Ukraine: les journalistes du Figaro racontent la guerre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
vous êtes arrivés combien de temps avant le début de l'invasion deux jours avant on avait pas tellement anticipé en fait c'est pour ça que je suis parti parce que j'étais le seul à avoir encore la fameuse autorisation militaire dont on a besoin pour pour aller sur le front on avait anticipé dans la mesure où on est arrivé deux jours avant donc on n'a pas raté le début de la guerre ce qui était déjà pas mal ouais et on avait anticipé pour s'équiper en casque en gilet ce genre de choses ah voilà oui parce qu'on avait du matériel qui datait de 2003 il me semble qu'on avait acheté pour la deuxième guerre du Golfe c'était pour les gilets pare-balles et les casques et on avait des des du matériel de communication qui était un peu plus récent mais pas on avait quand même acheté des nouveaux gilets il me semble non il me semble qu'on avait quand même anticipé un peu Isabelle Isabelle du point de vue diplomatique on l'avait anticipé un peu cette guerre ou pas vraiment moi oui mais [Musique] pas le jour même mais oui pour moi ça faisait ça me faisait aucun doute puisque comme je suis beaucoup la Russie et je m'intéresse de près et que je je regarde de près les discours de Vladimir Poutine et je connaissais bien la région je savais qu'il ne s'arrêterait pas là et que l'Ukraine était de toute façon la proie prochaine après la Georgie en 2008 de Vladimir Poutine et des responsables russes qui visaient clairement clairement l'Ukraine oui la même manière qu'aujourd'hui si les Russes gagnent on peut d'ores et déjà anticiper que oui et et probablement la prochaine crise sera soit la Moldavie soit à nouveau la petite Georgie sur la ville voilà mais tout de même il y avait ces informations qui venaient des Américains qui disaient les Russes masse des des troupes à environ 200 km de la frontière ukrainienne et les Ukrainiens eux-mêmes n'y prêtaient qu'un crédit relatif non Cyril je crois que les Ukrainiens disent qu'ils depuis 2014 il savait que ça n'allait pas s'arrêter ni à la Crimée ni à la partie du don-basse contre les par les séparatistes c'est d'ailleurs ce que Vladimir Zelinski a réévoqué dans l'interview qu'il a qu'il a accordé cette semaine dernière à Isabelle ce qui savait pas c'est le moment précis où elle est ce déclencher l'opération de manière générale quand une armée quand un pays masse plusieurs centaines de milliers de troupes à la frontière d'un autre pays en général c'est pas pour aller faire la fête et quand on regarde tous les exemples dans l'histoire à chaque fois ça se termine par il y a visiblement une intention belliqueuse côté séparatiste c'était assez bizarre puisque moi-même je suis allé faire un tour à ce moment-là et laisser séparatiste il y avait ce cette monter en puissance à 200 km côté russe mais les sur la ligne de front ils ne voyaient rien se préparer de manière imminente et puis la montagne puissance ça faisait un an que ça durait puisque je moi j'étais un an avant parce que justement ils avaient fait ces fameuses exercices au cours desquels amss 150000 hommes aux frontières de l'Ukraine donc c'est ça qui a trompé beaucoup de monde aussi je pense c'est que des c'était pas le premier exercice c'est pas la première fois qu'on bossait les troupes et on se demandait si c'était du bluff effectivement comme le Isabelle on se dit que ça pouvait arriver un jour ça devait arriver un jour mais on savait pas la date venons-en l'expérience quand la guerre commence vos réactions vos comment vous l'avez comment vous l'avez perçu qu'est-ce que ça ça ressemblait à ce que vous aviez déjà connu ailleurs ou c'était assez différent dès le début c'était un peu différent dans la mesure où tout a commencé par le discours de Vladimir Poutine qui était très tôt le matin et vers un peu avant 5h du matin on a entendu les premiers missiles les premières frappes à Kiev donc on est tous un peu les en fait j'étais dans un hôtel dans lequel il y avait plusieurs journalistes étrangères on est descendu cortis dans la rue regardez ce qui se passait et là assez rapidement en fait il y a une espèce de mouvement de panique d'un tas de Joris qui ne voulait pas sortir pour couvrir l'événement mais qui est monté dans les chambres pour faire leurs bagages et pour partir parce que la guerre mais le jour où ça arrivait il partait et en fait il y avait un tas de journalistes qui qui redoutait de voir les les Russes débouler dans Kiev dans les heures où les jours à venir et qui qui avait peur d'être sur une liste noire de journaliste qui serait les premiers à être arrêtés par les services russes et donc il faisait à l'accueil à la réception pour payer leur note et pour quitter l'hôtel aussi vite que possible donc ça c'était la première fois que je voyais ça dans un conflit en général les gens x arrive plutôt quand ça commence et ne partent pas au moment où tout débute sur la nature même de la façon dont les Russes livres cette guerre dès le début vous avez une perception enfin une notion que