"La réforme des retraites est suspendue ! Nous irons jusqu’au bout pour l’abroger en 2027" -O.Faure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Olivier. Bonsoir Olivier Fort. Premier secrétaire du Parti socialiste.
Est-ce que c'est une vraie victoire ce soir ? Il n'y aura pas d'entoureloupe. La réforme des retraites sera bien suspendue.
Oui, elle sera effectivement suspendue et moi je suis heureux pour celles et ceux qui vont en bénéficier. J'entends des critiques qui viennent et qui expliquent que ce n'est pas une suspension définitive parce qu'en 2028 si d'aventure le gouvernement actuel devait se prolonger, si l'un des héritiers d'Emmanuel Macron devait l'emporter vraisemblablement, il même encore plus loin puisque quand on écoute droit Philippe, il dit c'est pas 64 ans, 67 ans qu'il faudrait évidemment arriver à acter dans la loi. Mais ça ça dépendra des Français eux-mêmes.
Et ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui nous avons suspendu cette réforme. Vous l'avez dit à l'instance un totem de la Macronique. C'est un totem tout à l'heure j'écoutais Trard qui disait c'était finalement la seule réforme d'importance des deux quinquanats d'Emmanuel Macron.
Ce soir, cette réforme n'est plus. Mais vous avez gagné la bataille ou la guerre ? Vous avez gagné une bataille, un début de bataille ou la guerre ?
Est-ce que vous considérez, comme l'a dit Trard, je vais le citer encore, qu'en réalité ce soir cette réforme est enterrée. Je crois qu'elle a plus que du PL dans l'aile et quand on écoute le premier ministre lui-même, il dit que il va falloir se remettre autour d'une table, essayer de chercher un système pérenne. C'est à contrario reconnaître le fait que cette réforme là n'a jamais été acceptée par les Françaises et les Français et qu'elle ne pourra pas de toute façon reprendre.
Mais un tien vaut mieux que de tout l'ora et pour l'instant nous n'en sommes pas certains et il faudra se battre encore pour éviter de la voir revenir en 2028. Pour cela, il faudra voter à la présidentielle et bien voter. Mais avant même l'échéance de la présidentielle, il faut expliquer là le chemin législatif ces prochaines semaines.
Il est semé d'embûe le texte. Ensuite, il va aller au Sénat. Le Sénat qui penche à droite.
Gérard Larchet a déjà dit il votera contre. Il fera en sorte de remettre en place la réforme borne de 2023. Donc le chemin est encore est encore très long.
Le chemin est encore long. D'abord euh s'agissant des Gérard Lâcher, il pourrait commencer par réformer les retraites du Sénat. Peut-être que ce serait une bonne façon [rires] de commencer à se mettre d'équer avec ce qu'il prétend pour tous les autres.
Ce serait quand même une première chose qui serait assez facile à comprendre. Aujourd'hui, il continue à faire vivre une un régime de retraite très particulier pour les sénateurs qui ne correspond pas du tout au droits commun, contrairement aux députés. Ça c'était pour lui rappeler que il a des choses à faire.
Gérard, il peut avoir nettoyer sa propre maison et après on peut parler. C'est c'est ainsi qu'il le défend. Oui, c'est comme ça qu'il le défend.
Euh c'est aussi comme ça que les députés le défendaient jusqu'au jour où on s'est dit quand même on ne peut pas demander au français des efforts que nous ne prenons pas pour nous-mêmes. Imaginez que autrefois pour les députés, il suffisait d'avoir fait quatre mandats pour avoir une retraite à ta plein. Enfin, ça faisait en 20 ans vous aviez ce que les gens arrivaient à réaliser en 40 ans.
C'était pas possible. Donc ça a été ça a été abrogé pour les pour les députés. Moi je reviens au Sénat.
Le Sénat et c'est normal, c'est légitime, c'est le bicamérisme va pouvoir effectivement détricoter ce que les députés ont fait. Il y aura ensuite une commission mixte paritaire qui réunira députés et sénateurs et enfin un retour à l'Assemblée. L'Assemblée de toute façon aura le dernier mot, c'est la Constitution.
Et donc il n'y a aucun doute sur le fait que l'Assemblée ne se reniera pas sur ce sujet-là et donc nous irons jusqu'au bout. Nous suspendrons la réforme des retraites. Vous êtes le grand victorieux de la journée.
