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InterviewLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 12 janvier 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationInstitutions & électionsSanté

Paul Christophe, député du Nord, président groupe Horizons & Indépendant | LCP, Lundi C'est Politique - 12/01/2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 49 %Attaque 28 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Un budget avant la fin du mois. Sébastien Lecornu va-t-il y arriver ? Peut-il compter à 100% sur ses alliés naturels ?

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Les députés Horizon avec Paul Christophe à leur tête ont déjà montré qu'ils ne sont pas prêts forcément à signer un chèque en blanc.

  • 1:14OuverteRéponse directe

    On va commencer par les agriculteurs qui poursuivent leurs actions avec depuis ce week-end un symbole, le port du Havre, dont les accès sont filtrés par des tracteurs, afin de vérifier la provenance des importations.

  • 1:57OuverteRéponse partielle

    Soutenez-vous, vous, Paul Christophe, les actions des agriculteurs sans exclusives, sans réserves ?

  • 2:36RelanceÉludée

    Quelles que soient les actions ? Parce que quand on bloque une autoroute pendant un mois, par exemple, à Toulouse, ça commence à faire peut-être beaucoup.

  • 3:06RelanceRéponse directe

    Un blocage d'autoroutes pendant un mois. Est-ce que vous ne demandez pas à un moment au ministre de l'Intérieur de prendre ses responsabilités et de débloquer un axe important ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05PrésentateurFait
    « Les députés Horizon avec Paul Christophe à leur tête ont déjà montré qu'ils ne sont pas prêts forcément à signer un chèque en blanc. »
  • 0:10PrésentateurFait
    « Sauver ou non le gouvernement ou précipiter sa chute à deux mois des élections municipales. »
  • 1:49PrésentateurFait
    « La signature du Mercosur entre l'Union Européenne et l'Amérique Latine, qui devrait être confirmée samedi prochain au Paraguay. »
  • 1:57PrésentateurFait
    « Soutenez-vous, vous, Paul Christophe, les actions des agriculteurs sans exclusives, sans réserves ? »
  • 2:02InvitéFait
    « On peut les comprendre en tout cas. Elles font malheureusement l'écho à plusieurs séquences qui ont tendance à trop se répéter chaque année. »
  • 5:33InvitéFait
    « Oui, parce que c'est une réalité. »
  • 5:35InvitéFait
    « Effectivement, dans le cadre des négociations, des mesures miroirs ont été introduites, pas celles qui figuraient dans le document d'origine. »
  • 5:44InvitéFait
    « Serons-nous en mesure, effectivement, de faire appliquer les contrôles tels qu'ils sont évoqués ? »
  • 6:09PrésentateurFait
    « Tous les députés ont voté contre deux fois lors de votes à l'Assemblée nationale. »
  • 6:58InvitéFait
    « Je trouve qu'on tombe un peu dans le ridicule avec ces deux motions de censure. »
  • 7:19InvitéFait
    « Le président de la République s'est annoncé défavorable au Mercosur. »
  • 7:23InvitéFait
    « La France a exprimé à vote contre. »
  • 8:31PrésentateurFait
    « En refusant de signer le traité du Mercosur alors que la France avait obtenu des avancées, vous l'avez rappelé, est-ce que la France n'est pas, quelque part, isolée sur la scène européenne ? »
  • 8:45InvitéFait
    « Je pense que notre instabilité politique, aujourd'hui, nuit à notre image. »
  • 8:52InvitéFait
    « Lorsque j'étais ministre, j'ai fait un seul déplacement à l'étranger. Le temps a été court, cela dit. Trois mois. C'était à Bruxelles. »
  • 9:13InvitéFait
    « Le couple franco-allemand, ce n'était pas une lubie pour eux, c'était une réalité. »
  • 10:33InvitéFait
    « Je pense que ce qu'attendent nos agriculteurs, ce sont des éléments concrets. »
  • 10:41InvitéFait
    « Malheureusement, ils trouvent leur continuité dans le budget. »
  • 10:48InvitéFait
    « C'est du concret, c'est du réel. »
  • 11:04InvitéFait
    « Il existe quelques recours, mais j'ai peur qu'ils ne soient pas suspensifs. »
  • 14:01PrésentateurFait
    « Est-ce qu'il faut céder ? Parce qu'eux aussi, ils ont tendance à bloquer, à protester ? »
  • 14:03InvitéFait
    « Vous savez, je suis allé en Savoie et Haute-Savoie rendre visite à mes collègues députés du groupe Horizon et Indépendants au moment où finalement les premiers cas d'un matos sont apparus dans les fermes. »
  • 14:23InvitéFait
    « Moi, je l'ai vécu dans mon territoire sur une haute épisodique qui était la grippe aviaire et voilà, où seul l'abattage de l'ensemble du cheptel malheureusement reste la solution. »
  • 14:38InvitéFait
    « J'apprenais tout à l'heure que les éleveurs de mon territoire de la rouge flamande ne viendraient pas par exemple au sein de l'agriculture pour ne pas risquer d'exposer les troupeaux et de risquer l'abattage finalement d'une race entretenue sur plusieurs générations. »
  • 14:52InvitéFait
    « Je pense qu'aujourd'hui malheureusement, on n'a pas d'autre réponse à apporter que l'abattage systématique du troupeau. »
  • 15:35PrésentateurFait
    « Vous disiez tout à l'heure que vous espérez que le budget 2026 soit rapidement voté. »
  • 15:54PrésentateurFait
    « Au passage, est-ce que c'est normal d'exclure 200 députés ? »
  • 16:49InvitéFait
    « La première partie du budget de l'État, il était tellement dénaturé par l'extrême gauche et l'extrême droite que plus personne n'a voulu le voter, y compris l'extrême gauche et l'extrême droite. »
  • 18:10InvitéFait
    « nous n'allions pas voter la censure et stabilité financière pour notre pays, mais qu'on ne voterait pas n'importe quoi, ce serait du compromisage mais pas de la compromission. »
  • 19:30InvitéChiffre
    « ça vous fait 12 milliards à trouver. »
  • 20:19InvitéFait
    « Nous avons un endettement tel que nous sommes asphyxiés par les intérêts de la dette. »
  • 20:33InvitéFait
    « il y a l'entassement de cette dette, cette somme aujourd'hui que je vais faire peser sur les générations futures. »
  • 21:56InvitéFait
    « il faudrait utiliser un autre outil pour faire adopter un budget. »
  • 23:17InvitéChiffre
    « En 2019, Édouard Philippe est Premier ministre. nous votons un PLFSS avec un déficit prévisionnel d'un milliard d'euros. »
  • 23:24InvitéChiffre
    « Arrive le Covid, le déficit monte à 20 milliards d'euros. »
  • 23:33InvitéChiffre
    « Il atterrit à 24,5 milliards d'euros. »
  • 25:45InvitéFait
    « D'abord, on a appelé à plus de justice fiscale dans le cadre des discussions budgétaires. »
  • 25:56InvitéFait
    « Une taxe inapplicable ? Une taxe confiscatoire ? Une taxe qui met très à mal, finalement, notre développement économique ? »
  • 26:23InvitéFait
    « On a entendu parler des ordonnances. On s'appelle le 49.3. »
  • 26:44InvitéFait
    « c'est ce qu'a proposé la Constitution, finalement. »
  • 27:21InvitéFait
    « Je n'ai pas à avoir de regrets. »
  • 27:45InvitéFait
    « Ça a fonctionné sur le PLFSS avec quelques réserves que j'évoquais tout à l'heure. »
  • 27:50InvitéFait
    « Il y a quand même eu un budget, ses premiers budgets finalement adoptés sans majorité. »
  • 29:46InvitéChiffre
    « Le fait de ne pas avoir adopté le budget de la fin de l'année nous a fait déraper de 3 milliards de plus. »
  • 35:12InvitéFait
    « Horizon a un candidat pour la présidentielle qui s'appelle Édouard Philippe. »
  • 45:43InvitéFait
    « On a eu une crise de la santé en France qui passe des vocations aux rémunérations, à l'équilibre budgétaire. »
  • 52:24InvitéChiffre
    « nous on a établi un plan où ça ne coûterait finalement pas tant que ça d'argent à l'État »
  • 52:39InvitéChiffre
    « tous ces accidents qu'on éviterait ça permettrait aussi de financer ces visites »
  • 57:53InvitéFait
    « on m'a refusé à deux reprises la carte de stationnement de mobilité réduite parce que je n'étais pas assez handicapée »
  • 1:00:05InvitéFait
    « Sébastien Pétavi a été affaire de Lens »

Temps de parole

  • Invité59 %
  • Présentateur23 %
  • Invité 29 %
  • Auditeur3 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Un budget avant la fin du mois. Sébastien Lecornu va-t-il y arriver ? Peut-il compter à 100% sur ses alliés naturels ? Les députés Horizon avec Paul Christophe à leur tête ont déjà montré qu'ils ne sont pas prêts forcément à signer un chèque en blanc. Mais cette fois, l'enjeu est tout autre pour les élus du parti d'Edouard Philippe. Sauver ou non le gouvernement ou précipiter sa chute à deux mois des élections municipales. L'heure sera-t-elle au règlement de compte ou au contraire, le bloc central va-t-il resserrer les rangs ? Paul Christophe, président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale, député du Nord et l'invité de LCP, lundi c'est politique.

Bonsoir et merci d'être avec nous pour ce nouveau numéro de LCP, lundi c'est politique. Bonsoir Paul Christophe, merci d'être avec nous. Pour vous interroger ce soir à mes côtés et face à vous, Hervé Gatineau de Radio Classique, bonsoir Hervé, bonsoir Stéphanie Despierre de LCP, bonsoir Rémi Clément de Chalence, bonsoir Hugo Couturier, Hugo Hyperchoir sur la chaîne Twitch Assemblée nationale, LCP Assemblée nationale, pour relayer vos commentaires, les questions, tout ce qui sera adressé à vous, l'invité de cette émission LCP, lundi c'est politique.

On va commencer par les agriculteurs qui poursuivent leurs actions avec depuis ce week-end un symbole, le port du Havre, dont les accès sont filtrés par des tracteurs, afin de vérifier la provenance des importations. Depuis ce matin, les blocages se concentrent autour des ports et des dépôts pétroliers auxquels s'ajoutent des blocages d'autoroutes. La 1 au sud de l'île par exemple, c'est chez vous. La 64 bloquée depuis un mois maintenant, près de Toulouse.

Les syndicats agricoles, Coordination Rurale et Confédération Paysaine en tête, mais aussi localement, la FNSEA et les jeunes agriculteurs n'acceptent toujours pas la signature du Mercosur entre l'Union Européenne et l'Amérique Latine, qui devrait être confirmée samedi prochain au Paraguay. Et s'y ajoute la dermatose nodulaire contagieuse avec la question de l'abattage systématique des troupeaux lorsqu'un cas est découvert dans une ferme. Soutenez-vous, vous, Paul Christophe, les actions des agriculteurs sans exclusives, sans réserves ?

2:02
Invité

On peut les comprendre en tout cas. Elles font malheureusement l'écho à plusieurs séquences qui ont tendance à trop se répéter chaque année. On voit aujourd'hui qu'il y a une sorte de prise d'étau sur tous nos agriculteurs, à la fois sur les normes que l'on s'impose en France, à la fois sur le Mercosur qui vient quelque part provoquer une sorte de distorsion économique, et à la fois sur des crises d'épisodis. On a vu la grippe aviaire par chez moi justement encore récemment, ou alors la dématose nodulaire. Je vous repose ma question. Est-ce que vous soutenez les actions des agriculteurs ?

2:33
Présentateur

Bien sûr, je pense qu'ils ont vocation à nous alerter plus encore. Quelles que soient les actions ? Parce que quand on bloque une autoroute pendant un mois, par exemple, à Toulouse, ça commence à faire peut-être beaucoup. En tout cas, je ne soutiendrai pas les actions dites de violence.

