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videoyoutube.com· 9 juillet 2026

Uniforme, Brigitte Macron, JDD, Beyoncé... Sabrina Agresti-Roubache répond à toutes VOS questions

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Quand tu t'appelles Muriel, t'as du caractère. Quand tu t'appelles Sabrina Roubache, t'es iningérable. Bonjour madame la ministre.

Bonjour. T'es un faux. Donc ça c'est le drapeau de la ville de Marseille.

Je vous préviens, donc j'ai posté ce matin, vous soyez dans la voiture, un petit appel aux internautes. Postez vos questions et comptez sur moi pour poser absolument toutes vos questions. Il y en a été très nombreux.

J'en ai sélectionné sur quatre thématiques. Et la première est une question politique de Jany CECSTL qui vous demande, quid des moyens supplémentaires accordés aux écoles dans les quartiers politiques de la ville ? C'est la question facile.

Je rappelle à Annie que le budget du ministère de l'Éducation nationale est le plus gros budget de l'État. Je crois qu'on est à peu près à 57 milliards. En termes de moyens, il y a eu le dédoublement des classes CPC1.

Et c'est probablement l'une des mesures les plus importantes et qui marche le mieux. Donc ça, on va l'amplifier. Donc je lui réponds que c'est aussi l'une des mesures qui a permis, en plus des politiques de la ville, de permettre au quartier prioritaire d'être, sur le plan de l'Éducation nationale, une priorité.

Allez, on passe aux choses sérieuses, plus dures pour vous. Il y a Jajo35120 qui vous demande comment va sa copine, la vice-présidente, qui lui permet d'être élue et secrétaire d'État, comme quoi il faut toujours avoir une bonne copine dans la vie. Non.

Ah, vice-présidente ? Je pense que c'est un surnom pour désigner Brigitte Macron. Je ne serai que le fait d'une première dame.

Je lui réponds que c'est un rétrécissement intellectuel terrible. C'est bizarre de penser ça. Alors, si je dois lui répondre de comment elle va, elle va très bien.

Elle va très bien. Donc la première dame, on l'appelle la première dame, parce que moi, je tiens quand même à ce qu'on respecte à minima les gens. Vice-présidente, ce n'est pas méchant, c'est une façon de dire...

Non, vice-présidente, non, mais sauf que c'est faux. Enfin, même techniquement, c'est faux. La première dame n'a pas de statut.

Vous le savez, elle n'a pas de statut en France. Moi, je pense plutôt qu'il en fallait un, mais il n'y en a pas. Et que ça n'a strictement rien à voir avec mon engagement politique.

Moi, mon engagement politique, c'était justement avec son mari. C'est son mari qui est présidente de la République. Et quand j'ai pris des risques avec lui, quand en 2016, il lance sa campagne, et que je suis porte de Versailles le 10 décembre 2016...

C'est notre projet. Parce que c'est notre projet ! C'est notre projet.

C'est moi qui monte sur scène pour parler devant 15 000 personnes. Bonjour. Vous m'entendez ?

Ouais, un, deux. Le micro marche. Je ne l'ai pas fait pour Brigitte.

C'est très bizarre de relier mon engagement politique à une amitié qui est autre. Et je le rassure, c'est moi qui lui ai appris à Brigitte Macron que j'étais nommée. Donc voilà.

Ah, c'est pas le contraire ? Ouais, absolument. Racontez-nous.

Non, j'ai été nommée, t'appelles ta mère, mon mari était déjà là. J'ai appelé monsieur le maire, Jean-Claude Godin. Et après, j'ai appelé Brigitte Macron.

Et elle vous a dit quoi ? Et elle m'a dit, c'est pas possible. Yes !

Voilà, donc voilà. Elle me dit, tu vas faire un travail super. Et puis voilà.

Donc, ça n'a strictement rien à voir. Vous l'avez dit quoi, la dernière fois ? Vous avez dit quoi ?

Si on prend un truc politique, un truc...

Oh non, on parle de la rentrée des enfants. Elle me demandait comment se passait la rentrée de ma fille. Enfin, vraiment des discussions d'amis, quoi.

