Redouane Bougheraba, roi de l’impro - C à Vous l’intégrale - 19/03/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous la suite".
On est ensemble jusqu'à 21h avec Pierre, Mohamed, aux côtés de C.Chiavola. - C.Chiavola: Je vous ai préparé un plat avec de la bisque de crabe bleu.
On a récupéré les filets et on les cuit à basse température. On va faire le petit chou-fleur comme un carpaccio très fin. Il faut bien appuyer et donner un coup très sec. - M.Bouhafsi: Ca va aller dans les assiettes.
Attention aux doigts. - A.-E.Lemoine: J'attendais qu'un doigt soit râpé.
Merci à tous les 2. A tout à l'heure. "On m'appelle Marseille", c'est le titre de son spectacle.
Le 1er artiste-humoriste à avoir rempli le Vélodrome. Ce roi du stand-up, connu pour chambrer son public, s'est offert un 2e kif, passer derrière la caméra, réaliser une comédie sociale déjantée sur la délocalisation et nous faire voyager sans avoir à payer un billet d'avion. - Le conseil d'administration a pris la décision... - Qu'est-ce qu'il se passe? - Il n'y a plus rien. - De délocaliser notre site en Inde. - EN INDE? - Et pour le salaire? - Vous serez payés double. - On part en Inde! - Ce jour de paye, aujourd'hui.
On va récupérer l'argent. - C'est combien, en euros? Je suis contremaître, et vous me donnez 200 euros? - Vous savez, le code du travail en Inde, c'est comme J.-C.Van Damme.
C'est très souple. - Il a peut-être gagné la bataille, mais pas la guerre. On va lui sortir la plus grosse spécialité française. - La baguette? - La grève.
On va faire le buzz. Tout le monde va être avec nous. - On est passé de l'autre côté.
Ca va, les frérots? - Je vais m'occuper de toi. Après, je te ramène au musée Grévin. - C'est piquant. - A.-E.Lemoine: R.Bougheraba, standupeur, est notre invité avec une émission quasi diplomatique: être le témoin au premier rang de la fin d'une fausse brouille entre L.Foly et "C à vous", dont on a appris l'existence sur RTL. - L.Foly: A.-E.Lemoine ne me reçoit plus.
Avant, c'était qui? - A.-S.Lapix ou A.Sublet. - L.Foly: Je vais bien. - Vous n'avez jamais cherché à savoir? - L.Foly: Souvent, on ne vous donne pas de réponse.
On vous dit: "Ca ne va pas être possible." - A.-E.Lemoine: Ravie de parler de "La folle repart en thèse", titre du prochain one-man-show de L.Foly.
Pourquoi une baguette? Il y a du pigeon. Salut, Liane. - L.Foly: C'est ma meilleure amie.
Merci de me recevoir. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir.
Redouane, merci. On va parler cinéma. D'abord, on crève l'abcès avec L.Foly. - L.Foly: Il n'y a pas d'abcès. - R.Bougheraba: C'est bon, vous êtes là avec nous.
On a vu les images. - L.Foly: E.Dussart adore faire ce genre de choses.
La preuve, c'est le qu'on met en lumière ce soir. - A.-E.Lemoine: Ne répondez plus jamais à ses questions.
J'ai bien aimé que vous m'ayez appelée "mademoiselle Lemoine". Ca fait star. Vous pouvez m'imiter? - L.Foly: Comme on se retrouve...
Je pense qu'on va dîner ensemble. Anne-Elisabeth a une voix de gorge. Elle imite A.-E.Lemoine.
Elle a une voix élégante. Elle a une voix d'aristo. De temps en temps, quand elle parle racaille, ça lui va bien aussi. - A.-E.Lemoine: Vous ne faites pas de réconciliation lorsque vous voyez qu'il y a un malaise entre les téléspectateurs dans vos spectacles? - R.Bougheraba: Je réconcilie les gens.
J'aide les gens à retrouver une libido. Je relance des couples. Ils sont en dispute.
Après, je fais des blagues et ils passent un bon moment à la fin. - A.-E.Lemoine: Il y a des sujets plus graves et sérieux que ces broutilles.
Le sujet sérieux, c'est le cas auquel vous vous attaquez, celui des délocalisations des usines françaises, de l'exploitation des ouvriers, notamment des ouvriers indiens, que votre personnage aide à faire grève. Vous allez importer d'autres spécialités françaises en Inde? - R.Bougheraba: La grève, les tickets restos.
Je demande des restos qui acceptent les tickets restos. Je fais tout pour les embêter. J'ai été dégradé.
Je rêvais de devenir contremaître. J'arrive contremaître, et je suis payé en roupies. C'est la descente aux enfers.
C'est une comédie romantique avec Marguerite, interprétée par V.Guide, ma belle-mère interprétée par J.Balasko, qui a joué à merveille le rôle de la belle-mère acariâtre. - A.-E.Lemoine: Le message est qu'il faut protéger nos usines, les ouvriers.
On a un système social qui n'est pas si mauvais que ça. - R.Bougheraba: On a un très bon système.
Il suffit de voyager un peu pour se rendre compte qu'on est bien lotis en France. On voulait mettre un point sur ça. Ce n'est pas fini.
Il y a plein de petits messages en filigrane sympathiques abordés dans le film. - A.-E.Lemoine: Les ouvriers indiens n'ont pas été castés au hasard. - Je vais jamais me souvenir de tous les prénoms.
J'ai ma technique. Je vais les rebaptiser. C.Aznavour, Grand Corps Malade.
Tupac Shakur. Cyril. - Cyril? - Hanouna. - Mes petites beautés!
Sarkozy. Tupac. Mon cochon d'Inde, tu es venu.