2:44
Invité

Ça commence où ? Est-ce que les blocages des autoroutes, c'est quelque chose d'acceptable ? C'est quelque chose qui se fait sur une durée limitée. Je pense que c'est leur moyen aujourd'hui d'attirer l'attention. À moi, c'est peut-être un peu exagéré, mais je pense que c'est aussi la force du dialogue qui doit reprendre sa place pour permettre justement à la fois d'entendre cette réaction et d'y apporter des éléments de réponse. Est-ce que... La durée est suffisante pour ne pas avoir à subir un blocage pour un mois ?

3:06
Présentateur

Un blocage d'autoroutes pendant un mois. Est-ce que vous ne demandez pas à un moment au ministre de l'Intérieur de prendre ses responsabilités et de débloquer un axe important ?

3:13
Invité

À mon niveau, si. Si quoi ? Oui, il faut le faire. Je pense qu'on peut adopter effectivement des mesures visant à interpeller la population et à des mesures de blocage, mais ça doit se faire dans un temps raisonnable. Il y a le temps du dialogue et puis après, il y a le temps où il faut prendre ses responsabilités.

3:27
Présentateur

Sur certains barrages, on sait que des agriculteurs ont été verbalisés. Vendredi, deux porte-parole de la Confédération Paysanne ont été interpellés à Paris. Le gouvernement, on voit bien aussi l'entre fermeté et compréhension. Pour vous, quelle est la bonne méthode ? Fermeté ou compréhension ? Les deux.

3:42
Invité

Mais c'est difficile de le considérer. Nous sommes aussi des hommes de dialogue. Je pense qu'aujourd'hui, il y a une colère qui s'exprime chez nos agriculteurs qui est légitime par rapport au point que je développais précédemment. Notre rôle, c'est d'ouvrir le dialogue et de construire là aussi une voie de sortie. Si on n'y arrive pas, effectivement, il faut que chacun prenne ses responsabilités pour limiter le temps de blocage. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ? C'est appeler à évacuer lorsqu'il y a une manière un peu exagérée, dirons-nous.

4:07
Présentateur

Mais appeler à évacuer, ça a déjà été fait par les préfets et ça n'est toujours pas évacué.

4:10
Invité

Il y a des endroits où c'est fait. Sauf à Toulouse, ça fait un mois. Ça s'est fait chez moi dans le Nord, par le passé, ça se refera demain. Je ne sais pas où vous voulez en venir exactement, mais il y a un point de blocage un peu dur en région Toulousaine et qu'il faudrait, à mon avis, aujourd'hui, passer à autre chose.

4:27
Présentateur

Où je veux en venir, c'est très simple. Est-ce que vous, président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale, vous dites au ministre de l'Intérieur Laurent Nouniez qu'il est temps d'agir et de sévir ?

4:34
Invité

Oui, je pense qu'il y a un temps pour le dialogue et puis il y a un temps ensuite pour l'action. Je pense que la revendication, elle a son sens, mais il nous faut construire aussi des voies de passage. Il faut faire en sorte que... Non, mais vous ne répondez pas à ma question.

4:43
Présentateur

Où est-ce que vous voulez en venir ? Je vous demande, est-ce que vous interpellez le ministre de l'Intérieur ? Bien sûr, c'est son rôle, non ? Je ne sais pas.

4:50
Invité

Personne ne l'a fait. C'est pour ça que je vous demande ce soir. Je pense que le ministre de l'Intérieur est dans son rôle. Aujourd'hui, il poursuit le dialogue et il va prendre des mesures qui s'imposeront à lui.

4:58
Présentateur

Le gouvernement, en tout cas, se dit à l'écoute des agriculteurs, mais visiblement, ça ne suffit pas. On va entendre Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, ce matin.

5:05
Locuteur 1

En même temps que la France se battait pour que l'accord ne soit pas signé, nous nous sommes battus aussi pour imposer la clause de sauvegarde, la réciprocité des normes, l'augmentation des contrôles. Ce sont les combats de la France. Le projet d'accord tel qu'il sera paraffé au Paraguay n'est pas le même que celui qui a été paraffé à Montevideo il y a un an. Ce n'est pas le même et c'est à la France qu'on le doit.

5:29
Présentateur

Vous êtes convaincu, ça, Paul Christophe, par ce que dit Annie Gennevard ?

5:33
Invité

Oui, parce que c'est une réalité. Effectivement, dans le cadre des négociations, des mesures miroirs ont été introduites, pas celles qui figuraient dans le document d'origine. Mais je maintiens une forme d'inquiétude quand même. Serons-nous en mesure, effectivement, de faire appliquer les contrôles tels qu'ils sont évoqués ? Pour plusieurs raisons, d'abord. Effectivement, on peut considérer que c'est pour protéger notre modèle agricole, mais c'est aussi pour protéger le consommateur. Je pense qu'aujourd'hui, il y a une agriculture française qui est vertueuse, qui est soumise à un certain nombre d'obligations, de contrôles.

Et on attend bien évidemment que les autres produits qui rentreraient sur le marché français soient soumis à la même application des règles. Alors, pour le Mercosur, vous en faites partie.

6:09
Présentateur

Tous les députés ont voté contre deux fois lors de votes à l'Assemblée nationale. La France insoumise et le Rassemblement national ont déposé une motion de censure qui sera votée mercredi. Mais là, on ne sait pas s'il y aura unanimité. En tout cas, le Parti socialiste, lui, ne la votera pas.

6:22
Locuteur 6

Emmanuel Macron a été pour, contre, pour, contre. On a eu un peu le vertige. Mais à la fin, il dit non. Et donc, au moment où il dit non et où il le dit à l'ensemble des Européens, où la France vote contre et où on a un vote au Parlement européen dans quelques jours, où il faudra que tous les Français votent contre avec un certain nombre de parlementaires de tous les autres pays, ce serait absurde de dire qu'à ce moment-là, nous censurons le gouvernement. Stéphanie ?

6:54
Intervenant

Et vous, chez Horizon, vous allez censurer, vous allez les voter, ces motions ?

6:58
Invité

Je trouve qu'on tombe un peu dans le ridicule avec ces deux motions de censure. Pourquoi ? Ces motions de censure sont contre le gouvernement, et non pas contre le Mercosur. On ne va pas nous appeler à voter une troisième fois contre le Mercosur à travers cette motion de censure, soyons bien clairs. La motion de censure s'exprime contre le gouvernement. Or, la position sur le Mercosur relève plutôt de l'Europe et des dispositions que doit prendre le président de la République. Le président de la République s'est annoncé défavorable au Mercosur. La France a exprimé à vote contre.

Je ne vois pas en quoi cette motion de censure, à part donner un temps politique finalement supplémentaire, peut-être au RN qui en a besoin au moment où s'ouvre un procès, et un temps politique supplémentaire à la France insoumise, encore une fois en s'inscrivant en faisant une logique de chaos, je ne vois pas en quoi renverser le gouvernement sur une position qui a été affirmée par le pays contre le Mercosur, tient sa place aujourd'hui.

7:41
Présentateur

Quelle sera la position du groupe Horizon ? Elle sera bien évidemment défavorable à la motion de censure.

7:44
Invité

Personne ne votera la motion de censure ? Je serais très surpris du contraire, franchement.

7:47
Intervenant

A priori, le gouvernement ne tombera pas, parce que vous ne la voterez pas, les socialistes non plus. Est-ce que ça vous rassure ?

7:54
Invité

En tout cas, sur la question du Mercosur, elle n'est pas tranchée à l'aune du gouvernement et encore moins demain. Ce qui me rassure, c'est que oui, on a besoin de stabilité pour avancer. Moi, je pense qu'il y a un temps politique aujourd'hui dont s'emparent le RN et les FI, qui n'est pas le bon. Aujourd'hui, ce qu'on a besoin, c'est de stabilité, de proposer un budget. On voit combien, finalement, la parole de la France à l'étranger peut être un peu malmenée en ce moment. Je pense que mettre de la stabilité politique dans notre pays, c'est se rendre service à nos concitoyens et au pays tout entier.

8:21
Présentateur

Justement, sur la voie de la France à l'étranger, en refusant de signer le traité du Mercosur alors que la France avait obtenu des avancées, vous l'avez rappelé, est-ce que la France n'est pas, quelque part, isolée sur la scène européenne ?

8:31
Invité

C'était le bon choix de ne pas le signer ? Elle n'est pas isolée parce qu'elle n'est pas la seule à avoir exprimé un vote défavorable. Pour autant, on peut s'interroger dans la mesure où, finalement, ce Mercosur devrait être adopté. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je pense que notre instabilité politique, aujourd'hui, nuit à notre image. Vous savez, lorsque j'étais ministre, j'ai fait un seul déplacement à l'étranger. Le temps a été court, cela dit. Trois mois. C'était à Bruxelles. Alors, pour un nordiste, à Dunkerque ou à Bruxelles, c'est pas trop loin. C'est pas très loin.

Mais pour autant, à l'époque, j'avais rencontré 11 de mes collègues ministres européens et tout était assez stupéfait, finalement, de l'instabilité politique française et était inquiet, d'ailleurs, pour l'équilibre, finalement, au sein de l'Union européenne. Le couple franco-allemand, ce n'était pas une lubie pour eux, c'était une réalité. Et voir la France affaiblie, pour eux, risque d'avoir des répercussions. Peut-être que, finalement...

9:20
Présentateur

Ce qui s'est passé à l'Assemblée a conduit... Je le pense, oui. Et à l'inverse, en signant le traité, malgré le refus de la France, Ursula von der Leyen, est-ce qu'elle ne donne pas raison aux populistes en France qui disent que l'Europe ne sert à rien et surtout qu'on n'a pas de contrôle sur elle ? Ça donne quelle image de l'Europe, selon vous ?

9:36
Invité

Non, on ne peut pas dire que l'Europe ne sert à rien. Je pense, d'ailleurs, que l'Europe, à l'origine, c'était un outil de paix. Je pense qu'elle a plutôt bien tenu son rôle depuis. Je pense que la situation, moi, est insuée à la paix, la plus d'Europe, au contraire. Donc, avoir, aujourd'hui, une capacité à répondre aux enjeux, et notamment côté américain et côté russe et côté chinois, avec plus d'Europe pour avoir plus de force, finalement. On le voit, d'ailleurs, avec le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières qui va être mis en œuvre. On voit que l'Europe va apporter, en tout cas, pour moi, des éléments de sortie.

10:05
Présentateur

La France a encore du pouvoir pour changer les choses ?

10:08
Invité

Oui, puisque vous le dites vous-même, d'ailleurs, certaines mesures de réciprocité, de close miroir, ont évolué sous l'impulsion de l'État français.

10:16
Auditeur

Hugo ? Oui, j'allais dire monsieur le ministre. Les habitudes restent. Mais il y a une question pour vous dans le chat qui dit que nos agriculteurs sont en colère depuis janvier 2025 qui ont effectué diverses manifestations pour revendiquer leurs propositions. Pensez-vous qu'un grenelle de l'agriculture serait un premier pas pour trouver une conclusion à ces tensions ?

10:33
Invité

Je pense que ce qu'attendent nos agriculteurs, ce sont des éléments concrets. Rappelons-nous, il y a un an de cela, nous étions déjà sur une crise agricole. Malheureusement, ils trouvent leur continuité dans le budget. Donc, il faudrait déjà qu'on arrive à voter un budget pour traduire des dispositions qui ont été promises il y a un an. Je pense que nos agriculteurs, aujourd'hui, ce qu'ils revendiquent, c'est la fin des promesses. C'est du concret, c'est du réel. Et j'en appelle justement au vote d'un budget pour notre pays puisque c'est comme ça qu'on traduira finalement les engagements pris il y a un an. C'était pour la transition.

11:00
Présentateur

Et sur le Mercosur, est-ce qu'il existe des recours maintenant qu'il a été adopté, notamment pour les agriculteurs ?

