Conférence de presse de Marine Le Pen sur l'actualité.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:22OuverteRéponse directe
Comment avez-vous perçu les propos de François Hollande concernant le Front National ?
- 11:59OuverteRéponse directe
Concernant l'immigration à Calais, qu'auriez-vous aimé entendre ?
- 18:01OuverteRéponse directe
Un service civique universel pourrait-il renforcer la cohésion sociale ?
- 20:50OuverteRéponse directe
Quel est votre pronostic pour l'élection législative partielle ?
- 24:28OuverteRéponse directe
Parmi vos déceptions, la proportionnelle était-elle évoquée ?
- 26:22FerméeRéponse directe
Votre déception va-t-elle jusqu'à demander la démission du président ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15PrésentateurFait
« Nous avons hélas assisté à un exercice totalement raté du Président de la République. »
- 0:51PrésentateurFait
« Un Président qui en est même venu à se justifier sur la pluie, les frites, sa cravate, les bistrots. »
- 2:14PrésentateurFait
« C'est le surcroît assez contestable, cette universalité du service civique, une sorte de création d'un travail obligatoire. »
- 3:11PrésentateurFait
« Un homme de 60 ans au chômage, à qui il manque quelques trimestres pour arriver à la retraite, se voit proposer une formation. »
- 3:31PrésentateurFait
« Où était hier la crise économique ? Où était la crise des questions actuelles relatives à notre souveraineté, budgétaire notamment ? »
- 4:12PrésentateurFait
« Il menace des traités de libre-échange de l'Union européenne sur notre agriculture, sur notre industrie et notamment l'accord de libre-échange Union européenne. »
- 5:28PrésentateurFait
« Il a nié sa dignité de français en se proclamant européen. »
- 14:56PrésentateurFait
« Qu'il faut supprimer le droit du sol, qu'il faut supprimer l'intégralité des pompes aspirantes de l'immigration. »
- 15:37PrésentateurChiffre
« Qu'il faut faire baisser l'immigration légale de 200 000 à 10 000 par an. »
- 25:24PrésentateurFait
« Je suis pour la proportionnelle, je ne suis pas pour une dose de proportionnelle parce que je trouve que c'est accorder des miettes à des millions de français. »
- 28:20PrésentateurFait
« On connaissait l'incompétence de Nicolas Sarkozy à résoudre les problèmes de la France. »
Temps de parole
- Présentateur92 %
- Marine Le Pen4 %
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Mesdames et Messieurs, merci de votre présence à cette conférence de presse. J'avais l'espoir que quelque chose sorte de cette émission d'hier. Je n'irai pas par quatre chemins. Nous avons hélas assisté à un exercice totalement raté du Président de la République. Il y avait déjà eu, vous me direz, le retour raté de Nicolas Sarkozy. Il y a maintenant le raté télévisuel de François Hollande. Comme quoi, dans le ratage aussi, l'UMPS s'exprime d'une même voix. Il y avait quelque chose de pitoyable, de rabaissant. Rabaissant aussi bien pour François Hollande et sa fonction que pour la France, surtout. Un plaidoyer désespéré du Président de la République auquel nous avons insisté.
Un Président qui en est même venu à se justifier sur la pluie, les frites, sa cravate, les bistrots. Surréaliste. Et vous l'avez entendu comme moi, jeune caricature dans la République est intervenu comme une sorte de commentateur de lui-même. Jamais un chef de l'État ne s'est trouvé aussi éloigné de sa fonction et aussi peu emprunt d'une stature présidentielle. A ce titre, il rejoint, il faut bien le dire définitivement, Nicolas Sarkozy, qui l'avait terriblement affaibli par son comportement et ses fautes politiques graves. L'exercice télévisuel en lui-même a également contribué à cet abaissement.
Les Français attendent en effet d'un Président de la République des interventions solennelles, rares mais fortes et surtout concrètes. Avec des annonces, des orientations nouvelles, des explications claires. Avec le même cap, deux heures d'émission. Ou peut-être aussi, une, le changement du nom du service civique en service universel, parce que, ouvert aux étrangers, c'est d'abord assez dérisoire au regard des problèmes immenses qui sont ceux de la France et des préoccupations légitimes des Français. C'est le surcroît assez contestable, cette universalité du service civique, une sorte de création d'un travail obligatoire.
