Thé ou Café ? Avec Gaëtan, interne à l'hôpital
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bon alors on est dans ma cuisine parisienne avec gaëtan casanova qui est le président c'est ça du syndicat des internes voilà c'est pour hâter au café ce sera t au café le café allez c'est parti pour une anesthésiste en plus en général j'avais que cette réponse possible on s'en sort était une trahison de toute la corporation locaux je suis très content de t'avoir ici parce que moi ça fait des années que je m'intéresse aux internes de notamment dans le train paris amiens souvent il y avait des internes qui circulait entre paris amiens on avait des longues discussions et je me considérais comme aberrant à la fois pour eux comme salariés quelque part et pour les patients d'avoir des gens qui vont enchaîner 48 heures 72 heures 96 heures où ils sont supposés être éveillé et tenir bon c'est oui c'est étonnant c'est nous sommes nous étonne depuis des années en 2017 on avait essayé de on va dire de mettre des mots là dessus et de mettre des chiffres sur tous là dessus lorsqu'on a réalisé c'était une grande enquête santé mentale on essayait de faire le poème pas que les internes on avait également aussi les étudiants en médecine donc qui sont plus jeunes que nous et les jeunes médecins les chiffres il était catastrophique ça monte presque 70% d'anxiété ça montrait 25% de symptômes de dépression et 15 4% des répondants qui répondaient qu'ils avaient fait une tentative de suicide ça nous faisait à peu près trois fois plus de risques de se suicider que le reste de la population donc ça c'est des éléments de qu'on connaît le fait de travailler trop on sait également dans toutes les études scientifiques que ça qu'on devient dangereux pour soi ça c'est absolument évident par exemple quand tu travailles plus de 55 heures on a deux fois plus de risques de se suicider là c'est juste pour la maladie mentale mais son compte le risque d'avc augmente le risque d'infarctus et c'est donc tout ça évidemment c'est très dangereux et enfin et c'est aussi le plus important c'est dangereux pour les patients ce qui est clair c'est que quand on fait 24 heures de garde s'endormir à la 22ème heures en général on sait au fond de soi on sait qu'il faut se préserver parce que on n'est pas aussi efficace que si on était en début de garde moi je donne tout un exemple je crois que tout le monde le comprendre 128 c'est-à-dire imaginez que vous ou un de vos proches vous soyez hospitalisé vous arrivez et puis là le chirurgien et puis pour une urgence chirurgicale et le chirurgien qui doivent opérer c'est quelqu'un de sympa il joue cartes sur table libre moi ça fait 80 heures que je bosse ça fait 22 heures que j'ai pas dormi on part au bloc je peux vous dire que si c'est vous ou système vos proches qui va être opéré vous allez passer des heures interminables d'angoissé parce que vous êtes conscient que que c'est qu' un risque mais voilà aujourd'hui c'est une situation qui est presque institutionnalisé connaître ses pains question c'est pas aujourd'hui alors on est là dans le temps du copines on va y revenir vous avez déclaré hier être en grève tous les internes mais face et c'est pas d'aujourd'hui ça fait des années sans doute des décennies peut-être un siècle que ça dure comme ça oui ça fait en réalité le l'erreur serait de penser que c'est uniquement dû à la crise en fait la crise ça a été la crise à lithaire ça a été un révélateur et catalyseur japon - sur plein de truc c'était un révélateur c'est à dire comme en photographie ce serait l'image qui apparaîtrait là ça fait apparaître la situation des internes mais un prêt de six mois ben disons qu'à plus de souffrance pour une raison assez simple c'est que un médecine ça reste un être humain jusqu'à la preuve du contraire et que comme tous les français on vit la difficulté de paix trop près les gens qu'on aime on vit la difficulté de pas pouvoir prendre nos parents nos grands parents dans les bras et cetera de ne pas pouvoir là ça commence à changer mais ne pas pouvoir voir nos amis ben ça ça crée de la souffrance à tout le monde je veux dire à tous les français c'est pas du tout spécifique mais en revanche à cette souffrance que tous les français vivent va se rajoute la souffrance quotidienne qui était celle du trop de travail qui était celle du harcèlement et c'est donc sa salle à rêver mais c'est un problème qui est prêt existant c'est quelque chose lorsqu'on en parle au vieux syndicaliste de lille nice et ça fait des décennies qu'on parle de ça vous travaillez vous à moi je suis accroché 1 1 actuellement dans quel service en est saisi d'accord mais non bien du boulot liés aux coville ou alors moi depuis depuis le mois d'octobre je me consacre uniquement au syndicat donc je vais arrêter on va dire après la après la première vague pendant la première vague moi j'étais à rothschild et là évidemment on était on a vu c'était c'était très intéressant et un peu inquiétant la noro réanimation en rocher donc on prend uniquement des personnes ne relisent et des avc des hémorragies