c'était c'était une façon particulière de faire la guerre ou alors moi j'ai jamais j'avais jamais connu de conflits contrairement à Isabelle avec les avec les forces russes étaient le principal BD gérant et sinon le début était assez classique avec il y a toujours des barrages d'artillerie avant que ou de bombardements pour assez à la défense avant que avant qu'on entre avant que les forces terrestres pénètrent sur le théâtre des opérations mais là d'abord la campagne il n'y a pas eu de longue campagne aériennes qui a duré des jours ou des semaines comme c'était le cas avant la guerre en Irak par exemple c'était assez bref et je j'ai l'impression que les Russes pensaient avoir inventé une nouvelle façon de de faire la guerre par rapport à leur méthode classique en envoyant des commandos derrière les lignes des bataillons tactiques d'assaut et en fait assez rapidement tout tout s'est révélé être un immense fiasco dans leur stratégie Isabelle quand j'étais correspondante à Moscou il y avait un premier min qui s'appelait Victor Tcherno myrdin et il avait dit je sais plus à quel propos je sais pas si c'était une prise je crois que c'était oui c'était une prise d'otage des tchétchen qui s'était interminant dans le sang c'est-à-dire que les Russes avaient tué tout le monde et le Premier ministre russe avait dit on a essayé de faire mieux que d'habitude et ça c'est terminé comme d'habitude et donc ils ont fait effectivement exactement la même chose ils ont essayé de faire différents par contre en Tchétchénie la Tchétchénie c'était enfin grosses Nice c'était Mario Paul en fait c'était bombardements intensifs aériens et terrestre et donc il rase absolument tout et tous les gens qui capturent sont soumis à des tortures des assassinats des kidnapping etc donc c'est exactement les mêmes méthodes mais sauf qu'au début effectivement ils ont essayé de de faire différemment et alors moi je trouve plus les zones de guerre mais j'ai juste fait un petit tour à Kiev pour aller interviewer aux hélinsky et j'ai vu moi quand même une différence c'est que en fait la différence avec les autres zones de guerre c'est que à Kiev c'est une ville complètement normale c'est-à-dire que si on est projeté à Kiev et qu'on ne sait pas que la qui a une guerre tous les restaurants sont ouverts tous les bars sont ouverts les gens vivent complètement normalement le seuil style de guerre c'est un petit des petits panneaux dans les hôtels marqués Shelter les abris Charentes sur la place depuis 2014 pour vous quand vous débarquez pour la première fois l'été dernier dans cette guerre c'est quoi vos impressions votre son alors moi quand je suis arrivé je suis arrivé en Ukraine par par Odessa et donc je suis arrivé par le sud voilà et donc je suis arrivé un peu avant le 6e mois du conflit donc en fait la guerre était déjà installée le front était clair et donc j'ai pu j'ai pu planifier mon mon reportage donc pareil quand j'arrive au dessin effectivement c'est assez étonnant parce que il y a une vie les restaurants sont ouverts les barres aussi bon il y a tous les bâtiments à combien à quelle distance du front on est au dessin un peu plus de 200 km du front et je veux dire sur la ligne de France si on est dans une ville à 50 km à l'arrière c'est normal à 15 km du front dans le Dombas actuellement à crémator ce que il y a des hôtels qui fonctionnent des restaurants qui sont ouverts on a accès à peu près il y a des hôpitaux qui fonctionnent mais il y a des alertes le sentiment d'avoir une vie similiale mais il y a des alertes en effet et puis et puis le puis les sacs de sable devant les bâtiments sont les bâtiments publics sont murés et il y a quand même beaucoup de gens qui sont partis en réalité donc et vous Cyril c'était aussi une de vos premières expériences de ce type de guerre c'est compliqué oui c'est compliqué on sait pas très bien comment on va réagir en format en tout cas c'est très bien comment j'allais réagir la première fois cela étant je le sentiment que les réflexes qui viennent assez vite on est heureusement entouré de confrères généralement plutôt bienveillant et de bons conseils et il faut échanger beaucoup d'informations auprès des ONG enfin de toute personne qui peuvent renseigner sur ce qui se passe 10 km au plus loin et les accès sont quand même assez restreint aussi l'armée enfin moi quand j'étais c'était très compliqué d'accéder aux d'avancer vraiment directement au contact sur le front ça on avançait Check Point et puis aucun moment on se faisait bloquer et puis c'était terminé et on et puis voilà on essayait de raconter de là où on était et moi ce que j'ai trouvé compliqué c'est que c'était aussi très compliqué de d'avoir une compréhension exacte de l'état du front là où on était et donc parce que voilà de l'endroit où on se trouve oui c'est ça donc c'est effectivement ce que dit Cyril donc bien se renseigner auprès d'immunitaire faire confiance à son fixeur on va en parler tout à l'heure juste sur l'accès sur les la façon dont les militaires ukrainien gèrent les Ukrainiens ont la réputation qui