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interviewLCI (sur YouTube)· 16 juillet 2026 18 min

Mer Noire : comment l’Ukraine mène sa bataille navale contre la Russie|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors Chloé, concernant ce ce navire, cette vengeance, expliquez-nous que s'est-il passé ? Alors cette bataille navale a eu lieu hier et voici ce qu'il en reste. L'épave d'un bateau russe près d'un qu d'amarage pratiquement coulé.

Un trou visible sur le côté droit de la coque. Ces images satellites ont été publiées par la marine ukrainienne qui évoque des pertes humaines mais sans davantage de précision. Ce bateau s'appelle Ismoon.

C'est un patrouilleur des gardes de frontières russes. Il a été mis à l'eau en 2014. Il est équipé d'une plateforme pour hélicoptères.

Sa longueur 62 m5, sa vitesse 27 nœuds, c'est-à-dire environ 50 km/h. Il se trouvait en mer Noire regardé au large de Novosisque, un très grand port militaire russe très bien surveillé. Pourquoi Chloé parle-t-on de cette phrase plus que d'autres encore ? parce que c'est le symbole d'une vengeance de l'Ukraine et pour le comprendre, il faut remonter en 2018, 4 ans avant l'invasion du pays par la Russie.

Regardez, l'Ismour a participé à l' raisonnement de trois vaisseaux ukrainiens et surtout à la capture de 24 marins. Cela s'est passé dans le détroit de Kerchée et le territoire russe. Un passage qui relie la mer noire à la mer d'Azov.

À l'époque, Moscou a dénoncé une provocation. Les navires ukrainiens auraient violé les eaux territoriales russes en pénétrant dans cet espace maritime fermé. Cet incident avait provoqué une crise diplomatique majeure entre crise et entre Kiev et Moscou et fortement marqué l'opinion publique ukrainienne.

Les 24 marins ont été jugés et emprisonnés en Russie pendant 10 mois. Ils n'ont été libérés qu'en 2019 lors d'un échange de prisonniers et accueilli regardé par le président Zelenski en personne. Alors pour revenir à cette attaque d'hier Chloé, elle est aussi la preuve de la montée en puissance technologique de la marine ukrainienne.

Enfin pas de la marine mais en tout cas de l'Ukraine. Oui. L'Ukraine attaque désormais des zones maritimes que Moscou croyait protéger et surtout avec des armes nouvelles.

Dans ce cas précis, un drone naval nouvelle génération, le Sargan 3000. C'est un navire kamikaz sans équipage, piloté à distance. Il est fabriqué en Ukraine grâce au transferts de technologies occidentaux, notamment en matière de navigation autonome et de guidage.

La stratégie de Kiev semble donc payante en mer Noire. Investir dans des drones plutôt que dans des gros bateaux, c'est moins cher et ça permet d'infliger des dommages très importants à la flotte russe. Merci beaucoup Chloé Barbeau, merci pour ces indispensables.

La charge symbolique est extrêmement forte. Dominique Moisés, oui, [raclement de gorge] en fait je crois qu'il y a il y a un triple message des Ukrainiens. Le premier consiste à dire la technologie est en train d'équilibrer la démographie.

Le deuxième message consiste à dire où que vous soyez, à n'importe quel moment vous serez vulnérable. Et donc il y a l'espace géographique et si j'ose dire l'espace temp. Et je crois qu'en ce moment le troisème message ça s'inscrit dans une politique consistant à dire aux Russes la dynamique est dans notre camp.

Vous ne pouvez plus gagner cette guerre. Je ne vous dis pas que nous allons remporter la victoire, mais c'est un mot qui ne peut plus s'appliquer à l'espoir de la Russie. Donc, je crois que ça s'inscrit dans cette politique et il y a ça rappelle un tout petit peu d'ailleurs le la politique israélienne vis-à-vis des terroristes palestiniens hier.

Jamais vous ne serez libre. Les terroristes de Munich. Donc ça s'inscrit dans cette vision euh de guerre psychologique.

On accueille Jean Câremè. Je vous entends Jean, vous êtes arrivé. Soyez le bienvenu sur ce plateau.

