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interviewyoutube.com· 9 février 2026 18 min

« Monsieur Morandini : partez, démissionnez ! » - Fx Bellamy invité d’Europe 1

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mon invité ce matin est donc l'urodéputé les républicains et vice-président LR François Xavier Bami. Bonjour et bienvenue sur Bonjour Sonia Barou. Plusieurs faits révèlent en ce moment l'ampleur de la violence juvénile dans notre pays à Sanar sur un élève de 14 ans et a en prémédité son acte à poignardé sa professeur.

Tandis qu'à Lyon Théo âgé de 19 ans a été tabassé pour la troisème fois par une bande de mineurs pourtant bien connu des services de police délinquant été laissés libres. Et on apprend encore ce matin sur Europe qu'un autre mineur, Etan a aussi été agressé quasiment dans les mêmes circonstances face à cette ultraviolence. Est-ce que nous sommes impuissants ?

Est-ce que nous sommes tous dépassés ? Notre pays paye les conséquences d'une crise qui dure depuis très longtemps. C'est la faillite éducative que nous traversons qui produit aujourd'hui ces conséquences désastreuses.

J'ai commencé à enseigner, j'ai été professeur pendant 11 ans. J'ai commencé à enseigner en 2008 et quelques semaines après ma première rentrée, un jeune avait été tué devant la porte de mon lycée à coup de tournevis pour rien parce qu'il avait franchi une frontière imaginaire entre deux barres de la cité. Et j'avais écrit à l'époque un livre pour tenter de tirer comme tant d'autres professeurs, comme tant de parents, comme tant de ceux qui sont aujourd'hui en première ligne pour tenter d'alerter sur la catastrophe que représente cette faillite éducative.

Aujourd'hui, malheureusement, rien n'a été fait pour reconstruire notre école, pour reconstruire l'autorité et nous voyons à quel point cela se paye d'une violence totalement débridée. Le le pédopsychiatre Maurice Berger a publié il y a quelques jours dans le dans le Figaro un texte tout à l'heure auprès de Dimitri Pavlinco effectivement et il parle d'une nécessité d'une révolution pénale dit il faut tout changer tout le logiciel tout l'état d'esprit c'est encore possible aujourd'hui il faut une révolution pénale parce que la première cause de la pédagogie la première manière d'apprendre à un enfant à un jeune la gravité de ce qu'il fait c'est d'abord la réalité d'une sanction et aujourd'hui l'absence de sanction l'absence de conséquences encourage cette spirale de la violence. Et Maurice Berger dans ce texte qu'il a publié sur l'affaire de Sanari décrivait ce mécanisme psychique qui fait que ce jeune ce jeune garçon, cet adolescent après avoir poignardé sa professeur mesure seulement après coup les conséquences de son acte.

Et c'est cela qui fait d'une certaine manière encore une fois notre faillite. Je ne dis pas ça pour excuser son geste au contraire c'est parce que nous avons pendant trop longtemps pratiqué cette culture de l'excuse que nous avons abandonné notre jeunesse à cette violence qui monte partout. Mais continuons François Xavier Belami à interroger les responsabilités.

D'après un récent sondage, 81 % des Français estiment que les parents sont responsable des graphés commis par leurs enfants mineurs. Alors résumons ce qui est en cours. Absence autorité, souvent démentellement de la structure de la famille.

Est-ce que tout cela incombe d'abord et surtout selon vous aux parents ? C'est une responsabilité collective. Les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants.

Mais dans une société où l'impunité est partout proclamée, la responsabilité parentale est bien plus difficile à exister. D'accord. Mais l'école instruit et les parents éduquent.

Et l'école en instruisant peut remplir un rôle éducatif. Le drame, c'est qu'on a retiré à l'école sa fonction d'instruction. On lui a retiré aussi sa mission de transmission de la culture, du savoir, des repères.

On a retiré au professeur cette mission fondamentale et ensuite on s'étonne de voir les conséquences de la catastrophe que nous avons nous-mêmes d'une certaine manière organisé par cette immense faillite collective. Il est temps encore une fois je je je tenté de le dire mais encore une fois parmi tant d'autres depuis des années, l'école doit être l'éducation doit être notre première urgence collective. La France est en état d'urgence éducative et si nous ne faisons rien pour sortir de cette situation, alors nous le paions par la brutalisation des rapports dans toute la société pour les décennies qui viendront.

On vous entend ce matin sur Europ. Vous parlez de de responsabilité, vous parlez de faillite, vous parlez également de de mineurs et je voudrais vous faire réagir sur les suites du scandale Epstein pris dans la tourmente. Jack Lang a donc finalement démissionné de l'IMA de l'Institut du monde arabe.

Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire, je cite, pour blanchiment de fraude fiscal aggravé contre sa fille et lui-même compte tenu François X Bami du nombre de personnalités politiques et du volet français cité dans les documents. D'abord, est-ce qu'il faut une commission d'enquête parlementaire et comment vous expliquez qu'il n'y ait pas davantage justement de prise de conscience par rapport aux implications sur ce volet français ? est une nécessité absolue, non seulement qu'il y ait potentiellement une enquête parlementaire, mais que la justice se saisisse à nouveau, pas seulement de la question de la fraude fiscale éventuelle dont ce serait rendu coupable des amis de monsieurstein en France, mais que la justice soit saisie de nouveau de la réalité des crimes sexuels qui auraient pu être commis à Paris et dont nous connaissons aujourd'hui la matérialité, notamment par ces documents qui ont été révélés.

Sur ce sujet-là non plus, il ne peut pas y avoir d'impunité parce que si quelque chose réunit tous les Français aujourd'hui, c'est bien la nécessité de protéger les enfants, de protéger les mineurs, la nécessité d'affirmer qu'il n'y a pas d'impunité pour ceux qui ont attenté à un mineur. Et de ce point de vue-là, je me permets pardon de faire une petite digression Sonia Mabrou parce qu'on est évidemment dans un moment très particulier et je voudrais simplement vous dire merci pour le courage que vous avez eu, le courage de rappeler cette nécessité absolue, le courage de rappeler que c'est la conscience qui doit l'emporter à la fin. Vous savez, je je vois à quel point la vie politique elle aussi crève d'une forme de relativisme, du sentiment que que rien n'est important, que rien ne compte, que rien n'est sérieux.

Vous avez montré au contraire qu'il y a des choses qui ne peuvent pas être acceptées, sur lesquelles on ne transige pas. Et pour cela, je voudrais vous dire ma ma profonde reconnaissance et je voudrais saisir cette occasion, si vous me le permettez, pour dire un mot ce matin à quelqu'un que je ne connais pas, que je n'ai jamais rencontré, mais je saisis cette occasion pour lui parler, c'est c'est Jean-Marc Morandini. Et je voudrais lui dire simplement, "Monsieur Morandini, je je ne suis pas juge.

Vous avez déjà été jugé et vous avez été condamné. Je n'ai rien contre vous, mais la seule chose que j'ai à vous dire, c'est partez, démissionnez. J'ai demandé la même chose pour Jack Lang.

Je crois avoir été l'un des premiers dans la classe politique à avoir dit qu'il devait démissionner parce qu'il y a des choses encore une fois qu'on ne peut pas passer sous silence et qu'on ne peut pas accepter. Il y a aucune raison qu'on ait des indignations à géométrie variable. Vous aussi vous devez partir.

Parce que les Français ont besoin de retrouver confiance dans leurs institutions. Ils ont aussi besoin de retrouver confiance dans leur médias. et la liberté des médias, la confiance dans le travail des journalistes, c'est ce que toute une rédaction ici s'emploie à reconstruire tous les jours.

Et si vous ne voulez pas abîmer le travail de cette rédaction, si vous ne voulez pas entraîner ces journalistes dans une histoire qui n'a rien à voir avec la leure, alors vous devez avoir la dessence de partir. Vous avez été condamné et comme toutes les personnes qui sont passées par là, vous avez certainement le droit de continuer d'écrire votre vie. Mais cela n'implique pas pour autant qu'il faille imposer en particulier aux victimes et à tous ceux qui dans notre pays ont été victimes d'atteintes sexuel quand ils étaient mineurs, leur imposer le sentiment que vous êtes parfaitement indifférent à la souffrance que vous avez causée.

Cela n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Monsieur Morandini, tant de Français et tant de spectateurs de ces de ces de ces médias sur lesquels nous parlons aujourd'hui le le demande avec moi ce matin.

Partez maintenant. Écoutez, vous dites que chacun écrit sa vie et prend ses responsabilités. J'ai j'ai pris les miennes et je pense que vos propos ont un écho important ici notamment sur sur Europain.

Et permettez-moi alors d'insister sur cette tribune en lien de Rachid Adati puisqu'il faut en parler, parlons-en dans le Figaro pendant cette affaire Epsteine, n'oublions pas les enfants victimes de violence sexuelle à Paris. vraiment avec ce sordi d'énormes scandales dans le périscolaire, on va parler des municipales parce que cela percute évidemment ce qui se passe dans la capitale. Là encore, pourquoi il n'y a pas plus de voix pour dénoncer tout ça ?