Enfin, comment ça se passe, la rentrée, toi, pour tes petits-enfants. Enfin, vraiment des choses très simples. On parle de ce qu'on entend, de ce qu'on voit, de nos combats, le harcèlement scolaire.

Donc voilà, c'est des combats communs. C'est une amitié, c'est une affection. Et vous savez, j'étais là avant, j'étais là pendant.

Moi, je suis là après. Vraiment, pour boucler sur elle, c'est vraiment une choix de fille. Mais vraiment.

Et je vois bien le procès d'intention qu'on me fait. Je pense que si je venais du Serail, jamais personne ne se serait permis de dire, c'est la copine d'eux. J'étais là, effectivement, quand on est monté sur scène pour te verser ce jour-là.

Et je vous ai aussi vu, si je ne m'abuse, à La Rotonde. Absolument. Vous y étiez.

Absolument. Dès le soir du premier tour. Oui, on était là à La Rotonde.

Ça vous énerve que dans tous les portraits, on rappelle votre amitié avec Brigitte Macron ? Non, ce qui m'énerve, c'est qu'on relie mon engagement politique à une amitié avec Brigitte Macron. Ça n'a rien à voir.

Vous êtes quand même engagée peut-être pour le couple Macron ? Non, je me suis engagée pour le président de la République. Ça n'a strictement rien à voir.

Question groupée sur l'uniforme. Barisa Benla, uniforme pour QPV, donc quartier prioritaire de la ville. N'est-ce pas discriminatoire ?

Et exclure encore cette population avec trois points d'interrogation. Alors, pareil, raccourci de tout ce que j'ai dit. Favorable à l'uniforme ?

Oui, dans le cadre d'une expérimentation. Je n'ai pas de conviction ferme sur le sujet. Donc, je rappelle notamment à Fadila que les chefs d'établissement, dans le règlement intérieur, peuvent ou pas décider que les élèves portent ou pas un uniforme.

Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, je n'ai jamais dit « uniforme » pour les quartiers populaires. Je suis très favorable à une expérimentation de la tenue scolaire.

Vous êtes en charge de la ville. Vous encouragez les quartiers politiques de la ville à expérimenter la tenue scolaire, l'uniforme. Parce qu'ils m'en parlent.

J'ai dit « expérimentation », puisque je suis en charge de la politique de la ville, donc des quartiers prioritaires de la ville, pourquoi pas, comme on va l'expérimenter ailleurs. Le ministre Gabriel Attal l'a dit. Vous avez été mal comprise ou mal à droite ?

Non, j'ai été très claire. J'ai été extrêmement claire. Je sais très bien ce que je dis.

Je mesure toujours mes mots. On passe à Beyoncé. Raphaël dit « Barberousse ».

Une simple question, je cite. « C'était bien le concert de Beyoncé. Vous ne voyez pas le problème d'accepter des cadeaux aussi importants de la part d'entreprises qui ont des accès à des marchés d'État ? » Non, sur Beyoncé, la tournée s'appelait Renaissance.

C'était compliqué pour moi de la rater. Sérieusement ? Non, sérieusement.

Je n'ai pas de conflit d'intérêt ni avec les uns ni avec les autres. Je n'ai jamais rien accepté de ma vie. Il s'avère que tous les parlementaires étaient invités.

On y est allé, point. Et je l'ai déclaré à la haute autorité. La haute autorité n'a rien eu à redire.

Donc, c'est complètement dans le cadre de la loi. Puis, un internaute, vous savez, moi, je me méfie toujours des réseaux sociaux. Et encore une fois, j'aurais adoré avoir le nom, le prénom de ce monsieur et savoir ce qu'il faisait exactement dans sa vie.

Alors, il y a plusieurs choses. Un, les réseaux sociaux sur TFinfo, c'est bien quand même, il faut le dire. Abonnez-vous à TFinfo.

C'est vrai. Sur l'exemplarité, on sent qu'il y a une vraie volonté des gens. Et c'est revenu dans la question sur Beyoncé.

J'entends ce que vous dites sur la autorité. Vous êtes dans les coups, c'est complètement légal. Vous n'êtes poursuivis de rien.