Euh Olivier F. Non, je suis rien du tout. Je suis Non, ceux qui sont victorieux ce soir, ce sont ceux qui vont pouvoir partir plus tôt.
Et parmi les élus politiques, c'est vous qui portiez quand même cette cette suspension. Mais mais je vais être plus perfide derrière tout ça évidemment, sinon c'est pas drôle. C'est pas son [rires] genre.
L'un des arguments qui avancé notamment par les par les insoumis, c'est dire, "Écoutez, c'est la première fois qu'on vote sur cette réforme à l'Assemblée, sur la réforme des retraites et que finalement, s'il ne se passe rien d'ici la la 2027 la présidentielle et d'ici 2028, cette réforme, elle va se remettre en route et ce que vous aurez fait, Olivier Fort, c'est de voter finalement le passage à 64 ans pour les retraites." C'est une blague. Bah non, c'est la c'est la stricte réalité. que si on avait fait comme les insoumis et qu'on avait pas voté la suspension de la réforme des retrait qu'est-ce qui se passait ?
Bah tout simplement continuait la réforme borne et donc expliquer que maintenant la suspension vaut approbation. J'avoue que les bras m'entend. C'est ce que vous disent la CGT les insou peut-être.
Non, enfin moi ce que je vous dis c'est que il y a des gens qui vont il y a 3 millions et demi de personnes qui vont se rendre compte qu'ils vont pouvoir partir plus tôt et ceux je pense qu'ils ne remercieront pas ceux qui ont voté contre. Voilà. Pardon juste alors juste une précision parce que ça comment vous arrivez à ces 3 millions et demi de personnes ?
Bah tout simplement les générations 64 à 68 qui vont chacune pouvoir participer. général, on va on va revoir tout à l'heure dans avec les AADF précisément qui est concerné mais ce chiffre de 3 million et demi, il est très hypothétique. Gaetan Mélin, on est d'accord.
Oui, on est enfin en excluant effectivement euh les générations euh 67 68 même 66, on est plutôt sur euh 600000 personnes. Mais à Oui oui, mais à condition bien sûr que ces personnes déclenchent leur droits à la retraite. Mais oui, mais c'est important.
C'est très important parce que vous avez aujourd'hui des personnes qui peuvent prétendre à une retraite mais qui sont bien dans leur travail, qui n'exercent pas un travail pénible, qui souhaitent que leur pension soient supérieure et qui décident de prolonger leur vie au travail. On peut pas dire qu'on a un métier très pénible, [rires] pardon. Mais effectivement encore une fois, c'est un choix personnel et on peut comprendre aujourd'hui que des gens qui exercent des métiers pénibles souhaitent partir au moment où ils peuvent déclencher leur droit à la retraite, mais il y a d'autres personnes qui font un autre calcul parce qu'ils ont des enfants à charge, ils ont des traites à payer et queils exercent un métier qui n'est pas plus pénible que cela et qui veulent poursuivre leur activité.
Et donc de fait, ça fait des gens en moins dans euh le coût de cette suspension. Tant mieux, j'ai envie de dire. Enfin, s'il y a des gens qui sont heureux au travail et qui veulent continuer, c'est leur liberté et on doit même y compris euh euh les en féliciter ou les remercier.
Je sais pas ce qu'il faut faire. Mais en tout cas, moi ce que je souhaite, c'est que son que toutes celles et ceux qui ont des métiers si pénibles qui n'en peuvent plus puissent partir. Et pour cela ce soir effectivement c'est un une vraie bonne nouvelle.
Maintenant, ça s'arrêtera pas là. Nous allons continuer le débat puisque ce soir, nous avons voté aussi la fin du gel des pensions et euh des prestations sociales. Donc toutes celles et ceux qui craignaient que leur pouvoir d'achat soi amputé, qu' soit désindexé de du coût de la vie l'année prochaine.
Et bien tout cela ce soir peuvent se rassurer. Nous avons aussi voté le dégel de leur pension et nous allons continuer dans la premier ministre s'appelle Olivier Fort comme le disait l'autre soir Jordan Bardella ou pas ? Ben Jordan Bardella euh a peut-être des lunettes euh qui lui font penser cela.