Pourquoi les gens selon vous seent François Xavier Bamida, c'est au-delà de de la campagne des municipales, c'est de au-delà du sujet politique. Pourquoi ? Mais là, encore une fois de plus, on n' pas le droit aux indignations, à géométrie variable.

La gauche a voulu euh quand François Bairou était premier ministre faire de Baram le sujet central de la vie politique française. Ça duré des semaines. [rires] Exactement.

Elle avait raison. C'était nécessaire d'aller au bout de cette affaire et d'aller regarder de manière exigeante en toute transparence les responsabilités de chacun. Mais pourquoi ne pas faire la même chose quand il s'agit de la mairie de Paris ?

Sur un sujet comme celui-là. On n pas le droit d'avoir des colères à géométrie variables. Il s'agit de la défense des plus petits.

Il s'agit de la protection des enfants. Et les enfants sont l'innocence absolue, ce que nous avons le devoir collectivement de protéger et de préserver. Pour qu' le reste le plus longtemps possible.

Restons sur les les municipales justement les élections municipales. Parfois ça vient à la à la à la cour à la cour avec des des enfants mais quand même c'est une bataille avec de grands enjeux. Tout d'abord, une question assez simple sur la candidate Sarah Knafo François Xavier Belami.

Premier accro semble-t-il dans sa campagne quand elle n'a pas su répondre sur le prix du pass navigo donnant un chiffre annuel dérisoire alors que beaucoup de de Parisiens connaissent de grandes difficultés. Est-ce que selon vous un responsable politique doit savoir répondre à toutes les questions ? Est-ce que c'est de la déconnexion ou est-ce que bien vous dites écoutez on peut pas tout savoir ?

Bah écoutez euh je je je prends euh moi-même le métro très régulièrement, donc c'est euh c'est toujours surprenant de de Vous ne dites pas que c'est par an 50 € le passigo. Non non euh c'est euh ce qui ce qui ce qui est ce qui est mais ce qui est un peu absurde en même temps. Évidemment ça ça témoigne peut-être d'une forme de déconnexion mais le plus absurde serait de faire reposer tout le débat municipal sur des questions de cette nature.

Le vrai grand sujet aujourd'hui pour Paris c'est est-ce qu'on veut enfin sortir de la gestion désastreuse que la gauche a imposé à cette ville pendant des années et donc avec qui vous pourrez sortir la question. Est-ce que vous pourriez un jour ou non faire alliance avec Sarah Knafo ? La considérez-vous comme une candidate de droite ou alors d'extrême droite ?

Mais vous savez ce qui est très étrange, c'est que tous les Français qui se sentent de droite et ça vaut pour la vie politique nationale comme pour les élections municipales devrait pouvoir se retrouver dans la formation politique qui a pour mission essentielle de les représenter parce qu'il y a beaucoup de gens qui parlent d'union des droites et qui créent des chapelles supplémentaires. C'est très étrange de lancer des candidatures et ensuite de dire faisons l'union. Voyez, on peut indéfiniment créer des divisions de plus.

Moi aussi, il y a des choses qui dans le travail quotidien de LR ne me paraissent pas toujours absolument convaincantes. On travaille précisément pour reconstruire ce parti pour que tous les électeurs de ce pays qui veulent l'alternance en France puissent pouvoir puissent s'y retrouver demain. Et pardon, je termine partie, elle est candidate.

Peut-être qu'elle se retira, mais est-ce que vous estimez qu'elle est de droite, qu'elle pourrait vous rejoindre ? Regardez, regardez le paradoxe. Moi encore une fois, je dis à tous ceux qui veulent l'alternance et notamment à Paris, je leur dis rejoignez la campagne qui a le plus de chance de renverser la gauche à Paris. la campagne qui peut vraiment faire l'alternance parce que sinon on peut indéfiniment construire des chapelles supplémentaires en prétendant qu'on incarne l'Union alors qu'on organise des divisions de plus qui ne peuvent que nous fragiliser.

Très sincèrement, quelle est la stratégie des des Républicains ? François X Bami, l'urodéputé Christophe Gomard dont vous êtes proche et qui vous a rejoint qui a rejoint votre liste pour les européennes de 2024 me semble-til a annoncé soutenir Erikoti à la mairie de Nice contre Christian Estros pourtant soutenu par les LR. Reconnaissez que c'est un peu compliqué à comprendre mais et vous où vous situez-vous ?

