Matthieu Valet : "Les forces de l'ordre ne doivent pas être les serpillières de LFI !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
En tant qu'homme, qu'est-ce que vous ressentez face à ces images de barbarie ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Les images sont bouleversantes et à mettre en perspective avec celles du Hamas. Qu'en pensez-vous ?
- 9:09RelanceRéponse directe
Comment analysez-vous la stratégie de communication de la LFI dans ce contexte ?
- 12:07RelanceRéponse directe
Clémence Guet-Tekini affirme que les attentats en France sont commis par l'extrême droite. Que répondez-vous ?
- 14:45RelanceRéponse directe
Manuel Bompard a refusé de qualifier l'islamisme de danger. Comment réagissez-vous ?
- 27:20OuverteRéponse directe
D'abord, comment ça s'est passé cette année avec Jordan Bardella ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« J'ai repensé à tous les visages de cette jeunesse qui avait été assassinée par les Kalashnikovs, des terroristes islamistes, des terrasses de Paris, du Bataclan et du Stade de France. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Et quand sur France TV Info, on nous explique que les otages palestiniens, alors que c'est des gens qui sont prisonniers, pour des faits de terrorisme, des faits graves et criminels, vous avez la réponse. »
- 2:32InvitéFait
« C'est parmi les dépouilles figure celle de la famille Bibas, la mère Chérie et ses deux enfants, Ariel Ekfir. »
- 2:40Invité politiqueChiffre
« Avec un déficit immédiat de 6 milliards d'euros, Pierre Moscovici a remis le rapport de la Cour des comptes sur les retraites à François Bayrou ce matin. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Ce qui avait d'ailleurs été communiqué et confirmé dès novembre 2023. »
- 4:52InvitéFait
« Ce vieillard et deux bébés. Les Palestiniens sont allés chercher dans leur lit un vieillard et des bébés. »
- 6:25Invité politiqueFait
« Rien ne justifie l'enlèvement, si vous voulez, d'une mère avec ses enfants. »
- 6:54Invité politiqueFait
« Ils font leur beurre électoral en fait sur des morts. »
- 7:09Invité politiqueFait
« Si la France ne l'intéresse pas, si le sort de celles et ceux qui souffrent par rapport au pays qu'elle est censé représenter n'intéresse pas, qu'elle laisse son mandat. »
- 8:47Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on nous a demandé de négocier avec Daesh quand ils ont commis des atrocités et qu'ils ont massacré nos compatriotes ? »
- 15:46Invité politiqueFait
« Il y a une infraction de négationniste qui existe en France. Je pense qu'on peut l'appliquer à ces gens-là. »
- 26:48Invité politiqueFait
« Et nous, c'est une priorité parce que les Marseillais ont droit à la même sécurité qu'ailleurs. »
- 26:57Invité politiqueFait
« On se retrouve avec une ville qui a des messages comme ça. »
- 31:50Invité politiqueChiffre
« Aux élections européennes de 2019, il avait 24 ans. C'est incroyable. »
- 32:03Invité politiqueFait
« Dans notre parti, on accueille tous les Français de cœur et d'esprit. »
- 38:25InvitéChiffre
« 68% des sondés se disent favorables à un référendum sur l'immigration. »
- 42:16InvitéFait
« Pour une personne vivante, c'est 30 palestiniens qui sont libérés. »
- 44:10InvitéFait
« Le rêve d'un état palestinien est mort. »
- 50:36Invité politiqueFait
« qu'on passe un peu vite sur des belles réussites qu'a fait Cyril Alina sur Face à Baba lors de la présidentielle »
- 50:42Invité politiqueFait
« vous parlez de la précarité du chômage des crises économiques »
- 50:57Invité politiqueFait
« contre la France quand il s'agit de bafouer la liberté d'expression »
- 51:03Invité politiqueFait
« quand ils annulent les décrets de dissolution des groupuscules d'extrême gauche »
- 51:12Invité politiqueFait
« quand ils nous obligent à rapatrier des gens qui ont une idéologie djihadiste du Zbékistan ou de Tchétchénie »
- 51:20Invité politiqueFait
« Cyril Hanouna qui accusait Alexis Kolaire à l'Elysée d'avoir monté un dossier contre ces huit »
- 51:27Invité politiqueFait
« que l'Arcom est indépendant que le CSA est indépendant donc si ce que dit Cyril Hanouna est vrai et on n'a pas de raison d'en douter »
- 51:38Invité politiqueFait
« c'est un scandale »
- 51:41Invité politiqueFait
« il faut une commission d'enquête pour vérifier s'il est vrai que c'est l'Elysée qui a décidé que ces huit »
- 51:53Invité politiqueFait
« on a délégué nos pouvoirs à des agences qui ne rendent de compte à personne »
Temps de parole
- Matthieu Valet61 %
- Présentateur10 %
- Invité9 %
- Invité 24 %
- Présentateur 23 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
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Mathieu Vallée, on parlera de l'aspect plus politique tout à l'heure et plus polémique, mais j'ai presque envie de vous dire, en tant qu'homme, qu'est-ce que vous ressentez face à ces images, face à ces visages qu'on voit et face à cette barbarie ? Beaucoup d'émotions. Effectivement, vous savez, le terrorisme, j'y ai été confronté le soir du 13 novembre 2015. J'ai repensé à tous les visages de cette jeunesse qui avait été assassinée par les Kalashnikovs, des terroristes islamistes, des terrasses de Paris, du Bataclan et du Stade de France. Et quand je vois ces enfants, les bambins, c'est ce que l'humanité a de plus précieux.
Et moi, quand j'ai vu cette information hier sur les réseaux, je me suis dit que ce n'est pas possible. Je n'y ai pas cru tout de suite parce que je me dis comment on peut s'en prendre à des enfants. Évidemment qu'une vie est importante, mais des enfants, c'est ce qu'on a bien le plus précieux. Et à ceux qui se posent la question, j'ai vu que sur le service public de France 5, est-ce que le Hamas est encore dangereux ou est-ce qu'il est fréquentable ? Une image, des images, vos mille mots. Voilà, ils ont leur réponse.
Et quand sur France TV Info, on nous explique que les otages palestiniens, alors que c'est des gens qui sont prisonniers, pour des faits de terrorisme, des faits graves et criminels, vous avez la réponse. Et on ne peut pas banaliser l'islamisme dans nos sociétés. Et on en voit le résultat, que ce soit ici ou chez nos compatriotes, nos confraternels, compatriotes israéliens, avec toute la haine du juif aujourd'hui qu'on connaît dans l'Europe, singulièrement en France, qui par son histoire a un devoir absolu vis-à-vis de cette communauté qu'on doit protéger.
Un mot, Guillaume, j'entends. Oui, les images sont bouleversantes et je trouve qu'elles sont à mettre en perspective avec les images atroces du Hamas que l'on voit ce matin. C'est-à-dire que c'est de ça dont on se réjouit, c'est de la mort d'enfant, c'est terrible. Et je trouve que ça résume assez bien la violence de ce conflit qui s'importe malheureusement aussi en France avec des messages d'une violence inouïe sur les réseaux sociaux et qui résume un conflit extrêmement complexe et qui le réduit à mettre des drapeaux palestiniens, mettre des drapeaux israéliens. Et je trouve ça lamentable.
Et justement, on va parler de l'aspect plus politique juste après le CNews Infos. On va parler de ce tweet de Rima Hassan qui, elle, a voulu préciser que ses enfants avaient été tués par une frappe israélienne. Voilà, enfin, dans la série déplacée à côté de la plaque, je pense qu'il n'y a pas mieux. Mais on va en parler dans un instant. Tout de suite, le CNews Infos, Sommay Al-Abidi. Vous en parliez à l'instant avec vos invités. Jean-Marc, c'est la principale information de cette machine. Israël a récupéré les corps de quatre otages dans le cadre de la première phase de trêve signée mi-janvier avec le Hamas.
C'est parmi les dépouilles figure celle de la famille Bibas, la mère Chérie et ses deux enfants, Ariel Ekfir.
Avec un déficit immédiat de 6 milliards d'euros, Pierre Moscovici a remis le rapport de la Cour des comptes sur les retraites à François Bayrou ce matin. Un rapport qui sera au cœur des discussions entamées avec les partenaires sociaux autour de la très décriée réforme des retraites. Et puis on termine avec des nouvelles rassurantes du pape François. Le souverain pontief, je cite, a passé une nuit sereine et s'est levé. C'est ce qu'indique ce matin le service de presse du Vatican.
Je vous rappelle que depuis vendredi dernier, le Saint-Père est hospitalisé à Rome pour une pneumonie des deux poumons.
