention d'appliquer le programme d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire notamment la retraite à 65 ans et le RSA désormais conditionné des heures de travail obligatoires.

3:54
Présentateur

Adrien Quatennens, Elisabeth Borne annonce à France Info qu'elle maintient sa candidature aux législatives dans le Calvados. Est-ce que vous saluez, disons, un geste de panache ou en tout cas une prise de risque de sa part ?

4:04
Invité politique

Oh bah écoutez, elle est candidate, c'est une bonne chose. J'espère qu'elle soit battue. En toute hypothèse, quel que soit son sort personnel dans le Calvados, je ne sais pas. Est-ce que c'est spécialement courageux ? Oui, il y a une part de courage peut-être. Mais il n'est pas nécessaire, par ailleurs, vous le savez, ça nous permet de faire un peu oeuvre de pédagogie, il n'est pas nécessaire d'être candidat aux élections législatives pour être Premier ministre. Jean Castex, qui vient de partir hier, n'était lui-même pas parlementaire, ne l'a jamais été. Donc ça, ça n'est pas le sujet.

4:32
Présentateur

Et vous dites quoi ? Si elle perd, elle devra quitter Matignon le mois prochain ?

4:36
Invité politique

Je crois, oui, je crois. Mais en tout cas, ce qu'il y a de sûr...

4:39
Présentateur

Elle l'a remplacée par Jean-Luc Mélenchon, si vous avez la majorité, alors qu'il n'a pas été candidat ?

4:42
Invité politique

Alors, mais Jean-Luc Mélenchon est candidat au poste de Premier ministre. Mais vous savez que ça n'existe pas, la candidature à un poste de Premier ministre. Il n'y a pas de suffrage universel pour élire un Premier ministre.

4:51
Présentateur

On élue une majorité à l'Assemblée, et le Président choisit qui il veut, dans cette majorité ou en dehors, et ensuite la majorité choisit ou non de renverser le nouveau gouvernement. C'est bien parce que là, on ouvre une page utile pour celles et ceux qui nous écoutent et qui peut-être ne comprennent pas.

5:05
Invité politique

Il n'y a pas d'élection du Premier ministre. Alors, vous voulez faire l'explication ou c'est mon tour ? Allez-y. Alors, les 12 et 19 juin, il y a des élections dont le but n'est pas de conférer une majorité au Président de la République. C'est ce qui se passe habituellement, c'est vrai. Mais souvent, le Président élu a une majorité. Sauf que là, on est dans une situation où Emmanuel Macron a été élu à la faveur d'un second tour face à l'extrême droite, je le dis par défaut, dans un paysage politique où il n'y a pas seulement deux blocs mais trois blocs.

5:35
Présentateur

Adrien, je peux vous interrompre un quart de seconde ?

5:37
Invité politique

Oui, mais il va falloir que je puisse faire toutes les explications, sinon on ne comprendra pas grand-chose.

5:40
Présentateur

Vous avez été élu face à qui il y a cinq ans comme député ? Face à la République en marche. Face à la République en marche. Dans le cas des députés insoumis qui ont été élus face à la RN, ils ne sont pas légitimes ?

5:49
Invité politique

Alors, personne ne dit qu'ils ne sont pas légitimes. Tout ce qui sort des urnes est par définition légitime. Mais on peut l'analyser politiquement. Ce que je dis, Marc Fauvel, c'est que le 10 avril, au soir du premier tour, vous voyez émerger trois blocs qui, du point de vue du nombre de voix, sont à peu près équivalents.

Vous avez un bloc ultra-libéral Emmanuel Macron, un bloc d'extrême droite incarné par Mme Le Pen, un bloc populaire qui a fait 7,7 millions de voix, c'était la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et ce score nous a permis de faire ce que nous avons fait ensuite, c'est-à-dire regrouper ce pôle populaire avec les autres partis qui nous ont rejoints dans le cadre de la nouvelle Union populaire. Et désormais, donc, les 12 et 19 juin, l'élection législative doit trancher le mandat politique qui va être confié pour les cinq prochaines années.

