RN dans l'arc républicain, uniforme à l'école, élections européennes... Le "8h30 franceinfo" de Robert Ménard
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir accepté cette expérimentation de l'uniforme ?
- 0:44OuverteRéponse partielle
Si c'est utile sur la discipline, le respect de l'autorité, réduire les inégalités, ça vous pensez que ça peut marcher ?
- 1:03RelanceRéponse partielle
C'est ce que disent les détracteurs de l'uniforme. On va se concentrer sur des détails.
- 2:08FerméeRéponse directe
Ce sont les parents ou les élèves qui ont choisi ?
- 2:16OuverteRéponse directe
Elle ressemble à quoi, la tenue à Béziers, alors ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Et les parents ne payent pas ces 200 euros ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« D'abord parce que ça fait 10 ans qu'on le demande quand même. »
- 0:25Invité politiqueFait
« Donc quand Gabriel Attal l'a proposé, évidemment, on s'est tout de suite retourné vers le ministère et on a dit qu'on serait candidat. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Dans une cour de récréation, vous voyez tout de suite qui est riche et qui il n'est pas. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Les problèmes de vêtements communautaires, ça les règle. »
- 2:37Invité politiqueChiffre
« Pour les parents d'élèves, c'est 200 euros de vêtements. »
- 2:45Invité politiqueFait
« Bien sûr que non. »
- 3:25Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, les cantines, elles sont à 1,10 euro. »
- 5:43Invité politiqueFait
« Le patron de Frontex qui est sur leur liste, à moins de, je ne sais pas, de nier l'évidence, peut tout nier dans la vie. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Pour le Rassemblement national, c'est une bonne chose et ça lui donne de la crédibilité. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Ce qu'on lui reproche, honnêtement, ce n'est pas très grave. »
- 7:14Invité politiqueFait
« Là, c'est une réponse. »
- 11:02Invité politiqueFait
« Sur les questions d'immigration et de sécurité, c'est quand même sur ça que surfe le Rassemblement National. »
- 11:12Invité politiqueFait
« On expulse plus qu'on expulsait avant, mais on expulse tellement peu un certain nombre de gens. »
- 22:56InvitéChiffre
« Les expulsions d'individus dangereux liés à l'islam radical ont augmenté de 26% en 2023. »
- 22:59InvitéChiffre
« 44 étrangers en lien avec la mouvance djihadiste ont été expulsés. »
- 24:55Invité politiqueChiffre
« Je risque 5 ans de prison, 75 000 euros d'amende et d'être évoqué de mon poste de maire. »
Temps de parole
- Robert Ménard69 %
- Invité13 %
- Présentateur10 %
- Invité 27 %
≈ 4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Robert Menard. Dans votre ville, Béziers, 700 écoliers ont enfilé pour la première fois leur nouvel uniforme jeudi. Ils le porteront dès le 26 février à la rentrée. Votre ville est pionnière sur cette question. Pourquoi avoir accepté cette expérimentation de l'uniforme ?
D'abord parce que ça fait 10 ans qu'on le demande quand même. À peine élu maire, je trouvais que ça pouvait être une bonne idée. Donc quand Gabriel Attal l'a proposé, évidemment, on s'est tout de suite retourné vers le ministère et on a dit qu'on serait candidat. Parce que ça me semble une approche de bon sens. Attendez, on ne va pas débattre pendant deux siècles si est-ce que c'est bien ou pas bien. Là on va faire une expérimentation. On verra si c'est utile ou pas.
Si c'est utile sur la discipline, sur le respect de l'autorité, réduire les inégalités, ça vous pensez que ça peut marcher ?
Écoutez, dans une cour de récréation, vous voyez tout de suite qui est riche et qui il n'est pas. En tout cas, qui a de l'argent et qui n'en a pas. On le verra un peu moins. Attendez, ça ne va pas tout gommé. Il suffira de regarder les pompes des gosses pour s'apercevoir.
Robert Ménard, c'est ce que disent les détracteurs de l'uniforme. On va se concentrer sur des détails. Vous savez bien que l'élève qui aura les dernières baskets à la mode, peut-être que son aisance se verra encore plus que s'il n'avait pas eu l'uniforme.
