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interviewJordan Bardella· 5 décembre 2024 20 min

Jordan Bardella sur France 2 : « Le seul responsable de cette situation, c'est Emmanuel Macron »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir Jordan Bardella bonsoir merci d'avoir accepté cette invitation vot invitation vous avez suivi avec attention l'intervention du président de la République il vous a renvoyé dans le camp des irresponsables des cyniques des organisateurs du chaos je pense qu'un président de la République ne devrait pas dire cela et quand on est le garant de la Constitution française quand on est le garant de bon fonctionnement de la démocratie et de la cohésion nationale on ne peut pas passer son temps à jurier les millions de Français qui sont en désaccord avec la politique qu'on mène depuis 7 ans lorsqu'on renvoie systématiquement le rassemblement national et en l'occurrence la gauche un front anti républicain d'abord c'est faire fi de la réalité de la nouvelle donne politique puisque aujourd'hui 2 tiers du Parlement c'est pas moi qui l'ai voulu ce sont les Français et composés à la fois de députés du rassemblement national et de gens qui ont été élus sous les couleurs de la nuupes et parallèlement à cela à partir du moment où on conteste le budget cidé par un gouvernement qu'une motion de censure est votée c'est pas antirépublicain c'est précisément prévu par la Constitution donc il considère que vous faites ça uniquement non pas en pensant aux Français à leur quotidien mais en pensant à la présidentielle c'est ce que dit le chef de l'État mais moi je vais le je vais quand même le remercier parce qu'il nous fait un aveu dans son dans son allocution il n'a pas dit grand-chose d'abord il démontre totalement la rhtorique des peurs qui est agité depuis 3 qu jours par l'ensemble des personnalité politique de son camp il dit que l'État va continuer à tourner évidemment et que on va très vite à partir du moment on aura un nouveau gouvernement se remettre autour de la table pour poursuivre les discussions budgétaires c'est précisément l'état d'esprit dans lequel je suis et dans lequel nous sommes avec Marine Le Pen et le rassemblement national mais il dit on ne réglera pas les problèmes du pays avec plus d'impôts et plus de normes j'y vois donc là une critique très acerbe du budget qui a été proposé par Michel Barnier h il parle effectivement de front antirépublicain et il revient sur cette alliance que certains considèrent comme contre natureure entre le rassemblement nationale et la France insoumise considérant que vous avez voté une motion de censure qui insulte vos électeurs madame l'alliance qui est indigne et qui nous a plongé dans une situation d'incertitude politique à minima d'ici à de prochaines élections législatives l'an prochain c'est l'alliance contreat qui a été faite entre les macronistes et le nouveau front populaire lors des élections législatives permettez-moi de vous rappeler que pour nous empêcher d'avoir 289 sièges à l'Assemblée nationale nous avions réalisé 34 % des voix au premier tour je conduisais la campagne des élections législatives Emmanuel Macron a retiré ses candidats le nouveau front populaire de Jean-Luc Mélenchon a retiré ses candidat pour présenter des candidats uniques au second tour pour nous empêcher d'obtenir une majorité donc ce qui est indigne ce qui est contrenure et ce qui a provoqué l'incertitude politique que nous connaissons depuis le mois de juin depuis le mois de juillet date des élections législatives c'est précisément ces alliances contre nature qui ont eu lieument vous le expliquez à vos électeurs Jord Bardella qu'est-ce que vous leur dites à vos électeurs qui vous voit au fond faire cause commune avec la France insoumise madame on fait pas cause commune c'est soit être de mauvaise foi soit méconnaître le fonctionnement des institutions quand on vote une motion de censure euh dans l'histoire de la vie politique française il y a des motions de censure qui ont été voté par des partis politiques très différents moi je me souviens que en 2018 lorsqu'il y a une motion de censure qui est déposée par un groupe à l'Assemblée nationale contre le gouvernement d'Édouard Philippe suite à l'affaire benala vous avez des insoumis et des députés des républicains qui votent cette censure ça veut pas dire qu'ils sont d'accord sur le fond ça veut pas dire qu'ils partagent la même vision de la société ça veut en tout cas dire qu'il partage la même défiance à l'égard du gouvernement mais qui celle de millions de français puisque dans toutes les études d'opinion qui ont été faites il y a 3/4 de nos électeurs 3/4 des électeurs du rassemblementale qui plébiscitait et sollicitait cette défiance je veux dire en 1990 quand on a une défiance qui est proposée qui