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interviewFrance Culture· 23 novembre 2020 33 min

Bertrand Chamayou et Rameau, musique pour adoucir les heurts

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

m [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] la critique se poursuit et nous continuons à parler de musique charles ardennes en studio a coiffé sa casquette musique classique et nous sommes en ligne avec un à six gars levitch journaliste et auteur dans quelques instants nous parlerons de goodnight le dernier disque du pianiste bertrand chamayou mais tout de suite retour à l'opéra [Musique] e samedi dernier la fosse et la scène de l'opéra comique était aussi plein que la salle vide le chef raphaël pichon et la metteuse en scène jeanne candel avait décidé de jouer quand même et d'offrir aux spectateurs d'arte et leurs versions d'hippolyte et aricie on peut depuis le revoir gratuitement sur la plateforme de la chaîne alors c'est un opéra monstre hippolyte et aricie un opéra de rameau créé pour la première fois en 1733 jalon déterminant dans l'histoire du genre on y suit les aventures mythique de deux jeunes gens dont l'union est content remise aricie et destinées au culte de diane hippolyte est l'objet d'un funeste amour celui de sa belle mère phèdre et qu'on la mort du roi thésée et annoncer la tragédie s'emballe alors j'aime quand elle choisi de camper cette histoire dans un décor aux référents très hétéroclite le spectacle ouvre d'abord devant une toile blanche rapidement tâcher de ged couleurs qui dévoile ensuite un décor industriel métallique avec un ascenseur et des escaliers de tous très sombre les chanteurs et le choeur portent des tenues qui évoque différents lieux et période le siècle de louis xiv l'antiquité les années 30 parfois des marionnettes ou un serpent task apporte une touche burlesque à l'ensemble un rabbin un regard pardon d'abord sur ses choix de mise en scène en a6k levitch sur ses choix de mise en scène oui en effet c'est assez hétéroclite bas on sent très bien les influences de jeanne candel du riz jt a touch sais pas s'il faut que je rappelle un petit peu peut-être que c'est le résultat acteurs se ce moment à la fin des années 70 début 80 ou ou les metteurs en scène vraiment prennent une certaine liberté et deviennent auteurs des spectacles donc ça permet en effet ce côté hétéroclite et dans les décors et dans la mise en scène où il ya presque des moments qui ressemble à des happenings voilà c'est l'esprit de jeanne candel moi c'est un esprit que j'aime bien j'ai beaucoup aimé la plupart de ces spectacles précédents là c'est un petit peu plus compliqué parce que bon en termes de cohérence dramaturgique il ya je pense qu'il ya des choses à dire mais alors je pense quand même une chose c'est que jeanne candel le quatrième mur injustement il n'existe pas dans ce spectacle et il ya vraiment une interaction toujours avec les spectateurs il ya une adresse particulière au public qu'il a bien évidemment est absent et le quatrième mur et la dernier videmment puisqu'il ya puisqu'il ya cet écran à travers à travers lequel on regarde le spectacle donc je pense que ça n'aide pas beaucoup le type de théâtre qu'elle quelques ailes des fonds et quelques elle prône depuis un peu plus d'une dizaine d'années notamment peut-être sur sur la manière dont les acteurs jouent sur scène ça doit être assez compliqué pour charles ardennes un regard sur la mise en scène d'hippolyte et aricie absolument pour rebondir sur ce que dit anna single hey tout à fait les précédents spectacles de jeanne candel réalisé avec samuel hh le crocodile trompeur d'après didon enée ou orfeo je suis mort en arcadie d'après le premier chef d'oeuvre lyrique de monteverdi en effet intégré le spectateur au spectacle là on n'a pas du tout ça et elle s'en rend compte à la toute fin on nous rajoute en une espèce de deux postes love oued épilogue pardon tout à fait mais épilogue ça rentre dans l'histoire alors que la bon on a on allait à deux ans qui vient avec des chanteuses de la production absolument elle vient avec son vélo sur scène pour bien nous montrer à attention là on revient au monde réel on a un observateur extérieur et j'ai malheureusement trouvé que fin toute la mise en scène tout le prime et propos de la mise en scène était de cet acabit c'est à dire des réflexions à la fois littérale mais qui n'ont même pas l'intérêt de la kander très simples comme