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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 20 février 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

"Séparatisme" islamiste, polémique Castaner-Faure sur la vie privée... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Bay

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est le signe de tension entre communautés en Allemagne ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous fait peur la montée de cette nouvelle forme de terrorisme ?

  • 1:20RelanceRéponse directe

    Mais dernièrement la France a aussi été touchée par le terrorisme d'extrême droite.

  • 1:33RelanceRéponse directe

    C'est d'abord et avant tout le terrorisme islamiste qu'il faudrait combattre.

  • 2:12OuverteÉludée

    Est-ce qu'il n'y a pas au sein de ce parti, voire la direction de ce parti, des gens qui sèment la confusion en Allemagne ?

  • 2:53RelanceÉludée

    Est-ce que tout ça, ça n'introduit pas une confusion ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17Invité politiqueFait
    « le terrorisme qui a frappé, ensanglanté, endeuillé à la fois la France et beaucoup de pays européens, c'est le terrorisme islamiste. »
  • 1:38Invité politiqueFait
    « Le terrorisme islamiste est le type de terrorisme principal que la France et l'Europe connaissent depuis maintenant 4 ans. »
  • 1:53InvitéChiffre
    « on parle de plus de 13 000 militants d'extrême droite qui sont violents en Allemagne. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Évitons les amalgames. »
  • 2:34Invité politiqueFait
    « L'AFD, qui est notre parti allié en Allemagne, qui a 11 députés au Parlement européen, qui a 92 députés au Bundestag, c'est une grande force politique, incontournable en Allemagne. »
  • 4:39Invité politiqueFait
    « Vous avez des quartiers entiers où les Français sont minoritaires, où le poids absolument écrasant de l'immigration fait que les Français ne se sentent plus chez eux. »
  • 5:51Invité politiqueFait
    « C'est le problème de l'islam politique, de l'islamisme. C'est ça le problème central en France. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « Non, c'est des mesures qui sont dérisoires. »
  • 7:07Invité politiqueFait
    « Les salafistes, les frères musulmans, certaines branches radicales proches de la Turquie. »
  • 7:32Invité politiqueFait
    « Il est allé inaugurer une mosquée directement rattachée à l'UOIF, c'est-à-dire aux frères musulmans, financée à hauteur de 200 000 euros par le Qatar. »
  • 7:53Invité politiqueFait
    « il a inauguré il y a quelques mois une mosquée à Grenoble, pareil, qui invite des prédicateurs islamistes comme M. Ikoussem, qui sont également liés à la mouvance des frères musulmans. »
  • 12:59Invité politiqueChiffre
    « il y a à peu près 150 ou 170 qui sont entre les mains des salafistes, à peu près 200 entre les mains des frères musulmans, et puis une centaine qui sont entre les mains des branches radicales turques ou indiennes. »
  • 13:31Invité politiqueFait
    « Ce qui fait défaut, c'est la volonté politique. »
  • 14:45Invité politiqueChiffre
    « l'Union européenne, depuis 20 ans, a versé 50 milliards d'euros à la Turquie pour les fonds de préadhésion. »
  • 18:14PrésentateurChiffre
    « la contribution nette de la France en 2017, c'était de 4 milliards et demi d'euros. »
  • 19:33InvitéFait
    « Vous voulez baisser la PAC aussi, la politique agricole commune ? »
  • 20:03Invité politiqueFait
    « on a quand même un agriculteur qui se suicide tous les deux jours en France. »
  • 23:57Invité politiqueFait
    « La France subit aujourd'hui un ensauvagement, une délinquance, une criminalité qui n'a jamais été aussi forte. »

Temps de parole

  • Nicolas Bay61 %
  • Présentateur16 %
  • Invité13 %
  • Invité 28 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Bonjour Nicolas Baie. Bonjour. Deux fusillades ont éclaté hier soir près de Francfort en Allemagne. Neuf morts dans cette attaque de deux barres à Chicha de la ville de Hannao. Le suspect a finalement été retrouvé mort. Des motivations racistes affirme le très sérieux journal Bild. Est-ce que c'est le signe de tension entre communautés en Allemagne ?

0:26
Nicolas Bay

Oui c'est peut-être le signe de tension entre communautés en effet. C'est évidemment des actes de violence et de mort absolument détestables et condamnables. Ça fait pas l'ombre d'un doute. Après sur les motivations exactes de la personne qui s'est suicidée ensuite. Moi j'en sais rien. On verra ce que l'enquête judiciaire a dit. C'est peut-être un peu tôt pour tirer des conclusions. Évitons les conclusions hâtives en la matière. Mais ça dit en tout cas une chose. C'est qu'il y a un climat de tension qui existe en Allemagne.