11h03 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va donc parler maintenant de l'aspect plus politique de ce conflit, en particulier en France, avec Rima Hassan qui a publié ce tweet que vous allez voir. Vous allez voir Kfir, Ariel et Shiri Bibas ont été tués par une frappe israélienne. C'est ce qu'elle écrit et personne ne sait d'ailleurs. Effectivement, elle affirme ça, mais alors si elle a des infos, il faut qu'elle les donne parce que ça, c'est elle qui le dit et personne ne le sait. Ce qui avait d'ailleurs été communiqué et confirmé dès novembre 2023. Merci de le préciser.
Ce matin, justement, Julien Baoul, qui est ancien journaliste et ancien porte-parle au réserviste de Tzal, a répondu par avance à cette polémique qui est lancée forcément par les insoumis.
On avait tous un peu cet espoir un peu fou que finalement, ils allaient arriver, que finalement, il y aurait eu un miracle, qu'ils auraient réussi à se sentir, même si évidemment, on se préparait au kirk. Mais voilà, on y est malheureusement. C'est là, je crois vraiment la journée la plus douloureuse. Moi, cette nuit, j'avais des flashbacks de cette journée du 7 octobre, de ce traumatisme, de ces images de chérie vivace avec ses bébés. On avait toutes des images qui revenaient. On n'a pas dormi. Moi, je suis avec mes filles actuellement toute la journée. Évidemment, on ne fait que penser à ça.
Et puis, je voudrais aussi, dès à présent, peut-être désamorcer une polémique qui risque d'avoir lieu parce que je vois que certains, extrêmes de gauche en France, le lancent déjà, certains vont accuser Israël d'être responsable de la mort de ses propres otages en soi-disant frappes ou des frappes à tribus Israël. C'est tout de même hallucinant. Il faut rappeler que ceux qui ont sorti de leur lit des bébés, des bébés et ce vieillard, ce sont les Palestiniens. Ils les ont amenés dans la bande de Gaza. Ce sont eux qui les ont tirés de leur lit. Ce sont eux qui les ont mis dans la bande de Gaza. Ce sont eux qui ont visé un vieillard. Regardez son visage. Ce vieillard et deux bébés.
Les Palestiniens sont allés chercher dans leur lit un vieillard et des bébés. Ils les ont mis dans la bande de Gaza et ensuite accuser Israël d'être responsable de la mort de ces personnes. C'est un cynisme terrible. C'est comme si on accusait une femme violée qui s'est cognée à la tête en se débattant. Ah bah tu t'es cognée à la tête mais c'est ta faute à essayer de te débattre. C'est hallucinant. Les responsables sont évidemment les terroristes palestiniens.
Christine, quelle indignité quand même ce tweet ?
J'ai mal au cœur. J'ai mal au cœur et je me dis que dans quelle société aujourd'hui on est où on peut se permettre d'avoir,
quand on est des députés élus, qui puissent se permettre d'avoir de tels propos, sans qu'ils ne soient poursuivis. Pardon, mais on va faire le parallèle certainement plus tard avec la fermeture d'une chaîne. Alors qu'on a des députés qui se permettent de minimiser l'horreur,
qui se permettent de désinformer le téléspectateur, qui se permettent d'induire en erreur, qui se permettent de faire monter la haine. La haine de qui ? La haine du juif, la haine contre des enfants, contre des bébés. Comment on peut se permettre aujourd'hui de laisser passer ça ? Franchement moi ça m'interpelle. Non seulement ça me fait mal au cœur par rapport à cette famille, mais ça me fait mal au cœur par rapport à cette France qui est devenue la France aujourd'hui.
C'est ça la France aujourd'hui ? C'est ça avec ce genre de députés qui se permettent d'avoir de tels propos, sans que personne ne poursuive ? Moi ça m'interpelle. Ça m'interpelle vraiment profondément. Et puis Rachida Kahout quand même l'indignité de faire ça aujourd'hui. Franchement. De faire ça alors qu'on rend, sans doute, je crois qu'hélas il n'y a pas beaucoup de doutes, mais bon on ne sait jamais avec le Hamas, mais on rend sans doute les corps de cette famille faire un tweet comme ça. Mais c'est agerbé, franchement. C'est non seulement agerbé, mais la vraie question c'est, ce qu'il faut se dire c'est que rien ne justifie l'enlèvement, si vous voulez, d'une mère avec ses enfants.
Ça répond tout simplement en fait à ce tweet qui est odieux. Rien ne justifie, aucune cause ne justifie qu'on enlève une mère et ses enfants.
Mathieu Vallée. Moi je ne comprends pas pourquoi Rima Hassan ne dénonce pas les galeries souterraines, les tunnels que fait le Hamas sous les hôpitaux en Palestine et qui se sert des civils comme boucliers humains. Ils font leur beurre électoral en fait sur des morts. Il y a de l'indécence absolue. Et Rima Hassan, pardon, mais elle est députée française au Parlement européen. Mais je ne l'ai jamais vue chanter la Marseillaise, je ne l'ai jamais vue porter un drapeau français, je ne l'ai jamais vue remercier la France pour l'avoir accueillie, l'avoir naturalisée.
Donc au bout d'un moment, si la France ne l'intéresse pas, si le sort de celles et ceux qui souffrent par rapport au pays qu'elle est censé représenter n'intéresse pas, qu'elle laisse son mandat. Parce qu'effectivement, je trouve que c'est une honte. On ne peut pas faire son beurre électoral, on ne peut pas marcher sur le corps de défunts, sur le corps d'enfants. Ce n'est pas possible.
Et moi j'estime que Rima Hassan, comme tous les insoumis, font partie de ces gens qui font qu'on n'aime plus la France et que la France, dans ses quartiers, est instrumentalisée en disant que la France est un État colonial, est un État qui a été, comme Emmanuel Macron a dit, responsable d'un crime contre l'humanité. Moi, c'est toute cette histoire dont on veut nous rendre responsables aujourd'hui et qui fait qu'on a une jeunesse aujourd'hui qui veut s'approprier alors qu'elle ne se reconnaît pas dans ses discours.
Et je trouve que c'est très dangereux, y compris dans nos quartiers, où ils ont l'impression de faire leur clientèle électorale sur la haine du flic, la haine du juif, la haine de tout ce qu'on aime et de tout ce qu'il fait la France. Et je rajouterais même que finalement, en fait, elle dessert la cause des Palestiniens. Parce qu'en faisant justement ce qu'elle fait, cette provocation, cette haine perpétuelle qu'elle alimente, en fait, et au niveau, en plus, européen, elle dessert la cause même des Palestiniens. Parce qu'il faut savoir que les Palestiniens aussi
souffrent de cette situation et sont contre l'extrémisme islamiste.
Et ça, c'est quand même quelque chose... Aujourd'hui, les ismailiens... Pas tous, mais certains. Pas tous, oui. Mais aujourd'hui, les israéliens pleurent et les juifs pleurent leur mort. Mais il faut savoir qu'aussi, il y a de nombreux Palestiniens, que je connais, qui pleurent également la mort, bien sûr, de ces juifs qui ont été otages de cette barbarie. Elle est quand même députée française à qui elle doit quand même dire que le Hamas, c'est une organisation terroriste. Ce n'est pas un État, en fait. Est-ce qu'on nous a demandé de négocier avec Daesh quand ils ont commis des atrocités et qu'ils ont massacré nos compatriotes ? Enfin, moi, je trouve ça...
Moi, le siège avec moi à la Commission européenne des droits de l'homme. Franchement, je vous dis... Vous avez raison, en tout cas, de rappeler qu'elle est députée européenne et française. Oui, et... Parce que des fois, on a l'impression qu'elle est députée palestinienne. En tout cas, je n'entends jamais parler des problèmes défiensés. Guillaume, j'entends. Ce qui est intéressant,
c'est la manière de communiquer de la LFI. C'est-à-dire que je vois ce que Rima Hassan a tweeté, mais je vois surtout ce qu'elle n'a pas tweeté. C'est-à-dire qu'au lieu de s'émouvoir de la mort de ses enfants, elle est là à jouer sur des mots, à jouer sur des... Oui, c'est de la faute d'Israël, etc. Et on est là en plein dans la stratégie de communication de la LFI qui est toujours de flirter avec les limites de l'antisémitisme, du racisme parfois. Et c'est scandaleux. C'est ça la manière de la LFI. Parce que Christine Kelly disait pourquoi on ne la poursuit pas. Parce qu'ils savent exactement comment flirter avec les lois et comment dire...
Comment être antisémite sans être antisémite en apparence. C'est ça.