Et donc, je dis à celles et ceux qui nous écoutent, si vous avez souhaité la retraite à 60 ans, si vous avez souhaité le blocage des prix, la planification écologique, l'augmentation du SMIC, et que vous pensiez qu'avec l'élection présidentielle, tout était terminé, ce n'est pas vrai. Vous avez une autre chance. Les 12 et 19 juin, si vous élisez des députés issus de la nouvelle Union populaire écologique et sociale, si nous avons une majorité, eh bien, Mme Borne va pouvoir ranger ses cartons, et son passage à Matignon a été très court, parce que c'est Jean-Luc Mélenchon qui sera Premier ministre, et on appliquera un autre programme.

7:02
Présentateur

Mais si par exemple, Emmanuel Macron appelle Mathilde Panot, qui est une insoumise à Matignon, elle refusera ?

7:08
Invité politique

En tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'entre nous et au sein de la coalition, de la nouvelle Union populaire écologique et sociale, nous nous sommes accordés sur le fait que le candidat que nous proposerions, ce serait Jean-Luc Mélenchon.

7:18
Invité

Le président n'est pas forcé de le choisir. Et par ailleurs...

7:20
Invité politique

Après, l'important, juste, permettez-moi, ce qui est important pour ceux qui nous écoutent, c'est que, bien évidemment, il y a un certain plaisir, sans doute, d'avoir Jean-Luc Mélenchon s'installer à Matignon. Mais quand on dit Mélenchon à Matignon, c'est surtout de dire, un autre programme est possible. Vous avez le choix, encore aujourd'hui, entre la retraite à 65 ans, ou la retraite à 60 ans.

7:36
Invité

D'un mot, si vous arrivez à obtenir la majorité, aucun des ministres en place, aujourd'hui, du moins le prochain gouvernement qui va être nommé, ne restera en poste si vous avez la majorité.

7:46
Invité politique

Je ne crois pas, parce que vous supporterez qu'il ne s'agira pas d'appliquer du tout le même programme. Chacun nous comprend. Alors, il faut que les choses soient bien claires. Et d'ailleurs, regardez sur le bulletin de vote, pour bien l'identifier, parce qu'il y a des gens qui trouvent ça complexe, et je peux le comprendre. Ce n'est pas compliqué. Vous aurez sur le bulletin de vote le logo de la Nouvelle Union Populaire. C'est le V de la victoire. On fait comme ça, vous voyez. Donc, au moins, vous reconnaissez le bulletin de vote. Vous le trouvez. Vous mettez ce bulletin de vote dans l'urne. Vous élisez, donc, dans votre circonscription, un député de la Nouvelle Union Populaire.

Et si nous avons une majorité, Jean-Luc Mélenchon sera Premier ministre, et on gouvernera pour changer la vie, parce que c'est urgent. Parce que pendant qu'on se satisfait de voir Madame Borne à Matignon, les Français souffrent. On va peut-être en parler après, mais la hausse des prix est considérable. Et donc, il faut soulager la vie des gens. Et c'est encore possible. C'est d'ailleurs... Jean-Luc Mélenchon avait parlé de 2022 en disant « C'est la dernière station avant le désert ». J'attire l'attention de tout le monde sur le fait qu'après les 12 et 19 juin, je crois qu'il n'y a plus d'élections dans ce pays avant deux ans, deux ans et demi.

Donc, c'est la dernière occasion de barrer la route à la politique d'Emmanuel Macron. Le 24 avril, Madame Le Pen n'a pas pris le pays. Les 12 et 19 juin, M. Macron ne doit pas garder le pouvoir.

8:50
Présentateur

Voilà notre tâche. 8h41, le fil info avec Solène Cresson. On vous retrouve dans un instant, Adrien Catenas. Le cours du blé a un record absolu sur le marché européen. Plus de 438 euros la tonne. Les prix s'envolent depuis l'annonce de l'Inde de suspendre toutes ses exportations. L'Inde, deuxième pays producteur dans le monde qui subit une grave canicule, alors que déjà, la guerre en Ukraine risque de provoquer de graves pénuries. Elle va devoir former un gouvernement et mener la bataille des élections législatives. Dans les prochaines semaines, Elisabeth Borne, nommée première ministre, maintient sa candidature dans le Calvados pour être élu député. C'est une information France Info.

