Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat· 28 août 2025 4 min

Vote de confiance : Jordan Bardella "ne voit aucune autre solution qu’un retour aux urnes"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Toujour toujours. Qu'est-ce que vous attendez de ce débat aujourd'hui avec l'ensemble des personnalités politiques ? dans quelques jours, euh va se jouer un moment important pour la démocratie française et évidemment pour l'avenir de du monde économique et l'avenir de nos entreprises.

Il y a énormément d'inquiétudes, je crois, dans le monde de l'entreprise aujourd'hui et compris chez les Français qui travaillent tous les jours et qui voient l'incertitude avec énormément de craintes. Et je suis venu euh évidemment comme représentant de du premier groupe euh à l'Assemblée nationale euh exposer euh nos nos pistes et nos mesures en faveur du travail et de la croissance parce que je pense que la France redeviendra elle-même si elle réussit à retrouver le chemin de la croissance et de et de la production et ça sera les les deux mots qui seront au cœur de des propositions que je formulerai aujourd'hui. Vous avez été invité à Matinon la semaine prochaine.

Vous avez d'ors et déjà annoncé que vous vous y rendrez avec Marine Le Pen mais sans aucune illusion. C'està dire qu'au moment où on se parle aujourd'hui dans le le 8 septembre vous allez votre le groupe RN à l'assemblée va absolument voter contre la confiance à Bou. Il y a rien qui peut vous faire changer d'avis au moment où on se parle aujourd'hui.

Nous sommes les représentants de millions de Français qui n'ont plus confiance et qui d'ailleurs n'ont jamais eu énormément d'espoir sur la politique que mène François Bairrou. Euh les annonces, les premières annonces qui ont été faites sur le budget de l'année prochaine m'apparaissent extrêmement nocifes pour le pouvoir d'achat de nos compatriotes puisque le gouvernement projette de faire travailler les Français de jours supplémentaires hein avec ces cette suppression de 2 jours fériers. Donc c'est en quelque sorte travailler plus pour gagner moins et évidemment augmenter les prélèvements obligatoires de 20 milliards d'euros.

Donc c'est inacceptable. Tout cela n'a aucun objectif, aucune finalité et donc il y a aucun chemin de redressement qui se dessine devant nous. Donc par euh je dirais par évidence euh nous voterons évidemment contre la confiance et nous le redirons au gouvernement.

Nous avons été extrêmement constructif je le crois ces derniers mois. Euh nous l'avons été en obtenant des choses extrêmement concrètes pour le pouvoir d'achat des Français dans le précédent budget. Or euh quand on écrit au Premier ministre et que le Premier ministre pendant 2 mois ne prend pas la peine de répondre au premier groupe d'opposition, c'est très certainement qu'il fait soit un refus d'obstacle, soit qu'il a déjà baissé les bras.

Mais bah c'est intéressant parce que je l'ai écouté tout à l'heure faire le procès de l'endettement de la France. La seule chose qui manquait dans son discours, c'est des excuses parce que depuis 2017, ils sont au pouvoir, ils ont accru l'endettement de 1000 milliards d'euros supplémentaire, ce qui est aujourd'hui évidemment enfin frein à la croissance et à la production. Il faut pas travailler davantage par l'allégation de François sur les personnes en vacances cet été.

Si nous on était en vacances cet été, il devait faire la sieste alors parce que nous lui avons envoyé par l'intermédiaire de de Marine Le Pen qui est notre présidente de groupe à l'Assemblée un courrier à la fin du mois de juillet avec l'intégralité des propositions que nous souhaitions formuler et voir mettre en œuvre dans le budget pour faire des pistes d'économie dans la GAJ dans les mauvaises dépenses publiques. Le Premier ministre n'a pas répondu. Il y a aucun promis possible selon vous parce que Conv a l'air d'y croire.

Oui mais je je ne crois pas au Père Noël. et à moins de d'un miracle, rien évidemment ne ne fera changer d'avis les millions de Français qui aujourd'hui n'ont plus confiance dans cette politique. Il faut un changement de politique aujourd'hui dans le pays.

Et moi je l'ai dit face à l'impasse démocratique dans laquelle nous sommes aujourd'hui et par le besoin de stabilité qu'il y a à la fois dans le pays, à la fois pour la cohésion nationale mais aussi pour nos chefs d'entreprise, je ne vois aucune autre solution qu'un retour aux urnes, soit par la dissolution de l'Assemblée nationale dès le le vote du 8 septembre, soit par la démission du président de la République, ce qui entraîne évidemment une nouvelle campagne et évidemment de nouvelles élections législatives derrière. [Musique]

Vote de confiance : Jordan Bardella "ne voit aucune autre solution qu’un retour aux urnes" — Jordan Bardella · Pourquijevote