Jul. "On m'appelle l'ovni". C'est le même. - A.-E.Lemoine: Vous avez demandé au directeur de casting en Inde de vous les trouver, ces sosies. - R.Bougheraba: On a fait un casting avec beaucoup d'acteurs indiens et beaucoup de sosies.
Pour Sarkozy, il avait déjà le bracelet, mais c'était un bracelet indien, pas un bracelet électronique. Tous les acteurs qu'on a eus, dès qu'il y avait une ressemblance...
J'étais chez moi à Londres, je reçois les vidéos d'acteurs indiens qui jouent la réplique, les sosies de Sarkozy, Tupac. Il y a aussi S.Wonder.
J'étais comme un fou. Un indien m'a envoyé la vidéo "Mes petites beautés!" J'étais dans mon lit.
Ce sont des comédiens professionnels. Ils ne connaissaient pas. Ils les ont très bien interprétés. - P.Cohen: J'imagine les casteurs indiens quand ils ont reçu la demande.
Le titre ne ment pas. Vous avez réellement tourné en Inde à Calcutta. Ce n'était pas de tout repos. - R.Bougheraba: Je croyais qu'à Marseille, il y avait du bruit....
Ne venez pas en Inde. Tu ne peux pas les battre. Avant...
Après...
Tu sors, tu es R.Martin. Le but du jeu cette semaine, c'est de manger dans de la street food.
C'est la 1re fois que je vois de la bouffe et que ça me coupe la faim. - P.Cohen: C'était une épreuve - R.Bougheraba: C'est "Koh-Lanta". - P.Cohen: Qu'est-ce qui était le plus dur? - R.Bougheraba: Les klaxons.
C'est le pays où ça klaxonne le plus au monde. On m'a expliqué que les voitures, pour les vendre en Inde, ils les vendaient avec des klaxons plus forts, qui durent plus longtemps. Ils klaxonnent pour dire qu'ils tournent à droite, à gauche, pour saluer, pour freiner.
Ils klaxonnent pour tout. Je pensais qu'ils avaient gagné un match de foot. Mais non!
La densité, la chaleur, le taux d'humidité, le choc culturel...
Mais on s'y est fait. Ils sont tellement accueillants, bienveillants et avenants. J'ai adoré tourner là-bas. - M.Bouhafsi: Vous avez des histoires très fortes avec les stades.
Vous avez été le 1er humoriste du monde à remplir le Vélodrome avec un nombre incalculable de stars, dont Maître Gims, qui vous avait fait un contrôle d'identité. - R.Bougheraba: Il y a un seul truc qui peut prouver que tu es Gims.
Chante-moi un couplet d'une de tes chansons. Il chante. ... - M.Bouhafsi: Il y avait SCH et une pluie de stars.
Une ambiance de dingue! Il y avait la pluie. - R.Bougheraba: Tout le monde est invité au spectacle. - M.Bouhafsi: Comme aux JO.
L.Foly, vous avez fait encore plus fort que Redouane. Vous avez eu un froid glacial quand vous avez inauguré le Stade de France en février 1998 avec une chanson...
La chanson s'appelait "Victoire". L'histoire va plus loin. C'est à vous qu'on doit le nom du stade.
Vous faisiez partie du jury appelé par F.Mitterrand. - L.Foly: On y est allés ensemble quand on a posé la première pierre.
Il m'avait dit qu'il souhaitait qu'il y ait une chanteuse populaire, que les gens aiment, qui prenne part à ce jury. On est 14 membres. Il y avait aussi F.Huster, mais il était en tournée à ce moment-là.
Avec Francis, on avait la même idée. - R.Bougheraba: Vous ne vous êtes pas cassé la tête pour le titre. - L.Foly: Il y a une raison.
C'est ce qui est le plus simple. Ce que vous faites, c'est si merveilleux, et c'est simple. C'est comme ça que ça marche.
Les gens ont été touchés. - A.-E.Lemoine: Il y avait des propositions un peu bizarres? - L.Foly: Il y avait stade des Lumières, stade François-Mitterrand... - R.Bougheraba: F.Mitterrand, c'est trop long.
On aurait pu l'appeler le stade Arnold-Schwarzenegger. - L.Foly: Quand je suis arrivée, le premier jour, j'ai dit "Stade de France" et je n'ai jamais changé d'avis.
C'est J.Chirac qui a choisi ce nom. Je les avais bien embêtés avec ça, le président m'a dit: "Vous chanterez à l'ouverture du Stade de France." - A.-E.Lemoine: Vous avez chanté en direct ce soir-là? - L.Foly: Oui. - P.Cohen: C'est le soir où j'ai eu le plus froid de ma vie.
France-Espagne. - L.Foly: J'étais habillée par Balmain. - A.-E.Lemoine: Vous étiez enroulée de Damart? - R.Bougheraba: O.Roussel avait 4 ans. - L.Foly: Vous avez quel âge? - R.Bougheraba: Je suis un peu plus vieux.
J'avais 20 ans en 1999. - A.-E.Lemoine: 1998. - L.Foly: 1997. - R.Bougheraba: J.Chirac ne connaissait pas le nom des joueurs. - A.-E.Lemoine: C'était pour la finale, le 12 juillet 1998.
Vous allez rire. C'est réalisé par Redouane et Ali Bougheraba, avec votre compagne et J.Balasko. - R.Bougheraba: On a besoin de rire avec toutes les actualités compliquées.
On voulait un film léger, une petite romance, une comédie française. Avec J.Balasko, on se rattrape.
Elle est exceptionnelle. C'est un plaisir de tourner avec elle. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous réunir ce soir sur notre plateau.
L.Foly, on parlait de votre one-woman-show. - P.Lescure: W.Anderson ne jette rien.