Je vous en prie, installez-vous tranquillement. Pendant ce temps-là, Luc à Manger, expliquez-moi la la force selon vous effectivement d'une d'une telle frappe. Bah la force, elle est comme vous l'avez dit, elle est très symbolique parce que en fait aujourd'hui les Ukrainiens sont en train de montrer qu'à chaque endroit où les Russes se pensent invulnérables, ils le sont.

Euh il y a un message aux Ukrainiens de la part aujourd'hui de l'armée ukrainienne qui est de dire "On a vécu des hivers terribles, on a vécu des doutes, on a vécu des peurs, on se fait bombarder énormément en ce moment mais regardez ce qu'on est capable de faire. C'est un message très puissant et qui fonctionne parce que les Ukrainiens bien sûr toutes les nuits en ce moment prennent des salves domiciles et de drones sur les grandes villes et notamment sur la capitale sur Kief. Mais en même temps, la démonstration d'inventivité technologique des Ukrainiens est telle que ça remonte le moral. ce ce ces ces images qu'on voit euh là en ce moment, vous imaginez le le comment dire le cap technologique qui a été franchi en 4 ans et demi.

Les premiers les les Ukrainiens, faut le souligner, ont inventé le drone naval, hein. Nous, on en est à des balbussiments de ce genre ce type de de bateau de de bateau Kamikaz sans pilote. Les drones navales, ils avaient réussi déjà des coûts.

Ils ont des coûts au sens des coûts militaires pardon. Ils avaient réussi à chasser la marine russe de de quasiment de de la mer caspienne la la contraindre à être bloqué près de ses ports et maintenant même dans ses ports à des distances très grandes avec des outils d'une très grande technologie, ils arrivent à aller voir un patrouilleur qui en plus a une charge symbolique puisque c'est le patrouilleur qui avait pris des marins ukrainiens en otage. Donc d'un point de vue bien sûr que c'est pas ça qui vous avez raison qui fait remporter une guerre.

En revanche, pour le moral des Ukrainiens que ça regonfle et pour le moral des Russes que ça déprime complètement, ce sont des actions militaires très très importante. La campagne de drone de l'Ukraine s'étend. Donc, on vous a parlé beaucoup euh de la mer d'Azov.

Maintenant, il y a beaucoup la mer noire. 20 pétroliers touchés lors de la première nuit, 20 navires de la flotte de fantôme touchés en mer noire dans la nuit du 15 juillet, 17 pétroliers à huile, deux pétroliers à gaz, un remorqueur. On serait à 116 navires en tout et ce depuis le 6 juillet seulement.

Voilà, grosse accélération mais quand même je me demande si on n pas une petite tendance à s'emballer. C'estàd est-ce qu'il faut un peu enlever aussi nos lunettes d'Européens et se rappeler que on est face à un géant russe et que après tout 116 navires sur une flotte fantôme qui en compte peut-être un millier ou plusieurs milliers que sais-je, c'est à ce point un game changer comme on le on le dit un peu trop souvent. Alors, je pense que c'est un game changer psychologique.

On a beaucoup parlé de l'impact que ça pouvait avoir sur les Russes aussi sur les Ukrainiens. C'est effectivement ça ça donne du beau moque cœur à ce peuple et puis ça les ça les revivifie hein dans dans leur lutte acharnée. Mais aussi les autres cibles psychologiques de cette série d'attaques réussies, ce sont les alliés de l'Ukraine.

Allié de l'Ukraine qui quand même depuis 4 ans et demi répète une petite musique. Bon, on va aider, on va faire ce qu'on peut. attention à minima et puis en sachant très bien qu'à la fin des fins au mieux il y a pas de gagnant au pire de toute façon l'Ukraine perdra une grande partie de son territoire.

Donc cette petite musique là finalement aujourd'hui l'Ukraine nous dit "Attendez si vous voulez cesser de nous aider ou si vous ne renforcez pas encore votre aide et bien finalement vous verrez que vous n'avez pas été dans le camp du gagnant en en ne nous soutenant pas et pas suffisamment et et en laissant la Russie l'emporter." Donc je pense que c'est intéressant aussi pour nous d'entendre en tout cas de de lire un message peut-être implicite et pour les États-Unis également en disant aujourd'hui l'Ukraine est en train si ce n'est de rétablir le rapport de force en sa faveur en tout cas de le rééquilibrer. On a trop longtemps dit et trop longtemps vu aussi la Russie emporter d'un certain nombre de victoires sur le champ de bataille en terme notamment de territoire conquis.

