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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 mai 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleCulture, médias & sport

Franck Riester : « Nous sommes plusieurs à dire qu'on souhaite que Gabriel Attal soit candidat »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43FerméeÉludée

    Franck Riester, quand Gabriel Attal va-t-il officialiser sa candidature ? Cette semaine dans l'Aveyron ?

  • 1:18FerméeRéponse partielle

    Mais Franck Riester, vous êtes dans la direction de Renaissance, il ne vous a pas dit quand il a déclaré sa candidature et sous quelle forme ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Il avait besoin de cette tribune pour se lancer ?

  • 2:58FerméeRéponse directe

    Donc il a besoin d'être conforté ?

  • 3:08RelanceRéponse partielle

    – Non mais là, le teasing, il est un peu long, Franck Riester, mais à un moment, il faut se lancer.

  • 3:48RelanceRéponse partielle

    Le plus rapidement possible, il y a quand même un petit problème, c'est qu'il fait beaucoup plus que de se préparer à être candidat à la présidentielle.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22PrésentateurChiffre
    « 500 élus qui l'appellent à se déclarer. »
  • 0:24PrésentateurChiffre
    « 500 comme le nombre de parrainages nécessaires pour être candidats. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « C'est toute une préparation, ce n'est pas rien d'être candidat à l'élection présidentielle. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « depuis quelques mois, en tant que président du groupe des députés EPR et en tant que secrétaire général de notre mouvement, oui il y travaille »
  • 6:30Invité politiqueChiffre
    « on est assez satisfait, tout en restant humble, des résultats des élections municipales, avec des belles victoires comme à Bordeaux, à Annecy, à Tarbes, à Risse-Orangis ou ailleurs, et avec le doublement de nos maires et le doublement de nos élus locaux et de nos conseillers municipaux. »
  • 12:13PrésentateurFait
    « il propose aussi de réduire d'un tiers le nombre de parlementaires »
  • 12:21Invité politiqueChiffre
    « on a aujourd'hui plus de 900 parlementaires dans notre pays, je pense qu'on pourrait avoir moins de parlementaires »
  • 14:15Invité politiqueFait
    « éviter de deuxième tour entre le Front National, le Rassemblement National et la France Insoumise »
  • 19:07Invité politiqueFait
    « le projet de loi de réforme que j'avais porté en 2020, qui avait été voté en première lecture en commission de l'Assemblée nationale, n'a pas pu aller au bout. »
  • 19:14Invité politiqueFait
    « Une partie a été reprise par Roselyne Bachelot dans la foulée. »
  • 19:20Invité politiqueFait
    « la création de l'ARCOM, la fusion du CSA et de l'ADOPI. »
  • 20:20Invité politiqueFait
    « Je pense que la fusion n'est pas la bonne solution parce que là, on met tout dans le même panier et on risque de perdre à court terme une part des différentes couleurs radio, télé et la liberté éditoriale. »

Temps de parole

  • Franck Riester80 %
  • Présentateur11 %
  • Invité9 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. La candidature de Gabriel Attal en 2027 ne fait plus guère de doute. Un livre autobiographique sorti il y a quelques jours, un grand meeting prévu le 30 mai et une tribune hier dans la presse. 500 élus qui l'appellent à se déclarer. 500 comme le nombre de parrainages nécessaires pour être candidats. Pour en parler, nous recevons Franck Riester. Bonjour.

0:29
Invité

Bonjour.

0:29
Présentateur

Merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes maire de Coulomiers. C'est en Seine-Emar, numéro 2 de Renaissance, secrétaire général délégué aux élections. Une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Stéphane Vernet de Brest-France. Bonjour Stéphane.

0:40
Invité

Bonjour Auréane, Franck Riester, bonjour. Bonjour.

0:43
Présentateur

Franck Riester, quand Gabriel Attal va-t-il officialiser sa candidature ? Cette semaine dans l'Aveyron ?

0:47
Franck Riester

J'espère bientôt. Et c'est tout l'objet d'ailleurs…

0:49
Présentateur

Bientôt c'est un peu vague.