Sur le fond, je le trouve contestable, car si le débat sur un service militaire réaménagé pourrait être lancé, l'idée d'exiger, comme ça, quelques mois, parce que ça a l'air de lui paraître assez peu, quelques mois de la vie des jeunes gens pour effectuer un travail gratuit, alors même que, dans bien des cas, ils ont le plus grand mal à essayer de trouver un emploi. Ça me paraît totalement à côté de la plaque. En scène, nous n'attendions rien de cet entretien. Néanmoins, il pouvait être légitime de penser que quelque chose allait malgré tout en sortir, peut-être sur le plan institutionnel. Eh bien non, rien. Il ne parle pas de la manière de résoudre le problème du chômage.
Il est dans le traitement social du chômage. J'avoue que c'est peut-être la partie de cette émission qui m'a le plus scandalisée. Un homme de 60 ans au chômage, à qui il manque quelques trimestres pour arriver à la retraite, se voit proposer une formation. Où était hier la crise économique ? Où était la crise des questions actuelles relatives à notre souveraineté, budgétaire notamment ? Pour le coup, nous étions en plein dans l'actuel. L'on viendra indiquer, s'il ne faut pas, des mesures. Schengen, l'explosion de l'Asie, est mise en oeuvre depuis quelques jours.
Il menace des traités de libre-échange de l'Union européenne sur notre agriculture, sur notre industrie et notamment l'accord de libre-échange Union européenne. Il est un président de la République, nulle part. Si François Hollande maîtrise bien, quels sont ses domaines ? Quand il indique qu'il est le chef des collectivités locales. À quelques jours de l'ouverture du salon des maires, je pense que ça va être apprécié. Peut-être a-t-il oublié que les collectivités s'administrent librement. C'est difficile pour moi de commenter le vide.
La République a démontré une fois de plus que la réalité du pouvoir n'est pas entre ses mains, ni entre celles d'aucun autre personnage de l'État, mais à Bruxelles. J'ai dit, il y a quelques jours, dans un hebdomadaire, la semaine dernière, que le président de la République en France, ça n'a jamais été aussi vrai qu'hier soir. Donc, pour récupérer sa souveraineté, c'est-à-dire le pouvoir d'agir, il y aura toujours dans ce genre d'exercice, au-delà des artifices de communication, qui hier soir n'ont même pas fonctionné, un sentiment de vide et d'impuissance.
Au sujet de l'Union Européenne, il s'est d'ailleurs fendu d'une saillie écœurante où, après avoir dénigré de manière scandaleuse les électeurs patriotes, il a nié sa dignité de français en se proclamant européen. Mais qu'est-ce que cela veut dire de la part d'un président de la République ? C'est ça qui est grotesque et indécent. En matière de grotesque, il en a dit des bêtises pendant cette émission, promettant, par exemple, moins de contrôles, je le cite, aux agriculteurs. Soit il y a des normes et des contrôles, soit il y a trop de normes, et à ce moment-là, ce sont les normes qu'il faut changer.
Et les agriculteurs réclament simplement la fin des montagnes, la fin de la concurrence déloyale organisée par cette même Union Européenne, et la mise en place d'un patriotisme alimentaire pour soutenir leur production. Pas un seul mot non plus, je le disais, sur les grands sujets qui sont normalement dans les prérogatives du président de la République. L'armée, les institutions, les grandes orientations budgétaires et économiques, l'immigration et la sécurité du territoire. Rien, là non plus, alors même que cette sécurité du territoire est au cœur de l'actualité. L'unité présidentielle, je m'excuse de n'avoir rien de plus à répondre.