n'est pas volée de d'avoir une bonne communication comment ça se passe côté militaire et ce qui est-ce que c'est un paramètre qui entre dans leur calcul dans le la façon d'autoriser ou pas les journalistes à accéder il y a beaucoup de journalistes ils sont un peu submergés et ça se passe un peu par phase il y a eu plusieurs phases en fait au départ c'était assez ouvert c'est-à-dire qu'on pouvait aller se retrouver dans un endroit se retrouver derrière les lignes russes quasiment moi je me suis retrouvé aux portes de bout de chat un check un checkpoint ou derrière il y avait les combats à 30 mètres l'arme légère et un soldat ukrainien m'a dit va t'en vite c'est les gens de kadirof qui sont juste derrière les tchétchène c'est des fous ils sont en train de tout détruire et donc on a ouais on peut vraiment s'approcher au début de la guerre et ça c'était les premiers jours et ensuite en fait il y a eu déjà une espèce d'électrochoc qui a à irpin donc dans un faubourg au nord de Kiev ou été fixé les combats plusieurs journalistes étrangers ont été tués et Zélande qui a donné l'ordre de à ce qu'on coupe l'accès aux journalistes n'avait plus le droit d'entrer dans irpin à ce moment là et ça c'est souvent produit en fait il y a eu des incidents avec des journalistes qui ont été tués ou blessés l'accès au front était fermé pendant pendant quelques temps donc il y a eu ce souci là et il y a aussi voilà que les écrins ne veulent pas tout montrer et que il y a un certain nombre d'accès au front qui ne donne pas quand ça les arrange pas quand elle est chose dans des phases de la guerre où ils veulent pas de de témoins pas forcément pour les activités qui sont en cours mais pour celles aussi qui peuvent arriver puisque c'est modèle le terrain en fait un peu avant les avant les offensives et ils ont pas du tout envie qu'on donne des informations dans qui peuvent servir les Russes donc souvent ils ferment l'accès au front et dans ces gardes d'immédiatées où tout est immédiatement sur les réseaux sociaux sur la moindre information et utiliser par l'adversaire et on fait aussi très attention à cause de ça et il faut aussi qu'on dise que c'est la même chose côté russe puisque notre correspondant à Moscou qui a pu accéder russe et lui aussi kornaqué et de se déplacer librement ce qui ce qui est notre cas alors parfois pour aller au front on est obligé d'être accompagné par par des militaires mais alors à barcool je sais pas quel était l'expérience de de Cyril mais moi en fait tout était complètement vert il y avait plus de Checkpoint parce que quand c'est le les combats font rage un tel point que les soldats où sont concentrés là où ça se passe dans les combats et ceux qui sont au barrage en mettant d'autres soucis que de bloquer des journalistes c'est le front du moment Cyril dites-nous un peu l'accès restait tout à fait ouvert je dirais rester parce que il y a deux jours j'ai entendu dire que les les autorités ukrainiennes avaient décidé de restreindre l'accès des civils à la ville de barthout mais moi j'étais il y a une dizaine de jours on peut en effet y accéder sans aucun problème par la dernière petite route de campagne qui est relativement à l'abri des gens dans cette ville qui vivent un peu plus de 5000 personnes civiles qui vivent et puis des forces ukrainiennes en nombre qu'on ne connaît pas mais vraisemblablement tout à fait significatif et en effet on peut circuler en ville tout à fait librement éventuellement même être passé une journée avec une unité de l'armée ukrainienne ou une des unités privées qui épaule l'armée ukrainienne et qui sont parfois plus disponibles et plus ouvertes ça a été mon cas j'ai passé une journée avec une unité qui est financée par un homme d'affaires ukrainien de quartier et qui est en quelque sorte en chassé dans une brigade de la garde nationale et et là l'accès est libre pour autant qu'ils pour autant qu'il veuille le permettre et le montrer il montre évidemment ce qu'ils ont ce qu'ils ont envie de montrer comme je pense souvent dans des contextes de guerre alors parlez moi du peuple craignait des ukrainien eux-mêmes parce que tout le monde écrit beaucoup en fait sur la résilience de ce de cette population quels sont les gens que vous avez trouvé là-bas qu'est-ce qui vous a frappé de ce côté on a trouvé enfin moi j'ai trouvé effectivement des gens très très résilients qui étaient qui qui pour beaucoup d'entre eux nous expliquer que bon ben on était les bienvenus mais que ça faisait depuis 2014 que ça a duré et donc du coup ils ont gagné du dos ils en avaient vu d'autres quand on leur demandait s'il voulait partir ou pas notamment moi j'y étais à un moment où vous allez en ski demandé l'évacuation totale de données et en réalité les gens qui étaient là vous voulez plus partir parce que soit ils avaient ils avaient des proches soit ils avaient nulle part où aller soit ils étaient plutôt comment dire ils étaient pas ils voulaient pas prendre parti dans le conflit et il se disait bon ben que je sois soit coup Prusse ukrainienne voilà donc il y avait ces