Mais sur un plan, j'ai envie de dire, moral, forcément subjectif. Est-ce que vous comprenez que ça peut choquer de savoir que vous gagnez votre argent confortablement ? Vous êtes députée de la nation.

Tout à fait. Et on vous fait ce beau cadeau. C'est, vous savez, il y a quelque chose.

Alors, c'est très drôle. Alors, il faut accepter, alors que ce ne soit pas dans le cadre de la loi. Il faut accepter que ce soit illégal.

Il faut rendre ça illégal. Il faut que les parlementaires travaillent pour rendre ceci illégal. Je n'ai pas de conflit d'intérêt avec qui que ce soit.

Je suis arrivée à l'Assemblée nationale. J'ai siégé non pas la commission culture et éducation qui est ma commission naturelle. Je suis productrice télé.

Je suis allée à la commission des lois. Le déontologue a dit, vous pouvez accepter. Enfin, d'accord.

Après, on peut philosopher sur le fait, vous pouvez vous payer. Mais vous savez, ceux qui veulent bien gagner leur vie, très, très bien gagner leur vie, faire comme on dit, je vais être très cash, de l'oseille. Tu ne fais pas de politique.

Tu fais autre chose. Voilà ce que je lui réponds. Et reste la dernière question.

Jean-Marie Huppel. Madame la ministre, vous n'avez pas honte de vous être précipité au JDD version Bolloré au mépris de la grève des salariés de ce journal et de la une éditoriale extrême droite qui était prévisible au vu de son nouveau rédacteur en chef, transfuge les valeurs actuelles. Alors, plusieurs réponses dans une même chose.

Il s'agit de Bolloré. Donc Bolloré, il me semble bien qu'il a CNews et Europe 1. Bon, voilà.

J'ai répondu à une partie de la question. On est d'accord ? Pourquoi ?

Ben, ça veut dire que si Bolloré, c'est le même à CNews, c'est le même à Européens, c'est le même au JDD. Bon, voilà. Donc, il me semble bien que c'est un média autorisé.

Il me semble bien que je ne suis pas allée dans un média qui était interdit. Ça, c'est une question importante parce que quand on dit que ce n'était pas interdit, effectivement, c'est légal, c'est en kiosque. Donc, votre parti Renaissance, Sylvain Maillard, avait clairement demandé aux députés et non pas aux ministres...

Sylvain Maillard n'est pas mon...

Alors, Sylvain Maillard, Sylvain Maillard, Sylvain Maillard, Sylvain Maillard, il me semble bien qu'il a rendu...

Il a convoqué son bureau, groupe, pour Carl Olive. Oui, qui est député. Qui a fait une tribune.

Et donc, on l'a pris la cette semaine. D'accord. Il n'y aura aucune sanction.

Voilà. Donc, moi, je considère que ce n'est pas aux politiques, quel que soit le politique, de dire tel ou tel média, c'est bien ou c'est pas bien. Vous savez à qui c'est à le dire ?

Aux gens qui s'abonnent ou pas. Moi, je ne suis pas abonné au JDD, version Geoffroy Lejeune. Mais je ne suis pas abonné.

Pourquoi vous avez fait des interviews, alors ? J'ai accepté l'interview parce que Geoffroy Lejeune avait fait des interviews avant. Il me semble bien que même Alexis Corbière avait répondu à Valeurs Actuelles.

Et le président de la République. Et il me semble bien que Geoffroy Lejeune, c'est toujours le même. Bon, d'accord.

Donc, moi, je considère qu'un journaliste qui vient me poser une question...

Moi, ce n'est pas ce qu'il pense qui m'intéresse. C'est la question qui va me poser la réponse que je vais faire. Donc, je parle à tout le monde.

Et mon combat contre le RN, parce que ça, je veux le rappeler. J'ai battu le RN dans ma circo. J'arrivais de nulle part.

J'ai battu le RN. J'ai empêché l'une des plus grandes circonscriptions de Marseille de basculer au Rassemblement National. D'accord ?

C'est ça que j'ai fait. J'ai été la seule, la seule candidate à appeler à voter NUPES pour battre le RN où il se trouvait. Donc, ce faux procès qu'on vient m'intenter, et je trouve ça en plus, comment dire, c'est désagréable, mais pas plus.