11:04
Invité

Il existe quelques recours, mais j'ai peur qu'ils ne soient pas suspensifs. Donc, soyons prudents sur cette formulation. Vous voulez les explorer tout de même ? Bien sûr. En tout cas, on se doit de les explorer. Deuxièmement, on se devra de mettre en œuvre les contrôles adéquats par rapport à ces fameuses clauses miroirs.

11:20
Présentateur

Hervé ? On parle beaucoup de protestation des agriculteurs en général. Il y a des catégories d'agriculteurs qui sont favorables depuis longtemps à l'adoption du traité avec le Mercosur. Par exemple, les viticulteurs, les producteurs de fromage. Ceux-là, qu'est-ce qu'on leur répond ? Est-ce qu'il aurait fallu qu'eux aussi, ils se mettent à bloquer des autoroutes pour se faire entendre ?

11:40
Invité

Vous avez raison, on ne les a plus entendus. Les avis favorables ne se sont pas trop exprimés. Pour autant... Donc, ceux qui ne râlent pas, finalement, on ne tient pas compte de leur point de vue ? Ce n'est pas qu'on ne tient pas compte et qu'ils ne les ont pas foncièrement exprimés, excusez-moi. Mais en soi, je pense qu'un accord tel que le Mercosur, on a vu ce débat aussi sur le CETA, rappelez-vous, bien évidemment, il vise à favoriser l'accès au marché étranger d'un certain nombre de produits, mais il ne doit pas se faire au détriment de la protection des autres.

Et donc, c'est là où l'équilibre, en tout cas, nous n'était pas respecté de notre point de vue, notamment sur les produits à laitier, sur les viandes, etc. Donc, je pense qu'il était légitime qu'on s'interroge là-dessus que d'autres trouvent des bénéfices à l'accord s'ils venaient à entrer en vigueur, ça s'entend. Et heureusement, j'ai envie de dire, sinon, à quoi bon faire un accord ? – Mais ce n'est pas ceux-là qui seront entendus à la fin. – Je vous l'accorde. Moi, j'ai l'habitude d'être un homme de dialogue, donc j'ai reçu… – Donc, ils sont lésés.

12:30
Présentateur

– Pourquoi seraient-ils lésés ? – Parce qu'ils ne peuvent pas commercer avec les pays d'Amérique du Sud, Brésil, Argentine. – Si l'accord venait à entrer en vigueur,

12:37
Invité

ils ne seraient pas lésés. On en prend plutôt cette direction. Donc aujourd'hui, notre rôle, c'est de protéger l'intégralité, finalement, des potentiels bénéficiaires.

12:45
Présentateur

– Les discussions sur le traité du Mercosur, ça fait 20 ans que ça dure. On a entendu tout à l'heure Olivier Faure dire que le président de la République avait plusieurs fois changé d'avis. Beaucoup de gens ont changé d'avis. Qu'est-ce qui s'est passé ? On a l'impression que finalement, ce qu'on a découvert là depuis 15 jours ou 3 semaines, ça avait été passé sous silence avant. Les gouvernements de droite, de gauche, macronistes, n'ont pas vu tous ces problèmes ?

13:08
Invité

– Non, je ne pense pas. Je pense que quand vous exprimez effectivement ces différences d'appréciation, elles relèvent aussi des différences avancées qui ont été proposées dans la cadre de l'écriture de l'accord. En 20 années, il s'est passé beaucoup de choses. Madame Gennevar a évoqué tout à l'heure ces clauses miroirs qui, à l'Institut de la France, ont été renforcées. Donc on peut légitimement se dire qu'il y a une position qui peut changer. Mais à partir où on n'a pas toutes les garanties, à partir où on arrive au moment fatidique, il est légitime qu'on explore l'ensemble des champs et qu'on se prononce favorablement, défavorablement.

C'est ce que j'ai entendu du président de la publique, en tout cas. – On va parler d'un autre aspect

13:41
Présentateur

des sujets sur l'agriculture, c'est la dermatose nodulaire contagieuse, Hervé. – Alors justement, cette fameuse DNC, il reste des éleveurs qui sont mobilisés contre le principe de l'abattage systématique dès qu'on trouve un cas dans un troupeau. Ces agriculteurs-là, est-ce qu'il faut finalement leur donner raison ? Est-ce qu'il faut céder ? Parce qu'eux aussi, ils ont tendance

14:02
Invité

à bloquer, à protester ? – Vous savez, je suis allé en Savoie et Haute-Savoie rendre visite à mes collègues députés du groupe Horizon et Indépendants au moment où finalement les premiers cas d'un matos sont apparus dans les fermes. Pour échanger encore avec eux et avec le monde agricole in situ, c'est malheureusement la seule solution connue aujourd'hui. Moi, je l'ai vécu dans mon territoire sur une haute épisodique qui était la grippe aviaire et voilà, où seul l'abattage de l'ensemble du cheptel malheureusement reste la solution. Alors, c'est un drame, c'est un drame humain. Vous vous doutez bien que qui plus est lorsque l'on constitue un cheptel, c'est sur plusieurs générations.

J'apprenais tout à l'heure que les éleveurs de mon territoire de la rouge flamande ne viendraient pas par exemple au sein de l'agriculture pour ne pas risquer d'exposer les troupeaux et de risquer l'abattage finalement d'une race entretenue sur plusieurs générations. Et donc, je pense qu'aujourd'hui malheureusement, on n'a pas d'autre réponse à apporter que l'abattage systématique du troupeau. – Il faut interdire les vaches au salon de l'agriculture cette année ou pas ?

– Je ne le pense pas mais il faudra certainement prendre toutes les précautions sous réserve qui n'étaient pas prises avant mais prendre toutes les précautions nécessaires puisque vous savez très bien que le risque au niveau de la dermatose et pourquoi on abat le troupeau, c'est le risque de transporter finalement l'épizotie sur d'autres territoires. Donc, il faudra être extrêmement attentif. En tout cas, je peux vous dire que par exemple, les éleveurs de rouge flamande en Flandre ne déplaceront pas leur châtel.

15:21
Présentateur

– Mais vous souhaitez qu'il n'y ait pas de vaches au salon de l'agriculture si j'entends bien. – Je n'ai pas dit ça. – Ah, j'avais cru comprendre. – Non, non, je n'ai pas dit ça. – Je n'ai pas dit.

15:26
Invité

– Non, je dis qu'il faudra s'assurer de l'ensemble de précautions pour éviter tout transfert de l'épizotie sur d'autres droits.

15:34
Présentateur

– Vous disiez tout à l'heure que vous espérez que le budget 2026 soit rapidement voté. Tout va dépendre des jours qui viennent. Est-ce qu'il va être voté avant la fin du mois comme le souhaite le gouvernement ? En tout cas, votre parti a accepté l'invitation d'Amélie de Montchalin pour aller à Bercy pour discuter de tout ça avant la reprise des débats demain. Tous les partis, sauf le Rassemblement national et la France insoumise qui n'étaient pas invités. Au passage, est-ce que c'est normal d'exclure 200 députés ? – Écoutez, en tout cas, on invite ceux

16:00
Invité

qui veulent co-construire.

16:01
Présentateur

– Mais est-ce que c'est au gouvernement de faire le député ? – Ça fait 200 députés sur 577. Est-ce qu'on n'exclut 200 députés ?

16:08
Invité

– À partir du moment où je vous dis qu'on ne veut pas négocier,

16:10
Présentateur

pourquoi je vous inviterais ? Les choses sont claires. – Je vous dis ça parce que souvent l'argument c'est de dire le RN par exemple c'est des élus de la République comme tout le monde là, non ?

16:17
Invité

– Ce n'est pas du tout ça. Aujourd'hui, je vous invite à une réunion d'échange pour co-construire une solution. Soit vous en voulez, soit vous n'en voulez pas. – Ou vous pouvez essayer.

16:24
Présentateur

– Tout le monde ferme la porte, ce n'est pas la peine.

16:25
Invité

– Vous pouvez espérer

16:26
Présentateur

faire changer d'avis vos interlocuteurs aussi quand vous êtes

16:28
Invité

un fort position de force. – On ne va pas se mentir non plus. Je pense que vous avez suivi nos débats sur ces derniers mois pour ne prendre que nos derniers mois au titre du budget qui ne veulent trouver une voie de sortie, d'autres qui ne le veulent pas. Moi je me souviens quand même de notre change.

16:46
Présentateur

– Mais le travail d'un gouvernement ne s'est pas essayé de convaincre même les oppositions ?

16:48
Invité

– Rappelez-vous, la première partie du budget de l'État, il était tellement dénaturé par l'extrême gauche et l'extrême droite que plus personne n'a voulu le voter, y compris l'extrême gauche et l'extrême droite. Pour la première fois, je pense, sur la cinquième, on a vu une voix s'exprimer favorablement au budget tellement il était dénaturé. Bon, on sait pourquoi ça s'est produit de la sorte.

17:05
Présentateur

– Oui, mais est-ce que ce n'est pas le rôle d'un gouvernement justement d'essayer de convaincre tout le monde, toute la représentation nationale ? – On ne va pas faire de semblant d'être naïf. – Non, ce n'est pas naïf. – C'est très bien que… – C'est une démarche,

17:13
Invité

une démarche de vouloir convaincre. – J'entends bien, mais quand vous avez une frange et c'est son rôle après tout d'opposition qui vous dit non, ce sera non à tout, ce n'est pas la peine de perdre notre temps. Je pense qu'on a au contraire tout à gagner à rassembler autour de nous des gens qui veulent trouver une voie de passage. On a réussi à le faire forcément avec le budget idéal, disons-le, sur le budget de la psychologie sociale. Je pense que le gouvernement a de toute façon d'orgueillir d'essayer de le faire sur le PLF, le budget de l'État.

Je ne sais pas si on va y arriver, mais en tout cas, moi j'observe que beaucoup d'énergie aura été consacrée de la part des ministres, de la part du Premier ministre pour essayer de trouver une voie de passage. – Émile ? – Justement,

17:49
Présentateur

après son rejet en commission, le budget arrive dans l'hémicycle.

17:52
Invité

Est-ce que vous allez voter pour ? – Écoutez, je vais reprendre mes propos du 16 octobre 2025, puisqu'en fait, on n'a pas varié d'une ligne par rapport à ce discours que j'ai prononcé lors de l'examen de la motion de censure proposée déjà au gouvernement à peine arrivée, où nous avions dit qu'au titre du groupe Horizon Indépendant, nous étions pour la stabilité, j'exprimais donc le fait que nous allions stabilité politique, que nous n'allions pas voter la censure et stabilité financière pour notre pays, mais qu'on ne voterait pas n'importe quoi, ce serait du compromisage mais pas de la compromission. – Donc à l'heure qu'il est ?

– Et j'avais explicité à l'époque que nous serions simplement à vouloir respecter la trajectoire des 5% d'endettement, de déficit public, sans être exagérément dans la recette fiscale. Donc à partir du moment où on a juste posé ce postulat, ça laisse beaucoup de liberté pour essayer de trouver un terrain d'ajustage.

18:43
Présentateur

– Et justement, quelles sont vos conditions ? Parce que vous parlez de ces 5,7% mais dans le détail, c'est sur quoi ? Quelles sont vos lignes rouges ? Quelles sont vos conditions ?

18:50
Invité

– Il n'y a pas de ligne rouge en fait. Il y a aujourd'hui un bordage mais qui n'est pas le mien. À la limite, il avait été exprimé bien avant moi sur la trajectoire, c'est un engagement de la France. Je dis juste ça au passage, de respecter la trajectoire des 5%, un engagement vis-à-vis de nos partenaires européens qu'on évoquait tout à l'heure, un engagement vis-à-vis de nos financiers. – C'est une question de trajectoire. – Bien sûr. Et à partir du monde dans l'épure de cette trajectoire… – Au moment où on est dans les 5,7%, peu importe comment… – Ça laisse beaucoup de liberté finalement.