personnes là que moi j'ai rencontré notamment à cramatork et et c'est des personnes aussi quelque chose d'autre m'a frappé c'est que c'est des personnes qui sentaient un vrai fossé avec avec l'Ukraine de l'Ouest c'est des personnes qui qui se sentaient abandonnées par le gouvernement central aussi et qui qui qui disait bon ben ils sont sympas d'une guerre de d'évacuer mais où est-ce qu'on va aller combien de temps de l'armée ukrainienne ils se sentait abandonné oui mais c'est un sentiment d'avant d'abandon assez diffus et assez profond c'est à dire que c'est quelque chose c'est c'est des régions qui sont assez pauvres économiquement c'est des régions où l'industrie c'est un peu cassé la figure dire que c'est plein de mines voilà c'est ça abandonné vous avez la même sensation qu'est-ce que vous avez pensé quelle population vous avez rencontré là-bas on rencontre pas les mêmes populations et on entend pas les mêmes discours dans les villes du Dombas tout proche du front ou ne reste plus qu'une petite partie de la population des gens comme disait de voir qui pour des raisons probablement contrastées variées choisissent de rester dans ces villes dans des conditions extrêmement pénibles précaires difficiles c'est pas du tout les mêmes populations que celles qu'on peut rencontrer à Kiev que celle qu'on peut rencontrer à eux de ça donc c'est difficile de vous faire une réponse unifiée dans ces dans ces caractères qui vous a frappé sont très désabusées alors moi ne me disent pas forcément qu'ils attendent les Russes parce que je sais pas peut-être qu'ils ont pas envie de me le dire peut-être qu'ils sont pas en conscience pour me le dire peut-être qu'il ne pense pas je ne sais pas mais en tout cas ce qui dit c'est que ils sont soumis à cette à cette réalité infernale depuis depuis des mois depuis en réalité des années pour certains à Dark mouton rencontre des gens qui ont déjà été déplacés plusieurs fois il y en a qui vivaient dans des localités aujourd'hui occupées par la Russie qui sont venus qui ont pris leur bagages et qui sont venus s'installer il y a il y a 8 ans à darkmouth donc quand on leur dit aujourd'hui qu'il faut repartir pour s'installer les à l'ouest disent non ça suffit Isabelle cascade particulier dans le reportage de guerre finalement est-ce que c'est du reportage malgré la guerre il faut plutôt demander à Patrick parce que moi j'en fais plus du reportage de guerre alors ce qui est particulier c'est que c'est plusieurs choses c'est que d'abord on voit l'histoire se faire en direct comme si elle sortait de terre donc c'est pour un journaliste absolument extraordinaire de d'assister à l'histoire qui est en train de se faire ensuite les les rapports entre les gens sont multipliés en par 100 par 1000 c'est très intense en intensité on s'aperçoit que des que des gens qu'on pensait lâche se révèle être des héros qui vous emmènent sous les bombardements au péril de leur vie en voiture et à l'inverse se compenser courageux vous plante et se carapace donc c'est c'est assez intéressant après c'est aussi un mode de vie c'est bizarre de dire ça mais enfin Patrick me comprendra puisque c'est pareil pour toi mais c'est comment dire on voyage c'est pas c'est une drogue oui moi quand j'ai arrêté j'ai mis très très longtemps à m'en débarrasser mais c'est pas une manière classique de de travailler enfin c'est dur physiquement il faut beaucoup marcher on dort mal c'est un peu l'aventure quand même aussi même si c'est terrible parce que c'est parce que c'est la guerre et bon voilà et toute façon c'est le nord c'est le c'est le c'est la partie la plus noble du journaliste Patrick notre sentiment je partage totalement tout ce que dit Isabelle d'abord la partie la plus noble du journalisme au fond parce que parce qu'il y a quand même une notion de sacrificielle un peu c'est que du journaliste ou des gens dont on parle des gens dont on parle d'abord on raconte une matière qui est quand même une voilà où la vie des gens est en jeu tout est en train de basculer à la fois dans l'envie dans dans le monde qu'on raconte et donc l'histoire comme le disait Isabelle se fait en direct sous nos yeux et donc il faut voilà trouver les moyens de raconter tout ça c'est pas toujours évident quand on doit la raconter tous les jours tous les trouver tous les jours voilà des choses des personnages de la petite histoire qui raconte la grande et puis et puis c'est vrai aussi qu'il y a un côté où on laisse tout derrière soi sa famille ses enfants on est là-bas la famille 5e les et maintenant on part malentend mais avant je me suis pendant la guerre en ira des photos que vous aviez prises parfois sans donner une nouvelle maintenant il y a des moyens de communication on a quand même eu des voitures mais comment on raconte la grande histoire parce que ça c'est un point qui m'intéresse en fait on raconte des histoires particulières n'est-ce pas on raconte pas dans chaque papier envoyer d'une zone de guerre la grande histoire en train de se faire on raconte des histoires d'être humain pas très concret dans un endroit