Il aura bientôt réalisé 12 films, tous regorgeant de maquettes, d'objets, de costumes, de photos. On peut tout retrouver à la Cinémathèque de Paris depuis aujourd'hui. Vous allez pouvoir parcourir jusqu'au mois de juillet la planète cinéma créée par W.Anderson.
H.Girardot, qui a joué dans un film de W.Anderson en 2021, nous a accompagnés dans cette visite inaugurale. - Si vous prenez Visconti, c'est très travaillé.
Quand il filme B.Lancaster, tout un monde existe autour de lui. W.Anderson a cette capacité de réduire le monde à ce qu'on voit sur l'écran, que ce soit les Tenenbaum, "French Dispatch".
Rien n'existe à l'extérieur du cadre. Comme dans un dessin animé. C'est un monde qui n'a pas de hors-champ. - P.Lescure: W.Anderson a donné un de ses plus beaux rôles à G.Hackman.
Il avait créé une vraie famille à bord du "Darjeeling Limited". Il y a 2 ans, une planète entière avec "Asteroid City". - C'est un monde fermé sur lui-même avec ses rêves, son rythme, sa propre météorologie, ses propres horaires.
W.Anderson insuffle beaucoup de vie à travers les détails qu'il remarque. Il les fait bouger par rapport à son propre imaginaire.
D'un seul coup, ce monde théorique devient très vivant. - P.Lescure: W.Anderson fréquente la Cinémathèque française depuis 30 ans.
A Lyon, c'est au monde des frères Lumière qu'il rendait hommage lors de l'une de ses visites. - W.Anderson: C'est vraiment très émouvant d'être à côté de cette caméra.
Les frères Lumière me font penser aux pionniers de l'Ouest américain. On a tous entendu parler d'eux, mais quand vous regardez de plus près ce qu'ils ont accompli, vous vous rendez compte à quel point leur démarche était originale. Ils ont construit leur propre monde, sans copier qui que ce soit. - P.Lescure: Ca a ouvert aujourd'hui.
Vous allez pouvoir vous balader dans tous les films de W.Anderson, et ce jusqu'au 1er jour de juillet. Vous avez le temps.
C'est une balade extra. - A.-E.Lemoine: W.Anderson, qu'on appelle Wes, désormais. - R.Bougheraba: Wes, le sang. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, M.Blanchard.
D'ici là, Jibé et Lucien. - Mais? Juste: "Je suis un trésor enfermé dans une boîte.
Pour me libérer, un clic suffit." - Je ne supporte pas les énigmes. - "Pour me libérer, un clic suffit"...
Là! - Quoi? - C'est Morgane. - Il n'a que ça à foutre, ce mec.
Il est malade? Ne rentre pas dans son jeu! N'appuie pas dessus.
Il n'attend que ça. Explosion. - Vous avez accepté de jouer à mon petit jeu, à ce que je vois! - Il est trop content, ce connard! - Voici le projet: "Impressionne-moi et je te dirai comment sortir." Bonne chance. - Tu fais quoi? - Hors de question que je participe. - Le toit!
Impressionne-moi! L'imprimante. - Vous n'avez plus que quelques secondes avant que tout n'explose. - "La clé est sur la porte".
Décompte. - Lucien, je t'en supplie. Arrête de flipper.
C'est ce qu'il cherche. Tu lui fais plaisir. Cris. - Tu peux me démêler ça? - Putain! - A.-E.Lemoine: C'est une course de l'extrême. 600 km dans le Grand Nord canadien.
L'ultra-trail le plus dur et le plus froid au monde, avec en moyenne - 30 ou -40 degrés sur le parcours. l'aventurier français M.Blanchard.
A son arrivée, il avait la barbe gelée. Il estimait qu'il n'allait pas remporter une victoire contre le froid ou la distance, mais qu'il célébrait un retour à son instinct et à sa nature sauvage. Acclamations. - C'est ça, mon pote!
Putain de merde! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Blanchard. - M.Blanchard: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Bravo pour cette performance absolument hallucinante.
A la question "pourquoi se lancer dans une course pareille", je crois que Redouane a une explication. - R.Bougheraba: Quelle est l'origine de la dispute avec votre femme?
Partir sous le froid... - M.Blanchard: Le calme sera un luxe, dans quelques années.
Là-bas, on n'est pas embêté. - L.Foly: Quel est votre accent?
Celui du Midi? - M.Blanchard: C'est un mix entre le Québec et Marseille. - A.-E.Lemoine: Cette course mythique, vous ne l'avez pas faite pour prendre l'air après une dispute avec votre femme, mais vous l'avez finie à pied, ce que personne n'avait réussi avant vous.
A pied et en larmes. Des larmes qui disaient tout: "La joie, la douleur, l'accomplissement, la souffrance, la peur." Pour vous, la joie est liée à la souffrance. - M.Blanchard: Oui, j'ai compris dans ces mésaventures et dans ce que je fais dans ma vie que pour atteindre des niveaux de bonheur et de plénitude assez élevés, il faut connaître des niveaux de douleur et de souffrance assez bas.
Ca fait une sorte de référentiel. Je vais chercher des moments très durs de souffrance. Quand je rentre à la maison, je sais verbaliser ce qu'est le vrai bonheur et le confort. - A.-E.Lemoine: 7 jours, 22 heures de traversée seul, en traînant un traîneau de 30 kg qui contenait le minimum vital: des raquettes, pas de tennis, une doudoune, de la nourriture lyophilisée, mais pas de tente.
Vous dormiez à la belle étoile, à même le sol par -40 degrés? - M.Blanchard: Ca a été un gros dilemme avant de partir.
S'il fallait le refaire, je prendrais la tente. La version rouleau de printemps dans son sac de couchage sur la neige par -40, ça ne marche pas. C'était une optimisation du poids. - A.-E.Lemoine: Avant de faire la course, on signe une décharge.