Il y a simplement aujourd'hui un parlement qui est un parlement qui est souverain, qui qui légifère pour la première fois depuis 58 1493 et il s'avère qu'il y a des majorités qui sont hostiles à ce que le gouvernement a proposé initialement. Donc la victoire, elle est bien sûr pour toutes celles et ceux qui se battent contre ces réformes depuis un bout de temps, mais je veux bien les partager avec d'autres. Je suis pas là en train de vous dire que les socialistes seuls réussissent tout, que c'est formidable et cetera.
Je je pense simplement que nous avons là un parlement qui pour une fois fait son boulot. Et ça ça devrait être quand même quelque chose que chacun devrait finir par admettre et que c'est pas mal d'avoir un parlement libre qui prend sa responsabilité. Et maintenant le débat va continuer.
Ce soir nous allons parler aussi de l'hôpital. Est-ce qu'on rajoute un milliard comme le premier ministre si s'est engagé à notre demande ? Est-ce que on fait en sorte que les franchises médicales ne soient pas multiplié par quand même pas mal de choses.
Vous avez obtenu pas mal de choses. Est-ce que c'est un budget de gauche à l'heure qu'il est ? Non, c'est pas un budget de gauche.
Vous avez bien vu et vous l'avez souligné amplement. Nous n'avons pas réussi sur la partie recette à faire en sorte que ce soit les très grandes fortunes qui finalement payent la facture. Et donc il y a un débat qui va se prolonger y compris sur la partie des recettes.
Comment est-ce qu'on fait pour financer tout cela ? Est-ce que ça passe par le déficit ? Et pour l'instant, s'il n'y a pas de recette nouvelle, c'est le déficit qui financera.
Est-ce que c'est une bonne solution ? Non. Si vous voulez mon avis, non.
Oui, mais je partage son avis. Je pense que non. Effectivement.
Donc, on peut être moins brutaux que ce que le gouvernement avait initialement imaginé sur la baisse du déficit. La trajectoire, vous dites ça, Olivier for, vous dites ça. Ce que vous avez voté cet après-midi, c'est 2 milliards en en 2026 202 pardon.
ça coûtera 2 milliards mais c'est même plus que ça parce qu'en fait c'est 3 milliards 6 sur le dégel des pensions et des prestations et bien sûr mais je ne vous dis pas le contraire, je vous dis simplement que il va falloir que nous ayons un débat sur les recettes et ce débat est très important parce que il doit être enfin si on devait simplifier on a eu un débat sur les recettes fiscales maintenant on a un débat sur y compris les économies qu'on doit réaliser. Est-ce que vous trouvez juste et normal que les grandes fortunes refusent d'être fiscalisé davantage et maintenant qu'elle refuse aussi qu'on les aide moins que nous aidions précédemment ? 211 milliards d'aide aux entreprises sous des formes très différentes.
C'est vrai un chiffre contesté he c'est on rappelle c'est un chiffre qui a été établi par les sénateurs. C'est un rapport sénatorial mais qui est très contesté parce que il englobe toutes les aides. Il mélange toutes les aides aux entreprises.
Oui, il mélange toutes les aides. Bon, enfin ça fait quand même 211 milliards à la fin et c'est un rapport qui a été initié à la fois par un LR et par un communiste. C'est vous dire que c'est un un rapport qui a été assez consensuel et donc il y a là effectivement des marges de manœuvre.
Il n'est pas normal de dire aujourd'hui que pour 15 ou 20 milliards qui sont aujourd'hui euh ben un peu suspendus en l'air, on ne puisse pas les trouver à la fois sur les grandes fortunes et sur les entreprises. Je n'y crois pas. Voilà.
Mais vous dites le le débat va se poursuivre. Est-ce que ce soir Olivier Fort vous dites aussi que la suspension de la réforme des retraites votées implique pour le patron des socialistes une suspension de votre menace de censurer le gouvernement ? Mais nous l'avons dit en fait, dès lors que le gouvernement avance, nous avançons avec lui.
Nous sommes prêts à faire le choix du dialogue en responsabilité. Et donc la censure valait au démarrage si il n'y avait pas d'évolution sensible. Qu'est-ce que nous avons gagné depuis le début de ce débat ?
D'abord, il y avait des jours fériers qui devaient être supprimés. Ils étaient sanctuarisés. Ensuite, il devait y avoir une nouvelle réforme de l'assurance chômage et qui privait les chômeurs de toute une série d'indemnités et de droits auxquels ils avaient jusqu'ici accès.
