Au bonheur des livres : « Voyage au cœur du pouvoir »
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Public Sénat en partenariat avec le Centre national du livre vous présente au bonheur des livres [Musique] bonsoir et bienvenue dans l'émission littéraire de Public Sénat au bonheur des livres ce soir nous allons parler des princes qui nous gouvernent de leur fonction et de leur personne et nous avons intitulé cette émission voyage au cœur du pouvoir pour nous guider dans ce voyage de notonniers remarquable Catherine n'est tout d'abord bonsoir Catherine lorsque vous étiez à Europe 1 vos jeunes consœurs vous avez surnommé Quinn Catherine pour en hommage à votre connaissance votre expérience votre compétence votre autorité en matière politique mais pour vous décrire le mieux c'est de s'en remettre à ce qu'écrit franzelier Giesbert piquante cultivé et indépendante d'esprit Catherine Nay est la meilleure incarnation de cette génération de jeunes femmes journalistes que Françoise Giroud la directrice de l'Express a lancé à l'assaut de la politique j'ai remercier Franz pour cet hommage qui m'a touché évidemment et vous publiez chez bouquin le Grand Théâtre du pouvoir qui réunit les quatre best-sellers que vous avez publié au cours des 40 dernières années le premier sur le couple Giscard Chirac le second sur François Mitterrand le troisième sur la bataille entre Edouard Balladur et Jacques Chirac et le dernier sur l'ascension de Nicolas Sarkozy nous allons revenir à vous notre deuxième guide c'est Franz Olivier Gisbert Franz bonsoir bonsoir vous avez dirigé le Nouvel Obs Le Figaro le point vous avez au magazine aussi vous avez animé des émissions de télévision vous avez publié 20 romans dont certains ont eu des prix prestigieux comme le grand prix de l'Académie française vous avez publié autant d'essais et de biographie politique et là vous venez avec une histoire intime de la Cinquième République chez Gallimard la belle époque qui couvre à peu près la décennie 70 disons de l'accession au pouvoir de Georges Pompidou jusqu'à l'entrée à l'Élysée de François Mitterrand et comme vous connaissez infiniment bien cet univers comme vous êtes original comme vous êtes libre d'esprit et talentueux de plumes je dois dire que c'est très amusant à lire si vous voulez on va si vous voulez vous voulez bien on va parcourir ces années tous les trois et on va commencer avec Georges Pompidou pour lequel vous avez France manifestement beaucoup d'affection et franchement vu de loin on se demande pourquoi parce que son bilan comme président n'est pas fantastique et le personnage n'est pas très sympathique il a été planqué pendant la guerre alors qu'il avait à la fois l'intelligence et l'âge pour être engagé il a eu des complaisances il a eu des complaisances avec les anciens collabo après on se souvient d'image à Grenoble où il laisse conspuer Pierre Mendès France il aime les livres il aime les arbres mais enfin quel est le mode qu'est-ce qui fait que vous l'admirez tant il est très cultivé ça c'est vrai que c'est assez rare il y en a assez peu évidemment après il y aura Mitterrand mais il est très cultivé non moi ce que je trouve extraordinaire dans son parcours c'est vrai qu'il a raté sa présidence ça c'est autre chose et il a pas été Président il est arrivé malade c'est ce que je raconte dans le livre c'est jamais écrit mais en 1969 quand il était lui président il a déjà sa maladie et les graves elle est mortelle quand elle commençait quand elle part cette maladie devrait être c'est c'est la personne est condamnée donc il a déjà ça et puis ça bon cette maladie va la ronger pendant pendant son cours c'est un quinquennat il n'a pas fait accepter là bon ça c'est c'est un premier point et surtout ce que ce que ce qui est extraordinaire avec lui c'est ce tandem magnifique qui le fait avec de Gaulle c'est-à-dire c'est ça qui extraordinaire quand il était premier ministre de Gaulle s'occuper de la France lui s'occupait des Français il y avait une répartition des tâches alors c'est vrai que ça commence à foirer à partir de 67 parce qu'on dit toujours 68 c'est pas vrai moi je raconte dans le bouquin c'est poker qui te dit il faut car comme il adore Pompidou c'est pas il a pas inventé c'est à dire un moment donné de Goldie ce type n'a pas de couilles elle est je vais virer j'en peux plus j'en peux plus de Pompidou en 67 c'est à dire un an avant la rupture de 68 et qu'est-ce qui vous plaît en lui en dehors la culture la présence vous savez c'est important Catherine sera d'accord avec moi je pense qu'elle était là d'ailleurs ce jour-là quelqu'un m'a présenté alors je sais pas si c'est Catherine n'est ou Michel cotta et je me souviens que c'était une femme m'a présenté à George Pompidou dans une espèce de truc de pince fesse à l'Elysée et si c'est toujours important de rencontrer les gens vous savez il y a la nouvelle comment dire la nouvelle idéologie journalistique c'est dire faut pas voir les gens ça vous influence bon bah quand on voit Pompidou on voit d'abord qu'il est grand 1m82 qu'il a une espèce oui bien sûr un mètre 82 tu vérifies 1m82 et qu'il a une espèce de prestance comment dire une aisance est toujours un petit sourire aux lèvres enfin il a une forme de charisme et puis je dirais la culture et puis et puis une sort de oui de volonté de se dépasser de dépassement de la France etc alors c'est vrai que il a pas donné sa mesure quand il était président mais ça c'est absolument évident je me souviens Catherine que vous aviez dit je ne sais plus où que la première fois que vous l'aviez vu Georges Pompidou vous aviez été impressionné par son autorité naturelle que vous n'aviez jamais rencontré depuis lors il avait voyez ce nez Bourbonnien et ses yeux enfoncés dans leur orbite sous des gros sourcils c'était un regard qui était à la fois caressant et cruel moi je n'ai jamais vu un premier ministre arrivé dans les couloirs des quatre colonnes avec les députés qui remplissaient de 10 cm tellement l'autorité était là c'était le fluide de l'autorité d'en parler le général de Gaulle mais on a oublié que ça a été un grand politique parce qu'il a rejoint le général de Gaulle des quand il était à la Libération il était à son cabinet s'est fait remarquer de lui parce qu'il savait écrire des notes claires et l'avantage qu'il avait sur ceux qui n'avaient pas fait ce qui était à Londres c'est que lui il avait connu la France il savait pas été les mots de la France ce qui manquait combien les Français avaient souffert de la guerre ce qu'il fallait faire et donc il a travaillé auprès du Général de Gaulle bon il a vu il n'a jamais cru que de Gaulle viendront pouvoir après l'échec du RPF donc il est parti il est parti chez Rothschild avec quand même un engagement si de Gaulle revenait et quand de Gaulle est revenu appelé par les gens de la 4e il a été la cheville ouvrière c'est lui qui a fait le programme du général de Gaulle pendant que le général de Gaulle parlait de l'Afrique des Jeudis il était ailleurs il était déjà en politique étrangère et donc même de Breaking l'aimait pas a dit qu'il a été le maître du pouvoir et c'est là que et tout d'un coup il a découvert que la politique s'était formidable et après il est revenu chez Rothschild il n'en pouvait plus et en fait l'intéressait plus donc moi je pense que c'est vrai Franz a raison de dire que il a été un mauvais président parce qu'il était déjà malade en 68 il avait il y avait déjà eu moi il était revenu de vacances il était un peu bouffi il avait pris de la cortisone et tout ça il avait fait des analyses de sang en Bretagne à Carnac et le maire de Carnac m'avait dit le pharmacien m'a dit il a très mauvaise analyse mais on lui a racheté sa santé vous savez qu'il est toujours bronzé un peu rond voilà et puis cette espèce de force qui allait bon mais moi je dirais qu'il a été un grand président quand il était premier ministre parce que voilà parce que je suspecte je suspecte un peu vous Catherine beaucoup France d'aimer en lui le personnage conservateur par ce que je sens en vous lisant que vous n'aimez pas vous vous n'aimez pas Chaban-Delmas non non c'est pas vrai non non non vous aimez vous n'aimez pas vous n'aimez pas Mendès ah ça c'est vrai vous trouvez que la nouvelle société de Chaban-Delmas fabriqué par de l'or et si mon aura c'est du pipeau vous n'aimez pas Michel vous n'aimez pas Michel non non c'est pas vous les aimez vous les appréciez mais vous considérez que c'est pas eux qui que vous avez de l'admiration pour les politiques et vous considérez que vous ne savent pas exercer le pouvoir il était trop sympa il était trop sincère il était trop vrai c'est ça le problème mais c'est ce que je dis il était trop bien si vous voulez d'une certaine manière il nous manquait pas enfin il y a quelque chose vous aimez les politiques qui montrent c'est pas que j'aime c'est que je dis tout le temps moi j'ai jamais vu rencard comme un concurrent véritable de Mitterrand et pourtant c'est dommage parce que d'une certaine manière toujours à la fois on l'attendait il y a eu combien de quand combien de congrès socialistes ou on l'attendait et puis il était candidat et puis il dit mais si vous êtes candidat je m'effacerai enfin moi j'ai tout de suite vu qu'il n'était pas comme vous des hommes plongés dans la gauche j'ai vu que ça tenait pas le choc il avait pas d'incarnation présidentielle c'était un homme d'idée voilà il était très talentueux il était très compétent un problème de caractère et on comprenait pas toujours ce qu'il disait quand même franchement et voilà mais mais même je vois et on va on va vous interroger je vous interroger l'année l'autre mais même je vois que sur Giscard vous admirez l'intelligence de Giscard mais vous le trouvez hors sol or il a été alors vous vous rendez vous vous rendez hommage sur son bilan économique mais il a été et même sociétal aussi attendez il a fait un nombre de réforme incroyable très vite et c'est ça mais il a changé la France d'une certaine manière mais simplement ceux qui ne va pas avec ce n'est pas pour lui il affection que vous avez pour Pompidou par exemple ah bah c'est parce que Pompidou que j'ai pas connu j'ai juste j'ai juste croisé j'ai eu serrer la main quoi c'est tout c'est vrai que alors que Giscard je l'ai très très bien connu mais le problème de Giscard c'est que il a été on peut dire un grand président et peut-être le comme disait Max Gallo qui est pourtant pas suspect giscardisme Maghreb disait que c'était plus grand président à padogo on sait dire que parce que il a fait vraiment énormément de réforme ils ont fait un travail de dingue parce que excusez-moi le ce qu'on a vécu le covid ou la guerre en Ukraine c'est la roupie de s'enchaînée à côté des deux chocs pétroliers de 73 de 79 mais c'est la fin du monde c'est énorme bon il a su faire face donc c'était c'est quand même quelqu'un qui a fait des choses mais ce qui n'allait pas voilà soit intégré à la société et lui donner l'exemple c'est ce qu'il voulait c'était très bien mais ça a pas été compris parce que on l'a oublié on a dit quand même la le regroupement familial c'est signé par Chirac parce qu'il était premier ministre mais je veux dire c'est Giscard qui l'a voulu aussi voilà et donc il y a de grands développements de France là dessus c'est le Conseil d'État non non il a essayé de dégommer à un moment donné et le conseil je vous arrête mais je vous arrête une seconde après quand barre est arrivé et qu'il a vu que leur donner le regroupement familial au moment où le chômage augmenté il a voulu l'arrêter et donc il a voulu et le Conseil d'État a bloqué et donc on pouvait plus et ça a été lancé et Giscard a dit après oui il la regretté mais je veux dire il y avait un parfait consensus entre Chirac et allait partir trois mois après vous pensez bien que s'il était pas d'accord il l'aurait il l'aurait pas fait c'est Giscard qui voulait mais quand on regarde le bilan notamment de la première partie du septennat de Giscard en terme de libéralisation de la société française c'est un bilan incroyable il a fait ce que la gauche aurait rêvé de faire au fond oui de des libertés de de de divorce de la de la majorité oui tout ça oui c'était vrai le personnage était étrange mais le bilan est quand même assez ça a été un grand réformateur qui n'était pas compris et surtout politiquement qui n'a pas compris que il fallait plutôt que de vouloir lancer ponial à l'assaut du Eder qui était la majorité de sa majorité qui a compliqué les choses parce qu'il disait qu'il voulait les tuer s'il leur avait fait les yeux doux s'il avait su les mettre dans sa poche sont sûrement que son septennat aurait été plus apaisé alors le grand antichement de de France comme vous le dites vous-même c'est Mitterrand c'est François Mitterrand vous faites d'ailleurs de lui un portrait d'une incroyable humanité de le personnage est extrêmement sympathique son rapport avec le temps dont on a beaucoup parlé sont le grand amoureux qu'il est même son rapport avec vous parce que oui il est il est votre mentor enfin il vous prend en affection dans ce qui faisait avec plein de gens je suis pas le bien sûr c'est une mentalité de Pygmalion c'est à dire que il essaie toujours vous apprendre la vie dès que vous aviez moins de 30 ans quoi mais vous mais vous passez rapidement enfin il est quand même un certain égards d'un grand cynisme en politique je trouve ça pas l'air de vous gêner de plus que ça bon vous avez la suite vous avez le troisième tome je suis en train d'écrire parce que sur l'économie dès qu'il arrive au pouvoir c'est quand même autre chose c'est un grand cynique vous avez raison ce rapport par exemple avec le Front national de Le Pen enfin tout ça et puis sur le plan économique des erreurs absolument monstrueuses mais attendez là on est dans la période de prise de pouvoir et c'est la période où je le suis je suis jeune journaliste et je le raconte tel qu'il était et peut-être effectivement j'avais un accès plus facile jamais compris pourquoi parce que peut-être il se disait qu'il allait modeler il voulait que je fasse de la politique etc donc je l'ai effectivement il m'a fait des tas de confidences mais je pense qu'il était plus facile à connaître que par exemple Chirac c'était quand on avait brisé la glace avec lui il parlait quand même moi je me souviens de conversation avec lui ils disent des choses que pratiquement aucun homme politique ne m'aurait dit c'est à dire il y avait une il était pas si secret que ça ce qui est vrai vous avez employé le mot abominablement civique mais ça c'est sûr prêt à tout enfin de Gaulle est un autre dans le genre aussi on regarde mais au fond vous avez plus d'affection pour ces pour ces hommes politiques qui ont la science de la politique de la manœuvre qui sont cyniques qui sont capables de passer des alliances contre nature si c'est le moyen d'accéder au pouvoir que pour ceux qui sont dont vous pensez que ce sont des naïfs même si leurs projets parce que donc si vous dites ça pardon monsieur Chaban Chaban j'ai voté Chaban premier tour en 1974 d'ailleurs j'avais dit à Mitterrand qui m'avait dit vous le racontez on ne pouvait pas ne pas aimer Shaban vous savez pourquoi il passait pour un con parce qu'il était gentil c'est ça la vraie histoire de Chaban il était très compétent il était très courageux il faisait des tas de trucs il faisait un peu trop de choses c'est-à-dire c'était l'époque où voilà un politique il était président de tout etc il allait d'un truc à l'autre mais il allait vite et et moi c'est quelqu'un que vraiment j'apprécie énormément et rocker c'est à peu près la même chose aussi c'est à dire que je pense que la politique ça n'est pas forcément du cynisme bon le problème de requin c'est que effectivement face Mitterrand il avait pas beaucoup de caractère quoi Mitterrand il savait ce qu'il voulait Catherine vous avez écrit un livre sur Mitterrand qui vous avez écrit un livre sur chacun son tour vous avez écrit un livre sur Mitterrand qui a été un best-seller à l'époque mais qui voulait qu'il a moyennement émet enfin il vous a vous avez fait un portrait contrasté de lui psychologique et il a plus ou moins aimé ce portrait égal qu'il moi je ne voulais pas le voir je voulais l'appréhender en vrai en faisant parler tous les gens qui l'avaient connu mais bon moi mon Mitterrand j'ai jamais eu vous savez d'abord par fonction à L'Express c'était Michel qui s'occupait Michel cotta qui s'occupait de la gauche et moi de la droite donc moi j'avais pas mes entrées aux parties socialiste et Mitterrand moi il me glacé je croyais qu'il avait un regard en biais ce sourire un peu arrogant et puis il y avait quand même on a oublié qu'à l'époque comme la gauche a toujours été le camp du bien mais les journalistes qui étaient droites étaient très très mal vu en entrait pas comme ça quand on était journaliste dit de droite parce que je m'occupais de la droite dans le camp socialiste donc moi j'étais mal à l'aise avec ces avec les socialistes et puis quand les premiers les premiers congrès socialistes où j'ai vu Mitterrand arrivé mais la Cour les courtisans la façon dont cet homme là a été et c'est vrai que il a profité son ascension politique parce que il s'est remis de quand même de l'affaire de l'Observatoire parce que c'était un moment il y avait pas Internet et que comme il disait les Français sont un peuple sans mémoire mais il a profité de quoi de la médiocrité du personnel socialiste mais son parcours c'est celui d'un artiste de la politique quand même se poser face à de Gaulle le mettre en ballotage et après être bien voilà je suis la gauche à moi tout seul alors il a mis 23 ans avant d'y arriver bon mais moi je veux dire c'était un homme que je n'aimais pas du tout je l'aimais pas du tout mais je ne sais ce que vous étiez son intelligence par sa culture et par sa capacité de d'État parce que finalement rétrospectivement quand on regarde ces deux c'est deux septains non le second je suis pas impressionné mais là il a fait les grandes réformes je veux dire la retraite à 60 ans qui était la réforme par contre à contre-ci que en Espagne puisqu'on gagner 3 mois par an même des grands économistes de gauche disent qu'il aurait jamais fait à lui faire ça je vais dire et puis il a fait quand même le programme de la gauche avec deux plans de rigueur enfin je veux dire alors il a une sensibilité c'est vrai de générosité sociale parce que un milieu catholique de voilà ou moi je crois je crois que dans ça en enfance il a connu la lutte des castes avant la lutte des classes où il y avait vous voyez les mitterrans faisaient du vinaigre tandis que le haut du panier il faisait du cognac vous voyez c'était la différence et on se mariait pas entre ces gens là on voit aussi énormément le portrait de France et dans le vôtre puisque là on essaie de parler de leur personnalité une sensibilité de proximité en tous les cas avec les gens qui sont autour de lui un souci de prendre soin à contraster une forme de une forme d'infini une forme de fidélité dans l'amitié bien sûr qu'il avait des qualités formidables il faut voir aussi que comment sa vie privée quand même se dire c'était le il a eu c'était vraiment l'homme qui a pu le dernier qui a pu jouir de cette liberté de mener des vies sentimentale et pluriel et qu'on ne disait rien c'était le secret absolu donc il a il a joui du pouvoir comme aucun homme aucun président vous voyez comme partir en hélicoptère le samedi jouer au golf à l'autre bout de la France et tout ça mais il en a à prendre l'avion pour amener Mazarine à Venise pendant les vacances de Pâques mais plus aucun président n'ose refaire ça il a été un moment où tout était tout lui était permis parce que il y avait pas la presse people il y avait pas les il y avait pas Internet il y avait pas tout ce qui aujourd'hui fait que c'est les censeurs sont partout et que les hommes politiques et que d'ailleurs la politique n'intéresse plus personne vous voyez bon on pourrait continuer à défiler cette république on pourrait parler de Chirac que vous avez beaucoup aimé et l'un et l'autre et c'est presque le personnage qui vous paraît Alain et l'autre le plus sympathique peut-être parce qu'il le moins mégalo Catherine n'est pas mégalo mais il ne s'aimait pas et quand il pouvait dire du mal de lui je suis mauvais comme un cochon et tout ça qu'est-ce qu'il en pense je ne sais pas je suis con voilà mais moi je lui disais mais allez vous dire vous savez moi j'ouvre la bouche et j'attends que ça sort donc c'est quelqu'un ça c'est vrai qui est absolument insaisissable mais toujours dans l'empathie donc en surface on avait l'impression qu'il se livrait qu'il se donnait alors que dans le fond il ne se donnait qu'à lui-même quoi c'est un personnage comme ça je pense qu'il n'a eu aucune jouissance du pouvoir ce qui l'aimait c'était la conquête voilà et après ça l'ennuyait franchement il est recevoir les ministres tout ça c'était c'est je sais pas quelle idée il avait de la France dans le fond lui il pensait que depuis Mai 68 que lorsqu'il y a un problème et bien on ouvre les vannes on fait un Grenelle et voilà donc il faisait des Grenelles tout le temps donner aux gens ce qui n'était pas forcément une éducation du peuple qu'il fallait c'était gâté les enfants voilà mais on l'a aimé parce que on a des souvenirs de bons moments avec lui et de et de profond de gentillesse voilà je dirais pas qu'il a été un grand président je renvoie à ceux qui nous écoutent et nous suivent à la lecture de vos deux ouvrages parce que c'est une galerie de portrait un voyage fantastique à l'intérieur de ces dernières années petite question pour vous France vous êtes en vous lisant je vous trouve incroyablement réac vous avez une vision de la France une espèce de carte postale sépia d'une France rurale plutôt de couleur blanche mais elle est imaginaire si elle est purement nostalgique elle a jamais existé la France c'est c'est et puis il y a toute une histoire il y a enfin moi je sais pas je me sens très français peut-être très patriote c'est un mot qui vaut plus prononcer aujourd'hui et j'adore ce pays et c'est peut-être ça que ça peut gérer certains je le conçois très bien aujourd'hui parce que le grand truc c'est dire que c'est un pays affreux colonisateur raciste tout ce que vous voulez mais c'est vrai j'aime ce pays et je suis désolé mais je crois que je vais continuer à l'aimer beaucoup beaucoup encore l'aimait forcément comme une image du passé moi face à un autre débat on va on va poursuivre on va poursuivre si vous lever notre conversation avec un lecteur qui va poser une question je crois que c'est à fond de l'olivier qui l'a qui l'a pose et ce lecteur c'est Noé [Musique] bonjour je m'appelle Noé je suis étudiant en Master 1 journaliste et pour moi lire c'est vraiment synonyme d'indépendance c'est acquérir tous les savoirs et les connaissances pour pouvoir affronter les opinions ou les influences de mon entourage que ça soit dans le milieu politique ou pour les questions sociales voilà donc pour moi le dire c'est l'indépendance mon gros coup de coeur dernièrement on livre c'est le journal de Kurt Cobain donc ils ont retranscrit tout le journal intime de la grande route Rockstar et le chanteur de Nirvana mais pour moi au-delà d'être un journal intime de grandes Rockstar planétaire ceci le jardin intime d'un jeune qui essaye de décrypter une société qui ne comprend plus et pour moi ça c'est très important surtout aujourd'hui avec beaucoup de problématiques dans lequel les jeunes se sentent concernés si j'avais une question pour vous ça serait en quelle personnalité pleine d'espoir pensez-vous que les jeunes de 20 ans aujourd'hui puissent croire pour le futur difficile qui se dessine à l'avenir France ce qui est un personnage que vous dites qui peut porter les espérances de cette jeunesse comme certains des personnages que vous avez décrit l'un et l'autre les ont porté autrefois franchement je suis sûr que ça viendra je pense que la France est dans un mauvais cycle je suis désolé si je peux pas paraître réac je pense que oui on est dans une dans un toboggan et on tombe et je pense qu'on est pas encore tout à fait arrivé au fond donc et quand on arrivera au fond parce que l'histoire là quelqu'un surgira et on ne sait pas qui et c'est très difficile mais il y a des personnalités politiques on en rencontre tout le temps qui serait cette violemment qu'avant ça c'est sûr Catherine parce que le métier politique n'intéresse plus franchement c'est mal payé c'est la Haute autorité sur la transparence et le col de la suspicion les gens on n'ont pas envie qu'on leur de poser des questions sur leur patrimoine à 10 ans leur facture d'il y a 10 ans enfin des choses insupportables bon donc tout ça fait que ben je vais dire oui peut-être quelqu'un viendra qui sera plus courageux que les autres parce que je pense que c'est de plus en plus difficile parce que ce pays aujourd'hui est assez et donc voilà alors cette émission s'achève mais avant qu'elle ne s'achève complètement il faut que que vous nous disiez quel est le livre que vous recommandez donc vous recommander la lecture à nos à ceux qui nous suivent attention c'est satisfait ou remboursé il faut que c'est un ce soit un livre dont il se dit c'est enthousiasmant Catherine quel est votre choix très très intéressant c'est le livre de Xavier DRIANCOURT qui a été ambassadeur deux fois en Algérie qui raconte parce que je viens de finir le lire tous les rapports entre la France et l'Algérie et c'est passionnant voilà un livre qui s'appelle Smolensk par le François Mally et c'est aux éditions Perrin c'est un livre que j'ai adoré qui est formidable parce que ce malin c'est la ville martyr en Russie vous savez les troupes de Napoléon les nazis enfin tout le monde c'est acharné sur cette ville et il raconte la ville avec toutes ces histoires vous savez ils avaient Cathy en plus à côté les oreilles charnier de Staline vous avez quand ils avaient tué tous les Polonais et donc il raconte tout ça donc smolens espèce de ville martyrs c'est un livre absolument formidable et très actuel donc très actuel absolument parce que oui on est oui ça fait pas évidemment on pense à l'Ukraine et tout le reste alors ça c'était en poche Waldo Emerson c'est le philosophe c'est le père de la philosophie américaine et c'est surtout dit-on l'inventeur au fond de l'écologie donc ça c'est pour vous en anglais j'ai déjà Suzanne Zonta qui était une grande essayiste américaine incroyable homosexuel ami de Roland Bart très très libre très talentueux très intéressé à la photographie ça c'est un petit livre qu'elle a écrit après le 11 septembre qui est un très très beau livre je vous l'offre Catherine je suis sûr que ça va vous intéresser Oliviero Auchan balnéaire c'est un franco libanais je crois et c'est la guerre civile vue à travers une station balnéaire au Liban d'un livre très étrange mais qui qui montre le le les rapports de de fascination et de et de de de de haine peut avoir pour ceux qui vous dont vous êtes les victimes c'est une vision de la guerre civile à travers un petit scène fermée c'est intéressant vous allez changer pardon je le récupère pour Catherine bon et je donne Suzanne et celui-là je le garde pour moi c'est la grande histoire du Petit Nicolas ce sont les dossiers les lettres les dessins préparatoires du Petit Nicolas les échanges entre San pegosinus est absolument merveilleux voilà cette émission est s'achève merci à Catherine merci à France Olivier Giesbert avec qui l'on parcourt l'un et l'autre de manière extrêmement distrayante les 40 dernières années ou 50 dernières années notre vie politique merci à Noé pour sa question merci à vous qui nous avait suivi vous pouvez nous revoir sur le site de Public Sénat ou bien sur votre plateforme préférée et puis nous nous revoyons la semaine prochaine à moins que d'ici là nous ne nous soyons croisés dans une librairie bonsoir [Musique] Public Sénat en partenariat avec le Centre national du livre vous a présenté au bonheur des livres [Musique]
Alain Pompidou