Mais parce que si personne ne porte plainte, et je me permets de le dire, parce que souvent... Et vous avez raison, ils savent très bien jouer. Et d'ailleurs, elle a dit à plusieurs reprises, moi j'ai l'argent. Vous pouvez porter plainte contre moi, moi j'ai l'argent. Allez-y. Donc un, elle a les moyens que d'autres n'ont pas. Mais aussi, il faut se dire aussi qu'il y a une bonne partie qui ne porte pas plainte. Et la partie d'en face ne porte pas plainte. Eux, c'est un camp qui porte plainte.
Je voulais juste rappeler que le vieillard qu'on a vu, qui est un ancien journaliste, sur la photo, c'est aussi quelqu'un qui aidait des jeunes Gazaouis pour parler, faire appel à ce qu'a dit Rachida Akaou tout à l'heure, que ce sont des gens qui aidaient aussi des Palestiniens. Non, mais il faut surtout rappeler, Christine, pour compléter, il faut surtout rappeler que les kibbutzs qui ont été attaqués, c'est des kibbutzs qui étaient près de la frontière. C'était beaucoup de gens de gauche, il faut le dire, et qui étaient très solidaires avec les Palestiniens de Gaza. C'est des gens qui les aidaient en permanence. C'est des gens qui les accueillaient.
C'est des gens qui les faisaient travailler. Et si ça peut être, si on peut faire une gradation dans l'horreur, mais ce n'est pas possible. En plus, ils ont attaqué des gens qui les aidaient. Enfin, c'est pire que tout. On est dans l'horreur absolue. Les des humains. Exactement. Je vous propose de regarder une image. On part en direct en Israël. On part place des otages en Israël. Et vous voyez que la population israélienne est en train de se réunir avec ses drapeaux. Ils sont de plus en plus nombreux sur place à venir et pour la remise des corps de ces otages ce jour de deuil en Israël. Et vous avez vu également cette mise en scène qui a été faite par le Hamas.
Et justement, les Israéliens avaient décidé ce matin de ne pas venir tôt sur cette place pour ne pas voir dans les écrans, pour ne pas voir cette mise en scène. Et pour la première fois, la télé israélienne avait d'ailleurs décidé de ne pas diffuser ces images. Jusque-là, c'est vrai que toutes ces mises en scène étaient diffusées à la télé israélienne. CNews, vous le savez depuis le début, a décidé de ne pas vous montrer ces images. Mais la télé israélienne le faisait. Et désormais, la télé israélienne s'est calée en fait sur d'autres chaînes comme CNews d'ailleurs qui décide de ne pas montrer ça et de ne pas rentrer dans le jeu du Hamas.
Et ces images ne seront diffusées qu'à partir du moment où les corps seront remis aux Israéliens, ce qui est le cas aujourd'hui. Et le convoi est en train de se diriger vers Israël et en particulier vers Tel Aviv. Voilà donc ce qu'on pouvait dire. On y reviendra tout à l'heure en 11h30. On fera un nouveau point, bien évidemment, sur la situation sur place. Mais on ne va pas rester très loin finalement parce qu'on va parler de cette déclaration de Clémence Guettet qui est députée de la France insoumise du Val-de-Marne et qui a parlé des attentats. Et Mathieu Vallée, vous êtes concerné à juste titre, j'ai envie de dire, par votre approche des attentats islamistes qui ont eu lieu en France.
Et Clémence Guettet donc a expliqué que les attentats aujourd'hui dans notre pays étaient commis par l'extrême droite. C'est-à-dire que l'islamisme n'existe plus tous. Il n'y a plus d'islamistes. Ça n'existe pas. On ne sait même pas s'il y a eu des attentats islamistes. C'est surréaliste. C'est à la fois une insulte pour les victimes, c'est une insulte pour les familles des victimes, c'est une insulte pour les policiers qui se sont battus, c'est une insulte pour tout le monde. Alors écoutez-la. Les attentats aujourd'hui dans notre pays, c'est l'extrême droite qui les commet.
Écoutez.
Il y a un militant CGT, enfin un militant antifasciste et CGT qui a été poignardé dans les rues de Paris et le ministre de l'Intérieur répond sur les violences de l'ultra-gauche. Donc voilà le climat dans lequel on est. Ça n'a rien d'avoir en plus. Enfin, ce n'est pas le cas. Ben non. Je veux dire, les attentats aujourd'hui dans notre pays, c'est l'extrême droite en fait qui les commet. Donc bon, ce n'est pas étonnant de la part de Retailleau, mais ça dit quand même quelque chose, parce qu'applaudis par la Macronie quand il raconte ça. Complètement.
Thomas Bonnet est en direct avec nous, journaliste politique à CNews. Bonjour Thomas. Clémence Guet-Tekini les attentats islamistes en France. J'ai envie de dire, on a l'impression qu'à chaque fois on se dit on est arrivé au bout, mais à chaque fois il repousse encore plus le curseur.
Oui, on arrive encore à être étonné par les déclarations, c'est vrai, des députés de la France insoumise. Clémence Guet-Tekini prend la réalité, elle la jette à la poubelle et puis elle déroule une idéologie qui est donc totalement déconnectée de la réalité. On ne va même pas prendre la peine de délivrer des statistiques sur les attentats. Tout le monde sait très bien en France que les attentats qui sont perpétrés sur notre sol depuis des années maintenant le sont, qu'elle dit, exclusivement par des terroristes islamistes. Je pense aussi aux victimes, aux familles de victimes de ces attentats qui ont dû se sentir insultées quand ils ont entendu Mme Guet-Tekini tenir ses propos.
Je me rappelle aussi des propos de Manuel Bompard, le coordinateur de la France insoumise sur l'antenne de CNews et d'Europe 1. On lui a demandé est-ce que l'islamisme est un danger pour la France ? Il a eu du mal à le dire et il n'a pas dit actuellement que l'islamisme était un danger. Il y a donc véritablement un souci, une gêne, a priori, du côté de la France insoumise lorsqu'on aborde ce sujet. Effectivement, c'est absolument abject. Ce sont les mêmes qui d'ailleurs qualifient le Hamas de mouvement de résistance. Donc finalement, on est dans une forme de continuité.
On arrive quand même encore à être étonné de la part d'une députée de la France insoumise qui, je vous le rappelle, est aussi vice-présidente de l'Assemblée nationale. Elle a donc des responsabilités politiques et elle arrive à tenir un discours pareil. On a du mal à y croire.
Merci beaucoup, Thomas Domé-Bonnet, journaliste politique à CNews. Justement, vous parliez de Manuel Bompard et pour qu'on ait tous les aimants, on va réécouter Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise. Justement, il était au grand rendez-vous de CNews et européens. On lui a posé la question sur l'islamisme et vous allez voir, il ne veut pas répondre. Regardez.
Si vous me posez la question de savoir si le réseau de criminalité organisée est un problème pour la France, je vous le confirme. Si vous me posez la question de savoir si la menace terroriste
est un danger... Oui, mais moi, je vous parle de la menace terroriste. Moi, je vous parle de la menace islamiste.
Eh bien, vous parlez de ce que vous voulez, mais vous n'êtes pas à ma place et pas vous qui posez les questions. L'islamiste, ça ne vous intéresse pas. D'accord ?
C'est moi qui réponds, vous vous posez les questions et moi je réponds de la manière avec laquelle j'ai envie de le voir. Mais derrière ce mot-là, vous mettez des choses qui sont des choses extrêmement différentes et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas envie de le reprendre à mon compte.
D'accord ? Donc, quand il y a des motivations religieuses qui produisent, par exemple, des actes terroristes,
oui, c'est un problème contre la France et il faut lutter contre, évidemment. Mathieu Vallée, comment vous réagissez à la fois à Clémence Guettet et à la fois à Manuel Bompard, à ces gens qui nient l'islamisme ? Écoutez, il y a une infraction de négationniste qui existe en France. Je pense qu'on peut l'appliquer à ces gens-là. On ne peut pas nier et on ne peut pas cracher au visage des victimes qui sont islamistes et je vais plus loin, Christine Kelly parlait de porter plainte. Mais dans le camp de la France Insoumise, quand Raphaël Arnaud, le député LFI qui est fiché S d'Avignon, nous explique que les gendarmes ont assassiné des canaques en Nouvelle-Calédonie.
J'ai saisi Bruno Rétaillot qui a saisi la justice. Quand Richie Thibault, le collaborateur d'Air Syrie Assoudé qui est connu pour ses scènes d'excitation à l'Assemblée nationale a expliqué que la police nationale était des enfants, les policiers étaient des enfants de pétain. Oui, écoutez, on va étudier ça, je vais étudier ça. Il ne faut plus rien laisser passer. Ils ont une stratégie, l'extrême-gauche, par leur haine du flic, d'aller attaquer à chaque fois les policiers sur chaque scène d'action de police. Je pense à dans le Nord, à Lille, où on a M. Lecoq, encore M.