0:50
Franck Riester

J'espère bientôt, ça c'est à lui. Est-ce que ça peut être cette semaine dans l'Aveyron ? Tout est possible. Je le souhaite, c'est à lui de le décider, parce que ce n'est pas une petite affaire de se présenter à l'élection présidentielle, de dire je suis candidat à l'élection présidentielle. C'est toute une préparation, à la fois collective et personnelle, mais moi je le souhaite. C'est tout l'objet et tout l'objectif de la tribune que j'ai signée avec 500 autres maires et élus locaux qui souhaitent que Gabriel Attal soit candidat à l'élection présidentielle.

1:18
Présentateur

Mais Franck Riester, vous êtes dans la direction de Renaissance, il ne vous a pas dit quand il a déclaré sa candidature et sous quelle forme ?

1:23
Franck Riester

On y travaille, on le prépare. Non, on le prépare. Après, je vous le dis, tant que le candidat n'a pas dit je suis candidat, n'a pas pris la décision définitive de dire c'est là où, ce moment spécifique où je vais être candidat, rien n'est fait. Mais ça serait évidemment hypocrite de cacher le fait qu'on s'y prépare, qu'il s'y prépare depuis des années, vu son expérience à la fois en tant que ministre, en tant que Premier ministre, c'est toute une préparation, ce n'est pas rien d'être candidat à l'élection présidentielle. Donc la question c'est plus sera-t-il candidat et quand va-t-il annoncer sa candidature ?

Et depuis quelques mois, en tant que président du groupe des députés EPR et en tant que secrétaire général de notre mouvement, oui il y travaille et encore une fois je le souhaite parce qu'on a besoin de quelqu'un d'expérimenter comme lui. à un moment où notre pays a tant de défis à relever, quelqu'un qui a la force de faire des propositions, de ne pas avoir peur d'être audacieux dans ses propositions et puis ensuite d'avoir la capacité à décider et à mettre en œuvre. Et on l'a vu dans son parcours, il a à la fois cette audace de proposition et cette force d'agir.

2:33
Présentateur

Il avait besoin de cette tribune pour se lancer ?

2:36
Franck Riester

Écoutez, le fait qu'il y ait à la fois, on le voit au moment des dédicaces, autant de Français qui ont envie de s'intéresser à sa candidature, qu'il y ait des élus locaux qui disent nous on a besoin de quelqu'un comme lui, quelqu'un d'expérimenté, quelqu'un qui décide, qui veut rompre avec l'impuissance publique, et bien c'est un élément parmi d'autres qui doivent le conforter dans sa décision d'être candidat.

2:58
Présentateur

Donc il a besoin d'être conforté ?

2:59
Franck Riester

Vous savez, je vous dis, c'est à la fois un choix personnel et c'est un choix collectif. Une déclaration de candidature à l'élection présidentielle, on n'est pas candidat seul.

3:08
Présentateur

– Non mais là, le teasing, il est un peu long, Franck Riester, mais à un moment, il faut se lancer.

3:13
Franck Riester

– On est un peu moins d'un an d'élection présidentielle, il n'y a pas urgence, la limite de dépôt des candidatures, ce n'est pas après-demain. Pour autant, je pense que maintenant, vu les autres candidatures dans le champ politique, c'est important que le responsable de Renaissance, celui qui est le secrétaire général du mouvement, qui est soutenu d'ailleurs par le mouvement, vous savez que le Conseil national a très clairement souhaité que ce soit notre secrétaire général, le candidat naturel de notre parti politique à l'élection présidentielle, et bien que maintenant il puisse se présenter et j'appelle évidemment ça de mes voeux le plus rapidement possible maintenant.

3:48
Invité

– Le plus rapidement possible, il y a quand même un petit problème, c'est qu'il fait beaucoup plus que de se préparer à être candidat à la présidentielle. Gabriel Attal, ça fait presque un an qu'il est déjà en campagne en fait, il fait campagne sans le dire, qu'est-ce qu'il attend en réalité ? – Mais je vous dis, c'est un processus de maturation. – Mais j'entends, mais quel est l'intérêt de faire durer le suspense aussi longtemps ?

