Jordan Bardella sur France Inter : « Nous interdirons les Frères musulmans »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Jordan Bardella, bonjour. Bonjour. Merci pour votre invitation.
Bonour. Bienvenue sur inter. Beaucoup de questions à vous poser ce matin, que ce soit votre réaction à l'élection de Bruno Retaillot à la tête des Républicains, le rapport choc sur les frères musulmans en France, l'examen du texte sur la fin de vie, mais commençons par l'international et le proche Orient.
Alors qu'Israël a annoncé lundi son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza. Hier à ce micro, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barre parlait d'une situation insoutenable dans l'enclave palestinienne. Et je le cite encore, la violence aveugle et le blocage de l'aide humanitaire par le gouvernement israélien ont fait de Gaza un mourroir pour ne pas dire un cimetière.
Il a dénoncé une violation absolue de toutes les règles du droit international et évoquer des enfants affamé et assoiffé. Soutenez-vous toujours Jordan Bardella sans réserve la politique du gouvernement de Benjamin Netaniaou et cette offensive dite des chariots de Gédéon. Bien, d'abord, je n'ai jamais apporté de soutien sans réserve et inconditionnel parce que je suis français et quand on est la France en matière de politique étrangère, on veille toujours à garder une forme de hauteur et à ne jamais prendre un parti qui soit inconditionnel.
Si on recontextualise la situation, Israël a subi le 7 octobre 2023 une attaque terroriste d'une violence d'un d'ampleur, une violence sans précédent où des des civils, des femmes, des enfants ont été assassinés lâchement par les terroristes du Hamas. Dans ces conditions, j'avais indiqué, nous avions indiqué à l'époque que la riposte israélienne était légitime et qu'elle devait se faire dans le respect du droit international et dans le respect des populations civiles. Ce qui se passe à Gaza est évidemment une catastrophe humanitaire.
Je n'ai pas moi le si vous voulez le l'émotion sélective et chaque civil qui meurt est un drame absolu dont nous devons mesurer le poids. Mais il faut bien se rendre compte que la difficulté dans laquelle se trouve aujourd'hui les acteurs de ces opérations à Gaza, c'est que le Hamas, c'est un mouvement terroriste qui utilise la population civile à Gaza comme des boucliers humains. et plusieurs rapports enquête journalistique observation de d'instituts internationaux ont fait état de l'utilisation par le Hamas de sous-sol des mosquées, d'écoles, d'hôpitaux, de bâtiments institutionnels pour y dissimuler ces quartiers généraux.
Donc on peut pas faire fit non plus de ce contexte. Maintenant pour vous répondre, quelle doit être la position de la France ? Parce que vous savez que la France, le Canada et le Royaume-Uni ont adopté l'indien un communiqué conjoint qui condamne fermement l'extension des opérations militaires à Gaza.
L'Union européenne va examiner la possibilité de suspendre l'accord de coopération avec Israël. Est-ce qu'il faut faire ça ? Alors, quelle doit être la position de la France ? d'abord réaffirmer notre demande de libération sans condition des otages qui sont retenus dans la bande de Gaza.
Il y a 58 qui sont aujourd'hui retenus dans la bande de Gaza, dont environ une vingtaine seraiit en vie. Et vous connaissez l'importance pour les familles de part et d'autres de récupérer les corps et notamment les corps des otages. Deuxièmement, il faut permettre à l'aide humanitaire d'entrer dans Gaza.
L'aide humanitaire est aujourd'hui bloquée depuis le 2 mars. Il y a une situation sur place qui est extrêmement difficile. Personne ne Mais si Israël bloque toujours l'aide humanitaire, que faut-il faire personne ne peut le nier.
Et bien je pense qu'il faut engager des discussions avec le gouvernement israélien. C'est précisément la voie dans laquelle se sont engagés des partenaires historiques et des partenaires importants d'Israël, notamment la diplomatie américaine sous la direction de de Donald Trump pour faire en sorte que l'aide humanitaire puisse évidemment rentrer à Gaza. Et puis la position de la France, elle doit demeurer.