Madame, je n'ai pas l'imbécilité de penser que ça va régler tous les problèmes. Pourquoi vous le faites alors ? Parce que je pense que ça en règle un certain nombre. Ça fait que, par exemple, je vais vous prendre un exemple, les problèmes de vêtements communautaires, ça les règle. Le problème, ça gomme un certain nombre, ça ne change pas tout. Je pense, écoutez, le nombre de harcèlements qui commencent sur les histoires de tenue des gosses à l'école, t'es pas habillé comme il faut s'habiller et tout, je pense que ça peut les atténuer.
Je pense que ça apporte un sentiment, je le vois quand il y a eu des essayages, vous y faisiez allusion, les gosses, ils voulaient absolument, ils auront, vous savez, un blason avec le nom de l'école. L'idée, j'appartiens à une école. Je trouve que tout ça, c'est bien. Et à mon grand étonnement, quand on leur a demandé, parce que nous, nous ne leur avons demandé pas seulement s'ils étaient d'accord ou pas, comment ils voulaient, qu'est-ce qu'ils voulaient choisir. Moi, je m'attendais à un truc un peu léger, genre jean et t-shirt. Pas du tout, ils ont choisi que des choses d'un classisme. Ce sont les parents ou les élèves qui ont choisi ? Les deux, les deux.
Attendez, nous, vous croyez que je m'attendais à ce qu'ils nous demandent un blazer ? Vous avez porté un blazer, vous étiez petit, évidemment pas.
Elle ressemble à quoi, la tenue à Béziers, alors ?
Elle ressemble à une tenue, en gros, Harry Potter. Je pense que dans la tête des gosses, aujourd'hui, le costume, c'est Harry Potter ou les mangas. Mais c'est bien, c'est bien de fait. Je pense que ça peut être bien. On va voir. Et en plus, de façon annexe, quand même, pour les parents d'élèves, c'est 200 euros de vêtements. C'est-à-dire, c'est 200 euros. Nous, on a choisi sur les quatre écoles, trois dans les quartiers prioritaires de la ville. C'est en gros dans les quartiers pauvres, pour aller vite en besogne.
Et les parents ne payent pas ces 200 euros ?
Bien sûr que non. Mais enfin, attendez, ce n'est pas tout à faire. Et puis, attendez, quand vous êtes parent, moi, je suis parent, je me rappelle, enfin, surtout Emmanuel, ma femme, c'est elle qui s'en occupait, pour dire la vérité, les angolades avec nos enfants, pour savoir comment ils allaient s'habiller le matin. Là, tu as un quart d'heure de moins de discussion tous les matins avant d'aller à l'école. Tu t'habilles ça.
On va voir. Mais qu'est-ce que vous dites à ceux qui disent que ces 200 euros, ils pourraient être utilisés pour financer la rénovation des écoles, des manuels scolaires, les professeurs ? Attendez, on me l'a déjà dit. C'est beaucoup d'argent.
Nous, à la rentrée des classes, on aide les familles les plus pauvres à acheter un certain nombre de matériaux, les crayons dont ils ont besoin. Aujourd'hui, les cantines, elles sont à 1,10 euro. Vous croyez qu'on a attendu pour faire cet effort ? On pense qu'en plus des efforts qu'on fait déjà pour les enfants, ça peut être un plus. Mais attendez, on va voir. Peut-être que je me trompe. Peut-être que ça ne sert à rien.
Il n'y a pas d'expérimentation, il n'y a pas d'études vraiment qui montrent les effets d'uniforme. Aux Etats-Unis, il y en a une qui dit que ça n'a pas eu d'effet sur la discipline.
Mais Adam, on va voir ce que ça donne. Si c'est utile, bravo, banco, le gouvernement le fera où il voudra. Si ça ne sert à rien, on dira qu'on a essayé et ça n'a pas marché. Honnêtement, quel risque il y a ? Expliquez-moi quel risque il n'y a. Aucun. C'est en tout cas, pour l'instant, je vois comment les parents et les enfants ont reçu ça quand on a essayé le truc. Tout le monde était content. On va voir. On en reparlera si vous voulez. Dans quatre mois, je viendrai vous dire déjà si ça marche mieux qu'ailleurs. Si ça marche, si c'est utile, si les gosses sont contents. Mais il y a plein de questions. On se demande là. On va leur acheter des vêtements.
Et s'ils les déchirent, qui les remplace ? C'est tout bête comme question. Mais il va falloir répondre à un certain nombre de questions comme ça.
Nicole Belloubet, c'est la bonne ministre pour mettre en œuvre cette mesure. Elle qui parlait des fariboles sur la restauration de l'autorité ou le port de la blouse en 2016.