C'est supprimé. Ensuite, on a eu la suspension de la réforme des retraites. On a aussi fait en sorte que sur le qu'il n'y ait pas davantage de CSG pour tout le monde et davantage d'impôt sur le revenu pour tout le monde puisque il y avait là aussi, c'est compliqué mais enfin un gel du barê de l'impôt sur le revenu et de la CSG qui avait pour effet d'augmenter l'imposition des particuliers.
Nous avons fait en sorte que ce soit pas le cas. Mais la question de céit dire la menace de censure est-ce qu'elle est levée ce soir ? Est-ce que c'est le corn qui nous regarde peut respirer ?
Ce que je vous dis c'est que si on va jusqu'au bout de la discussion et qu'il n'y a pas de retour en arrière évidemment que nous aurons entre le choix de faire en fait un budget qui ne sera pas le nôtre mais qui sera un budget où on aura édulcoré le pire et une loi spéciale où les ordonnances où le gouvernement serait seul maître. Je crois que le dilemme il est pas difficile à vous vous saluez ce soir la méthode le corne. Il aura réussi à mettre en place ce budget du compromis.
Mais je salue son esprit de dialogue. Je salue le fait que on est quelqu'un qui est accepté pour la première fois depuis 1 an de dialoguer avec les oppositions. Est-ce que ça fait de lui un homme de gauche ?
Non. Est-ce que ça fait nous des hommes de droite ? Non.
Enfin des hommes et des femmes, pardon. Mais euh la France insou la France insoumise qui vous accuse de faire des magouilles avec le camp Macron. Mais où est-ce que vous avez vu des magouilles ?
Est-ce que vous avez vu à un seul moment quelque chose que nous aurons nous aurions accepté qui serait un renimement de notre part ? Rien. Et donc vous avez des gens qui ont obstinément euh un seul objectif, la dissolution puis la démission du chef de l'État et qui renvoie à cette unique échéance le grand soir.
Moi je ne crois pas au grand soir. C'est ça. Mais c'est toujours c'est toujours les mêmes qui vont payer finalement en contrepartie de cette ça dépend de vous.
Il trard si dans le Figaro vous dites demain matin que les rich non. Soyons [rires] sérieux soyons sérieux soyons sérieux. sérieux le dégel des les dégels des des retraites finalement bah c'est les retraités d'aujourd'hui qui vont qui vont pas participer à l'effort que vous allez demander par ailleurs.
En revanche vous allez vous réclamer la l'augmentation si j'ai bien compris hein de la CSG sur les valeurs mobilières ou immobilières d'ailleurs. Or, il y a plein de gens qui préparent et des gens modestes qui préparent leur retraite parce que justement bah ils ont pas assez capitalisé dans leur vie et qui préparent leur retraite qui avec un petit compte épargne logement ou plutôt assurance vie pardon les choses comme ça. C'est en fait c'est toujours les classes dites moyennes.
Alors c'est très vague hein mais qui vont assurer et bien le renoncement à cette réforme des retraites. Non, mais vous savez que pour quelqu'un qui a un plan épargne logement de 50000 €, il va devoir payer 50 centimes par mois. Je pense que ça doit être à peu près supportable par des gens qui ont pu économiser 50000 €.
Maintenant, si vous me dites que il y a un sujet sur le financement, je vous réponds oui, il y a un sujet sur le financement. Est-ce que c'est possible d'avoir des entreprises ? Prenez LVMH.
Pourquoi LVMH gagne autant chaque année d'exonération de l'État alors même que c'est une entreprise qui est très largement bénéficiaire et que son propriétaire est l'une des cinq plus grandes fortunes du monde. Est-ce que vous trouvez logique que quand on aide Michelin et que Michelin délocalise ensuite son entreprise et bien il ne n'est pas à rembourser les aides qu'il a touché ? Est-ce que vous trouvez logique que ST microélectronique qui touche 587 millions d'euros d'aille que 100000 € d'impôts dans ce pays ?
Est-ce que tout ça alors qu'ils sont à distribuer des dividendes, tout ça défie toute forme de logique. Et donc oui, il y a beaucoup à faire et sans doute n'arriverons-nous pas dans cette échéance mais la raison pour laquelle je suis un homme de gauche et je me battrai y compris dans l'élection présidentielle qui vient pour que la justice fiscale soit au rendez-vous, c'est qu'aujourd'hui nous avons un système qui est très inégalitaire et au fond qui ne respecte même pas ce qui devrait être le B àas que chacun devrait verser en fonction enfin contribuer à proporation de ses revenus et de sa fortune. Olivier F, vous avez réussi à faire passer un certain nombre d'amendements dans ce projet de budget, notamment dans la partie dépense.
