Après la trêve de Noël, va-t-on vers une reprise des mouvements agricoles ? «E.Macron n'a aucune
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'aimerais messieurs dames vous faire réagir sur ce thème d'actualité parce que l'actualité est évidemment chargée en ce samedi 3 février. Nous évoquions la Suisse et j'aimerais que nous retournions en France. Y aura-t-il la reprise de janvier après la trêve de Noël ?
Je parle des agriculteurs. En tout cas, une manifestation, une première a eu lieu à Toulouse. Alors, il y en a dans toute l'occitanie.
Il y en a aussi en Vendé ce matin, mais c'est surtout quand même en Occitanie qui pour rappel est l'épicentre de la mobilisation, était l'épicentre de cette mobilisation il y a 2 ans. L'objectif de cette mobilisation aujourd'hui dans la ville rose, c'est de dire non au mercur et de s'opposer aux abattages massifs dans l'échet tel touché par la dermatose. Et justement, je ne sais pas si on peut voir Valérie en en coulisse et à la programmation Maxime Rau qui se trouve sur une mobilisation en ce moment à Toulouse, coordination rurale de Haute Garon et on va la voir dans un instant Maxime Rome et juste avant j'aimerais vous qui êtes autour de la table à Ma Brelet, Line Rouet, Michel Fayade, vous interpeller sur bien cette éventuelle reprise de ce mouvement agricole parce que à l'appel des syndicats, il y avait eu cette fameuse trêve de Noël qui plutôt été suivi, même si les ultras de la 64 près de Toulouse avaient maintenu le blocage pendant les fêtes de fin d'année, notamment pendant Noël.
On se souvient qu'il y avait eu une messe avec un prêtre au bord de l'autoroute, c'était assez original comme tableau. Une reprise est-elle possible après cette trêve de Noël ou bien ça va mettre du temps à relancer la machine messieurs dames à Morel. possible et même fort probable puisque la crise agricole malheureusement vient de loin.
Les agriculteurs ont à subir depuis des années pour ne pas dire des décennies euh les impôts, les réglementations en tout genre, l'idéologie de la décroissance véhiculée notamment par les écologistes au niveau de l'Union européenne, des traités commerciaux aussi totalement déséquilibrés et dangereux pour nos agriculteurs. Je rappelle que le nombre d'agriculteurs a diminué de moitié depuis depuis 25 ans, que le taux de pauvreté frôle des 20 % et que le taux de mortalité par suicide est de 30 % supérieur à ceux des autres catégories sociopessionnelles. Et effectivement, vous faites bien de le rappeler.
Alors, c'est vrai que l'exécutif a tenté de calmer le jeu en promettant de nouvelles annonces. Est-ce que ça vous rassure ça autour de la table concernant une éventuelle décrue de la révolte et de la colère ? Ou bien à votre avis, ça ne calmera pas la grogne ?
Michel Fay, d'Élène Rouet. Attendons de voir. Effectivement, les premières annonces de Dani Jeunev devraient arriver dimanche.
Ensuite, on sait que Sébastien Lecornu veut également recevoir les les syndicats à Matignon cette semaine. Mais comme à Ma Brelet, la colère vient de tellement loin et si seulement il n'y avait qu'un seul problème à régler parce que vous avez parlé de de l'inflation normative qui tue les agriculteurs, ça fait 30 ans qu'ils le disent, personne ne les écoute. En 2024, effectivement, la colère agricole se manifestait déjà et pardon, mais personne ne les a écouté non plus.
Ensuite euh il y a évidemment il faut avoir absolument une date en tête, c'est celle du mercour. Le 12 janvier, la Commission européenne veut le signer au Paraguay. Donc ça, le 12 janvier, c'est pas dans 3 semaines, hein, c'est dans 10 jours.
Ça va arriver très très vite. C'est demain. Et donc là, va se poser la question, est-ce qu'Emmanuel Macron a de la marge de manœuvre là-dessus ?
Je préfère vous répondre non. Non, non. Michel Fayade, non.
Emmanuel Macron n'a aucune marge de manœuvre sur le Mercosur, il n'a pas la main. La balle n'est pas dans notre camp. C'est c'est vrai mais c'est quand même malheureux.
Il va falloir quand même se battre parce que la France est en train de perdre à la fois sa souveraineté régalienne avec son état qui est plus capable de maintenir l'ordre et la sécurité sur l'ensemble du territoire français. Elle est en train de perdre sa souveraineté alimentaire en en détruisant son agriculture qui a encore pas si longtemps était la 2e agriculture mondiale et aujourd'hui 5e et pour la première année importatrice plus qu'exportatrice. C'est c'est vraiment choquant.
Et puis même on est en train de perdre aussi notre industrie. Donc en fait tout ce qui fait notre souveraineté et notre puissance et notre puissance. Et ça je veux même pas parler de l'aspect diplomatique et militaire quand on voit les les Allemands nous demander peut-être une rotation notre puissance nucléaire une rotation notre siège au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Enfin, ça veut dire qu'en fait toute notre souveraineté, toute notre puissance, toute notre force est en train de s'effriter et on est en train de regarder et ça fait et en fait c'est ça le résultat des des deux années des deux mandats d'Emmanuel Macron et avant, faut pas l'oublier, le mandat de François Hollande. Voilà, vous faites bien de le préciser Michel Fayad. Alors, est-on en mesure d'accueillir Maxime Rau de la coordination rurale en direct de Toulouse sur notre antenne ?