cérébrales etc etc patients alors qu'ils constituent l ensemble la totalité même de nos patients eh ben on s'est retrouvé en l'espace de 2-3 semaines de passer de 10 lits dre à 30000 réa et tous les patients qui étaient là et des paillettes et des patients qu'aux vide donc on a retrouvé des situations quitté qui est étonnante et inquiétante on avait des infirmières qui était infirmière de pédiatrie d'hôpital de jour c'est à dire c'est les patients qui viennent le matin qui repartent le soir où l'après midi et qui se retrouvait avec des patients dans le coma sous respirateur artificiel et c'est donc ça a été vraiment quelque chose de saisissant je crois plus que la troisième vague la première on a eu toutes les difficultés de la troisième a par contre plus on a été surpris de tout tout était surprenant savais pas quoi faire et ce qu'il faut comment il faut protéger est ce qu'il faut mettre deux paires de gants est ce qu'il faut mettre tel filtre etc et tous les jours on change les protocoles et c'est ce qui est normal on aurait pas difficilement pu faire mieux mais en revanche c'est excessivement stressante pour tout le monde et donc les hôpitaux pas seulement pendant le confinement de manière générale quelques pas il repose sur cette main d'oeuvre pas chère aussi donc 40% des médecins il me semble me semble-t-il sont des internes et après il ya quand même beaucoup de ce qu'on appelle les ffi les faisant fonction d'interné ait eu clairement celle il faut le dire assez difficile d'avoir des chiffres dessus mais c'est les bouche-trous typiquement quand vous avez des stages qui sont malfaisants dont on veut plus et bien parce que pour des questions de harcèlement pour des questions d'épuisement etc on fait venir des ffi tous et les personnes qui sont en plus précaire tout simplement parce qu'elles sont étrangères font pas elles sont pas les mêmes connaissances avons pas savoir qui allait chercher et les deux faits elles vont me protéger donc c'est une population beaucoup plus malléable et les internautes sont des lobes 40% d'un terne oui et j'ai lu que on avait allongé d'une année supplémentaire l'internât alors ça ça dépend ses tresses est très variable et une réforme qui est la réforme de ce qu'on appelle du troisième cycle inquiets la réforme de l'internât donc l'internât je le rappelle c'est à partir du moment où ce spécialiste donc on a le premier le second cycle sur les connaissances générales et à partir le moment du concours de l'internât c'est là où on choisit une spécialité ont fini par par spécialisés et même la médecine générale est une spéciale c'est à toutes les spécialités mais dans toutes les wii toutes les spécialités ont un internat les internats qui dure trois ans quatre ans cinq ans ou six ans et là il ya pas mal de remous dans difficile de trouver de donner un pattern particulier il ya des spécialités qui ont dit on garde nos quatre ans par exemple d'autres qui ont dit on passe en cinq ans est-ce que la motivation pour des médecines générale elle doit faire trois en internat et dans certaines spécialités en barrages rajoutez un an à ce que la motivation est là en terme d'éducation ou est-ce que la motivation était en termes d'économie en se disant bon nos hôpitaux ils sont à loos donc on va avoir de la madoff supplémentaires tranquillement comme ça la vérité et la vérité souvent complexe et il ya une réponse donc je dirais les deux c'est à dire que les professeurs les collèges de spécialités qui ont décidé d'augmenter leurs années c'est parce que derrière il ya un programme pédagogique etc donc il ya une légitimité pédagogique la plupart du temps d'ailleurs le gouvernement est assez opposée au rallongement des diplômes et les internes aussi parce que ça fait déjà fait des études de 11 12 ans c'est absolument excessif donc il ya un élément pédagogique mais de l'autre de 2 de notre point de vue c'est absolument évident que l'inter donc il est censé travailler 35 heures jusqu'à 48 c'est à dire qu il exactement comme tous les autres travailleurs mais le dernier travail 58 eur et ça peut aller jusqu'à 70 80 heures dans certaines spécialités bon qui ce travail 57 35 heures ou 72 heures il est payé pareil les heures à font pas payer ni récupérer évidemment et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des internes qui font jusqu'à 50 % de leur temps de travail qui est du temps administratif parce qu'on se dit c'est quand même beaucoup moins cher de payer un internat faire du secrétariat afin de ne pas payer un internat faire du secrétariat peut dire peut-être manque-t-il ici une secrétaire peut-être que 206 dans ce service il ya des soucis de management et qu'on pourrait améliorer les choses toutes ces questions ce n'est pas parce qu'au fond on dit bien c'est toujours sympa c'est que quand on sait pas organiser un service quand on sait pas faire politique est bien dit on prend les personnes on va juste les faire travailler plus en se disant ça va résoudre le problème on a là une manoeuvre corvéables et plus cher donc autant profiter au maximum y compris sur des tâches tout