C'est une course potentiellement mortelle. Vous ne l'avez pas dit à vos parents. Vous avez eu peur de mourir ou de perdre vos doigts? - M.Blanchard: Oui.
Je lis beaucoup de récits d'explorateurs polaires. Quand il fait très froid, le sang vient sur les organes vitaux et au niveau de la tête. Il n'y en a plus au niveau des extrémités.
On peut très vite perdre les extrémités. Il y a quelques années, quelqu'un s'était fait amputer des 4 membres. Ca fait faire des cauchemars la nuit avant de partir. - P.Cohen: Peur de se faire dévorer par un loup ou un grizzli également?
Il y a des animaux sauvages. Vous aviez un couteau en cas d'attaque? - M.Blanchard: Il y a plus d'animaux que d'humains, là-bas.
Si le grizzli est réveillé, il va avoir très faim. Les loups sont costauds. Je mettais mes mains dans les traces, et c'était plus gros que mes mains.
Je n'ai pas les paluches de T.Riner, mais c'était de beaux spécimens. - P.Cohen: C'était d'autant plus angoissant que vous marchiez dans la nuit.
C'est 17 heures de nuit par jour. - M.Blanchard: Le soleil se lève à 11h et se couche à 17h, donc on essaie d'avancer la nuit.
C'est le moment où il fait le plus froid. Bouger, ça réchauffe. Si on s'arrête, on meurt de froid.
On essaie de se reposer la journée. - R.Bougheraba: Pas de téléphone, pas d'Internet? - M.Blanchard: Rien du tout.
J'y suis allé pour ça, pour couper un peu. - L.Foly: Vous êtes combien?
On le filme? - A.-E.Lemoine: Combien de participants à la course? - M.Blanchard: Au début, on était 45.
On a été trois à aller au bout. - A.-E.Lemoine: Vous avez été victime d'hallucinations, ça peut être extrêmement dangereux.
Elles peuvent vous faire faire n'importe quoi. - M.Blanchard: C'est super cool à vivre.
On peut vivre des trucs assez cool...
J'ai vu Beaucoup de personnages de "Mario Kart". J'ai vu des dromadaires. C'était une déformation de la réalité.
C'était même un chameau, car il y avait deux bosses. J'ai aussi vu des fantômes sympa, comme Casper. Quand on a des hallucinations, c'est qu'on est très fatigué.
Ca peut être dangereux. On peut perdre la lucidité et faire de grosses bêtises, comme enlever ses gants. Quand il y a de grosses hallucinations comme ça, on essaie d'aller se coucher. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas enlevé vos gants pendant 7 jours? - M.Blanchard: 6.
Il y a des gestes techniques et chirurgicaux pour lesquels il vaut mieux enlever ses gants. Vous pouvez essayer d'aller aux toilettes avec des moufles. C'est compliqué.
Rires. - L.Foly: On se rend moins compte. - M.Blanchard: On n'a qu'une paire de gants. - A.-E.Lemoine: J'ai eu peur! - P.Lescure: Vos aventures sont multiples.
Cet automne, vous avez remporté votre 1re Diagonale des fous, l'ultra-trail de La Réunion, que vous n'avez pas pu faire en 2019 parce que vous aviez été sélectionné pour "Koh-Lanta" aux îles Fidji. Vous aviez été éliminé au bout de 11 jours. C'était largement suffisant pour conquérir le coeur de votre plus grand fan. - D.Brogniart: Salut, Mathieu.
Je suis admiratif de ce que tu as fait au Canada. C'est extraordinaire. Je voulais te répéter que tu fais maintenant partie d'un groupe extrêmement restreint de deux aventuriers trailers, K.Jornet et toi.
Vous êtes tous les deux capables de gagner les plus grandes courses au monde. Vous êtes des dingues, en aventure. J'ai une question à te poser.
Quand est-ce qu'on va vous revoir, K.Jornet et toi, sur un trail, et quand est-ce que tu vas le battre? Tu as terminé 2e derrière lui.
Je suis persuadé que si tu avais été un peu moins respectueux du talent et de l'aura de K.Jornet, tu aurais pu le battre. - M.Blanchard: Ce serait une belle revanche et une belle histoire avec cette légende qu'est K.Jornet.
J'espère retourner à l'UTMB dès l'année prochaine avec K.Jornet. Peut-être que le scénario sera un peu plus confortable. - A.-E.Lemoine: Vous étiez ingénieur.
Si vous avez commencé à courir, c'était pour mincir. - M.Blanchard: Au début, les raisons peuvent être assez banales, pour se décider à courir.
Je suis parti habiter au Canada et j'ai pris un peu de poids. Je faisais beaucoup la fête à Paris. De fil en aiguille, j'ai arrêté de travailler comme ingénieur et je suis devenu professionnel aujourd'hui.
Ce sont les surprises de la vie. Il faut toujours croire à des choses incroyables. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Le vainqueur de la Yukon Arctic Ultra, c'est le nom de cette course. - R.Bougheraba: 600 km, je n'y crois pas... - A.-E.Lemoine: Plus de 600 en 7 jours. - R.Bougheraba: Même en scooter, je ne le ferais pas. - M.Blanchard: Moi aussi, ça me fatigue plus en scooter ou en voiture qu'à pied. - A.-E.Lemoine: Bravo, cher Mathieu.
Restez avec nous, il y a du pigeon pour le dîner. D'ici là, le PVPP de M.Bouhafsi.
On commence avec le mot du jour: "introspection". - M.Bouhafsi: Un peu de philosophie, ce soir.