Une enquête de l'IGPN. La police dépolille sur des soupçons de violences policières au commissariat de Juvisy-sur-Orge, dans l'Essonne. Un jeune de 19 ans sans antécédent judiciaire accuse les policiers d'actes de torture. Il parle de coups violents et de tirs de taser. Pour Laurent Wauquiez, la décision adoptée par la ville de Grenoble sur le Burkini est grave. Le président d'Auvergne-Rhône-Alpes ne veut plus collaborer et donc subventionner la ville de Grenoble. Nouveau règlement intérieur pour les piscines municipales. Adoptez deux justesses en conseil municipal à deux voies près. Il autorise aussi la pratique du sein nu. France Info Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel

10:09
Invité

Toujours avec Adrien Catenin, ce coordinateur de la France Insoumise. Depuis ce week-end, vous avez un peu modifié votre programme pendant la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon évoquait une augmentation du SMIC à 1 400 euros net. Aujourd'hui, il souhaite atteindre les 1 500 euros. Pourquoi décider de cela aujourd'hui, moins d'un mois avant les législatives ?

10:25
Invité politique

Pour deux raisons. D'abord, la première, c'est que la hausse des prix qui est en cours et qui se poursuit ronge littéralement les salaires. Et elle va donner lieu à une épidémie de travailleurs pauvres dans ce pays. Or, vous savez que 53% de la croissance, c'est la consommation populaire. Donc, il y a un vrai sujet, d'une part. Et ensuite, parce qu'il y a eu les augmentations automatiques du SMIC. Oui, il y a deux semaines. Qui, aujourd'hui, le porte à 1 300 euros. Nous, on avait parlé d'une augmentation de 15%. Donc, compte tenu du niveau du SMIC revalorisé, l'augmentation de 15% à laquelle on doit procéder, ce ne sera plus 1 400, en effet, mais 1 500. Ça, c'est la première chose.

Parce qu'il faut revaloriser le travail. Et à toutes celles et ceux qui disent qu'on ne peut pas, que ça n'est pas sérieux, je demande que chacun voit bien. Ce qui vient de se produire, qui est passé un peu sous les radars, c'est que le CAC 40 vient d'annoncer que pour l'année 2021, pendant que les Français sont serrés à la gorge par la hausse des prix, par les salaires qui sont, je l'ai dit, rongés par l'inflation, vous avez, par contre, la course au profit et aux dividendes qui continue. 80 milliards pour l'année 2021, c'est une augmentation de 84%. Donc, c'est énorme. Pendant ce temps, la réalité du quotidien, c'est que le prix des pâtes en un an a augmenté de 44%.

Des céréales, j'ai noté, c'est, je crois, 32%, l'huile 35%.

11:36
Invité

Mais avec un SMIC à 1 500 euros net, qu'est-ce qui se passe pour ceux qui sont juste au-dessus ? Il va falloir les augmenter aussi et comment on l'impose aux entreprises ?

11:45
Invité politique

On va parler de ceux qui sont juste au-dessus. Moi, je voudrais parler de ceux qui sont juste en dessous. Parce que déjà, aujourd'hui, les minimas dans les différentes branches, 85%, c'est inférieur au SMIC. Donc, il y a deux choses à faire. D'abord, c'est simplement un décret que signera le Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon, l'augmentation du SMIC. Mais ensuite, c'est d'ouvrir, parce que c'est légal et on devrait le faire, la conférence annuelle des salaires, pour revaloriser l'ensemble des salaires. Et on pourrait d'ailleurs y intégrer d'autres sujets. Par exemple, vous savez que nous étions, pour la limitation de l'écart des salaires de 1 à 20 entre le plus petit et le plus haut...

12:16
Présentateur

Sur la question de Salia, Adrien Quatennens, c'est-à-dire les salaires qui, aujourd'hui, sont juste au-dessus du futur SMIC, 1 550, 1 600, 1 650, est-ce que vous les augmentez aussi ? Et si oui, comment ?