19:13
Présentateur

– Et les 5% pour l'instant, on n'y est pas. – On est au-dessus.

19:16
Invité

– Nous étions à l'issue du budget de la société sociale, effectivement, nous étions à 5,3%, 5,4% quasiment puisque le fait de ne pas avoir voté le PLF a aggravé un temps soit peu la situation au moment où je vous parle. Donc on est plutôt à 5,4%, ce qui veut dire qu'il faut trouver 12 milliards de plus, en somme. – Donc à l'heure qu'il est, vous votez contre. – Aujourd'hui, je n'ai pas la réponse, moi, sur le fait qu'on n'y arrive ou qu'on n'y arrive pas. Ce sont nos débats qui vont démarrer qui vont me permettre d'apprécier… – À l'heure qu'il est, vous votez contre puisqu'on n'y est pas au 5%.

– À l'heure qu'il est, au moment où le document rentre, ça m'invite à travailler pour trouver la solution. – Donc c'est 12 milliards ou rien ? – Dans le débat, bien sûr. – S'il n'y a pas les 12 milliards à la fin, vous votez contre. – Écoutez, c'est grosso modo 3 milliards par 0 point de PIB, il y en a 0,4, ça vous fait 12 milliards à trouver.

19:59
Présentateur

– Donc en clair, s'il n'y a pas les 12 milliards trouvés et si ce n'est pas 5% de déficit, vous ne votez pas ce budget ?

20:04
Invité

– Je pense que personne ne votera ce budget aujourd'hui. Si on est cohérent… – Mais vous, on ne parle pas des autres, on parle de vous. – Écoutez, on a eu ce débat également sur le budget de la sécurité sociale. Aujourd'hui, notre responsabilité, c'est de faire en sorte qu'on protège notre pays et nos concitoyens. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Nous avons un endettement tel que nous sommes asphyxiés par les intérêts de la dette. Ça, c'est du court terme, c'est comment je suis en capacité de financer les politiques publiques avec ce poids que représente l'intérêt de la dette.

Et puis deuxièmement, il y a l'entassement de cette dette, cette somme aujourd'hui que je vais faire peser sur les générations futures. Donc quand je vous dis ça, je ne pense pas à moi, je pense au pays dans l'offre de services que je dois apporter et je pense aux générations futures avec la dette que je vais leur laisser.

20:43
Présentateur

– Vous, président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale, si vous dites c'est au-dessus de 5% de déficit, vous ne voterez pas ce budget ? – C'est probable.

20:51
Auditeur

– Donc vous préférez garder

20:52
Invité

le régime de la loi spéciale ? – Mais le débat m'éclaircira. Moi, mon rôle de parlementaire et de législateur, c'est de faire en sorte qu'on rentre dans cette épure.

21:00
Présentateur

– Au vu de la réunion à Bercy, tout à l'heure, autour de Monchalat, vous êtes optimiste ?

21:04
Invité

– Écoutez, il y a différentes façons. Moi, je ne suis pas un optimiste, je suis un positif. C'est-à-dire qu'on doit toujours pouvoir trouver une solution et la construire. Après, il y a plusieurs chemins de passage. Effectivement, il y a le débat. Est-ce qu'entre nous, sans majorité, on est capable de trouver une version du budget qui respecte ces critères et qui soit votable ? Ou est-ce qu'on n'y arrive pas et qu'il y a d'autres solutions ? – Au vu de la réunion de tout à l'heure, ça avance ou pas ? – Je pense que j'ai vu des gens de bonne volonté. – La semaine dernière,

21:29
Intervenant

on nous avait dit qu'il y avait le même type de réunion, on nous avait dit que ça a avancé, mais on a constaté au fil de la semaine que ça n'avançait pas. En quoi est-ce que là, vous êtes positif ? En quoi ça a avancé ?

21:38
Invité

– Ce n'est pas à moi de livrer aujourd'hui les secrets d'une réunion qui n'a pas encore enterriné globalement les choses. Mais en soi, je pense qu'il y a une voie de passage et il nous faut la tenir jusqu'au bout. Maintenant, il est clair que je ne vous apprends rien si vous dites qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et que peut-être que, faute de majorité, il faudrait utiliser un autre outil pour faire adopter un budget. – On va en parler, Hervé. – À défaut de majorité, traditionnellement,

21:59
Présentateur

on considère que, pour un groupe parlementaire, le fait de voter le budget, c'est le critère principal de soutien au gouvernement. Donc, ça veut dire que vous assumez le fait que, d'ici peu, si nous ne sommes pas aux 5% et que, donc, vous êtes amené à voter contre ce budget, comme vous nous l'avez dit, vous actez le fait que vous ne faites plus partie de la majorité de soutien à Sébastien Lecornu.

22:23
Invité

– Vous savez, la situation actuelle reste inédite en soi. – Parfait. – Avec l'absence de majorité, ça n'a pas changé et elle appelle, finalement, à travailler sur des compromis, comme je le disais, sans compromission. C'est-à-dire qu'on doit quand même penser à l'intérêt général, au pays, aux Françaises et aux Français. C'est ça qui guide notre action, en tout cas. Et je pense qu'aujourd'hui, on ne peut pas nous faire le reproche de travailler avec ça à l'état d'esprit. – Ce n'est pas ça la question, Hervé.

22:47
Présentateur

– Non, il n'y a pas de reproche, mais on voudrait comprendre exactement quelle est la ligne du groupe Horizon. Vous êtes abstenu majoritairement votre groupe sur le PLFSS, sur le budget de la sécurité sociale. Là, vous êtes en situation peut-être de voter contre sur le budget de l'État. Ça ferait de vous un parti qui ne soutient plus le gouvernement.

23:07
Invité

– Alors, on n'est pas obligé de voter contre. On peut aussi s'abstenir. Vous me l'accorderez, d'ailleurs. C'est ce que vous pointez du doigt sur le budget de la sécurité sociale. Pourquoi ? C'est quand même assez intéressant. En 2019, Édouard Philippe est Premier ministre. nous votons un PLFSS avec un déficit prévisionnel d'un milliard d'euros. Arrive le Covid, le déficit monte à 20 milliards d'euros. Nous ne sommes plus en période de Covid. Nous avons eu un budget de la sécurité sociale qui est entré en débat à 17 milliards de déficit. Il atterrit à 24,5 milliards d'euros. Je ne peux pas me satisfaire de cette situation.

Et d'ailleurs, elle impacte aujourd'hui la lecture sur le budget global de l'État avec le déficit cumulé que l'on évoquait il y a quelques minutes. Donc, en soi, notre rôle à nous, c'est de continuer à peser dans le débat pour faire en sorte qu'on trouve des équilibres budgétaires qui nous permettent de respecter la trajectoire.

23:55
Présentateur

Si j'essaie de traduire, lorsque vous dites que la position du groupe Horizon c'est ne pas soutenir la stabilité à n'importe quel prix, ça veut dire au fond que le Premier ministre a fait trop de concessions au Parti socialiste et qu'il a laissé déraper les dépenses publiques ?

24:09
Invité

J'aimerais bien que ceux à qui ont fait les concessions soient au rendez-vous pour voter le budget. C'est-à-dire ? Donc, vous appelez les socialistes à voter le budget ? Les socialistes ont voté, me semble-t-il, le budget de la sécurité sociale. Si on est encore en train de faire des concessions sur le budget de l'État, j'aimerais bien qu'ils soient au rendez-vous sur le vote du budget de l'État. Et qu'ils votent le budget de l'État ? Encore une fois.

24:25
Présentateur

Mais s'ils votent le budget de l'État, eux, ils entrent dans la majorité. Avec vous ? Ça, c'est vous qui le dites.

24:29
Invité

Évidemment, c'est l'ancienne. On se dit, voilà, une opposition vote toujours contre, une majorité vote toujours pour. Eh bien, on n'est pas aujourd'hui, tout le monde rappelle chaque jour qu'il n'y a plus de majorité. Bon, ben, justement. Alors, dans ce cas-là, innovons et faisons en sorte qu'on pense pays d'abord, on pense à la France. Donc, qu'est-ce que vous dites aux socialistes ? Travaillons à une écriture budgétaire qui respecte nos engagements internationaux sur la trajectoire des 5 %, et donc, nous retrouvons-nous à voter un budget. Vous demandez aux socialistes de voter le budget de l'État ? Pourquoi pas ? Ah, mais je vous demande ce que vous demandez.

Ils ont bien voté le budget de la sécurité sociale ? Donc, c'est l'étape logique après ? Il faut s'assumer. À un moment donné, soit on pense pour le pays, et dans ce cas-là, on construit un budget, encore une fois, dans une situation inédite où il n'y a pas de majorité en France. Donc, les socialistes doivent assumer la suite de leur vote de la Sécu ? Enfin, vous, vous êtes abstenu. Il y aura une cohérence.

25:13
Présentateur

Il y aura une cohérence, quelque part. Vous, vous êtes abstenu sur la Sécu. Donc, est-ce que vous êtes vraiment bien placé pour appeler les socialistes à voter pour le budget ? Vous vous posez une question, je vous apporte ma réponse.

25:22
Auditeur

Non, juste pour préciser, moi, en interview avec les socialistes, ils ne sont pas du tout chauds pour voter en l'État le budget, plutôt une abstention, obtenir une abstention. Bref, il y a une question pour vous de Tranche qui dit est-ce que vous êtes conscient que votre positionnement vous met actuellement en porte-à-faux des aspirations populaires qui ne comprennent pas qu'on ne fasse pas contribuer les plus grandes fortunes, toujours plus à leur détriment ? En gros, assumez-vous de représenter la minorité riche de notre pays ?

25:45
Invité

Je ne pense pas que la question se pose comme ça. D'abord, on a appelé à plus de justice fiscale dans le cadre des discussions budgétaires. Maintenant, de quelle taxe parlons-nous ? Une taxe inapplicable ? Une taxe confiscatoire ? Une taxe qui met très à mal, finalement, notre développement économique ? Ou est-ce qu'on essaye de construire, finalement, à une fiscalité qui soit aujourd'hui un peu plus juste, entre guillemets ? C'est en ce sens-là où la question mériterait d'être approfondie.

26:11
Présentateur

En tout cas, vous disiez tout à l'heure qu'il y a plusieurs outils pour faire passer le budget au cas où ça coincerait. Stéphanie ?

26:16
Intervenant

Est-ce que pour vous, la seule solution à l'heure actuelle, c'est le 49-3 pour avoir un budget ?

26:22
Invité

C'est une des solutions, en tout cas. On a entendu parler des ordonnances. On s'appelle le 49-3. Je pense que le gouvernement aura son choix à faire. Il est clair que lorsqu'on arrive au bout d'une discussion budgétaire, qu'on a besoin d'un budget pour le pays. Je parlais tout à l'heure de sa traduction au profit, justement, des excluteurs, par exemple. Donc, lorsqu'on est arrivé au bout d'une discussion budgétaire qu'il n'y a pas d'issue possible, est-ce que le 49-3 n'est pas finalement la solution ? En tout cas, moi, c'est ce qu'a proposé la Constitution, finalement. Mais vous, son sens. Donc, ce n'est pas à nous de l'appeler. C'est au gouvernement de faire son choix.

Mais je pense qu'à un moment donné, il faut prendre ses responsabilités. Lorsque la discussion budgétaire ne peut pas aboutir, lorsqu'on est en responsabilité au niveau du gouvernement, peut-être que oui, il faut actionner l'outil qui est à disposition et qui est prévu, je le rappelle, par la Constitution. Alors, on dit souvent que c'est pour mater sa majorité. Ça ne vous choquerez pas. Finalement, comme il n'y a pas eu, il n'y a pas de majorité aujourd'hui, je pense que voilà, c'est l'outil qui finalement est une porte de sortie. Mais c'est pour mater qui, alors ? Personne, finalement. Ah bon, on va se le dire.