disait anna il ya les références au rigi theater mais alors c'est vraiment c'est vraiment assis fait c'est vraiment simpliste alors par exemple tous les exemples en fait de toute cette production ça se passe vous l'avais dit dans le temple de diane donc on a des chasseurs donc on fait rentrer le coeur avec des fusils voilà ils tirent en fait de la peinture ce qui je sais pas si c'est une citation ou une pâle copie de niki de saint phalle de l'offre de niki de saint phalle ensuite bon ben ya une matelote alors on va la présenter en sirène de cabaret les chasseurs reviennent donc il y en a qui ont un petit masque de chiens mais vous savez un peu de la qualité de d'efforts fouilles lahoud ou d'halloween est bon il faut bien qu'ils aillent se frotter sur un arbuste pour faire un peu amusant mais le fond mollement même ça c'est même pas véritablement investis et que cet art etc et si on creuse encore un peu plus loin il ya des choses qui sont très intéressants dans cette tragédie qui sont esquissées ici par exemple le fait qu'il ya un seul en fait il ya un seul décor parce que d'abord c'est une toile qui en suit révèle ce que vous avez très bien décrit cet immeuble à l'os avec un ascenseur pour la descente aux enfers bon c'est un peu simpliste mais bon pourquoi pas il est assez bonne idée qui croient en la mise en scène est belle ah oui c'est beau jusqu'à ce que y est donc les rivières de sang qui coule sur l'escalier et des hommes et femmes d'entretiens avec des jolies charlotte qui viennent nettoyer tout ça encore une fois régulateur assez simpliste ce qui est intéressant par contre ensuite c'est qu'on reste dans ce plateau est donc ça renvoie en effet à cette oeuvre où lorsque tu es essor d enfer il y reste d'une certaine manière il retourne dans son palais mais en fait ils rentrent encore plus profond dans le drame puisque évidemment tout va se passer avec fait certes mais ça s'est même pas bien travailler et vous disiez tout à l'heure c'est très sombre en effet c'est très sombre mais d'un coup il faut rallumer la lumière pour faire comme la la foire où on jette les harengs la dunkerque pour faire un épisode de divertissement ensuite on revient dans le drame montréal hume et voilà jour nuit jour nuit et peu de peu d'intérêt je trouvais à la cigale évidement vous entend oui non je suis d'accord que la cohérence ce dramaturge it n'est pas évidente à trouver mais pour moi il ya quand on était en puissance dans le spectacle notamment à partir de la fin de l'acte iv avec le grand terre magnifique de phèdre quelles plantes en ces lieux m'appelle et puis qui tient jusqu'au bout il ya quelque chose qui se construit notamment dans la carec qui reste la caractérisation pardon des noms des quatre personnages principaux qui sont donc hippolyte et aricie et phèdre et aisées ou moi je les ai quand même senti victime de leurs sentiments mon je trouve ça une noblesse dans la caractérisation de ces quatre personnages qu'il n'y a pas de maniérisme et et ça prend petit à petit avec donc charles parler du de rossignol amoureux mais je dirais avec cette fin que je voudrais pas dévoiler parce que je pense qu'il faut si on regarde cette captation aller au bout du spectacle qui pour moi raconte quelque chose redéfinit vraiment les contours du spectacle et apporte du sens royal là pour moi il ya quand même de la cohérence de la pertinence de la réflexion et du sentiment aussi il ya quand même quelque chose de sensible qui se dégage petit à petit qui n'est pas évident à percevoir dans la captation mais qui est tout de même là haut plateau est là benoît stéphane de gouré nous admet qu'elle aime mais aussi parlé de phèdre sylvie brunet groupe aux eau qui interprète ce personnage on écoute tout de suite elle confesse à la mi-temps de l'ouvragé son amour insensé pour le fils de son mari [Musique] 1 1 non [Musique] et mais bon [Musique] oh oh alors parlons du plateau vocal de cette production hippolyte et aricie à la cigale évite ch comment comment sa chance comment sa fondation de plutôt très bien donc on entendait on entendait aussi brune a analysé les jeux wii on vous entend pas allez donc sylvie brunet groupe aux eau qui est extrêmement incarner et puissante dans le rôle de phèdre je reviens tout de suite à son à son mari stéphane de gouffre qui qui lui aussi est vraiment admirable avec bon des graves un tout petit peu fragile mais une telle beauté de la ligne de chant de telle couleur