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interviewFrançois Ruffin· 12 juillet 2017 5 min

ÉCONOMIE : "NOTRE PRIORITÉ... C'EST LE BONHEUR !" - François Ruffin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Monsieur Ruffin de la France insoumise oui bonjour euh moi je m'intéresse sur quel est le but stratégique puisque c'est stratégique qu'on poursuit il me semble que c'est c'est le bonheur euh et quand on regarde par exemple les statistiques et les tableaux dressés par le le Programme des Nations Unies pour le développement on voit un gros décrochage grosso modo à partir de 15000 dollars de de PIB par habitant entre la croissance et le bonheur c'estàdire un certain nombre d'indices sanitaires et par exemple un pays qui n'a aucune où il y a plus de corrélation c'est les États-Unis qui a un très fort PIB mais en même temps où les indices sanitaires sont relativement catastrophiques donc d'une part dans les les analyses de France stratégie sera on nous parle de gain de productivité du financement des start-ups du financement des finances publiques ça serait bien aussi de nous parler de l'espérance de vie du taux d'incarcération de la mortalité infantile et de de ce genre de choslà euh ensuite je me fond là sur un bouquin qui est un bouquin de Richard Wilkinson un épidémiologiste anglais qui s'appelle pourquoi l'égalité meilleure pour tous et qui montre que justement à partir de de 15000 dollars ce qui permet d'avancer vers davantage de bonheur ce n'est plus de gagner des points de croissance mais c'est le niveau d'égalité entre les citoyens et donc c'est-à-dire il s'agit plus de faire grossir le gâteau mais ce d'autant plus que c'est un gâteau qui est écologiquement et potentiellement de plus en plus pourri mais trouver le moyen de le répartir entre les les citoyens et là on voit vous ça ça pr dans dans dans vos fiche la montée des inégalités à la fois sur le le patrimoine et sur le revenu financier où on nous dit c'est moins pire qu'illeur mais enfin c'est quand même pas terrible d'être moins pire qu'ailleurs et c'est vrai que sans vouloir polémiquer mais le le le l'interview donné par Douard Philippe au Financial Times où il dit qui veut faire des réductions d'impôts pour les riches on voit mal comment ça va aller dans le sens du d'une réduction du niveau oui des riche oui d'une réduction du niveau des des inégalités donc voilà quelle est la stratégie qui serait proposé sur le plan fiscal ou peut-être sur d'autres plans pour aller vers davantage d'égalité je termine en disant que vous avez cité kein au départ monsieur le Président Kin spill que Espérit enfin disait queà la fin du 20e siècle on aurait travaillé moins de 20 he par jour enfin je fais une proposition au à la commission je sais pas comment ça fonctionne les commissions d'enquête les machins comme ça je pense qu'on a un certain nombre à Pomés sur ce terrain là mais le la question des PME revient de manière récurrente à la fois sur les fermetures de PME ou sur le financement ainsi de suite moi je serais qu'on pe qu'on puisse avoir des des des entretiens avec des dirigeants PME peut-être avec des salariés ainsi de suite mais qu'on fasse de cette question peut-être un point important et qu'on puisse en discuter sans tabou et j'arrête là ouais donc vous avez été un peu trop long puis je me suis laissé bercer et donc je me suis aperçu que j'ai pas fait mon job de juge donc je vais essayer de le faire mieux à l'avenir ok messieur sur le bonheur euh sujet qui nous est cher comme à vous tous et toutes euh nous avons beaucoup travaillé à la suite d'un rapport qu'avait fait la députée Eva SAS il y a quelques années sur les nouveaux indicateurs de croissance donc ça c'est quelque chose que vous retrouverez aussi dans nos travaux ça a été repris dans dans un cadre qui lui était propre par le Conseil économique social et environnemental sur ce qu'il appelle chaque année son état de la France puisqueil y a maintenant une lecture à la fois avec les critères classiques de PIB et des critères disons de développement humain qui sont évidemment assez radicalement différents en tout cas très complémentaires et qui embarque une bonne partie de ce que vous indiquez tout à l'heure y compris sur des critères très précis comme comme la prévention on vient de sortir par le haut conseil de de l'avenir de la pour l'avenir de l'assurance maladie qui nous est aussi rattaché vient de sortir justement hier un document sur la prévention la prévention sanitaire que je vous recommande à votre attention si vous vous intéressez aussi à des sujets certes moins économiques mais touchant en tout cas à l'économie de la à l'économie de la santé euh je je conclurai en rappelant les travaux d'un économiste suédois euh très connu qui s'appelle Andersen qui n'écrivait pas de compte mais qui a décrit très bien il y a une dizaine d'années que la meilleure manière d'assurer l'équilibre des régime de retraite dans nos pays occidentaux était euh de construire des crèches et des modes de garde collectifs pour assurer une parfaite égalité professionnelle entre les hommes et les femmes en tout cas dans l'accès à l'activité et qu'à partir du moment où les femmes par exemple pourrai ainsi travailler de manière plus dense si je puis dire qu'elles ne le font ailleurs parce qu'en fait la France en France est déjà largement le cas et bien les régimes de retraite serent équilibrés puisqu'elle- même acquerrait des droits propres et pourrai comme cela bénéficier aussi d'une retraite de meilleur de meilleur niveau donc comme quoi l'investissement social sur les crèches est quelque chose qui se retrouve dans l'ensemble de notre système social bien au-delà des seules questions de la petite de la petite enfance