Bernalicis qui à chaque fois s'en prennent à la brigade anticriminalité ou aux policiers du quotidien qui luttent bien seuls contre les voix dans les cités. Sur tous ces sujets-là, moi, je ne laisse plus rien passer. Je fais des signalements. Ça les agace, ils font des vidéos, plus rien passer. Parce que nos forces de l'ordre, parce que nos victimes ne sont pas les serpillères de la France insoumise. Et là, il ne faut pas avoir la main qui tremble. Et moi, on me dit oui, c'est des mots, il faut les laisser, c'est des mots l'avant.
Non, ça participe à une idéologie nauséabonde dans notre société qui est en train de bouffer notre République et il ne faut pas reculer devant ces extrémistes qui, malheureusement, sont ce que vous montrez dans vos images et dans leurs déclarations. On ne va pas dire que l'islamisme n'est pas un danger. Mais non, mais ça n'existe pas. Les attentats en France sont commis par l'extrême droite, tous les attentats. Comment peut-on dire ça ? C'est surréaliste. Je sais que M. Delogu ne savait pas dire, mais ils ne savent pas compter le nombre d'attentats qui ont été déjoués. Et en plus, toutes les victimes, on est le pays d'Europe qui ont été le plus touchés par l'islamisme. C'est hallucinant.
C'est une honte absolue. Rachida Kahou.
Les propos de Clémence Guettet sont juste inadmissibles. Le Bataclan, Charlie Hebdo, l'hyper cachère, et j'en passe.
Vous pouvez dire, mars 2012, ces enfants juifs qui ont été tués à l'École des Aratoires.
Tous ces attentats islamistes,
c'est une nouvelle forme finalement de révisionnisme, ce qu'elle est en train de nous faire, Clémence Guettet. C'est une nouvelle forme de révisionnisme. C'est très très grave. Renier ce qui se passe, c'est justement accepter la suite. C'est quoi la suite ? Ils sont capables du pire, donc on n'est jamais déçus avec eux, si je veux être ironique. Christine Kelly. Je pense à un jeune homme qui a 40 ans, qui est en ce moment
aux Invalides. Il s'appelle Loïc Libère. Il est dans un fauteuil, il ne peut pas marcher, il est tétraplégique. Le seul rescapé des attentats islamistes de mars 2012. Celui lorsqu'on avait tué justement les enfants dans l'école juive. Le seul. Il est là,
il regarde la télévision. Qu'est-ce qu'il peut penser ce soir ? Aujourd'hui, ce matin, pardon, j'ai l'habitude du soir. Qu'est-ce qu'il peut penser en ce moment lorsqu'il entend Clémence Guettet ? Lorsqu'on entend Clémence Guettet, du début à la fin de son propos, ce sont des mensonges. Qui va le dire ? Qui va porter plainte ? Je reviens sur ce que vous avez dit. Vous portez plainte, mais j'aimerais entendre effectivement que les gens portent plainte. Qui va porter plainte sur ce qu'elle a dit ? Tout ce qu'elle a dit est faux. Bruno Rotaillot, je l'ai passé hier dans mon émission, ce qu'il a dit. Il n'a pas dit, il n'a pas dit, ah oui, je condamne l'extrême-gauche.
Il a dit, je condamne toutes les violences d'où qu'elles viennent de l'extrême-gauche comme de l'extrême-gauche. Mais il y a une manipulation terrible. Et s'il y a une manipulation, Jean-Marc, en disant, si elle tient ses propos, c'est qu'il y a un terrain pour l'écouter. Quel est ce terrain pour l'écouter ? Et à qui elle parle ? Et à qui elle parle ? C'est des mensonges. Juste une image en direct, parce que c'est une image forte. On repart en Israël un instant, parce que vous allez voir. C'est l'image des vannes qui ramènent les corps des otages qui sont sur la route en Israël. Vous le voyez avec ces vannes qui ont le drapeau israélien en étant direct.
Et vous voyez ces images de ces camions qui sont en train de rouler et de se rendre avec ces corps à l'intérieur de ces enfants, de cette femme et de cet homme qui ont été kidnappés par le Hamas qui ont été tués également. Et aujourd'hui, ces corps sont rapatriés en Israël en échange d'otages, il ne faut pas oublier quand même, en échange de prisonniers, pardon, ce sont des otages en échange de prisonniers qui sont rapatriés. C'est, j'ai envie de dire, presque encore plus indécent de savoir que contre des corps parce que ces gens-là, ces terroristes, savent qu'Israël tient au corps de par la religion. Le corps est important.
Ils en profitent pour demander la libération de prisonniers en échange de ces corps qui sont remis. Vous voyez ce convoi qui circule actuellement sur les routes d'Israël. Je voudrais vous montrer une autre image. Maintenant, on revient en France et je voudrais vous montrer Marseille. Vous allez voir cette image à Marseille. C'est l'image d'un tag géant que vous voyez qui occupe toute la façade de cet immeuble. Alors, on n'est pas dans une cité isolée. Pour ceux qui connaissent Marseille, on est dans le quartier très fréquenté de la Timone, non loin du centre-ville.
Et vous le voyez sur ce tag, il y a écrit « Marseille antisioniste » avec le drapeau « palestinien » puisqu'on sait qu'aujourd'hui, l'antisionisme, c'est un faunet de l'antisémitisme. On ne va pas s'en cacher. Et ce tag a mis en colère Ludovic Pernet qui est vice-président de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ludovic Pernet, bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Comment avez-vous agi quand vous avez vu ce tag géant ? Je ne sais même pas comment ils ont réussi à faire ça parce que c'est quand même sur toute la longueur de l'immeuble.
Tout à fait. C'est une honte. C'est inacceptable. Il y a ce tag en plein cœur de Marseille devant l'hôpital de la Timone. Il y a eu également un tag qui a été découvert devant la gare Saint-Charles de Marseille. Donc quand vous arrivez à Marseille, vous trouvez ça. Ceux qui ont fait ça trahissent l'âme de Marseille parce que Marseille est une indivisible. Marseille, ce n'est pas le racisme, ce n'est pas l'antisémitisme, ce n'est pas le rejet de l'autre. Et donc, c'est inacceptable. J'ai demandé hier immédiatement au maire de Marseille d'intervenir pour faire nettoyer ses tags. Il a annoncé qu'il allait le faire mais il faut aller au-delà.
Aujourd'hui, il n'y a aucun élu socialiste de la ville de Marseille qui n'a dénoncé publiquement ces faits. Et donc, c'est un silence assourdissant. Ils passent des coups de fil aux responsables de la communauté juive de Marseille pour apporter leur soutien et en même temps, publiquement, on ne dit rien. Et donc, je ne pense qu'on ne doit pas mélanger le chèvre et le chou. Il faut assumer, dire les choses, dire la réalité. Et vous l'avez dit très justement, cher Jean-Marc, derrière, l'antisémitisme, derrière, se cache toujours l'antisémitisme. Et donc, je veux apporter ce matin tout mon soutien à la communauté juive de Marseille.
Il y a eu également, il y a quelques semaines, des tags avec des inscriptions nazies qui ont été retrouvées dans des halls d'immeubles de copropriétés. C'est tout bonnement scandaleux. Nous devons les condamner fermement et nous devons surtout agir.
Et je le disais, Ludovic Pernet, c'est vrai qu'aujourd'hui, l'antisémitisme, au fond, s'est utilisé comme le fauné de l'antisémitisme. C'est ce que j'ai voulu écrire dans le bandeau sur l'antenne, d'ailleurs. C'est qu'aujourd'hui, parce qu'on sait que l'antisémitisme, on risque des poursuites en justice, on dit « je suis antisioniste ». Mais en réalité, c'est de l'antisémitisme.
Tout à fait. Et derrière, il faut arrêter de diviser, d'importer des conflits de l'étranger. Aujourd'hui, vous l'avez dit, ce que vive par un antisémitisme qui ne fait qu'exploser dans notre pays avec des actes qui sont en constante augmentation. Il ne faut pas baisser les bras. Il faut dire les choses, les dire clairement et surtout agir vite.