0:52
Présentateur

En tout cas l'Allemagne fait face à un terrorisme d'extrême droite. Ça c'est indéniable. Une attaque qui vient d'être déjouée d'ailleurs le 14 février contre des mosquées. Est-ce que ça vous fait peur la montée de cette nouvelle forme de terrorisme ?

1:03
Nicolas Bay

Oui mais toutes les violences, quelles qu'en soient les motivations idéologiques, politiques, sont condamnables. Que les choses soient claires. Maintenant le terrorisme qui a frappé, ensanglanté, endeuillé à la fois la France et beaucoup de pays européens, c'est le terrorisme islamiste.

1:20
Présentateur

Mais dernièrement la France a aussi été touchée par le terrorisme d'extrême droite.

1:22
Nicolas Bay

Oui c'est vrai, il y a eu des attaques de cette nature, de manière plus limitée, plus sporadique. Elles n'en sont pas moins absolument abjectes et condamnables.

1:29
Présentateur

Mais pour vous c'est le petit bout de la lorniette de la lutte contre le terrorisme. C'est d'abord et avant tout le terrorisme islamiste qu'il faudrait combattre.

1:35
Nicolas Bay

Non mais c'est l'évidence des chiffres et des faits. Le terrorisme islamiste est le type de terrorisme principal que la France et l'Europe connaissent depuis maintenant 4 ans.

1:48
Invité

Aujourd'hui effectivement on a évoqué ces attaques déjouées contre des mosquées en Allemagne. On parle de plus de 13 000 militants d'extrême droite qui sont violents en Allemagne. Vous-même, vous dirigez, vous êtes vice-président du groupe Identité et démocratie à Strasbourg, au Parlement européen, dans lequel il y a le parti d'extrême droite allemand, l'alternative pour l'Allemagne. Est-ce que tout le monde est fréquentable ? Évitez les émalgames. Attendez, je termine juste ma question. Est-ce qu'il n'y a pas au sein de ce parti, voire la direction de ce parti, des gens qui sèment la confusion en Allemagne ?

Par exemple, le patron du parti estime que le mémorial de la Shoah à Berlin est un mémorial de la honte, qu'il faudrait rétablir l'histoire pour Hitler. Est-ce que tout ça, ça n'introduit pas une confusion ?

2:33
Nicolas Bay

Évitons les amalgames. L'AFD, qui est notre parti allié en Allemagne, qui a 11 députés au Parlement européen, qui a 92 députés au Bundestag, c'est une grande force politique, incontournable en Allemagne. Eh bien, ils sont parfaitement respectables, ils sont parfaitement clairs, ils n'ont jamais eu aucun lien. Ils se sont même construits en opposition totale avec ces groupuscules d'extrême droite. Donc, évitons de faire des confusions ou des amalgames.

2:56
Invité

Quand le patron de l'AFD, Björn Hock, dit qu'il réclame un virage à 180 degrés de la politique mémorielle de l'Allemagne, on considère que c'est un grand problème que Hitler soit des pains comme un mal absolu ?

3:08
Nicolas Bay

D'abord, je vous signale que ce n'est pas lui l'actuel patron de l'AFD. Je crois qu'il a eu des responsabilités dans le passé à l'AFD. Et par ailleurs, c'est un propos avec lequel moi, je ne suis pas d'accord. Ça fait partie des polémiques internes à la vie politique allemande. Mais ça ne vous gêne pas plus que ça ? Non, mais encore une fois, moi, je ne suis pas d'accord avec ce propos, pas du tout d'accord. Je pense qu'il s'inscrivait dans un contexte général, on peut faire un débat entier sur le sujet, mais où il voulait évoquer le fait qu'on culpabilisait les Allemands sur leur passé, etc.

Moi, je ne suis pas un homme politique allemand, je ne suis pas un citoyen allemand, je ne rentre pas dans ce débat-là. Mais soyons clairs, il y a des groupuscules qui existent, d'extrême droite notamment en Allemagne, c'est vrai. L'AFD, nos alliés de l'AFD n'ont absolument rien à voir avec ces groupuscules.

3:53
Invité

Petite question quand même. Vous croyez au concept du grand emplacement ?