non les beaux papiers les bons papiers c'est ce c'est quand la petite histoire raconte la grande sinon c'est des papiers sinon les trois sinon quand c'est juste un micro-trottoir machin a vu ça les gens ici sont tristes ils ont envie que la guerre s'arrête s'arrête c'est pas bon quoi et c'est toute la difficulté de l'exercice je pense c'est d'essayer en effet à partir de quelques de quelques témoignages de quelques coups d'oeil sur une situation d'essayer de comprendre ce qu'elle nous enseigne sur le tableau plus plus large sachant que le tableau on en maîtrise pas toutes les toutes les composantes au moment où c'est souvent un tableau évolutif mouvant mais mais en effet il faut il faut aller puiser dans dans chacune de ces rencontres de quoi va permettre au lecteur de se faire une idée plus large sur la situation qu'on évoque alors pour arriver à au-delà de grande histoire il y a quelque chose je pense que la guerre raconte aussi quelque chose d'universel comme le disait les gens à nu en fait et il y a un côté on raconte les gens avec leurs failles leur lumière les et en fait je pense que les lecteurs qui lis ça ce projettent aussi et ce et tous les habitants en fait on a les jambes brutent en face de soi ce qui sont vraiment sans aucun artifice et donc on passe de l'ombre à la lumière de de des pleurs à l'humour et tout ça avec les mêmes personnages les mêmes situations et et raconter cette vraie vie avec ce démultiplicateur de la guerre des sentiments qui sont complètement fous qui sont multipliés par 1000 par rapport à ce qu'on vit dans nos vies dans dans à Paris par exemple ou dans notre ville ils connaissent pas la guerre c'est je pense qu'il y a quelque chose d'universel en tout cas moi je sais quand j'étais enfant je suis de issu de parents franco-allemand j'étais fasciné par la guerre et par la façon dont les gens pouvaient survivre dans un conflit par les conversations qui peuvent avoir qu'est-ce qu'on se raconte qu'est-ce que qu'est-ce qu'on vit qu'est-ce que à quoi on pense et d'avoir la chance de pouvoir donner la parole de raconter ces choses là je trouve que c'est parler d'intensité encore c'est la souffrance et la guerre énormément de souffrance est-ce que comment raconte la souffrance Édouard il y a beaucoup de manière à raconter la souffrance il y a beaucoup de on rencontre beaucoup de civils dans ces zones de conflits qui ont perdu des proches des il faut un peu d'empathie il faut beaucoup d'empathie et puis de l'adrénaline on va dire bien sûr et puis de toute façon on vit dans dans une journée on va rencontrer une femme qui a perdu son son mari le un enfant qui cherche les parents enfin c'est vraiment des c'est ce que disait Patrick toutes les toutes les situations sont extrêmes donc puis après pour raconter la souffrance il y a d'autres manières de la raconter aller dans un cimetière pour raconter l'ampleur des pertes la douleur des proches c'est aussi quelque chose qui une manière une porte d'entrée pour raconter pour raconter ces choses là il y a un personnage très important dans le travail des reporters sur le terrain c'est le fixeur alors Patrick comment on trouve un bon fixeur comment on le garde comment ça se passe à la fois le d'abord c'est le meilleur cauchemar alors le fixeur et la personne d'abord moi je ne parle ni russe ni ukrainien donc d'abord il sert de traducteur mais au-delà de la simple traduction c'est le guide qui dans l'idéal à une expérience du du terrain puisque la guerre dure depuis 2014 en Ukraine donc c'est quand on tombe bien c'est quelqu'un qui a déjà été sur le front qui a une expérience des combats et qui au-delà de la langue possède à la fois le sens de qu'est-ce qui se passe à quel endroit et qu'elle est contact pour nous permettre d'y aller et pour rencontrer les acteurs du voilà du conflit alors comment vous avez trouvé votre fixeur alors début de la guerre moi au début de la guerre j'ai passé deux jours à me débrouiller avec quelqu'un qui faisait du fixing en télétravail parce qu'en fait tous les fixeurs étaient pris Siana de payer jusqu'à 2000 dollars pour un fixer à la journée donc évidemment c'était pas dans nos moyens moi j'avais un ami fixer que j'avais connu la fois précédente et qui lui était pris aussi par un journal allemand qui est plus de moyens que le nôtre et mais il va trouver quelqu'un au bout de trois jours qui voilà qui m'a accompagné qui m'a aidé qui était un ancien est-ce que c'est toujours le fixeur du Figaro par intermittence deux semaines et demi avec nous on a fidélisé notre fixe de nombreux reporters à être parti depuis le 24 février dernier et les uns et les autres ont travaillé avec des avec des fixeurs différents mais en effet il y en a quelques-uns qui travaillent de manière un peu régulière avec nous ça dépend aussi un peu des régions il y a des par exemple si on va dans dans base il y a des fixeurs qui connaissent très bien certains coins du non-bass et c'est parfois plus judicieux de travailler avec eux après c'est bien d'avoir quelqu'un qui peut travailler à la fois dans les zones de guerre