4:06
Franck Riester

– D'abord, il n'est pas en campagne depuis un an, quand on est…

4:08
Invité

– Le livre, les dédicaces… – Le livre, ça ne fait pas un an, ça fait un mois. – Tout le travail de Renaissance autour des propositions programmatiques sur des secteurs différents, tout ça est très structuré, organisé, ça fait quand même longtemps qu'il est en campagne, on ne va pas se mentir.

4:26
Franck Riester

– Il est à la tête de Renaissance et à redynamiser le parti, a remis ce parti en ordre de marche, a fait en sorte que ce parti retravaille sur le fond, parce qu'un parti politique, c'est présenter des candidats, mais c'est aussi travailler un projet. Il y a des groupes de travail, il y a eu des conventions thématiques, il y a tout un travail de militants, de cadres et en s'associant à la société civile pour proposer effectivement pour Renaissance un projet et je souhaite que lui, il l'incarne. – Le temps de la campagne arrivera, j'espère encore une fois que ça sera bientôt, je le souhaite et c'est pour ça que nous sommes plusieurs à dire, on souhaite que Gabriel

5:02
Invité

Attal soit candidat. – Est-ce qu'il va profiter du grand meeting du 30 mai à Paris pour annoncer sa candidature ou alors le grand meeting du 30 mai, il sera là pour présenter le travail que vous venez de décrire fait au sein du parti et rien que le travail fait au sein du parti ?

5:14
Franck Riester

– Il le décidera, c'est sa responsabilité, moi je souhaite en tout cas qu'il fasse cette déclaration devant les Français, avec les Français, au contact des Français en province, dans un meeting, on verra bien ce qu'il décidera in fine, mais ce qui est certain c'est que dans ce meeting il dira des choses, il dira des choses fortes, il dira des choses fortes pour l'avenir du pays, il dira des choses fortes sur sa vision de la façon dont il faut gouverner le pays aujourd'hui, fort de son expérience, on voit bien que depuis des années, quels que soient les responsables politiques, on n'a pas été en capacité d'avoir les résultats à la hauteur des attentes, il faut changer d'organisation de notre pays en matière politique et administrative, en faisant davantage confiance au terrain, confiance aux élus locaux, pourquoi les élus locaux aujourd'hui, beaucoup d'entre eux, on souhaite que Gabriel Attal se présente à l'élection présidentielle, c'est parce qu'il a envie de donner davantage de confiance et de responsabilité aux élus locaux.

6:06
Présentateur

– Mais ce n'est pas aussi cette tribune, cette de 500 élus locaux, ce n'est pas aussi pour couper court aux critiques qui disent que Renaissance, il n'y a pas d'implantation locale ?

6:14
Franck Riester

– Écoutez, d'abord on a plus d'implantation locale après les élections municipales qu'avant les élections municipales, mais c'est vrai que moins que d'autres parties, on est un parti jeune et on a encore beaucoup à faire pour avoir une meilleure représentation au niveau local. Mais enfin on est assez satisfait, tout en restant humble, des résultats des élections municipales, avec des belles victoires comme à Bordeaux, à Annecy, à Tarbes, à Risse-Orangis ou ailleurs, et avec le doublement de nos maires et le doublement de nos élus locaux et de nos conseillers municipaux.

Et donc ces élus locaux, ils disent simplement, on a besoin de quelqu'un aussi qui a compris qu'on ne pourrait pas réformer le pays sans s'appuyer sur les forces vives du pays, à commencer par les élus locaux. – Mais ça veut dire quoi ? Dans la tribune… – Transférons des compétences aux collectivités territoriales pour mieux agir sur le terrain. – Dans la tribune, vous dites… – Faisons confiance aux chefs d'entreprise, aux créateurs, aux innovateurs, aux représentants de l'État dans les territoires. Bref, partageons davantage le pouvoir pour plus d'efficacité.