4:01
Nicolas Bay

Là, on passe à un autre sujet. C'est un peu lié, parce que souvent, le terroriste d'extrême droite, on se souvient à Christchurch, en Australie, il a mis ça en avant. Mais non, pas tout. Aujourd'hui, je ne cherche pas absolument à utiliser des concepts, surtout quand ils sont connotés. Moi, ce que je vois, concrètement, c'est qu'aujourd'hui, il y a des quartiers, des cages d'escalier, des quartiers, parfois des villes entières, où les Français ne se sentent plus chez eux. Est-ce que vous avez des exemples de villes ou de quartiers ? Oui, bien sûr. Certaines villes de Seine-Saint-Denis, par exemple. Moi, vous savez, j'ai été élu dans des quartiers difficiles, élu municipal, notamment.

Mais quelle ville de Seine-Saint-Denis ? À Seine-Denis même, par exemple. Vous avez des quartiers entiers où les Français sont minoritaires, où le poids absolument écrasant de l'immigration fait que les Français ne se sentent plus chez eux. Ça, c'est une réalité. Il y a beaucoup de livres qui l'ont décrit, qui l'ont analysé. Y compris de la part des journalistes qui sont très éloignés de mes idées.

4:55
Présentateur

Vous faites là le même constat que le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, qui n'est pourtant pas du même bord que vous, et qui était à votre place hier, justement, sur France Info. Écoutez, il listait les villes qui, selon lui, étaient victimes du séparatisme, comme c'est le terme utilisé par le chef de l'État.

5:11
Locuteur non identifié

Roubaix, par exemple, pour ne prendre que cet exemple. Maubeuge, pour vous donner un autre exemple, pour citer des endroits où je suis allé récemment, Garche-les-Gonesse, qui est souvent cité. Ce sont des endroits où certains ont, en quelque sorte, pris le pouvoir dans la rue. Et vous êtes là d'accord, donc, vous faites le même constat, le même diagnostic que la République française.

5:27
Présentateur

Mais tout le monde fait ce constat.

5:29
Nicolas Bay

Quand Gérard Collomb a quitté le ministère de l'Intérieur il y a quelques mois, il a dit ça. Il a dit clairement qu'il y a des quartiers entiers qui sont des zones de non-droit. On risque d'être face à face demain, et plus côte à côte. Il y a une forme de séparatisme. Après, chacun utilise des mots nouveaux, séparatisme, fondamentalisme, communautarisme. En réalité, ça dit toujours la même chose. C'est le problème de l'islam politique, de l'islamisme. C'est ça le problème central en France. Il n'y a pas d'autre communautarisme qui pose un problème grave à notre identité nationale et à la sécurité des Français.

5:59
Invité

Le problème, c'est l'islamisme, il s'agit de le nommer. Le président de la République, Emmanuel Macron, utilise le terme de séparatisme, je ne sais pas si vous êtes d'accord, et surtout à lancer un certain nombre de mesures contre ce séparatisme. C'est des mesures que vous trouvez finalement courageuses, adaptées aux problèmes que l'on rencontre dans certaines mesures ?

6:16
Nicolas Bay

Non, c'est des mesures qui sont dérisoires. Moi, j'ai écouté attentivement le président de la République dans son discours à Mulhouse. D'abord, j'avais le sentiment d'entendre un commissaire divisionnaire qui nous fait un peu un état des lieux, des différentes actions qu'il a menées ces derniers mois. Sept kebabs où des huit de boissons ont été fermés, deux écoles coraniques, etc. On ne peut pas les reprocher d'être décollectés du terrain, donc. Non, mais d'accord, mais ce n'était pas à la hauteur.

Compte tenu de la gravité de la situation, d'un communautarisme et d'un islamisme, qui aujourd'hui gangrènent la France, des quartiers entiers qui sont des zones de non-droit, où les lois de la République ne s'appliquent plus, des véritables incubateurs à djihadistes dans un certain nombre de quartiers, la situation en réalité est d'une extrême gravité, donc ça nécessiterait autre chose que quelques petites mesurettes. Aujourd'hui, on a des centaines et des centaines de lieux de culte qui sont entre les mains des radicaux. Les salafistes, les frères musulmans, certaines branches radicales proches de la Turquie. Combien Emmanuel Macron et son gouvernement ont fermé de mosquées radicales ?

Quasiment aucune, trois ou quatre, beaucoup ont été réouvertes dans la foulée, au même endroit, avec les mêmes animateurs, et donc les mêmes causes produiront les mêmes effets. Mais je vais vous dire, Emmanuel Macron, avant de parler de la lutte contre le séparatisme, il devrait parler avec son Premier ministre. Parce que moi je suis élu en Normandie, Édouard Philippe, il y a un peu moins de six ans, en pleine campagne municipale, qu'est-ce qu'il a fait ? Il est allé inaugurer une mosquée directement rattachée à l'UOIF, c'est-à-dire aux frères musulmans, financée à hauteur de 200 000 euros par le Qatar.