Aujourd'hui, la vapeur s'inverse. De là à faire gagner, non. Mais la victoire n'est pas que sur le terrain.

La victoire, elle sera aussi psychologique parce qu'à la fin des fins, c'est qui sera à la table des négociations et quand. Prile. Non, je ne vous invite pas à prier pour le pétrole russe.

En fait, c'est un un prêtre en Russie qui a suggéré de prier pour que la pénurie de carburant prenne fin. Regardez cette séquence. On va rester sur cette guerre psychologique et c'est pas du tout ça vous fait sourire jean attendez un peu mais allez-y votre réaction pourquoi ce ce sourire voir ce rire non mais c'est très bien qu'il compte sur Dieu pendant que les Ukrainiens comptent sur la technologie moi je trouve ça très bien qui qu'ils en restent là mais alors la guerre psychologique encore une fois faut la prendre très au sérieux je vous signale un article du Wall Street Journal là ces toutes dernières heures qui nous dit que les les Ukrainiens vont ouvrir un réel front de ce côté-là en gros ils estiment qu'ils sont en retard par rapport à la Russie qui est numéro 1 en terme de guerre informationnelle et d'opinion.

Mais le ministre de la défense a même déclaré avoir créé un centre de guerre cognitive au sein de son ministère. Il cherche des financements pour lancer des opérations, les intensifier. Même ce champ de la guerre psychologique, on parle souvent de la guerre de communication, le champ de la guerre psychologique, c'est l'enjeu majeur que l'Ukraine est peut-être en train déjà de rattraper.

Oui, mais dire on voit bien l'importance de la guerre psychologique. On l'a vu pour le la guerre à Gaza par exemple où le Hamas a clairement emporté la guerre psychologique dans le monde entier. Ils avaient déjà investi les universités, le monde culturel et ils ont pu faire partager leur narratifs à l'ensemble de la planète.

Et les Israéliens étaient complètement en retard et son reste encore en retard aujourd'hui. Ils n'arrivent pas à contrer le récit du génocide lent. Euh rappelez-vous la famille l'année dernière, ils ont beau eu beau dire qu'il y avait pas de famine.

Encore aujourd'hui, on a on a la preuve même l'ONU le dit qu'aujourd'hui c'est le Hamas qui fait main basse sur une partie des approvisionnements euh livrés par l'aide internationale. Ça passe complètement à l'AS. Il vous cherchez dans les journaux, vous verrez vous verrez quasiment aucun article.

Pourquoi ? Parce que le gouvernement israélien a totalement abandonné ce champ-là au Hamas. Et là, je crois qu'il le ministre de la défense ukrainien l'a parfaitement compris.

Alors, ce personnage est quelqu'un de de tout à fait euh euh intéressant. C'est un c'est un jeune homme qui est, je crois qu'il a 34 ans, je crois, quelque chose comme ça. Et il gère l'armée ukrainienne comme une start-up.

Alors, je dis pas, il y a beaucoup de résistance et c'est depuis qu'il est là d'ailleurs qu' a ses attaques de drone massif que il a changé complètement la conception de la guerre. Alors, évidemment, les vieux généraux formés à l'école de l'URSS et de la Russie ont beaucoup de mal à accepter ces changements. Mais il a il a tout compris là.

C'est ce qu'on est en train de voir avec les drones, avec cette guerre informationnelle. Je crois qu'il est en train peut-être pas de remporter la guerre. Faut pas s'emporter parce que rappelez-vous l'année dernière sur les plateaux de télévision, on avait des grands experts qui nous expliquaient que l'Ukraine avait perdu la guerre et qu'il fallait négocier que l'Ukraine devait déjà dor et déjà abandonner 20 % de son territoire, on passait à autre chose.

Donc là, faut pas s'emporter dans l'autre sens. En tout cas, c'est une bonne nouvelle. Dernière chose que je voudrais signaler simplement, c'est que aujourd'hui, ça montre bien où en est l'Ukraine.