qualifiante oui alors sachant que c'est pas oui c'est sous qualifiant celle que je crois que c'est dommage de faire traire de faire faire un médecin du secrétariat pas que ça soit un frein à main je dis oui on en fait tout le temps et tout mais ce que je veux dire c'est que c'est par optimale dans le sens aujourd'hui on est le nombre de médecins qui diminue il ya plus de départs à la retraite que d'arriver donc le défi aujourd'hui c'est pas c'est augmenter le nombre de médecins mais ça ça va mettre dix ans entre temps il faut quand même faire quelque chose donc le vrai défi pour essayer d'apporter un vrai service public de santé la population c'est d'augmenter ce temps médical et les gars au lieu de dire en augmente le temps médical on y tient on valeur faire des tâches administratives c'est con parce que en faisant ça on empêche justement de mieux prendre en charge la population le défi il est là il est que l'a d'ailleurs lui même va pas pouvoir créer des médecins comme ça ex nihilo donc il faut se battre là dessus mais aujourd'hui c'est le choix de la simplicité qui est fait on dit ça coûte pas cher on va les faire travailler plus et puis terminé et donc là le q10 toile années supplémentaires vont c'est à la fois pour des raisons pédagogiques et économique les deux du mult quoi oui oui oui c'est évident c'est un chiffre qui est très marquant corrompu publie ce mois-ci en effet une enquête sur l'attractivité des carrières et en fait on a 23 % des jeunes médecins qui veulent rester à l'hôpital public le premier argument qui est classique c'est de dire oui mais c'est normal dans le privé ils seront mieux payés ce qui est vrai mais en fait si on creuse un tout petit peu la question s'est facilement c'est pas le premier critère c'est loin d'être le premier critère en fait ils partent dans le privé non lucratif pour beaucoup sont payé pareil alors ces organismes de droit privé mais son pays exactement de la même façon que s'ils étaient dans le public mais en fait il part parce qu'ils ont un système où on trouve plus sa place ont un système qui - hyper hiérarchisé avec des pouvoirs hyper concentré et parce que pendant pour dire les choses clairement pendant trois quatre cinq ans on les a pris pour des cons donc ils disent me barre la réalité elle est là et c'est pour ça que moi je suis assez critique du ségur de la santé qui est on sûr qu'il ya un décalage si vous voulez entre les moyens qui ont été déployés que je juge conséquent réellement et le but de se séduire c'est l attractivité de l'hôpital public on a augmenté les salaires ce qui était nécessaire mais on a l'impression que c'était une fin en soi etc en augmentant les salaires on allait en aller qu'on allait garder les gens c'est faux par exemple meilleur exemple celle et les personnels paramédicaux mais les infirmières aujourd'hui à son mieux payés à l'ap-hp que dans le privé non lucratif pourtant la ph pays font des pieds et des mains pour les avoir parce qu'elle partout il part dans le privé non lucratif notamment donc on voit bien que le problème n'est pas que financier le problème il est financier mais c'est pas ça c'est quelque chose de beaucoup plus profond et malheureusement avec ce secteur on sait pas attaquer aux causes profondes parce que qui dit causes profondes qui dit qu structurelles qui dit gouvernance qui dit tout un tas de choses qui sont politiquement plus sensibles donc là on a été je crois un port à dieppe des packs est en pensant uniquement des revalorisations salariales et résoudre le problème de l'attractivité de l'hôpital et donc six mois c'est ce qui m'inquiète aujourd'hui puisque je tiens à l'hôpital je dis pas qu'à que l'hôpital public service public de santé peut être assurée aussi par des structures privées notamment le privé non lucratif mais ce qui est certain c'est que l'hôpital il doit être là il doit être fort il doit prendre en charge les patients et bien les prendre en chasse je crois que c'est vraiment une exigence en france qu'on ait qu'il faut qu'on garde et ça commence à être compliqué parce que quand on voit que le seul moyen de garder les gens c'est de rallonger un tout petit peu les études en disant mahgoub hervé parce qu'on sait que vous allez partir on sent qu'on est au bord de l'implosion quand même ça fait presque échos pour moi alors tu sais ce dossier m'intéresse aussi en rapport avec la jeunesse j'ai des vendus là notamment pour la jeunesse populaire là on n'est pas tout à fait dans la jeunesse populaire mais je trouve que c'est un peu les mêmes mécanismes qui sont mis en oeuvre quand j'ai fait mon premier numéro de fakir il ya 20 ans on premier dossier c'était sur les apprentis dans la restauration et il y avait un côté comme ça aussi vous devez en chantier quand vous êtes jeune et puis après ba peut-être que vous avez votre resto puis vous en ferez chier à votre tour quoi et là j'ai l'impression que dans la médecine c'est un peu la même mentalité qui a love sais pas vous devez en chef et après vous aurez peut-être des gros salaires et puis tout ça mais dans un premier temps la