7:15
Présentateur

– Dans la tribune, vous dites, il faut donner leur juste place aux élus locaux. Ça veut dire qu'ils n'en ont pas eu assez ces dernières années ?

7:21
Franck Riester

– Oui, je pense que notre organisation politique et administrative en France est trop centralisée et on a besoin aujourd'hui de transférer des compétences, clarifier les compétences, responsabiliser chacun, donner les moyens à chacun d'exercer ses compétences. Et oui, il faut aller beaucoup plus loin dans la décentralisation.

7:38
Présentateur

– On entend ça, vous qui avez été ministre depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, on entend ça depuis la première minute du quinquennat d'Emmanuel Macron. Et pas celui-là, celui de 2017.

7:46
Franck Riester

– Non, je pense que d'ailleurs le président de la République lui-même a reconnu que peut-être il n'avait pas au départ fait suffisamment confiance aux élus locaux. – Parce qu'à un moment, la crise des gilets jaunes a été un game changer de ce point de vue-là. Mais oui, il faut aller plus loin. Mais ça doit se traduire ensuite, au-delà de la volonté, dans les réformes, réformes institutionnelles, réformes pourquoi pas constitutionnelles. Mais on voit bien qu'aujourd'hui, encore une fois, des responsabilités d'un tel ou d'un tel à la tête du pays, on a un problème d'organisation. Jean-Louis Borloo le décrit très bien dans un certain nombre de ses interventions.

On a besoin de faire en sorte de transférer des compétences, de clarifier les compétences,

8:23
Invité

de faire davantage confiance aux forces vives de notre pays. – Sur ce sujet précis, vous êtes déçu par anticipation du futur grand acte de décentralisation qui avait été promis par Sébastien Lecornu quand il est entré à Matignon. Il y a un texte qui arrive cette semaine sur la table du Conseil des ministres. Vous êtes déçu par son contenu ? – Écoutez, s'il y a quelques avancées positives, tant mieux. – Il y en a ?

8:43
Franck Riester

– De mon point de vue ? – Je ne pense pas du tout à la hauteur de ce qu'il faut. Mais on est dans un moment où, objectivement, on voit bien la situation politique du pays. Ce n'est pas le moment où on va faire des grandes réformes institutionnelles. Il faut être lucide. Donc s'il peut y avoir des améliorations ici ou là, ça sera aux députés, aux sénateurs d'y travailler et ça sera déjà ça de prix. Mais on voit bien que c'est dans ces grands moments de débats nationaux, au moment d'une élection présidentielle, où les candidats doivent pouvoir porter un projet de réforme institutionnelle pour être plus efficace.

Gabriel Attal, fort de son expérience, a les idées claires sur cette question-là et va faire des propositions fortes pour faire davantage confiance au terrain, aux élus locaux et aux différentes forces vives de ce pays.

9:22
Présentateur

– Dans cette tribune, vous faites la liste des défis à relever, l'école, l'écologie, la décentralisation. C'est aussi la liste des échecs d'Emmanuel Macron ?

9:29
Franck Riester

– Non, c'est les marqueurs qui sont pour nous des marqueurs importants, des axes de travail importants. On ne peut pas laisser, par exemple, ces questions d'écologie de côté. On voit bien que depuis quelques mois ou années, le défi du dérèglement climatique est un peu mis de côté. Il faut aller beaucoup plus loin. Et nous, élus locaux, on a notre part de ce défi à relever nous-mêmes. Mais nous avons besoin de quelqu'un qui, de ce point de vue-là, est très convaincu à la fois de la nécessité, par exemple, de développer l'énergie nucléaire, mais en même temps de développer les énergies renouvelables.

