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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 29 juin 2021 44 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheEurope & internationalNumérique

Emploi, productivité, investissements : la France dans la course à l’attractivité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment les variants du Covid-19 impactent-ils la reprise économique en France ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les conséquences économiques des confinements sur le tourisme ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment la politique monétaire accommodante a-t-elle soutenu l'économie ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'impact du budget 2022 sur les finances publiques ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Le télétravail peut-il apporter des gains de productivité durables ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    La France est-elle attractive pour les investisseurs étrangers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:30Xavier TimbeauChiffre
    « Pendant le premier confinement au mois de mars 2020, on a observé des chutes d'activité de 30% ce qui est considérable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les matins de france culture guillaume erner on va évoquer l'attractivité de la france emplois productivité investissements avec une manifestation de shoes france choisir la france organisé hier par le président de la république emmanuel macron nous sommes en compagnie de natacha valla vous êtes économiste et doyenne de l'école de management de l'innovation de sciences po et on vous doit notamment le futur de la monnaie aux éditions odile jacob xavier timbeau bonjour vous êtes vous aussi économiste directeur principal de l'ofcl l'observatoire français des conjonctures économiques mais justement avant de parler de l'attractivité de la france je veux évoquer hélas l'attractivité des variants du cornât virus alors il y avait le variant dmt à celui ci on y était habitué voici maintenant en inde le variant delta plus sans entrer dans les détails puisque vous êtes tous les deux économistes et non pas épidémiologistes mais lorsqu'il s'agit de voir comment l'économie va repartir at on mesuré par exemple l afc xavier timbeau la manière dont ces variants et une non fin de la pandémie puisque celle-ci effectivement est atténuée en france on recommence à vivre presque comme avant mais le tout est dans le presque en pensez vous vous l'avez dit on n'est pas l'épidémie existe donc un loyer ou ont subi la pandémie un peu comme nous tous c'est à dire qu'on l'a constaté on essaye d'anticiper quelles en sont les conséquences donc oui on découvre la perspective la possibilité c'est plus sûr un risque aujourd'hui que vraiment quelque chose d'avéré mais de nouveaux variants qui pourrait induire à nouveau des confinement et ça par contre on sait assez bien ce que ça fait quand on confine ça a des conséquences qui sont très fortes sur l'économie alors on confine mieux entre guillemets qu'on a pu le faire au mois de mars le mieux c'est-à-dire moins cher mieux c'est à dire à la fois moins cher peut-être plus efficaces aussi sur le plan sanitaire et avec beaucoup moins de perturbations dans la vie de tous les jours donc à la fois nos libertés individuelles qui sont quand même un élément assez important et puis la capacité des économies a continué à fonctionner à produire et donc ça limite aussi les nécessités de soutien apporté à l'économie mais par contre on est quand même obligé de fermer sa tome deux secteurs on interdire un certain nombre d'activités on constate aussi bien qu'ils aient moins de touristes et dans un pays dont une partie de la balance commerciale est quand même réalisé sur le tourisme ça a des conséquences qui sont assez fortes et la voilà là il ya des pertes d'activités pour vous donner un ordre de grandeur pendant le premier confinement au mois de mars 2020 on a observé des chutes d'activité de 30% ce qui est considérable on est aujourd'hui en dessous d'une activité normale entre guillemets quelque chose qui est de l'ordre de 2 5% pensent que c'était le dernier confinement et la sortie du dernier confinement peut-être qu'on est un peu mieux aujourd'hui c'est ça parce qu'au mois de juin parce qu'aujourd'hui il n'y a plus de confinement et messi depuis le 9 juin afin donc c'est quand même très très récent donc peut-être qu'on est revenu peut-être quasiment à la normale et si on devait recombiner la normale c'est une bonne question la normale compose pas trop parce qu'on est sur des chiffres sont tellement grands que finalement qu'est ce que c'est exactement la normale on a un peu perdu le fil là dessus ce que je veux dire xavier timbeau ces convois par exemple qu'il ya moins de touristes peu de touristes lointains comme par exemple des touristes chinois ou américains qui étaient largement contributeurs dont on voit que c'est une normale un peu anormal vous avez raison guillaume mais si on regarde ce qui s'est passé à l'été 2020 où il y avait assez peu de touristes étrangers malgré tout il se trouve que les touristes français avait beaucoup d'argent à 10 pas à dépenser et donc par exemple dans la restauration il ya eu une activité très élevé pendant l'été 2020 même si dans l'hôtellerie donc c'était un petit peu en dessous des habitudes donc voilà il faut faut pas être trop pessimiste mais ce qui est clair c'est que un nouveau variant va peser au moins sur le tourisme et donc voilà posé des problèmes assez important finalement à l'économie française natacha valla et de façon complémentaire il me semble que on est alors c'était une leçon d'humilité effectivement pour les prévisionnistes et pour les pour les économies qui ont l'habitude de se baser sur le passé pour prévoir le futur mais effectivement les outils d'analysé de la pandémie sont plus solides aujourd'hui le la vraie question que ça pose à mon avis tu cette séquence qu'on arrive à anticiper sans vraiment l'anticiper parce que on a collectivement envie de croire