Euh l'Union européenne et l'Ukraine viennent de signer un un un accord de de partnership, enfin de donc un accordenat [raclement de gorge] partenariat, c'est à force de vivre à Bruxelles. Vous êtes tellement fluente que vraiment vous en [rires] oubliez votre français. Voilà.

De fabrication en commun de drones avec doté de 1 milliard d'euros, c'est une somme extrêmement importante. Donc ça veut dire que nous on se raccroche aux Ukrainiens pour essayer de rattraper notre retard. C'est dire où en sont les Ukrainiens aujourd'hui.

Je voudrais vous montrer une autre image. Je sais qu'il en tombe un peu tous les jours de ces scènes de station service, mais quand vous voyez les Russes maintenant qui prennent des jumelles pour regarder où se situe regarder cet homme, l'extrémité de la file d'attente. Certains dorment sur place quand même, on le rappelle.

Ça peut nous prêter à soyen, mais en réalité ce qui se joue est extrêmement sérieux. Quand le ministre ukrainien Dominique Moisi dit "Il ne reste plus qu'à rattraper notre retard dans la guerre de l'information domaine où la Russie est numéro 1 mondial. Ils sont en train, ils sont rattrapables les Russes parce que nous on a ces petites séquences, on les joue bien sûr, mais est-ce que c'est une goutte d'eau dans cet océan là ?

Non non non, je je crois qu' ils sont rattrapables. C'est ça qui qui me paraît l'essentiel. Et les Ukrainiens comprennent mieux les Russes que les Russes ne comprennent aujourd'hui les Ukrainiens.

Car les Russes n'ont pas évolué. les Ukrainiens se sont profondément transformés et ils ont du mal à percevoir un peuple qui en réalité est passé à l'ouest de manière décisive et et donc c'est ça ne ça ne marche pas dans le dans dans l'esprit russe avec un pouvoir qui est sclérosé. Alors je vais vous donner la parole, je vais juste alimenter notre discussion.

On a repéré ce papier euh c'est-à-dire dans le Parisien qui nous dit que par crainte d'une nouvelle mobilisation, les Russes achètent de plus en plus de logements à l'étranger. La demande de biens immobilier hors Russie a largement progressé. Ça prend de l'ampleur parce qu'il y a cette rumeur persistante donc de mobilisation peut-être après septembre puisqu'il y a des des élections donc après il les laisserait passer et puis mobilisation.

Panique chez les élites, panique chez les riches, ça se concrétise parce que là, c'est pas l'agriculteur ou l'homme dans la file d'attente qui va acheter des biens à l'étranger. Mais dans les élites, on commence à à se remuer un peu. Bah, il y avait déjà une première vague qui s'était beaucoup qui avait beaucoup fui le pays, hein.

Au tout début de la de l'invasion de l'Ukraine, il y avait des des milliers de Russes qui avaient les moyens, des milliers de Russes riches qui ont quitté la Russie soit par la Geéorgie, soit par la Turquie, s'installant dans les pays du Golf. pour certains qu'il le pouvaient parce qu'ils avaient des doubles nationalités en Europe et notamment en Grande-Bretagne. Mais là effectivement, c'est une seconde vague qui a l'air de commencer qui est une vague de ceux qui étaient restés peut-être aussi par comment dire par foi et et fidélité au régime et en se disant que de toute façon cette guerre en Ukraine allait être gagnée rapidement et qui voit bien que ce n'est pas le cas.

Je reviens un instant sur ce que vous disiez tout à l'heure sur la guerre cognitive et informationnelle. Euh les Russes ont 20 ans d'avance sur le monde occidental là-dessus, c'est qu'ils ont investi de telles sommes. Euh on estime, pour vous donner un chiffre, on estime que l'unité de l'armée euh qui n'est plus une unité mais un régiment qui fait de la guerre informationnelle contre l'Ouest, c'est 10000 personnes euh en France où on a commencé à le faire de manière extrêmement sérieuse.

Il y a un commandement cyberne, on est à quelques centaines de personnes parce que c'est tout ça prend énormément de temps et d'argent. Les Russes sont consacré énormément d'argent et les Ukrainiens, faut les prendre très au sérieux quand ils disent ça, c'est qu'en fait ils font étape par étape. C'est ce qu'on disait sur les drones tout à l'heure.

