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Discours / meetingyoutube.com· 19 janvier 2026 6 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfense

Macron tourne le dos au droit international ! - Arnaud Le Gall

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Arnaud Le GallFait
    « Quand un chef d'État est kidnappé illégalement sur ordre du président de la première puissance militaire du monde, le rôle du président de la République française est de dire non. »
  • 0:30Arnaud Le GallFait
    « Sa réaction a tellement plu à Donald Trump que ce dernier l'a partagé. »
  • 0:45Arnaud Le GallFait
    « Les États-Unis se considèrent comme maître et possesseur d'une partie du globe leur hémisphère. »
  • 1:00Arnaud Le GallFait
    « Trump a déclaré que sa seule limite est sa propre morale. »
  • 1:45Arnaud Le GallChiffre
    « Promesse de 600 milliards d'euros d'investissement européens aux États-Unis. »
  • 2:00Arnaud Le GallChiffre
    « Promesse de 750 milliards d'euros d'achat de produits énergétiques états-uniens. »
  • 2:15Arnaud Le GallFait
    « Engagement à réduire les régulations écologiques, sanitaire et sécuritaires. »
  • 2:30Arnaud Le GallChiffre
    « Vous aviez accepté de consacrer un tribut de 5 % du PIB aux dépenses d'armement. »
  • 2:45Arnaud Le GallFait
    « Les États-Unis pouvant empêcher l'emploi de ses armes s'ils le souhaitent. »
  • 3:15Arnaud Le GallFait
    « La puissance, c'est aussi la souveraineté alimentaire. »
  • 3:30Arnaud Le GallFait
    « Ce sont des services publics de qualité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Quand un chef d'État est kidnappé illégalement sur ordre du président de la première puissance militaire du monde, le rôle du président de la République française est de dire non. Quand Donald Trump annonce mettre sous tutelle coloniale le Venezuela et son pétrole, le rôle du président de la République française est de dire non. Oui, quand les fondements du système de sécurité collective bâtis après la Seconde Guerre mondiale sont sapés, le rôle du président de la République française membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU est de dire non.

Hélas, le 3 janvier, Emmanuel Macron a une fois de plus tourné le dos au droit international et à notre indépendance diplomatique comme il l'a déjà fait entre autres sur par son inaction contre le génocide à Gaza. Sa réaction a tellement plu à Donald Trump que ce dernier l'a partagé. La honte.

Le kidnapping d'un chef d'état est pourtant une menace adressée au monde entier. Dès son forfait accompli, Donald Trump menait menaçait d'autres pays d'Amérique latine et réitraaient sa volonté d'annexer le Groenland. Rien de surprenant, il applique une doctrine officielle.

Si détestable soit sa vision du monde, il en a une. C'est celle du président d'extrême droite d'une puissance impériale pensant compenser par sa suprématie militaire la perte de sa suprématie économique au profit de la Chine. Quittez vos lunettes atlantistes et prenez au sérieux la stratégie de sécurité nationale états-unienne.

Les États-Unis se considèrent comme maître et possesseur d'une partie du globe leur hémisphère. Ils ne sont plus nos alliés. Trump a déclaré que sa seule limite est sa propre morale.

Cette morale qui le fait désigner l'Europe comme un vassal à rééduquer politiquement en s'ingérant dans les élections au profit de l'extrême droite. Cette extrême droite qui dit en France par la voix de Jordan Bardella grâce à Trump un vent de liberté de fierté nationale souffle sur toutes les démocraties occidentales. Cette extrême droite fidèle à sa tradition toujours prête à la à choisir la vassalisation contre l'indépendance nationale.

Or, jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l'alternative entre indépendance et vassalisation ne s'est présentée à nous de manière aussi tranchée. La réaction indigne du 3 janvier est hélas conforme au réunement atlantiste inauguré par Nicolas Sarkozoui, poursuivi par François Hollande, aggravé par Emmanuel Macron. En amont de son premier mandat, il a intrigué pour que la branche énergie d'Alstom soit vendue à général électrique.

Sous sa présidence, il aura laissé des groupes États-Unis acheter pour plus de 130 milliards de dollars de fleurons français constituant autant de pans de notre indépendance comme technique, la TCK, Opela, maison maire de Dolipran et j'en passe des dizaines. Au sommet de Paris sur l'intelligence artificielle en février dernier, il a promu une colonisation numérique de la France par les gars femmes. C'est garfam que vous venez de renoncer à taxer davantage suite à des nièmes menaces états-uniennes.