Israël a droit à sa sécurité. Nous devons réaffirmer le droit d'Israël à assurer sa sécurité face au terrorisme islamiste, mais nous devons aussi réaffirmer parce que c'est la position française depuis le général euh de Gaulle. C'est une position que nous avons toujours tenue d'un horizon à à deux États mais qui est aujourd'hui état palestinien en l'occurrence rendu totalement impossible par l'existence même du Hamas.
Et donc il faut s'engager à un désarmement du Hamas. Donc Emmanuel Macron qui devrait annoncer et reconnaître l'état de Palestine à la mi-juin dans le le sommet attendu avec l'Arabie Saoudite, vous y êtes opposé. Oui, parce que les conditions ne sont pas réunies et et Emmanuel Macron joue à un jeu qui est extrêmement dangereux passé le fait qu'il change euh sur des sujets aussi grav que celui-ci euh d'avis à plusieurs plusieurs reprises, j'estime que les conditions aujourd'hui ne sont pas réunies dans la mesure où reconnaître au moment où on se parle un état palestinien serait accordé une légitimité euh institutionnelle et internationale à une organisation qui, je le rappelle, est aux yeux de l'Union européenne considérée comme une organisation terroriste. et et j'ai entendu moi-même les dirigeants de de l'OLP, l'Organisation de libération de la Palestine, appeler le Hamas à rendre les armes et j'estime que le Hamas, et j'en termine est aujourd'hui le pire ennemi de la cause palestinienne.
Quant à la position du Rassemblement national, quand le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, affirme que la bande de Gaza sera totalement détruite et que les populations Gazaoui seront déplacées vers des pays tiers, est-ce que vous êtes d'accord là-dessus ? Est-ce que vous soutenez le déplacement des populations palestiniennes dans des pays tiers ? L'annexion de Gaza par Israël, est-ce que c'est la position du RN ou pas du tout ?
Non, je ne d'abord je ne partage pas les les propos qui ont été qui ont été tenus par le ministre que vous avez mentionné qui n'appartient pas en l'occurrence au Liou et le parti de de monsieur Netaniaahou. la position de la France, elle doit rester la position de la France et et l'horizon d'une solution à deux États, l'horizon d'une paix entre un État palestinien demain mais qui ne pourrait aboutir avec le Hamas aujourd'hui est d'un état d'Israël qui seulement a droit à sa sécurité mais qui a aussi le droit de se défendre quand il subit une attaque terroriste. Évidemment, l'annexion de Gaza c'est non.
Benjaminou a dit on est là pour rester. La question c'est est-ce que les les opérations qui sont en cours aujourd'hui nous rapprochent davantage de la paix ou d'une accélération d'un conflit ? Je pense que tout le monde je pense que tout le monde a la réponse.
Maintenant, on est là face à un conflit qui apparaît aux yeux de beaucoup comme un conflit inexpiable pour reprendre les termes de de Raymond Aaron et et depuis évidemment 70 ans, beaucoup de puissances se sont engagé pour tenter de régler un conflit. Moi, mon inquiétude, si vous voulez, c'est de protéger la France de l'importation sur notre sol de l'idéologie du Hamas. Alors, on va parler du rapport choc euh sur les frères musulmans puisque vous laissez entendre absolument euh même s'il faut pas tout mélanger, mais euh un mot encore sur les élections en Europe, en Roumanie avec la victoire du candidat proeuropéen face au candidat que vous souteniez le nationaliste George Simon, vous parliez du vent de liberté qui souffle en Roumanie porté par Simion.
Il a perdu. Le PDG de télégramme Pavel Durof a accusé la France d'ingérence dans le processus électoral roumain. Des élus de votre parti dont Thierry Marian ont relayé sur les réseaux sociaux ces accusations.
Vous pensez que la France qu'Emmanuel Macron est coupable d'ingérence extérieure en Roumanie ? Alors il y a deux aspects dans votre question. La première sur les accusations qui sont lancées contre le patron de la DGSE de manière de manière publique.
Je n'ai pas d'information sur ce sujet et je me garderai bien pour être très honnête. euh de jeter des accusations contre un haut- fonctionnaire français en l'absence d'information. En revanche sur les tentatives, quand votre juste quand votre quand Terry Mari reposte les accusations d'ingérence de la France, vous vous ne le souvenez pas. n'est pas ce sont des accusations qui sont très graves.