jeunesse elle doit passer par ce temps où on vous botte le cul et puis où est ben en fait il ya deux réponses là dessus la première c'est que les personnes qui disent ça en fait au fond n'ont pas compris ils disent à votre époque on travaillait là c'était jean françois timsit le chef de service de de la réanimation infectieuses à l'hôpital bichat qui disait dans libération c'est déplorable de devenir revendiquer de limiter le temps de travail moi votre époque c'est je travaille 80 deezer etc et il disait ça dans l'es10 je vais peut-être passer pour un vieux con mais j'ai au moins il a la qualité de l'auto analyse mais enfin vous avez ce type qui dit à votre réponse très 90's heures j'essaie de me poser les questions j'essaie de voir d'anciens médecin je dis est ce que c'était vrai oui il travaille 80 10 heures et c'est pour ça qu'on appelait c'est les internats on appelait ça un internat c'est à dire qu'à l'époque vous foutiez le restiez à l'hôpital tout le temps est souvent à l'internât c'était un lieu de vie mais ce qui se passait à l'époque c'est que ya trente ans il ya 40 ans quand vous un avc ou un infarctus le patient le foot et dans un pieu et éventuellement humour est comme ça que ça se passait donc il ya le temps qu'on passe au travail il ya aussi l'intensité à dire qu'aujourd'hui et du merci quand vous quand vous faites un avc par exemple l'enquêté à rothschild le patient est pris immédiatement suite vous le brancardier au scanner ensuite vous allez refaire un scanner de contrôle ensuite vous allez avoir un geste endovasculaire etc et donc on prend en charge beaucoup mieux les patients mais la charge de travail et pas du tout la même ia l'intensité de travail je crois que il faut jamais séparé les deux ce serait une folie que de considérer que le travail ce nombre d'heures et qu'un nombre d'heures ça veut rien dire il ya 1 heure et 1 heure il ya des heures de très grande intensité donc ça c'est le premier élément n'a pas et la table de libre échange ale premièrement oui c'est j'ai perdu ma mad men la deuxième ou la deuxième réponse bon c'est pas dicter quoi la question et ça je suis autrement sur le même quand je discutais dans le train tu sais avec les internes il je leur parlais des salaires oui pour moi qui enfin tu sais je suis plus tout pour qu'il y ait un plancher qui a monté un plafond qui descendent mois et donc c'est vrai que des fois les salaires des médecins je vous dis ouah c'est au quand même est il justifié sont désormais regarde le nombre d'années où on en chie pour y arriver et je trouve que donc une ferait mieux de valoriser mieux y compris ses premières années où on travaille presque normalement comme médecin plutôt que d'être allé un smic amélioré sans avoir à attendre d'être libéré de sa pour enfin oui je me souviens maintenant du deuxième élément deuxième élément c'est eh oui sur cette histoire de j'en ai chié il faut que tu enrichi en fait je vais le intrinsèquement les métiers les métiers du soin on en chie pour des choses clairement pourquoi parce qu'on est confronté à la mort qu'on est confronté à la souffrance que les horaires elles sont dures que l'intensité de travail est difficile que le poids humain est difficile donc ça c'est intrinsèque à nos métiers la question c'est de savoir est ce que au delà de cette souffrance qu'on partage en tant que soignant on est obligé de subir de l'épuisement professionnel par dessus ça je ne crois pas est-ce qu'on est obligé de subir du harcèlement comme ça peut arriver de se faire insulter littéralement ou même de se prendre des coups de pieds comme j'ai pu voir dans dans certains hôpitaux non la réalité elle est là donc est-ce qu'on doit en gs que vous révéler parce que oui autant moi j'étais déjà assez avertis oui sur les horaires et salaires est-ce que vous révéler dans les dossiers de presse que vous serez là c'est le harcèlement je sais pas si c'est par les chefs de service par les mets qui fait que bon il ya des suicides dans les cas les plus paroxystique mais il ya un espèce de mal être qui se développe qui est pas seulement dû aux horaires mais qui aussi dû aux relations oui mais ça en fait c'est une saignée raison qui est très franchement structurelles je sais pas s'il ya beaucoup plus de violence en médecine qu'ailleurs que c'est possible que ce soit le cas mais a une particularité le harcèlement en général je peux décrire des cadres quatre situations que vous êtes amené à rencontrer les des cas classique on a pu avoir la typiquement dans une ville du nord-ouest de la france c'est un praticien qui a affolé une interne contre le mur et la piloter j'étais dans un établissement ou un des chefs des services donné des coups de pied à ses ex terme traitée de [ __ ] ces internes j'ai été dans un établissement je m'en suis encore c'est un service de gynécologie l'interné de garde elle appelle son chef de service au téléphone parce qu'à une patiente qui fait une hémorragie de la délivrance l'hémorragie de la délivrance et lorsqu'au moment de l'accouchement on saigne plus d'un demi litre et ça évidemment partir d'un