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interviewSud Radio (sur YouTube)· 13 novembre 2025 14 min

Boris Vallaud (PS) : "Nous ne renonçons pas à la censure"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité [musique] politique Jean-François Achili et Jean-François Aili, votre invité politique [musique] ce matin, c'est Boris Valot qui est le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Bonjour à vous Boris Valot. 10e anniversaire des attentats de Saint-Denis de Paris.

Chacun se souvient où étiez-vous ce soir-là ? Écoutez, j'étais chez moi au moment des premières attaques et j'ai rejoint ensuite la cellule de crise Place Beauvir d'une d'une attaque en cours. Vous étiez secrétaire général adjoint de l'Élysée.

Oui, absolument. J'ai le souvenir de cette cellule de crise où le bilan est grainé et chacun est saisi d'effroid face à l'horreur, à la monstruosité. J'ai le souvenir aussi d'un d'une mécanique implacable d'un état en marche, ce qui est plutôt rassurant d'un président de la République et d'un gouvernement euh très mobilisé mais très calme aussi.

Et puis ce ce message du président de la République un peu avant minuit ou au français qui qui raisonne encore en chacun d'entre nous. 10 ans après, Boris Valot, que dites-vous du détenu à perpétuité Salah Abdesslam qui vraisemblablement a reçu une clé USB avec des messages radicalisés et veut même parler désormais aux familles des victimes cette justice restaurative. D'abord, le fait qu'une clé USB puisse circuler euh laisse quand même songeur.

Il y a quand même de ce point de vue-là sans aucun doute une faille, mais je doute pas que les services pénitentiaires s'interrogeront sur la la possibilité de de ça. Par ailleurs, j'ai entendu comme vous via son avocate la proposition de Salabels Samam de rencontrer les familles des victimes, les partis civiles. J'allais dire la réponse leur appartient.

Je ne suis pas certain que elles répondront favorablement à cela. En tout cas, il doit purger l'intégralité de sa peine. Euh et en tout cas, dans la journée que nous vivons, devons avoir une pensée pour toutes les victimes, pour nos services de sécurité, services de secours qui avaient fait un travail absolument exceptionnel avec un un courage, une dignité, un engagement qui force l'admiration aujourd'hui encore.

Allez Boris Valou, le vote date d'hier. Que dites-vous ce matin ? Victoire pour le Parti socialiste après cette suspension de la réforme des retraites.

Moi, j'ai envie de dire surtout victoire pour le mouvement social, pour les Français qui par million avaient manifesté dans les rues. Victoire pour les centaines de milliers, les millions de français, 3,5 millions de français qui vont bénéficier d'un trimestre de réduction de euh de de de temps. Là, c'est c'est quand même pour tous toutes ces hommes et touses ces femmes.

Euh pouvoir partir un trimestre avant, bah c'est pas rien. C'est pas rien. Et oui, c'est une une belle bagarre, une une belle victoire, une grande satisfaction et puis il y en a d'autres dans le débat.

Nous obtenons pied à pied un certain nombre d'avancées pour les Françis. Vous dites victoire pour le mouvement social, mais après tout ça n'est que qu'une qu'un une retraite qui enfin une suspension. C'est c'est il y a pas de l'abrogation.

Vousz vous avez parfaitement raison. C'est vous avez vu c'est quand même un un à deux trimestres gagnés. J'ai envie de dire c'est le verre à moitié vide pas plus quoi.

Bien sûr mais il y en a qui choisissent le verre complètement vide. Nous on a choisi le verre à moitié vide avec la perspective évidemment notamment la faveur des élections présidentielles d'une abrogation de cette ré qui choisit le verre complètement en vie de Boris. ceux qui ont voté contre hier, qui sont dans le tout ou rien et qui préfèrent finalement le rien.

Nous, on a préféré que il y ait des avancées concrètes pour les Françaises et et les Français pour les carrières longues qui ont été ajoutées par un amendement du gouvernement. Je pense également aux carrières longues pénible de la fonction publique, les pompiers, les policiers, les aides soignantes, les infirmières, ça n'est pas rien. Et ceux qui considèrent que ça n'est pas grand-chose, en réalité ce pay luxe que les classes populaires peuvent pas s'offrir.

Vous remerciez le Rassemblement national d'avoir voté avec vous et ces 112 députés. Non, mais moi je remercie personne. Je me bats pour les Françaises et les Français.