Maintenant, n'ayant pas d'information sur ce sujet, il faut évidemment qu'il puisse y avoir une enquête, que les uns et les autres puisse donner leur vérité et s'expliquer, mais en l'absence d'information, je vais pas faire de la politique ou des accusations fiction. Deuxièmement, sur votre question qui porte sur la tentation d'Emmanuel Macron de s'ingérer dans les élections, il y a eu évidemment des ingérences de la France, en tout cas d'élus français dans ces élections et je note qu'on a un petit peu le la lutte contre les ingérométrie variable. Je vous rappelle que le la première élection présidentielle qui a eu lieu il y a quelques jours en Roumanie, celle-ci étant la 2è, a été annulé précisément parce que les plus hautes autorités roumaines, y voyaient une tentative d'ingérence de la Russie qui était en fait et et j'ai vu le documentaire qui a été diffusé par le service public sur France Télévision, une manipulation interne à la Roumanie pour faire prêter le chapeau au candidat en l'occurrence qu'on a empêché de se présenter.
Et lorsque la chef des macronistes au Parlement européen dit la phrase suivante : "Nous allons mener une campagne énergique pour s'assurer que le prochain président de la Roumanie soit pro européen et que cette personne est en l'occurrence la présidente du groupe macronisme, madame Eyé au Parlement européen." Elle a été la tête de liste d'Emmanuel Macron lors des dernières élections européennes. Alors ça pose un problème et on a le sentiment que il y a des ingérences qui au motif qu'elles iraient dans un soutien à la Commission européenne et à l'Union européenne serait tolérée.
Toutes les ingérences doivent être combattues et il est vrai que la France et en l'occurrence des élus français sur ce sujet ne se sont pas tenus avec la hauteur. Vous aussi avez vous aussi avez soutenu et certains membres du RN sont allés le soutenir en Roumanie, le candidat prusse et antieuropéen. Oui mais moi je ne fais pas la Non mais parfaitement mais je ne fais pas moi la leçon de morale.
Je n'accuse pas des ingérences au motif qu'elle vient de la Russie pour euh ensuite aller moi m'ingérer dans euh fonctionnement Rie. Je dis je pense qu'il faut distinguer des ingérences avérées des tentatives de déstabilisation et la France a peut-être pu en connaître par le passé. En tout cas, les accusations qui ont été lancées par les services de renseignement à l'égard d'un certain nombre d'état et notamment à l'égard de la de la Russie du soutien que nous pouvons apporter à des candidats que nous estimons plus proche de nos idées.
En l'occurrence, monsieur Simon, il siège dans le groupe ECR qui est le groupe de madame Méloni dont nous sommes proches et avec lequel il nous arrive de travailler au sein du au sein du Parlement européen. Mais on voit bien pour répondre à votre première remarque que il y a un vent de liberté qui souffle sur l'Europe et je crois qu'il y a beaucoup de pays qui regardent la France et qui attendent aussi ce vent de liberté en Europe. Oui, il a perdu en l'occurrence.
Oui, il a perdu et madame Méloni a été élu. et le FPO en Autriche est arrivé en tête. Mais enfin, il se trouve que est arrivé en 2022 et je travaille et nous travaillons activement avec Marine Le Pen pour que les idées que nous portons arrivent au pouvoir en France.
On voulait vous entendre ce matin sur la place du mouvement des frères musulmans alors qu'un rapport sur le sujet doit être présenté aujourd'hui en conseil de défense. Rapport qui alerte sur la place croissante de la mouvance islamiste dans notre pays. Hier, Bruno Retaillot point, je le cite, un islamisme à bas bruit. qui se répand en tentant d'infiltrer les associations sportives, culturelles, sociales ou autres.
Il parlait d'une menace très claire vis-à-vis de la République, une menace sur la cohésion nationale, une menace vraiment de submersion en fin de citation. Est-ce que vous reprenez ce matin les mots de Bruno Rota ? Et monsieur Rotaillot euh conclut en indiquant qu'il n'interdira pas euh les les frères musulmans.