27:14
Intervenant

Mais c'est un échec. Édouard Philippe, dès le début, avait dit que c'était une erreur de renoncer au 49-3. Est-ce que vous regrettez que le Premier ministre ne vous ait pas écouté ?

27:21
Invité

Je n'ai pas à avoir de regrets. C'est juste à travailler finalement sur la construction de porte de sortie. Mais si, effectivement, nous sommes dans une impasse, je pense que le Premier ministre aura tout loisir de faire le même constat et de se dire j'utilise le 49-3 ou pas. Mais sauf que si vous avez écouté plus tôt, si vous avez écouté plus tôt,

27:37
Présentateur

ça serait réglé déjà.

27:39
Invité

Moi, on ne peut pas reprocher finalement à un gouvernement d'avoir voulu laisser le débat aller le plus loin possible. Ça a fonctionné sur le PLFSS avec quelques réserves que j'évoquais tout à l'heure. Mais ça a fonctionné. Il y a quand même eu un budget, ses premiers budgets finalement adoptés sans majorité. Donc ça a pu fonctionner. Et finalement, si ça ne fonctionne pas au titre du budget d'État, peut-être que dans ce cas-là, il faut revenir à l'outil constitutionnel.

28:01
Intervenant

Vous l'évoquiez, il y a une autre solution, les ordonnances. Est-ce que vous pensez qu'il faut aller jusque-là, qu'il faut les utiliser ?

28:08
Invité

Encore une fois, c'est un outil qui est prévu effectivement par la Constitution qui n'a jamais, de mémoire, qui n'a jamais été employé. Donc qui pose une certaine fragilité. Peut-être plus de fragilité que le 40-3 sur un PLF. Je pense même qu'avec les ordonnances, il faudrait un budget rectificatif dans la foulée. Donc il nous exposera aux mêmes problématiques de 40-3 ou de la majorité. Donc peut-être, je dis bien peut-être, je n'ai pas expertisé au même titre que le gouvernement évidemment. Mais peut-être qu'effectivement, dans ce cas-là, il faudrait l'appliquer sur le budget lui-même.

28:36
Présentateur

Juste, vous disiez tout à l'heure que vous souhaitez que le budget soit voté le plus vite possible. Amine Mochalin a dit qu'il faut que ce soit fin janvier. Vous y croyez, vous ?

28:45
Invité

Écoutez, je crois Mme Mochalin. Si Mme la ministre le dit, c'est qu'elle a exploré effectivement les options. Il est clair que oui, il nous faut un budget le plus rapidement possible. Mais vous croyez que là, dans 20 jours...

28:54
Intervenant

Le débat est prévu deux semaines à l'Assemblée, ce qui nous permet d'arriver autour du 23-24 janvier.

28:59
Invité

Oui, et après, il y a les retours avec le Sénat. Donc calendairement, je pense que ça peut se tenir. Vous êtes aussi optimiste que ça ? D'accord. Hervé ? Non, je suis réaliste en vous disant ça.

29:08
Présentateur

À l'heure actuelle, il y a quatre pays en Europe qui n'ont pas de budget. La Belgique, l'Espagne, la Bulgarie, la Lettonie. Est-ce qu'au fond, dans la situation où nous sommes aujourd'hui, est-ce qu'on n'est pas arrivé à ce point caricatural que la meilleure façon de contenir les déficits publics dans ce pays, ce serait de ne pas avoir de budget ?

29:28
Invité

Je ne le pense pas puisque finalement, aujourd'hui, ne pas avoir de budget, vous avez la loi spéciale qui nous permet de reporter un certain nombre de crédits ouverts en 2025 à la même hauteur. Donc, on ne peut pas dire que les choses étaient très profitables à notre pays. Deuxièmement, je vais évoquer tout à l'heure le fait que finalement, le fait de ne pas avoir adopté le budget de la fin de l'année nous a fait déraper de 3 milliards de plus. Donc, la construction, en tout cas, de notre mécanique aujourd'hui budgétaire... C'est qu'on dérapait encore plus si on adoptait un budget. Je n'ai pas le sentiment qu'elle nous soit très profitable aujourd'hui, en tout cas.

29:56
Présentateur

En Belgique, en Espagne, ça ne marche pas si mal, finalement, sans budget.

29:59
Invité

Nous ne sommes pas la Belgique et l'Espagne. Non, mais ça peut être des exemples. Oui, je ne suis pas sûr que ce soit un exemple à suivre, quand même. Je n'ai pas vu beaucoup de collectivités survivre à l'absence de budget. On parlait tout à l'heure

30:10
Présentateur

de motion de censure sur le Mercosur qui arrive mercredi, donc, à l'Assemblée que vous ne voterez pas. Une motion de censure peut en cacher une autre. Il peut y en avoir une après le 49-3 sur le budget, par exemple. C'est probable. Et dans...

30:20
Invité

Ah, vous y croyez ? Regardons le réflexe pavlovien des extrêmes. Moi, je vous ferais parier qu'il y aura une motion de censure après l'usage du 49-3. Et là, le gouvernement peut tomber ? Écoutez, si on veut, effectivement, travailler en responsabilité, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne solution.

30:35
Présentateur

Non, ce n'est pas ça. Est-ce que le gouvernement peut tomber à ce moment-là plus sur le budget que sur le Mercosur ? Je ne suis pas devin. Aujourd'hui, vous connaissez comme moi les équilibres. On en a vu d'autres tombés comme ça.

30:43
Invité

Les équilibres, j'en ai connu un en particulier. Oui, justement, c'est le vôtre. Mais je me souviens quand même... Moi, j'ai été profondément marqué par cette séquence, évidemment, puisque j'étais membre du gouvernement et surtout par les débats qui étaient proposés. Puisque les deux parties extrêmes ne proposaient pas une critique du budget qui était soumis à l'époque à ce vote de 49-3 qui intervenait d'ailleurs après un accord en CMP. Il faisait bien longtemps qu'il n'y avait pas eu d'accord en CMP sur un budget d'entre nous. Ce qui était étonnant. Mais quelle était leur expression ? Ils appelaient simplement à une nouvelle élection présidentielle. Oui, mais tout le monde avait voté.

Ils ne répondaient même pas à la question. Même les socialistes avaient voté. Donc, des motions de censure, on peut en avoir malheureusement et je le regrette pour des raisons diverses et variées. J'ose espérer qu'effectivement, la raison fera en sorte que l'on ne fera pas tomber le gouvernement sur une séquence qui ne le mérite pas. À moins que ce soit une dissolution de l'Assemblée nationale

31:26
Présentateur

d'ici là. C'est une hypothèse émise par Sébastien Lecornu qui a depuis un peu tempéré ses propos. On ne sait pas si il est allé trop vite ou si c'est sorti trop vite. C'est autre chose. L'ancien président de la République qui députait PS de la Corrèze, en tout cas, ne s'est pas privé de donner son avis hier.

31:39
Locuteur 5

Bon, le rôle d'un Premier ministre, c'est vrai qu'il n'est pas facile. C'est quand même de mettre un peu de stabilité là où il y a de l'inquiétude. Il a peut-être voulu, sous la pression du président de la République, parce que je crois qu'ils se sont vus, donner là comme ça un coup d'alerte. Mais non, ce n'est pas comme ça qu'il faut procéder. Donc sa déclaration d'aujourd'hui, elle est plus sage. Il faut chercher la stabilité et pour trouver la stabilité, il faut chercher les compromis.

32:06
Présentateur

Paul Christophe, pas sur la stabilité, sur le fait que, comme le dit François Hollande, ce n'est pas le rôle d'un Premier ministre de jouer avec les dissolutions.

32:12
Invité

Je ne suis pas sûr qu'il ait joué avec les dissolutions. Ça reste une hypothèse parmi d'autres, mais je ne suis pas toujours d'accord avec François Hollande, mais là, je suis bien d'accord avec lui. Le rôle d'un Premier ministre, c'est d'abord de chercher finalement la stabilité, de chercher la voie du compromis. C'est ce qui s'est passé encore aujourd'hui, ce qui se passera sans doute demain. Donc moi, je m'inscris plutôt en tout cas dans cette trajectoire. Vous savez, on ne légifère pas avec un pistolet sous la tempe. Donc en soi, ce genre de phrases, en tout cas nous, ne percutent pas. Même pas peur ?

Et après tout, s'il y avait une dissolution, on repartirait essayer de convaincre nos électeurs du bien fondé de notre élection et puis on se metterait au service du pays. Ça ne crée pas

32:46
Présentateur

une certaine fébrilité quand même ?

32:48
Invité

Non, parce qu'on l'a vécu une fois peut-être que ça nous vaccine, mais en soi, aujourd'hui, on est là pour travailler, travailler une solution. En faisant campagne, ça peut servir quand même. Tant mieux être sur le terrain de ce temps-là, non ? Écoutez, moi j'ai toujours été sur le terrain et je pense que mes collègues aussi. Pourquoi ? Parce que c'est la meilleure façon d'être en prise directe avec les attentes de nos administrés et essayer de construire des solutions autant que possible. Stéphanie ?

33:10
Intervenant

Et comme Horizon fait partie de la majorité, est-ce que vous avez été consulté sur cette idée d'une dissolution et d'un scrutin, peut-être, législatif en même temps que les municipales ?

33:17
Invité

Non, on n'a pas été consulté plus en allant. Je pense que le Premier ministre s'est exprimé sur une question qui a dû être posée. La dissolution est un autre outil comme les... Ah non, aucune question n'a été posée de la part d'Ajandais s'il l'a fait tout seul. Elle l'a fait tout seul alors.

33:31
Intervenant

Et s'il y a une dissolution, est-ce que votre parti Horizon est prêt ?

33:34
Invité

Oui, je pense que tous les partis vous diront la même chose d'ailleurs. Je pense que voilà, on connaît nos territoires, on a identifié nos forces sur ces territoires et puis s'il faut désigner des candidats, on saura le faire.

33:44
Intervenant

Ça veut dire que vous auriez des candidats dans combien de circonscriptions ?

33:46
Invité

Écoutez, je pense qu'on pourrait en trouver 577 s'il le fallait mais on a l'habitude aussi de travailler avec les autres composants de la majorité et puis de favoriser finalement les desseins de celui qui est le mieux placé. Je pense que c'est ça aussi qui est intelligent.

33:57
Intervenant

Et donc toujours avec une alliance ?

34:00
Invité

Avec les gens de bonne volonté qui voudront bien que l'on travaille ensemble. Mais c'est-à-dire qui ?

34:05
Auditeur

Gabriel Attal est de bonne volonté ?

34:07
Présentateur

Sur les partis politiques avec les Républicains ?

34:11
Invité

Bien sûr, oui. Avec le Parti Socialiste ? Regardez ce que l'on fait aujourd'hui sur les municipales. Lorsqu'il y a un candidat mieux placé que nous issu d'une autre formation politique du Bloc central, eh bien on se range derrière lui autant que possible. Pas à Paris. Pas à Paris. J'ai dit autant que possible.

34:25
Présentateur

Je sais qu'il y a un sujet après. Pas avec le Parti Socialiste ? Pardon ? Pas d'alliance avec le Parti Socialiste ? Je ne suis pas sûr qu'ils l'appellent leur vœu non plus. Je ne sais pas, je vous pose la question parce que comme aujourd'hui tu es un peu flou. Je vous réponds. Hervé ? Le chef de votre parti, c'est Édouard Philippe. Ça n'a échappé à personne. Ce qui n'a pas échappé non plus, c'est qu'on l'entend assez peu, le moins qu'on puisse dire et qu'il est économe de sa parole. Est-ce que vous, qui êtes un de ses soutiens, vous trouvez qu'il est suffisamment présent dans le débat politique

34:55
Invité

ces derniers mois ? On n'est pas, chez Horizon Indépendant, on n'est pas les adeptes des petites phrases. On n'est pas à commenter à longueur de journée. Moi, ce n'est pas des petites phrases que je pourrais créer. Je vais développer. On n'est pas à commenter à longueur de journée, à l'actualité. Il ne vous a pas échappé que le parti Horizon a un candidat pour la présidentielle qui s'appelle Édouard Philippe, que nous sommes évidemment rangés derrière lui et a travaillé non pas un catalogue de mesures mais un projet. Et quand je dis un projet, c'est un projet de société. Et donc, ça s'appelle un temps plus long, évidemment.