demi litre on se dit il ya peut-être quelque chose à faire voilà c'est donc un tough elle appelle le chef de service pour lui demander de l'aide par rapport à ça il ya pas urgence absolue au départ mais c'est quelque chose de sérieux il faut le prendre sérieusement l appel est là y répond et sa retentit encore en moi il dit tant que je ne verrai pas le sang coulait sous la porte traversé la salle de naissance arrivé dans la salle de naissance d'en face je me déplacerai pas voilà de même il ya un cas qui m'avait beaucoup marqué c'est un service très difficile une interne qui a vraiment subi du harcèlement pendant toute la durée de son stage et à la fin du stage le lit un petit moment de convivialité où on offre des cadeaux et le cadeau qui est offert par c'est cher c'est une boîte de mouchoirs c'est excessivement violent c'est excessivement violent et qu'est ce qui explique cela comme la plupart des cas de harcèlement c'est souvent un supérieur hiérarchique qui le comblait pas tout le temps mais souvent tout simplement parce que quand on a du pouvoir sur quelqu'un sont des quelqu'un de bien on n'utilise pas ces histoires du tir un carré soit et on n'utilise pas soit on l'utilisons l'utilisa mauvaise ici alors le mieux c'est d'éviter le cumul des pouvoirs pour éviter surtout et face à ces situations là tout simplement d'un premier de démocratie dans l'hôpital quelque part oui oui il me ans les relations entre oui habsheim et même plus qu'il ya des éléments de démocratie et puis surtout il ya des éléments opérationnels serment qui croit beaucoup à l'efficacité du service public je me dis faut qu'on ait soit obsession de toujours rendre un meilleur service aux patients la l'hôpital ou ailleurs aujourd'hui on a un système dans les chu qui a institutionnalisé où vous avez il y en a qui sont liées à la plainte qui sont très bien mais en fait qui est une folie que personne ne comprend dans le privé qu'on leur parle de ça ils sont fous où vous avez le chef de service dans les chu qui est péage c'est à dire il est enseignant chercheur il clinicienne ce qu'ils continueront des patients et il est chef de service il fait les quatre choses à la fois en moi ma théorie c'est que quand on fait tout la france général on fait tout mal et c'est ce qui se passe pour ça que les services dans les chu sont excessivement mal géré c'est pour ça que là c'est ça ça va un peu des potées par rapport à ce qu'on entend mais lorsque les médecins disent il faut une gouvernance plus médicalisée je sais pas ce que ça veut dire si ça veut dire qu'il faut être moins comptable - administratif au sens fort ça veut dire que le financier le management doit pas l'emporter sur le médical non mais c'est ça mais moi je considère c'est que pour qui un bon médical il faut qu'ils aient un bon management mais dans le bon sens du terme c'est à dire en fait il faut que les équipes puissent travailler dans de bonnes conditions que les relations entre les personnes soient saines et c'est parce que sinon c'est déjà des métiers durs si on doit arriver aux échos il y en a plein qui sont comme ça qui arrive le la boule au ventre au travail on peut pas y faire soigner correctement les patients au fond à chaque fois je revienne toujours là dessus c'est elle qu'on finit par mal soigner les patients et donc pourquoi ces faits de harcèlement arrive parce qu'il ya ce cumul des pouvoirs au-delà de ça puisque la personne et enseignants chercheurs s'est également souvent le directeur de thèse le coordonnateur de diplômes et ce qui est particulier à rio ce qui est particulier à savoir c'est que quand vous êtes interne vous choisissez une spécialité une ville vous pouvez pas changer de ville pendant trois quatre cinq ans six ans en fonction de la durée d'internet vous êtes coincés dans la ville imaginez que la personne qui veut du mal ça soit votre chef de service pas de bol c'est aussi votre enseignant votre directeur de thèse etc si vous parlez je vous dis pas les représailles est impossible de partir pendant cinq ans vous êtes enfermé avec cette personne donc la rize le résultat que ça c'est qu'à une omerta totale et vous vous taisez chacun une relation très grandes dépenses du coup de louis daudé de dépendance et de soumission traître énorme très marquante et avec des phénomènes qui m'ont beaucoup perturbé c'est que souvent mais ça s'est passé pas clasico au milieu des internés souvent les victimes se demandent ce qu'elles ont fait si c'est pas un peu de leur faute il est vraiment une culpabilisation une auto culpabilisation des victimes qui est qui et qui est très marquante très marquante est inquiétante et sat est apparue comment tu le savais d'avancé quand on fait entrer dans le métier alors je le pressentais quand je suis arrivé en médecine donc là il ya des années je ne savais pas encore quand je suis devenu un terme suis vraiment rentrer pleinement dans les hôpitaux je m'en doutais mais ce qui a été ma prise de conscience de croix c'est quand je suis devenu président du syndicat est alors après on a tous nos idées fixes et nos profils et moi