Et c'est un petit peu d'ailleurs le problème du ministre de l'intérieur, c'est qu'il pose des des constats que tous les Français partagent euh mais que dans les actes euh il mène une politique contraire euh au constat qui le qui le dresse. Maintenant, sur le constat, je suis convaincu que protéger les Français de la menace islamiste qui se diffuse dans tout notre pays est peut-être l'un des défis les plus existentiels qui se pose à notre pays. Les frères musulmans, ce rapport, le rappelle et nous le dénonçons depuis plusieurs années, mène une stratégie d'entrisme dans la société française qui s'appuie sur une double action, à la fois la culpabilisation et la victimisation qui consiste à à instrumentaliser les procès en islamophobie, à taxer tous ceux qui remettent en cause la progression de l'islamisme dans notre société d'islamophobe à jeter des fatois sur des responsables politiques, sur des intellectuels ou sur des journalistes et en l'occurrence l'argumentaire de la de de enfin la très intéressant disant la France insoumise mais mais pour le coup l'argumentaire des des frères musulmans et la stratégie des frères musulmans elle trouve au mot près revenir sur votre lapsus mais bah il est très intéressant parce que il se trouve que pour nous la France insoumise égale frères musul stratégie des frères musulmans, elle trouve aujourd'hui un écho institutionnel auprès de la France insoumise qui reprend au mot près euh la stratégie de victimisation et de culpabilisation des frères musulmans.
Je veux dire quand on soutient les associations politico-religieuses, quand on soutient le CCIF, quand on soutient le Burkini, quand on soutient le port du voile dans l'espace public, quand on soutient le lycée à Veros à Lille, quand on se fait le porte-voie des tests du Hamas en France en allant décrire ce mouvement de mouvement terroriste comme un mouvement de résistance, c'était les mots de députés de la France insoumise. On est effectivement dans la roue de toutes les revendications politiqueligieuses. Quelle est la Oui.
Qu'est-ce qu'on fait surtout face à ce rapport puisque vous dites Bruno Rotaillot est limité, il déplore mais il ne fait rien. C'est ça. Et si demain nous arrivons à la tête de l'État, nous interdirons les frères musulmans.
Comment vous ferez pour interdire juridiquement une idéologie ? Alors, nous ferons en France ce qui se fait dans beaucoup de pays a commencé par des pays arabes ou des pays du golf. Et ce qui m'étonne toujours, c'est que nous sommes beaucoup plus faibles en France à l'égard de l'idéologie islamiste que ne le sont certains pays musulmans eux-mêmes.
Les frères musulmans euh aux Émirats arabes unis par exemple ou en Jordanie. Euh et pour vous citer des pays un peu plus proches des nôtres euh sur le plan civilisationnel, je pourrais citer l'Autriche, sont considérés comme une organisation terroriste. Donc je souhaite et nous le mettrons en œuvre demain si nous arrivons à la tête du pays, que les frères musulmans soient interdits, dissous, considérés comme une organisation terroriste et que l'ensemble de ces relais soit combattu sur le plan administratif.
Il y a 139 mosquées radicales qui sont aujourd'hui aux mains des frères musulmans. Il faut les fermer. Il faut dissoudre l'ensemble des associations ou des relais qui se font l'écho des thèses des frères musulmans.
Ça a été pendant longtemps l'UIF en France qui s'est renommé musulmans de France comme s'ils prenaient la voix et comme s'ils étaient le porte-voie de l'ensemble des Français de confessions musulmanes. Il faut expulser les imams étrangers qui prêchent la haine dans notre pays et il faut remettre en cause, madame la convention fiscale avec le Qatar qui est, nous le savons, l'un des premiers fournisseurs financiers du des frères musulmans dans le monde sont et qui et qui pendant très longtemps par la mensuétude de la droite, par la convention fiscale qui a été mise en place avec cet état a pu financer un certain nombre de programmes dans les banlieux qui ont étendu l'influence frères musulmans dans notre pays. Et je vais vous dire, lutter contre l'islam radical et contre l'islam politique, c'est le meilleur moyen de protéger nos compatriotes de confessions musulmane qui respectent nos lois, qui travaillent et qui respectent les valeurs de la République.