12:25
Invité politique

D'abord, il y a un effet mécanique. Quand vous augmentez le SMIC, les salaires jusqu'autour de 2 000 euros, Marc Favelle, ils augmentent mécaniquement. Tous les patrons vont mécaniquement augmenter tout le monde. En tout cas, nous, on va le souhaiter à travers ces conférences dans les branches. Et je veux dire, pour les TPE, les PME, parce qu'ici, sur ce plateau, vous m'avez déjà posé la question, en me disant, augmenter les salaires et augmenter le SMIC pour les entreprises de grosse taille, ça coûte, c'est possible. Par contre, c'est le plus dur pour l'artisan, le petit commerçant, la petite PME ou TPE.

Eh bien, dans le programme, peut-être que vous ne l'aviez pas vu pendant la présidentielle, mais nous avons proposé de mettre en place une caisse de péréquation pour que les grosses entreprises qui ont le plus de moyens puissent, en quelque sorte, être solidaires des plus petites pour procéder à cette augmentation du SMIC. Parce qu'elle va bénéficier...

13:06
Invité

Ça veut dire qu'il y aura un pot commun des grandes entreprises pour...

13:08
Invité politique

Sur les cotisations, oui, exactement. Une caisse de péréquation pour permettre, eh bien, cette avancée sociale qui, d'ailleurs, va être bénéfique pour l'économie. Parce que si vous augmentez les salaires des petites payes, ça va aller vers la consommation populaire. C'est elle qui est aujourd'hui aussi en difficulté et qui met donc à mal l'économie. D'ailleurs, la Banque Centrale...

13:25
Invité

Vous entendez ceux qui disent que ça va créer surtout une sorte de spirale inflationniste.

13:30
Invité politique

Non, justement, parce qu'il faut d'abord créer les conditions d'augmenter la consommation populaire. D'ailleurs, je le dis...

13:35
Présentateur

C'est pas qu'une entreprise qui augmente ses salaires va mécaniquement... Augmenter ses prix. Augmenter ses prix aussi. Ça marche pas comme ça.

13:42
Invité politique

Vaut mieux même, y compris quelques augmentations de prix, mais avec des salaires qui permettent de les assurer. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ce qui fait que ça dysfonctionne, c'est que vous avez d'abord une hyperinflation, une grosse augmentation des prix, sans que les salaires n'augmentent. Alors là, on a parlé des salaires, mais l'autre sujet que nous mettons sur la table... Le blocage des prix.

13:58
Présentateur

Adrien, si vous voulez, première mesure que je mettrai en place si j'arrive à Matignon, dit Jean-Luc Mélenchon, le blocage des prix sur une centaine de produits de première nécessité. En quoi c'est plus juste, par exemple, que le futur chèque alimentation du gouvernement qui veut cibler les revenus les plus modestes ? Vous vous dites, je bloque les prix pour tout le monde, quels que soient les revenus, et tous les économistes vous disent, ça profite davantage à ceux qui consomment le plus, et ceux qui consomment le plus, ce sont les plus aisés.

14:21
Invité politique

Alors, la réponse à votre question se situe dans l'explication de pourquoi les prix augmentent. Le savez-vous, Marc Favelle ? Pourquoi les prix augmentent ? Sous l'effet de la guerre en Ukraine, notamment. Vous avez vu que les prix de l'énergie, pardon, n'ont pas attendu la guerre pour augmenter. On parlait déjà sur vos plateaux d'inflation...

14:37
Invité

Les produits de première nécessité.

14:39
Invité politique

Les produits de première nécessité, souvent, leurs prix découlent, y compris de la hausse des prix de l'énergie, parce que pour la production, il faut de l'énergie. Voilà. Donc, il y a une chose à dire, c'est que l'essentiel des hausses de prix que nous avons sous les yeux, sont le fait de spéculation, d'accord ? Et du jeu du marché, qui est le chaos, c'est-à-dire la loi de l'offre et la demande. Par exemple, sur le pétrole, il n'y a pas de réalité matérielle qui font que c'est plus compliqué aujourd'hui de pomper du pétrole et de le raffiner.