et une telle puissance d'incarnation lui aussi que voilà c'est vraiment très très beau mais j'ai beaucoup aimé aussi là lahrissi d'elsa benoît dont je trouve le timbre le vibrato sous espèce de timbres charnue avec beaucoup de nuances de souplesse j'ai été assez elle peut-être est-ce que vous entendez bien pas tout à fait très bien on vous entendez l'essonne on a l'impression que vous êtes dans un palais qu'ils aillent à l'espèce de des faits robotique wi lan a fait plaisir je ne dirai que donc je termine juste avec michelin qui a lui aussi quelque chose de tondre mais que je dirais plus effacé est moins flamboyant que les trois autres charles ardennes sur la distribution on a l'impression qu'il a deux couples en effet c'est assez évident celui que forment thésée et phèdre d'un côté celui formé par elsa benoît et part et par raimund van mechelen et qu'on n'est pas exactement au même niveau c'est mon impression oui bah clairement et j'allais dire bah tant mieux pour eux tant mieux pour phèdre et été est aisée tant mieux pour pour nous d'avoir ce couple qui est en même temps très très important et cardinal bien entendu dans cette oeuvre puisque les références directes de cette hippolyte et aricie se sont fait dire de racine et puis les tragédies tragédie antique mais en effet pour moi il ya un clair écart de niveau 1 kl à l'écart de niveau entre les deux couples phèdre sylvie brunet groupe aux eau pour moi enfin il y avait vraiment tout ce dont tout ce dont je rêvais aussi bien dans le champ on peut peut-être mettre un petit bémol sur le fait que justement elle le chante avec tellement de deux d'assises d'amplitude d'intensité que petit c'est un peu moins articulée notamment que stéphane de goût qui a qu'à une prosodie modèle en français on comprend absolument tout ce qu'il dit bref pas besoin de lire les sous titres je regrette vie envers maculaire justement exactement mais voilà sylvie brunet groupe aux eau pour moi elle a vraiment convoquer à la fois les figures des tragédiennes de racines du théâtre et la beauté la beauté du chant de rameau rénovant michelin hippolyte je les trouvais très tendu très stressée faut dire que bon ça doit pas être facile parce que deux fêtes l'opéra comme qui a sauvé cette production c'est la seule production en fait de notre paysage lyrique qui a pu être sauvée en direct comme ça avec la mise en scène tels que prévu mais du coup elle est donné qu'une seule fois il ya qu une seule chance il faut pas se rater voilà on le connaît avec son ensemble à nos côtés temporis on le connaît dans des répertoires peut-être un peu plus chambriste ou en tout cas cette magnifique voix prend un peu de temps j'allais dire à s'épanouir a trouvé son assise mais il la trouve à la fin notamment dans les conflits tellement tellement poignant bas entre eux sa belle-mère et puis à la fin à la réunion la réunion avec harry si elle à benoît qui est dans un dans un lyrisme et une intensité j'ai trouvé qu'elle arrivait tout de même à maintenir les deux faces du personnage qui est très difficile a réussi c'est à la fois l'élan amoureux et vous le disiez la pureté de la prêtresse de diane oui une nette montée en puissance on a l'impression dans les voiles sahel s'assouplissent au fur et à mesure et je pense la répartition aussi sont très difficiles sa demande de rentrer dedans à la cigale évite un mot encore sur sur les voies sur ce plateau vocal sur les vois pas je partage ce que j'ai entendu de ce que charles a dit en effet il ya une montée en puissance qui est claire je trouve que même les petits rôles sont sont défendus enfin ce qu'on sent aussi d'une façon générale dans cette production c'est l'engagement la ferveur est quand même dans cette tragédie la joie d'être d'être sur scène ça ça se sent aussi très fort et alors je ne sais pas si vous avez déjà parlé de l'orchestré du et du cno alesi ou pas encore d'accord mais le coeur de l'ensemble pygmalion est vraiment magnifique par la matière du coeur la précision la rigueur la richesse de cette matière comme sa chorale et je trouve absolument fabuleuse et l' orchestre aussi est à l'avenant parce que parce qu'il ya des vrais partis pris il ya des thèmes qui sont extrêmement lents il ya des choses qui sont très vives enfin c'est il ya presque une forme de radicalité dans cette dans cette direction avec des silences parfois qu'ils sont très étiré les thèmes pillent notamment je pense à la fin de l'acte deux très