Au niveau européen, entre deux dissertations théoriques sur les l'autonomie stratégique européenne, Emmanuel Macron a validé toutes les capitulations de la Commission face à Trump. Pour limiter les droits de douane, vous avez lâché sur tout le reste. Promesse de 600 milliards d'euros d'investissement européens aux États-Unis au moment où il faut relancer les investissements productifs en France.

Promesse de 750 milliards d'euros d'achat de produits énergétiques états-uniens. Promesse d'achat de semi-conducteurs. Engagement à réduire les régulations écologiques, sanitaire et sécuritaires qui pourraient freiner l'arrivée des produits États-uniens sur le marché européen.

Auparavant, au sommet de l'OTAN, vous aviez accepté de consacrer un tribut de 5 % du PIB aux dépenses d'armement. Tribu car ces dépenses vont gaver l'industrie états-unienne de l'armement, ce qui est contraire à toute forme d'indépendance. Les États-Unis pouvant empêcher l'emploi de ses armes s'ils le souhaitent.

Pour ces raisons, l'idée même d'un pilier européen de l'OTAN indépendant des États-Unis est une absurdité. La France a les moyens de son indépendance et de sa dissuasion en matière de défense. Nous redépensons donc ce jour une proposition de résolution invitant le gouvernement à organiser le retrait de la France de l'organisation du traité de l'Atlantique Nord en commençant par son commandement intégré.

L'énoncé de vos capitulations rappellent que les démonstrations de servitude volontaire ne changent rien au mépris et méthodes de Trump. Plus vous le flagornez, plus il exprime son mépris pour notre indépendance. Au moment où il menace le Groenland, nous voici au pied vous voici au pied du mur de vos renoncements.

Évidemment, dans un tel contexte, nous soutiendrons toutes les mesures pouvant renforcer notre indépendance vis-à-vis de l'Empire États-Unis. Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est l'indépendance. L'indépendance, c'est d'abord être déterminé à aller au bout de la Rpost.

Ayant été les premiers à demander il y a un an la mobilisation du mécanisme anticoercition européen contre les États-Unis, nous soutenons cette proposition. Mais mais Emmanuel Macron ira-t-il au bout ou Renault sera-t-il comme il l'a toujours fait quand il s'agit de dire non aux États-Unis ? Évidemment, l'indépendance suppose de se redoter des moyens de la puissance que vous avez affaibli.

Elle ne se réduit pas, contrairement à ce que vous croyez à une accumulation de moyens militaires sans stratégie cohérente. La puissance, c'est aussi la souveraineté alimentaire. C'est une industrie capable de fournir l'essentiel des besoins.

Ce sont des services publics de qualité. Ce sont des citoyens bien formés. C'est un peuple uni contre toutes les tentatives de division racistes justifiant justifiant aux yeux de certains leur aliment à l'extrême droite de Trump.

La puissance enfin, c'est être capable de parler de sa propre voix dans le monde. Oui, la France a intérêt au nonalignement. le contraire de l'isolement dans lequel nous enferme votre vision atlantiste et occidentaliste et son et leur lot d'indignation sélective.

Oui, la France a intérêt à établir partout où cela est nécessaire des coalitions autour des principes du droit international. Seule alternative à la guerre de tous contre tous. Oui, le rôle de la France le 3 janvier aurait aurait été d'être dans le front du refus regroupant l'Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, l'Uruguay dénonçant dans une déclaration commune l'agression contre le Venezuela.

Oui, elle aurait dû demander une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Oui, il faut redonner à la France les moyens de jouer avec d'autres. Ce rôle redevenu fondamental pour l'humanité défendre la paix face aux admirateurs de Trump et son monde qui pensent que le recours à la force brute est l'avenir iniluctable voire souhaitable de l'ordre international.

Je voudrais conclure avec cette citation de Bloom. Certains d'entre vous penseront qu'en dressant vis-à-vis du monde actuel cette image du monde possible, nous poussons l'idéalisme jusqu'à la chimère. Mais n'oubliez pas cependant qu'à cette chimère, la vie universelle est suspendue.