Écoutez, moi, on me dit que c'est une grande professionnelle. Elle va changer. Elle va faire ce qu'on lui demande et tout. Tu as juste envie, sur des terrains comme ça, de ministre qui a un peu l'envie de faire des choses. Elle ne saute pas d'envie quand elle en parle. Moi, j'avais envie de quelqu'un qui le défend. C'est même un peu sidérant. Je ne la connais pas, donc je ne porte pas de jugement sur elle. Mais quand même, elle vient appliquer une politique qui est le contraire de ce qu'elle a dit. Deux solutions. Elle a complètement changé et elle a le droit de changer. Deux, elle est contrainte ou c'est le prix à payer pour qu'elle soit ministre. Je ne suis pas sûr que ce soit l'idéal.
Mais encore, je vais faire un procès. Je ne vais pas faire un procès d'intention. Peut-être qu'elle va être très bien. Elle a dit qu'elle le ferait. On verra. Nous, on le fait. Écoutez, venez le 26, vous verrez. Et en plus, ils sont mignons comme tout.
Robert Ménard. Il y a un nom dans l'actualité ce week-end. C'est Fabrice Légeri qui est l'ancien directeur de Frontex, l'agence de l'Union européenne chargée du contrôle des frontières. A annoncer ce week-end, rejoindre la liste du Rassemblement national pour les européennes. Il sera en troisième place. Est-ce que pour vous, c'est une prise significative pour le RN ?
Enfin, pas pour moi, pour tout le monde. Enfin, je veux dire, vous pouvez ne pas aimer le Rassemblement national. Vous avez le droit même de les détester. C'est un bon coup politique quand même. Le patron de Frontex qui est sur leur liste, à moins de, je ne sais pas, de nier l'évidence, peut tout nier dans la vie. Pour le Rassemblement national, c'est une bonne chose et ça lui donne de la crédibilité. Vous pouvez dire ça sans applaudir le Rassemblement national. Ça n'a strictement rien à voir. Oui, c'est un bon coup et je trouve que c'est bien pour eux. C'est bien pour eux. C'est leur affaire. Et en même temps, ça dit quand même quelque chose. Ça dit que... Attendez.
Encore une fois, vous pouvez critiquer le RN ?
Non, mais la question qui se pose, par exemple, c'est qu'il n'avait pas particulièrement bonne presse au sortir de Frontex. Qu'il a été visé par un rapport de cet organisme qui lui reprochait de ne pas avoir respecté des procédures. On sait aussi néanmoins, par exemple, que c'est un énarque. Donc ça, c'est intéressant aussi pour le RN d'avoir des énarques dans ses équipes. Mais il n'a pas laissé que des bons souvenirs à Frontex. Aujourd'hui, est-ce qu'il ne se rachète pas un peu une virginité en allant faire de la politique ?
Je n'en sais rien, honnêtement. Je n'en sais strictement rien. Ce qu'on lui reproche, honnêtement, ce n'est pas très grave. On ne dit pas qu'il est malhonnête. Personne n'a jamais dit ça. On dit qu'il a appliqué à sa façon un certain nombre de règles de Frontex. Honnêtement, ce qu'il a fait ne me semble pas désobligeant pour lui. Et qu'il soit énarque, il n'est même pas seulement énarque. Il a fait je ne sais pas quoi en plus. Il a fait normal. Comment ? Normal. Non, mais enfin, ce n'est pas un abruti quand même, disons les choses. Et le RN, il est quand même sacrément à la recherche de ce type de profil-là. Justement. On le reproche, en gros, on le reproche quoi ?
De ne pas avoir les compétences et demain, s'ils sont au pouvoir, de ne pas avoir les hommes et les femmes pour diriger. Là, c'est une réponse. Encore une fois, c'est impossible de dire que ce n'est pas un atout dans leur jeu. Et je pense que ça ne va pas participer à faire baisser leur voix, au contraire.
Vous avez bien connu le Rassemblement National qui vous avait soutenu au municipal en 2014. Est-ce que vous avez constaté de l'intérieur ou aux abords ce manque d'expertise au sein du RN, ce manque d'experts ?