Merci beaucoup. En tout cas, merci Ludovic Perlet, vice-président de la région au Sud-Provence, Alpes-Côte d'Azur. Merci d'avoir été en direct avec nous. C'est important aussi parce qu'on peut se dire que c'est des petits éléments, tout ça, mais ça crée une ambiance. Honnêtement, quand vous accumulez tout ce qu'on dit depuis tout à l'heure, quand vous accumulez le tweet de Rima Hassan, quand vous accumulez le message et les propos de ces députés, quand vous accumulez ce message qui est posté à Marseille, vous vous rendez compte c'est sur tout l'immeuble. On est en face de la fac de médecine de Marseille pour ceux qui connaissent.
On est à la Timone quand vous additionnez ça, vous prenez tout ça et c'est une espèce de petite musique permanente qui tend au fond à alimenter l'antisémitisme qui est dans notre pays et tout ça, franchement, fait qu'il y a ce climat en France et qu'un jour ça risque de mal tourner. Ça risque de mal tourner forcément quand on voit tout ça. Voilà ce qu'on pouvait dire. On reviendra. Vous allez le passer Jean-Marc Morandini dans cette actuelle très amorose. Merci.
Je sais que c'est une ville qui vous tient à cœur et qu'on a le cœur qui saine quand on voit la deuxième ville de France après Paris voir souillée par ses inscriptions que Franck Alizou, le député, Rassard Vincent Marseille a évidemment dénoncé comme les inscriptions naziques évoquées, votre invité.
Et effectivement, non seulement il faut nettoyer ces inscriptions abjectes et il faut que les auteurs, j'espère qu'ils seront identifiés, interpellés évidemment parce qu'on a une police judiciaire et une police assise qui fait son boulot plus qu'il n'en faut et très correctement et qu'on aura la justice qui n'aura pas la main qui tremble face à ceux qui commettent pour certains de la banalisation ou pour certains des choses qui ne sont pas importantes mais qui sont à combattre tous les instants. On peut s'exprimer différemment. Ces tags sont déplacés, je pense. C'est plus que déplacés, c'est l'abjecte.
Je pense, moi je suis partagée parce que je pense à probablement des familles juives qui habitent dans ce bâtiment et honnêtement, vous avez la boule au ventre, vous rentrez chez vous, vous voyez donc anti-sioniste, vous ne savez pas qui a mis ça, est-ce que c'est des gens qui n'habitent pas justement dans votre immeuble ou bien dans ce secteur ? Oui, c'est complètement déplacé. Ils ont déjà la boule au ventre les juifs aujourd'hui. Ils n'osent plus mettre la kippa dans la rue, ils n'osent plus mettre la mezuzah à la porte, ils n'osent plus accomplir leur religion comme toutes les autres religions. Vous voyez ce que je veux dire ?
Il y a un source national qui est nécessaire pour les protéger. Les actes anti-musulmans sont en baisse de son libération. C'est abject.
Oui, mais on n'est pas là
pour faire non plus une concurrence à quelle qu'il sera. C'est vous qui avez parlé d'actes anti-musulmans. C'est pour ça que... Non, mais je parle que s'il y a ces inscriptions aussi anti-musulmans, anti-arabes et tout, vous avez la même boule au ventre. Oui, mais ils sont en baisse. C'est intéressant. Donc c'est pour ça que tout ce qui est tag, pour moi, en fait, c'est vraiment inadmissible et abject. Et je précise juste, et vous le disiez, c'est vrai que moi, Marseille, c'est une vie qui me tient à cœur, Mathieu, parce que j'ai grandi là-bas, mais surtout, moi, ce qui me fait mal, c'est de voir comme la ville change. C'est-à-dire que ça, moi, je n'ai jamais connu ça.
Moi, j'ai fait toutes mes études. J'ai fait toutes mes études à Marseille. Il y avait des Juifs, il y avait des Arabes, il y avait des musulmans. Mais personne... Enfin, à aucun moment, la religion n'était présente dans les cours. J'ai été au lycée, j'ai été en fac. J'ai tout fait là-bas. Mais jamais, à aucun moment, on disait, toi, tu es juif, toi, tu es musulman. Ça n'existait pas. Et aujourd'hui, on se retrouve avec une ville qui a des messages comme ça. Et honnêtement, on partage le même amour de sa ville. Moi, je n'ai pas la chance comme vous d'y avoir grandi et habité longtemps, mais j'ai été policier là-bas pendant trois ans à la Ciotat et Marseille.
C'est une très, très, très belle ville qui est salie et qui est meurtrie par les narcotrafiquants, par cet antisémitisme. Et effectivement, il faut qu'on puisse lutter contre tous ces faits, tous ces phénomènes. Et nous, c'est une priorité parce que les Marseillais ont droit à la même sécurité qu'ailleurs. Et je ne me résous pas à ce que ce soit la première ville en termes de règlement de compte ou ces inscriptions abjèques que vous pouvez montrer sur vos images. Effectivement. On va reparler d'Israël dans un instant puisqu'on continue à suivre le convoi et quand il arrivera, bien évidemment, à Tel Aviv. Pardon, on aura l'occasion d'en reparler tout à l'heure aux alentours de 11h35.
Mais je voulais qu'on vienne sur la France et sur la politique, Guillaume Janton, puisque ce soir, vous allez proposer un documentaire sur Jordan Bardella, un documentaire qui montre en fait le vrai visage de Jordan Bardella. Vous avez passé quasiment un an avec lui. D'abord, comment ça s'est passé cette année avec Jordan Bardella ?
Écoutez, c'était une année intense et je pense clé dans sa carrière politique. Je tiens à dire que c'est un documentaire que nous avons financé au départ. C'était à notre initiative. Contrairement à ce qu'on a pu lire, ce n'était pas une commande. Et en fait, on a observé fin 2022, début 2023, l'engouement médiatique et politique pour Jordan Bardella avec évidemment en ligne de mire les élections européennes. Et on s'est dit qu'il allait se passer quelque chose pendant cette année. Il s'est passé quelque chose. Il a failli être Premier ministre. Ils ont remporté, le Rassemblement national a remporté haut la main les élections européennes.
Et on l'a suivi dans tous ses déplacements, durant ses discours, dans des moments plus intimes. On a aussi voulu qu'il nous raconte sa vie. Et c'est un documentaire vraiment passionnant.
Alors, on va commencer justement avec un extrait que vous nous avez amené concernant son enfance. C'est intéressant parce qu'on entend assez peu parler de son enfance au fond pour essayer de comprendre qui il est. Et puis après, vous nous direz quelles sont les contraintes que vous avez eues pour faire ce doc.
Ma mère, elle est HATSEM. Elle travaille avec les enfants dans les écoles maternelles. Elle fait aussi des tâches d'entretien. Et mon père gère une petite entreprise distributeur automatique de boissons avec son meilleur ami. C'est une toute petite société. Et j'aimais bien bosser avec lui pendant les vacances scolaires. Les parents se sont séparés très tôt. Donc, j'ai grandi pour une partie de mon enfance avec ma mère à Saint-Denis. Pour une autre partie avec mon père dans le Val d'Oise. J'ai eu une enfance assez heureuse parce que j'ai des parents qui se sont vraiment donnés pour que je ne manque de rien. Et je leur en serais toujours reconnaissant.
Moi, je voyais ma mère quand j'étais plus jeune qui, sur un calepin, notait combien il lui restait à la fin du mois, etc. J'espère qu'ils sont très fiers. Je comprendrais peut-être un peu mieux les sentiments et le regard qu'ils peuvent avoir sur moi le jour où j'aurai des enfants.
Guillaume Janton, quelles contraintes vous avez eues d'abord ? Il avait un droit de regard sur le doc ? Il avait un droit de regard ?
Pour être très transparent, il avait un droit de regard mais comme c'est le cas, on avait déjà fait François Hollande il y a quelques années, c'est le cas avec tous les politiques. Ça ne se dit pas forcément mais ils avaient un droit de regard. Ils n'ont rien coupé du documentaire. Ce qu'on n'a pas pu montrer mais c'est en même temps parce que ce documentaire il a un aspect carnet de campagne. On n'est pas rentré vraiment dans sa famille, dans sa vie privée, privée. Mais pour moi, ce n'est pas le sujet du documentaire. C'est-à-dire que son enfance ce qu'on vient de voir m'intéresse. Moi ce qui m'intéresse c'est que Jordan Bardella avait 28 ans quand on a tourné le documentaire. Il en a 29.
Il est président du Rassemblement National. Il est extrêmement médiatisé. Il débat avec le Premier ministre. Comment est-ce qu'on en vient à devenir président du Rassemblement National si jeune ? Et il explique dans son parcours qu'il vient de Seine-Saint-Denis mais aussi qu'il a senti dès les années 2010 une certaine défiance de la part de certaines personnes, notamment une institutrice qui disait à ses élèves « Vous avez le droit de critiquer aucun parti politique sauf le Front National ». Et Jordan Bardella c'est ça qui lui a donné envie de s'intéresser à ce parti qui crée déjà la polémique à l'époque et c'est ça qu'on a voulu comprendre.