S'il y avait un vote ce soir, ce qui est peu problème, mais s'il y avait un vote, c'est l'un des suspens de la soirée. Est-ce que les députés iront jusqu'au boutiez le volet dépenses du budget de la sécurité sociale ? Alors, il y a on voterait certainement le volet dépense mais pas le volet enfin pas la globalité du PFS parce que pour l'instant c'est le débat que nous avons sur les recettes.
Donc ça vous arrange ce soir qu'il n'y ait pas de vote ? le dire comme ça à l'image d'autres d'ailleurs et du gouvernement. Bah parce que la la réforme ne serait rejetée de fait si ce soir ce n'était pas voté.
Et donc ça supposerait que donc mais pour les raisons que je vous indique, c'est que sur la partie 2 du PLFSS qui est la prati n'avons pas trouvé là entente et nous n'avons pas réussi à imposer des formules qui permettaient justement d'épargner le plus grand nombre. Et donc moi ce que je souhaite c'est qu'on ne finance pas, je l'ai dit, par le déficit. Pour l'instant ce soir, on va arriver à une copie qui va être une copie très déficitaire.
On va augmenter le déficit de la sécon puisse le diminuer et pour cela, il faut que en deuxième lecture, on puisse voter des recettes qui permettent de faire en sorte que la sécurissions avancer. La rupture est tactée avec la France insoumise. Cette séquence marque clairement une fracture de de la gauche.
Ah ben à minima une incompréhension totale. Enfin comment est-il possible ? Moi, je n'imaginais pas, mais je vous le dis aussi sincèrement que possible, je n'imaginais pas un seul instant que un homme ou une femme de gauche puisse aujourd'hui voter contre un progrès pour les salariés.
Ça me paraissait évident que même euh quand on éétait pas entièrement d'accord et je comprends que on puisse dire ce n'est pas une substention définitive, on pourrait y revenir plus tard et cetera. Très bien, ils auraient pu au moins s'abstenir. Ils ont voté contre.
C'estàdire que ce soir ils ont voté avec LR, ils ont voté avec Horizon, ils ont voté avec une partie des macronistes pour dire non, la suspension, on nen veut pas. Alors que vous voyez bien tous les tous les macronistes qui passent sur votre plateau et qui disent à quel point c'est pour eux une difficulté parce que ils considèrent que c'était un totem absolu de leur quinquena de leur double quinquena et que ce totem est tombé. Et comment vous analysez ce ce jusqu'au bouthisme de de la France insoumise ?
Moi je suis pas psychiatre. [rires] Ça relève de la psychiatrie. Attendez, ça relève de la psychiatrie.
Euh je sais pas, je j'en sais rien. Enfin c'est quand même très compliqué. Enfin euh moi quand je suis même quand c'est quelqu'un enfin quand les insoumis proposent un texte qui me convient, je le vote.
Je ne dis pas c'est les insoumis qui l'ont proposé donc je ne le vote pas. J'ai voté beaucoup d'amendements insoumis et je continuerai à le faire. Ça me paraît une évidence.
Et quand on a des gens qui préfèrent en fait être dans une logique qui est simple, comment est-ce qu'on fait dérailler le train ? Hm hm bah pour moi ça relève enfin ça ça relève de au mieux de la bêtise au pire du cyisme. Ben je sais pas si c'est le chaos.
La preuve c'est qu'ils n'y sont pas parvenus. Mais en tout cas, avoir une approche aussi cynique des choses et se dire au fond, ça m'est égal mais je ne veux pas accorder la moindre victoire à des partenaires d'hier qui sont des concurrents aujourd'hui. Et donc, je préfère dire que je suis contre plutôt que de reconnaître qu'il y a là un progrès pour euh des centaines de milliers de personnes et donc que là effectivement ça me paraît euh euh complètement fou.
Voilà. Merci Olivier Fortou. Merci d'être venu, d'avoir inauguré cette soirée spéciale sur BFM TV.
On vous laisse retourner à l'assemblée.
Olivier Faure