Notre notre devoir c'est de reconstruire une famille politique unie et je partage parfaitement votre point de vue que nous avons du travail sur ce plan. Nous avons du travail à à tous les à tous les niveaux parce que nous voyons bien à quel point et je le redis là encore, je suis désespéré de cela parce que je crois que comme un électeur de droite parmi tant d'autres, comme un français parmi tant d'autres qui souffre de voir son pays décrocher, j'espère que nous retrouverons l'unité absolument indispensable pour permettre de reconstruire l'alternance. Et donc on a on a eu l'occasion de de d'échanger avec Christophe Gomard et et la la la vraie question c'est encore une fois comment est-ce qu'on fait que à l'intérieur d'un parti qui a une organisation qui a des instances qui prend des décisions collectives ces décisions collectives soient respectées maintenant ça nous empêche pas d'avancer ensemble il fait partie de la famille les républicain c'est un dissident qui reste dans la famille mais non mais c'est encore une fois il a exprimé une position sur une élection municipale après-mid cet après-mid par Strasbourg et nous nous battrons ensemble pour défendre les Français dans les débats qui s'annoncent et qui sont déterminants sur la question du mercour, sur la question de la protection de nos frontières avec un texte très important cette semaine sur la question du droit d'asile.

Ces combats sont tellement décisifs que je ne crois pas qu'il faille les les fragiliser encore par quelques divisions que ce soit et ça vaut pour tous ceux qui parfois dans notre camp ont joué le jeu de d'une forme d'incohérence. Vous parlez du droit d'asile. Justement, les derniers chiffres de Bovau, François Xavier Bami, révèl aussi l'explosion de l'immigration avec une augmentation de plus de 11 % des titres de séjour en 2025.

Dans une longue interview accordée à la presse régionale, Sébastien Lecornu a sûr vouloir reprendre la main sur l'immigration en je cite définissant une stratégie sur mesure pays par pays. Il affirme que l'aide médicale d'État est indispensable mais souhaite revoir le panier de soins. Est-ce que selon vous c'est le début d'un vrai changement ou ce ne sont encore là que des mots ?

Mais le vrai changement, c'est celui que nous attendions depuis très longtemps. C'est celui qu'avait demandé Bruno Retaillot quand il négociait pour la construction du futur gouvernement. Le point central de son désaccord avec Emmanuel Macron, c'était que il voulait pour une retaille au ministre de l'intérieur récupérer la maîtrise de la délivrance des visas parce qu'aujourd'hui le ministère de l'intérieur contrôle les sorties et les expulsions sous Bruno Retaillot avaient fortement augmenté mais il ne contrôle pas les entrées.

À quoi ça sert d'expulser plus quand vous avez le qu d'ors la diplomatie française qui en permanence ouvre l'accès de manière plus substantiel encore à de nouveaux de nouveaux arrivants ou toute la contradiction fallait-il rentrer dans un gouvernement pour avoir ainsi un bilan demi-tempinte c'est exactement pour ça que Bruno Rota en est sorti et moi je lui reconnaissant justement lui aussi d'avoir dit qu'il y a des choses qu'on ne peut pas accepter sur lesquelles on ne transige pas et je lui suis reconnaissant d'avoir dit beaucoup ne l'ont pas compris mais aujourd'hui je pense en regardant ces chiffres Là, beaucoup de Français peuvent mesurer la signification du choix qu'a fait Bruno Rotaillot de se dire "Je ne veux pas être le complice des faux semblants qui continue." Le faux semblant, c'était celui qui consistait à prétendre qu'on qu'on lutte effectivement contre l'augmentation de l'immigration alors que simultanément des politiques sur lesquelles vous n'avez pas la main continuent d'accueillir plus largement. Par contre, vous aviez la main, là je parle, vous êtes eurodéputé, mais je parle des députés, vous aviez la main sur le budget et pourtant la complicité, alors vous employez ce mot, je le reprends, a été de mise.

En quoi vous n'êtes pas l'associé des toutes les compromissions ? Moi, moi j'ai toujours été très clair et moi j'ai toujours dit et certains me l'ont me l'ont recroché que que je le dis très humblement parce que ce sont évidemment nos collègues députés qui ont été élus par les Français dans leurs circonscription pour les représenter à l'Assemblée nationale. Mais je l'ai dis très simplement, si j'avais été euh parlementaire à l'Assemblée nationale, je je j'aurais voté euh la censure parce que je crois que ce gouvernement euh produit aujourd'hui un budget qui portera des conséquences désastreuses pour l'avenir du pays.