Mais ils en ont toujours été conscients. Ils avaient mis en place à un moment donné un truc, c'était pour la présidentielle de 2017, pas de 2022. Un groupe d'horaces, vous savez. Moi, j'étais allé dans des réunions pour voir ce que c'était et tout. Et tu étais étonné. Moi, ce qui m'avait sidéré, c'était la présence d'un certain nombre de gens. Honnêtement, je ne m'attendais pas à les voir là. J'avais vu des gens qui, publiquement, n'auraient jamais dit qu'ils aidaient, en gros, le Rassemblement National à répondre à un certain nombre de questions. Écoutez, vous ne pouvez pas imaginer qu'un parti qui pèse autant dans la vie politique ne pèse pas aussi au niveau des « élites ».
Et puis, attendez, aujourd'hui, madame, il n'est plus du tout exclu qu'ils soient au pouvoir dans trois ans.
Il y a des verrous qu'on sautait.
Ah oui, bien sûr. En plus, ils se normalisent plus que normalisent. Aujourd'hui, à l'Assemblée Nationale, ils se comportent comme des gens responsables. Là aussi, vous pouvez ne pas apprécier le Rassemblement National et constater qu'ils se comportent bien. Alors, vous pouvez critiquer leur politique, mais pas leur attitude. Enfin, ils ne se comportent pas comme c'est sa gouenne à la France Insoumise, quand même.
Je vous propose de continuer à discuter, notamment du Rassemblement National, juste après le fil d'info de Maxime Glorieux à 8h41.
L'ERN fait-il partie de l'arc républicain ? Non, répond ce matin Emmanuel Macron dans une interview au journal L'Humanité, en désaccord avec son Premier ministre. Le chef de l'État vise également certaines figures de la France Insoumise qui, par leur position, je cite, combattent les valeurs de la République. Un procès attendu après la mort, trois ans après la mort d'un policier à Avignon, Eric Masson, tué par balle sur un point de deal. Le suspect a 19 ans à l'époque, ni les faits, il risque la perpétuité. Les propos de Lula sur la guerre à Gaza, jugés honteux et graves par Benyamin Netanyahou.
Le président brésilien accuse Israël de commettre un génocide des Palestiniens, allant jusqu'à le comparer à l'extermination des Juifs par les nazis. Le Premier ministre israélien a convoqué aujourd'hui l'ambassadeur du Brésil. Et puis c'est une barbe blanche culte de retour à la télévision, celle de Maestro dont il était une fois. Après 45 ans d'absence, la série éducative arrive sur France 4 pour dévoiler notamment les secrets du drone ou encore du ballon de foot.
France Info
Le 8.30 France Info, Agathe Lambret, Jean-Rémi Baudot.
Toujours avec Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, les élections européennes sont dans 4 mois. Jordan Bardella, on en parlait, est en tête de tous les sondages autour de 30%. Est-ce que vous pensez que les macronistes qui sont donnés deuxième à ce stade peuvent inverser la tendance ?
J'en sais rien, écoutez, je ne lis pas dans le mar de café. Je veux dire, là, ça va être mal barré.
Ils n'ont pas de candidats pour l'instant, les macronistes.
D'abord, ils n'ont pas de candidats, ce n'est quand même pas l'idéal. Et aujourd'hui, oui, il y a une crise du macronisme. Tu ne peux pas éternellement dire une chose et son contraire. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas éternellement découvrir les problèmes quand ils te sautent à la gorge. Donc il y a une forme de sanction de la méthode et de ce qu'est le macronisme. De la méthode. Intellectuellement, moi, je trouve que c'est plutôt sympa en même temps. Ça veut dire que le monde est compliqué. Enfin, attendez, vous le savez, sur n'importe quelle question, oui, non, ce n'est pas aussi simple que ça. Voilà, philosophiquement, je trouve que c'est séduisant. Enfin, pratiquement, c'est impraticable.
Enfin, vous rigolez. Il y a des moments où c'est oui ou c'est non. Moi, je suis maire, je ne peux pas dire aux gens, ah oui, vous avez raison sur cette partie, vous avez raison sur celle-là. Et je fais quoi ? Je choisis. Et le problème, c'est qu'ils ne choisissent pas. Je veux dire, sur les questions d'immigration et de sécurité, c'est quand même sur ça que surfe le Rassemblement National. Essentiellement sur ça, même s'ils veulent avoir des réponses sur ces deux sujets. Le compte n'y est pas. Le compte n'y est pas. On a beau dire, on expulse plus qu'on expulsait avant, mais on expulse tellement peu un certain nombre de gens, et c'est ce qu'ils sont aujourd'hui.