Moi, je suis maire de Coulomiers, je développe depuis des années, puisque j'ai fait partie des équipes aussi précédentes, la géothermie. Et c'est un vrai game changer pour les habitants de Coulomiers en termes de factures énergétiques et en termes de développement durable. Eh bien, il faut aller plus loin dans ce sens-là. Eh bien, lui a compris ça. Comme sur l'éducation. Vous avez vu, quand il était ministre de l'Éducation nationale, il avait lancé des grands plans pour faire de l'Éducation nationale une priorité. Je suis absolument convaincu, dans les discussions que je peux avoir avec lui, qu'il fera de l'Éducation une priorité du projet qu'il présentera au pays.

10:39
Présentateur

– Puisqu'on parle du projet, les Jeunes en Marche travaillent à un programme. Ils proposent de légaliser la GPA. Vous êtes pour ?

10:45
Franck Riester

– C'est un débat qu'on doit avoir, cette question de la GPA. Les Jeunes en Marche, c'est normal, ils font en sorte d'ouvrir des sujets, ouvrir des débats. On verra ce que Gabriel Attal retiendra, mais il a déjà exprimé…

10:59
Présentateur

– Mais vous, vous souhaitez qu'il retienne la légalisation de la GPA ?

11:00
Franck Riester

– Moi, je pense en tout cas qu'on ne peut pas faire comme si cette réalité n'existait pas, avec un certain nombre de familles homoparentales et hétérosexuelles qui ont recours à la GPA, à l'étranger, parfois sans prendre en compte les questions sociales, voire éthiques. Et donc, qu'il y ait un débat sur cette question-là dans notre pays, et que ce soit au moment de l'élection présidentielle que ce débat se pose, moi, j'y suis favorable. Après, on verra…

11:24
Présentateur

– Mais vous êtes favorable à ce que le débat soit ou vous êtes favorable à l'égaliser la GPA ?

11:27
Franck Riester

– Moi, à titre personnel, je suis favorable à ce que, oui, on puisse ouvrir la possibilité à un certain nombre de couples dans ce pays de pouvoir avoir accès, en France, à une législation pour autrui, on va dire éthique, c'est-à-dire qu'il prend en compte un certain nombre de questions fondamentales par rapport, évidemment, à la question de la marchandisation du corps, à la question de l'accès juste et équitable à cette gestation pour autrui. Mais je vais vous dire, c'est un sujet, c'est un sujet important, mais il y a tellement d'autres sujets qui seront le débat de cette élection présidentielle que je ne voudrais surtout pas qu'on retienne que cette question-là…

– Non, il propose aussi, puisqu'on est sur Public Sénat,

12:11
Présentateur

il propose aussi de réduire d'un tiers le nombre de parlementaires, ça vous…

12:14
Franck Riester

– Oui, moi je suis favorable, à titre personnel, on verra ce que Gabriel Attal propose, moi je suis favorable, j'ai toujours défendu, le fait qu'on réduise le nombre de parlementaires, qu'on leur donne plus de pouvoirs, on a aujourd'hui plus de 900 parlementaires dans notre pays, je pense qu'on pourrait avoir moins de parlementaires, pas pour mettre moins d'argent ou d'investissement sur le travail législatif, mais au contraire, en donnant plus de moyens aux députés et aux sénateurs. – Mais on enlève pas, des députés, des sénateurs les deux ?

– J'ai été député pendant 19 ans, moins quelques années au gouvernement, et je sais à quel point les députés n'ont pas suffisamment, comme les sénateurs, de moyens pour travailler de la manière dont les Français attendent le travail.

12:49
Présentateur

– Donc vous réduisez, un tiers le nombre de députés, un tiers le nombre de sénateurs ?

12:51
Franck Riester

– Je ne vais pas vous le dire à la hache comme ça, comme les choses se font, ça se discute, ça se discute d'ailleurs avec les intéressés, parce que c'est compliqué, parce que, évidemment, quand vous réduisez le nombre de parlementaires, potentiellement, vous supprimez des circonscriptions électorales dans lesquelles il y a des parlementaires qui sont élus. Mais je pense que dans une démocratie plus efficace, on doit avoir moins de parlementaires avec plus de moyens pour être davantage respectés et faire un travail encore de meilleure qualité.