longs comme ça j'ai été vraiment saisi par ça parce que je trouve bien du drame et du théâtre danse qui fait comme musicalement oui après choix de versions ta version était à moi ce que je sais si je j'y vois une cohérence je dirais dramaturgique dans la dans la musique et jeux j'avais vu et je n'ai ressenti la lenteur on l'entendait d'ailleurs dans cette ère de phèdre j'ai été assez surpris c'est le mont le spectacle reprend il ya eu un entracte et c'est vrai qu'il ya quelque chose de très de presque alourdissent est dans le tempo choisi par raphaël pichon qui dirige ce fameux sens semble pygmalion orchestre et choeur charles ardennes comment vous vous vous interpréter ses choix ses choix esthétiques ces shows musicaux donc comme le fait de se permettre d'avoir des tempi qui correspondent à la fois aux émotions de la partition qui sont tout de même d'une richesse et d'une diversité fulgurante justement qui peuvent prendre prendre le temps de deux d'installer de dimdim en cédant pleut à la fois mélodies et accor et puis des moments vraiment de stupeur de frayeur de terreur avec des sentiments qui se bouleverse et de fait et bien pygmalion en a non seulement l'envi nous le propose nous l'offre mais en a les moyens en a les moyens grâce à la richesse en effet de son coeur et de cet orchestre pour moi vraiment ils donnent leurs lettres de noblesse à cet opus au genre de cet opus tragédie lyrique il ya à la fois le côté tragique intense et le lyrisme qui s'épanouit qui prend qui prend toute sa place on obstant nos réserves sur la mise en scène ça fait quand même du bien de voir de l'opéra hippolyte et aricie de rameau dirigé par raphaël pichon et mise en scène par jeanne candel est en ligne c'est gratuit sur le site d'arte et france culture la critique lucile comeau dans quelques instants nous parlerons de goût de malt le disque de bertrand chamayou mais tout de suite c'est le coup de coeur dana cigale évident pour un autre objet visible sur arte beethoven et karajan filmé par clouzot [Musique] non anna j'ignorais moi totalement que clouzot avait filmé karajan oui moi aussi je l'ignorais jusqu'à la semaine dernière voilà les quelques joie quand même du confinement pendant le premier confinement j'ai découvert grâce au site devait philharmonie berlin qui avait mis en ligne la symphonie du nouveau monde de dvorak donc cette collaboration entre entre clouzot et karajan qui est assez incroyable il y avait un projet de 13 films finalement il y en a eu il y en a eu un peu moins y en a eu cinq ou six mais en tout cas voilà quelle collaboration c'est donc dans l'est dans les années 60 donc là je précise quand même que dans l'objet on commence par l'ouverture de kokoro lyon qui n'est pas filmé par clouzot donc voilà je passe là dessus pour arriver donc à 10 minutes au moment où la cinquième commence alors là c'est pour moi absolument exceptionnel donc filmé en noir et blanc en 66 avec la philharmonique de berlin et donc clouzot films dont karajan et leurs tests re ça commence par un plan de dos ans avance petit à petit et c'est vraiment l'art de scénariser et de dramatiser le concert de façon absolument fabuleuse sans aucun systématisme sans aucune évidence mais pas non plus dans le maniérisme c'est ça que j'aime bien c'est que ya pas de plan à la mord moi le noeud on est fils de la musique et clouzot n'est pas au service de sa propre mise en scène alors faut voir la beauté de karajan quand il dirige sa gestique on sent les yeux fermés le niveau de concentration de sérénité au ces qui se dégage de ce visage alors c'est par moment très découpées par un moment il ya des fondus enchaînés voilà c'est il ya des plans qui sont qui sont très différents je vous donne juste un petit exemple un dans ce qu'on entendait l'alleud l'ouverture fin l'allégro initial donc pendant le thème au départ on est trois quarts dos et à la reprise de thèmes clouzot fume juste les mains de karajan c'est absolument magnifique c on est face à un aigle qui déploie ses efforts mais voilà je suis vraiment on dithyrambique sur ce sursaut sur 7 sur ces objets là d'ailleurs karajan disait que pour lui vraiment blues ont été extraordinaires dans sa connaissance des partitions danse à son oreille merveilleuse et puis sa vision sensible de la musique on sent tout ça etc voilà rendre la musique est vivante et l'art de dramatiser le concert bonjour je vous recommande vraiment vraiment de découvrir cette cinquième