j'étais ancien juriste je voulais de magistrats même procureur dont peut-être que j'ai dû en garder quelques la barre j'imagine le procureur départ décédé jeudi en garde et quelques j'ai dû en garder quelques trucs mais ce qui est certain c'est que c'est très personnel de que ce combat soit qu'on ait autant insister sur ce combat là c'est parce que j'ai toujours du mal en fait à me dire que je défends les internes sur des questions de thunes et c'est ce qu'ils sont des vraies questions si je suis pas capable d'assurer ce qui me semble être la première mission d'un syndicat qui est de protéger ben moi quand je vois qu'il ya des personnes qui sont malheureuses quand j'ai les personnes qui m'écrivent dans des situations incroyables et des personnes qui ont fait des tentatives de suicide quand j'ai des personnes en pleurs au téléphone je me dis c'est très bien toutes ces questions de savoir est ce qu'on va mettre un peu de sel un peu de poivre dans la réforme et moi ce qui m'empêche de dormir aujourd'hui c'est qu'il ya des personnes qui se tue littéralement travail est en fait mon combat moi c'est de les défendre je pourrais pas commencer à discuter du reste si j'ai pas essayé de mettre hors de danger ces personnes là lorsque j'ai des lorsque j'ai des parents je veux dire une personne dont je suis proche j'ai créé une association et qui a perdu sa fille depuis plus de deux ans eh bien au lieu et qui a travaillé 80 heures non stop pendant deux mois qui a eu deux décès la dernière semaine en vente de de faire un surdosage en bêta bloquants perdre la vie mais au lieu de fêter l'anniversaire de sa fille eh bien elle allait déposer des fleurs au cimetière mais pour moi ça c'est intolérable et le le le mon combat vraiment profond c'est celui là et qui donne aussi une force immense c'est que rome entend pas parler d'heures supplémentaires et c'est alors que c'est des vrais sujets on n'entend pas parler de rémunération alors que c'est un vrai sujet si on regarde par rapport au salaire minimum les internes en france font partie des moins bien payés donc tout ça c'est des vrais sujets qui doivent être débattues mais moi ce qui m'empêche de dormir c'est que je vois des familles qui sont détruites je vois des couples qui sont détruits je vois des amitiés qui sont détruites par ça et des patients qui en paie les pots cassés et pour moi la première de nos missions c'est d'éviter ces scandales là je crois que c'est aussi important pour les soignants que pour les patients et pour notre service primé est ce que tu vas pas ensemble je veux dire quelque part c'est parce qu'il n'y a pas de statut il n'ya pas de reconnaissance des internes qu' il peut y avoir ce harcèlement souterrain bah oui en fait en fait c'est un symptôme c est la question de la rémunération au fond elle est symptomatique c'est à dire que c'est ce qu'on dise qu'on dit toujours c'est ce qui est gratuit n'a pas de valeur c'est vrai il ya un peu de ça c'est à dire de dire bon vous êtes payé 600 balles pour faire 80 heures je laisse calculer dès qu'on a quelque chose de très pratique quand il ya des faits de harcèlement de nos services c'est un gros service comme j'ai pu le voir et bien là vous avez deux possibilités normalement pour retirer l'agrément le stage d'ailleurs la capacité à accueillir des internes vous le retirer celles que vous verrez les internes imaginons que ce soit très gros service une qui prennent en charge beaucoup de patients si vous faites ça vous enlevez huit médecins neuf médecins et donc des directions hospitalières qui sont là pour le coup c'est le choix cornélien donc j'aimerais pas être à leur place elle se dit soit je retiens fait retirer l'agrément ce qui est légitime soit je les laisse pour continuer à prendre un charge des patients mais ça veut dire que je laisse le renard dans le poulailler où soit je retire le professionnel mais là par contre ça demande un peu de courage malheureusement on en manque peut-être et on se retrouve un peu dans la même situation ou dans les métiers du bâtiment ou même de la restauration et ainsi de suite on se dit vous voulez bailleur des gamins qu'ils soient dégoûtés par le boulot non pas parce qu'ils n'ont pas envie de faire ça et parce que les conditions dans lequel on leur fait exercé c'est pas c'est pas terrible terrible et on se retrouve avec la même chose si quelque part dans la médecine mais c'est évident il ya eu moyen chiffres que j'aimerais avoir qu'on aura jamais donc c'est un voeu pieux c'est le nombre de personnes qui arrêtent médecine mais ça arrive c'est probablement beaucoup plus important qu'on l'imaginé encore il ya quelques jours j'ai eu une interne fait une ex interne justement absolument adorable qui elle en fait a dit ben moi j'ai arrêté médecine pour élever des chèvres à chaque fois on dit on a l'impression que ça a doublé l'or c'est vrai il a dit et je serai très heureuse comme ça et je lui dis au fond je crois que tu as bien raison on a passé tous ceux qui vont pas l'ébauché à l'hôpital public notamment quoi oui j'ai mis ce la même chose pour les infirmières