Bon là, on commence à maîtriser un peu les drones de manière très efficace et il passe à l'étape supérieure parce qu'effectivement les images que vous venez de montrer de ces gens qui regardent à la jumelle où est le bout de la file mais elles font rigoler toute Ukraine. Alors ça a une vertu, c'est que ça remonte le moral des Ukrainiens. Mais vu à l'étranger, ce qu'on est en train de faire là, de commenter ces images russes, c'est du pain béni pour les services de renseignement ukrainien qui se disent "ça est aussi comme ça qu'on va y arriver." Donc ils ont un retard à rattraper mais ils vont mettre les moyens, ils vont mettre le paquet pour le faire et on va voir de plus en plus d'images comme ça.

En tout cas là encore, je vous donne la parole mais regardez, on a repéré cette ce son, cette séquence de Vladimir Poutine qui prend la parole. Mais nous, on a trouvé ça assez rare pour être souligné. Il est pas assis derrière un bureau ou un local.

Non, il est debout sur scène avec un micro. On a l'impression d' Poutine en mode meeting politique. On va se demander justement ce qui pousse juste un Poutine à revenir sur scène pour essayer de convaincre les foules.

Regardez всяпская называемая агрессивная часть так называемого коллективного Запада с нами, а мы развиваем свою экономику, укрепляем свои финансы, совершенствуем вооружнные силы. новых результатов в сфере обороно-промышленного комплекса и вперёд. Ребята наши бойцы идут вперд.

Voilà ce ton engageant pour convaincre peut-être pour se convaincre lui-même, je ne sais pas mais pour dire que que tout va bien ou que tout va bien va bien se passer. [raclement de gorge] Ce qui est fascinant c'est que Poutine ne se serait pas donné la peine de faire cela il y a seulement quelques mois. S'il est en campagne, c'est qu'il a le sentiment que l'opinion publique commence lentement à se détacher de lui et de cette guerre bien inutile qu'il a lancé.

Vous mentionniez tout à l'heure les Russes riches qui achètent des biens immobiliers à l'étranger. C'est un sujet qu'on va aborder dans quelques temps. Mais les riches Chinois achètent des biens immobiliers au Japon.

C'est-à-dire que c'est un fait nouveau qui frappe énormément les Japonais comme s'il comme s'ils étaient eux-mêmes incertains du futur politique de leur pays. Il semblerait que ça soit ça soit la même chose en France où de riches Américains achètent énormément de propriétés actuellement dans le 16e arrondissement. Ce qui est amusant.

Tout le monde fiche le camp. Oui, c'est le même sujet. [rires] Ce qui est intéressant avec ce cet extrait du discours de de Vladimir Poutine, c'est que ça montre que la stratégie ukrainienne, elle fonctionne.

Elle fonctionne pourquoi ? Parce qu'elle pousse le président russe à justifier non seulement la guerre, il ne parle plus d'opération spéciale, il est bien contraint aujourd'hui de parler de guerre, mais aussi à justifier la puissance russe et à faire quelque chose que font tous les régimes qui sont un peu au pied du mur. C'est-à-dire en faire des tonnes sur l'ennemi commun qui nous veut du mal, qui nous encercle.

C'est le narratif depuis le début hein de de Vladimir Poutine pour justifier aussi cette guerre. l'Occident qui nous en veut, l'Occident qui nous cornerise, qui nous empêche de nous déployer. Et nous et bien nous sommes un peu David contre Goliath et nous allons leur montrer de de quel bois on chauffe.

Mais là, la vapeur s'inverse pour la Russie. Et donc Vladimir Poutine doit justifier auprès de son peuple, ça on peut dire qu'il a encore un peu de temps avant que étant donné le la dureté du régime avant que le peuple se révolte mais auprès de ses élites. Et ces élites il en a besoin.

Il en a pas uniquement besoin parce qu'elles viennent à ses meetings. Il en a besoin parce que le tissu économique et industriel de la Russie est étroitement lié au pouvoir et que si il y a un des jalons qui saute et bien finalement c'est toute l'architecture politique qui peut s'effondrer assez vite. Pour lui, c'est vital aujourd'hui.