Donc, par exemple, une manière de baisser les prix, pour les producteurs, ce serait d'augmenter la production Mais donc, il ne s'agit pas de les convaincre, il s'agit de les contraindre, Marc Fovell. Comment vous allez contraindre l'OPEF ? Eh bien, très simplement, en bloquant les prix. Et si vous vous croyez qu'un pétrolier... Non, non, Marc Fovell, c'est vous qui attend d'un instant. Est-ce que vous croyez qu'un pétrolier est en capacité de se passer d'un marché de 67 millions d'habitants ? Faites-en moi la démonstration. Il va le vendre. Vous savez, tout n'est pas...

15:28
Présentateur

Attendez, simplement, Adrien, vous allez voir demain, Jean-Luc Mélenchon ira voir les pays producteurs de pétrole, Etats-Unis en tête, leur disant, soit vous me baissez les prix, soit j'en achète plus. Donc, traduisons Marc Fovell à cet instant.

15:39
Invité politique

Si, si, traduisons pour toujours... Jean-Luc Mélenchon ira voir Joe Biden en disant, je ne veux plus de ton pétrole si tu ne baisses pas les prix. Pour toujours la pédagogie. Ça veut dire que vous, vous préférez vous dire, en gros, bon, certes, les pétroliers remplissent les poches de dividendes, et puis nous, les pouvoirs publics, on va faire en sorte de distribuer des chèques... Non, mais ce n'est pas la réponse à la question. Mais s'il vous dit très bien, j'irai vendre mon pétrole à côté... Écoutez, il y a deux grandes options. Soit c'est l'État qui prend en charge les hausses de prix, comme le propose M.

Macron avec des petits chèques qui, d'ailleurs, ne sont pas à la hauteur de la hausse des prix, premièrement. Et il y a le bouclier tarifaire aussi. Soit c'est les propositions de Mme Le Pen, par exemple, sur la TVA, c'est-à-dire que ce que vous ne payez plus sur les taxes que vous payerez plus sur le carburant, vous les paierez d'une autre manière, parce que ce sera dans le budget de l'État. Ou alors, vous avez la solution qui est la nôtre, celle de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale, qui dit qu'on bloque les prix, donc la charge repose sur les fournisseurs. Et Marc Fauvel, vous voyez par exemple que dans nos Outre-mer, à la Réunion, c'est ce qui est fait.

Le préfet de la Réunion... Sur les produits de première nécessité, oui. Le préfet de la Réunion, il a le pouvoir... Attendez, mais OK. En tout cas, sur 153 produits, le préfet de la Réunion a le pouvoir de bloquer les prix. Non, mais là, c'est autre chose, Adrien Quaténin.

16:42
Invité

Vous parlez du pétrole.

16:44
Invité politique

Mais à l'instant, vous m'aviez parlé vous-même des produits alimentaires. Le pétrole, comment vous tordiez les bras au pays producteur ? Je vous dis que quand des grands pétroliers comme Total... Vous, vous arrivez à supporter que dans un moment extrêmement difficile où plus de 10 millions de personnes sont sous le seuil de pauvreté et où les gens ont extrêmement de mal à boucler leur fin de mois, qu'à côté, ce soit la foire aux dividendes, et vous dites que ce n'est pas un problème...

17:04
Invité

Mais le constat, on a le même que vous, en fait, Adrien Quaténin. Mais la solution, comment vous la mettez en œuvre ?

17:09
Invité politique

Très simplement, on régule, on bloque les prix. Ça a déjà été fait dans des périodes exceptionnelles. Ça a été fait.

17:15
Présentateur

Donc on bloque les prix du pétrole. Et si l'entreprise, par exemple, j'ai dit les États-Unis, « Mais refusent de vous vendre le pétrole en disant « Je vais aller le vendre ailleurs ». » L'Arabie Saoudite ou l'Arabie Saoudite, vous ferez quoi ?