que ça va mieux on a envie de réaliser les choses dont on s'est privé pendant des mois ça nous indique quelque chose sur la nouvelle normalité ou ce qu'on pourrait appeler la réalité post pandémie en fait peut-être que la réalité post pandémie entre guillemets ce sera une réalité avec une pandémie la tente où nos modes d'organisation et nos modes de production vont devoir s'ajuster de façon beaucoup plus pérenne c'est à dire que concrètement on commençait à revenir sur des réflexions le télétravail finalement peut-être un jour ou deux ça va suffire par semaine ça point d'interrogation peut-être que c'est cette nouvelle norme elle devra s'accommoder d'une plus grande flexibilité et non seulement d'une plus grande flexibilité mais de deux nouvelles façons de s'organiser et on a acquis des choses pendant la pandémie je pense à des des secteurs qu'on connaît très bien ici les secteurs de la culture des arts performatifs on a développé des captations des nouvelles façons une nouvelle façon de faire l'économie de ces secteurs et je pense qu'il faut maintenant capitaliser un peu sur ces nouvelles idées et voir ce qu'on peut vouloir garder comme plante contingences finalement par rapport à une situation saine et car très aléatoire alors on va revenir là dessus mais vous natacha valla qui est une économiste particulièrement intéressé par les phénomènes monétaire la situation est là aussi complètement inédite la une des échos et veut que l'équation difficile de bercy pour le budget 2022 avec quinze mois de quoi qu'il en coûte et des sommes gigantesques qui ont été déversées dans l'économie ça aussi ça doit remettre complètement en cause votre vision de l'économie alors ça et effectivement ce qui ce qui est sûr avec la avec la pandémie et je pense que tout le monde est d'accord là dessus c'est qu'on a on a eu des circonstances qui ont justifié sens encensant sans restriction et sans contest son compte est une politique monétaire très accommodante et une politique budgétaire très accommodante concrètement ça veut dire il faut définir ce que ce que ça veut dire dans les deux cas j'en viens en politique monétaire très accommodante aujourd'hui ça veut dire des taux d'intérêt très bas un refinancement de l'économie à des conditions très favorables et puis l'a jamais été aussi facile de s'en dédire là pour le coup historiquement on a là des idées des niveaux de taux d'intérêt négatifs pour pour pour la plupart des ddd temps d'horizon de des emprunts donc ça c'est vraiment c'est vraiment très nouveau et la banque centrale a injecté des quantités de liquidités assez phénoménale on peut le dire est qu'ils sont venus en soutien finalement du financement public donc tout ça s'est bien arrangé il y en a eu un soutien public à la demande de façon très très court terme c'est à dire une façon très keynésienne soutient la norma mono choc dont on ne sait pas trop si c'est un choc d'offre des demandes et en fait c'était un peu les deux et finalement le la question du budget bercy ça nous dit on a beaucoup dépensé l'année d'air hier on avait pas mal dépensé l'année d'avant quand je dis l'année dernière c'est cette année puisqu'on parle du budget de l'année prochaine à partir de quand on va revenir sur des budgets qu'ils ne seront plus en déficit trop massif et ça il faut bien garder en tête que l' équilibre des finances publiques nous dicte alors aujourd'hui tout va bien la dette se financent très bien il ya beaucoup d'investisseurs mais on sait jamais donc au bout du compte il faudra revenir à une conduite des finances publiques plus raisonnable et quand est ce que ça va advenir mais c'est la question qu'on se pose parce que je vais vous le dire de manière très prosaïque natacha valla on al'impression finalement que pour l'instant tout s'est bien passé alors qu'il y avait énormément de cassandre on n'aura pas la cruauté de rappeler certaines prévisions mais celle-ci aux fêtes grimace mais qui avait vraiment des prévisions qui étaient très noires on a l'impression que tout ceci n'est pas complètement annulé un jour on se dit qu'on va devoir payer l'addition il faudra se pencher sur la question très sérieusement c'est pour ça qu'il faut bien réfléchir à partir de maintenant et c'est vraiment un message fort à la façon dont on va dépenser dépenser cet argent public on a eu raison d'avoir des des dépenses très ciblée sur le soutien à l'emploi le soutien à l'activité la halle mitigé les inégalités aujourd'hui il faut vraiment penser à une dépense publique qui soit axée sur la croissance de demain et ça ça demande une vision ça demande une stratégie sans doute aussi des choix et ce sera pas forcément facile justement à l'eau fce on étudie cela xavier timbeau et je me disais donc aujourd'hui il ya énormément d'argent qui a été déversé dans l'économie comme le rappelait natacha valla il n'a jamais été aussi simple d'emprunter de l'argent ce qui explique pourquoi l'économie va finalement aussi bien ce qui est très contre intuitif avec - par exemple de faillite que l'année d'avant alors que l'économie a été stoppé pour une grande partie en revanche il ya quelque chose dont on ne sait rien c'est tout d'abord la question de la productivité la manière dont l'économie a été réorganisée avec la pandémie le télétravail un certain nombre deux processus qui ont été numérisés plus encore est ce que ça va apporter des gains de productivité est ce que ceci doit être pérennisé bref lorsque l'économie va repartir ap l'un est ce qu'on va profiter de cette pandémie ou est ce qu'elle va peser sur nous pendant de nombreuses années alors on ne sait pas guillaume on ne sait pas alors on ne sait pas ça veut dire on fait ça ne veut pas dire on y réfléchit pas et on n'essaye pas de débroussailler mais on est face à quelque chose de très touffu très touffu parce que en fait voilà c'est un c1 c'est un choc énorme il ya eu beaucoup de turbulences et de tourbillon dans l'économie on a vécu un moment très particulier qui a remis en cause plein plein de choses on va sortir de cette crise dans un état qui