Moi, c'est de ça dont me parlent les gens. Personne ne va me parler de l'Europe, je vous dis tout de suite. Je n'ai jamais vu quelqu'un me dire, ou alors le Parlement européen, tu sais, il faudrait que sa chance, c'est comme ça. Ils me disent, je vais voter pour le Rassemblement National, parce qu'au moins, on aura peut-être un peu plus de... Ce qui n'a rien à voir. Il y aura un peu plus de flics, ils seront un peu plus sévères. On tapera sur les voyous, et on vira les mecs qui se comportent mal parce qu'ils ne sont pas français. C'est ce qu'on vous dit. Et l'occasion, on ne parlera pas de l'Europe, c'est l'occasion de le dire au moment des européennes. C'est ça.
Et ça, vous n'en sortez pas de ça.
Il y a un autre sujet sur lequel c'est un peu oui, un peu non, en Macronie, c'est le sujet de l'arc républicain. Le RN ne s'inscrit pas dans l'arc républicain, a tranché le président dans une interview au journal L'Humanité aujourd'hui, mais il contredit son Premier ministre pour qu'il l'arc républicain. C'est tout l'hémicycle, Rassemblement National et France Insoumise compris. Vous y comprenez quelque chose, vous ?
Mais personne, mais c'est exactement ce que je viens de dire. Comment tu peux dire... Il avait dit, c'est pas à Bordeaux à peu près le contraire, Attal dit absolument le contraire.
À Bordeaux, Emmanuel Macron avait dit qu'on pouvait travailler avec le RN et même avoir les voix du Front National de temps en temps. Ça veut dire quoi ?
Et puis, c'est pas possible de dire ça. Encore une fois, en quoi le RN n'est pas dans l'arc républicain ? Qui est allé manifester contre l'antiséminisme, c'est le RN ou la France Insoumise ? Pourquoi la France Insoumise ? Ils sont plus dans l'arc républicain.
En l'occurrence, Emmanuel Macron, aujourd'hui dans L'Humanité, dit qu'il y a un certain membre de la France Insoumise qui n'y sont pas non plus.
Mais attendez, oui, certains... Vous venez de le dire, certains membres, pourquoi, globalement, ils ne se comportent pas comme exactement le contraire.
Mais le RN a une histoire, un passé.
Et attendez, et le...
C'est à ce titre qu'Emmanuel Macron l'excusait.
Sur le passé, sur Manouchian, honnêtement, allez dire dans l'humanité, allez dire dans l'humanité...
Le résistant communiste qui doit être panthéonisé.
Voilà. Allez dire dans l'humanité, le Rassemblement National, s'il avait un peu de décence, ne viendrait pas là. Dans l'humanité, dans l'humanité. Je vous rappelle, puisqu'on fait un peu d'histoire, qu'en 1940, qui demande, alors que la France est envahie par l'Allemagne, qui demande à réapparaître ? L'humanité. Alors juste, juste, si je suis le chef de l'État, je fais attention à dire une bêtise pareille, un manque de respect pour une partie des électeurs, et un anachronisme total à ce moment-là, dans ce journal-là. Non mais vous rigolez.
Donc le Rassemblement National a sa place à la panthéonisation de Missac Manouchian.
Et au nom de quoi il ne l'aurait pas ? Parce que Marine Le Pen, elle collabore avec l'ennemi ? Parce que Marine Le Pen, elle est raciste ?
Non, parce que le Front National a été fondé notamment par des anciens Waffen-SS. Parce que, pour revenir à la question d'Agathe, c'est la question de l'histoire des racines du Rassemblement National.
Et le communisme, ça ne vous tracasse pas ? Vous ne vous dites pas, chaque fois que vous recevez un élu communiste, je veux dire, quand même, Coco, tu es quand même responsable de 100 millions de morts au XXe siècle, et comment je peux me mettre à côté de toi ? Qui fait ça ? Personne.
Il y a eu des résistants communistes, et puis certains ont pris quand même leur distance vis-à-vis de l'URSS.
Et Marine Le Pen, elle n'a pas pris ses distances par rapport à l'histoire de son parti.
Elle n'a pas fait un agendamento très clair, elle a exclu son père, mais il n'y a pas eu de grandes clarifications.