Il a admis dans la presse locale d'ailleurs, avoir contribué au financement de ses activités culturelles, avec l'argent public, dès à vrai. Autre exemple, M. Véran, qui vient d'être nommé ministre à la place de Mme Buzyn, je termine là-dessus, il a inauguré il y a quelques mois une mosquée à Grenoble, pareil, qui invite des prédicateurs islamistes comme M. Ikoussem, qui sont également liés à la mouvance des frères musulmans. Les frères musulmans, vous savez, ils sont peut-être moins visibles que les salafistes, ils sont plus dangereux parce qu'ils imprègnent le tissu économique associatif.

8:10
Présentateur

Nicolas, on va revenir sur les financements des constructions des mosquées. D'ailleurs, Emmanuel Macron qui annonçait que ce serait terminé, il n'y aurait plus de financements étrangers dans les constructions des mosquées. On y revient dans un tout petit instant, juste après le fil info à 8h41, c'est avec Léo Tescher.

8:25
Invité

Deux fusillades cette nuit en Allemagne, le suspect retrouvé mort. Il aurait tué au moins neuf personnes à Annao, près de Francfort. Des clients de bar à Chicha. Encore des Français rapatriés de Chine. Demain, des dizaines de personnes qui seront confinées pour cause de coronavirus dans un centre du Calvados à Branville. Le président du département de Haute-Garonne, convoqué par Elisabeth Borne, la ministre de l'écologie lui demande des explications après la polémique de la neige apportée par hélicoptère dans la station de ski de Luchon-Superbanière.

Une femme enceinte tuée par des chiens, mais lesquels l'affaire Elisa Pillarski pas prête d'être résolue, selon France Info, trois mois après l'effet, la justice rechigne à payer les analyses ADN. Airbus en zone de turbulence, plus de 2300 suppressions de postes à venir dans ses activités spatiales et de défense. La direction l'explique par des marchés d'Itel atoniques. Et puis, nouvelle journée interprofessionnelle de grève contre la réforme des retraites aujourd'hui, avec des manifestations prévues partout en France.

9:25
Locuteur non identifié

France Info, et tout est plus clair.

9:29
Présentateur

Nicolas Bay, eurodéputé, Rassemblement National, invité du 8.30 de France Info ce matin, vous parliez du financement des mosquées en France, notamment celui du Havre, qui a été donc financé, cette mosquée a été financée en grande partie par de l'argent du Qatar, c'est ce qui a été notamment souligné par le livre enquête de Georges Malbruno, Christian Chénaud, Qatar Papers. Emmanuel Macron a annoncé, mardi, la fin de ce type de financement depuis Mulhouse, une autre ville d'ailleurs, où le Qatar a financé la construction de la mosquée. C'est donc une bonne nouvelle, selon vous.

9:58
Nicolas Bay

Oui, si tant est qu'il s'en donne les moyens. Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui, il soit en capacité réellement de contrôler les sources de financement de ces lieux de culte tenus par les radicaux. Un projet de loi, il a parlé d'un projet de loi. Aujourd'hui, je vais vous dire, sur l'islamisme, le problème, c'est la corruption des élites. Le peuple français, il est à la fois inquiet et lucide sur la menace islamiste. De quelle corruption est-ce que vous parlez ? Mais en réalité, quand vous avez une classe politique, qui, par velry, par lâcheté, et aussi par cynisme, c'est à part clientélisme électoral. Je ne parle pas de corruption financière. Je parle de corruption.

C'est-à-dire, on s'achète une clientèle électorale. On donne de l'argent à des islamistes. Oui, mais vous dites,

10:34
Invité

il y a du clientélisme chez le Premier ministre, il y a du clientélisme chez le ministre de la Santé,

10:38
Nicolas Bay

des Affaires Sociales. Mais quand vous dirigez une collectivité locale et que vous participez de manière directe, pas indirecte, de manière directe, comme c'est le cas au Havre, au financement d'activités culturelles et cultuelles qui sont entre les mains des frères musulmans...

10:52
Invité

Très minoritaires, parce que l'essentiel provient quand même des dons des fidèles.

10:56
Nicolas Bay

L'essentiel de l'argent venait du Qatar. Mais que le fait que l'argent public soit utilisé

11:03
Présentateur

pour financer un lieu de culte, 20% des constructions de mosquées en France, 20% de l'argent pour les constructions des mosquées provient d'États étrangers. À 80%, ce sont les dons des fidèles au niveau local.