est mise au voie à l'Assemblée nationale face au gouvernement rard cette ce texte est voté par des communistes et vé par des gens de la droite la motion de censure qui a fait tomber Pompidou en 62 elle est votée par des gens du centre elle est ventée par des gens de la gauche donc il y a pas d'alliance madame mais on a le droit d'exprimer une défiance à l'égard du gouvernement de trouver que ce budget est mauvais et de vouloir maintenant très vite recevoirueillir un nouveau gouvernement alors on parler nououver vous êtes parfois difficile à suivre vous avez déclaré lors de l'arrivée de Michel Barnier que vous ne vouliez pas de désordre institutionnel que vous n'engagez pas de censur sans réflexion que vous étiez une opposition responsable on nous disait c'est ça le nouveau rassemblement national on vous retrouve du côté du désordre institutionnel madame pardon hein euh c'est pas Emmanuel Macron que vous avez en face je ne suis pas au pouvoir depuis 7 ans ce n'est pas le rassemblement national pardon qui est responsable d'un État qui a les records de déficit public les records du déficit commercial les records de dettes et et dont les décisions politiques celle de la dissolution organisée en 3 semaines et les accords de second tour qui ont privé le pays d'une majorité ont fait monter notamment les taux d'intérêt cet été donc nous nous sommes arrivés au mois de septembre en indiquant et contrairement à la gauche que nous ne souhtions pas une censure a priori de Michel Barnier on a dit on veut être constructif on veut faire avancer le pays et on veut être capable de défendre ce qui nous apparaissait être les aspirations naturelles de nos électeurs la protection de leur pouvoir d'achat la défense de nos entreprises de nos TPE PME et la remise en ordre des comptes de l'État face à à des gaspillages d'argent public qui font qu'aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui payent toujours plus d'impôts dans notre pays et qui se demandent où passe notre argent soit dit en passant je pense que si les Français qui nous regardent ce soir savaient où allait une partie de leurs impôts il y aurait une révolution de matin mais vous considérez que cette censure ajoute de la stabilité institutionnel vous considérez pas que cette censure crée du désordre et est-ce que vous avez à cœur ce soir de vous en expliquer face aux Français qui sont 8 Français sur 10 sont 8/ 10 à considérer que c'est une situation qui est inquiétante est-ce que vous avez parce que vous les inquiétez par ce type de de de de propos et je vous vise pas personnellement mais j'entends moi depuis 3 jours que si le gouvernement tombait ça serait la guerre civile on a un gouvernement dont pas grand monde n'est capable de citer les noms de plus trois ministres qui s'en va ce soir un autre va arriver très vite on va se remettre autour de la table je pense que la censure si vous voulez c'est pas la route vers le désordre c'est une nouvelle étape de la vie démocratique donc on va se mettre autour de la table et reprendre la discussion budgétaire mais pourquoi on est là sans conséquence ça n'est pas sans conséquence par exemple pour les agricul qui vous regardent peut-être ce soir qui sont dans une situation délicate on le sait ils sont en mobilisation depuis des mois 400 millions d'euros qui étaient prévu dans ce ce budget qu'ils ne trouveront pas un exemple très concret qu'est-ce que vous leur dites à eux cette censure leur coûte ça n'est pas vrai madame je leur dis que et ils le savent bien parce que nos agriculteurs sont dans les rues du pays depuis maintenant plusieurs semaines ils se sont mobilisés en début d'année 2024 parce qu'ils n'arrivent plus à vivre de leur travail parce qu'ils sont mis en concurrence avec des produits qui viennent du bout du monde et qui ne respectent aucune des normes qu'on leur impose et parce qu'ils ne supportent plus l'ivresse normative dans laquelle sont plongés à la fois l'état français et le Parlement européen qui produit de la norme de la norme de la norme et qui fait qu'aujourd'hui on a beaucoup de nos agriculteurs qui passent davantage de temps à faire de la paprasse plutô d'aller sur le terrain donc ça n'a rien à voir non pardon ça n'a rien à voir pardon ça n'a rien à voir avec Michel Barnier en l'occurrence ou les décisions qu' aurait pu prendre et qui n'ont pas été prises dans ce budget il y avait notamment une prévision de 13 % de baisse des crédits à l'agriculture et notamment des crédits à l'innovation sur les politiques agricoles moi je dis une chose très simple nous avons protégé le pays d'un budget récessif et moi je rencontre beaucoup de chefs d'entreprise qui n'auraiit pas compris bah qui étai les chefs d'entreprisees sont extrêmement inquiets des augmentations de 40 milliards d'euros d'impôts dont 20 