Mais il a pour autant été partagé sur certaines séquences lors des meetings organisés à Bordeaux, à Lille, à Marseille, sur des thématiques différentes. Édouard Philippe a eu l'occasion de rappeler qu'il dévoilera son projet après les municipales, donc plutôt avril-mai 2026. Donc, ça approche. Et que sur ces temps-là, on aura l'occasion, effectivement, de développer une pensée peut-être un peu plus profonde conformément à vos attentes. et qu'aujourd'hui, on n'est pas dans le commentaire permanent, on est plutôt dans l'action, dans la proposition.

En tout cas, j'ai grand plaisir, moi, à animer un groupe de parlementaires qui, aujourd'hui, recensent un certain nombre de techniciens qui sont chacun dans leur domaine allant pour faire des propositions et puis porter des sujets.

36:02
Présentateur

Mais alors, si c'est pour travailler dans la discrétion, ce qu'on peut comprendre, ça servait à quoi de se déclarer candidat à la présidentielle il y a un an et demi, d'appeler il y a quelques semaines le président de la République à démissionner ? Est-ce que vous-même, vous arrivez à bien comprendre cette stratégie de votre candidat ?

36:18
Invité

Ça me permet l'occasion de rappeler qu'il y a quelques semaines, Edouard Philippe a commencé à dire, dans la même interview que vous ciblez, qu'il fallait que la France ait un budget. Donc, ce à quoi nous sommes attachés, finalement, et à quoi nous sommes attelés suite. Après, vous vous êtes abstenu sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Ce n'était pas le faire obstacle à l'adoption d'un budget et c'était parce que, je le rappelle, il propose 24,5 milliards de déficit prévisionnel. Prévisionnel.

36:40
Présentateur

On fera les comptes à la fin de l'année. Mais pour reprendre ce que disait Hervé pour ne pas perdre le fil, c'est qu'Edouard Philippe s'est déjà, lui, lancé dans la présidentielle en 2024. Et tout ça pour ne plus rien faire depuis. C'est ce que dit Hervé. Vous êtes un peu exagéré dans votre propos. Mais ça, c'est normal.

36:53
Invité

C'est fait pour. Mais je résume ce que dit Hervé. Vous avez bien suivi l'actualité d'Edouard Philippe et effectivement, sur les séquences que je rappelais, Bordeaux, Lille, Marseille, à chaque fois, il n'a pas manqué de poser déjà une brique du projet tel qu'il variait. Je rappelle que Marseille, par exemple, c'était la sécurité. Je dis ça parce que c'était le dernier. Et la justice qui faisait écho, d'ailleurs, aux travaux parlementaires que nous avions portés dans le cadre de notre journée parlementaire à l'Assemblée nationale. Vous avez l'impression que les Français comprennent bien tout ça, mesurent bien tout ça ? Écoutez, Edouard Philippe ne s'inscrit pas dans le commentaire.

Non, il s'inscrit dans une campagne présidentielle. Je pense que ça dénote. Il faut donc bien qu'il s'adresse aux Français. C'est-à-dire dans le sérieux ? Il a quand même participé à une émission il n'y a pas si longtemps que ça sur LCI, si on va les citer, mais pendant 4 heures. Je pense qu'il s'est dit beaucoup de choses pendant ces 4 heures. Il a encore fait une interview dimanche dans le JDD, c'était le Ficaro avant-hier. Je pense que voilà. Mais il n'est pas dans le commentaire. Je pense que si c'est ce que vous attendez, c'est non. Aujourd'hui, il est dans la construction d'une proposition à faire aux Françaises, aux Français, un projet de société.

Je pense que c'est ce qu'on attend finalement aujourd'hui. Fini les catalogues de petites mesures plus populistes les unes que les autres. On veut un projet de société dans lequel on ne soit pas dire voilà, madame, monsieur, dans quelle société on voudrait que vos enfants et vos petits-enfants puissent s'épanouir. C'est beaucoup plus difficile, je vous le dis, mais c'est beaucoup plus cohérent et je pense que c'est ce qu'on doit proposer demain.

38:06
Présentateur

Sans être dans le commentaire, on a l'impression qu'il y a beaucoup de gens qui souhaiteraient être candidats à l'élection présidentielle dans ce qu'on appelle encore un peu le bloc central. Édouard Philippe s'est déclaré il y a longtemps. Est-ce qu'il faut qu'il soit seul candidat ou est-ce qu'il faut en tout cas qu'il y ait un seul candidat de cet espace central ?

38:25
Invité

Ce serait sans doute mieux puisque ça vous permet de fédérer. Vous ne le croyez pas ? Écoutez, les jours qui viennent vont nous le dire. Je pense que c'est à ce à quoi on doit travailler en tout cas pour pouvoir bien avoir... Comment on y travaille ? Il faudrait une primaire par exemple ? C'est le dialogue. Effectivement, c'est le projet aussi. Si votre projet n'est pas en adéquation à ce qu'attendre vos collègues... Est-ce qu'il faut une primaire ? Ce ne serait pas le moyen le plus simple ? Je ne pense pas. Vous savez, on en est un peu revenu des primaires ces dernières années quand même. Vous me l'accorderez.

Et de Zio, je pense que c'est plutôt par le projet qu'on veut convaincre plutôt que par un primaire qui finalement serait réservé à un champ électoral réduit. Va suffire un projet

39:03
Présentateur

d'Édouard Philippe pour convaincre par exemple Gabriel Attal de ne pas être candidat à l'élection présidentielle ?

39:07
Invité

En tout cas, ce à quoi on s'emploie.

39:09
Présentateur

Vous l'appelez à se ranger derrière Édouard Philippe, Gabriel Attal ?

39:11
Invité

À partir du moment où je suis adhérent en horizon, je pense que oui, c'est plutôt logique. Qu'il se range derrière Édouard Philippe.

39:19
Auditeur

Hugo ? Oui, M. Christophe, moi j'ai une question sur le positionnement de votre groupe. Le 30 octobre dernier, pour la première fois de l'histoire, le Rassemblement National, l'extrême droite, a réussi à faire adopter un de ces textes grâce notamment aux voix de votre groupe. Vous avez voté pour ce texte à une petite voix, il est passé. Est-ce que voter avec l'ERN, c'est...

39:35
Présentateur

Il faut dire lequel ?

39:36
Auditeur

C'était le texte sur la dénonciation des accords franco-algériens. Qu'Édouard Philippe avait été le premier à mettre dans le paysage politique. L'argument de horizon, c'était de dire mais si ça va dans le sens de notre programme, de nos propositions, on est prêt à le voter. Est-ce que du coup, vous pourriez gouverner avec un gouvernement ERN s'ils prennent des propositions de votre programme ?

39:53
Invité

On n'en est pas là. Loin de là. Ça pourrait arriver. Notre rôle, c'est de faire en sorte qu'on n'ait pas à se poser cette question. Mais je reviens quand même sur le fait que vous évoquiez. Comme on le disait, le premier à avoir parlé de dénoncer ces accords s'appelle Édouard Philippe. Ce qu'on essaie quand même de porter au sein d'horizons indépendants, c'est de la cohérence. À partir du moment où effectivement on s'est prononcé sous la dénonciation de ces accords, je ne vois pas comment une fois arrivé dans l'hémicycle, je pourrais venir dire le contraire.

40:17
Présentateur

Pour dire que vous ne voulez pas voter avec le RN.

40:19
Invité

Parce que vous ne voulez pas voter avec le RN. Excusez-moi, mais on est quand même dans le débat d'idées. En l'espèce, on est sur une proposition. Je ne vais pas me déjuger en fonction de celui qui va reprendre mon idée et surtout si elle est profitable à mon pays. Même si c'est le RN.

40:30
Auditeur

Écoutez, une PPR, c'est profitable au pays ? Pardon ? Une proposition de résolution qui n'est pas contraignante, est-ce que c'est vraiment utile pour le pays ?

40:36
Invité

Arrêtez de transformer la chose. Ce n'est pas une proposition RN, c'est une proposition

40:41
Auditeur

qu'a faite Édouard Philippe. Une PPR, j'ai dit. Une PPR, ça ne va pas changer l'histoire du pays.

40:45
Invité

Vous connaissez la portée. Comment voulez-vous que je vous dise le contraire de ce qu'on a émis comme proposition quelques semaines avant ? Je pense qu'il faut aussi qu'en politique,

40:57
Auditeur

la proposition de loi qui sera débattue la semaine prochaine pendant la niche LR sur l'interdiction du voilement des fillettes. Est-ce que vous avez déjà défini la position du groupe Horizon sur cette proposition ?

41:07
Invité

Ce sera débattu dans le cadre de la commission et donc nous aurons une discussion en réunion de groupe demain. Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Personnellement, je ne suis pas favorable. À quoi ? À titre personnel. À quoi ? À la loi qui vient d'être évoquée. Tout simplement parce qu'il faut aussi que ce soit applicable. Comment ? Ça ressemble un peu à la police des mœurs.

41:28
Auditeur

L'article dit qu'il est interdit à tout parent d'imposer à sa fille mineure ou de l'autoriser à porter dans l'espace public une tenue destinée à dissimuler sa chevelure.

41:36
Invité

J'entends bien. Et donc, ce qu'il faut, c'est que cette mesure soit applicable, contrôlable dans sa mise en œuvre. Je pense qu'on n'est pas dans l'incantation non plus. Donc, à titre personnel, vous ne votez pas ça ? Parce que logistiquement, ce n'est pas applicable. Rémi ?

41:49
Présentateur

Pour revenir à 2027, le procès de Marine Le Pen s'ouvre demain avec la question de son éligibilité. Cet après-midi, Jordan Baranella, lors de sa vœu, a dit qu'empêcher Marine Le Pen d'être candidate, ce serait inquiétant pour la démocratie. C'est aussi votre avis ?

42:02
Invité

Ce qui est inquiétant pour la démocratie, vous me l'accorderez peut-être, c'est quand même qu'une candidate à la présidentielle soit condamnée pour détournement de fonds publics en bande organisée. Parce que c'est quand même le qualificatif de la condamnation en première instance. C'est plutôt ça qui m'inquiète pour la démocratie. Après, la justice fait son travail. On commentera peut-être l'issue du procès pour la démocratie ? Moi, c'est celle-là. Donc, si Marine Le Pen est inéligible

42:26
Présentateur

pour la présidentielle, pour vous, ce n'est pas une anomalie démocratique ?

42:29
Invité

Écoutez, c'est la loi. Elle s'applique à tout un chacun. On ne va pas faire une loi spéciale pour Marine Le Pen ou une candidate ou un candidat à la présidentielle. Ça ne tient grave. Je pense qu'on s'éloigne justement de la démocratie dans ce cas-là.

42:39
Présentateur

Et entre Jordan Bardella

42:40
Invité

et Marine Le Pen, Edouard Philippe, il aurait une préférence en 2027 quant à affronter ? Pas de préférence. Ce que l'on veut, et je le redis avec force, c'est derrière Edouard Philippe convaincre avec un projet de société.

42:50
Présentateur

Autre élection à Paris, donc, se tiennent les élections municipales. Vous avez un candidat, Pierre Bournazel, qui est en troisième position aujourd'hui dans les sondages. Beaucoup va se jouer autour de sa décision au second tour ce matin. Il a redit qu'il ne choisirait ni la gauche ni la droite. Est-ce que ce n'est pas offrir la mairie sur un plateau au Parti Socialiste ?

43:08
Invité

Écoutez, on a effectivement un très bon candidat qui s'appelle Pierre-Yves Bournazel, qui a une vraie légitimité dans son action, qui siège depuis plus de 18 ans à Serbes dans l'opposition mais au Conseil de Paris, que j'ai vu, que j'ai côtoyé, moi, dans son travail législatif à l'Assemblée en son temps, qui a une vraie compréhension en tout cas des enjeux et des sujets parisiens et qui a cette volonté, là aussi, de proposer une alternative, de proposer un vrai projet qui permettra à la ville de retrouver sa grandeur. Donc, aujourd'hui...

43:37
Présentateur

Vous assumez choix. S'il n'y a pas d'alternance, ce n'est pas très grave pour...

43:39
Invité

Aujourd'hui, ce qui joue, c'est l'élection du premier tour. Moi, je ne suis pas devin. Je lis quelques sondages. Je vois d'ailleurs qu'il a progressé, d'ailleurs, en termes de score et donc, c'est plutôt de bonne alloi en termes de dynamique. Évidemment, les choses se décanteront à l'issue du premier tour. Moi, je suis très allant derrière Pierre-Yves qui apporte une vraie fraîcheur démocratique et une vraie volonté de bien faire.

44:00
Présentateur

Mais s'il est en position d'arbitre pour le second tour, parce que ça peut arriver aussi, il dit « Je ne choisirai ni Rachidati ni Emmanuel Grégoire ». Écoutez, ça peut-être dire qu'il se maintiendra. Ah, peut-être. Édouard Philippe est d'accord avec ça. Il en a parlé

44:12
Invité

avec Rachidati. Aujourd'hui, on est tous unis derrière Pierre-Yves dans une candidature de premier tour, je le redis. Il sera à temps, je pense, de commenter les résultats à l'issue de ce premier tour. Une autre municipale.

44:23
Présentateur

Notre candidat au municipal illustre, si l'on est, Édouard Philippe, candidat au Havre. S'il perd, c'en est fini de ses ambitions présidentielles ?

44:30
Invité

Je vous donne un scoop. C'est un très bon candidat. Non, non, mais sérieusement. Et il va gagner les municipales et il va gagner les municipales au Havre. Sérieusement. Il ne pourrait pas être candidat. Et chacun commentera. Ça paraît impossible. Je pense qu'Édouard Philippe sera élu maire du Havre et que cette question ne se pose pas.

44:44
Présentateur

S'il était battu, ça peut arriver. Est-ce que ça mettrait fin à sa candidature à la présidentielle ? Ce sera à lui de répondre à cette question.

44:51
Invité

Ce n'est pas forcément automatique. Je pense que ce sera à lui de répondre à cette question. Ce n'est pas automatique. Je suis très serein en vous disant ça parce que je suis convaincu qu'Édouard Philippe remportera l'élection municipale.

44:59
Présentateur

Oui, mais ce n'est pas automatique. C'est-à-dire qu'un candidat à la présidentielle potentiel, même pas potentiel, il est déclaré, qui perdrait une municipale,

45:05
Invité

pour vous, il garde toute sa crédibilité. Ce serait une fragilité, mais je pense que ce sera à Édouard Philippe d'en tenir, de tirer les conclusions si l'élection lui était défavorable. Mais je suis plutôt, je suis très serein en vous disant ça.

45:15
Présentateur

Alors vous savez que dans l'actualité aussi, il y a en ce moment la grève des médecins. Vous parliez du budget de la sécurité sociale. Quand vous voyez les médecins manifestés dans la rue, justement, contre certaines mesures qui ont été votées lors du budget de la sécurité sociale, pour lequel vous êtes abstenus ou vous avez voté contre. Donc pour eux, vous dites, ils ont raison d'être dans la rue. Non, c'est plutôt abstenus et quelques-uns ont voté pour. Oui, et certains contre. Non, on n'a pas voté contre. Ah, je croyais. Et donc, ces médecins ont raison d'être dans la rue.

45:42
Invité

Écoutez, ça veut bien dire qu'aujourd'hui, on a encore eu une crise. Mais alors, elle ne se nuit d'ailleurs pas comme médecin. On a eu une crise de la santé en France qui passe des vocations aux rémunérations, à l'équilibre budgétaire. Et donc aujourd'hui, moi, ce que j'entends, c'est qu'on a ce besoin de continuer à dialoguer. On n'a plus que jamais besoin des médecins dans nos territoires. On a à construire une trajectoire qui permettra à tout un chacun d'accéder justement à des questions de santé et aux médecins en particulier. Donc je pense que ce n'est pas en s'opposant et qu'on va y arriver. Donc en soi, ça invite forcément au dialogue.

Je fais confiance aussi à Stéphanie Riste qui est ministre en charge de eux, qui connaît bien le sujet, qui a d'ailleurs été rapporteur à plusieurs reprises du budget de la Sécu Sociale pour essayer de construire là aussi des solutions.

46:23
Présentateur

Sauf que, par exemple, parmi les mesures qu'il critique, il y a la limitation des arrêts de travail à 30 jours dans un premier temps puisque ça a été voté dans le budget de la Sécu. Je rappelle que vous n'étiez pas favorable à ça. Est-ce qu'aujourd'hui, le gouvernement doit revenir sur cette mesure ? En tout cas, il doit engager le dialogue

46:40
Invité

avec les praticiens pour essayer de trouver une solution. Mais eux, c'est ce qu'ils veulent, que ce soit revu. Est-ce qu'il faut revoir cette mesure ? Moi, je pense que oui. En tout cas, vous le savez, on ne l'a pas voté expressément. Donc, en soi, je ne pense pas que ce soit la solution pour limiter les arrêts de travail. Donc, il faut revoir cette mesure. C'est-à-dire, le budget à peine voté, on revoit la mesure déjà ? Et un budget appelle dans son application parfois à des décrets. Je ne vous apprends rien. Peut-être que ce décret doit être revenu à l'aune de la situation qui est partagée avec les praticiens. Donc, vous souhaitez qu'il soit revu ce décret ?

Je souhaite que le dialogue se reste offert pour éventuellement le revoir, le cas échéant, oui.

47:13
Présentateur

On va accueillir dans un instant une championne de tennis qui va s'adresser à vous parce que vous avez été en charge des questions du handicap sous Michel Barnier. Ce n'était pas il y a si longtemps, vous le disiez tout à l'heure. Un sujet qui continue à vous mobiliser et son portrait est signé Marco Pommier.

47:26
Paul Christophe

Face à vous, Paul Christophe, une femme dont la vie a basculé en quelques secondes. Victime d'un grave accident de la route en 2018, amputée après avoir été percutée par un automobiliste de 92 ans.

47:40
Invité

Bien sûr, j'ai été touchée dans ma chair avec cette jambe arrachée. C'était un cauchemar. Mais je respirais encore et avec l'entourage vraiment très présent autour de moi, je me suis dit que je ne pouvais pas les laisser tomber et que j'allais dans un premier temps survivre. pour essayer de revivre.

47:57
Paul Christophe

Athlète handisport aujourd'hui, joueuse de tennis de haut niveau, plusieurs fois championne de France et militante engagée pour la sécurité routière. Une reconstruction et un combat qu'elle raconte dans ce livre Impossible, un témoignage personnel et un message collectif pour regarder le handicap en face, la violence routière et la place faite aux victimes. Ce soir, Paul Christophe, elle vous interpelle car votre groupe politique propose d'imposer une visite médicale pour les automobilistes à partir de 70 ans. Une proposition défendue par notre invité depuis plusieurs années.

48:35
Locuteur 3

Si cet homme avait passé un test d'aptitude à la conduite, il n'aurait plus le permis. Et Pauline et moi aurions encore nos deux jambes.

48:53
Paul Christophe

Et au-delà du durcissement de la loi, comment mieux accompagner les victimes après un accident ? Comment changer le regard porté sur le handicap pour permettre plus d'inclusion ? Face à vous, Pauline Desrouledes.

49:06
Présentateur

Bonsoir, Pauline Desrouledes. Merci d'être avec nous sur ce plateau. Je vous laisse saluer Paul Christophe. Je ne veux pas vous interrompre et je vous laisse débattre avec Paul Christophe. Vous voulez commencer par quoi ?

49:16
Invité

Écoutez, on va parler des visites médicales.

49:19
Présentateur

Pour le permis de conduire.

49:20
Invité

Pour le permis de conduire, exactement, puisque votre parti nous soutient. C'est un combat que je mène depuis 7 ans maintenant. On a eu beaucoup de signatures de plusieurs députés. C'est une proposition de loi transpartisane. et je voulais savoir, parce qu'aujourd'hui, cette proposition de loi a été proposée, elle n'est toujours pas mise à l'ordre du jour, malheureusement, parce que ce n'est peut-être pas une priorité.

Je voulais savoir, vous, ce que vous pensez et quel serait le moyen finalement qu'on arrive à respecter la directive européenne qui est sortie il n'y a pas si longtemps, qui va donc imposer à la France dans les 3 ans à venir de prendre ses dispositions pour la visite médicale pour tous les conducteurs. Il faut savoir que 14 pays européens appliquent déjà en tout cas ses dispositions.

C'est vrai que sous la plume de Frédéric Valtoux, le président de la Commission d'affaires sociales, nous avions proposé une version qui a le mérite d'être une première version à mon avis, de loi qui permette justement d'encadrer ces visites médicales et de les rendre obligatoires finalement à partir d'un certain âge. Nous l'avons proposé puisqu'on avait eu l'occasion d'échanger à l'époque dans le cadre d'une semaine transpartisane. Vous savez que ce sont les présidents des différents groupes politiques qui composent l'Assemblée nationale qui votent ce jour-là pour retenir les textes qui sont soumis dans cette semaine-là.

Je suis un peu déçu de dire que ça n'a pas fait mouche, on n'a pas réussi à l'imposer, mais pour autant plutôt tenace, donc on reviendra sur le sujet avec ces propositions de loi. Elle avait le mérite en tout cas d'introduire le débat. C'est d'ailleurs avant même que ne soit prise la disposition européenne, donc elle s'inscrirait encore plus demain finalement dans la traduction d'une disposition européenne adoptée. Notre rôle aujourd'hui c'est de continuer à faire en sorte que cette loi puisse convaincre les autres et être inscrite dans la semaine transpartisane ou de convaincre peut-être Mme la ministre de l'inscrire dans l'ordre du jour sous la plume du gouvernement.

Alors concrètement c'était ma question suivante puisque j'ai rencontré il n'y a pas si longtemps M.

Laurent Nunez et je pense qu'il faut voir effectivement d'autres ministres parce que cette proposition de loi pour moi elle ne peut pas se faire sans un lien étroit avec le gouvernement pour avoir du poids tout simplement et parce que c'est une proposition de loi finalement interministérielle on touche évidemment à la liberté des gens aussi à la solution de mobilité parce que qu'est-ce qu'on ferait des gens qui ne pourraient plus conduire qu'est-ce qu'on leur propose donc pour moi c'est une loi qui doit rassembler tout le monde et aujourd'hui je sais qu'il y a encore des députés qui sont frileux on en a parlé à l'idée de recontrôler les gens donc pour vous ça serait quoi le moyen pour se réunir autour d'une table et passer la vitesse supérieure parce que ça fait trop longtemps qu'on en parle et que rien ne se fait et qu'on relate des accidents malheureux dans la presse et que ça continue d'arriver je pense que le meilleur moyen c'est le débat donc c'est d'introduire le texte dans nos discussions parlementaires et donc de pouvoir calibrer finalement les mesures telles qu'on les propose moi je ne vous cache rien tout à l'heure nous allons rencontrer le Premier ministre avec d'autres présidents de groupe pour travailler et réfléchir calendrier moi je me fais fort de mettre cette discussion sur la table

52:11
Présentateur

petite parenthèse là-dessus vous avez parlé calendrier pourquoi ? pour les mois qui viennent les semaines qui viennent pour savoir ce qu'il faut mettre à l'agenda après le budget pourquoi pas ? je ne sais pas je vous pose la question

52:19
Invité

puisque on parle de budget nous on a établi un plan où ça ne coûterait finalement pas tant que ça d'argent à l'État dans la mesure où je prends un accident comme le mien moi je suis passé quasiment un mois à l'hôpital je ne sais pas combien de milliers d'euros j'ai coûté à l'État tous ces accidents qu'on éviterait ça permettrait aussi de financer ces visites et finalement ça ne serait pas colossal donc il y a aussi une raison budgétaire il faut en parler parce que vous êtes dans les discussions et c'est important de le dire en tout cas je suis ravie d'entendre que vous vous engagez à continuer le combat à mes côtés

52:51
Présentateur

vous savez que vous poichez un groupe de convaincus sur le handicap plus généralement vous avez l'impression vous que c'est une question secondaire quasiment dans la société

53:00
Invité

alors je ne sais pas si c'est secondaire en tout cas on a eu un aperçu de la belle vie qu'on pourrait avoir si le handicap n'était plus un sujet lors des Jeux olympiques par olympiques cette parenthèse enchantée et c'est vrai que c'est retombé vraiment comme un soufflé et je m'étonne encore de voir qu'il n'y a pas eu beaucoup d'efforts ne serait-ce qu'en termes d'accessibilité là je le disais après s'il y a eu un malheureux accident dans les transports d'une personne malvoyante il y a encore des drames qui arrivent des personnes handicapées isolées moi j'ai de la chance je peux être debout je peux me débrouiller mais il y a des personnes qui sont lourdement plus handicapées et j'ai l'impression que c'est un peu les oubliés de notre pays et voilà je me dis où on en est à chaque année tous les trois ans il y a cette grande conférence qui a lieu à l'Elysée où on fait le bilan on se donne des bonnes promesses à tenir qu'on ne tient pas donc vous avez été ministre en charge des personnes handicapées alors très peu de temps mais quand même vous avez pu comprendre les sujets donc moi j'ai envie de savoir qu'est-ce que vous pensez aujourd'hui c'est quoi l'effort qu'on doit faire c'est vrai que vous forcément vous me toucher au coeur en disant ça puisque j'ai été ministre en charge des questions d'autonomie et dans la branche autonomie c'est comme ça qu'il fallait le comprendre il y a effectivement à la fois les questions liées à la perte d'autonomie liées à l'avancée dans l'âge mais il y a aussi toutes les questions liées au handicap et donc d'ailleurs dans la discussion budgétaire lorsqu'il s'est nous avons une discussion sur la hausse de la CSG 1,4 milliard j'ai pesé pour qu'elle soit fléchée vers la branche autonomie et qu'on va mettre quelques moyens supplémentaires parce que finalement il y a à la fois des axes de progrès dans l'accompagnement des personnes il y a des axes de progrès dans la formulation des demandes aujourd'hui et si vous parlez MDPH vous allez tout de suite comprendre et il y a des axes de progrès budgétaire en soi puisque ça peut mobiliser quelques crédits mais aujourd'hui moi ce qui m'importe le plus c'est l'accompagnement humain parce qu'aujourd'hui et je salue d'ailleurs votre investissement auprès des jeunes victimes à cet accompagnement humain aujourd'hui il ne se chiffre pas finalement il s'impose à nous je pense qu'il y a à la fois la considération de la personne en tant que telle son libre choix aussi l'autre jour j'entendais la maman de cette jeune fille qui a participé à un concours de danse à la télé dire que c'était le choix de sa fille qu'elle n'était pas d'accord mais que finalement elle s'était imposée de suivre le choix de sa fille c'est ça aussi prendre en considération les désidératas de la personne en question trop souvent on décide à la place d'eux donc c'est comment on remet aussi la personne en situation de handicap au coeur de décisions et de nos politiques publiques donc il y a encore des axes de progrès majeurs sur l'accessibilité surtout dans la vie quotidienne j'allais dire au moment où on fait les 20 ans de la loi enfin les 21 ans même de la loi handicap au moment où on a tous dû en tant que maire je l'ai été s'imposer des calendriers adapt pour adapter l'accessibilité on voit encore aujourd'hui qu'on a des situations où ce n'est pas réalisé donc je pense qu'à un moment donné il faut passer à l'étape supérieure pour forcer quelque part la réalisation ça veut dire quoi

55:44
Présentateur

qu'est-ce qui bloque toujours c'est toujours les finances l'accessibilité à certains lieux publics pourquoi c'est toujours pas fait je ne pense pas que ce soit

55:51
Invité

malheureusement je ne pense pas que ce soit que des questions de finances c'est quoi alors ? on a quand même attendu la fin de l'année dernière pour rembourser intégralement le prix des fauteuils roulants donc ça c'est un pas énorme

56:02
Présentateur

donc c'est bien une question de finances ou quoi ?

56:04
Invité

je pense quand même qu'il y a une histoire d'argent parce que rendre accessible des lieux ça coûte de l'argent c'est des dispositions oui oui mais vous l'étrez justement on ne peut pas apprécier la question du cap que par de l'argent je pense qu'à chaque fois qu'on va remédier une situation peut-être qu'on va faire une économie il faut regarder la dépense très justement et très justement tout à l'heure si on évite l'accident j'ai une dépense qui n'existe plus là si j'améliore le quotidien et peut-être que j'ai plus besoin d'aide accessoire j'ai bien compris mais pourquoi ça ne se fait pas pourquoi il y a encore des lieux qui sont inaccessibles ça se fait quand même puisque je salue le travail de Charles Parmentier-Lecoq notre ministre qui a quand même porté le dispositif 50 000 nouvelles solutions qui a accompagné son tour de France du handicap qui aujourd'hui va proposer des mesures pour faciliter déjà les démarches administratives on pourrait parler très longtemps ensemble de la MDPH on a tous des histoires des formulaires des MDPH dis-nous ce que c'est parfois la maison départementale du handicap qui est en charge de l'instruction des dossiers des premières demandes etc je pense qu'aujourd'hui on a quand même des situations parfois ubues si c'est pas un problème financier où est-ce que ça bloque ?

c'est un problème d'organisation c'est un problème de mentalité ?

pas forcément c'est aussi parce qu'on regarde des choses parfois trop en silo vous avez le même formulaire à déposer la MDPH et le même formulaire à déposer la CAF pour avoir d'autres aides alors qu'il suffirait finalement qu'on a su le faire pour les impôts aujourd'hui rien ne leur échappe donc voilà je pense qu'on pourrait améliorer le quotidien des gens d'abord par rapport à des simplifications de process je pense aussi qu'il y a une fausse croyance par rapport au problème avec la MDPH de se dire on va voir ceux qui vont tricher ceux qui vont essayer d'obtenir des aides et qu'on pense plus à ces personnes-là qui sont malveillantes qu'aux vraies personnes handicapées moi j'ai plein d'histoires on pourra en parler en rigolant dans les coulisses de l'émission mais c'est vrai qu'on se dit on n'est pas considéré il faut se battre moi on m'a refusé à deux reprises la carte de stationnement de mobilité réduite parce que je n'étais pas assez handicapée donc j'ai fini par envoyer une photo avec beaucoup d'humour et ça a été très très long et effectivement ça rajoute au parcours du combattant d'avant un autre parcours et malheureusement on a trop d'histoires comme ça il y a quand même des humains derrière qui traitent ces dossiers donc je pense qu'effectivement il y a une histoire de mentalité qu'il faut chaque handicap est différent qu'il n'y en a pas un qui est moins pire que l'autre c'est la façon dont on le vit qui est le plus important et que les mentalités sont quand même à changer et moi je pense aussi je crois et je ne sais pas ce que vous en pensez que par le sport on peut vraiment arriver à casser des croyances des préjugés sur le handicap et changer progressivement la mentalité des gens voilà une personne en fauteuil elle est capable de faire énormément de choses et une personne qui comme moi et je le vis tous les jours porte une prothèse mais est une personne marchante elle est handicapée quand même ce n'est pas parce qu'elle marche qu'elle n'est pas handicapée donc en fait je pense qu'il y a une vraie éducation à mener et ça commence dès l'école aussi tout à fait moi je savais j'ai sur ma commune un institut d'école sur motrice qui accueille des enfants en situation de polyhandicap ils ont deux classes de cours au sein d'un hôpital j'ai un projet d'école qui se construit on va tout simplement construire les classes dans la nouvelle école ce qui fait que les enfants en situation de handicap iront à l'école avec les autres ils iront vraiment à l'école cette fois et on voit sur le regard des enfants moi j'ai mené des actions où les enfants ne voient pas le handicap et c'est important parce que ce sont les collègues de demain peut-être les conjoints ou conjointes de demain ou les patrons de demain et quand on n'a plus cette vision de la barrière ou les élus de demain ou les élus de demain tout à fait et donc quand on n'a plus cette vision de cette barrière qu'on se met soi-même souvent par rapport au handicap et bien c'est le vivre ensemble qui s'exprime tout simplement et je pense que c'est pour ça que je dis que ce n'est pas qu'une question d'argent c'est aussi une question peut-être oui de mentalité en tout cas d'appréciation d'une situation qui ne devrait pas finalement être clivante ou marquer des différences

59:46
Présentateur

Oui mais je disais les élus de demain parce que vous avez vu le député Pétavi par exemple qui a décroché vous le disiez le remboursement oui exactement le remboursement des fauteuils roulants il se sent seul vous le disiez parce que physiquement il se sent seul et pas beaucoup de choses sont adaptées il a fallu qu'il se batte pour trouver sa place

1:00:04
Invité

dans l'hémicycle Il y a aussi un collègue qui est malvoyant donc ça se respecte aussi effectivement Sébastien Pétavi a été affaire de Lens j'ai beaucoup travaillé avec lui et j'en suis très heureux sur la question du remboursement effectivement des fauteuils Mais ils doivent se battre pour trouver leur place dans l'hémicycle eux-mêmes Ce qui est terrible même c'est que c'était comme un dossier ouvert depuis très longtemps on peut saluer le fait qu'il ait trouvé un aboutissement favorable mais quand même quelques d'énergie et que de temps Mais il faut se battre

1:00:28
Présentateur

eux-mêmes ils doivent se battre pour trouver leur place dans l'hémicycle c'est pas une image quand je dis ça Je sais Comment ça se fait qu'on en soit encore là même dans l'hémicycle

1:00:33
Invité

ceux qui votent les lois Je n'ai pas l'antériorité de l'agencement de l'hémicycle en lui-même mais je trouve regrettable que Sébastien doit prendre le micro du bas alors qu'il ne peut pas d'ailleurs c'est discriminant finalement quelque part On a dû adapter nos mairies pour faire en sorte que le bureau du maire soit accessible à tout un chacun par exemple Je crois que cet exemple-là Ça prouve bien qu'on a encore des progrès et ce n'est pas que de l'argent C'est aussi Non

1:00:55
Présentateur

Pied les symboles de la République juste pour terminer Un élu en situation de handicap aujourd'hui ne pourrait pas accéder physiquement au perchoir de l'Assemblée nationale

1:01:03
Invité

C'est ce que je décrivais là et donc il est obligé de prendre le micro en bas au banc alors qu'on devrait peut-être s'interroger sur ça Merci Pauline Desroulettes

1:01:12
Présentateur

d'être venue nous parler Merci à vous Il y a déjà un budget à trouver vous imaginez le chantier Merci en tout cas d'être venu sur le plateau de l'Indice et Politique Merci Paul Christophe d'avoir accepté notre invitation dans l'Indice et Politique sur LCP qui revient la semaine prochaine lundi soir Bonne soirée Merci A bientôt