À l'Assemblée cette semaine, Jordane Bardella la proposition de loi pour un droit à l'aide à mourir. Récemment JDD, vous disiez votre opposition au texte dans des termes particulièrement forts. En réalité, il s'agit d'un basculement historique de notre droit, d'un tournant anthropologique majeur.
Marine Le Pen a également indiquer mardi qu'à titre personnel, elle y était opposée. Sur le papier, vous dites laissez la liberté de vote à vos députés, mais finalement il y a une ligne officielle au RN sur ce texte. Écoutez, sur les sujets sur les sujets de société, euh il est compliqué d'affirmer que il existe une vérité absolue.
Moi, j'ai des convictions sur sur ce sujet. Euh je je je suis toujours très prudent à quand on je manie un sujet de société parce que il fait appel bien souvent à des expériences personnelles, à des convictions intimes et en l'occurrence ici un un texte qui questionne le rapport de chacun à la vie et le rapport de chacun à la mort. Ce texte m'a paraît être dangereux dans la mesure où il fragilise un équilibre français qui a été construit autour de la loi Leonetti et qui visait en même temps à refuser l'acharnement thérapeutique et en même temps à refuser toute forme d'euthanasie.
Et cet équilibre français, c'est le soin palliatif qui est une véritable médecine de de du lien qui permet précisément de d'accompagner la fin de vie dignement, d'organiser la sédation lente et profonde, d'accompagner les familles et de le faire sans provoquer une mort qui pourrait donc vous n'êtes pas sensible quand on entend tous ces malades qui prennent la parole Charles Biétri et d'autres qui sont atteints de maladies incurables très difficiles comme la maladie de Charcot comme des Parkinsons. sévère et qui vous disent "Moi, je ne veux pas aller en Suisse, je ne veux pas faire le voyage en famille, aidez-moi." Vous dites "Non, il faut pas toucher à ça." D'abord, je dis comment ne pas y être sensible ?
Évidemment que il y a aujourd'hui beaucoup de beaucoup de gens qui sont dans des situations très difficiles et je comprends que une un tel processus législatif puisse évidemment trouver un trouver un écho. Maintenant, je regarde aussi la situation où ce texte, vous avez cité un certain nombre de pays où l'euthanasie a été légalisé. On s'aperçoit de la veu même d'ailleurs de militants pruthanasie comme monsieur Touren qui est un député qui a été l'un des premiers militants de de l'euthanasie à porter ce combat dans dans le débat public que pour citer ces mots c'est une stratégie du pied dans la porte et que au début ça commence par quelques cas difficiles qu'il nous faut traiter et accompagner mais c'est ce que prévoit aussi précisément le palliatif et le problème c'est qu'il y a aujourd'hui un département sur il y a encore 20 départements en France un département sur 5 et 50 % des gens qui devraient avoir accès à l'euthanasie qui aux soins palliatifs, pardonnez-moi, qui n'ont pas accès à ces structures, faute de moyens.
Et je dis que il n'y a pas plus antisocial que de renoncer à développer une politique publique qui s'appelle le palliatif, qui prévoit y compris dans les maladies de charco la possibilité d'une sédation lente et profonde et que évidemment, et c'est ça que dissimule ce texte, donner la mort ça coûte moins cher que de soigner. Or quand un médecin prête serment ou quand un soignant s'engage dans la santé, ça n'est pas pour donner la mort, c'est pour soigner quoi qu'il en coûte et accompagner aussi dignement des gens qui sont en en fin de vie. Je vois aussi la manière, pardon dont la gauche est en train d'extrémiser ce texte à l'Assemblée nationale jusqu'à créer un délit d'entrave à l'euthanasie.
Et je considère encore une fois que là on n'est plus sur un texte d'équilibre, on est sur un texte qui ouvre la porte à des dérives plus tard. Jordan Bardella, on est à 2 ans de l'élection présidentielle. L'appel de Marine Le Pen, ce sera dans 1 an.
Vous allez faire quoi la prochaine année là ? Attendre. Nous allons travailler et nous allons nous préparer à l'accession au pouvoir.