Maintenant, le plus important, c'est tournons-nous vers l'avenir justement. Et une chose qui nous réunit avec euh les Républicains, je comprends que le choix était infiniment compliqué entre créer l'instabilité et valider un mauvais budget. Mais ce qui nous euh euh ce qui est devant nous maintenant, ce qui doit nous engager collectivement dans le combat qui se prépare, c'est la nécessité d'une alternance en fin franche qui rendra à la France la perspective qu'elle attend avec tant d'impatience, la baisse massive des impôts, la baisse massive de la dépense publique et nous serons les seuls à porter ce projet, j'en suis convaincu, dans dans la campagne qui sû c'est avec qui ?

Où vous situez vous ? Xavier Bertrand, toujours à l'air me semble-t-il, affirme, je cite "Depuis plusieurs mois, les républicains donnent l'image d'une boussole qui à force d'imiter le nord magnétique de l'extrême droite a perdu son cap", a-t-il écrit dans une lettre adressée au patron du parti Bruno Rotaillot, qui l'avait soutenu, je le rappelle, il y a un an lors de l'élection interne. Il a raison, vous avez perdu votre boussole.

Mais je ne le crois pas. Et d'ailleurs, la meilleure preuve de cela, c'est que nous sommes restés fidèles à une formation politique qui aujourd'hui, c'est le moment qu'on puisse dire, n'a pas les vents favorables avec elle. Et et si nous sommes restés fidèles à cette famille politique, c'est parce que nous croyons à la nécessité de construire une offre qui soit simplement, tranquillement, de manière cohérente, exigeante, intelligente, une offre de droite pour l'avenir du pays.

Parce que jamais les Français n'ont été aussi proches de ce que la droite représente historiquement, politiquement, culturellement. notre quand on voit les élections législatives partielles, on voit surtout que c'est l'Union des droites qui vous fait un mal fou et l'UDR en parti je ne vois pas l'Union des droites dans la création de divisions supplémentaires. L'Union des droites, elle doit se faire autour du parti politique qui a pour mission historique de représenter les électeurs de droite et ce parti a pu dans le passé les décevoir, il a pu parfois leur manquer.

Jamais je ne le contesterai. Je n'y suis pas rentré parce que tout avait toujours été parfait. J'y suis rentré parce que je veux pouvoir apporter ma pierre à la reconstruction d'une proposition politique qui soit plus à la hauteur des enjeux qui attendent le pays demain.

Il nous reste quelques instants des des questions rapides si vous le permettez. François X Bami. Au sujet des élections locales, l'Assemblée nationale doit se prononcer sur une proposition de loi constitutionnelle écologiste visant à accorder le droit de vote au aux élections locales, municipales, aux étrangers non ressortissant de l'Union européenne.

Vous y êtes farouchement opposé depuis depuis toujours. Pour quelle raison et quel risque craignez-vous ? Que craignez-vous ?

C'est une folie absolue. D'abord parce que ça une folie pourquoi ? Parce que ça consiste à nier le sens même de l'acte du vote.

Voter c'est être citoyen. Être citoyen, c'est appartenir à la cité. La cité peut bien sûr accueillir notre pays peut accueillir des gens qui viennent d'ailleurs.

Il l'a toujours fait mais le fait est que ces gens qui viennent d'ailleurs et qui habitent sur notre sol ne sont pas pour autant des citoyens français. Et euh il n'y a aucune raison de donner euh à la euh ceux qui euh sont accueillis chez nous la possibilité de décider de notre propre avenir. D'ailleurs euh il n'y a aucune réciprocité dans ce droit.

Si nous accueillons euh des des des personnes qui viennent des pays du Maghreb, de Turquie, de de de tous les pays dont dont l'immigration arrivée en France est originaire, il est absolument certain que nous n'aurons pas le droit de vote demain aux élections en Algérie si tenter que l'Algérie a des élections libres et démocratiques. En Turquie, si tentez que la Turquie a des élections libres et démocratiques. Donc il y a une espèce de folie qui consiste à à à nier la réalité du sens même de l'appartenance politique.

Ce n'est pas mépriser qui que ce soit que de dire qu'il y a une différence entre le citoyen et celui qui n'est pas citoyen. Gommer cette différence, la supprimer, l'effacer, c'est faire perdre son sens à la vie civique elle-même et à la vie politique. Et curieusement, il y a une gauche peut-être parce qu'elle se cherche une clientèle électorale qui semble passionnée de continuer de déconstruire encore un peu plus ce sens même des appartences qui fondent pourtant ce que nous sommes.

Merci François Xavami et je crois pouvoir dire queles que soi vraiment les convictions des uns et des autres. Merci pour votre conscience politique. Merci à vous.

Merci pour votre invitation ce matin.