Moi, dans ma vraie vie, dans tous les gens que je fréquente, c'est-à-dire, moi, tous les jours, je suis dehors à aider les gens. Les gens ne te parlent pas du JDD. Parce que le JDD est un débat d'initié, mais ça ne veut pas dire que le combat des journalistes n'est pas juste.

Le combat des journalistes est juste. Ils ont fait la grève pendant cinq semaines. Je comprends qu'ils aient fait la grève.

Je ne comprends pas comment vous pouviez à la fois comprendre la grève et donner une interview au journal. Quand tu travailles...

Moi, je ne travaille pas pour le JDD. Vous avez donné une interview. Ce n'est pas contradictoire.

Pas du tout. Donnez une interview à un journal qui est légal, qui est autorisé. Allez à CNews, allez à Europe 1.

Et je vous invite à aller voir. Faites des stats sur qui va le plus à CNews. Je vous jure, vous aurez de sacrées surprises.

Moi, je me suis amusée, mais je vais vous laisser le faire. Et je rappelle quand même que tout ça est déjà...

Regardez, c'est passé, mais ça ne veut pas dire...

Oui, mais ça en dit beaucoup sur vous. Matignon était en colère. Clément Bonne s'est perdue.

Matignon était en colère ? Oui. Elisabeth Borne ne vous a pas manifesté ?

Jamais. Je n'ai jamais appelé. Moi, j'ai eu Elisabeth Borne avant les vacances.

Et je l'ai eu pour l'île Saint-Denis. Néanmoins, ça en dit beaucoup sur vous. Et je me demande très sincèrement, ce sera ma dernière question.

Elle est double. Un, est-ce que vous avez directement eu un contact avec Emmanuel Macron avant de faire cette interview ? S'il vous plaît, dites-moi la vérité.

Bien sûr. Et deux, quelle part de vous fait ça aussi par provocation et par volonté de faire parler de vous ? Vous saviez que ça allait être fracassant comme arrivée ?

Alors, deux choses. La première, non. Parce que moi, je tiens, c'est ma posture à moi, je tiens toujours très loin le président de la République de ce genre de sujet.

Donc non. Le président de la République ne se mêle pas de ça. Franchement, je parle de beaucoup de choses avec lui, notamment de Marseille.

Mais je ne dis pas ce genre de choses au président de la République. Et vous n'avez pas eu de retour de lui après non plus là-dessus ? Non, on parle de plein de choses, mais pas de ça.

Pas du tout. Pas du tout. Mais pas du tout.

Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, je pense que c'est perçu comme ça parce qu'on m'a mise dans une case personnalité un petit peu à part. Je pense qu'il y a aussi toute une part d'a priori, de préjugés qui font que.

Et je l'ai dit, quand tu t'appelles Muriel, tu as du caractère. Quand tu t'appelles Sabrina Rouba, je t'ai ingérable. Et c'est ça que je pense.

C'est une sorte de racisme ? Je pense qu'il y a une espèce d'assignation à résidence, une espèce de petit truc un peu latent qui fait que quand tu t'appelles Sabrina Rouba, que tu viens d'un quartier populaire de Marseille, encore une fois que tu ne viens pas du Serail, je vois les jugements quand même beaucoup plus durs. Ce qui compte, ce n'est pas de savoir s'il y a un tweetos qui est content ou pas, s'il y a un collègue qui est content ou pas.

Ce n'est pas ça, mon sujet. Mon sujet, c'est de savoir comment chaque jour, je vais pouvoir changer la vie des gens dans leur quotidien. Et donc, vous parlez au JDD pour faire passer vos messages politiques ?

Je fais passer mes messages de partout où ils peuvent être entendus. Et ça, c'est ma ligne à moi. En revanche, je reviens sur les journalistes parce que pour moi, c'est important.

Le combat des journalistes est primordial. Et ça, c'est leur rôle à eux. Ce n'est pas le mieux.

Merci d'avoir été la première à répondre aux questions des interdits de TF1. Merci, madame la ministre. Merci, Paul.

Merci infiniment. Merci.