Mobilisation lycéenne : 19 professeurs remplaçants déployés dans trois lycées alsaciens, annonce le rectorat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut savoir la proportion de lycées fermés ce matin ?
- 0:57OuverteRéponse partielle
Est-ce que ces blocus vont durer encore longtemps ?
- 1:44RelanceRéponse partielle
Vous dites qu'on va y répondre. Comment ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Justement, combien de remplaçants sont attendus dans l'Académie de Strasbourg ?
- 3:47OuverteÉludée
Vous avez annoncé 19 professeurs en renfort dans trois établissements. Quels sont ces établissements ?
- 4:21OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que c'est une absence de courte durée pour les élèves ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« nous avons quatre établissements fermés »
- 1:54Invité politiqueFait
« cette revendication qu'on entend très forte, elle est assez loin sur la plateforme des réponses des lycéens. Elle est 5 ou 6e. »
- 2:24Invité politiqueChiffre
« Ce matin, il y en a 19 dans les différents établissements. »
- 2:56Invité politiqueChiffre
« Il y a trois établissements classés rouges en Alsace, là où on a plus de 5% de professeurs absents sur de longues durées. »
- 4:43Invité politiqueFait
« Dans notre académie, je n'ai qu'un exemple en tête d'un professeur absent depuis la rentrée en éco-gestion, je crois »
- 5:46Invité politiqueFait
« On est le 13 octobre, c'est le jour de l'assassinat de Dominique Bernard, le 16, celui de Samuel Paty. »
Temps de parole
- Invité politique78 %
- Présentateur19 %
- ?2 %
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Et 7h presque 48 minutes ce matin, Marie, on fait le point sur la mobilisation lycéenne et les mesures prises par le gouvernement pour y répondre. Bonjour Olivier Klein, vous êtes le recteur de l'Académie de Strasbourg. Une deuxième manifestation d'ampleur est annoncée aujourd'hui à Strasbourg et à Mulhouse. Est-ce qu'on peut savoir la proportion de lycées fermés ce matin ?
Écoutez, d'abord, permettez-moi d'avoir une pensée pour les équipes pédagogiques d'Aubagne qui ont été durement frappées hier.
On
y reviendra tout à
l'heure. On y reviendra tout à l'heure, d'accord. Et la proportion, elle est relativement faible dans le Haut-Rhin. Nous avons un lycée fermé ce matin à Saint-Louis et sur Strasbourg, à la minute où je vous parle, nous avons quatre établissements fermés, certains qu'on avait décidé de mettre en distanciel dès hier. Et en plus, ce matin, Rostand, sur lequel on pensait pouvoir continuer à travailler, qui est bloqué et je ne veux pas qu
'on
prenne de risque, ni pour les personnels, ni pour les élèves, donc je préfère mettre en distanciel.
Est-ce que ces blocus vont durer encore longtemps ? Parce que c'est la question que se posent certains parents, certains professeurs certainement.
Écoutez, on travaille tous à répondre aux inquiétudes légitimes et revendications des lycéens sur le bâti scolaire, le temps scolaire, les emplois du temps, parcours sup, etc. Vous savez que la plateforme est en place et nous permet de recueillir encore mieux les revendications et l'ordre des revendications, les priorités des lycéens. Moi, ma priorité, c'est évidemment le retour aux enseignements, avec les personnels de direction que je remercie, les enseignants, les parents d'élèves. Donc, c'est continuer à répondre, se dire que mettre fin à un mouvement de blocage n'est pas mettre fin à un mouvement. On va continuer à
écouter, à dialoguer.
Vous dites qu'on va y répondre. Comment ? Parce que, par exemple, les lycéens demandent la suppression de parcours sup. Est-ce que vous,
en
tant que
recteur de l'Académie de Strasbourg... Alors, d'abord,
cette revendication qu'on entend très forte, elle est assez loin sur la plateforme des réponses des lycéens. Elle est 5 ou 6e. C'est l'une
des
premières avec le bâti.
Oui, c'est la 6e. La première, c'est le temps scolaire, les questions...
Les plannings.
Les plannings, les questions d'emploi du temps, le 8h, 18h. La deuxième, c'est le bâti scolaire. La troisième, c'est le remplacement. Sur le remplacement, vous savez, on y travaille d
'arrache-pied.
Justement, combien de remplaçants sont attendus dans l'Académie de Strasbourg
?
Alors, c'est d'abord des remplacements qui étaient déjà là. C'est ce qu'on appelle des TZR, des titulaires de zones de remplacement. Ce matin, il y en a 19 dans les différents établissements. Dans notre Académie...
Ils viennent d
'arriver
?