11:15
Nicolas Bay

Et vous devez y ajouter, et un certain nombre d'aides financières accordées par les collectivités locales. Et c'est fait par cynisme. Ce ne sont pas des aides financières directes. On va s'acheter une clientèle électorale. On va s'acheter la bienveillance d'une petite catégorie. Il y a là quelques centaines, quelques milliers de voix. C'est ça le raisonnement. Mais vous accusez... Et c'est un raisonnement qui est extrêmement grave. Parce qu'il est moralement très condamnable. Mais surtout, ça met en danger ensuite la sécurité des Français.

Parce que s'il n'y avait pas eu ce communautarisme développé avec parfois le soutien des pouvoirs publics, eh bien, il n'y aurait pas eu la possibilité que l'islamisme prenne racine en France et qu'ensuite, il y ait des jeunes qui sont embégadés et qu'ensuite, ils commettent des atrocités soit en Syrie ou en Irak, soit sur le sol français.

11:54
Présentateur

Mais vous accusez tout de même le Premier ministre de la France de corruption. C'est le mot que vous choisissez d'utiliser.

11:59
Nicolas Bay

Je vous dis qu'il y a une corruption des élites. Édouard Philippe, maire du Havre, en campagne électorale en 2014, a assumé dans la presse locale le Paris-Normandie. C'est aisément vérifiable. Le financement d'activités culturelles et cultuelles pour la grande mosquée du Havre, entre les mains des frères musulmans, est financé par le Qatar. Tout ça est public. Tout ça fait l'objet, vous l'avez rappelé, d'un livre de Christian Chénault et Georges Malbruneau, qui sont des journalistes dont tout le monde s'accorde à reconnaître le sérieux. Et donc, ça pose un grave problème.

Quand Emmanuel Macron nous explique qu'il faut arrêter avec le financement étranger des mosquées, qu'il faut combattre l'islamisme, et que son premier ministre a un tel passif en la matière, comment le président de la République peut-il être crédible ?

12:36
Invité

Récemment, vous l'avez dit, effectivement, Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur a fait le bilan du nombre de mosquées fermées en 2019. C'était à l'Assemblée, à propos de la loi anti-terrorisme. Il y a 2500 lieux de culte et mosquées en France. Vous estimez qu'il y en a combien qui sont aux mains des frères musulmans ou combien qui subissent des dérives salafistes ?

12:56
Nicolas Bay

Écoutez, d'après les informations dont on dispose, il y a à peu près 150 ou 170 qui sont entre les mains des salafistes, à peu près 200 entre les mains des frères musulmans, et puis une centaine qui sont entre les mains des branches radicales turques ou indiennes. Voilà. Ça, c'est les chiffres qui, aujourd'hui, existent. Le nombre de mosquées fermées, mais de la même manière que le nombre dérisoire, je crois, un ou deux d'imams radicaux expulsés du territoire, l'absence de dissolution d'associations qui sont entre les mains des salafistes ou des frères musulmans, montre qu'en réalité, il n'y a pas de volonté politique. Ce qui fait défaut, c'est la volonté politique.

Quand vous avez, par exemple, parmi les fichiers S pour radicalisation, il y en a 3000 qui sont de nationalité étrangère. Eh bien, les expulsés du territoire national, c'est une simple décision administrative. Leur retirer leur titre de séjour. Même ça, on ne le fait pas. Et ensuite, on a des attentats en France. Et ensuite, on a l'islamiste qui prospère et qui gangrène la société française. Mais le problème, ce n'est pas la loi. Ce n'est pas de modifier la loi. Ce n'est pas de faire des annonces et des mesures. C'est d'avoir la volonté politique d'appliquer les lois de la République.

13:59
Invité

Emmanuel Macron, par exemple, a souhaité reparler, redéfinir avec tous les pays étrangers à la fois ces questions, effectivement, de financement, à la fois des questions d'éducation et d'ailleurs les négociations avec la Turquie n'ont pas abouti. Je voudrais avoir votre commentaire. Le président du Parlement turc, hier, a dénoncé sur Twitter l'islamophobie primitive d'Emmanuel Macron, ajoutant la France devrait faire face à son passé raciste et plein de massacres au lieu d'inventer un ennemi imaginaire.