n'est pas du tout celui dans lequel on est entré ne serait ce qu'en termes de dette publique par exemple et donc la question c'est de savoir effectivement qu'est ce qui va se passer à partir de là alors on ad on a des points plutôt positif c'est-à-dire que l'on se dit ben il ya des tabous qui ont été brisés sur la numérisation sur le télétravail qui peuvent être porteurs de plus grande efficacité de plus grand confort ça a priori ce sont des gains de productivité ils sont essentiels des gains de productivité pour l'économie a priori après le télétravail certains vous disent oui mais attention quand les gens ne se rencontre plus il se crée plus ces étincelles entre les individus c'est beaucoup plus difficile de manager dans ces conditions donc peut-être que le télétravail à des aspects négatifs un petit peu s'ils voulaient l'idée que quand on fait du télétravail on utilise en quelque sorte un capital d'organisation et de projets et que quand ce capital est épuisé il faut retourner ensemble pour recréer des projets et des dynamiques et peut-être que ça va bien marcher pendant la pandémie parce que c'est resté limité dans le temps mais coupe d'un moment on arrive au bout de ce schéma là la numérisation peut aussi apporter beaucoup d'efficacité là aussi il ya des choses qui sont développés mais de l'autre côté pas de l'autre côté on craint sa tombe deux choses d'abord les entreprises vont être marqués par cette crise sanitaire parce que beaucoup d'entre elles vont avoir accumulé des dettes perdu de l'activité malgré les systèmes de soutien et les aider et tous les éléments trésorerie auxquelles ont pu avoir accès il va y avoir des conséquences est ce qu'elle vaut investir est ce qu'elles vont perdre en compétitivité est ce qu'elles vont être moins à même de prendre des risques ou est ce qu elle au contraire elles vont être aiguillonnés pour plus innover pour se restructurer ça on sait pas on sait pas certains économistes moi j'ai cours pas trop à cette idée mais certains économistes vous dit où on a tellement soutenu les entreprises qu'on a soutenu y compris des entreprises qui auraient dû disparaître et donc du coup comment on les a pas vu disparaître pour exercer une bonne nouvelle non pas disparu mais en fait on a en quelque sorte interrompu ce processus de sélection un peu darwinien si vous voulez dans l'économie et ça ça pourrait peser sur la productivité parce que en quelque sorte comme aurait dit schumpeter nous consiste souvent aujourd'hui mais sous secrétaire jeunes en fait on va hériter de canards boiteux de cette crise donc ce qu'on appelle des compagnies zombies une des compagnies zombies aujourd'hui effective des intérêts pagny qui sont soutenu artificiellement mais en réalité non pas de viabilité intrinsèque voilà alors plus un autre élément qui lui sera peut-être le dominant en fait parce que parfois il faut essayer de réfléchir simplement qui sera le ce qui va se passer sur le tourisme donc vous avez évoqué le variant delta delta plus ça peut-être ça n'aura pas beaucoup de conséquences sur notre société parce que les gens soient vaccinés parce qu'on aura des modalités de de confinement léger qui seront assez efficace par contre ça risque d'avoir des conséquences très forte sur les mouvements de personnes sur la planète en particulier entre les continents et ça ça peut coûter ça peut coûter beaucoup à la france qui a une offre touristique très importante et qui jusqu'à maintenant avait un modèle économique qui reposait sur des taux des touristes qui venaient de l'extérieur pour profiter du patrimoine touristique de la france ça ça peut être un choc assez dur parce que le tourisme pas rien et est un secteur qui a absorbé de la main d'oeuvre jeunes peu qualifiés qui était plutôt bien rémunérateurs si on perd ce pan de l'économie ben voilà par quoi il va être remplacé est-ce que ça va se traduire par un chômage de masse des jeunes des pressions à la baisse sur les salaires ça c'est des enchaînements ont fait économiques auxquels on peut se retrouver devoir faire face et qui sont des choses qui peuvent persister et durer très longtemps avec ce nouveau phénomène natacha valla qui est quand même très étonnant enfants ans mais il observé partout ailleurs y compris aux états unis il y à des emplois non pourvus on l'a évoqué les emplois non pourvus par exemple dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration dont qui seront évalués à 100 milles en france il freine bien entendu la reprise puisque lorsqu'un emplois et non pourvus c'est du chiffre d'affaires qui n'est pas fait les bouclages ne se font pas comment observer vous ce phénomène là aussi tout à fait surprenant alors ça c'est la question la grande question de l'ajustement du marché du travail aux soubresauts cycliques ou aux soubresauts conjoncturels auquel on assiste aujourd'hui c'est vrai que la reprise aujourd'hui si on si on fait abstraction de de ces risques sur les nouveaux variants et de ce qui pourrait advenir à l'automne aujourd'hui les indicateurs d'activité économique en temps réel sont bons voire même très bon or ce qu'on observe aussi c'est que du côté du marché du travail effectivement il ya un premier phénomène qui commence à être vraiment tangible et à mordre dans des certains secteurs dont la restauration c'est que avec la pandémie finalement on a eu une rupture un choc assez fort sur l'offre de travail les gens sont dit alors peut-être qu'on veut changer ça poussait à des réflexions profondes sur le sur le style de vie sur l'organisation de la vie et sur les secteurs d'activité donc ça en termes d'économistes c'est une correspondance entre l'offre et la demande qui a été un peu rompu le mécanisme de usuels huilé y compris de mécanismes des emplois saisonniers ne fonctionne plus comme avant alors typiquement et ça on devrait l'appeler de nos voeux typiquement quand on a un choc avec beaucoup moins de d'offres de travail que ce qu'ils auraient dans quoi pour voir on devrait voir des pressions salariales les suppressions on aime ça leur fait on aimerait bien voir les salaires augmentaient a effectivement jusqu'à proposer joe biden par exemplaire boucle alors il ya une grande cohérence en réalité dans les propositions sur dance dans ce domaine là il ya une grande cohérence aussi avec les politiques macro économiques ont évoqué tout à l'heure notamment le soutien de la banque centrale qui l appelle de ses voeux et très fortement plus d'inflation et donc une pression par les salaires ce serait le meilleur moyen d'avoir de l'inflation par une inflation trop élevée donc on reste bien entendu mais aux alentours de 2% ça serait quand même très bien donc est ce qu'on va voir cette la réalisation de cette tension sur les salaires moi j'espère j'espère vous l'observez en france actuellement c'est trop tôt je pense que c'est trop tôt mais il faudra voir je pense que les enseignements de cet été vont être très très très intéressant parce que ça nous permettra de voir effectivement dans quelle mesure le marché du travail a su réagir de façon normale finalement par le biais de l'évolution des salaires et le deuxième point quand même aussi ça fait le lien avec ce que xavier disais tout à l'heure c'est que on va avoir une nouvelle distribution des nouveaux emplois une nouvelle façon de pouvoir pour pouvoir les emplois et donc la formation devra aussi s'ajuster natacha valla le futur de la monnaie c'est le livre que vous avez publié aux éditions odile jacob xavier timbeau directeur principal de l'observatoire français des conjonctures économiques on se retrouve dans une vingtaine de minutes pour évoquer la manière dont l'exécutif vente la stabilité de notre pays aux investisseurs étrangers attirer de nouvelles entreprises au moment où la pandémie semble décliner 8 heures sur france culture excellent réveil à tous 7h 9h les matins de france culture guillaume erner hier s'est tenue autour d' emmanuel macron la quatrième édition de la réunion d'investisseurs internationaux choose france à versailles ce sont 3,5 milliards d'euros de projets qui ont été annoncées nous sommes en compagnie de natacha valla économiste doyenne de l'école de management et les l'innovation de sciences po on vous doit notamment le futur de la monnaie aux éditions odile jacob xavier timbeau directeur principal de l'eau fce observatoire français des conjonctures économiques ce qui est certain c'est qu'aujourd'hui la france reste l'un des pays les plus attractifs en europe mais reculent davantage que ses concurrents en nombre d'investissements xavier timbeau les parts de marché à l'export de la france eux recul par rapport à ses concurrents européens ce qui pose la question finalement de savoir ce que cette pandémie va faire à notre industrie en matière de compétitivité en matière de formation également des individus est ce qu'il est possible aujourd'hui de faire un bilan alors même que cette pandémie n'est pas complètement terminée bah non c'est pas possible de faire un bilan on peut avoir des idées sur des lignes directrices pour le futur mais mes stats il est difficile de faire un bilan le premier point qu'on peut dire c'est qu'on a appris 2008 et du fait que quand il ya une crise très importante le tissu productif l'industrie mais même au delà de l'industrie peut être durablement attaquer et affaiblis et que dans le mouvement de reprise qui s'engage ensuite il se crée une course entre les différents pays en particulier à l'intérieur de la zone euro qui fait que ceux qui sont les plus affaiblies risque de perdre des parts de marché et ça a été très net dans l'après de la crise 2008 donc là c'est une des raisons pour lesquelles on a fait ce soutien aussi massive ce quoi qu'il en coûte à l'économie l'idée était de dire voilà cette crise doit laisser le moins de traces possibles maintenant on l'a dit un peu plus tôt ce matin avec avec vos guillaume cette crise elle va provoquer des changements qui sont difficiles à anticiper et le changement ben c'est quelque chose auquel le tissu productif doit s'adapter et c'est difficile de savoir si ça va se faire avec avec éclat ou si ça est difficile donc ça c'est un c'est un élément qui est un peu complexe et puis après il ya ce qu'on peut anticiper du futur et encore une fois la question du tourisme de l'aéronautique qui sont deux spécialités françaises sont quand même en suspens dans cette crise pour parler par euphémisme hélas ça c'est un autre point auquel l'économie française va devoir s'adapter ça veut dire quoi ça veut dire qu'il ya des actifs productifs des du capital dans des secteurs qui va devoir se déplacer en tout cas où des gens qui vont devoir accepter leurs pertes et puis il ya beaucoup de qualification de salariés de gens qui étaient employées ou qui étaient aussi des non salariés qui vont devoir se reconvertir s'adapter à cette nouvelle donne et on sait que ça c'est des processus qui peuvent être très long et très douloureux socialement parce que tout le monde n'a pas la capacité de sauter d'un secteur à l'autre de traverser la rue pour retrouver un emploi aussi facilement que ça donc voilà c'est on est dans un contexte dans lequel ben oui on peut avoir des inquiétudes ces inquiétudes ne doivent pas nous conduire au pessimisme mais elles doivent bien entendu alimenter de la vigilance sur ces questions et puis aussi natacha valla parce que la france est censée avoir une formation une formation continue qui est perfectible on assiste toujours beaucoup ça va nous donner votre point de vue là dessus sur la manière dont la population française la population active et bien formés pour répondre aux besoins des secteurs qui sont aujourd'hui les plus performants ceux sur lesquels nous devrions être particulièrement présent un élément central parce que ça fait partie vraiment de la toile de fond de l'attractivité de la france comme pays d'investissement c'est vrai qu'aujourd'hui il ya énormément de liquidités dans le monde qui cherchent à s'investir donc ils cherchent les zones qui vont être les zones de croissance de demain c'est ce dont on parle quand on parle de l'attractivité de la france c'est ce dont parle le président quand il invite à versailles les les grands chefs d'entreprise mondiaux est en réalité que viennent chercher les investisseurs quand ils viennent ouvrir des usines en france où faire des investissements c'est les grands traits des grandes forces de la france alors il ya un peu ce qu'on connaît depuis longtemps on dit que la france est un système stable où le droit est rassurant on n'a pas d'instabilité institutionnelle on sait aussi qu'il ya des infrastructures ti même s'il vieillissent dans l'ensemble sont quand même très très favorable à l'activité économique et puis il ya la formation effectivement la formation d d d d employer des travailleurs à tous les niveaux de qualification est là aujourd'hui encore on peut dire que la france et est doté d'un système qui lui permet d'avoir de produire des ingénieurs de produire d des qualifications qui soit en plus pas très cher sur le marché du travail par rapport à d'autres pays comparables donc c'est un point qui aujourd'hui à l'heure d'aujourd'hui et un encore un point de 1.1 avantages comparatifs de la france mais effectivement il vous avez très bien poser la question le processus d'éducation c'est un processus long on s'éduque depuis la naissance jusqu'à alors c'est le jusqu'à aussi qui est intéressant parce qu'on disait auparavant que jusqu'à 25 ans et puis maintenant le jusqu'à il peut s'allonger sur vraiment toute la durée de vie c'est toute la réflexion sur la formation continue et le point d'attention très fort kiki une sonnette d'alarmé qui est sonné d'année en année depuis quelques années c'est qu'on se rend compte que les finalement nos enfants sont dans un système éducatif qui perd en performance quand on le compare au système éducatif de l'école primaire de nos pères on devient très très mal classés dans les fameux classement pisa en littératie et en numéraire acier ça nos enfants qui ont 8 capacités de lecture et de compte et c'est ça les capacités en fait la formation de base est là la recherche économique est univoque si on n'a pas cette cette formation initiale et la recherche nous parle même d année de maternelle à partir de l'âge de deux ans et demi trois ans ça se ressent quelques années plus tard une décennie plus tard à une décennie plus tard sur la glace la qualification un vrai point d'attention parce qu'on s'expose aujourd'hui à quelque chose d'assez irréversible en tout cas pour cette génération là de de faiblesse relative des qualifications avec en plus une pandémie qui aurait été particulièrement durs pour les enfants dans les processus d'apprentissage c'est ce que l'on vient d'apprendre à la faveur d'une étude natacha valla si on compare la france avec l'allemagne avec d'autres pays est ce qu'il y à des pays qui en termes de formation de la main d'oeuvre sont plus performants que nous alors plus performants tout tout est c'est tout une question de jugement mais en tout cas beaucoup plus riche en terme d'offre on parle on a souvent parlé dans les analyses des qualifications pays du système d'apprentissage par exemple il ya dix ans je me souviens on faisait un rapport franc stratégie sur la france dans dix ans on regardait le système d'apprentissage allemand ou autrichien comme des vrais modèles et là je pense effectivement qu'on a des modalités alors nous en sciences po par exemple on met l'accent son essaye vraiment de mettre l'accent sur les apprentissages parce que ça intègre vraiment le monde de l'entreprise au monde de l'université cette connexion elle est absolument nécessaire dans les descentes elle permet à l'université de comprendre quels seront les métiers de demain et elle permet aux futurs aux futurs travailleurs employés de comprendre le monde de l'entreprise vers lequel il vers lequel il se destine donc ça on est alors on en n'est pas aux prémices parce que ça avance quand même on a beaucoup beaucoup de chemin à faire sans parler de cela je vous parle du premier lien vers le marché du travail mais par la suite ce sera également important et xavier timbeau cette crise elle a aussi montré à quel point notre industrie avait des faiblesses on n'a pas trouvé de vaccins on a vu que pour des produits extrêmement simple vraiment de faibles technologies comme les masques voir les écouvillon les petits coton tige pour faire les masques pour faire part dont les tests on n'arrivait pas en fabriquer en france qui a quand même révélé de graves faiblesses ce qui veut dire que finalement aujourd'hui avec cet argent qui a été déversé dans l'économie il y a une consommation elle est là peut-être pas suffisamment mais on voit que la situation économique n'est pas catastrophique en revanche les faiblesses structurelles de l'économie française notamment via notre système productif ses faiblesses elle demeure elle demeure et puis il ya elle se révèle d'une certaine façon c'est un des aspects qui peut être positif de cette crise c'est d'être un révélateur en fait de ce qu'on est véritablement le pire souvent étant d'avoir une fausse idée de nous à tous et de nos faiblesses alors on est on est quoi véritables morceaux et je pense qu'il ya deux choses qui ont été faits sur les points que vous évoquez il ya deux ou trois choses qui ont été montrées c l'europe et donc la france à l'intérieur de l'europe s'est construite sur l'idée qu' on était dans une globalisation qui était plutôt bien régulé avec des règles l'om c'est des spécialisations qui pouvait s'organiser autour de ça que dans cette d'ailleurs globalisation on avait des avantages qui était d'être plutôt bien éduqués et être capable de produire de la haute valeur ajoutée en fait on se rend compte que c'est cette stratégie là elle est pas bonne alors elle est pas bonne pour plusieurs raisons d'abord parce que la globalisation elle est très difficile à réguler et cette régulation s'est effondrée avec la chine et rappelé le conflit qui remonte à l'administration obama mais qui a éclaté entre la chine et les états unis avec donald trump donc d'une part il ya le gall risque que la mondialisation soit plus régulé et dans ce cas là voyez quand vous êtes celui qui joue selon les règles ben vous fait manger tout cru parce que les autres ne joue pas selon les mêmes règles que vous que ce soient des subventions à des secteurs industriels que ce soit des simples des subventions à la recherche ou des formes de protectionnisme qui peuvent être extrêmement agressive on pense par exemple à la structure de la propriété du capital en chine pour les investisseurs étrangers donc là il ya des il ya cette première approche naïve de la globalisation la crise nous dit mais attention quand les choses deviennent très serré et tendu celui qui produit des masques bas il va d'abord les réserves et à sa population et il va pas gentiment les expédier un coût très bas vers tout ce qu'ils demandent et il suffit pas d'avoir un peu d'argent pour pouvoir résoudre un problème donc il faut être il faut être capable d'organiser soi même la production peut-être un coup un peu supérieure ce qu'on peut attendre mais il faut être capable de le faire et ça ça veut dire d'avoir des compétences d'avoir des capacités et il faut réfléchir à ses capacités ça c'est possible parce que aujourd'hui l'économie planifiée ce n'existent plus donc comment sait-on s'y prendre pour c'est vraiment le problème en fait c'est que c'est que en europe on sait on s'est mis dans la tête que l'économie planifiée n'existait plus et on se rend compte qu'en fait c'est pas le cas en chine alors c'est c'est compliqué comme réflexion parce que ça veut pas dire il faut tout planifié il faut tout contrôler il faut tout il faut parvenir à une espèce de fantasme de l'urss où l'économie est entièrement contrôlée de bureaux administratifs mais oui il faut quand même avoir une capacité à pouvoir répondre à des besoins de crise les situations de crise aujourd'hui sont des situations qui nécessitent de l'économie à un autre point qui en lien avec ça c'est la france a du mal à accepter sa position dans le monde le fait d'être un petit pays dans l'ensemble du monde puissance moyenne une puissance moyenne mais même le terme de puissance moyenne est assez intéressant parce que déjà il ya le mot puissance et puis après il ya moyen voyez enfin celui de petit pays nous rapporte est une autre histoire finalement est ce à savoir à quelle échelle on est c'est extrêmement important en particulier dans leurs rapports avec l'europe alors l'europe jusqu'à maintenant on n'a pas été le moyen de transférer en quelque sorte notre côté moyens vers quelque chose qui serait un peu plus grand parce que l'europe était plus une collection de puissance moyenne mais qui ne faisait que la moyenne des moyennes en quelque sorte et pas l'addition de ses moyens peut-être que là aussi le rapport à l'europe doit être changé et que notre diagnostic sur notre véritable opposition doit nous tourner vers l'europe comme étant un instrument de puissance et encore une fois il faut pas avoir forcément peur de ce mot la puissance elle est absolument nécessaire quand on est dans des situations de crise et ça on s'en est rendu compte pendant là pendant la pandémie et puis après il y à cette question aussi de la capacité d'innovation certains ont vu dans la crise un espèce d'avant goût d'une décroissance parce que mentalement on se retrouve à ne plus travailler donc on s'est dit tiens ce serait ça la décroissance en fait on a plutôt été projeté dans le monde de l'hyper innovation dans lequel il ya une course folle qui s'est engagé pour produire en quelques mois ce dont on pensait au début de la pandémie qu'il aurait fallu des années pour le fabriquer et dans cette course folle à l'innovation on s'est rendu compte que la france mais aussi l'europe n'était pas très bien outillé pour ça donc voir ce france c'est une c'est une opération assez intéressante c'est beaucoup de marketing ça pose la question de l'attractivité pour une vitrine d'attractivité pour des très grandes entreprises vous avez évoqué 3 milliards 5 que d'investissement ça représente à peu près 1% des investissements annuels en france donc c'est c'est à la fois quelque chose mais en même temps c'est très petit mais si on parle d'attractivité peut-être qu'il faut s'intéresser à la question de l'attractivité de la france pour les chercheurs par exemple aujourd'hui les jeunes chercheurs en biologie choisissent d'aller travailler en allemagne parce qu'ils sont mieux payés ils ont plus de moyens que de rester en france c'est une réflexion qu'on doit avoir quand ils vont en allemagne en plus c'est pas très grave mais quand ils vont aux états unis ou à singapour c'est beaucoup plus embêtant natacha valla finalement ça me fait penser que l'on peut on peut être assez optimiste sur l'attractivité de la france et de l'europe précisément en reflets à ce qu'est à ce qui a été dit on on parle en général l'attractivité sur la nive au niveau des coûts au niveau des qualifications au niveau de la valeur ajoutée mais je pense que cette crise a été une à catalyser une un mouvement vers une autre activité nouvelle qui a trait d'une part à la capacité d'un pays à générer à embrasser la transition énergétique on sait que les investisseurs aujourd'hui je reviens à eux parce que c'est quand même eux qui ont les cordons de la bourse il cherche quoi ils cherchent des actifs vers ils cherchent des tout ce qui va se conformer à cette transformation du monde qui est devant nous pour la décennie qui vient ou moins et puis au delà de cette transformation de transition j'ai de l'aspect écologique de la chose il ya la question des valeurs de l'entreprise et de haies et de l'aide beaucoup contenu du capitalisme finalement et aujourd'hui on sait qu'en france on est vraiment en pointe sur tout ce qui concerne la raison d'être des entreprises pourquoi on fait les choses quelle est la mission des entreprises on a vu il ya eu des cas emblématique bien sûr je citerai pas danone mais cette réflexion cette effervescence là c'est quelque chose qui peut vraiment attirer les investisseurs étrangers qui peut vraiment donner un sens collectif et m finalement le sens avant avant le reste le sens et les valeurs avant le reste et je pense que c'est vraiment une opportunité pour peu qu'on se donne la peine de les moyens de la saisir mais parce que tu as donné est précisément le autre exemple mais mais vous savez un contre exemple vous rappeler aux auditeurs pourquoi ce serait un contre exemple danone si une entreprise qui a voulu être pionnière en france on nous sommes pionniers en france sur le statut et des entreprises et leur le rhône ce qu'on appelle leur raison d'être qui se transforme en mission on a été capable par le biais de la loi d'une loi qui s'appelle la loi pacte ça a commencé avec le rapport note à sénart mais sans revenir trop loin dans l'histoire on a travaillé sur la gouvernance des entreprises et finalement sur l'idée de mettre que sensé les valeurs avant la norme et se dire on sera capable de créer des entreprises ou les où les jeunes seront heureux d'aller travailler qui aura un impact positif sur la planète un impact positif sur la société et que cet impact positif là il aura une valeur la plus tangible possible y compris pour les financiers et aujourd'hui on est à un moment absolument clé dans la définition de la façon dont on peut rendre tangible cette valeur là et ça l'europe peut être en pointe alors je n'ose pas encore dire qu'elle est en poupe parce que c'est une bataille qui a lieu aujourd'hui mais on doit vraiment se donner les moyens d'être en pointe dans ce domaine là parce qu'on arrivera j'en suis persuadé à devenir attractif pour ces raisons là vous aviez thabo est précisément lorsque l'on voit l'attractivité de la france alors vous nous avez dit quelles étaient nos forces et nos faiblesses mais par exemple là il s'agit notamment d'implanter des usines de batteries de batteries par exemple pour les véhicules électriques parce que l'ensemble de la filière a prévu d'en finir avec le moteur à explosion le moteur à essence d'ici 2030 2035 bref à une échéance très rapide mais là on voit que ça va complètement désorganisé la filière l'obligé à se réorganiser qui va y avoir une multitude de conséquences parce que si les voitures devenait électrique cela aurait énormément de répercussions sur les garages bref comment on peut imaginer l'avenir est ce que dans ce contexte là précisément et bien la france est bien placée la france est bien placée pour différentes raisons mais il faut faire attention à un certain nombre de vieux démons donc on a évoqué quelques uns des atouts de la france conserve un système éducatif c'est un marché c'est aussi un avantage on parle de batterie et l'industrie automobile on sait aujourd'hui que les industries ont tendance à se rapprocher leurs clients donc le fait d'avoir un marché c'est un atout elle est dans l'europe que cela mais il ya quand même 20 années c'est cette histoire de batteries par exemple l'état c'est intéressant parce qu'il ya des vieux démons qui qui ressurgissent et et qui d'ailleurs apparaissent aussi au mans 2-2 choose france on parle beaucoup de l'attractivité il ya quelques années paul krugman avait créé un article sur la danse de la dangereuse obsession de la compétitivité on pourrait remplacer mot pour mot compétitivité par l'attractivité c'était quoi l'idée de de krugman c'était de dire il faut c'est de ces dangereux de se comparer et de chercher à faire un peu mieux que les autres parce qu'en fait c'est pas ça qui fait au final la richesse d'une nation ce qui fait la richesse d'une nation c'est son éducation l'investissement la façon dont la société est cohérente et en cohésion voilà à l'occasion des batteries on voit ses vieux démons ressurgir parce que on met en avant l'attractivité on se dit est un président la république aujourd'hui se dit pour avoir un bilan économique positif il faut que j'explique que j'ai réussi à faire installer une usine de batteries ou une usine intel puisqu'une telle fut aussi le tour des pays européens pour pour demander et c'est là où c'est des vieux démons pour demander des subventions et des aides pour s'installer et en fait ils organisent une espèce de concurrence entre les pays pour que le mieux disant lui permettent d'avoir des conditions qui seront le plus avantageux peu avantageuse pour lui en fait ils arrivent même intel mais c'est le discours du pdg d'intel et de dire en fait vous avez 15 % de différence de coût avec l'asie il faut me compenser cette différence de coût avec l'asie c'est des vieux démons parce que vous voyez aujourd'hui l'europe elle se retrouve comme un espace dans lequel une grande entreprise globale intel tesla peuvent arriver m les pays en concurrence et obtenir ce qu'ils veulent ce qui est totalement le prêt c'est pas bien expliqué nous si pas bien parce que c'est pas bien parce que on va faire du 2 gigas factory enfin tesla veut installer son usine de batteries en europe intel veut installer des d une usine de processeurs en europe pour des raisons de sécurité de de souveraineté c'est-à-dire demain si vous fabriquez des équipements téléphoniques avec des puces vous allez exigé que ces équipements soient fabriqués sur votre territoire donc intel et tesla n'ont pas le choix mais il arrive aujourd'hui en mettant les concurrents des pays européens en concurrence à dire donnez moi un avantage fiscal voilà mes et et les pays vont se battre pour donner cet avantage fiscal ce qui va faire que on va créer des situations d'abord qui seront inégales en termes de concurrence on va perdre de la base fiscale alors que l'europe aurait pu dire écoutez très bien vous voulez vous installer en europe vous devez vous installer en europe parce que d'abord on va vous y oblige et et qu'on a les moyens nous y obligeait ensuite parce qu'il ya un marché et que vous ne pouvez pas dédaigné ce marché est ce que l'organisation mondiale du commerce autoriserait l'europe par exemple à dire ne donnait pas de subvention à intel ou athée sur la subvention pas de problème mais bien sûr le fait de dire si vous ne vous installez pas en europe on n'achètera plus vos voitures parce que on ne veut plus que des voitures dont les batteries non on produira pas ça mais on dira pour les équipements électroniques qui sont stratégiques parce que c'est les réseaux de communication parce que c'est les systèmes d'information nous exigeons un certain nombre de garanties de sécurité et d'accès aux lieux de production pour vérifier qu'il n'ya pas de backdoor dans l'est dans les processeurs que de backdoor de deux manières de s'introduire dans les machines de porte dérobée pour s'introduire dans les machines et donc mais par exemple sur les microprocesseurs l'europe a complètement perdu la bataille au profit de taiwan notamment et les microprocesseurs elle a complètement perdu la bataille des années 2010 mais il ya une nouvelle bataille qui s'ouvre celle des années 2020 et cette bataille là elle n'est pas perdu et pourquoi les pas perdus précisément à cause de cet aspect de régulation c'est à dire que maintenant que les processeurs sont au coeur de nos vies ils sont des éléments stratégiques c'est-à-dire on peut bloquer un mini si on a cette fameuse porte dérobée et donc du coup l'europe peut dire il va je j'exerce la souveraineté je ne fait que protéger les droits et les libertés de nos citoyens et donc j'ai toute la légitimité pour le faire c'est pas un problème de protectionnisme et du coup j'exige que ses usines soit installé sur mon territoire et on n'organise pas à la danse du ventre des pays pour faire pour séduire intel je dire si intel vient s'installer en europe c'est parce qu'ils savent ça et du coup renverser la situation et faire qu intel va obtenir des avantages qu'ils n'obtiendraient pas ailleurs parce qu'il ya cette situation de concurrence désorganisée et de souveraineté inexistante en europe c'est quelque chose qui est un vieux démons et on est dans la dangereuse obsession de la compétitivité chaque pays veut attirer en faire un thème politique vie en disant j'ai j'ai obtenu une telle en france pour flatter pour flatter la la la la fierté française mais ceci est une mauvaise foi vous crée des emplois aussi quand même vallares qu'on a raison de se battre sur le plan de la compétitivité est ce qu'on manque de volontarisme politique à cet égard je pense que effectivement avoir une approche harmonisée en europe c'est absolument fondamental une harmonisation fiscale mondiale au niveau de la fiscalité du capital c'est quelque chose qui c'est un dossier sur lequel on avance collectivement ce qui est intéressant permettrait de parler de la suisse aujourd'hui mais sans parler de la suisse et des territoires un peu particulier il me semble que le paradoxe en fait dans cette histoire c'est que d'un côté on a un g7 qui avance à marche forcée et c'est une bonne chose sur une réflexion collective autour justement de cette fiscalité là au niveau mondial et puis au niveau européen on en est encore à se dire que finalement en fait on au mieux disant on fait sur des questions fiscales qui ont été évoqués par ap par xavier mais il ya aussi d'autres aspects de la fiscalité en europe dont je pense que on doit résoudre entre nous ce paradoxe avant avant de vouloir d'être finalement performant au niveau individuel parce que de toute façon ce sera perdant perdant la question qui se pose très régulièrement sur ces conditions favorables proposé a eu à telle ou telle industrie c'est que des engagements sont pris d avantages sont octroyés et puis finalement alors il ya une des créations d'emplois tout le monde est content on se rend compte qu'au bout du compte la renégociation implicite est quasiment systématique parce qu'à partir du moment où ce n'est plus plus intéressant les entreprises plient bagages et les emplois sont donc là il ya un système je suis pas contre l'idée de faire j'appellerais passée réd ans durant elle est vive entre le met vraiment de faire de faire en sorte d'être attractif mais à condition d'avoir réellement des engagements et les engagements sont aussi vus d'ilhéou ou conditions générales pour que les emplois qui seront créés soit pérenne et qui est des effets d'entraînement positifs sur le reste de l'économie on doit réfléchir à ces appels xavier timbeau je vais accéder à votre demande il vous reste quelques secondes pour dire du mal de la suisse non mais c'était juste pour évoquer la question de la fiscalité pas j'avais bien compris oui je sais que vous n'oubliez pas parler de foot mais non mais surtout en matière de foot les suisses 11 ont été parfaitement respectueux des règles et donc là-dessus il n'y a rien à dire en matière de physique va tarder l'idée c'est une toute autre chose et je voulais juste pointer cet élément là on aurait pu parler du luxembourg ou des pays bas il se trouve que la suisse ait plus dans l'actualité mais ce que ce que l'on pourrait dire aussi en conclusion ce qu'un pays comme l'irlande avec là aussi une forme d'inéquité sur le plan fiscal a attiré un grand nombre d'entreprises et tire une grande partie de sa prospérité de cette compétition officielle c'est clair quand même l'incitation principal à ce que l'irlande attire effectivement des multinationales mais quel est le résultat total de 7 cette attractivité de l'irlande allait que des grandes entreprises payent des taux d'imposition qui sont très très bas mais très très basse et c'est moins d'un pour cent sur leurs bénéfices au détriment que ce soit des états unis ou des autres pays européens et après ces entreprises prenant une place de plus en plus grande après on dit oui mais on n'a plus d'impôt on peut plus financer de décor est financée d'éducation il ya un moment où il faut remettre l'église ou l'éolienne au centre du village ça dépend qui vous êtes et et dire non ça ne peut pas marcher c'est pas une organisation raisonnable et scène d'une économie de marché xavier timbeau directeur principal de l'eau fc l'observatoire français des conjonctures économiques et natacha valla doyenne de l'école de management et de l'innovation de sciences po on vous doit le futur de la monnaie aux éditions odile jacob je vous propose d'accueillir