Bonjour Maxime Rau. Bonjour. Voilà.
Alors, je précise qu'on a mis un petit peu de temps à vous avoir parce qu'il y a visiblement beaucoup de monde à Toulouse ce matin pour cette mobilisation agricole de reprise. Hein, c'est vrai qu'on a pu voir sur les différents sites d'information et notamment sur europein.fr ou sur le site de ces news qu'il y avait des tracteurs à l'entrée de la ville.
C'est quoi l'objectif aujourd'hui pour vous Maxime R de la coordination rurale, c'est de relancer la machine après la trêve de Noël ? Et c'est-à-dire que oui, du moins, on avait déjà relancé après la trêve de Noël, mais c'est surtout pour euh pour que les gens nous soutiennent à l'heure d'aujourd'hui les civilis nous soutiennent et et c'est pour leur montrer d'une leur notre reconnaissance et de deux pour que les gens voient, on se promènent avec des croix parce que à l'heure d'aujourd'hui à Haut Garon, on a abattu dans les 106 vaches et le problème c'est que on a commencé à vacciner mais le gros problème qu'on a c'est que ben il y a des cas qui risquent de sortir et on va ça va recommencer les abattages et d'ailleurs Alors, je précise qu'un troupeau de 113 vaches a été abattu ou est en cours d'abattage en Ariège. L'Ariège, c'est tout près de la Haute Garonne là où vous vous trouvez maximum.
Oui. Oui, c'est ça. Et très vache de de d'abattu.
Oui. Ouais. Vous êtes alors vous le disiez un peu, vous êtes toujours opposé à l'abattage massif.
Il n'y a pas eu de rétroédalage à la coordination rurale. C'est pas le genre de la maison de toute façon. Non, non, non, non, non.
On est déterminé là-dessus. Nous, ce qu'on demande, voilà. qu'on arrête ses abattages totaux et qu'on puisse essayer déjà de mettre une exploitation sous cloche.
On a une école vétérinaire quand même à Toulouse. Essayer de voir si on peut se peut se soigner et si bon si jamais pour le moment tu les les les vaches malades juste h voilà ce qu'on demande. Alors bon euh l'exécutif promet une rencontre he je crois que et c'est sûr d'ailleurs Sébastien Lecornu accueillera plusieurs syndicats.
Ce sera lundi à Matignon, demain Annie Jeunev promet des annonces. Est-ce que selon vous vous avez de l'espoir ou selon vous bon bah il y a rien à espérer de tout ça et on en sera toujours au même point la semaine prochaine ? On va dire que j'espère mais bon, je suis sceptique sur madame Jeunevar, vu ce qu'elle a réussi à nous faire quand elle est venue en Haut Garon ou euh à la préfecture de faire un communiqué de presse avant de nous voir.
Bon déjà ça veut dire voir l'estime qu'elle peut avoir pour les agriculteurs à l'heure d'aujourd'hui. Bon alors quand même Maxime R, je suis obligé de me faire l'avocat du diable et les auditeurs de repas ne m'en voudront pas. Je précise que dans quelques minutes, nous accueillerons un auditeur, Jean-François qui est agriculteur, mais les accords du Mercosur qui seront très vite d'actualité.
Ce sera le 12 janvier. L'objectif c'est évidemment de votre côté de lutter contre ça, mais vos détracteurs disent que les accords du Mercur n'auront que peu d'effet car la quantité de viande étrangère remportée sera minime. Vous répondez quoi à ces gens-là ?
Et vous les avez, j'imagine déjà entendu. Maxime R. Mais qu'est-ce que qu'est-ce que vous voulez qu'on leur réponde à ces gens-là ?
Ils sont complètement suché. Ils sont plus avec nous ces gens-là. Ils s'en fichent à l'heure d'aujourd'hui de de de la production qu'on peut faire qui est très très propre en France.
On est en train de se perdre tout ça. On était autonome à l'heure d'aujourd'hui ben on va se retrouver à être obligé de prendre de la viande de l'extérieur. Et c'est ça qui est pas normal.
C'est ça qui est pas normal. Bon, merci infiniment Maxime R d'avoir été parmi nous ce matin en direct de Toulouse. Combien de personnes a priori là vous vous trouvez Maxime R pour qu'on puisse 300 personnes. 300 personnes effectivement.
Alors c'est si je peux me permettre un peu moins que ce que vous aviez il y a quelques semaines avant Noël hein. Oh je pense je sais pas je sais pas je me rends pas je me rends pas compte je sais pas. Bon merci infiniment Maxime R d'avoir été parmi nous.
Je rappelle que vous appartenez au syndicat qu'on ne présente plus la coordination rurale.
Emmanuel Macron