14:29
Nicolas Bay

Je vous dis, Erdogan tient ses propos parce que Erdogan... C'est le président du Parlement qui tient ses propos, pas le président Macron. Ou les proches d'Erdogan tiennent ses propos parce que c'est un parti islamiste qui est au pouvoir en Turquie. Le drame, vous savez ce que c'est ? C'est que l'Union européenne, depuis 20 ans, a versé 50 milliards d'euros à la Turquie pour les fonds de préadhésion. C'est à la préparation à son adhésion, alors qu'on aurait dû mettre un stop définitif à cette perspective d'adhésion de la Turquie. Et on a versé des milliards pour qu'ils contrôlent les flux migratoires, ce qu'ils font peu ou mal. Ils en profitent pour faire des chantages.

15:04
Invité

Nicolas, une dernière question sur ce sujet. Vous parlez effectivement d'incubateurs de djihadistes. Vous parlez de quartiers aux mains des séparatistes, des islamistes. Est-ce que justement, ce genre de généralité ne peut pas en fait désigner l'ensemble, stigmatiser l'ensemble de la communauté musulmane ? Est-ce qu'il n'y a pas quand même... Vous ne prenez pas un risque, effectivement, derrière ces propos très généraux ?

15:29
Nicolas Bay

Est-ce qu'il y a un risque à décrire la réalité ? Je parle de l'islamisme. Je ne fustige pas les personnes à raison de leur opinion philosophique ou religieuse. Et s'il y en a, et je sais qu'il y en a, parmi les musulmans qui s'inquiètent de cet islamisme, eh bien, ils doivent se faire entendre, ils doivent s'exprimer. Et c'est vrai que souvent, on les entend relativement peu. Ils sont relativement inaudibles. Nous sommes aujourd'hui à un peu moins d'un mois des élections municipales. Les municipales sont souvent considérées comme un enjeu essentiel de gestion locale. Il y a un enjeu fondamental sur cette question.

Si les Français veulent combattre l'islamisme, eh bien, le 15 mars et le 22 mars, pas une voix pour des maires, qu'ils soient socialistes, macronistes ou républicains, qui ont financé, aidé, soutenu... En tout cas, vous, c'est clair, vous prenez le sujet pour le mettre en son débat politique. Non, mais c'est un sujet fondamental parce que... Quitte à instrumentaliser, effectivement, le débat. Mais il ne s'agit pas d'instrumentaliser.

Quand vous avez de l'argent public, c'est l'impôt prélevé par la force, vous êtes obligés de payer vos impôts, qui est utilisé pour financer, non pas l'intérêt général, non pas des équipements et des investissements pour les générations à venir, mais simplement acheter la paix civile en distribuant des subventions aux bénéfices d'associations qui sont tenues par les islamistes. C'est une faute politique d'une extrême gravité qui doit être sanctionnée par les urnes le 15 et le 22 mars.

16:40
Présentateur

On va parler gros sous dans un instant, Nicolas Baie, puisque l'Union Européenne est en train de négocier son budget pour les 7 années à venir. C'est une question à plus de 1000 milliards d'euros. Et vous êtes, je rappelle, le vice-président du groupe Identité et Démocratie au Parlement européen. Il est 8h50, un point sur le fil info d'abord avec Léo Techer.

16:57
Invité

Deux fusillades cette nuit en Allemagne, au moins 9 morts dans des bars à Chicha de Hannao, près de Francfort. Le suspect a lui aussi été retrouvé mort à son domicile. Il a laissé une lettre de revendication étudiée en ce moment par les enquêteurs. Air France KLM, lui aussi victime du coronavirus. Le groupe a suspendu ses vols vers la Chine jusqu'en avril prochain. Et cela représenterait, selon lui, une perte de 150 à 200 millions d'euros. L'affaire Elisa Pilarski, cette femme mordue à mort par des chiens en novembre dernier dans l'Aisne, pas prête d'être résolue. C'est une information France Info. Les prélèvements ADN des chiens toujours pas envoyés au laboratoire.

il coûterait trop cher, selon la justice. Christophe Castaner regrette ses propos sur la vie privée d'Olivier Faure. Il n'y avait aucune menace, selon le ministre de l'Intérieur. Et puis en Ligue des champions, la Talenta Bergam peut y croire. Victoire 4 buts à 1 hier contre Valence. Toujours en 8e de finale allée, le Red Bull Lightspeach est allé surprendre. Tottenham 1-0. France Info.

17:58
Locuteur non identifié

Et tout est plus clair.

17:59
Présentateur

Nicolas Baie, eurodéputé RN, invité de France Info ce matin. En ce moment, le budget de l'Union Européenne est en discussion, à partir d'aujourd'hui en tout cas à Bruxelles. 1 100 milliards d'euros sur les 7 années à venir. Je rappelle que la contribution nette de la France en 2017, c'était de 4 milliards et demi d'euros. C'est-à-dire, ce qu'on reçoit, moins ce qu'on donne. Est-ce que c'est trop ? Est-ce que 4 milliards et demi d'euros, c'est de l'argent perdu, selon vous ?

18:22
Nicolas Bay

D'abord, sur cette année, c'était particulièrement bas, 4,5 milliards. L'année précédente, c'était environ 9 milliards. Donc ça varie un peu selon les années. Le problème, c'est que la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne devrait aboutir à une baisse globale du budget de l'Union Européenne, à une redéfinition des priorités. 75 milliards d'euros. C'est ce qu'on estime,

18:40
Présentateur

la perte en avant. Parce que le Royaume-Uni était le deuxième contributeur de l'Union Européenne après l'Allemagne

18:44
Nicolas Bay

et devant la France. Au lieu de ça, qu'est-ce que font les technocrates à Bruxelles, on veut aller toujours plus loin dans le fédéralisme. On veut toujours plus loin non seulement dans le supermarché mais également dans le super-État. C'est-à-dire augmenter le nombre de compétences qui sont prises en main par Bruxelles au détriment de la souveraineté des nations. En l'occurrence,

19:07
Présentateur

il est un tout petit peu en baisse le budget sur lequel...

19:10
Nicolas Bay

Non, c'est inexact. Le projet de cadre financier pluriannuel, c'est-à-dire la définition du budget sur les six prochaines années, c'est une augmentation. Le projet de la Commission et ce que souhaite également le Conseil, c'est-à-dire M. Michel, c'est l'augmentation du budget malgré la sortie du Royaume-Uni. Il faudra faire le contraire. Et puis surtout, on voit bien que... Baisser, vous voulez dire. Baisser le budget. Oui, bien sûr. Il faudra baisser globalement.

19:33
Invité

Vous voulez baisser la PAC aussi, la politique agricole commune ? Baisser le budget,

19:36
Nicolas Bay

c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on augmente le budget mais on va diminuer la PAC. C'est-à-dire qu'on va faire moins pour les agriculteurs et en revanche... La France veut s'y opposer. On va continuer les accords de libre-échange avec le monde entier. Mais vous, vous êtes pour la base de la PAC, logiquement. Nous, nous voulons transformer la PAC en une politique agricole qui serve les intérêts de la France. La politique agricole commune, elle a consisté pour l'essentiel à soutenir les très grosses exploitations et à tuer les petites et les moyennes.

Et quand je dis tuer, c'est au sens propre comme au sens figuré parce qu'aujourd'hui, on a quand même un agriculteur qui se suicide tous les deux jours en France. Donc on ne peut pas dire que la politique agricole commune, elle permette à l'agriculture française de vivre ni même de survivre.

20:12
Présentateur

Mais est-ce qu'il ne faut pas mettre plus d'argent de la défense qui permettrait une forme d'indépendance ?

20:19
Nicolas Bay

Mais en quoi ça va consister cette Europe de la défense ? Ça va consister à mutualiser l'armée française qui est la seule vraie armée à l'échelle européenne maintenant que le Royaume-Uni est sortie. On est les seuls à avoir des capacités de projection, on est les seuls à avoir une diplomatie mondiale. Non, ça veut dire que l'Europe doit nous aider aussi au Mali.

20:36
Invité

La mutualisation, elle serait aussi en faveur de la France. Vous savez que la France est très engagée sur des opérations extérieures et que les Français demandent à être aidés par l'Europe.

20:43
Nicolas Bay

Aujourd'hui, la France a un outil de défense dont elle use souverainement ce projet d'armée européenne aboutirait dans une vision fédérale à ce que ce soit Mme von der Leyen qui décide d'aller verser le sang des soldats. Est-ce qu'on veut ça ? Évidemment pas. Et on sait très bien que les pays européens, et on le voit en matière d'industrie de l'armement par exemple avec les Polonais qui achètent des avions américains, on sait très bien que les intérêts des différents pays sont parfois très différents, parfois même très divergents ou antagonistes. Donc la France est la seule vraie puissance militaire en Europe maintenant que le Royaume-Uni est sorti.

Eh bien, il ne faut surtout pas que notre outil de défense soit pris en main de quelque manière que ce soit par Bruxelles.

21:27
Présentateur

Il y a une inquiétude qui pèse aujourd'hui sur la démocratie française. Certaines personnes ont dit, Nicolas B, à la suite de cette affaire qu'on a appelée Benjamin Griveaux, le candidat en marche à la mairie de Paris qui a été empêché en quelque sorte par la diffusion d'images à caractère sexuel. Et ça a entraîné une forme de bras de fer entre le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste. Écoutez, il était sur France Inter.

21:51
Locuteur non identifié

Une ligne rouge a été franchie. Le fait, pour un ministre de l'Intérieur, de chercher à intimider l'un des dirigeants de l'opposition en ayant recours à des insinuations relevant de sa vie privée est une atteinte au fondement même de la démocratie. Christophe Castaner a commis une faute grave.

22:14
Présentateur

Christophe Castaner qui a donc commenté les divorces d'Olivier Faure qui lui-même reprochait à Benjamin Griveaux de s'être mis en situation délicate avec la publication de ces images à caractère intime. Les excuses de Christophe Castaner ont ensuite suivi. Est-ce que c'est suffisant ?

22:32
Nicolas Bay

Non, ce n'est pas suffisant et c'est grave en effet. Moi, je partage l'analyse qu'a faite Olivier Faure. Benjamin Griveaux

22:38
Présentateur

s'est mis dans une situation dans laquelle

22:40
Nicolas Bay

il n'aurait pas dû se mettre. Sans doute. Mais tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut respecter la vie privée de chacun. Le ministre de l'Intérieur dans une grande émission de radio vient pour étaler de sa propre initiative des éléments substantiels de la vie privée d'un homme politique d'un parlementaire qui est de surcroît un leader d'un parti d'opposition. c'est extrêmement grave. C'est à la fois détestable humainement détestable humainement c'est irresponsable politiquement et c'est surtout très inquiétant quand ça vient du ministre de l'Intérieur qui est normalement le garant des libertés publiques dans notre pays.

Il y a une forme d'intimidation de la part du ministre de l'Intérieur. On peut légitimement se poser la question. La manière dont Christophe Katsaner s'est exprimé laissait planer une forme de pression ou d'intimidation et on ne peut pas dire que son explication ou même ses excuses soit de nature à dissiper. Donc ça veut dire

23:35
Invité

que le chef de l'Etat devrait intervenir. Olivier Faure le patron du PS demande à Emmanuel Macron de recevoir Christophe Katsaner et dit-il d'en tirer toutes les conclusions de cette séquence. Est-ce que vous vous êtes d'accord ? Vous savez

23:49
Nicolas Bay

à plusieurs pays on a eu l'occasion de dire que manifestement M. Katsaner il n'est pas là où il devrait être. Vous avez demandé sa démission plusieurs fois. La France subit aujourd'hui un ensauvagement une délinquance une criminalité qui n'a jamais été aussi forte une menace islamiste qui reste extrêmement prégnante et qui se concrétise par des actions violentes régulières sur notre sol et qu'on paie contre des policiers etc.

On a un ministre de l'intérieur qui souvent est totalement absent ne réagit pas alors que la sécurité des français est menacée et en revanche on l'entend comme ça mettre en cause des fondements de la république et au lieu de se porter garant des libertés publiques et bien il fragilise les libertés publiques Il a fragilisé la liberté publique en commentant les dévices en étalant des éléments de vie privée de M. Fort comme ça dans les médias il s'est comporté de manière totalement irresponsable donc c'est pas uniquement pour ses propos tout récents que je dis que je pense que M. Castellin n'est pas à sa place il n'a pas les aptitudes pour être ministre de l'intérieur donc il doit démissionner

24:46
Présentateur

vous réclamez une énième fois je ne le réclame pas

24:49
Nicolas Bay

je fais un constat je pense que Emmanuel Macron en réalité n'a pas de pièce de rechange comme on dit c'est à dire qu'on a vu la difficulté qu'il a eue à remplacer Gérard Collomb laborieusement au bout de trois semaines on a eu finalement la nomination de M. Castaner dont tout le monde voit bien que le costume est trop grand pour lui voilà en réalité ça montre l'extrême fragilité de ceux qui se prétendaient être le nouveau monde et qui en réalité non seulement échouent dans la politique qu'ils mènent mais ne se montrent pas à la hauteur des responsabilités qu'ils occupent

25:16
Présentateur

Nicolas Bay eurodéputé rassemblement national et vice-président du groupe Identité Démocratie au Parlement européen vous étiez l'invité du 830 de France Info ce matin merci beaucoup bonne journée et l'info politique n'oubliez pas c'est aussi un podcast original sur France Info Paris la bataille le feuilleton des municipales un nouvel épisode tous les vendredis un podcast à écouter sur franceinfo.fr disponible aussi

25:38
Invité

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"Séparatisme" islamiste, polémique Castaner-Faure sur la vie privée... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Bay — Nicolas Bay · Pourquijevote