Je crois sérieusement qu'il faut mettre un terme à ces exercices de comme qui irritent les Français plus qu'autre chose, et revenir à un discours de vérité simple et clair. Mon seul motif de résouissance, c'est que l'éventualité de notre victoire en 2017 soit maintenant dans le débat public. On l'a vu encore hier soir, même si abordé en des termes souvent grossiers et insultants pour les Français patriotes, électeurs du Front National et du Rassemblement Bleu Marine, c'est tout de même une belle victoire pour nous que d'avoir imposé cette hypothèse dans le débat politique, aujourd'hui presque comme une évidence.
Je pense que cette question va devenir tellement centrale qu'elle va précipiter la recomposition du paysage politique en forçant les semblables qui jouent aux différents, je parle de l'UMP et du PS essentiellement, à se rapprocher, voire fusionner pour essayer de sauver les meubles. Et c'est tant mieux pour la clarté des débats, nous d'un côté qui croyons en la France, eux de l'autre ensemble qui n'y croient plus. Pour ma part, j'entends pleinement assumer ce rôle de chef de l'opposition que les Français m'ont attribué par leur suffrage et qu'on vérifie dans les sondages actuels et préparé avec du changement à la tête de l'État comme dans la politique de la France.
En qualité de chef de l'opposition et immédiatement après le congrès du Front National, j'adresserai donc une leste qui sera mise en ligne mais surtout massivement distribuée par nos militants partout dans le pays pour leur expliquer le sens de mon engagement à leur service et au service de la France. Je crois en effet que ce congrès, c'est un peu le dernier arrêt au stand avant l'arrivée au pouvoir. Je leur indiquerai quel cap j'entends donner au pays, comment je veux que la France s'inscrive dans le monde et redéveloppe une puissance propre.
Je veux que les Français sachent la situation politique actuelle du pays, la responsabilité des différents acteurs de ce désastre, les causes profondes des maux actuels prennent conscience des dangers que représente la poursuite de l'expérience UMPS pour la France et la nécessité du changement réel. Je veux aussi leur tracer les grandes orientations qui doivent être mises en œuvre pour arracher la France à cette longue descente aux enfers. Cette lettre aux Français permettra de faire le point sur ces sujets qui sont évidemment essentiels mais qui ne peuvent être la conséquence que d'un choix de liberté et d'un choix de souveraineté.
Je vous remercie, je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos questions. Je n'ai pas évoqué les Jeux Olympiques, du plein et des Jeux, c'est vieux comme Rome.
François Hollande a parlé du Front National et d'un probable 21 avril 2017. Comment vous avez perçu ce qu'il a dit concernant le Front National ? Il parle toujours d'un vote défouloir, même si un 21 avril bisque peut-être envisageable.
Mais tous ceux qui continuent à traiter les électeurs du Front National et du Rassemblement Bleu Marine comme en les réduisant à des gens en colère, qui expriment un coup de menton, qui expriment un désespoir, que ce soit d'ailleurs dans la bouche de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy ou de tous les autres, ils sont déconnectés de la réalité. Ils sont dans le déni. Ils refusent d'admettre ce qui apparaît élection après élection, comme aujourd'hui une évidence. Une évidence que certains journalistes qui font l'effort de travailler sur ce sujet pointent, touchent du doigt. J'entendais Mme Ovenas la dernière fois sur un plateau de télévision.
C'est que les électeurs du Front National et du Rassemblement Bleu Marine votent pour nous, car ils veulent que nous appliquions les mesures qui sont le fondement de notre projet. Ils veulent un changement de politique. C'est un vote. Ce n'est pas un vote. Je pense que des connexions et en même temps d'une grande considérer ou de continuer à considérer qu'il s'agit là, mon Dieu, qui ne reflète pas une adhésion et qui pourra donc changer si on donne un peu plus de pain d'un côté ou un peu plus de jeu de l'autre.
Maintenant, le simple fait, comme je l'ai rappelé, que le président de la République évoque la possibilité de notre victoire et par conséquent admette que cette hypothèse est crédible et déjà une victoire pour nous. Je remarque que pas une seule fois le président de la République n'a oublié de parler du Front National dans aucune de ses interventions publiques, qu'elles soient sous forme d'émissions telles que celles-ci ou qu'elles soient sous forme d'interventions solennelles ou officielles.
Concernant les questions d'immigration, notamment la situation de Calais, qu'auriez-vous aimerait entendre ?
D'abord, j'aurais aimé entendre un constat sur le problème de l'immigration. Ce problème, non seulement, n'a jamais été réglé, mais s'est aggravé d'année en année. Moi, j'aimerais de la franchise face à cette situation. Je remarque depuis des années, l'UMP et parfois même le PS, d'ailleurs, vendent aux Français une régulation de l'immigration qu'ils ne mettent pas en œuvre. Donc, de deux choses l'une. Ne peuvent-ils pas juste dire la vérité ? Ils pensent que l'immigration est une chose positive pour la France et c'est la raison pour laquelle ils continuent à la mettre en œuvre. Voilà la franchise que j'aurais aimé entendre dans la bouche du président de la République.
Parce qu'en fait, c'est ça la réalité. Et c'était celle de Nicolas Sarkozy. Mais s'il avait été véritablement un président de la République, il aurait lancé le débat qu'a lancé, d'ailleurs, au passage, M. Cameron en Grande-Bretagne. Peut-on continuer à accueillir une immigration aussi importante alors que nous avons un chômage de masse, alors que nous avons un déficit de nos services de protection sociale considérable, alors qu'il existe incontestablement une montée des tensions dans la société, alors que l'on s'aperçoit que toute la politique qui est mise en œuvre consiste en réalité à inciter à une immigration supplémentaire, qu'elle soit légale ou illégale.
Parce qu'aujourd'hui, les Français, de manière tout à fait massive, réclament un arrêt de l'immigration. Et la réponse qui leur est donnée depuis des décennies par ceux qui nous gouvernent, c'est la crise d'immigration. Il y a donc une déconnexion totale entre ce que veulent les Français aujourd'hui et chaque étude d'opinion le démontre et ce qui est appliqué par les gouvernements successifs. C'est une des lignes de fracture considérables qui existe aujourd'hui en France. Moi, j'aurais aimé, moi, si j'étais à la place du président de la République, j'aurais détaillé l'intégralité des mesures que je veux mettre en œuvre pour lutter contre l'immigration.
J'aurais rappelé qu'il faut d'abord maîtriser nos frontières. Car la réponse très violente que Mme Merkel a faite à la volonté de M. Cameron exprimer de vouloir réguler l'immigration a démontré que les nations européennes n'ont plus la maîtrise de l'immigration. C'est ce que nous disons depuis des années. On nous répond, mais non, ce n'est pas vrai, les nations maîtrisent l'immigration. Non, c'est faux. Et on l'a vu très clairement, les nations ne maîtrisent pas leur immigration. Donc je dirais aux Français qu'il faut retrouver la maîtrise de nos frontières pour à nouveau décider de notre politique d'immigration.
Quoi qu'en pense Mme Merkel qui ira décider de sa politique d'immigration en Allemagne mais qui ne l'imposera pas aux autres. Je serais venu dire qu'il faut supprimer le droit du sol, qu'il faut supprimer l'intégralité des pompes aspirantes de l'immigration. C'est-à-dire l'aide médicale d'État et tout l'accès aux systèmes de protection sociaux qui ne sont pas la conséquence d'une cotisation liée au travail. Qu'il faut supprimer le regroupement familial. Qu'il faut renvoyer chez eux ceux qui, accueillis sur le territoire national, même en situation légale, ont violé la loi ou ont commis des délits. Qu'il faut cesser d'accorder des aides sociales à ceux qui ne respectent pas la loi.
C'est-à-dire qui eux aussi commettent des délits en résilience comme je l'ai d'ailleurs ou des crimes comme je l'ai d'ailleurs proposé lors de l'élection présidentielle. Qu'il faut faire baisser l'immigration légale de 200 000 à 10 000 par an. Qu'il faut demander à ceux qui sont en situation légale sur notre territoire mais qui n'ont plus d'emploi depuis un certain nombre de mois de rentrer chez eux. Car nous ne pouvons pas continuer à les prendre en charge car nous n'en avons plus les moyens.
Voilà ce que j'aurais aimé dans l'idéal entendre de la part d'un président de la République conscient de ce que représente aujourd'hui la continuation d'une politique d'immigration massive sur notre territoire. Que les clandestins doivent être envoyés chez eux. Parce qu'ils sont précisément clandestins. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas le droit d'être sur le territoire national. Mais je n'ai évidemment rien entendu de tout cela. Je n'ai d'ailleurs pas entendu un seul mot sur le problème, comme je vous l'ai dit, de l'immigration.
Votre responsable des questions d'immigration au sein du parti, Nicolas Bay, a dit qu'il souhaitait inverser les clés migratoires.
Vous voulez savoir ? L'inversion des clés migratoires tel que l'entend Nicolas Bay est en réalité ce que je vous ai dit tout à l'heure. C'est-à-dire l'idée qu'on peut être immigré légal sur le territoire mais que le fait d'être immigré légal sur le territoire ne vous donne pas obligatoirement accès à la nationalité française et au droit de rester sur le territoire aussi longtemps que vous le souhaitez.
Je pense, et ça me paraît tout à fait légitime, et c'est ce qui est en train encore une fois d'être mis en oeuvre en Grande-Bretagne, nous le plaidons depuis de très nombreuses années, qu'à partir du moment où quelqu'un vient travailler sur le territoire national, lorsqu'il n'a plus d'emploi, il faut se fixer un délai au-delà duquel l'indemnité chômage ne sera plus versée ou sera pendant un 50 ans versée peut-être pour correspondre aux cotisations dans le pays d'origine mais que quand il n'y a plus d'emploi il faut rentrer chez soi. Quand on a immigré pour travailler et qu'il n'y a plus de travail il faut rentrer chez soi. C'est cela qu'il entend.
Ce n'est pas, je vois où vous voulez en venir, ce n'est pas la théorie qui avait été développée un certain temps par M. Maigret qui consistait à retirer en quelque sorte la nationalité française. Il y a des cas de déchéance de la nationalité française qui ne sont pas appliqués aujourd'hui, il faut qu'ils soient appliqués. Mais c'est la loi ça, ce n'est que la loi de la République. Mais je pense qu'il y a une erreur de contenu du fait que ce terme a été utilisé pour couvrir des réalités qui sont différentes.
Est-ce qu'un service civique universel qui a été évoqué hier soir, même s'il n'est pas encore rendu obligatoire, mais ça pourrait être dans les clous, n'amènerait pas davantage de cohésion sociale ? Vous dites vous-même, il y a des tensions.
Oui, il y a des tensions, mais qui va être chargé de mettre en œuvre ce service civique universel ? C'est quoi la modalité ? Prendre quelques mois de la vie de jeunes gens et de jeunes filles, ce n'est tout de même pas anodin. Que la nation demande à ces jeunes gens et à ces jeunes filles, à ces fils et à ces filles, de faire le sacrifice de quelques mois de leur vie pour apprendre à défendre leur nation ? C'était le principe même du service militaire. Et que dans le cadre de ce service militaire, on rappelle précisément l'attachement du fait de ce sacrifice des enfants à leur nation, à le maintien de la sécurité de leur nation.
Ça peut se concevoir, mais demander ou prendre quelques mois de la vie de jeunes gens et de jeunes filles pour les faire travailler sans être payés, exactement. On voit que ça n'est pas fondé et en même temps, c'est impossible à mettre en œuvre car il faudra embaucher en réalité des gens pour encadrer ces jeunes. Ça ne correspond pas du tout à l'idée que je me fais de qu'il y ait un sacrifice quand on est jeune. Donc, je pense que c'est un gadget et un service civique de cette sorte tel qu'il l'envisage avec un service militaire.