17:25
Invité politique

D'abord, chiche. Vous, vous croyez que des pétroliers diront « On s'assoie sur un marché de 67 millions » ? Moi, je ne le crois pas. Mais quand bien même... Vous avez vu que Jean-Luc Mélenchon a fait certaines propositions. Par exemple, nous pourrions discuter, comme il l'a proposé, avec les pays du Maghreb, dont certains ont du pétrole, mais sont extrêmement dépendants de la production de blé français. Jean-Luc Mélenchon a proposé, par exemple. Eh bien, nous, nous leur garantissons, par exemple, à l'Algérie, nous leur garantissons l'accès à des produits céréaliers à prix bloqué. Et en contrepartie, on voit avec eux s'il est possible d'avoir leur pétrole à prix non spéculatif.

On doit pouvoir trouver des solutions. Vous ne pouvez pas vous dire « Eh bien, on va vider les poches de l'État pour pouvoir, finalement, assurer les dividendes des gros pétroliers. » Ça n'est plus possible. Je veux dire, la loi de l'offre et de la demande, le libre marché, a des limites et surtout dans une situation de crise comme celle que nous connaissons où les gens n'en peuvent plus. Voilà. Donc, il faut assumer sa responsabilité. Bloquer les prix d'un côté, revaloriser les salaires

18:21
Présentateur

pour permettre de faire respirer tout le monde. Adrien Quetenins, coordinateur de la France Insoumise et l'invité de France Info, 8h51, le Fil Info, avec Solène Cresson. Le taux de chômage en France a son niveau le plus bas depuis 2008. 7,3% de la population active au premier trimestre, selon l'INSEE. Chiffre quasi stable. Il était à 7,4% en fin d'année dernière. Pour Adrien Quetenins, ce qui compte dans la nomination d'Elisabeth Borne, première ministre, c'est d'abord et avant tout ce qui est incarné politiquement pour le coordinateur de la France Insoumise, Elisabeth Borne, et l'autre nom de la maltraitance sociale et de l'irresponsabilité écologique qu'incarne Emmanuel Macron.

Plus de 260 combattants ukrainiens évacués de l'usine Azovstal de Mariupol. Des combattants blessés après plus d'un mois de combat et de siège, il reste des hommes sur place. Pas d'urgence la nuit pour les adultes au CHU de Bordeaux. Urgence fermée à partir de demain, sauf pour les patients directement orientés par le SAMU le 15. Il manque trop de personnel soignant. Le festival de Cannes s'ouvre ce soir. 75e édition sans aucune restriction sanitaire. Cérémonie d'ouverture présidée par l'actrice Virginie Effira. Le film de Michel Azanavicius, Coupé, sera projeté en ouverture. Le festival dure 11 jours.

France Info Le 8.30 France Info Salia Brachia, Marc Fauvel Adrien Quetenins, votre candidat à Abouaf s'est finalement retiré après la divulgation de plusieurs témoignages pour agression sexuelle présumée ou viol présumé le visant. Est-ce que vous estimez que cette affaire a été bien réglée ?

19:57
Invité politique

Je le crois, oui. Parce que ça a été salué, la manière dont le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles à la France Insoumise s'est emparé du sujet. Vous savez que nous avions l'intention d'investir Taha Bouaf, qui était un très bon candidat, je dois le dire, qui subissait d'ailleurs toutes sortes d'attaques parce que ses propos n'étaient pas calibrés, parce qu'ils ne représentaient pas ce que certains estiment devoir être absolument le calibre en politique. Mais après, il y a eu autre chose, c'est qu'en effet, le 5 mai, je crois, le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles de la France Insoumise a été saisi d'accusations à son encontre.

Accusations très graves. Des accusations graves. Et donc, il y a eu une décision politique qui a été de confronter Taha Bouaf aux accusations qui étaient portées contre lui et donc de lui permettre de renoncer à cette candidature et de dire que la France Insoumise ne pouvait pas l'investir.

20:50
Présentateur

Qu'est-ce qui se passe entre le 5 mai et le 10 mai, c'est-à-dire au moment où vous le lâchez, Taha Bouaf ?