Madame, ce n'est pas rien d'exclure son père. Vous avez appelé, j'imagine, essayer de l'exclure. Bien sûr qu'il y a un certain nombre de gens, mais c'est pour ça que je ne suis pas au Rassemblement National. Moi, je n'ai jamais été au Rassemblement National, je n'ai jamais voté pour son père pour ces raisons-là. Mais nier le fait que ça a changé, mais écoutez, si vous voulez, si la classe politique veut que le Rassemblement National finisse à 45%, qu'il continue à traiter les gens comme ça. Pas seulement le Rassemblement National, parce que c'est méprisant pour ses électeurs. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça voudrait dire que les électeurs, ils sont assez cons pour se faire berner par le Rassemblement National, qui lui-même serait un parti, au fond, qui n'a pas tellement rompu avec son passé. Mais tout ça est faux. Tout ça est faux. Vous aimez, ou pas encore une fois, Marine Le Pen, vous ne pouvez pas lui faire ces reproches-là. Moi, je pense que sur les terrains économiques, elle dit des âneries. Je pense que sur le terrain social, c'est la France insoumise qui kiffe Bourrico. Je pense que ce qu'ils disent sur la Russie, vous avez vu, sur Navalny, je trouve que ce n'est pas bien. On peut faire ces reproches-là sans inventer d'autres reproches.
Robert Bénard, Jordan Bardella, justement, après Marine Le Pen, a rendu hommage vendredi à l'opposant Alexei Navalny, qui est mort dans une prison russe. C'est une nouvelle tragique pour tous les défenseurs des droits humains et des libertés fondamentales, a-t-il tweeté. Ce à quoi Eric Dupond-Moretti a répondu, Navalny est mort pour s'être opposé à votre ami Poutine. Gardez vos larmes de crocodile. Vous êtes d'accord avec le gars ?
Oui, attendez, là, il ne manque pas d'estomac, quand même, Bardella. Vous voyez, là, on peut, sur des choses comme ça, reprochons de vraies choses. Honnêtement, attendez, il n'a jamais voté pour une... Il y a eu trois résolutions en trois ans au Parlement européen pour, en gros, défendre Navalny. On ne va pas rentrer dans les détails et tout. Ou ils se sont abstenus, ou certains de chez eux ont voté contre, ou ils n'étaient pas là, ou lui n'était pas là. Enfin, attendez. Et là, tu nous ressors que ça te fait quelque chose, que Navalny soit tué. Donc, double discours. Mais bien sûr, sur ça, il y a un tropisme pro-russe.
Marine Le Pen le dément totalement, ce tropisme pro-russe.
Mais enfin, attendez, elle peut démentir ce qu'elle veut. Bien sûr qu'elle veut. Écoutez, moi, j'ai retrouvé une interview, c'était sur BFM, que j'ai revue, ou avant de lui faire dire que, quand même, elle pourrait intervenir pour Navalny. Vous savez, c'était au moment où il avait été... Je pense que c'est au début où il avait été empoisonné. Vous savez, attendez. Attendez, vous savez, il lui faut dix minutes. C'est Jean-Jacques Bourdin qui lui pose la question. Dix minutes pour... Et elle ne le dit jamais clairement. Elle ne le dit jamais. Bien sûr que ça, je lui reproche. Ça, je le lui reproche.
Et pourquoi ils font ça aujourd'hui ? Pourquoi ils n'assument pas en prenant la position passée ? Je n'en sais rien.
Je ne sais pas. En prenant cette réponse. Ça, c'est une vraie question. Parce que je pense qu'il y a... Comment vous dire ? Il y a une espèce de... Alors, je ne sais pas si c'est le mot fascination ou le bon mot. Enfin, oui, quand même, une espèce de fascination pour un régime fort, vous savez, pour un régime autoritaire et tout. Mais ils l'ont fait avec la Hongrie, ils le font avec la Russie. Là, il y a un vrai problème. Ça, il n'y a pas de rupture. Mais sur le reste, enfin, pensez qu'ils sont en dehors de l'arc républicain parce qu'on pourrait dire la même chose. Pire, on pourrait dire de la France insoumise. Qui est correct sur... Qui a dit un mot sur...
Le 7 octobre, la France insoumise, ils ont dit que c'était une organisation terroriste. La masse, toujours pas. Vous avez vu comment ils se comportent. Et là, ça ne trouble pas M. Macron qui, lui, trouve qu'il y en a quelques individus seulement qui ne sont pas dans l'arc... Pour vous, il faudrait exclure
la France insoumise de l'arc républicain mais pas l'ERN.
