Trois ans d'Emmanuel Macron, retour sur un style présidentiel - Reportage #cdanslair - 04.03.20
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse partielle
Le maître des horloges impose un rythme à marche forcée.
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Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes.
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Des petites phrases qui choquent une partie de l'opinion.
- 1:15OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron apparaît éloigné des Français.
- 1:20OuverteRéponse directe
S'il veut un responsable, il est devant vous.
- 1:37OuverteRéponse partielle
Et quand il veut augmenter la taxe carbone, la crise des gilets jaunes éclate.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Le petit-fils du général tout à l'heure, en me faisant visiter la boisserie, m'a dit, on pouvait parler très librement, la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est se plaindre. »
- 1:20Invité politiqueFait
« S'il veut un responsable, il est devant vous. Qu'il vienne le chercher. Et ce responsable, il répond au peuple français. »
- 2:28PrésentateurChiffre
« Il y avait à peu près 1,3 million de contributions. »
- 4:02PrésentateurChiffre
« Les mesures de soutien sont aujourd'hui chiffrées à 136 milliards d'euros. »
Temps de parole
- Présentateur50 %
- Emmanuel Macron27 %
- Présentateur 213 %
- Invité10 %
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7 mai 2017, Emmanuel Macron marche seul vers son destin présidentiel. Fraîchement élu, le nouveau président joue du symbole pour confirmer sa volonté. Il sera le seul maître à bord, comme il l'a martelé lors de sa campagne.
J'aspire à présider pour être efficace et répondre aux problèmes du pays. Et dans ce contexte-là, dans une campagne faite de beaucoup de soubresauts, il est parfois bon aussi de savoir être maître des horloges.
Le maître des horloges impose un rythme à marche forcée. Réforme après réforme, en faisant fi des critiques.
Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Le petit-fils du général tout à l'heure, en me faisant visiter la boisserie, m'a dit, on pouvait parler très librement, la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est se plaindre. Ah bon ? Je trouve que c'était une bonne pratique qu'avait le général. Parce que vous savez, le pays se tiendrait autrement, ce n'était comme ça.
Des petites phrases qui choquent une partie de l'opinion. Emmanuel Macron apparaît éloigné des Français. Et encore plus quand le scandale de l'affaire Benalla l'éclabousse.
S'il veut un responsable, il est devant vous. Qu'il vienne le chercher. Et ce responsable, il répond au peuple français.
Le style présidentiel agace. Et quand il veut augmenter la taxe carbone, la crise des gilets jaunes éclate. Et c'est Emmanuel Macron qui est pris pour cible. Après deux mois de manifestations qui secouent la France, le président change de ton, affirme ne pas vouloir réformer contre le peuple et lance le grand débat national. Chaque Français peut alors proposer ses idées pour changer le pays.
Plus profondément, je pense que nous pouvons faire, du moment que traverse la France, une chance.
Une chance pour le président de se montrer à l'écoute. C'est l'acte 2 du quinquennat. Mais pour cette ancienne députée de La République En Marche, il s'agit d'une opération de communication. Le grand débat n'a pas eu d'effet sur la politique du gouvernement. Est-ce que vous vous rappelez comment a fini le grand débat ? Il a fini avec des propositions qui n'ont même pas été examinées. Il y avait à peu près 1,3 million de contributions. Il y avait une partie qui était numérique. Celles-ci, elles ont été examinées. Et puis il y avait toute une partie qui était des lettres écrites ou des cahiers de doléances.
Ce qui veut dire qu'on était dans les endroits où il y avait le plus d'éloignements et de fractures. Ils n'ont même pas été dépouillés. On est passé à autre chose. Emmanuel Macron estime qu'il n'a personne à écouter parce qu'il pense qu'il a raison. Pourtant, l'exécutif a multiplié les consultations citoyennes. Pour le climat, mais aussi pour le brûlant dossier des retraites. Une consultation qui n'a pas empêché une mobilisation massive l'hiver dernier.
Faut-il pour autant renoncer à changer notre pays et notre quotidien ? Non.
Emmanuel Macron refuse de céder à la rue et maintient son cap.
C'est une sorte de pompier pyromane. On a rarement vu ça sous la Vème République. D'ordinaire, quand un président est confronté à une crise, il cherche d'abord à l'apaiser. Il essaie de comprendre ce que pensent les gens, il écoute les partis, il essaie d'aller dans le sens du consensus. Emmanuel Macron, il va à l'affrontement. Vous n'êtes pas d'accord avec un collaborateur ? Je vais défendre le collaborateur. Contre vous. La presse veut que je sanctionne un ministre, je ne le sanctionnerai pas.
Nouvelle crise, nouvelle promesse de changement. Pendant le confinement, Emmanuel Macron se montre cette fois rassembleur pour construire le monde d'après.
Sachons dans ce moment sortir des sentiers battus, des idéologies, et nous réinventer.
Moi le premier. Alors qu'il prenait une maîtrise des dépenses depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron a changé de cap pour sauver l'économie. Sortir de la crise quoi qu'il en coûte, disait-il. Les mesures de soutien sont aujourd'hui chiffrées à 136 milliards d'euros.
Emmanuel Macron