c'est la même chose c'est pour ça que la question de la rémunération est assez secondaire les praticiens hospitaliers il ya plein de postes qu'ils manquent des médecins il paraît cependant prudent lucratif où ils sont payé pareil il ya d'anciens chefs de service qui étaient des gens brillants qui se sont barrés dans le privé non lucratif parce que le fonctionnement de l'hôpital public était devenue insupportable et donc oui il ya un malaise de l'ensemble de la profession ya plus de suicides chez les médecins il ya plus de suicides chez les infirmiers les aides-soignants syrienne souffrance globale d'un système qu'on qu'on ne veut pas réformer profondément et ckoi l'héritage parce que l'on dit fonctionnement militaire et tout ça m 2 d'où sa toute puissance du professeur ben oui oui il ya ça il ya cette toute puissance du professeur qui s'est jamais démenti vous avez un système qui est qui et qui étonnant mais vous avez un système bicéphale en gros et qui se rencontrent jamais c'est à dire que d'un côté il ya les administrations hospitalière qui sont nommés par le gouvernement et donc applique une politique gouvernementale en plus ensuite on dit c'est bien c'est pas bien mais en fait ils appliquent une politique gouvernementale donc entre guillemets sont pas un électron libre donc là moi je suis sensible il ya le l'impact politique il est important c'est rassurant après il faut voir ce qu'on en fait mais c'est rassurant et de l'autre côté il ya l'aristocratie hospitalo universitaires qui qui vit de façon tout à fait parallèle c'est à dire que les directions hospitalières contrairement à ce qu'on le pense non pas d'impact direct sur les chefs de service qui sont professeurs en fait lui rendre compte directement au ministre de l'enseignement supérieur et de la santé et donc c'est comme ça que vous retrouvez dans des mois j'ai un grand hôpital parisien je vais pas citer parce que je suis pas [ __ ] mais j'avais été très étonné de voir que tout l'hôpital est informatisé et danseuse dans cette grotte hôpital il y avait un service de très grands services le chef de service qui est un gars tout à fait adorable par ailleurs a dit ben moi tant que je serai là il y aura pas de l'informatisation et donc on avait des secrétaires qui était payée à faire du tri de dossiers et de faire de l'archivage mais un pronom autre chose à [ __ ] et ça c'est très marquant c'est dans n'importe quelle structure d'un privé dans le créatif quoi mon nom y aurait une direction qui aurait dit bon coco pas m'empêcher d'y trouver à quoi je peux pas m'empêcher de trouver un charme olhao mal sauf sursaut de l'hôpital sinon moi il aura pas d'ordinateur qui les a b c est sympa se gaver ce que je veux dire c'est qu'en fait c'est calme emmerdant parce que dans ce service les patientes de ce service doivent aller dans d'autres services mais ça veut dire que leurs services ils attrapent le dossier puis après finissent par le numériser etc c'est le bordel littéralement c'est le bordel et ses secrétaires médiateur déjà je pense qu'on pourrait revaloriser le fait que l on de choses à faire peut-être que trier des dossiers qui pourraient être faits par ben tout simplement au niveau informatique et je suis sûr qu'elle elle pourrait trouver beaucoup plus de valeur avait une vraie plus value à leur travail avec un meilleur service de de plein d'autres façons en fait et c'est ça qui est embêtant et donc dans un système normal à un moment on aurait y en aurait recadré en disant ça va être informatisé point barre eh bien à l'hôpital public dans les chu que personne ne peut dire tant que je serai là tant que jean-pierre eu un fils de vie ce sera pas le carré baisse est pas le cas donc la villa vous êtes anglais mais c'est ton agréable tous les trucs de médecine station c'est que personne je sais personne ne le voit non alors non justement l'idée c'est d'organiser la maintenant en fait on a été poussé par le temps c'est à dire que qu'est ce qui explique ses traits cette grève là c'est que le ministre s'est engagé publiquement olivier ferrand il a dit dans un courrier il a utilisé ce ce slogan que j'aime beaucoup qui est tolérance zéro engagement total ce qui explique que notre campagne est versée tolérance total engagement 2 0 c'est un peu [ __ ] mais il ya un peu de ça si vous voulez un regard sur twitter il dit on sait je sais ce que la france dose interne il faut s'engager notamment sur le respect de leur temps de travail etc il faut faire respecter de ton travail il nous a dit on va commencer par une enquête sur le temps de travail bon d'un tout petit peu étonné parce que j'ai 10 km ce qui est assez étonnant c'est que son conseiller lui même fils morlaàs avait réalisés en 2018 une étude sur les internes de médecine interne qui montré que 70 % d'entre eux dépassé le temps réglementaire ce que nous évidemment on avait fait cette étude là le montrer aussi mais elles m'ont déjà fait le coup plusieurs fois dont kg permet de décaler tous deux il sera peut-être plus ministre quand ouais ça m'a pas échappé ça m'a pas échappé et donc j'ai dit avant