20:56
Invité politique

Il se passe simplement le fait que ce comité l'a confronté aux accusations portées contre lui, lui a expliqué que, d'un point de vue politique, la France Insoumise se réservait le droit de ne pas l'investir et qu'il a préféré renoncer. Voilà, tout simplement. Et que nous avons dû rendre les informations publiques parce qu'elles l'ont été dans la presse. Oui, ce n'est pas vous qui avez rendu les... Ma question, Adrien Quaténa, c'est que se serait-il passé

21:17
Présentateur

si la presse n'avait pas révélé ses témoignages ?

21:19
Invité politique

Je crois que si la presse n'avait pas révélé ses témoignages... Il serait toujours candidat ? Non, il ne serait pas toujours candidat. Il l'aurait de toute façon renoncé. Simplement, peut-être que les raisons en détail qui ont été données dans la presse ne l'auraient pas été pour une seule raison. Je veux être très clair là-dessus. Pourquoi n'avons-nous pas rendu public les accusations contre lui ? Parce que c'était la volonté des femmes, et notamment... Mais vous en avez l'obligation ? Non.

21:41
Invité

Au titre de l'article 42, c'est le code de la presse du pénal.

21:43
Invité politique

Non, mais ça, c'est sur la question de la justice. Il y a plein de déposés. Mais là, en attendant, nous, ce n'est pas de la justice. Ce qu'on fait, c'est de la politique. Il y a un comité de vigilance qui recueille la parole des femmes.

21:52
Présentateur

Et on peut parfaitement le comprendre.

21:53
Invité politique

Elles ne souhaitaient ni porter plainte.

21:54
Présentateur

Les femmes ne souhaitaient pas que leur témoignage soit rendu public. Vous ne le souhaitiez pas non plus. Vous vouliez respecter leurs décisions. Ce qui veut bien dire...

22:01
Invité politique

Qu'on soit bien clair.

22:02
Présentateur

Ce qui veut bien dire que Tabouaf aurait été débranché,

22:05
Invité politique

mais qu'on n'aurait jamais su pourquoi. Mais sans doute, vous l'auriez su tôt ou tard. Sans la presse, on est bien d'accord là-dessus. Non, mais en attendant, comprenez ça. Et je pense que c'est le plus important. Ce qui est au-dessus de tout dans ce genre d'affaires... C'est la justice. Quand elles nous disent « Moi, je ne veux pas que ce candidat devienne député. Je ne veux pas le voir briller à l'Assemblée nationale. Mais par contre, je ne veux pas participer à la cabale en cours contre lui. Donc je voudrais que mon témoignage ne soit pas rendu public. » Eh bien, le rôle du comité, c'est de permettre cela. Après, les infos sont sorties dans la presse. La difficulté, Adrien Catenin.

Par contre, si ces femmes souhaitent parler, voire même nous les encourageons, si elles le souhaitent à aller en justice, elles peuvent être accompagnées pour cela. Mais le plus important, et c'est un travail délicat qu'il faut saluer, c'est de pouvoir recueillir leurs paroles et de respecter leur volonté. Pardon de me dire, parce que là, on y passe quand même un certain temps. Non, mais non, mais juste une dernière question. Si toutes les formations politiques s'occupaient de traiter ces questions et étaient organisées comme nous le sommes pour les traiter, alors nous en porterions toutes et tous mieux.

Parce que pendant qu'on parle beaucoup de ta abouaf, eh bien, on ne parle pas des investitures du côté d'Emmanuel Maxson. Oui, ok, vous en avez parlé hier avec François Bayrou, je crois. Oui, alors vous avez M. Yves Blain qui est investi, Adrien Catenin. Je vous coupe d'autorité, vous savez pourquoi ? C'est dans la même s'il y a la transcription. Je ne vous coupe, je ne sais pas pourquoi.

23:14
Présentateur

Attendez, je ne protège personne. À chaque fois que vous prononcez un nom sur ce plateau, j'explique la règle tous les jours aux auditeurs et aux téléspectateurs, vous ouvrez un compteur qui fait que chacun des autres candidats présents dans cette circonscription doit répondre.