13:18
Présentateur

– Stéphane, sur la manière dont on va départager tous ces candidats.

13:21
Invité

– Oui, c'est vous qui représentez Renaissance au sein du comité de liaison qui a été lancé par Gabriel Attal. Combien de fois vous êtes réunis depuis son lancement en avril et à quoi ça sert ?

13:30
Franck Riester

– On s'est réunis une fois, et on se réunira très bientôt début juin. Il y a Christophe Béchut qui représente Horizon, il y a Marc Fénaud qui représente le Modem, Hervé Marseille que vous connaissez bien ici au Sénat qui représente l'EI, Ex-Qualité, et puis Nathalie Delattre aussi que vous connaissez bien qui est la présidente du Parti Radical. Et ensemble, nous travaillons à la façon dont le moment venu, et nous avons discuté ensemble et nous pensons dans la foulée de ce qu'ont évoqué et Gabriel Attal et Édouard Philippe que c'est en début d'année prochaine, – Début d'année prochaine, pourquoi début d'année prochaine ?

– Alors, début d'année prochaine pour prendre la décision importante de savoir en fonction du contexte et les politiques du moment, est-ce qu'il y a toujours ce risque qu'on veut absolument éviter de deuxième tour entre le Front National, le Rassemblement National et la France Insoumise pour se rassembler pour qu'il y ait un candidat du Bloc Central ? – Pourquoi début d'année prochaine ?

14:26
Invité

– Mais parce que… – Ça veut dire que vous allez laisser les sondages décidés à ce moment-là ?

14:29
Franck Riester

– Alors, ça fera sûrement partie des éléments à prendre en compte. – Mais ce seront quoi les autres éléments ? – On va y travailler. Ça peut être, pourquoi pas, une forme de primaire, ça peut être, pourquoi pas, d'autres… – Début d'année prochaine, c'est pas un peu tard pour faire une primaire. – D'abord, il faut un débat, il faut que les candidats s'expriment, il faut qu'il y ait des informations… – Un débat public ? – Oui, un débat public, il y a un débat public, que les candidats qui le souhaitent dans le Bloc Central, portés par des partis politiques, on voit par exemple…

14:55
Présentateur

– Donc un débat télévisé ?

14:56
Franck Riester

– Non, non, pas forcément télévisé. – Il faut que chacun fasse campagne sous ses couleurs, c'est ça ? – Il faut qu'on fasse campagne, il faut que… – Mais c'est un moment, ils doivent se retrouver au même endroit et débattent entre eux. et ensuite de présenter un projet aux Français pour les cinq années qui viennent, puissent le faire. On a besoin d'avoir un vrai débat présidentiel. En 2022, on a souffert d'avoir pas suffisamment de débat.

Eh bien, ayons ce débat et notamment ayons un débat pour pas que ça soit simplement une focalisation du milieu politique autour de pas de deuxième tour France Insoumise, Rassemblement National, mais quel projet le Bloc Central veut porter pour les cinq ans qui viennent. – Un débat d'idées.

15:32
Invité

– Ça suppose qu'il faut qu'il y ait quelqu'un qui incarne les idées de Renaissance, quelqu'un qui incarne les idées d'Horizon, – Il n'y a pas d'obligation. – Du Modem, de l'UDI, – Il n'y a pas d'obligation. – Mais ma conviction…

15:40
Franck Riester

– Du Parti Radical. – Il n'y a pas d'obligation. Après, c'est une question d'ambition, c'est une question de capacité de porter un collectif, c'est une question de se sentir aussi en capacité d'être président de la République.

15:51
Présentateur

– Mais juste, en dehors de Renaissance…

15:53
Franck Riester

– On souhaite qu'il y ait un candidat qui soit dans cette dynamique-là et on pense que c'est Gabriel Attal qui doit l'être. – Mais pardon,

15:59
Présentateur

mais en dehors de Renaissance, il rassemble qui Gabriel Attal ? Et même au sein de Renaissance, on entend Elisabeth Borne, on entend Yael Brunpiff et Rohrberger, même son camp, il ne le rassemble pas.