Vous rendez compte, vous allez voter avec le RN quand même. Enfin, ils vont voter avec nous, mais je fais l'observation que il voulait il ne voulait pas débattre de ce budget. Il voulait rencer ce gouvernement, il voulait en réalité renvoyer à des élections très hypothétiques la suite des choses.

En réalité, ils ont pris le risque de tout faire perdre aux Françaises et aux Français. On a fait un autre choix, c'estàdire de considérer ce qui était inacceptable, inadmissible dans ce projet de budget et pied à pied dans un dans le débat parlementaire, dans le dialogue avec le gouvernement, avec les autres forces politiques, dans un rapport de force aussi et bien faire reculer le gouvernement. Boris Vallot, vous parlez du verre vide.

Ceux qui pratiquent le vert vide ou qui regardent le verre vide, c'est la France insoumise. Ils disent de vous que vous avez obtenu une arnaque. Qu'est-ce que vous leur dites ce matin ?

Mais en fait, je peux vous dire, je leur dis rien. Je Ils ont choisi une stratégie qui s du tout ou rien. Et pour les Français, souvent c'est rien.

Et ben nous, on n pas fait ce choix. Est-ce qu'ils sont dur avec ceux de la France assommise, hein. Oui, mais je vais vous dire, ça m'indiffère.

Je sais, moi je je Oui, je m'en fiche complètement. Moi, quand je retourne dans ma circonscription, quand je vois des hommes et des femmes qui ont eu souvent des et qui ont toujours des vies difficiles, quand ils peuvent partir à la retraite un peu plus tôt, ils sont très contents quand ils voi que aujourd'hui il n'y a plus la suppression des de jours fériers, qu'il n'y a plus de nouvelles réformes de l'assurance chômage, qu'il n'y a plus de réforme du droit du travail. Quand je regarde ce que nous avons obtenu, ça ce sont les gains à vos yeux du Parti socialiste qui a décidé au fond de ne pas faire de ne pas renverser le gouvernement.

C'est le gain de tous ceux qui décident de se battre et d'être utile. Et de pas renvoyer à 2027, de ne pas renvoyer à une hypothétique destitution du président de la République, de ne pas faire le pari de la dissolution qui est un paris hasard de on se bat tout de suite et puis si les choses doivent advenir et bien nous irons en campagne. Mais aujourd'hui dans le débat parlementaire, oui, nous essayons de ramener les victoires à la maison pour les Françaises et les Français.

Vous êtes d'accord qu'avec Olivier Fort, il y a eu quand même une menace de censure pour obtenir euh cette suspension et d'autres ce que vous avez aégrainé à l'instant, ça a été un comme une menace, une pression que vous avez exercé sur le gouvernement. Mais la pression euh est-ce qu'elle y est toujours aujourd'hui ? Bien sûr, la pression ne se ne se dément pas.

Mais vous croyez qu'on fait ça pour nous ? Si on avait si on avait voulu chercher des postes, des des des voitures et des ponts, on a chois C'est pas un compromis, c'est une menace au fond, c'est une pression. Le le compromis, on le construit fort de ce que nous sommes, de la place que nous occupons dans l'hémicycles, de la possibilité de faire ou de défaire un gouvernement, de faire ou de défaire un un budget, de s'abstenir ou de voter contre.

C'est c'est ça le ce qui se passe. Et quand je regarde ce que au terme du du PFS, nous avons obtenu, il y a un certain nombre d'horreurs, on a appelé ça le musée des horreurs, les organisations syndicales aussi, il était prévu l'augmentation de la CSG pour les pensions de retraités et une augmentation des chômages. Il n'en est plus question.

Il va y avoir une réduction des exérations de cotisation sociale sur les chèqus vacances et l'étiquet restaurant. Il n'en est plus question. Il devait y avoir une suppression des aides à l'embauche dans les territoires d'outre mer.

Il n'en est plus question. Il devait y avoir une augmentation des cotisations sur les apprentis. Il en est plus question.

Il devait y avoir la création de franchises chez les dentistes et pour les dispositifs médicaux. Il n'en est plus question. Et hier, nous avons obtenu deux choses à la fin de la journée.