et et ailleurs à qui à voile vivent qui peut travailler en tout pays voilà il y a un équilibre à trouver mais qui n'ont pas envie de s'approcher trop du front et le fixer et chauffeur ou non c'est c'est le journaliste qui conduit alors moi je sais pas toi mais je fais pas du tout confiance à Henri note fixer pour conduire tu le sais donc je peux en parler librement c'est à dire qu'il comprenait c'est fou parce que ces gens sont en guerre depuis 2014 mais pas qu'il y a donc akkiev ils savent pas conduire dans une ville Enghien et quand on a fait couvert quelques on sait qu'on conduit pas de la même façon dans une ville qui n'est pas rangée on s'arrête pas au feu rouge on ralentit pas en attendant ça rouler toujours vite parce qu'on pense qu'il nous arrive moins de problèmes si on roule vite je crois et en fait c'est quand c'est sûr quand il y a des quand il y a des snipers des des tireurs isolés ou des combats à l'arme légère c'est c'est en général c'est mieux de pas rouler doucement et de pas s'arrêter au carrefour quand on sait pas s'il y a des gens qui vont se tirer dessus d'un immeuble à l'autre et que vous allez être au milieu vous êtes pas forcément la cible des tirs mais quand même c'est consignes donc s'arrêter à tous les feux rouges mettaient deux heures pour faire un créneau et donc interdit de conduire assez rapidement je t'invite à être vigilant parce que moi sur la route entre le vive-kif j'ai pris une une contravention pour excès de vitesse il y a quelques jours donc il faut maintenant être vigilant 50 donc je c'est c'est encore sur ça oui pendant la guerre de Bosnie à Sarajevo tous les journalistes ont été tout le temps tous dans l'hôtel Holiday Inn et à un moment les Bosniaques avait posté un flic et quand on partait de de l'hôtel on partait à fond la caisse et en grill feux rouges pour arriver sur sniper il mettait des amendes ça a duré quelques mois cette histoire la gestion des risques un mot sur la gestion des risques ça s'apprend ou sont vraiment des consignes de base Édouard vous aviez à la tentation fait un stage avec l'armée je sais que finalement je n'ai pas fait donc je serai jamais Patrick ça sert à rien non je pense pas assez expériences qui compte et de travailler avec des gens qui ont de l'expérience après à faire un stage de pour les premiers secours ça c'est utile ça va faire un garrot mais je pense pas qu'on apprenne à gérer en fait c'est ce qu'on a en soi et la façon dont on réagit et c'est ça il conditionne un peu tout le reste et ça peut rassurer certaines personnes ont fait ces stages mais j'ai jamais connu quelqu'un qui a pris grand chose de très utile dans ces stages Cyril vous aviez quelques notions avant de partir de ce qu'il faut faire ou pas faire jamais connu de conflit de cette de cette nature mais enfin j'avais quand même fait quelques séjours en zone de guerre et je vous disais tout à l'heure en fait moi la première fois que j'ai été exposé à ce type d'environnement j'ai regardé un peu comment les copains journalistes se comportaient j'ai demandé conseil et je pense que assez vite [Musique] c'est pas sorcier on sent quand même me semble-t-il à peu près les environnements qui sont accessibles ceux auxquels dans lesquels on ça sent pas très bon on voit si les gens avec qui on se propose de travailler des militaires par exemple ont l'air de savoir ce qu'ils font l'air fiable ou pas et c'est évidemment pas une science exacte et il y a des il y a des feeling c'est un joue quand un grand rôle tout est anormal dans ces situations donc on est dans une on entend des des explosions en permanence des des tiers d'artillerie qui sortent qui entrent des avions qui passent au-dessus et qui bombardent et paradoxalement tout ça c'est le bruit normal de la guerre on se dit que tout va bien et là où ça va mal dans ces endroits là c'est quand tout d'un coup il y a quelque chose qui sort de 7 ordinaire là et qui est que il y a plus de gens qui marchent à pied dans la rue il y a le silence le silence c'est quelque chose dans une guerre qui est très inquiétant en fait on se dit Oh là je suis au mauvais endroit parce que là il y a plus de bruit en fait je suis c'est parce que je suis tout seul et il va se passer quelque chose et c'est ça qui fait peur plus que le le fracas de l'artillerie ou pour moi personnellement et en général on a un instinct quand même qui se développe avec le temps quand on sent que quelque chose cloche [Musique] je fais demi-tour tout de suite alors on va parler d'autre chose mais puisqu'on est dans les coulisses Isabelle le président zellenski sur son bureau 2000 demandes d'interview dont pas mal de françaises de demandes françaises alors comment on fait pour attraper l'exclusivité du de l'interview du président ukrainien au moment du premier anniversaire de la guerre comment ça s'est passé écoutez en fait je depuis 2014 je vais au moins une fois par an en Ukraine j'ai toujours couvert ce pays j'avais déjà rencontré le président zellens qui six mois avant la guerre dès que je peux interviewer un de ces ministres je le fais