16:07
Franck Riester

– Et c'est la campagne… D'abord, les élus locaux qui ont fait la tribune, les militants qui… Son camp, pardon, excusez-moi, mais plus de 90% des membres du Conseil national, dont certains qui ont été désignés par Elisabeth Borne au moment où on a créé… enfin, on a établi la nouvelle gouvernance de Renaissance, ont voté pour que ce soit Gabriel Attal, notre candidat. Donc, il rassemble très largement les militants et cadres du parti. Il y a sur le terrain un grand nombre de personnes qui viennent à ses dédicaces et qui ont envie qu'il soit candidat à l'élection présidentielle. Il y a des élus locaux qui s'expriment en disant on veut qu'il soit candidat à l'élection présidentielle.

À lui de dire maintenant s'il souhaite l'être. Et ensuite, après plusieurs mois de campagne, pour qu'on puisse savoir, nous, dans le bloc central, qui est celui qui a le projet qui nous convient le mieux, celui qui a l'incarnation, le profil le plus adapté pour le monde dans lequel nous sommes, de pouvoir rassembler les autres candidats derrière lui. Je souhaite que ça soit Gabriel Attal. Mais pourquoi ? Parce que, Franck Rester,

17:03
Présentateur

vous avez fait un peu toute la liste en tant que ministre des potentiels candidats qui étaient premiers ministres. Édouard Philippe, Elisabeth Borne, Gabriel Attal. En quoi Gabriel Attal s'est le mieux placé pour succéder à Emmanuel Macron ?

17:14
Franck Riester

Parce que je pense qu'aujourd'hui, il a, outre l'expérience, mais Édouard Philippe à cette expérience-là, il a cette audace de proposition. Il n'a pas peur de mettre les pieds dans le plat et de proposer clairement des solutions pour relever les défis dont notre pays a besoin de relever. Mais il porte mieux l'héritage ou il incarne mieux la rupture ? C'est quoi ? Quand il dit, par exemple, et qu'il aborde la question des réformes des retraites avec beaucoup de force et beaucoup de détermination en disant qu'il faut avoir un système universel avec de la capitalisation, il a l'audace de proposer ça.

Quand il a proposé tout un projet autour de la délinquance des mineurs, il a l'audace de proposer ça. Et ensuite, il a la force d'agir, c'est-à-dire la capacité à prendre des décisions et à les mettre en œuvre. Regardez l'interdiction de la BAIA. Il est arrivé ministre de l'Éducation nationale, c'était l'éléphant dans la pièce, personne n'osait prendre une décision, il a analysé, il a écouté, il a pris ses décisions et il l'a mis en œuvre. Eh bien, on a besoin de ce genre de profils qui ne tournent pas autour du pot, qui ne sont pas dans la circonvolution, mais qui décident et qui mettent en œuvre.

Et avec une idée claire à la fois de transformation du pays, de son organisation pour être plus efficace et porter un projet fort dont notre pays a besoin. Et vous verrez que le projet sur lequel il travaille est un projet fort qui, à mon avis, pourra rassembler une majorité.

18:31
Présentateur

Deux questions d'actualité pour terminer. On parle de l'audiovisuel public, Stéphane.

18:35
Invité

Oui, je voulais savoir si vous aviez lu les 550 pages du rapport de la commission d'enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Il y a 69 recommandations formulées par le rapporteur Charles Aloncle. Les formule-t-il vraiment pour sauver l'audiovisuel public ? Faut-il réformer l'audiovisuel public ? Ce que vous aviez fait quand vous étiez ministre de la Culture, ce n'est pas si vieux. Pourquoi ? Il faudrait-il relancer la réforme ?