symphonie peut que karajan pour diriger la cinquième de beethoven et filmé par kouzola c'est une sorte de voile à ces superlatifs bon il faut dire qu'il avait bien choisi en effet son chef parce que karajan c'est un acteur de toute façon la cinquième de beethoven filmé par karajan est disponible sur arte et anna je vous redonne la parole vous vouliez une juste nous annoncer on reste sur beethoven un concert absolument oui oui un concert à plusieurs concerts même test donc beethoven anniversaire de 150 ans le 15 ou le 16 mai le 16 décembre s'est passé ton quand il est né on va t'on apporte en tout cas les bennes le quatuor ébène formidable quatuor a enregistré l'intégrale des quatuors de beethoven aux quatre coins du monde s'est sorti et il joue ses quatuors en live à la philharmonie depuis la rentrée donc là il va y avoir les premiers concerts les 23 va pas les premiers pardon les prochains concerts les 23 et 24 novembre donc film est évidemment son public mais disponible sur arte aussi et sur le site de la philharmonie et le cycle donc des 16 quatuors se terminera le 16 et 17 décembre bon film et avec ou sans fil du phare on verra un l'islam avec ou sans clouzot un tube non non je crois que l'afrique ont plus d'argent mais mais mais il sent franchement l'enseigne ceni pour moi c'est une très grande version des quatuors de beethoven qui sont graves donc voila et au disque est à découvrir sur ces sites là merci anna on écoutera on regardera france culture la critique lucile combe aux derniers sujets au programme de cette critique l'album fraîchement paru du pianiste bertrand chamayou goodnight on y entend du chopin du liste du grigou encore d'eisner grande amplitude chronologique donc avec une forme celle de la berceuse la couverture de l'album est elle tout sauf enfantine très noir en distingue au clair d'une lune pleine et brumeuse un couple posés comme des petits oiseaux sur une structure métallique aux angles menaçant l'auditeur est prévenu il n'est pas en zone de confort on écoute tout de suite de liste viguen leed [Musique] où oh où oh [Musique] oh [Musique] où [Musique] bertrand chamayou viggen lead de liste charles ardennes comment vous avez entendu ce disque de bertrand chamayou goodnight c'est sûr qu'il ne m'a pas fait dormir vous a fait fuiter comme moi dit le honnêtement un peu mais jallet gerbon dans le bon sens bernard garcia mais c'est sûr ou alors il faut sans dormir très vite délai dès les premières pistes qui commence par janacek ludwig willaume guide parlant de liste l'iap ou neuf très méconnue au toit assez méconnu fin 19e début 20e compositeur russe assez fascinant pour ce avec sa berceuse d'une poupée faussement dormir assez vite et éventuellement après il ya des pistes qui viendront peut-être animer vos rêves paradoxaux des cauchemars aux autres mais on a un peu l'impression en effet qu' il ya des pistes qui ont été mises là alors on peut pas parler d'une punition pour un enfant qui serait pas encore endormis parce que le les morceaux sont fascinants mais il se passe tellement de choses il ya des éléments inquiétants des dissonances c est ça aussi je trouve qu'il fait tout l'intérêt de ce disque c'est de voir à quel point les compositeurs ont utilisé un peu le concept l'idée de berceuses comme une comme une métaphore très riche c'est ça moi qui m'a beaucoup plu dans cet album c'est que bon a priori on se dit ah bon un disque avec 16 berceuse quelques l idée à dormir debout mais en fait il ya infiniment de variétés vous l'avais dit il ya une grande période de temporel différents styles différents pays d'origine de ces compositeurs et aussi ne serait-ce que différentes durées vous avez une petite berceuse d'une minute 34 puis vous avez une véritable oeuvre de neuf minutes 0 une qui sont aussi bien disposés dans cet album avec des enchaînements que j'ai trouvé très savants si on rentrait dans le détail notamment dans les transitions harmonique des schémas cas dans ciel il ya déjà des réponses et c'est vraiment évidemment pensé par chamayou il a fait un sacré travail de récolte à la cigale et vite oui je suis tout à fait d'accord avec vous deux c'est un programme qui est très construit et très poncet ce qui déjà effectivement harmoniquement mais aussi en termes de documents qui nous amène vraiment d'un état à l'autre c'est un album qui est extrêmement personnelles et sensibles que je trouvais qu'ils aient un vrai voyage musical aux confins