je de très bons j'ai de très bons rapports avec l'ambassade au cours de ces dernières années à chaque fois qu'ils organisent un petit déjeuner une conférence j'y vais même quand je me dis là ça je pourrais m'en passer parce que je m'en servirai pas mais ça les arrange pour telle et telle raison donc j'y vais ça fait longtemps que je suis sur le coup ça a été compliqué et voilà après j'ai eu sans doute eu un peu de chance il fallait aussi sans doute que enfin le Figaro est un est un journal connu qu'il connaisse donc c'est aussi le Figaro j'ai eu ma rédaction ma direction derrière moi donc il y a pas eu plusieurs des demandes disparaître ce qui fait que c'était très facilement identifié je pense que ça a joué aussi et voilà mais bon je l'ambassade m'a poussé en fait très fort donc c'est le fruit de relation cultivée depuis longtemps et à la fois avec les le ministre va faire étrangères de de Zelenski que j'ai interviewé plusieurs fois et avec qui je m'entends très bien donc il a aussi poussé dans un bunker ou bien dans le bureau ça s'est passé dans le bureau de la présidence et lorsqu'il était rigolo c'est que c'était pas là où se protégeait ou pas du tout sable à l'intérieur mais les sacs de sable étaient déjà là avant la guerre c'est depuis 2014 ils ont mis des sacs de sable tout est fermé les rideaux sont fermés et tout mais dans le matin il était allé à la au Parlement c'était c'était c'est incroyable il a une vie redevenue très très normal en fait Zelinski et mais lorsqu'il était différent c'est que la première fois que je l'avais rencontré c'était dans une pièce un peu moyenne et là c'était une immense pièce pleine de dorures truc qui perd hyper chargé hyper lourd et quand je suis arrivé il y avait une immense table encore plus grande que la table de Poutine c'est le bout de laquelle on avait Macron donc je plaisantais et je lui ai dit vous vous mettez là et je me mets là parce que et en fait il raconte que du coup il a parlé de la table et il raconte que au début quand il est quand il a été élu comme c'était pas c'est pas c'était pas un homme politique c'était un acteur venez de il avait pas du tout envie de dormir il voulait un truc assez simple donc il s'était mis dans la dans la pièce la plus simple mais là avec la guerre il a dû déménager parce que tous les systèmes de télécommunications les plus sophistiqués sont dans cette pièce et que de temps en temps il faut faire des des rendez-vous avec avec 25 personnes dites-nous un mot du personnage comment il est assez sympa il est assez cool en fait assez décontracté il a pris la statue quand même oui mais alors moi la première fois que je l'avais vu j'avais trouvé qu'il avait déjà la stature d'un homme d'État donc il a pas tellement changé sauf qu'il s'est poussé la barbe et il y a une quand même une un son œil est plus est plus grave il est charismatique il a un leadership incroyable puis alors bon par contre il est assez drôle mais là c'est c'est reste de d'humoriste maîtrise effectivement aussi très bien la com mais il est non il est il est assez sympa c'est pas un homme politique traditionnel en fait il est pas du tout on voit qu'il vient complètement d'ailleurs et qui porte son pays assez loin les uns et les autres quel est le reportage ou le ou le oui enfin en l'occurrence le reportage qui vous avez eu l'impression que vous aviez enfin qui vous a le plus [Musique] marqué ou même motivé en le faisant moi ils m'ont tous marqué en Ukraine après ce qui m'a le plus marqué c'était le début de la guerre parce que vraiment on savait pas du tout à quoi s'attendre nous on pensait que les chats russes en gros elle est arrivée en trois jours dans le cave et donc et là la chambre d'hôtel avec vue sur la l'avenue voilà une chambre d'hôtel avec vue sur la l'avenue de la Victoire ensuite non tout au départ j'étais dans un autre hôtel qui a fermé où j'étais le dernier en fait dans lequel j'ai dormi seul la dernière nuit dans l'hôtel tous les clients étaient partis ensuite on a changé d'hôtel on est sur ce fameux hôtel sur l'avenue de la Victoire et là en fait on n'avait pas le droit d'aller sur le toit et alors les grands médias anglo-saxons ont des équipes de sécurité France 24 aussi mais moi les anglo-saxons sont toujours plus sérieuses ont des équipes avec des ex marines etc et ils ont vu qu'il y a une position de DCA sur le toit et ma chambre sur 8 et là je me suis dit que s'il y avait une frappe contre la DCA ça a été tombé sur ma chambre c'était une possibilité et donc on a trouvé un hôtel plus plus discret sympathique aussi mais plus et sabbatique où il y avait surtout de l'électricité de l'eau et où ils avaient un générateur avec en fait le propriétaire de l'hôtel et est un oligarque qui travaille dans le pétrole et donc on savait qu'on aurait toujours de l'électricité dans cet hôtel et ça c'est important parce que sans électricité on peut notre métier ça peut pas faire fonctionner nos ordinateurs ni les téléphones donc on peut pas diffuser les les papiers en gros on est là pour rien si on a pas ça vous avez fait ce