Est-ce que vous vous souvenez du vous d'il y a 10 ou 20 ans? Pour moi, c'était l'époque où la tecktonik et les doudounes sans manches étaient à la mode. Je ne cite personne, mais on a retrouvé des choses... - R.Bougheraba: Je n'avais pas fait de trail. - M.Bouhafsi: TikTok a décidé de le faire revenir dans votre vie avec une nouvelle tendance dans laquelle des milliers d'internautes imaginent une rencontre avec leur ancien eux autour d'un café pour discuter, voir comment on a évolué, se poser des questions.
L'objectif: donner des conseils à son ancienne version et la rassurer sur le chemin parcouru. - M.Bouhafsi: Patrick aura remarqué qu'il y a de l'allemand, de l'anglais...
C'est une tendance mondiale. Que diraient les Français à leur eux d'il y a 10 ou 20 ans? Nous somme allés leur demander. - Vous vous retrouvez face à vous d'il y a 20 ans, que lui dites-vous? - Tu as grossi. - Les mèches qui partaient de là jusqu'à là, c'était une grosse erreur. - Je ne sais pas.
J'étais rouquine, ça m'allait très bien. - Je lui dirais de se bouger, d'aller de l'avant, sinon, on n'avance pas. - Je suis fier de ce que tu as fait. - Au jeune Nikos: "Arrête de faire de la télé!
Change de métier, deviens écrivain ou photographe." Je dis ça devant un grand photographe... - A.-E.Lemoine: Nikos était dans le quartier? - R.Bougheraba: Le monsieur en doudoune, je le laisserais vivre.
Je lui dirais de ne pas lâcher l'affaire. "Si tu as la possibilité de voyager dans le temps..." Mon ancien moi va me prendre pour un fou.
Je vais lui dire: "Tu vas faire un stade, des films!" - A.-E.Lemoine: Et vous, Liane? - L.Foly: J'étais à Londres.
Il est résident à Londres. Je suis revenue pour un garçon. - R.Bougheraba: Elle aurait dû rester à Londres. "Ne va pas avec ce mec, c'est un enfoiré!" - L.Foly: Les enfoirés, c'est mon truc.
Je me donnerais plein de conseils. Plus on prend de l'âge, moins on fait des erreurs. C'est mon cas.
Il y a 20 ans, vous dites? 10 ans ou 20 ans? - M.Bouhafsi: 10 à 20 ans. - A.-E.Lemoine: C'est hier, pour nous. - L.Foly: 10 ans pile, c'est la perte de mes parents.
C'est terrible. On ne va pas parler de choses qui fâchent. - A.-E.Lemoine: L'image du jour, ce sont des hommes qui font du pole dance. - M.Bouhafsi: Ca cartonne.
C'est la mode, actuellement. Voici une recommandation: le pole dance. Sur 45 000 personnes qui pratiquent ce sport en France, 5 % seraient des hommes.
Ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans cette discipline. - R.Bougheraba: Si je fais ça, c'est un kebab.
Un mec qui tourne autour d'une barre...
On dirait un kebab! Rires. - M.Bouhafsi: Ca se rapproche de la gymnastique.
Justement, nous avons assisté à un cours de pole dance. - On va faire un cours de pole dance. - M.Bouhafsi: On a demandé pourquoi le pole dance séduisait de plus en plus les hommes. - C'est un sport physique. - Un défi entre amis. - Sur un coup de tête. - Le sport qui s'en approche le plus, c'est l'escalade. - M.Bouhafsi: Nous nous sommes familiarisés avec un jargon pas du tout technique. - M.Bouhafsi: Important de bien maintenir son fan kick. - C'est dur. - C'est technique. - M.Bouhafsi: On a demandé de nous donner un conseil pour se lancer. - Il faut venir avec un ami en qui on a confiance. - Mon conseil pour les garçons qui veulent faire de la pole dance, c'est de se détendre avec la masculinité. - M.Bouhafsi: Il y a un champion du monde de pole dance hommes.
On prend le défi, on y va ensemble, Redouane? - R.Bougheraba: Quand tu veux.
Je vais briser la barre. - A.-E.Lemoine: Mathieu, vous feriez ça? - M.Bouhafsi: Ca ressemble à l'escalade. - M.Blanchard: C'est particulier.
Moi, c'est plutôt dans le froid. - A.-E.Lemoine: Vous voulez faire ça autour d'une stalactite?
La tendance du jour: le tatoueur aux dents de lait. - M.Bouhafsi: Imaginez un salon de tatoueur en Thaïlande.
Au milieu, il y a un petit garçon de 9 ans, ganté comme un pro. Il grave d'immenses tatouages avec une précision impressionnante. Il agite l'univers du tattoo et les réseaux sociaux.
Ses vidéos dépassent les 10 millions de vues. - R.Bougheraba: Ca s'appelle de l'exploitation. - M.Bouhafsi: Je rassure, il tatoue ses proches.
Il n'a pas le droit de travailler pour l'instant. C'est un vrai artiste. C'est son père qui lui a dit d'arrêter d'être scotché sur son téléphone.
Il s'est lancé dans l'art. - R.Bougheraba: Je n'y crois pas.
Il travaille pour de vrai. Il charbonne. Il fait 9h-18h.
Il tatoue les gens. - A.-E.Lemoine: On n'aurait pas montré si c'était le cas. - R.Bougheraba: Il y a 7 ou 8 personnes différentes.
Soit il a une grande famille... - A.-E.Lemoine: On en revient à L.Foly.
On sait que vous chantez depuis longtemps. Avant d'être chanteuse, vous étiez imitatrice. Vous faisiez de la scène depuis 2007.
Vous réunissez ces 3 talents: chanteuse, comédienne, imitatrice, dans le premier spectacle, en 2007. Ca s'appelait "La Folle Parenthèse". S.Royal était candidate à l'élection présidentielle.