Non, ils sont là. Les TZR, ce sont des personnels titulaires de l'éducation nationale. Malheureusement, ils ne sont pas toujours dans les matières dont on a le plus de besoin. Les matières dans lesquelles on avait le plus de besoin, c'est plutôt des matières du bac professionnel. Mais nous allons mettre ces professeurs, qui sont ou des professeurs de mathématiques ou d'histoire géo, en complément dans ces établissements. Il y a trois établissements classés rouges en Alsace, là où on a plus de 5% de professeurs absents sur de longues durées. Je pense que 2 sur les 3 vont passer en orange aujourd'hui, compte tenu de cet apport.
Vous savez, mettre un professeur dans un établissement, même si ce n
'est
pas la même matière exactement, ça va permettre d'accueillir les élèves, qu'ils aient moins de trous dans leur emploi du temps. Et le but, c
'est quand même d
'assurer les
cours et le suivi des
cours. Bien sûr, c'est provisoire. Mais un professeur, il a des compétences pédagogiques, il a des compétences méthodologiques, et ça ne
va
pas être de l'occupationnel. On va mettre des professeurs pour accueillir ses élèves, les faire travailler. J'ai en mémoire un des postes à remplacer, c'est maths physique. Et bien là, on va mettre un prof de maths, il va travailler sur une partie du programme, et sur le reste du temps, il va travailler sur de la méthodologie. Et c'est déjà très important, et nous allons le faire partout, là où c'est nécessaire dans cette académie.
Vous avez annoncé 19 professeurs en renfort dans trois établissements. Quels sont ces établissements ?
Est
-ce qu'on peut savoir ?
Alors là, je n
'ai
pas les noms en tête, c'est plutôt des établissements professionnels, qui ne sont pas d'ailleurs les plus mobilisés dans ce mouvement. Des lycées plus mobilisés n'ont pas ces difficultés. On a aussi, sur
les
69 lycées de l'académie, il y en a plus d'une vingtaine qui sont, par rapport au classement du ministre, rouge, orange et vert, qui sont en vert, dans lequel il n
'y
a pas de fort besoin de remplacement. Après, vous savez, dans notre métier, il y a des absences de courte durée et des absences de longue durée. Qu
'est
-ce
que c'est une absence de courte durée pour les élèves ?
C'est
deux, trois jours. C'est deux, trois jours, mais malheureusement ou heureusement, c'est le droit des personnels. C'est que quand on fait un arrêt de travail de courte durée, parfois, il est prolongé plusieurs fois.
Mais certains élèves strasbourgeois mettent en avant, par exemple, le manque de professeurs depuis la rentrée. Est-ce qu'on considère que ce n'est pas prioritaire ? C
'est
prioritaire, mais c'est très rare. Dans notre académie, je n'ai qu'un exemple en tête d'un professeur absent depuis la rentrée en éco-gestion, je crois, et sur lequel nous avons des vraies difficultés de recrutement. Vous savez, ce n
'est
pas qu'un problème de moyens, en l'occurrence, c'est un problème de vivier. On a des matières, carrosserie, coiffure, éco-gestion, par exemple, génie industriel, dans lequel nous ne trouvons pas. On travaille avec France Travail, on travaille avec beaucoup de partenaires, on travaille avec les chambres consulaires pour essayer de recruter ces professeurs. C'est toutes ces priorités sur lesquelles il faut que l'on continue à travailler et puis entendre aussi les priorités des élèves sur le temps scolaire, le bâti
scolaire.
Un dernier mot rapide sur Aubagne et ce qui s'est passé dans les Bouches-du-Rhône qui, a priori, n'a pas de rapport avec la mobilisation actuelle. Un élève qui a donc tiré sur un proviseur avec un fusil de chaise. Est-ce que c'est un basculement, selon vous ?
C
'est un drame absolu. Vous savez, il y a quasiment un an, jour pour jour, j'étais à Benfeld, alors qu'un élève poignardait une professeure de musique. Ces drames-là ne doivent pas exister. On est le 13 octobre, c'est le jour de l'assassinat de Dominique Bernard, le 16, celui de Samuel Paty. On est dans une journée nationale de commémoration de ces deux drames
que
l'éducation nationale a connues et ne doit plus jamais connaître. Donc oui, ce qui s'est passé hier à Aubagne doit tous nous alerter, nous alerter sur la santé mentale de nos élèves, nous alerter sur leur... Comment peut-on passer à l'acte quand on est collégien pour un acte aussi grave
?
Olivier Klein, recteur de l'Académie de Strasbourg, merci d'avoir été avec nous en studio ce matin et bonne journée.
Merci.
Il est 7h54.