Euh moi, vous savez qui de qui ? Rassemblement national de de Marine Le Pen. Et je l'ai dit, d'abord Marine Le Pen est présumé innocente.
Nous allons nous battre et je vais me battre à ses côtés en appel pour qu'elle puisse prouver son innocence et porter nos couleurs lors de l'élection présidentielle. Mais je veux juste dire et et ça a été le sens aussi des déclarations que j'ai pu faire ces derniers jours que le Rassemblement national sera là quoi qu'il arrive avec vous si elle était empêché. Évidemment, je suis président du Rassemblement national et nous travaillons ensemble main dans la main non pas seulement pour gagner l'élection présidentielle mais pour préparer le redressement du pays.
Et je crois que nous pouvons gagner cette présid j'essaie de mettre dans votre tête vous êtes jeune, vous avez 31 ans. Euh il se peut, il y a de sérieuses chances que Marine Le Pen soit empêchée de participer à l'élection présidentielle les prochains mois. C'est quoi pour Jordan Bardella ?
C'est bosser très très très vite pour être prêt dans un an. C'est c'est quoi ? Et à partir du moment où vous vous préparez à devenir, c'est c'est avoir des troupes aussi parce que c'est ça aussi qui vous fait dé à partir du moment madame Salam où vous vous préparez à devenir premier ministre, vous travaillez tous les jours d'arrache-pied matin, midi soir.
Vous préparez vos dossiers, vous allez à la rencontre des Français, euh vous essayez de réfléchir à des propositions qui puissent permettre de répondre aux attentes du pays. Et nous le faisons avec Marine dans une très grande confiance, dans une très grande proximité et nous le faisons avec une très grande responsabilité parce que la réalité c'est que nous pouvons gagner cette élection présidentielle. Hm.
Le Rassemblement national a réalisé plus d'un tiers des voix lors des élections européennes et des élections législatives et nous sommes aujourd'hui dans tous les sondages donnés non seulement en tête du premier tour de l'élection présidentielle mais donné comme gagnant au second tour de l'élection présidentielle que ce soit Marine Le Pen ou moi. Nous avons une responsabilité qui est une responsabilité historique et nous allons utiliser ces précieux mois qui nous séparent de l'élection présidentielle pour nous pour travailler, pour nous préparer et pour permettre aux Français de renouer avec le fil de l'espoir. Et nous préparons d'ors et déjà la Il y a un rival sérieux depuis 3 jours, il s'appelle Bruno Retaillot qui a largement gagné, ça vous fait sourire, qui a largement gagné la Ça intéresse nos auditeurs.
Oui. Oui. Pensez-vous que vous avez une chance face à monsieur Raillot ?
La question que vous pose quoi mais non mais sa le chemin vers l'élection présidentielle c'est un long chemin et j'ai bien compris queon serait amené à commenter les déclarations de candidature des uns et des autres. Je pense que Domic de Villepin dit quand j'entends Bruno Rotaillot sur bon nombre de sujets, j'ai du mal à faire la différence avec ce que dit le RN. Oui, mais bon, ça c'est le le je veux dire, monsieur De Villepin, il essaie d'exister aussi.
En réalité, ce à quoi on a assisté il y a quelques jours avec l'élection de de monsieur Rotaillot, c'est la première étape de de la primaire macroniste parce que lorsque monsieur Rotaillot dit euh euh quand on lui demande de choisir entre Édouard Philippe et Marine Le Pen vers qui est son cœur, il répond Édouard Philippe. Donc pour moi, tout est dit. Vous saz, il y a beaucoup de Français qui ne sont pas naïfs et qui considèrent qu'on ne peut pas être ministre d'Emmanuel Macron en 2025 et être un homme de rupture.
Donc c'est en réalité vous fait pas peur. Non, c'est le retour des gens qui ne sont jamais partis. Je suis pas certain que les Français aient envie de voir au pouvoir madame PC, monsieur Bertrand, monsieur Copé, monsieur Barnier qui vient d'être nommé président du Conseil national des Républicains.