23:25
Invité politique

Peut-être qu'il y a un nom qu'on a beaucoup prononcé depuis dix jours et peut-être qu'on ne va pas faire toute la campagne et à chaque fois consacré, alors qu'on parle pouvoir d'achat, ce micro-retraite, d'ailleurs on n'a même pas parlé des retraites. Sauf qu'une dernière... Pardon, pardon Adrien Catenin. Oui, mais là vous continuez. On ne va pas passer la campagne là-dessus.

23:38
Invité

Il y a juste une dernière question. Entre le 5 et le 10 mai, le jour où il se retire, plusieurs dirigeants de la France Insoumise ont continué à soutenir Taha Bouhaf tout en sachant. Ce n'est pas ça qui pose problème ?

23:49
Invité politique

Non, ok. Notamment, et elle s'en est expliquée, Clémentine Autain qui a fait un tweet au moment du communiqué de Taha Bouhaf et qui a bien expliqué ensuite, lorsqu'elle a été interviewée chez vos confrères de Mediapart, qu'elle avait fait cela précisément en accord parce qu'elle était en discussion permanente avec les victimes. Mais parce que les victimes ne souhaitaient pas que l'affaire soit rendue publique à ce moment-là. Mais dans ce cas-là, on ne dit rien.

24:12
Invité

Dans ce cas-là, on ne soutient rien.

24:13
Invité politique

C'est difficile de soutenir quelqu'un tout en sachant ce qui lui est reproché, non ? Bref, je vois qu'en gros, ce que je viens de dire, c'est que la France Insoumise a traité en cinq jours, en son sein, la question d'une investiture de quelqu'un qui avait des accusations. Parce que la presse l'a révélée. Par contre, en revanche, mais non. Si, parce que si la presse ne l'avait pas révélée, on ne le saurait pas aujourd'hui. Dans tous les cas, le cas aurait été traité, comprenez-le. Sans qu'on sache pourquoi. Quand Taha Bouhaf se retire, il ne dit pas ce qui lui est reproché. Il dit « j'en ai assez de la calogne ». Donc là encore, traduisons Marc Fovelle.

Donc vous, quand une femme vient témoigner et qu'elle vous dit « Marc Fovelle, s'il vous plaît, je souhaiterais pouvoir vous apporter un témoignage, mais s'il vous plaît, je connais votre métier de journaliste, mais je vous demande de ne pas la rendre public », vous vous dites « écoutez, peu importe sa parole, on s'en fiche, on est en public ». Donc écoutez-moi. Mais dans ce cas-là, je ne ferai pas forcément un tweet pour apporter mon soutien à la personne que cette personne accuse de viol. Les choses ont été traitées en cinq jours. Et vous avez des chaînes télé, non loin d'ici, qui n'ont pas su traiter le problème en leur sein en vingt années, d'accord ?

Et au sein des partis politiques, c'est la même chose. Quand vous regardez les investitures chez M. Macron, vous avez des gens qui sont condamnés pour violences conjugales, qu'on investit. On en a parlé hier ici même avec François Bayon. Vous en avez parlé, mais il faudrait que ça prenne un peu plus de place si vous voulez respecter la proportionnalité. Parce que franchement, c'est bon, on a traité le sujet, on en a discuté. Je regrette que par exemple ce matin, dans le chapitrage de nos discussions, on devait parler de la réforme des retraites. On n'en parlera pas parce que vous avez choisi de consacrer peut-être encore sept ou six minutes. On n'avait pas prévu d'en parler.

Non, c'était trois minutes. Donc je vous redis, si vous ne voulez pas de la retraite à 65 ans et que vous voulez de la retraite à 60 ans, les 12 et 19 juin, votez pour les candidats de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale.

25:47
Présentateur

Voilà, ça c'est dit. Merci beaucoup Adrien Quatennens, député Insoumis du Nord et coordinateur de la France Insoumise, était ce matin. Et je le remercie, l'invité de France Info. Si vous aimez le 8.30 France Info, on vous conseille Élisée La Bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr.