Scandale de Bétharram : F. Bayrou a-t-il convaincu ? - L’édito de Nathalie Saint-Cricq
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
hier par Anouchka Delon, qui sera l'une de nos invités. - A.Casse: Tout de suite, l'Edito de N.Saint-Cricq.
L'audition de F.Bayrou par la commission d'enquête sur les violences à l'école a duré 5 heures 30. Ca a été tendu.
Est-ce que F.Bayrou vous a convaincue? - N.Saint-Cricq: Pas forcément, mais ce qui ne m'a pas convaincue, c'est les attaques dont il a fait l'objet.
Il a été approximatif, brouillon depuis plusieurs semaines, c'est évident, qu'il n'ait pas pris conscience que l'affaire Bétharram allait lui coller aux basques et l'empoisonner, c'est aussi une évidence. On a l'impression qu'il a été pris par surprise. Il a répondu souvent avec beaucoup d'orgueil lorsque des réponses cliniques auraient été plus efficaces.
Quand on replonge il y a 3 mois, le jour de la sortie dans Mediapart de cette histoire, et qu'on regarde votre réponse aux questions d'actualité, on avait déjà l'impression il y a 3 mois que tout cela prenait un tour très politique. - P.Vannier: Le mensonge d'un ministre devant la représentation nationale, a fortiori du premier d'entre eux, est d'une immense gravité.
Que votre mensonge porte sur une affaire pédocriminelle ajoute à l'inacceptable. Allez-vous en assumer toutes les conséquences et présenter votre démission? - N.Saint-Cricq: Ca avait le mérite d'être relativement clair.
Les mots sont violents: menteur, pédocriminel...
On atteint un certain sommet. Hier soir, c'était plus feutré mais tout aussi dur. On avait l'impression que c'était directement F.Bayrou qui était ciblé.
Quelques extraits...
Difficile de pouvoir être honnête en 5 heures, on a essayé de montrer la tournure des choses. - P.Vannier: Que cherchez-vous à dissimuler? - F.Bayrou: Votre méthode qui consiste à essayer de tirer la réalité pour nourrir un procès en scandale... - V.Spillebout: Je voudrais juste vous rappeler les règles.
Il faut répondre aux questions. - F.Bayrou: Je suis le Premier ministre de la France.
Après avoir été sali tous les jours pendant 4 mois par un certain nombre de ceux qui sont ici... - A.Hadizadeh: Pourquoi avoir passé tout ce temps à couvrir d'injures une enseignante? - F.Bayrou: Ce n'est pas votre commission.
Vous la présidez, mais un président n'est pas dans son assemblée... - N.Saint-Cricq: Un petit échantillon.
Que ce soit public, c'est absolument formidable et c'est le symptôme d'une démocratie qui fonctionne, mais quand on regarde l'intitulé de cette commission...
Elle est sur les modalités du contrôle par l'Etat de la prévention des violences dans les établissements scolaires. C'est un sujet grave, il faut se pencher dessus, mais on a l'impression que cela vire au duel Bayrou-Vannier, et que ce n'était pas vraiment une audition mais un interrogatoire. Ce n'est pas vraiment l'esprit de l'institution.
Certaines personnes ont été un peu choquées...
Avant même la soirée d'hier...
Quoi? - P.Vannier: Je n'ai rien dit. - N.Saint-Cricq: J'ai cru. - F.Hollande: On transforme une douleur qui touche F.Bayrou et beaucoup de familles en une opération politique.
Ca doit se distinguer. - A.Casse: Il y a eu aussi des mises en cause personnelles de F.Bayrou. - N.Saint-Cricq: Il y a eu des moments un peu baroques.
Il y a eu un député LFI...
On rappelle cette image où F.Bayrou a donné une gifle à un gamin pendant la campagne...
On a parlé de lui comme de quelqu'un de violent. Ca s'est rapporté à Bétharram. J'ai trouvé cela un peu étrange.
On a cru comprendre ce matin que vous avez fait votre conférence de presse ce matin et vous avez un peu pris le large par rapport à monsieur Vannier et que vous étiez
François Bayrou