Ce qui est intéressant aussi c'est que vous avez filmé ces échanges avec Marine Le Pen parce qu'on voit assez peu d'échanges entre eux à part des échanges sur Seine mais c'est assez conventionnel. Et on va regarder un petit extrait justement c'est juste avant un meeting et il est avec Marine Le Pen et elle lui parle et c'est assez amusant la façon dont elle lui parle. Elle va même dire « Je ne suis pas sa maman » mais en même temps on n'en est pas loin, regarde. C'est plein là ? Oui, c'est plein. C'est archi plein. Je connais cette théorie.
Les mecs se montrent sur la tête des épaules. Et ça monte sur les épaules.
Vous choisirez entre ceux qui ont mis des milliers d'agriculteurs et ceux qui laissent au désignement de leur travail. Faire confiance à nos entreprises, à nos artisans, à nos commerçants et le seul chemin qui nous produira devant la prospérité.
Le dernier conseil que vous lui donnez avant de monter sur Seine ? Mais j'ai une minute d'autre ? Aucun conseil. Je ne suis pas sa mère. Excusez-moi, mère.
Très bien. Toi, je n'en encourage pas ce qu'il me semblait. C'est un peu tard du coup parce qu'il reste que 5 jours. Effectivement, c'est très bienveillant. C'est une belle relation. Je trouve.
Il y a beaucoup de gens qui pensent que Jordan Bardella, un jour, va vouloir « tuer la mère » et prendre la place de Marine Le Pen. Ce n'est pas la réalité. Franchement, on l'a vu. Il y a une vraie bienveillance de Jordan Bardella à l'égard de Marine Le Pen et réciproquement. Et il a une vraie liberté aussi. Quand il fait ses discours, c'est lui qui les écrit. C'est lui qui est quand même le premier porte-parole du Rassemblement national à l'échelle médiatique. Et j'ai été étonné de cette confiance que lui accorde Marine Le Pen encore une fois à un âge si jeune.
Il a 29 ans. Il est 28 au début du doc et maintenant il a 29. Mathieu Vallée, je suis sûr que vous avez beaucoup de mal à dire de Jordan Bardella. Non mais moi, je ne fais rien. Vous dites Marine Le Pen, elle fait confiance à un jeune. Je rappelle qu'aux élections européennes de 2019, il avait 24 ans. C'est incroyable. Mais elle fait aussi confiance à des gens qui suivent l'immigration, Marine Le Pen. Elle fait aussi confiance à des gens qui, comme moi, n'étaient pas grand-chose et qui se sont levés par le travail des flots et la méritocratie. Dans notre parti, on accueille tous les Français de cœur et d'esprit. Donc il y en a beaucoup qui parlent dans les partis politiques.
Mais nous, en tout cas, Marine Le Pen le fait. Et vous savez, Marine Le Pen, et je termine après sur Jordan Bardella, moi, ce qu'elle m'a étonné, et je peux quand même dire certaines choses en off qu'elle nous dit lorsqu'on est en groupe, j'ai rarement vu une femme parler autant de la France et des Françaises et des Français. Et quand elle nous parle de notre mandat, de notre mission, de notre incarnation, de ce que le peuple nous a donné comme mandat, c'est son obsession. Quand je vois certains qui pensent qu'elle fait des calculs politiques par rapport à son avenir, par rapport à ses... Elle doit en faire forcément non plus, on ne peut pas idéaliser non plus.
Mais moi, je vais vous dire un truc, Mathieu Vallée, comme c'est une bonne politique, elles ont fait... Il n'y a pas de bonhomme politique ou de bonhomme politique je ne fais pas de calculs politiques comme ça existe. On ne sera pas d'accord. Encore heureux. Mais je peux vous dire que j'ai rarement vu dans mon parcours d'homme, même de policier, j'ai rarement vu une femme autant se préoccuper des Français de parler d'un homme. Mais là, n'en fasse pas l'autre. On peut faire des calculs politiques. On ne fait pas d'un homme politique. Et si j'en terminerai là, moi, Jordan Bardella, c'est celui qui m'a proposé de rejoindre sa liste aux élections européennes.
Écoutez, je pense que dans une génération, on rencontre rarement quelqu'un d'aussi talentueux, compétent et bienveillant. Et surtout, il ne fait pas semblant. Il aime les gens. Et moi, je veux vous dire qu'en politique, avec tous les coups tordus, avec tous les gens qui ne sont pas sincères, pardon de le dire, mais oui, il plaît aux gens et il plaît à toutes les générations et à toutes les catégories qui sont professionnelles.
On est en train de faire ce qu'on n'a pas d'accord.
Moi, je le vois, en dehors des caméras, il est pareil. Alors justement, on va regarder. Moi, honnêtement, Jordan Bardella, je ne le trouve jamais aussi bon que quand il est attaqué. En fait, je trouve, il fait partie de ces gens-là que quand ils sont attaqués, ils sont très bons. Et il y a un passage qui est génial. Je trouve dans le doc, vous êtes avec lui, vous êtes en Guadeloupe, RCI Guadeloupe, en décembre 2003. Il est face à une journaliste militante, on ne va pas dire autre chose. Elle est très véhémente, elle lui tape dessus et le ton monte. Et c'est assez fort, regarde.
Je vais poursuivre parce que je vois que cette question ne vous sensibilise pas
de votre parti. Vous avez une carte
dans un parti politique, madame ? Je peux vous poser la question ? Vous avez votre carte dans votre parti ? Je vous pose juste la question, Jordan Bardella. Non, non,
vous ne posez pas des questions, vous m'agressez depuis à peu près 9 minutes en faisant les questions et les rabies. Je la vois s'enfoncer dans l'agressivité, dans le mépris, dans l'outrance, à tel point à la fin que même la rédaction, vient s'excuser du comportement de la journée. Merci Jordan Bardella, d'avoir accepté de répondre
à toutes vos questions. Et la formation est tombée en milieu de ma...
Voilà, c'est très fort ce passage avec les excuses en plus de la direction
qui vient s'excuser.
Moi, je ne l'avais pas vue. Et la journaliste a été virée par la radio suite à cet entretien. Donc, elle était vraiment... Enfin, c'était vraiment une interview à charge qui était scandaleuse. Et ce que je voulais dire, c'est qu'il y a un vrai décalage entre le traitement médiatique de certains médias à l'égard du Rassemblement national et de Jordan Bardella et ce qu'on voit dans la rue. Nous, on l'a suivi dans la rue. On était avec lui sur les déplacements. Alors, parfois, il y a des militants qui l'ont insulté, etc. Mais je pense... On parlait de calcul politique tout à l'heure.
S'il y a un calcul politique de la part de Marine Le Pen, c'est que Jordan Bardella incarne la dédiabolisation de l'ancien... Non, non, mais de l'ancien du Front National parce qu'on ne peut rien lui reprocher. Il ne tient pas trop pour raciste. Il a des idées qui sont... Voilà, qui sont ce qu'elles sont. Mais...
Juste un mot avant de faire la pause. Un mot de Rachida Kahout qui a deux méchancetés à dire, sans doute, Jordan Bardella. Non, je vais simplement dire que finalement, votre reportage arrive à brûle pour point parce qu'après le complément d'enquête qui était plutôt à charge. Les deux compléments d'enquête, Rachida Kahout, ce n'est pas timide.
C'est quand même un bon time. Ce n'est pas timide.
Je vais vous dire un truc. Vous savez pourquoi il arrive maintenant ? Dites-moi. Je vais vous le dire parce que c'est 8 fermes le 28 février. Et donc, il fallait le diffuser maintenant parce que dans une semaine, il n'y a plus de C8. Oui, ben, ils n'allaient pas se le diffuser entre eux dans la boîte de prod. Donc, voilà. On parlera de la fin de C8 d'ailleurs dans un instant. Rachida Kahout, vos enfants ne sont pas fans de Jordan Bardella, vos enfants ? Ah, ben, écoutez, vous savez, la jeunesse, il touche énormément de jeunes justement sur TikTok. Mais répondez aux questions, vos enfants.