19:00
Franck Riester

Re-reformer, voilà. C'est-à-dire qu'en fait, je n'ai pas pu aller au bout parce qu'il y a eu le Covid et le projet de loi de réforme que j'avais porté en 2020, qui avait été voté en première lecture en commission de l'Assemblée nationale, n'a pas pu aller au bout. Une partie a été reprise par Roselyne Bachelot dans la foulée. Je pense à la transposition de la directive ECMA. Je pense à la création de l'ARCOM, la fusion du CSA et de l'ADOPI. C'est moins qu'il l'avait porté dans un projet de loi qui n'a pas été à son terme et Roselyne Bachelot l'a mis d'une façon saucissonnée.

Elle a bien fait de le faire comme ça parce que les conditions politiques ne permettaient pas au moment de l'après-Covid de porter la réforme dans son ensemble. Aujourd'hui, je pense que cette réforme que j'avais proposée est toujours d'actualité, c'est-à-dire la création d'une holding qui permet de créer un groupe public. On a besoin d'audiovisuel public. Moi, je suis effaré de voir que dans les débats qu'il y a eu dans cette commission d'enquête, on n'a pas suffisamment insisté sur l'impérieuse nécessité d'avoir de l'audiovisuel public dans notre pays en matière d'éducation, en matière de culture, en matière d'information, en matière de lutte contre la désinformation.

On a besoin d'audiovisuel public. Et pour que l'audiovisuel public réponde aux attentes de nos compatriotes et aux besoins, nous avons besoin qu'ils se structurent différemment. Comme l'ont fait tous les audiovisuels publics en Europe ou dans les pays occidentaux, comme l'ont fait tous les groupes privés, c'est-à-dire en faisant des économies d'échelle, en allant chercher des synergies, en étant regroupés. Je pense que la fusion n'est pas la bonne solution parce que là, on met tout dans le même panier et on risque de perdre à court terme une part des différentes couleurs radio, télé et la liberté éditoriale.

En revanche, une société holding permet de faire vraiment des économies en matière de formation, en matière d'immobilier, en matière technique pour pouvoir relever

20:40
Présentateur

les défis d'audiovisuel public. Autre question, Maxime Saada, le patron de Canal, premier financeur du cinéma français, annonce qu'il ne travaillera plus avec les 600 signataires de la pétition contre Vincent Bolloré qui appelle à la mobilisation contre l'emprise grandissante de l'extrême droite. Je les cite. Est-on dans un tournant sur le financement du cinéma français ?

20:56
Franck Riester

J'espère surtout que tout le monde va revenir à un calme nécessaire. Tout le monde,

21:01
Présentateur

c'est-à-dire des deux côtés ?

21:02
Franck Riester

Oui, parce que nous avons besoin de regarder les sujets d'une façon apaisée. Oui, il y a une question qui se pose sur le fait de dire est-ce que oui ou non ? Je n'ai pas la réponse. Moi, j'avoue, je n'ai pas été suffisamment dans le dossier. Est-ce que ça pose un problème qu'il y ait un acteur du cinéma qui est la totalité ou une grande partie de la verticalité de la filière, du financement à la production jusqu'à la diffusion ? C'est la question qui est dans la tribune à laquelle vous faites référence de l'acquisition des cinémas UGC. C'est une question qui peut se poser et un mérite d'être étudié. Je ne sais pas quelle réponse on doit y apporter.

Mais on n'est pas obligé ensuite d'insulter les gens ou de dire qu'ils sont fascistes pour autant. Et puis de l'autre côté, quand on est responsable de Canapis et quand on est un acteur majeur du financement du cinéma, c'est bien de plutôt calmer le jeu plutôt que de rajouter de l'huile sur le feu.

Mais pour autant, il faut comprendre que nous avons depuis des années en France réussi à mettre en place un système de financement de la création de la diversité de la création exceptionnelle dont le Canal+, est un des acteurs majeurs et c'est l'intérêt de tout le monde de s'entendre comme nous nous sommes tous entendus pour faire en sorte que le téléspectateur, la diversité de la création soit gagnante.

22:18
Présentateur

Merci beaucoup Franck Hester d'avoir été notre invité ce matin.

Franck Riester : « Nous sommes plusieurs à dire qu'on souhaite que Gabriel Attal soit candidat » — Franck Riester · Pourquijevote