La première c'est le dégel des pensions et le dégel des minimas sociaux. Et et pardon, mais je voudrais rentrer en détail parce que pour les Français, c'est pas une abstraction. Pour un retraité célibataire qui avait une pension moyenne de 1500 € nets, il aurait perdu 257 € de pouvoir d'achat l'année prochaine.

Pour un couple de retraités avec deux pensions au niveau du SMIC, ils auraient perdu 479 € de pouvoir d'achat. Et bien c'est ça qu'on é auditeur Boris Vall. Vous avez une liste hein vous vous êtes obligé de plonger dans une liste parce qu'au fond ça c'est pour tout dire de mettre lunettes.

Comment est-ce qu'on finance ces cette suspension étant aux carrières longues ? Allez on parle de de 2 milliards quasiment 2 milliards milliard ne en 2027 c'est quoi avec la la la hausse de la CSG sur les revenus du capital qui était destiné à autre chose hein. Il y a notamment cette possibilité là.

Nous avons obtenu euh du gouvernement que par exemple sur le s de la santé, il soit compensé par par l'État. Pourquoi nous nous sommes battus à la fois dans le cadre du projet de budget de l'État et dans le cas du projet de financement de la sécurité sociale pour avoir des retraites supplémentaires. C'est que plus de solidarité nationale de la part de celles et de ceux qui le peuvent, ça permet d'épargner les hommes et les femmes qui n'ont que leur travail pour vivre, qui n'ont que leur service public.

Boriso, je vous parlais de la pression sur le que vous avez exercé, c'est de la politique he sur le sur le gouvernement. Sébastien lecornu, il passe l'hiver du coup il aa plus de censure. Vous savez vous connaiss vous connaissez la formule, c'est à la fin de la foire qu'on compte ce qu'il a ce qu'il y a à compter.

Vous savez que le texte du du budget de de la sécurité sociale part au Sénat. Nous verrons dans quel état il revient. D'abord en commission exparitaire puis à l'Assemblée nationale.

Il y aura une deuxième lecture. Nous ne sommes pas au bout du chemin qui est un chemin semé d'embûche qu'il puis avoir des ordonnances à la fin. Ça peut se finir en en are boudin cette histoire.

Je ne sais pas comment ça peut se terminer. Je souhaite que pour les Françaises et les Françaises, ça se termine le mieux possible pour je le redis, les hommes et les femmes auxquels nous avons épargné un certain nombre d'efforts. Je crois que c'est important que nous puissions en effet conserver ces gains d'une manière ou d'une autre.

Brisal, pour bien comprendre ce matin pour nos auditeurs sud de radio, est-ce qu'il y a oui ou non toujours de la part du Parti socialiste une menace de censure du gouvernement ? Oui ou non est toutes les armes constitutionnelles à notre disposition, nous les conservons. Est-ce que est-ce que nous y renonçons ?

Non. Est-ce que nous nous en nous menaçons de façon constante ? Non.

Plus. Nous avançons. Je vous ai dit ce que nous avions d'ors et déjà obtenu.

Ça n'est pas rien. Et ben, nous continuons. Nous continuons avec la même détermination et sans jamais perdre de vue les hommes et les femmes pour lesquelles on se bat.

C'est ça qui compte à la fin. Donc il y a une menace toujours de de censure c'est si vous n'avancez pas comme nous le souhait sur l'exigence permanente que ce ne soit pas sur le dos de ceux qui arrivent pas à vivre de leur boulot qui ont besoin des services publics qui ont besoin de l'école qui ont besoin de la santé on a obtenu hier soir tard dans la nuit un milliard de plus pour l'hôpital public bah c'est pas rien quand vous connaissez la situation d'un certain nombre d'établissements hospitaliers les difficultés dans les urgences c'est au bénéfice de nos services publics de nos agents et des françaises et les français ce n'est pas que de la petite politique parce qu'il y a quelque chose d'important qui arrive, ce sont les municipales puis a la présidentielle qui sera un grand rendez-vous en 2027, un choix de société la France insoumise Jean-Luc Penchon le divorce est total, c'est fini. Alors moi, j'aime beaucoup venir ici mais j'ai l'impression que je vous me posez la même question et que je fais la même réponse.