L.Foly imite S.Royal.
Vous l'imitez sur scène à l'époque. - Mes chers compatriotes, je voudrais vous rappeler quelques mesures qui sauront vous convaincre pour mon boulot dans 5 ans. - Il est temps pour moi de casser cette image, de dissiper cet écran de fumée qui rend mon corps inaccessible. - A.-E.Lemoine: Nous sommes autour du pigeon de Pornic, préparé par C.Chiavola, notre chef de cette semaine.
Vous imitiez les clients de la droguerie de vos parents à 7 ou 8 ans. - L.Foly: Mes parents avaient une droguerie.
Ils étaient marchands de couleurs. Ca s'appelait la Droguerie du sourire. Ils aimaient la musique, le théâtre, le cinéma.
Ils m'ont initiée très jeune. Ils voulaient qu'on ne s'ennuie jamais, qu'on ne traîne pas dans les rues et qu'on soit occupés, nous, les enfants. Ils m'ont donné des passions: la danse, la comédie musicale...
J'ai commencé en regardant les clients du magasin. Je les ai imités. Ca leur a plu.
J'ai commencé à imiter ensuite les professeurs à l'école. Je regardais les Carpentier, j'imitais les chanteuses. Mon père a fondé un orchestre quand j'avais 12 ans.
Je suis rentrée dans l'orchestre. Ca a démarré comme ça. - A.-E.Lemoine: Longtemps, vous n'avez imité que pour vos proches avant de sauter le pas et passer sur scène de la chanson à l'imitation.
C'est l'heure de la Pépite de Patrick. - P.Cohen: C'est une très jolie séquence.
Ce n'est pas une grosse surprise. Vous la connaissez par coeur, cette séquence. C'est la séquence fondatrice de vos talents d'imitatrice en public.
On est chez M.Drucker, en 1993. Vous prenez la voix d'Arletty pour interpeller J.-P.Belmondo, qui vous répond avec la voix de M.Simon. - Jean-Paul a une passion pour M.Simon.
Il a 60 ans cette année. Telle Arletty. - Tu ne les fais pas.
Tel M.Simon. - Tu ne les fais pas non plus.
Applaudissements. - On dit quand même que tu aimes toujours les gonzesses. - Tu le sais bien. - Tu ne vas pas être déçu.
Je viens des coulisses, elles sont grandes, rien ne dépasse. Tu les as vues, derrière? - J'ai surtout vu des jarretelles. - P.Cohen: C'est un bonheur de voir Belmondo jouer le jeu comme il le fait.
Dans la foulée, M.Drucker vous a dit: "Tu devrais faire de la scène." Mais ça a mis 14 ans.
C'est 14 ans plus tard seulement, en 2007, que vous faites un spectacle avec vos imitations. - L.Foly: Pendant mes concerts, je présentais les musiciens avec des voix.
Mais ça vient vraiment quand J.-C.Brialy et J.-J.Goldman me disent: "Tu fais très bien tes voix.
Arrête-toi. Fais une parenthèse." C'est lui qui m'a donné l'idée de la parenthèse, J.-J.Goldman.
J'ai démarré au théâtre Marigny avec R.Hossein. - A.-E.Lemoine: Vous imitez parfaitement I.Mergault.
Telle I.Mergault. - C'est très difficile de faire son défaut de prononciation.
Il y a du monde là-dedans. Il y a des travaux! - A.-E.Lemoine: C.Dion. - L.Foly: C.Dion, c'est...
Telle C.Dion. - C'est difficile de chanter quand il n'y a pas de musique. - A.-E.Lemoine: M.Robin est l'une des premières que vous avez imitées.
Telle M.Robin. - Alors...
Le problème...
Non, non...
Ah, nan, nan...
On va faire l'hélicoptère. On y va. - A.-E.Lemoine: L.Renaud a un crush avec un rappeur dans votre spectacle.
Telle L.Renaud. - Elle adore Orelsan.
J'adore Orelsan. J'ai un petit crush avec lui. Il est extraordinaire.
J'ai 97 balais en juillet. Tu viendras à mon anniversaire? - A.-E.Lemoine: Le 2 juillet, jour de l'anniversaire de Pierre aussi. - L.Foly: Le même jour! - A.-E.Lemoine: C.Frot, vous la faites à merveille.
Telle C.Frot. - J'adore P.Cohen.
Il le sait. Je devais venir il y a 2 jours, c'était ça. Je suis arrivée trop tard.
Je l'adore. Vraiment. J'aime beaucoup cet homme.
Et toi, comment ça va? - L.Foly: Je me sers aussi des voix pour dire qu'il y a des clients au magasin.
C.Frot, je me souviens d'une cliente qui venait au magasin et qui était très fan des artistes, très mytho. Elle s'imaginait que M.Sardou était amoureux d'elle.
Je raconte des histoires dans le show. - A.-E.Lemoine: Je passe la parole à Pierre. - P.Lescure: On dit toujours que les imitateurs sont un peu schizophrènes.
Vous dites que c'est une particularité que vous avez en commun avec les serial killers. C'est peut-être pour ça que la production des "Traîtres" vous a engagée. La saison 4 démarre le 3 avril sur M6.
Tout le monde a peur que vous soyez dans le camp des traîtres. Vous êtes une sacrée tueuse. On a une petite séquence qu'on va voir en exclusivité. - Personne ne doute d'elle. - Bonsoir.
Vous faites une partie? - On t'invite avec grand plaisir. - L.Foly: Francis est là.
Je vous cherchais. Pourquoi tu t'en vas? Je fais peur aux gens. - Non. - P.Lescure: Vous n'avez pas le droit de donner le moindre indice sur le jeu qui démarre le 3 avril.