Attendez, mais moi, je suis pour en exclure aucun, figurez-vous. Parce que je pense que ce n'est pas la bonne méthode. Vous excluez qui ? Leurs électeurs ? Comment vous vous comportez ? Vous les combattez. Vous vous opposez à eux politiquement. Moi, je ne laisserai rien passer. Non, dans ma culture, on n'exclue pas les gens et on ne s'empêche pas de parler. Ça n'a pas de sens. Ça n'a jamais de sens.
Robert Ménère, maire d'hiver droite de Béziers. On se retrouve dans un instant, juste après le fil-info de Maxime Glorieux
L'uniforme à l'école est une approche de bon sens pour Robert Ménard. Sur France Info, le maire de Béziers rappelle que les vêtements coûtent jusqu'à 200 euros pour les parents. Près d'une centaine d'établissements vont suivre cette expérimentation. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 15 juin. Un lundi noir sur les routes dans les Bouches-du-Rhône. Deux cortèges d'agriculteurs partis tôt ce matin direction Marseille. Ils veulent maintenir la pression sur le gouvernement à quelques jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture. Les proches d'Alexei Navalny disent ne pas avoir accès au corps et ce depuis la mort de l'opposant à Vladimir Poutine il y a trois jours.
Sa veuve, Yulia Navalny est attendue à Bruxelles aux côtés des ministres des Affaires étrangères. Et puis le stade brestois sur le podium de la Ligue 1 de foot. Deuxième après leur victoire face à Marseille. 1-0 hier soir. L'OM s'enfonce dans la crise. Sixième match d'affilée sans victoire en championnat.
France Info
Le 8.30 France Info Agathe Lambret Jean-Rémy Baudot
Toujours avec Aubert Ménard maire d'Hiverdroite de Béziers. Juste une précision les 200 euros de l'uniforme ils ne sont pas payés par les parents ils sont pris en charge.
100 euros par la commune et 100 euros par l'Etat.
Voilà, c'était juste une précision. Le Salon de l'Agriculture les agriculteurs maintiennent la pression sur l'exécutif à quelques jours de son ouverture. Vendredi une quarantaine de membres de la FDSEA ont envahi le magasin Leclerc de Béziers. En tant qu'élu de la ville est-ce que vous soutenez ce type d'action ?
Je comprends leur colère. Ils m'ont ramené des photos de vin de bouteilles de vin vous savez du vin espagnol et du vin français c'est impossible de voir la différence. Impossible. C'est fait exactement pour ça. Et évidemment le vin espagnol est moins cher que le vin français. Quand vous savez que attendez
Mais est-il aussi bon ?
Comment ?
Est-il aussi bon ?
Pardonnez-moi d'être un peu trivial là-dessus mais Non, je ne sais pas. Est-ce que je vous avoue je ne bois pas d'alcool ? Je suis végétarien donc vous saurez tout maintenant sur ma vie privée.
En tout cas il y a tromperie.
Il y a tromperie sur la marchandise et deux évidemment les producteurs disent mais ils se foutent de notre figure qu'on commence par faire ça.
Attendez moi chez moi on est à 80 km de l'Espagne et il y a des produits qui sont autorisés en Espagne des pesticides qui sont interdits qui sont interdits à Béziers en France en général les types disent mais enfin attendez l'Europe ça devrait au moins être ça moi je ne suis pas je ne suis ni contre l'Europe ni pour moins d'Europe je suis pour plus d'Europe c'est-à-dire que ces règles-là il faudrait appliquer vous avez les mêmes règles à tout le monde enfin tu ne peux pas dire alors tel pesticide est autorisé derrière la frontière et interdit chez nous quand ça a des conséquences sur évidemment le prix de revient
sur les étiquettes en tout cas Gabriel Attal a dit qu'il y aurait un renforcement des règles pour plus de transparence sur l'origine des produits ça ça va dans le bon sens il faudrait que chaque ingrédient du produit soit mentionné sur l'étiquette
il faudrait juste que ce soit écrit explicitement tu achètes vous savez des bips de vin il faut voir dessous dessous qu'il y a écrit made in Espagne c'est pas possible moi j'étais apiculteur figurez-vous dans une vie avant d'être journée et ouais l'apiculture mène à tout et j'étais apiculteur et ils m'ont amené des images où vous voyez la famille Michaud vous voyez le nom le plus français un des français tu ne peux pas t'appeler Durand tu vois la famille Michaud il y a tout un truc sur produise du vin et tout et tu tournes il y a made in Romania enfin attendez tu es apiculteur tu prends le produit tu le jènes dans les rayons
est-ce que vous faites confiance au gouvernement aujourd'hui pour travailler sur cette question de l'étiquetage c'est une demande très forte des agriculteurs
mais il faut le faire le problème c'est pour ça qu'ils ont fait cette opération chez moi chez Leclerc en fin de semaine en disant on va voir si ça a changé et ça n'a pas changé il faut déjà séparer dans les rayons les produits français des produits parce que là ils étaient côte à côte en plus des produits étrangers pour que les gens sachent alors certes tu payes un peu plus cher mais au moins tu sais que c'est un produit français peut-être tu te dis que le type il va ou la dame elle va acheter un produit parce qu'il est français c'est des choses exaspérantes comme ça chez moi quand je discute avec les viticulteurs ils me disent ils ne demandent pas la lune ils disent si on touchait pour le vin au litre 15 centimes de plus on s'en sortirait bien c'est à ça qu'il faut répondre le reste vous avez compris c'est plus long et tout ça ça va demander du temps il y a des problèmes structurels qui tu ne règles pas en 3 jours mais sur ces questions là sur le prix et l'origine des produits il faut le faire tout de suite pour montrer qu'il y a un changement
Robert Ménard les expulsions d'individus dangereux liés à l'islam radical ont augmenté de 26% en 2023 selon le Figaro 44 étrangers en lien avec la mouvance djihadiste ont été expulsés sur ce point vous félicitez le gouvernement
mais bien sûr il est très bien Darmanin il prend à bras le corps une vraie question moi je n'ai aucun problème pour dire que c'est bien c'est bien il faut continuer parce qu'en même temps ça a augmenté en même temps ça a augmenté mais on est parti de tellement loin mais je ne veux pas dire ça parce que vous savez ça aurait donné l'impression vous savez comme ils font les hommes politiques oui c'est pas mal mais et il te rajoute 23 mai ça finit par dire que finalement ce mec il n'a rien fait pas du tout moi je trouve que c'est bien on part de loin mais il faut avoir de la suite dans les idées rappelez-vous le chef de l'état à un moment donné dit à propos de l'Algérie du Maroc et de la Tunisie on va leur donner moins de visas vous rappelez pour qu'ils nous donnent plus d'autorisation pour qu'ils récupèrent davantage les gens dont on ne veut plus ça a duré 6 mois 6 mois après on est revenu au même nombre de visas il faut avoir de la suite dans les idées il faut avoir de l'entêtement dans cette question là et le chef de l'état n'en a pas
notamment sur la question de l'entêtement notamment vis-à-vis des titres de séjour sur certains imams on a Gérald Darmanin qui a fait savoir qu'il avait demandé le retrait d'un titre de séjour d'un imam du Gard à la suite de propos qui ont fait l'objet de signalement là dessus aussi il faut être plus plus incisif
attendez plus incisif et plus cohérent je vais raconter une histoire personnelle pardon d'en parler je suis maire et donc je marie des gens on me demande de marier quelqu'un qui est en situation irrégulière qui fait l'objet d'une OQTF c'est à dire ça s'appelle une obligation de quitter le territoire parce qu'en OQTF tu oublies ce que ça veut dire une obligation et en plus il est défavorablement défavorablement connu des services de police en gros vol et violence et je vais le marier mais bien sûr que non
ça c'était l'été dernier vous avez refusé
oui mais là maintenant je lis dans la presse enfin parce qu'on ne me prévient pas on m'informe que je vais être entendu attendez je risque 5 ans de prison 75 000 euros d'amende et d'être évoqué de mon poste de maire parce que je fais un truc de bon sens demander à un français s'il pense qu'un maire devrait marier dans cette condition là alors on essaye de faire des choses de bon sens
et vous ne reviendrez pas sur votre décision sur la question du mariage parce que vous ferez quoi à ma place je vous dirais
oui finalement j'ai gueulé mais je vais le faire non bon
merci beaucoup Robert Ménard maire d'hiver droite de Béziers dans l'Hérault merci beaucoup d'avoir été ce matin l'invité du 830 France Info Agathe Lambret on se retrouve demain pour une nouvelle interview dans un instant dans une poignée de minutes les informés de Jean-François Aquilier au programme ce matin on va revenir sur évidemment le nouveau plan d'économie de Bruno Le Maire et puis sur cette question de l'arc républicain qui divise l'exécutif on en a parlé avec Robert Ménard et on continue dans un instant
Robert Ménard