Julien Odoul : "La France doit passer aux actes contre l'Algérie" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonsoir M. O'Doul. C'est un peu humiliant pour le ministre de l'Intérieur qui est obligé d'être recadré par le ministère de la Justice.
- 0:27RelanceRéponse partielle
Passivité non, puisque sept influenceurs algériens ont déjà été interpellés depuis le début de l'année quand même.
- 1:05ComplaisanteRéponse directe
D'accord mais ça c'est à long terme et on a un cas et son avocat sera avec nous dans un instant.
- 2:09RelanceRéponse partielle
Vous dites que la France doit s'aligner sur des règles algériennes ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Non mais on ne peut pas y croire, et ça je vous laisse libre de faire.
- 3:09RelanceRéponse directe
Mais la question de la réciprocité, ce serait de dire, la France n'est pas assez sécurisée et il faut effectivement accompagner, ce n'est pas que les diplomates français par ailleurs, c'est l'ensemble des étrangers.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11Invité politiqueFait
« Ce n'est pas pour le ministre de l'Intérieur que c'est humiliant, c'est pour la France. »
- 0:16Invité politiqueFait
« Il se marre de l'impuissance française, il se marre des lâchetés, il se marre aussi d'une forme de passivité face à l'hostilité croissante d'un État »
- 0:45Invité politiqueFait
« Les actes forts, c'est très clair, c'est déjà couper l'aide au développement, l'aide publique au développement. »
- 0:49Invité politiqueChiffre
« Les 140 millions d'euros qui sont consacrés à l'État algérien et qui sont payés par le contribuable français, il faut les couper. »
- 0:56Invité politiqueFait
« Il faut une politique zéro visa et dénoncer notamment l'accord de 1968 qui octroie aux Algériens une référence à l'immigration. »
- 1:32Invité politiqueFait
« ces moyens de pression qui sont toujours évoqués mais jamais actionnés, zéro centime, zéro visa, taxation des transferts d'argent notamment »
- 1:50Invité politiqueFait
« on a appris dernièrement par la bouche de notre ancien ambassadeur Xavier Driancourt à Alger que l'État algérien plaçait sous surveillance les diplomates français en Algérie »
- 10:31Invité politiqueFait
« Ce n'est pas des griefs qui sont renvoyés par les deux États. On a un État qui est toujours dans la repentance, dans la politique de la main tendue, de la soumission qui se met à plat ventre, c'est la France. »
- 10:41Invité politiqueFait
« Et on a un État qui a fait de la haine de la France son carburant, c'est l'Algérie. »
- 10:54Invité politiqueFait
« quand on appelle au meurtre, quand on appelle à des actes terroristes et qu'on est un ennemi du peuple français, et donc on doit être écouté. »
- 11:18Invité politiqueFait
« L'Algérie n'est pas coopérative. »
- 11:26Invité politiqueFait
« Zéro visa, zéro centime. Aucun dignitaire algérien devrait pouvoir se faire soigner en France, notamment. »
- 11:32Invité politiqueFait
« dénoncer cet accord de 1968, qui, encore une fois, offre une préférence inouïe aux ressortissants algériens pour le regroupement familial, pour l'intégration, pour le travail en France. »
Temps de parole
- Invité30 %
- Julien Odoul23 %
- Présentateur18 %
- Invité 214 %
- Présentateur 29 %
- Invité 37 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir M. O'Doul. C'est un peu humiliant d'ailleurs pour le ministre de l'Intérieur qui est obligé d'être recadré par le ministère de la Justice.
Ce n'est pas pour le ministre de l'Intérieur que c'est humiliant, c'est pour la France. Parce que très clairement, le régime dictatorial algérien, aujourd'hui il se marre. Il se marre de l'impuissance française, il se marre des lâchetés, il se marre aussi d'une forme de passivité face à l'hostilité croissante d'un État qui visiblement enchaîne les provocations à l'égard d'un autre pays.
– Passivité non, puisque sept influenceurs algériens ont déjà été interpellés depuis le début de l'année quand même.
– Non mais très clairement, au-delà du blabla, parce que M. Retailleau a oublié qu'il n'était pas le ministre de la Parole, il le ministre de l'Intérieur. Il y a des actes forts à mettre en œuvre. Je pense qu'il faut moins parler et plus agir pour engager enfin ce rapport de force avec l'Algérie. Les actes forts, c'est très clair, c'est déjà couper l'aide au développement, l'aide publique au développement. Les 140 millions d'euros qui sont consacrés à l'État algérien et qui sont payés par le contribuable français, il faut les couper. Il faut une politique zéro visa et dénoncer notamment l'accord de 1968 qui octroie aux Algériens une référence à l'immigration.