Vous êtes assez douée pour le mensonge. - L.Foly: Je suis plus douée pour la comédie.
Le mensonge, c'est difficile, dans ma vraie vie de femme. Je ne l'utilise jamais. C'était aussi dans mon éducation.
J'ai été élevée comme ça. J'adore les jeux. Ca vous prend la tête.
Le mental, le physique...
Ce sont des heures de tournage. J'adore ce jeu. Au départ, B.Werber m'avait initiée à ce jeu en m'invitant chez lui.
Il fait des parties de loup-garous et de villageois. J'avais beaucoup aimé. Quand M6 m'a demandé, j'ai dit oui tout de suite. - A.-E.Lemoine: Vous pouvez imiter F.Huster? - L.Foly: Les garçons, c'est plus difficile.
E.Semoun voulait qu'on fasse un spectacle d'imitations tous les 2. - M.Bouhafsi: Vous faites aussi chanter le public et dans un autre registre, Redouane, vous faites grimper votre public dans les tours.
Vous êtes connu et reconnu pour votre sens de l'improvisation et du clash. Vous visez le public et plus particulièrement le premier rang de vos salles de spectacle. - M.Bouhafsi: J'ai eu la chance de vous voir au Vélodrome et j'étais au 3e rang.
Les gens font tout pour être au 1er rang. - R.Bougheraba: C'est fait avec amour et bienveillance.
Les gens veulent se mettre au 1er rang, ils veulent déguster. Je pars à Tahiti la semaine prochaine. - M.Bouhafsi: Il y a une explication pour le 1er rang? - R.Bougheraba: J'avais joué à Salon-de-Provence, une de mes 1res scènes en plein air.
J'avais oublié que je jouais en plein air. Je tombe de scène. J'avais un micro-casque.
Je tombe de 1,5 m par terre. Je me tape les côtes. En tapant le sol, j'ai fait un petit cri.
Un petit cri érotique, film sympa sur M6 à 22h30. Une femme au 1er rang a dit: "Il est tombé comme une merde." Depuis ce jour, je me suis dit que j'allais me venger sur le 1er rang. - A.-E.Lemoine: Liane, on veut vous entendre chanter.
On a une archive de 1988, lorsque vous chantez "Ca va, ça vient." - Ca va, ça vient. ... - A.-E.Lemoine: Vous auriez pu ne pas chanter.
A 18 ans, vous avez été opérée des cordes vocales. - L.Foly: J'avais fait beaucoup de bals.
Je viens du bal populaire. Je chantais comme je savais, mais j'ai trop tiré sur les cordes. Quand j'ai quitté mon père, vers l'âge de 17 ans, dans l'orchestre familial amateur, je suis rentrée dans les orchestres professionnels.
Ca a été encore pire. J'ai été opérée. Je ne pouvais plus parler.
J'étais devenue muette. J'ai rencontré un phoniatre qui m'a initiée à l'opéra. J'ai tout recommencé à zéro.
C'est à ce moment-là que j'ai compris...
Les cordes vocales, c'est comme un vagin. Vous avez une corde. Quand elle est plus courte que l'autre, ça donne ce son-là.
Au fond du palais, ça fait un peu défaut. C'est un peu Alien, le fait d'imiter des gens. Je passe dans d'autres corps. - A.-E.Lemoine: Notamment sur scène, dans "La folle repart en thèse".
On vous retrouvera aux côtés de L.Ruquier dans "Les Grosses Têtes", sur RTL. "Délocalisés", c'est en salle.
Vous pouvez retrouver l'émission en podcast. On va conclure avec Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 19 mars. Depuis le début de la semaine, nous fêtons les 5 ans du confinement. Nostalgie.
Ce soir, redécouvrons une séquence dont on avait oublié l'existence, alors que nous l'avons bien vécue. - J.Castex: Les mesures complémentaires suivantes, qui s'appliqueront à compter de lundi prochain... *-Joyeux anniversaire. - J.Castex: Les concerts debout seront interdits. - B.Chameroy: On avait oublié, ça.
Sale période. A la une, le conclave sur les retraites, une franche réussite. Je n'ose imaginer l'état de F.Bayrou ce soir.
Déjà, dimanche, il était excédé de ne pas pouvoir en placer une. - Production de l'offre, allongement du temps de travail...
F.Bayrou bafouille. - Qu'est-ce que vous êtes en train de nous dire? - Non.
On va s'arrêter une seconde. - A quel moment? - Il faut...
Est-ce que la solution est dans l'augmentation des impôts? C'est une blague. Je garde mon calme. - B.Chameroy: "Je garde mon calme", non.
Il a une technique antistress, pas des plus glamours, mais qui le rend zen. Le problème, c'est que ça se digère mal. - F.Bayrou: Les catastrophes qu'on annonce... - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, vous vous demandez sûrement quel est le bilan des Jeux au niveau sécurité.
Non? Le magnéto est à suivre. La commission des lois se réunissait pour donner ce bilan concluant. - On va donner un chiffre, et on aura l'occasion d'y revenir.
Il y a eu en tout et pour tout, pendant toute la durée des Jeux olympiques et paralympiques, des situations déjouées par la vidéoprotection algorithmique, et encore, c'était un ramasseur de champignons... - B.Chameroy: Un ramasseur de champignons a été déjoué pendant les JO.
C'était coanimé par mon nouveau duo préféré. Ca peut rimer avec "grosse déconnade". - On va faire une présentation à deux voix.
On a révisé. Stone et Charden! - C'est ça. - Je vous laisse deviner qui est qui.
Normalement, on est au point. - B.Chameroy: Pour la tournée de "Stars 80", il va falloir répéter. - Il va falloir être au rendez-vous. - Bonjour à tous. - Pardon. - Bonjour à vous tous. - B.Chameroy: Ce n'est pas "L'Avventura", mais ils ont fini par proposer ce duo.