milliards sur les entreprises qui étaient prévu par ce budget ils sont extrêmement inquiets de l'augmentation des taxes sur l'électricité ils sont extrêmement inquiet madame de l'augmentation du coût du travail prévu par ce budget que nous avions censuré je pense que ce budget était un h ex vous le parlez vous leur parlez F d'avoir censuré un budget qui est un budget de punition pour les classes populaires et qui est un budget de récession pour nos entreprises qui aurait eu des conséquences très lourdes madame sur l'activité économique et sur la croiss au chef d'entreprise vous en avez pas croisé un seul qui vous a dit non pas la censure n'ajoutez pas du désordre à la à la à l'absence de croissance économique vous navez pas croisé un chef d'entreprise cheentreprise qu'est-ce qu'ils disent les chef entreprise ils disent que le coût du travail il est trop élevé et Michel Barnier vient leur dire avec ce budget nous allons augmenter le coût du travail alors que nous avons déjà l'un des coûts du travail les plus élevés de l'OCDE les chefs d'entreprise ils ne veulent pas 20 milliards d'euros de fiscalité supplémentaire dont des taxes sur le made in France qui va favoriser la concurrence déloyal les chefs d'entreprise madame ils ne veulent pas le rabot sur les aides à l'apprentissage donc en réalité parce que je soutiens la croissance parce que je veux refaire de la France un pays de producteur de production que je veux être en soutien de l'activité économique et bien nous avons protégé le pays d'un budget qui visait spécifiquement le pouvoir d'achat de nos compatriotes et les entreprises françaises donc c'est un choix précisément de responsabilité que nous avons fait et il y a beaucoup d'organisations économique qui pardon étit quand même extrêmement timide pour venir défendre ce budget vous dites jeu Jordan Bardella vous êtes candidat à matigon la dernière fois sé V pend les légis ça s pas passé comme prévu je comp continue le combat je dire et et et je vais vous dire quand je vois la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui je me dis que c'est peut-être la première fois cont tenu du fait que nous avons aujourd'hui 143 parlementaires avec nos alliés d'Éric CTI à l'Assemblée nationale que le votre assemblement national c'est traduit concrètement non plus seulement de manière utile pour nos idées mais de manière efficace dans les actes et moi je ne peux pas retourner demain matin devant nos électeurs et leur dire que j'ai laissé passer un budget qui prévoyait de dérembourser des médicaments qui prévoya d'alourdir le malus sur l'automobile ça vous l'aviez obtenu he le dérement des médic malus sur l'automobilisme mais il y a un problème d'équilibre général dans ce budget madame et en l'occurrence un budget qui n'est bon ni pour la France du travail ni pour les entreprises n'est pas un bon budget et quand le président de la République lui-même dit en creux que la solution dans le pays ne passera pas par plus d'impôts et bien je pense que Michel Barnier a dû avoir les oreilles quiici enfin je veux dire rendez-vous compte qu'il y a personne en France pour venir dire du bien de ce budget c'est peut-être que ce budget il n'est pas si parfait et que entre les les les propos qu'on a sur les plateaux de télé et la réalité économique du pays et bien il y a un décalage quand vous voyez la Une de Z économist magazine britannique on va la voir dans un instant vous dites que c'est une censure qui affaiblit aussi l'image de la France quand vous attendez que Ursula van derlen est à Moné vidéo et qu'elle va sans doute signer le mercosour qui est un traité de libre échange parce que c'est un aussi un affaiblissement de la France cette motion de censure cette instabilité politique vous assumez vos responsabilités madame pardon mais je ne suis pas au pouvoir nous n'avons pas avec Marine Le Pen mais mais pourquoi parce que mais parce que le budget 2025 ça prêtait être pire que le budget 2024 sur la place je ne suis pas responsable madame de la multiplication par 2 en 7 ans du prix de l'électricité qui a créé les conditions d'une désindustrialisation et du départ d'un certain nombre d'entreprises je ne suis pas responsable de la situation dans laquel nous sommes aujourd'hui dont il n'y a pas de de cap clair et de majorité claire à l'Assemblée nationale qui fait que aujourd'hui les formations po doivent se mettre autour de la table pour débattre d'un budget où il faut tenir compte des des aspirations des différents mouvements politiques et c'est ce que n'a pas fait Michel barn on y vient et maintenant pardon de vous le dire comme ça on fait quoi qu'est-ce que vous proposez Jord Bardella alors le président de la République et je regrette qu'il ne l'ai pas fait ce soir va nommer très prochainement si j'en crois sa déclaration un