Et je peux vous dire que ma fille m'a fait la réflexion en me disant dis donc, maman, il est pas mal parce qu'il communique qu'en fait, il est sur leur vecteur. Exactement. Le doc, c'est ce soir. S'il vous plaît, vous y répondrez un verre après si vous voulez. Le doc, c'est ce soir, c'est à 21h20 sur C8. On fait une pause, on fait le CNews Info et ensuite, on retournera en Israël
Geoffroy Lejeune,
directeur général de la rédaction. Cette semaine dans le JD News, le nouvel ordre mondial. Comment Donald Trump a repris la main pour imposer la paix en Ukraine.
Récits et analyses de Pierre Lelouch et Xenia Fedorova. Comment nos agriculteurs gardent la fierté malgré la crise. Portraits de paysans et exemples d'initiatives qui maintiennent notre agriculture debout. Et les éditos de Laurence Ferrari, Vincent Hervouet, Edouard Tétraud et Philippe Devilliers.
Le JD News, votre nouvelle hebdomadaire 2,20 euros chaque mercredi en kiosque et le dimanche dans le JDD. Chez Carglass, chaque minute compte lorsque votre quotidien est impacté. Comptez sur nous. En cas d'urgence, on est toujours prêts. Venez tout de suite chez nous, sans rendez-vous. Nous sécurisons la vitre latérale de votre véhicule immédiatement. Et vous repartez comme si rien ne s'était passé. Alors n'attendez pas, venez chez Carglass directement. Les chefs de parti reçus par Emmanuel Macron pour évoquer la situation en Ukraine au cœur des entretiens, la sécurité de l'Europe alors que les Etats-Unis et la Russie font pour le moment cavalier seuls dans la résolution du conflit.
Israël a récupéré les corps de quatre otages dans le cadre de la première phase de trêve signée mi-janvier avec le Hamas et parmi les dépouilles figurent celle de la famille Bibas, la mère Chiri et ses deux enfants, Ariel Ekfir. Et puis constat sans appel de notre sondage CSA pour CNews européen et le JDD, 68% des sondés se disent favorables à un référendum sur l'immigration. Une proposition à laquelle adhère la majorité des personnes interrogées sauf celles qui se disent de gauche.
11h38 avec ces images en direct des corps des otages qui sont en route pour Tel Aviv. Vous voyez ces images. On est avec Régine Delfour, grand reporter à CNews qui était en Israël il y a quelques jours encore et qui a suivi bien évidemment toutes ces négociations et ces remises d'otages qui ont lieu depuis plusieurs semaines déjà mais cette fois hélas ce sont des corps qui sont remis. Régine, vous pouvez nous commenter ces images qu'on voit en direct ?
Oui en fait Jean-Marc ce sont donc les corps qui ont donc quitté la bande de Gaza et qui là sont escortés par, donc c'est une escorte policière jusqu'à l'Institut médico-légal. En fait dans cette première phase de cet accord au 33ème jour il y avait la restitution de quatre corps c'était prévu Jean-Marc mais évidemment c'est un moment extrêmement difficile très bouleversant très émouvant pour le peuple israélien puisque c'est la première fois que des corps sont remis par le Hamas au peuple israélien et c'est extrêmement douloureux c'est depuis 16 mois c'est la première fois donc c'est un moment de deuil Jean-Marc
Effectivement c'est un jour de deuil c'est ce qu'a dit le Premier ministre israélien d'ailleurs quelle est la prochaine étape maintenant la prochaine étape est-ce qu'il y a à nouveau des libérations d'otages samedi ?
Oui Jean-Marc parce qu'en fait il restait 14 otages libérables dont 8 corps donc là vous avez les 4 premiers corps demain samedi il y aura 6 otages vivants qui vont donc être libérés et puis la semaine prochaine on ne sait pas encore si ce sera jeudi ou mercredi il y aura les 4 corps donc à l'issue de cela il y aura eu les 33 otages qui étaient libérables dans cette première phase et cette phase elle se termine le 1er mars il y aura la deuxième phase donc où là le Hamas s'est dit prêt à libérer tous les otages il devrait rester donc 59 otages à l'issue
Merci beaucoup Régine Delfour grand reporter à CNews on va rester sur ces images en direct ces images du convoi que l'on observe qu'on voit avec le corps des otages qui est en train d'aller vers Tel Aviv on rappelle parce que c'est important tout de même qu'il y a un échange qui a lieu ces corps ne sont pas rendus spontanément par les terroristes du Hamas mais ces corps sont rendus en échange de la libération de prisonniers par Israël c'est important de le dire parce qu'on voit à quel point c'est sordide quand même échanger des corps contre des personnes vivantes c'est quelque chose de terrible contre des personnes qui ont été condamnées en plus puisque c'est des personnes qui sont emprisonnées en Israël Christine Kelly on est une fois de plus dans du sordide dans ces images qu'on est en train de voir et les images que l'on voit et tout est une guerre d'images et c'est pour ça que c'est important de ne pas montrer la mise en scène du Hamas tout est une guerre d'images puisqu'on ne voit pas la libération de tous ces prisonniers palestiniens on ne sait pas ce qu'ils ont fait pourquoi est-ce qu'ils ont été condamnés pourquoi est-ce qu'ils sont en prison ça on aimerait l'entendre ça on aimerait le savoir combien sont libérés les uns après les autres la joie qu'il y a dans leur famille justement qui est qu'à mettre en parallèle par rapport à cette détresse que l'on voit aujourd'hui à l'image avec ces enfants et ces corps qui sont restitués et je trouve que c'est capital ce que vous dites c'est-à-dire souligner la mort par rapport à la vie souligner le rapport humain le rapport à la vie pardon qu'à le Hamas par rapport à la vie la mort pour eux n'est rien et par contre la vie des palestiniens et tout on a vu comment pour une personne vivante c'est 30 palestiniens qui sont libérés pour une femme c'est 50 palestiniens qui sont libérés c'est intéressant de voir tristement intéressant de voir cette graduation dans l'être humain chez le Hamas et toute comme vous dites la mise en scène on ne le rappelle pas assez on parle juste là de rendu des corps en plus et il faut rappeler quand même quel est le deal terrible qui est fait on est en direct avec Franck Tapirot bonjour Franck merci d'être en direct avec nous vous voyez comme nous ces images avec ces corps qui sont en train de rentrer en Israël on parlait de jours de deuil c'est ce que vous ressentez aussi
oui c'est un peu plus que cela c'est un jour de deuil évidemment parce que là on a quatre otages alors bien entendu il faudra attendre qu'ils soient identifiés parce qu'on se souvient quand même que de nombreuses reprises de Hamas en libérant des otages avaient donné des corps qui n'étaient pas du tout correspondants aux personnes qui étaient censées représenter donc il ne faut pas oublier qu'on a affaire vraiment au Hamas ce sont des monstres et que jusqu'au bout ils sont capables de tout donc une fois qu'on aurait identifié les corps s'il s'agit bien entendu des enfants bibas et de leur maman et du quatrième aussi otage c'est plus qu'un jour de deuil parce qu'aujourd'hui c'est peut-être le tourment d'une nouvelle histoire pour Israël et pour les palestiniens pourquoi ?
parce que ces enfants représentaient non seulement l'espoir du peuple israélien de voir libérer les otages et surtout les plus jeunes otages de l'histoire on oublie quand même qu'ils ont été enlevés ils avaient 9 ans et 3 ans et demi 4 ans on n'a jamais eu des otages aussi jeunes deuxièmement c'est l'espoir aussi de paix pour le peuple israélien pour pouvoir arriver au bout de cette guerre et puis c'est aussi c'était un espoir je dis bien c'était un espoir pour le peuple palestinien de pouvoir peut-être passer à autre chose et montrer qu'un semblant de paix était possible non seulement c'est plus possible aujourd'hui parce que le 7 octobre la cause palestinienne est morte mais aujourd'hui je dis bien aujourd'hui le rêve d'un état palestinien est mort il faut oser le dire parce que si vous pensez qu'Israël la seule démocratie du Proche-Orient va accepter que avec sa fronquière la plus proche il y ait des monstres comme cela des monstres comme nous le voyons depuis ces libérations au compte-gouttes qu'ils soient de l'autre côté on n'aurait évoqué une seule chose pas d'avoir un état de détruire l'état d'Israël et d'éliminer tous les juifs de la planète ne parlons pas d'Israéliens ils veulent éliminer les juifs en voilà la preuve donc aujourd'hui c'est vrai que c'est un tournant dans l'histoire qui est toujours vous le savez sur le plateau et ailleurs toujours défendu cette solution à deux états qui faisait rêver un peu tout le monde c'est fini c'est fini pourquoi ?
parce que déjà on doit retrouver Israël dans un bon état et Israël il va falloir qu'il dépasse les traumatismes du 7 octobre et les traumatismes de ce genre de mise en scène macabre vous savez que toutes les chaînes israéliennes n'ont pas diffusé les images de libération des cercueils tout à l'heure pourquoi ?
parce qu'ils ne voulaient pas participer à cette mise en scène et surtout à cette promotion du Hamas parce que oui il faut le dire ça c'est mon métier de communiquant le Hamas profite de ces libérations pour montrer leur force leur puissance avec de beaux uniformes des armes volées à la mise israélienne des véhicules tout neufs des bâches incroyables ou bien entendu ce sont les sionistes qui sont responsables de tout et là la bâche de ce matin parce que j'étais obligé d'aller regarder sur les chaînes arabes et il y avait une bâche géante avec Benjamin Netanyahou en vampire qui tenait les enfants mi-bas dans ses bras pour l'accuser évidemment parce qu'on sait très bien que tout ce qui se passe c'est Israël qui est responsable de tout Benjamin Netanyahou il est responsable de tout les juifs sont responsables de tout même de leur propre mort et il continue dans ce récit donc Israël a fait et je trouve que c'est une bonne chose l'impasse sur la diffusion de ces images pour ne pas participer à cette promotion du Hamas donc ce qu'il y a de macabre c'est pas seulement la mise en scène c'est qu'aujourd'hui vous savez les enfants mi-bas c'est représenté pour nous qui nous battons au quotidien un peu ce que c'est représenté Anne Franck Anne Franck c'est une enfant parmi des centaines de milliers des millions de morts bien entendu juifs mais c'était le symbole de cet acharnement de la Shoah aujourd'hui les deux enfants mi-bas représentent le symbole de ce massacre du 7 octobre mais surtout du massacre de l'espoir qu'il y avait encore dans la région devant un climat de paix aujourd'hui malheureusement il faut être très cohérent pourtant je suis un éternel optimiste mais aujourd'hui pour moi tout est en train de s'écrouler sur ce point de vue là donc je pense que bien entendu il va falloir rebondir très rapidement sur les choses positives samedi on espère avoir six otages en vie et en bonne santé mais en bonne santé en tout cas physique quand on les voit c'est pas sûr mais alors mentalement on oublie le traumatisme qu'ils ont tous subi mais vraiment aujourd'hui je peux vous dire que pour moi c'est une bascule ça fait je suis franco-israélien et depuis 1948 je crois que c'est peut-être la journée la plus triste et peut-être une journée pivot qui va peut-être démarrer sur une nouvelle histoire d'Israël dans la région avec une nouvelle histoire aussi des accords d'Abraham qu'on espère voir repartir mais la problématique palestinienne peut-être va se détacher de la responsabilité israélienne seule et Israël je pense doit se détacher de sa responsabilité on a bien compris
on était à un moment clé Franck Tapirot et pendant que vous parlez j'ai voulu qu'on remontre les images de ces enfants parce que je le dis depuis le début de cette émission c'est pas les images de la mise en scène du Hamas que j'ai envie qu'on voit et d'ailleurs sur ces news vous le savez depuis plusieurs semaines on a fait le choix de ne pas vous les montrer mais moi je voulais qu'on revoie les photos de ces enfants parce que ces images sont bouleversantes vous voyez ça c'était la première rencontre entre les enfants avec ce hug qui avait été fait avec ce nouveau-né qui arrivait et c'est des moments de tendresse sur ces enfants qui sont aujourd'hui hélas sans doute décédés merci Franck Tapirot d'avoir été avec nous et on continuera à suivre tout au long de la journée bien évidemment ce qui se passe en Israël on va changer totalement de sujet et on va dire quand même un mot parce que l'actualité hélas est très chargée aujourd'hui mais je voudrais qu'on dise un mot de ces huit quand même parce que ce qui se passe est scandaleux même si ça n'a rien à voir avec l'échelle de ce qui se passe en Israël bien évidemment mais c'est scandaleux à l'échelle de la France de voir cette chaîne s'arrêter avec la décision hier du Conseil d'État décision sans surprise parce qu'on savait que le Conseil d'État allait décider on voyait mal comment le Conseil d'État pouvait décider autre chose hier soir Cyril Hanouna a pris l'antenne sur ces huit il a fait une émission où il a chargé d'ailleurs Alexis Collère qui est le secrétaire général de l'Elysée en expliquant que c'était Alexis Collère qui avait monté tout ça dans le dos et à l'insu d'Emmanuel Macron c'est ce qu'a expliqué en tout cas Cyril Hanouna hier et c'est vrai que c'est 400 salariés qui vont en tout cas 400 personnes qui travaillent directement ou indirectement pour la chaîne Guillaume vous vous êtes sur ces huit vous êtes quasiment tous les soirs dans Touche pas à mon poste au-delà de la politique et de tout ça comment vous le vivez personnellement ?
C'est dramatique c'est moi je suis un des principaux avec Cyril le producteur de ces huit et il y a une trentaine quarantaine cinquantaine de personnes si on compte les collaborateurs indirects qui vont perdre leur emploi et c'est ça que je voudrais dire c'est que c'est évidemment un drame pour la démocratie c'est un drame pour le public c'est pas 2 millions de personnes qui regardent TPMP il y avait une étude qui est sortie il y a quelques mois c'est 10 millions de Français qui regardent de temps en temps cette émission
parce que 2 millions même 2 millions 7 hier c'est à un moment c'est une moyenne et donc ce sont des gens qui tournent chaque semaine et c'est pas les mêmes
du chômage pour moi ne sont pas très honnêtes parce qu'il y a une vraie précarité de l'emploi aujourd'hui à partir du 1er mars vous avez au moins 400 personnes qui vont se retrouver au chômage sans rien dans une grande précarité le milieu de vie elle est un milieu compliqué c'est pas dans le groupe TF1 ou dans le groupe France Télévisions qui vont retrouver du travail et je voulais parler aussi on n'en parle pas beaucoup des producteurs donc nous on est producteur mais il y a plein de producteurs indépendants qui vivent grâce à C8 et C8 n'était pas obligé de les faire vivre mais il y avait cette espèce d'esprit de faire vivre les producteurs indépendants de ne pas donner de l'argent à toujours les mêmes producteurs et il y a plein pour moi c'est près de 1000 personnes
et je précise également qu'aucun syndicat ne bronche
aucun syndicat
qui quand vous avez 50 personnes et avec raison ils ont raison quand il y a 50 personnes qui sont en danger des emplois qui sont supprimés les syndicats se mobilisent font des manifs font dans les médias là vous avez 400 personnes aucun syndicat ne bouge c'est des syndicats qui sont pourris par l'idéologie il n'y a pas d'autre expression c'est l'idéologie qui passe avant l'humain et ils font croire le contraire Mathieu Vallée vous vouliez dire un mot aussi sur la fin de C8 oui d'abord moi je trouve qu'on passe un peu vite sur des belles réussites qu'a fait Cyril Alina sur Face à Baba lors de la présidentielle j'ai trouvé que cette émission a donné envie à des gens qui n'étaient pas intéressés par la politique vous parlez de la précarité du chômage des crises économiques et bien moi j'ai vu durant les présidentielles les candidats se succéder sur un plateau où on parlait simple on parlait vrai et au moins ça intéressait des gens qui par nature ne s'orientaient pas et ne s'intéressaient pas contre la France quand il s'agit de bafouer la liberté d'expression avec une chaîne qui est celle la plus bébiscitée sur la TNT il y a un sujet quand ils annulent les décrets de dissolution des groupuscules d'extrême gauche qui jouent contre la liberté des manifestants et la liberté de pouvoir faire des déplacements en France ils jouent contre son camp quand ils nous obligent à rapatrier des gens qui ont une idéologie djihadiste du Zbékistan ou de Tchétchénie il y a un sujet et je précise également qu'il y a un sujet sur ce qu'a dit hier Cyril Hanouna qui accusait Alexis Kolaire à l'Elysée d'avoir monté un dossier contre ces huit parce qu'on nous explique que l'Arcom est indépendant que le CSA est indépendant donc si ce que dit Cyril Hanouna est vrai et on n'a pas de raison d'en douter parce que s'il prend le risque de le dire comme ça à l'antenne c'est que je pense qu'il a des éléments là-dessus si c'est vrai c'est un scandale et j'entendais certains politiques qui disaient si c'est vrai il faut une commission d'enquête pour vérifier s'il est vrai que c'est l'Elysée qui a décidé que ces huit c'est qu'on a délaissé les pouvoirs du peuple le général de Gaulle disait que le pouvoir suprême en France ça part de donner au peuple on a délégué nos pouvoirs à des agences qui ne rendent de compte à personne et dont les décisions sont aveuglément confirmées
Matthieu Valet