Je n'avais pas été autant ému depuis B.Cooper et Lady Gaga dans "A star is born". - Dans le cadre de ces enquêtes... -6000 personnes, le 17 février 2025. - L'Etat de droit. - B.Chameroy: A toi, mon gars. - Si tu veux rajouter un mot... - Je me joins aux remerciements. - B.Chameroy: Bravo.
G.Bouleau, je vois quel était le projet de base. Il a été reçu à Clairefontaine par K.Mbappé. - Merci beaucoup, K.Mbappé. - B.Chameroy: "On se check..." Non, il ne veut pas. - A très bientôt. - B.Chameroy: "Qui est le vieux qui a voulu me checker?" - J'ai toujours dit que l'équipe de France était la chose la plus importante pour un joueur.
Comme je le dis souvent, ce n'est pas de mon ressort et ce n'est pas moi qui pourrais en parler. Comme je le dis souvent, ce n'est pas ma décision. - B.Chameroy: Champion du monde, mais très nul au ni oui ni non. - C'est ce que vous avez vécu? - Non. - Pourquoi il ne vous avait pas sélectionné? - Non. - On va vers une terre inconnue? - Non.
Non, non. - B.Chameroy: Patrick, justement, un message à la direction de France Inter: filez-lui des vacances.
Il est sur les nerfs de retrouver N.Demorand en studio chaque matin. - L'édito politique de P.Cohen. - P.Cohen: Tu fais chier le monde.
Depuis un an, tu passes ton temps à faire chier le monde. - B.Chameroy: Un peu soupe au lait, Patoune.
C'était une citation concernant L.Wauquiez. On file à droite retrouver la Régine, la reine de la nuit. - J'ai fait la fête dans une école de commerce.
Quand on a beaucoup travaillé, on fait beaucoup la fête. - B.Chameroy: A trop faire la tête, on en perd la mémoire. - Qui s'appelait...
Aïe! - B.Chameroy: Il y avait de la drogue, dans ces soirées. - Le monde des transports est un monde magique.
Le monde de l'aéronautique est magique, comme celui de l'espace, du numérique. - B.Chameroy: En revanche, qui dit ça en 2025? - Je me suis occupée du droit de l'Internet.
C'était la naissance de l'Internet. Personne ne connaissait l'Internet. A cause de l'Internet... - B.Chameroy: Vous pouvez retrouver l'émission en replay sur l'Internet.
C'est pour ça que j'aime V.Pécresse. En entretien d'embauche, c'est le genre de personne qui répond "je suis perfectionniste" quand on lui demande son défaut. - Quelle est la chose dont vous êtes la plus fière en tant que présidente d'Ile-de-France? - Ouf!
Il y en a beaucoup. - B.Chameroy: Qui était l'invité de Bourdin ce matin? - B.Retailleau, ministre de l'Intérieur et des Cultes en France, bonjour. - B.Chameroy: Ministre des Cultes...
Qui a retiré une syllabe du magnéto? B.Retailleau n'ira pas à l'Elysée.
Ca ne sert à rien d'insister, il n'ira pas. - Vous ne serez pas candidat? - Je ne dis pas que je serai ou que je ne serai pas candidat. - B.Chameroy: La liste s'allonge.
Comment faire taire un invité qui part dans des tunnels? "Ta gueule" en langage Bourdin, ça se dit; "Bien, bon." - Pour la sécurité des Français... - Bien. - Il y a consenti... - Bon. - Ils l'ont fait. - Bien. - C'est 180 degrés. - Bon. - B.Chameroy: Une technique dont il n'aura pas à user quand il accueillera L.Wauquiez.
Il fait dans le concis. - On peut passer à autre chose? - Pas du tout. - Là encore? - B.Retailleau a raison de mettre la pression. - Vous êtes le patron des députés LR à l'Assemblée? - La parole est libre.
On lui apporte tout notre soutien. - B.Chameroy: En 3 briques.
Il y a un mot qu'il a du mal à dire, c'est "oui", car il prend la voix de Mickey quand il le prononce. - Est-ce que vous avez fait bouger quelque chose? L.Wauquiez répond tel Mickey. - Oui. - B.Chameroy: La vie est rude, mais elle nous offre de jolis cadeaux.
Hier soir, CNews lançait sa nouvelle émission "Destins d'exception", consacrée à T.Pesquet, L.Marchand...
Mais non, les destins sont d'exception! - P.de Villiers, bonsoir.
Silence. - Tout est dit. Très belle soirée et à bientôt. - B.Chameroy: Pas déjà!
Il n'a pas raconté son anecdote sur Chirac et Thatcher. S'il te plaît, tu la racontes, comme au réveillon de Noël. - Je vois que Chirac se prépare.
Ca va tomber sur lui. Je me prépare aussi. A ce moment-là, M.Thatcher dit: "Et vous, Jacques?" Chirac prend son verre et dit...
Mitterrand, d'abord... - B.Chameroy: Ce n'est pas grave, on bifurque.
Raconte-nous la nouvelle fable de La Fontaine qu'on ne connaissait pas. - Un renard et un lion. Le lion, il dort les yeux ouverts.
Le lion n'avait pas peur des loups. Le renard avait peur des loups. - Vous êtes le loup dans la bergerie? - Le loup avait peur des filets. - Le renard, le lion, tout le monde en même temps. - Le renard était capable de faire face au filet.
Ils ont une petite souris. - B.Chameroy: Super!
L'info continue demain. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation pour le dîner.
Merci, Liane. Allez l'applaudir. Bravo, Mathieu.
On va saluer nos téléspectateurs. A demain, 19h. Bonne soirée.
François Bayrou