nouveau Premier ministre moi je souhaite que ce nouveau Premier ministre il puisse nous recevoir très rapidement qu'il puisse recevoir les présidents des groupes parlementaire qu'il puisse recevoir les chefs de parti et que chaque force politique représenté au Parlement puisse faire connaître ces lignes rouges moi je les ai exprimé très clairement ce sont toujours les mêmes oh bah ce sont toujours les mêmes pas d'augmentation de taxes sur l'électricité dans un contexte où il y a beaucoup de Français qui n'arrivent plus et qui l'an dernier ont échoué n'ont pas réussi à se chauffer parce que l'électricité a augmenté de manière considérable pas de drembboursement de médicaments nous voulons aussi qu'on s'attaque à des tabous dans la mauvaise dépense de l'État parce que un budget si vous voulez qui fragilise le pouvoir d'achat et la vie économique du pays mais qui ne fait pas les économies dans la mauvaise dépense publique c'est pour moi un budget socialiste voilà Michel Barnier il a produit pourtant issu de la droite un budget qui est un budget socialiste donc je souhaite qu' pu laisser ces lignes roues il y a eu pas un peu de confusion dans cette négociation avec Michel Barnier sur le E et le ou et cetera on va pas refaire le film est-ce que vous ce que vous venez d'évoquer ce soir c'est à prendre ou à laisser c'est l'ensemble de ces lignes rouges ou est-ce que vous êtes prêt à compromis que faut-il entendre quand Marine Le Pen dit nous allons coconstruire un budget qui soit acceptable par tous nous avions proposé un il était travaillé sous la responsabilité de nos parlementaires et notamment de Jean-Philippe Tangui un contrebudget qui euh présentait qui était enrichi de 67 mesures nous on a été très humble et très modeste et par esprit de construction de compromis on est arrivé devant le Premier ministre Marine Le Pen comme président de notre groupe avec une dizaine de mesures qui nous apparaissaient des mesures fondamentale notamment la réindexation de toutes les pensions de retraite au 1er janvier sur l'inflation parce qu'il ne faut pas nier la souffrance sociale dans laquelle sont aujourd'hui beaucoup de nos retraités à qui le gouvernement souhaitait notamment dérembbourser des soins la chasse a des mauvaises dépenses dans budget de l'État donc c'est ces 10 lignes rouges on est arrivé et on les a présenté à Michel Barnier et on refera la même chose devant un nouveau Premier ministre sinon sinon sinon ce sera la censure de nouveau idée si vous voulez c'est pas de faire tomber un gouvernement tous les 3 jours la censure c'est un acte politique maintenant il faut que chacun y mette du sien vous aussi mais nous on y a mis d'une autre puisque sur un contrebudget de 67 mesures on en demande 10 donc je sais que la situation n'est pas simple nous savons que le nouveau gouvernement qui sera chargé de conduire la politique du pays arrive dans un contexte qui est difficile parce qu'il n'aura pas de majorité à l'Assemblée pas de légitimité démocratique par définition mais il doit quand même venir face à nous et demander quelles sont les aspirations de nos millions d'électeurs moi je ne supporte plus cette démocratie où les millions de Français qui votent pour le rassemblement national ne sont jamais écoutés ne sont jamais entendus donc par cet acte politique nous avons fait respecter nos électeurs nous avons fait respecter ce pourquoi nous avons été élus et nous sommes parfaitement prêts à ouvrir une nouvelle étape de la vie démocratique du pays et à discuter avec le nouveau gouvernement en faisant connaître nos lignes rouges la protection du pouvoir d'achat la défense de nos intérêts économiques et la lutte contre la vousz jusquà dire que votre objectif désormais c'est la stabilité ça a toujours été la stabilité madame h vous vous en souvenez lorsque vous aviez eu la la gentillesse de me recevoir pendant les élections législatives j'avais dit nous avons fait 34 % des VO au premier tour si la macronie et les mélanchonistes s'allient au second tour en désistant leurs candidats pour me priver d'avoir 289 députés sur lesquels m'appuy à l'Assemblée nationale ça sera le désordre institutionnel pendant un minima 1 an ils ont fait Emmanuel Macron Gabriel Atal le choix de l'incertitude le choix de l'instabilité et précisément en empêchant un budget de récession de se mettre en place je préserve la stabilité du pays l'alliance des extrêmes pour faire tomber Barnier l'alliance des extrêmes pour faire tomber Macron c'est quoi V objetif mais d'abord moi je je ne me sens pas d'extrême droite donc je veux bien que d'ailleurs j'ai écrit un livre pour cela ce que je cherche aux éditions faayard les Français pourront me lire ils pourront regarder ce que je dis à l'intérieur je pense que je défends ce sont des idées de bon sens je ne défends