de l'esprit a donc effectivement entre chien et loup par moment alors il ya quand même beaucoup de tendresse ne rendant pas mal d'oeuvre je pense évidemment à la berceuse de brahms ou père célèbre qui endort les enfants depuis très longtemps il ya aussi cette pièce de gannat tchèque de blue note qui commence qui est aussi très tonga la pièce de mel bonis sme il ya quand même de toute tendresse en effet de l'étrangeté de l'angoissé de l'inquiétude mais tout ça avec un piano mais d'une telle classe moi j'avais tout à fait honnête avec vous je trouve qu'on a beaucoup entendu et vu chamayou ces derniers temps j'avais une légère réserve et puis en fait elle s'en va immédiatement parce que parce que déjà je l'entends du cet été quel pianiste et un programme de musique de chambre il était absolument merveilleux et puis et puis là encore parce que il ya attention il ya des biais du virtuose isma nantes dans ses pièces je pense à la berceuse de choquant par exemple qui n'a l'air de rien comme ça mais attention pour bien jouer la main gauche les gâteaux comme ça et trouver le bon équilibre chanter jouer rubato mais sans glisser dans le côté un petit peu voilà un petit peu un petit peu sirupeux la berceuse de liste aussi et chez m'anime c'est vraiment la grande classe parce que c'est un virtuose isme qui est hyper knicks crème et qui est tout à fait là et en même temps c'est d'une sensibilité à l'art du toucher enfin il ya une pureté du son la berceuse de chopin est absolument met à tomber de beauté celle de liste aussi mais toutes les pièces un mois je j'ai été très emballé par charles ardennes virtuosité absolument qu'on ressemble dans ces berceuses qui de fait ne sont pas juste des petites pièces faciles pour endormir on on voit vraiment à quel point chamayou peut aussi y exprimer toute sa compétence technique le dialogue entre les différentes mains la façon de faire résonner les harmonies d'ailleurs est encore disponible en ligne le concert tu le concerto pour piano numéro 2 de 500 ce qui vient d'enregistrer confiné à la halle aux grains avec l'orchestré de toulouse pour 6 pour démontrer s'il en était besoin de toutes ses compétences et de toute la richesse de sa palette dans le livret il place la barre assez haut en citant tous les différends registre émotionnel qu'il veut parcourir à travers ses différentes versions mais objectivement moi je trouve qu'il y parvient aussi bien il parle de chercher de la fantaisie et du fantastique des hallucinations de la tendresse et de la mélancolie mais aussi de la morbidité et toutes ces rapports métaphorique qui sont la mise en musique entre le rêve le sommeil la mort le passage le réveil etc il dit aussi qu'il est il est un grand insomniaques s'était retranché mailloux à la cigale évite juin dernier mot oui en effet la peur du nom mais c'est vraiment comme un conte comment comme on conte de grimm ou andersen où il ya plein de l'image qui apparaît être un moment j'ai l'impression d'être dans la la forêt noire en allemagne qu'après j'ai pensé à des gravures vous savez du du siècle dernier des gravures sur bois comme ça en noir et blanc puis toute la lumière apparaît avec avec notamment cette pièce de balakirev de vive l eau douce voilà on se promène c'est très introspectif c'est vraiment un voyage à l'intérieur de soi où on est entre deux eaux comme ça veillées nocturnes ou entre réel et fantastique on est comme ça à la croisée des des mondes et c'est très beau on a senti votre enthousiasme à tous les deux sur ce disque goodnight de bertrand chamayou il a paru chez erato la critique c'est fini pour aujourd'hui merci beaucoup à vous anna segal est vite merci charles ardennes qui avait vaillamment traversé toutes les époques et tous les genres musicaux bravo à la préparation de l'émission c'est aïssatou ndiaye et boris pinault à la réalisation père et le gras à la technique aujourd'hui c'était nasser moussa oui vous pouvez réécouter l'émission en vous rendant sur le site de france culture et vous pouvez également vous abonner au podcast de la critique sur l'application radio france [Musique] lundi vous retrouverez bien sûr olivier giesbert et la grande table quant à nous on se retrouve la semaine prochaine en parlera de cinéma et de bande dessinée aussi de littérature d'ailleurs un peu tout la bd vermont subi textes des chroniques de david foster wallace un livre sur cassavettes c'est le nouveau film de sébastien lifshitz sur arte