reportage sur une unité de drone oui au moment de l'été c'était c'était proposé par l'état-major c'était comment c'était en fait c'était une équipe c'est un peu ce que racontait Cyril tout seul c'est c'est une équipe de supplétif de l'armée régulière et c'était le fixeur il y avait des liens avec eux puisque il était passé on avait le même c'était André et qui m'a fait cette proposition et j'ai regardé et c'était intéressant c'était l'unité c'est une espèce de d'unité de journée de militaires privés qui font de la reconnaissance sur le front et c'est vrai que c'était j'ai trouvé une histoire très intéressante parce que c'était une unité qui était née au moment de la révolte de Maydan et en fait c'est une unité qui raconte encore une fois là on peut raconter la grande histoire par cette petite cette petite histoire c'est c'est une unité qui qui a progressivement été incorporée à l'armée régulière et qui aujourd'hui et en en fait un subjectif important de l'armée régulière pour pour en termes de renseignement d'accord Cyril vous vous avez rencontré des prisonniers russes récemment aux mains des Ukrainiens avec un dilemme de déontologie importante parce que on se demande si on peut interviewer des prisonniers de guerre alors comment ça s'est passé vous avez arbitré ouais en fait donc on sait depuis plusieurs mois qu'il y a des soldats russes qui sont qui sont capturés par les ukrainiens et qui sont détenus dans des camps de d'internement dans la perspective d'être éventuellement échangé contre des soldats Ukrainiens capturés par les Russes et ce que j'ai appris au moment à peu près où je suis arrivé à kevlo de mon dernier reportage c'est que l'administration pénitentiaire ukrainienne n'était pas hostile à l'idée de faire visiter par des journalistes ces centres alors sur plongée un peu dans la troisième Convention de Genève ce qu'elle ce qu'elle autorise quel interdit et en fait elle interdit pas formellement d'aller visiter ces lieux des tensions en revanche elle interdit de permettre l'identification des prisonniers et de porter atteinte à leur dignité donc ce que j'ai décidé de faire avec le photographe avec qui je travaillais et notre fixer c'est allez visiter ce lieu de détention on a pu y passer la journée on appuie rencontrer une dizaine de soldats russes capturés en demandant à ce que les entretiens se fassent dans l'intimité à l'abri des de la présence des gardiens des gardiens on a pu avoir des entretiens longs lors desquels on leur a expliqué aussi souvent que nécessaire qu'ils étaient pas obligés de répondre à nos questions qu'on pouvait anonymiser leurs réponses et puis à l'issue de cette journée on s'est demandé ce qu'il convenait d'en faire et on s'est dit que certes ça pose un certain nombre de problèmes et de questions mais qu'en même temps ce que nous raconter ces soldats russes à la fois sur les conditions dans lesquelles ils ont été engagés sur ce qu'ils ont vécu au front la façon dont ils se sont sentis jeter comme comme de la Shera canon sur les lignes ukrainiennes avaient un intérêt pour le public [Musique] [Musique] on aura la réponse dans les semaines qui viennent quand ils passeraient frère passer la vitesse supérieure à son offensive l'avantage c'est que en fait c'est là la différence entre entre les ukrainiens et les Russes et c'est là que le temps ne joue pas forcément pour les Ukrainiens en tout cas tant qu'ils sont pas suffisamment armés c'est que le virus sont un réservoir de démographie absolument énorme avec Isabelle c'est un conflit qui que je vois pas non plus se terminer de sitôt c'est un conflit dans lequel il faut quand même rappeler que l'Ukraine a montré une résistance et une puissance qu'on lui soupçonnait pas et donc peut-être que si le soutien occidental perdure il va peut-être y avoir une un retournement positif pour l'Ukraine peut-être Cyril c'est difficile ce qui est frappant c'est que les on chronique presque au jour le jour les avancées d'y mettre par 600 mètres par là des rues et on se on s'extasie sur le fait qu'il conquiert tel un mot de 300 habitants ce qu'il faut quand même dire c'est que les Russes depuis six mois précipite sur la ville de darkmouth qui est une ville moyenne des quantités phénoménales de troubles de matériel et que certains progressent certifiant petit à petit reculer les Ukrainiens enfin le les résultats sont loin d'être spectaculaires ceux qui nous ont surpris dernier mois c'est plutôt les Ukrainiens à la fois sur le front de quartier mais sur le front de Kerson Patrick en quelques secondes vous avez dans votre dernière lettre éclat du monde vous pensez que ça peut s'élargir ce conflit encore et ça peut oui ça peut enfin ça peut s'énerver d'abord je pense qu'on en sera plus avant à la fin là il va y avoir la fameuse offensive et contre-offensive du printemps et moi ce que je pense c'est que si à la fin de l'été en gros les Ukrainiens n'ont pas repris un avantage sérieux sur les Russes c'est un conflit qui va qui va s'éterniser pendant pendant des années et voir plus une décennie [Musique]
Jean-Pierre Bataille