rien d'extrême lorsque je demande à un premier ministre de renoncer à augmenter les taxes sur alors l'alliance avec la France insommise pour faire tomber Michel Barnier l'alliance avec la France insommise et la gauche pour faire tomber Emmanuel Macron est-ce que c'est l'objectif non c'est pas l'objectif madame moi je je n'appelle pas la démission du président de la République je suis respectueux des institutions pardon mais la motion de censure elle fait partie des outils constitutionnels et le président de la République il a été élu pour un deuxème mandat jusqu'en 2027 maintenant il est cl il dit qu' restera jusqu'au bout d'ailleurs il respecte le mandat que lui ont donné les Français et moi je respecte ce mandat que lui ont donné les français même si j'aurais préféré qu'il nous l'accorde mais je dis une chose c'est que euh euh attention parce que euh si on refuse de prendre en considération les différentes formations politiques et que nous entrons dans un temps d'incertitude beaucoup plus grand alors les regards se tourneront vers Emmanuel Macron moi je lui ai dit lorsqu'il a reçu les chefs de par misearde c'est pas une mise en garde madame je je je n'appelle pas la démission du chef de l'État mais je dis une chose très simple c'est que quand on est le garant de la Constitution quand on est le garant de la souveraineté de la France quand on est le garant de la cohésion sociale alors il faut respecter tous les Français il faut respecter toutes les formations politiques et on peut pas au motif que on n'aime pas le rassemblement national le rassemblemental a rassemblé 11 millions de Français le mettre de côté nous traiter avec mépris et traiter nos électeurs comme s'ils étaient des citoyens de seconde zone et à force de monter les Français les uns contre les autres comme l'a fait Emmanuel Macron depuis 2017 et bien on se retrouve aujourd'hui ou même dans son propre environnement politique et bien certains se posent la question de sa démission je pense par exemple à à à Monsieur Copé vous pensez que il pourra tenir jusqu'au bout je ne sais pas je ne peux pas répondre à cette question et je pense que personne autour de ce plateau ne peut répondre à cette question moi que vous pourriez dire oui il est protégé par les institutions il a été élu par les Français mais sur le plan du droit évidemment qu'il est protégé par les institutions et heureusement que les institutions françaises sont en granit et qu'elles nous permettent précisément dans un cadre démocratique parfaitement sain de prononcer une motion de censure exprimer voter par le Parlement et très vite de se remettre autour de la table avec un nouveau gouvernement pour poursuivre cette discussion budgétaire mais mais je pense juste que les stratégies de peur les stratégies du chaos ne fonctionnent pas et on ne peut pas faire comme s'il ne s'était rien passé au mois de juillet 2024 est-ce que vous acceptez de répondre à une question de téléspectateur Jordan Bard plisir alors je donne la parole à Guillaume darret al il y a beaucoup de questions qui sont revenu justement sur cette attitude d'un vote commun lors de cette motion de censure entre le NFP et les députés du rassemblement national regardez Michel qui nous envoie cette question deoiselle Marine Le Pen s'est complètement fourvoyé dit-il en associant son ego avec celui du NFP monsieur Bardella entre nous êtes-vous prêt à prendre d'ors et déjà la relève qu'est-ce que vous lui répondez vous avz journaliste à France Télévision non dites-moi la vérité Michel est journaliste à France Télévision ditmoi la vérité non mais écoutez il y a pas une feuille de de toute cette période très incertaine que nous avons traversé depuis septembre avec Marine il y a jamais une feuille de papier à cigarette voilà moi j'ai je j'étais à ses côté je je serais à ses côtés j'éis à ses côté dans cette PE parlementaire c'est notre décision évidemment que vous savez qu'on prend les décisions à deux mais je me fie très souvent à son instinct et à son à son expérience politique mais c'est un acte de respect pour nos électeurs c'est un acte très politique mais mais au moins les Français se disent bah ouais en fait quand on vote pour le rassemblement national désormais avec ce premier groupe à l'Assemblée nationale et bien on évite que notre quotidien soit peut-être plus dur ça n'avait rien à voir avec ses ennuis judiciaires je vois pas le rapport ah bon B j'ai entendu cet argument de la part de plusieurs observateurs je vois pas le rapport entre le budget de Monsieur Barnier et les taxes sur l'électricité et le calendrier judiciaire mais mais si vous avez un argument à me donner en ce sens je suis prêt à en débattre mais moi je n'en vois pas on va laisser la parole à Rachid Dati qui va vous succéder merci beaucoup d'être venu sur ce plate