Sifflé, hué...Macron dans le chaudron du Salon de l'agriculture - Reportage #cdanslair du 24.02.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteÉludée
Exactement ce que l'Elysée redoutait : à peine arrivé au salon de l'agriculture, le président est hué par des dizaines d'agriculteurs furieux.
- 0:29OuverteRéponse directe
En pleine crise agricole, le président reste un moment à l'écart et s'adresse à la presse pour annoncer de nouvelles mesures.
- 1:03OuverteÉludée
L'échange du président avec les agriculteurs, d'abord prévu puis annulé, a finalement improvisé façon grand débat.
- 1:48OuverteRéponse directe
Un agriculteur dénonce une concurrence déloyale, notamment avec les poulets ukrainiens et les aides à l'Ukraine.
- 3:48OuverteRéponse directe
Un président qui se veut rassurant avec tout le monde.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiquePromesse
« Si on peut vraiment répondre à la question du revenu, on doit protéger le revenu agricole. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Et donc, dans chaque filière, on sait qu'on a un indicateur maintenant qui doit être construit. »
- 0:46Invité politiquePromesse
« Cet indicateur doit servir de prix plancher pour permettre de garantir justement le revenu agricole. »
- 1:16InvitéChiffre
« Il y a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours en France. »
- 1:58Invité politiqueFait
« L'Ukraine, les chiffres qu'on a donnés, c'est de l'aide militaire. »
- 2:09Invité politiqueChiffre
« À côté de ça, ce qu'on investit dans notre agriculture, en retour PAC et en investissement français, c'est beaucoup plus chaque année. »
- 2:36Invité politiqueFait
« La réalité, c'est que l'agriculture française, elle se tient, elle produit, pardon, on exporte deux tiers des calories qu'on produit. »
- 3:27InvitéChiffre
« Que le lait puisse augmenter de 20 à 30,5 euros, donc ça fait que deux centimes ou trois centimes du litre. »
Temps de parole
- Présentateur39 %
- Emmanuel Macron33 %
- Invité11 %
- Invité 28 %
- Invité 36 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Exactement ce que l'Elysée redoutait. A peine arrivé au salon de l'agriculture ce matin, le président est hué par des dizaines d'agriculteurs furieux, forçant les barrages de sécurité, puis des CRS. Emmanuel Macron est à quelques mètres de là. Dans une salle, à l'étage, il rencontre les syndicats. Mais dans les allées du salon, le chaos continue. En pleine crise agricole, le président reste un moment à l'écart et s'adresse à la presse pour annoncer de nouvelles mesures.
Si on peut vraiment répondre à la question du revenu, on doit protéger le revenu agricole. Et donc, dans chaque filière, on sait qu'on a un indicateur maintenant qui doit être construit. Cet indicateur doit servir de prix plancher pour permettre de garantir justement le revenu agricole. Nos agriculteurs, ils savent ce que c'est que le désordre, parce que parfois ils le subissent dans leurs exploitations. Ils le condamnent quand ils le vivent. Donc je pense qu'ils auront à cœur de ne pas le faire subir aux autres.
L'échange du président avec les agriculteurs, d'abord prévu puis annulé, a finalement improvisé façon grand débat. Le président au centre, les agriculteurs autour, qui lui disent « il y a urgence ».
Il y a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours en France. Moi, ça fait trois ans que je travaille 100 heures par semaine, que je ne sors pas un revenu. C'est ma femme qui me fait vivre. Au mois d'août, j'ai failli passer à l'acte aussi. J'ai un gamin de 15 ans et une gamine de 10 ans. Vous croyez que ça m'a fait plaisir de monter au salaud ? C'est mon père qui a 72 ans qui s'est occupé de la ferme. Monsieur le président, vous avez annoncé plein de mesures, plein de mesures. Des bonnes, des mauvaises, plein de mesures. Non mais peu importe, plein de mesures. Appliquez toutes celles qui sont applicables, déjà.
Le ton montre parfois, les échanges durs. Un agriculteur dénonce une concurrence déloyale. Des poulets ukrainiens, un autre, les aides à l'Ukraine. Le président s'explique, puis s'emporte.
L'Ukraine, les chiffres qu'on a donnés, c'est de l'aide militaire. Mais du Pâconne. Bon, qu'on fait, on valorise des matériels, etc. On a donné un maximum. On accompagne. À côté de ça, ce qu'on investit dans notre agriculture, en retour PAC et en investissement français, c'est beaucoup plus chaque année. On va aussi arrêter tous collectivement de dire que l'agriculture est foutue. Parce que sinon, c'est pas la peine d'aller chercher des jeunes. Si le discours ambiant, c'est de dire l'agriculture est foutue et il faut que des aides de trésor, il n'y a pas la peine de faire une loi d'orientation. Il n'y a pas la peine de s'emmerder. On ferme tout de suite le magasin. Donc ça, c'est pas vrai.
Il y a des gens qui font beaucoup d'argent. La réalité, c'est que l'agriculture française, elle se tient, elle produit, pardon, on exporte deux tiers des calories qu'on produit. Il y a simplement plus d'inégalités qu'avant.
Après plus de quatre heures de retard sur le programme initial, le salon est officiellement ouvert par un président toujours aussi hué, toujours aussi sifflé.
Ça fait trois semaines qu'on discute. Ça sert à quoi ? A rien. Ça sert plus à rien. Ça va mal finir. C'est déjà très mal, quoi. En terminer le salon, de cette façon, c'est vraiment pas très bon. On va payer un centime ou deux centimes de plus par oeuf. Que le lait puisse augmenter de 20 à 30,5 euros, donc ça fait que deux centimes ou trois centimes du litre.
La déambulation traditionnelle et présidentielle aura bien lieu. Comme si de rien n'était, le président se promène de stand en stand, déguste les produits français et tente de se faire entendre.
Moi, ce qui m'intéresse, c'est un, que le salon se tienne, deux, pour règle le problème.
Un président qui se veut rassurant avec tout le monde.
Pas pauvre. Ça va être tout calme après.
Tout est pris avec les agriculteurs dans trois semaines pour faire, dit-il, un nouveau bilan. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Emmanuel Macron