Oui, vous avez pu constater oui que c'est terminé et que nous essayons de construire une union de la gauche qui va de Raphaël Gluxman, d'Aurore Laluc à Clémentine Hautin, à François Ruffin avec les socialistes très impliqués dans ce qui doit être nécessaire à la préparation de l'avenir. Alors, je vous pose une question. Euh, désormais, hors le champ hein de cette euh négociation, cette discussion sur le budget, il y a eu un événement important hier soir, c'est l'annonce de la euh remise en liberté de de Boulem sensal.

Vous l'avez salué vous-même. Un grand bonheur. Voilà, un grand bonheur pour vous. un grand bonheur.

Je pense d'abord à lui, à à ses proches et puis à nous tous qui étions dans dans l'angoisse. On sait que il a une santé qui est une santé fragile. Il faut remercier le président allemand qui par son intercession a permis cette grâce et cette et cette libération et on souhaite maintenant qu'il puisse non seulement être pris en charge sur le plan de la santé mais qu'il puisse retrouver les siens.

Et voilà, c'est un un soulagement. Vous dites merci à Frankck Walter Stanmeyer, le président allemand qui a une bonne relation avec le président Teboun. Euh c'est un camouflé pour la diplomatie française quand même de passer par Berlin pour obtenir enfin cette remise en liberté.

Il faut s'en réjouir, nous sommes d'accord, mais il y a quand même un regard à apporter là-dessus. Mais euh que la relation euh franco-algérienne euh soit difficile, soit dégradée, qu'il y ait la nécessité parce que ce sont deux grands pays, deux grands peuples, deux grandes nations, euh de travailler euh de concert euh me paraît être une évidence avec un immense malentendu, hein, euh entre nous, mais sans sans doute, mais aujourd'hui, je veux simplement moi me réjouir de cette de cette libération euh et je crois que vous aussi, il y a un journaliste, c'est Christophe Gless, qui est toujours détenu qui reste un objet de marchand de de d'Alger en direction de de Paris, ça reste sur la table, ce n'est pas réglé même si le président, ça n'est pas réglé. Vous avez raison de dire qu'il reste monsieur Gaise un journaliste et que nous réclamons de la même manière que que pour Boem Sans sal libération.

La gauche ne s'est pas beaucoup mobilisé. Vous vous avez mis ce message, je le rappelle, il faut le dire. Les socialistes les socialistes ont été constants dans leur exigence d'une libération de monsieur Glaz et de monsieur Sal.

Voilà. Je moi je suis au Parti socialiste, je m'exprime pas au nom d'autres sur les chiquers politiques, mais en revanche pour ce qui est des socialistes, nous sommes clairs, constants et nous parlons haut et fort. Il va falloir discuter avec Alger, faire baisser la pression.

L'accord de 68, il faut pas y toucher. Mais vous savez, il a été touché à plusieurs reprises. Moi, moi ce que je je n'admets pas, c'est les instrumentalisations, les fausses promesses et au fond les mensonges fait à la fois aux Algériens et et aux Français. et en attendant se réjouir euh ce matin de cette remise euh en liberté.

Merci à vous Boris Valallot. Merci de votre invitation. Merci Jean-François Kili.

Euh Boris Valallot. Euh dans un instant donc euh le témoignage, je vous le disais, de Stéphane de Bourgier, euh le célèbre photographe qui ce soir-là a perdu euh son épouse qui est allée euh au restaurant en fait dans le quartier puisqu'elle habitait en fait dans le quartier. Le restaurant où elle devait aller, il y avait plus de place.

Elle est allée à côté. Elle a été tuée par une balle avec des amis. Donc Stéphane de Bourg sera avec nous et j'aimerais vous entendre en fait tout à l'heure 0826 3003 300 ce soir-là.

Où étiez-vous ? Quel souvenir vous en avez ? À Marseille, à Paris, à Ain, dans le Sud-Ouest, dans le Sud-Est, en Bretagne et cetera.

Appelez-nous 0826 300 vous donnera largement la parole tout à l'heure. Tiens, et puis quand même aussi, je n'oublie pas que [musique] cette semaine, nous vous offrons une semaine de vacances. Bah oui, Sud Radio vous offre toujours des cadeaux tous les jours.

Une semaine de vacances mer, montagne ou campagne grâce à la Grange Vacances des Belles résidences 3 4 Étoiles. C'est pour vous. Vous envoyez le petit mot sud au 7 20 18 sud au 7 2018 et tirage au sort tout à l'heure.

Il est 8h30. Dans un instant, on se retrouve avec ce témoignage.