– D'accord mais ça c'est à long terme et on a un cas et son avocat sera avec nous dans un instant. C'est Doualem, enfin c'est le nom de cet influenceur qui a été renvoyé en Algérie puisqu'on l'accuse d'avoir publié des vidéos d'appel au meurtre contre des opposants au régime algérien et puis finalement les Algériens ont dit non on n'en veut pas et donc il est de retour chez nous dans un centre de rétention.
Qu'est-ce qu'on fait concrètement ? – Je vous dis concrètement, il y a des moyens de tordre le bras au régime algérien, ces moyens de pression qui sont toujours évoqués mais jamais actionnés, zéro centime, zéro visa, taxation des transferts d'argent notamment et puis il y a une mesure qui pouvait être immédiatement mise en œuvre par exemple par M. Retailleau, on a appris dernièrement par la bouche de notre ancien ambassadeur Xavier Driancourt à Alger que l'État algérien plaçait sous surveillance les diplomates français en Algérie qui doivent demander un laissé-passer pour le moindre déplacement.
Donc très clairement, pourquoi en France ce n'est pas la même chose, pourquoi il n'y a pas la réciprocité ? C'est un levier que pourrait actionner M. Retailleau si il y en avait la volonté.
– Vous dites que la France doit s'aligner sur des règles algériennes ?
– Je considère qu'il y a une réciprocité à avoir et que le traitement des diplomates français en Algérie…
– Parce que si vous me permettez de connaître bien ce dossier-là, les diplomates français en Algérie, ils ne sont pas placés sous surveillance, il leur est interdit de quitter une ouïlaïa…
– On leur demande un laissé-passer pour chaque déplacement.
– Je vais vous expliquer puisque comme j'étais correspondante en Algérie, je connais un petit peu le dossier, on avait la même règle pour les journalistes notamment. La raison qui était évoquée, c'était les raisons de sécurité en disant que précisément, comme certaines zones étaient non autorisées par le quai d'Orsay pour des ressortissants étrangers, comme il y avait eu l'affaire Gourdel, comme il y a eu encore récemment un ressortissant espagnol arrêté, pour s'éviter des problématiques, il fallait une escorte nationale pour accompagner les personnalités qualifiées et s'éviter ce genre de problème. Donc le problème de la réciprocité, c'est que vous voyez bien comment ça va être.
Non mais on ne peut pas y croire, et ça je vous laisse libre de faire. – Je n'y crois pas et personne n'y croit. – Mais la question de la réciprocité, ce serait de dire, la France n'est pas assez sécurisée et il faut effectivement accompagner, ce n'est pas que les diplomates français par ailleurs, c'est l'ensemble des étrangers.
– Nous sommes avec Maître Mousset, qui est avocat d'un des influenceurs dont on parle, c'est Doualem, Doualem qui a été retourné, retour à l'envoyeur, qui est revenu en France. D'ailleurs, où est Doualem, Maître Mousset ? Bonsoir. – Bonsoir messieurs, bonsoir madame, bonsoir monsieur le député. Il est toujours placé au centre de rétention de Mény-Lamelot en région parisienne. – Pour combien de jours encore ? – À la suite de son retour depuis l'Algérie. Eh bien, lorsqu'il est passé devant le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux, il a été prolongé pour 26 jours de placement et donc il verra sa situation réexaminée dans quelques semaines sur ce plan-là.
Mais il y a d'autres calendriers judiciaires peut-être dont nous parlerons tout à l'heure.
– Il est accusé d'avoir publié des vidéos sur son compte TikTok, des vidéos d'appels au meurtre contre des opposants en régime algérien. Il reconnaît cela ?
– Alors, je vais me permettre de vous corriger tout de suite. En réalité, il n'est pas poursuivi justement pour un quelconque appel au meurtre. Non seulement le parquet de Montpellier l'avait rappelé au titre d'un communiqué de presse, mais surtout le parquet de Montpellier a saisi le tribunal correctionnel, non pas pour des appels à la haine raciale, pour des provocations à commettre des meurtres, justement comme vous le dites. Le parquet de Montpellier a bien rappelé, non seulement dans cette prévention, cette infraction qu'il lui reprochait, mais également dans les éléments qui ont pu être communiqués, qu'il n'y avait aucune intention de tuer.
Il lui est reproché d'avoir appelé à commettre une correction sévère sur une personne d'ailleurs qui n'est pas très clairement identifiée dans cette vidéo. Donc voilà, il faut être très clair, et c'est pour ça que je pense que mon intervention aujourd'hui peut être éclairante. – C'est quoi une correction sévère ? – C'est comme ça qu'il le dit. Après, pour le reste, je pense qu'il faudra qu'il s'explique devant son juge. C'est ce que nous attendons le 24 février, qu'il puisse parler, s'expliquer, n'ont pas justifié des propos, mais peut-être replacé des choses dans un contexte.
En tout cas, c'est comme ça que les deux interprètes traducteurs qui ont été missionnés par le procureur de la République de Montpellier ont qualifié et ont traduit les faits. Il lui est reproché d'avoir appelé à une correction sévère.
– Mais la France ne veut pas garder son ressortissant ingérien sur son territoire. Et les autorités françaises voudraient qu'il quitte le territoire.
– Alors, le ministre de l'Intérieur, effectivement, a pris un arrêté d'expulsion, un arrêté de retrait de son titre qui lui avait été renouvelé le 26 décembre 2024 et l'a invité, en tout cas, à envisager son alliément vers l'Algérie. Ça, nous avons tous suivi cet épisode-là. Cet épisode, et en tout cas, ces décisions administratives sont sujettes à discussion, à une discussion juridique et judiciaire qui se tiendra devant le tribunal administratif de Paris dès ce lundi. – Mais combien il y a de dossiers ? Reste avec nous, Maître Moussé. Le dossier des influenceurs algériens, c'est combien de personnes ?
C'est sept personnes, et celle dont on parlait aujourd'hui, qui a valu le recadrage à Bruno Retailleau, c'est la huitième, quoi, en fait. – Moi, j'en compte six. – D'accord. – Et donc la septième, c'est la septième aujourd'hui. – Voilà. – C'est le fond interpellé. – Il y en a plusieurs, si vous vous souvenez, on en avait parlé début janvier, c'était autour, entre le 3 et le 9 janvier, qu'il y avait eu plusieurs arrestations. En fait, il y avait eu plusieurs vidéos qui ont été signalées, notamment à des autorités. On parle aussi d'un autre influenceur, mais un influenceur, cette fois anti-gouvernement algérien, qui, lui, était visé par certaines vidéos, était menacé directement.
Et donc, il y a eu plusieurs interpellations. Il y a eu Zazu Youssef, le 3 janvier à Brest, un influenceur qui a été interpellé. Il avait diffusé deux vidéos lors du passage de la nouvelle année. Il appelait à s'en prendre aux Français et aux Algériens qui envisageaient de défiler sur les Champs-Elysées. Lui, il va être jugé à Brest pour apologie du terrorisme. Il y avait eu Ima Tintin, qui avait été arrêté à Grenoble, qui lui appelait à brûler vif, tuer et violer sur le sol français, notamment des opposants. Il y a eu Sophia Bouélam, il y a eu Abdeslam Bazouka et Laksas 06, pardon, j'avais oublié celui-là, donc Zé Raison C7, et Doualem, dont on parle.
En fait, plusieurs influenceurs algériens qui ont publié plusieurs vidéos avec différents appels à la violence, certaines visant directement l'influenceur dont je vous ai parlé, qui lui avait, c'était plein au préfet. Ce sont des agents gouvernementaux en fait, c'est ça ? Qui est derrière tout ça ? D'après, on a essayé de creuser cette affaire. Évidemment, vous vous doutez que c'est quelque chose qui relève des renseignements, donc c'est des informations compliquées à avoir. On a échangé aussi avec l'influenceur en question qui était visé, qui lui nous dit, ça fait longtemps que ça dure.
Là, il y a eu des vidéos au passage de la nouvelle année, mais ça fait longtemps qu'il y a des propos violents. C'est qu'aujourd'hui, maintenant, il y a des signalements faits à Faro, c'est la plateforme. C'est qu'il y a des signalements, c'est que tout ça a été mis en lumière, notamment la volonté de l'Intérieur qui a utilisé ses tweets et ses affaires. Tout ça a été mis en lumière, mais visiblement, ça fait longtemps que ça dure. Est-ce qu'il y a une manipulation du gouvernement algérien derrière ? Pour l'instant, on n'a aucun élément concret qui nous fait ça.
Maître Mousset, votre client, Doualem Nannemann, il est sous ordre du régime algérien ?
Alors, justement, c'est pour ça qu'il était intéressant. Il est intéressant qu'il puisse comparer devant le tribunal correctionnel de Montpellier le 24 février, puisqu'il ne résulte pas de la procédure pénale qui a été diligentée. Mais je ne doute pas que si cela résultait, en tout cas, du renseignement administratif qui aurait pu être établi par les services d'enseignement, on vous l'aurait dit et ça aurait été communiqué en ce sens. Non, mon client n'est pas un agent du renseignement. Il n'est d'ailleurs pas plus en relation avec les autres personnes que vous évoquiez tout à l'heure et dont vous faisiez la liste. Ils ne se connaissent pas.
L'enquête n'a pas déterminé qu'ils puissent être chacun et les uns les autres dans leur environnement téléphonique, voire même dans leurs environnements familiers et familiales. C'est un pur fantasme de pouvoir évoquer l'existence d'un réseau d'influenceurs et encore plus un fantasme qui frôle avec l'obsession pour amener une forme de peur qui viendrait essayer de laisser entendre que mon client est peut-être d'autres. Mais en tout cas, je ne parlerai pas au nom des autres.
Il y a quand même une concomitance d'événements, de prises de parole depuis quelques années, de personnalités qui ont des centaines de milliers de followers sur les réseaux sociaux et qui tiennent à peu près tout le même discours. Donc on se demande bien pourquoi ils sont quand même sur cette ligne-là qui ressemble à une ligne politique. Alors, ligne politique, je vous laisserai en tout cas juste mettre dans vos propos puisque mon client, lui, n'a eu aucun appel au meurtre et aucun appel contre la personne que vous identifiez tout à l'heure comme étant un agent ou du moins une personne qui est contre le gouvernement algérien.
Il faudra aussi peut-être s'intéresser à la qualité du vocabulaire qui est utilisé, au champ lexical qui est utilisé. Et on pourra bien voir que ces débordements d'individus qui sont isolés, mais c'est vrai, je suis d'accord avec vous, avec une forme de concomitance, vient s'ajouter à la longue liste des griefs que les deux États se font sur fond de difficultés plus que diplomatiques entre les deux États. — Donc Julien Audoul, en fait, c'est règlement de compte entre partisans et opposants algériens sur le sol français, quoi. C'est ça à quoi on assiste en ce moment ?
— Oui, enfin, moi, je vais préciser une chose. Ce n'est pas des griefs qui sont renvoyés par les deux États. On a un État qui est toujours dans la repentance, dans la politique de la main tendue, de la soumission qui se met à plat ventre, c'est la France. Et on a un État qui a fait de la haine de la France son carburant, c'est l'Algérie. C'est ça, la réalité. Et au-delà de ces influenceurs qui sont en réalité des ennemis du peuple français, quand on appelle au meurtre, quand on appelle à des actes terroristes et qu'on est un ennemi du peuple français, et donc on doit être écouté. — C'est pas contre les Français qu'ils le font. — Ah bah si, excusez-moi.
— Quand on appelle à tuer des Français, à agresser des Français ou à commettre des actes terroristes, c'est pas pour nous faire des câlins. Mais très clairement, vous avez aussi toutes les obligations de quitter le territoire français, ces ressortissants algériens qui n'ont rien à faire sur notre territoire et qui devraient être renvoyés dans leur pays. L'Algérie n'est pas coopérative. Donc il faut, encore une fois, passer de la parole aux actes, avec les leviers et les moyens de rétorsion que nous avons. Zéro visa, zéro centime. Aucun dignitaire algérien devrait pouvoir se faire soigner en France, notamment.
Et dénoncer cet accord de 1968, qui, encore une fois, offre une préférence inouïe aux ressortissants algériens pour le regroupement familial, pour l'intégration, pour le travail en France.
— Délana Trousse, en fait, quelle est la position du gouvernement ? Le gouvernement veut apaiser les choses ou, au contraire, continuer ce bras de fer avec le pouvoir algérien ? — Vous posez une question qui est d'autant plus intéressante que, enfin, j'ai du mal à voir la même seule ligne au sein du gouvernement. C'est-à-dire que Bruno Rotaillot lui-même, après avoir tenu des propos extrêmement sévères, donne une interview un peu aigredou dans L'Express, où il distingue les dignitaires algériens, et il a des phrases du type « Le peuple algérien est un grand peuple ».
Il explique qu'il faut d'un côté sévir, mais que de l'autre, il faut renouer le fil du dialogue et réussir à dépasser le climat passionnel. Ça, c'est pour Bruno Rotaillot, qui, on le voit, dit plusieurs choses. D'ailleurs, point intéressant sur les points que soulèvent Julien Oudoul, toutes les mesures de rétorsion éventuelles. Il répond cet après-midi à une question là-dessus au Sénat, et il finit sa réponse au sénateur LR qui l'interroge en disant « Mais vous avez bien compris que toutes les clés ne sont pas entre mes mains ».
Parce qu'effectivement, il y a une partie qui reste quand même du domaine réservé du chef de l'État, qui, de ce point de vue-là, est plutôt discret depuis quelque temps. Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères, lui, s'est proposé pour aller à Alger pour jouer au Messie-Dominici. Et entre-temps, on a appris qu'un émissaire de l'Élysée, en l'espèce le patron de la DGSE, s'était rendu à la demande du président de la République à Alger pour tenter aussi de renouer les liens. Donc, il y a ce que veut Bruno Retailleau, qui est un leader des Républicains et qui veut rester sur une ligne très droite, qui est conforme à ce que son parti propose.
Et puis, il y a les sensibilités d'autres ministres ou les intérêts d'Emmanuel Macron. Et on comprend que tout ce beau monde ne parle pas forcément d'une seule et même voix sur la façon de se positionner par rapport à Alger.
Merci. Merci.
Julien Odoul