Et puis je vais vous dire depuis 2017 en réalité les Républicains, ils cogèrent la France avec Emmanuel Macron. Ils ont fourni Emmanuel Macron l'intégralité de ses ministres. Ils ont fourni Emmanuel Macrondé, premier ministre et même monsieur Voquier qui est pas un ami politique que je ne connais pas personnellement euh lorsqu'il porte un regard sur monsieur Retaillot parle d'une droite diluée dans le macronisme.
Et puis au-delà de la popole, il y a les faits. Et moi, je ne juge pas monsieur Rotaou à ce qu'il dit, je le juge à ce qu'il fait. Et je note que depuis qu'il est ministre, il a été le ministre de la parole, des verbes, du constat que beaucoup de Français partagent.
Il avait promis de remettre en cause la gratuité des soins au clandestin. Il ne l'a pas fait. Il avait promis d'interdire le port du voile pour les accompagnatrices scolaires.
Il ne l'a pas fait. Il avait promis un référendum sur l'immigration. Il n'y aura pas de référendum sur l'immigration.
Vous êtes très serein encore une fois à Bruno Elle est où la riposte graduée face à l'Algérie ? Vous vous venez de m'interroger sur le rapport sur les frères musulmans. Monsieur Rota il partage le diagnostic mais il dit "Je n'interdirai pas les frères musulmans".
Donc il rappelle encore une fois 30 ans de trahison de la droite et croyez-moi, les Français aujourd'hui qui votent pour le changement ne votent pas pour un ministre d'Emmanuel Macron. Question très rapide. Donc je suis effectivement très serein pour vous répondre.
On l'entend en tout cas. Une question sur le financement de votre campagne européenne de 2024. selon journal Le Monde, vous seriez dans le viseur de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques au sujet de prêt contracté auprès des particuliers pour un montant total de plus de 4 millions d'euros.
En fait, vous avez le droit de faire des prêts au particuliers, c'est autorisé sous deux conditions : être réellement remboursé et ne pas être réalisé à titre habituel auprès d'un même prêteur. Et c'est là apparemment que le bas blesse puisque il y aurait des prêteurs habituels. Qu'est-ce que vous répondez ce matin ?
Donc on est là dans une opération de de harcèlement de la part de la Commission nationale des comptes de campagne qui a validé mes comptes de campagne et qui en a validé la sincérité mais qui considère que des Français ne pourraient pas prêter au Rassemblement national ce qui est un peu d'ailleurs la contradiction avec le fait d'empêcher les banques de prêter au Rassemblement national et de l'autre dis vous ça a été validé et vous avez on a le droit de prêter au Rassemblement national mais c'est les prêteurs habituels. C'est sur ça que ça c'est sur ce terme là. Oui.
Bon, qui n'est pas encadré juridiquement. Donc, j'ai respecté toutes les règles. Et je répondrai évidemment à l'ensemble des demandes de la commission nationale des comptes de campagne.
Mais mais attention parce que ça commence à se voir. Je veux dire Marine Le Pen, moi enfin ça commence peut-être à être un peu un peu visible. Donc voilà, nous avons respecté toutes les règles.
J'ai des comptes de campagne qui ont été validés. J'ai remboursé les Français qui m'ont prêté et je tiens à la disposition du président de la Commission nationale des comptes de campagne l'intégralité des justificatifs nécessaires et plutôt que de s'adresser à la presse pour me poser des questions, il peut me les poser directement. J'y répondrai avec la plus grande transparence.
Qu'est-ce qui commence à se voir ? Que tout est fait pour mettre à mort financièrement le Rassemblement national. Et comprenez bien qu'il y a un paradoxe à nous empêcher d'aller nous d'aller trouver des prêts et des financements auprès des banques pendant les campagne électorale et nous reprocher également d'aller trouver des solutions de financement auprès des Français.
Moi, je ne dépends pas d'organisme extérieur, je ne dépends pas de banque. Mes campagnes électorales, elles sont financées par les Français dans la plus grande transparence et l'intégralité des justificatifs ont été fournis et seront encore fournis si nécessaire. Merci.
Merci Jordan Bci d'avoir été au micro d'Inter ce
Jordan Bardella