peut-être mais pourquoi moi pourquoi pas ils ont dit pour qu'il ya des conduites en travail il faudra attendre que le conseil d'état ait rendu sa décision donc suite à ça parce qu'on a déposé un recours au conseil d'état justement pour faire des comptes et le temps travaille pour correspondre à la législation européenne ils ont utilisé votre démarche juridique pour dire on repousse un plus tard du tout oui mais alors ce mois là bas il faut pas faire enquête et à ce moment là il faut pas s'engager en dix ans le temps de travail est pour moi une priorité donc si vous voulez évidemment s'est sentie trahie et insulté pas moi personnellement mais syndicats les internes et on ne peut pas d'un côté dire pour moi c'est une priorité et ensuite jouer du pipeau ans disant on va faire une enquête temps de travail par contre on va pas compter les heures jeudi mais alors pourquoi on fait ça pour quoi si l'idée c'était de savoir si le temps de travail est donc là déjà les internes points suivants le bouger mais je le pense oui je le pense pour une raison simple c'est en tout cas ce qui est certain c'est que si je ne pensais pas qu'ils allaient se bouger je n'aurais pas fait voter à l'unanimité quand même ce qui est quand même rarissime pour une grève de toutes les organisations disent ministère de toutes les villes de france cette grève tout simplement il s'agit crois vraiment profondément c'est qu'il faut se poser la question de savoir pourquoi on a fait médecine et pourquoi on a fait médecine et bien c'est parce que normalement je l'espère en tout cas c'est j'en suis certain pour la majorité c'est parce que on voulait d'une façon dunod soulager les souffrances et je me dis comment peut-on dire qu'on est médecin qu'on me soulager les souffrances et voir autour de soi peut-être que nous même on n'est pas victime de ça mais lorsqu'on voit à côté de soi un collègue ou une collègue qui sort en pleurs des staff c'est de cette venue naturel à l'hôpital d'avoir des personnes qui pleurent lorsqu'on voit des personnes qui sont épuisés lorsqu'on apprend comme ses collègues ou une de ses collègues et en burn out lorsqu'on voit les dégâts familiaux que ça peut faire lorsqu'on apprend dans son dans son hôpital il ya eu un suicide donc là il semble aujourd'hui alors le dépôt de grève on le pose maintenant est la grève en gros on va commencer à partir du 18 juillet mais une grande manifestation c'est toujours difficile parce que les grèves de soignants alors évidemment moi je tiens parce que ce soit juste brassard et on travaillait encore donc il y aura au moins une grande journée de grève ou là les internautes seront plus là ça c'est certain et ensuite il faut évidemment et c'est notre problème éternel ça il faut arriver à concilier la vraie nécessité de faire une grève parce que ce combat est un combat pour la dignité c'est un combat pour le respect des patients des soignants pour leur sécurité également donc il faut la mener au bout c'est pas négociable parce qu'il ya des drames aujourd'hui on n'est pas sur des revendications sectorielles financières etc il ya des drames il faut absolument le faire et donc on va avoir cette manifestation et ensuite pour la cave au moins avoir une grande grève ensuite il faudra voir comment on peut s'organiser pour être capable quand même de prendre en charge nos patients de façon optimale c'est le grand débat éternel des soignants mais notre priorité quand même et ça je l'espère pour toujours ce sera les patients donc il faut jongler entre les deux mais on y arrivera je me fais mon récap à moelle à la fin je retiens un chiffre moi de ce que tu as dis donc 40% des médecins à l'hôpital sont des internes ça je le savais mais tu me lis 80 % des prescriptions sont faites par des internes oui donc ça veut dire que et le temps de travail représente une telle masse le double de la normale que c'est comme si vous faisiez deux fois plus de boulot sans vouloir négliger celui des autres mais donc ça veut dire que l'hôpital il tient plus change il est pas là mais évidemment que les l'hôpital ne tient plus si on n'est pas là c'est la preuve parce que lorsqu'il ya des faits de harcèlement et qu'on demande de retrait d'agrément de stage de faire sortir les internes les directions des agences régionales de santé nous le disent à demi moore mais disent mais si on fait ça on peut plus prendre en charge les patients et j'en ai au fond ils ont raison mais c'est ça qui est terrible c'est qu'on est dans un système où on a des personnes prisonnières corvéables et soumises et on sait qu'elle ne bougeront pas mais on a besoin d'elle pour faire tourner l'hôpital donc aujourd'hui oui l'hôpital c'est un espèce de pneus crevés sur lequel on met des rustines mais quand il pourrait y avoir plus de rustines que de pneus ça concerne dangereux quand même écoute les 10 heures donc il est temps de terminer l'été ou café est au boulot pour de vrai mais merci beaucoup ont fêté au café maure est on voit jamais on ne vit jamais gratte là bas si moi j'ai vu mon but d apporter des viennoiseries à désir
François Ruffin