D'autres pays dans le monde qui ont fait un autre choix du service militaire qui permet de voir effectivement l'ensemble des jeunes d'une classe d'âge et leur rappeler le lien indéfectible qu'ils ont avec la nation dont ils sont les enfants. On peut avoir un service militaire de deux mois ou de trois mois puis des périodes de réserve d'une semaine par an. Tout est envisageable. Mais ce service civique dont il parle ne répond pas du tout à ce désir exprimé effectivement de renouer les liens avec la nation et de lutter contre le délitement de cette nation qui est la conséquence bien souvent et vous le savez du communautarisme.
Quel est votre pronostic si vous en avez sur l'élection législative partielle qui va se dérouler
dans le bout du siège de Pierre Moscovici ?
D'abord permettez-moi de remarquer que nous avons assisté là à une basse manœuvre une magouille même je crois qu'on peut aller jusque là sans être dans l'excès la magouille consistant à tenter d'empêcher le retour devant les électeurs en manipulant les textes et en mettant en place des fausses missions pour que cette partielle n'est franchement pas très glorieuse ni pour le gouvernement ni pour monsieur Moscovici le moyen en quoi elle aura lieu moi j'essaye d'être optimiste face à cette élection mais je sais que nous sommes des challengers dans cette élection je pense que si les français veulent offrir un nouveau une petite un léger tremblement de terre ils ne savent pas faire donc nous y partons comme à chaque élection avec mais nous savons que nous ne sommes pas encore une fois
sur lesquels il y a pas mal de personnes qui ont été contrastées qui contiennent l'hidalgo elle-même qui pensent qu'il n'y a pas les moyens d'accueillir alors même qu'un an auparavant il n'y aura exposition j'ai envie de vous dire
que pour rester tout à fait pragmatique c'est ou l'un ou l'autre bon il est quand même difficile d'envisager compte tenu de la situation des finances françaises de la participation à des grandes manifestations telles que celle-là mais c'est surtout complètement décalage enfin je ne sais pas j'essaye de me mettre à la place des français qui attendaient des réponses et à qui on parle de Jeux Olympiques en 2024 alors qu'eux ils ne savent même pas comment ils vont terminer l'année c'est voilà je pense qu'il y a un côté un peu burlesque à ce qui apparaît aujourd'hui comme la seule véritable annonce qui a été faite en plus d'emplois aidés supplémentaires qui peut correspondre au Panem dont je parlais tout à l'heure
et l'expo universelle je pense que ça peut être une bonne idée
je pense que si on veut essayer d'être raisonnable c'est une l'un ou l'autre les deux paraissent assez difficiles à prendre en charge ce sont des coûts qui sont évidemment très importants moi je ne suis pas contre ces manifestations je pense que la France a un rôle à jouer et que par conséquent il n'est pas voilà inenvisageable d'avoir le désir de pouvoir montrer ce que nous sommes capables de faire dans le cadre de cette grande manifestation telle que celle-là mais j'ai envie de vous dire que voilà ça évoqué à ce moment-là apparaissait une nouvelle fois assez en décalage maintenant la situation de la France est très dramatique il faut changer de dirigeant pour qu'en 2024 on puisse envisager de faire une opération de ce type-là
parmi l'ensemble de vos déceptions vous avez effleuré des mesures institutionnelles est-ce que la proportionnelle ou plutôt l'absence d'une éventuelle d'un nouveau mode de scrutin à la proportionnelle fait partie de vos déceptions par rapport à la soirée d'hier soir
je ne vais pas vous cacher qu'il se disait que nous écolus on s'autorisait à penser dans les milieux autorisés que sur le mode de scrutin parce que c'était une promesse de François Hollande et parce que la crise politique qui secoue le pays la fracture considérable qui existe entre l'exécutif aujourd'hui et le peuple démocratie qui vacille puisque les français ne se sentent pas représentés dans leur propre pays justifiait que ce soit précisément à ce moment là peut-être que cette annonce intervienne moi vous le savez je suis pour la proportionnelle je ne suis pas pour une dose de proportionnelle parce que je trouve que c'est accorder des miettes à des millions de français qui ont dit bon allez on va vous calmer on va vous mettre un nouveau député de plus alors que le problème ne représente pas le peuple français aujourd'hui et tout ça ça a des conséquences sur la manière dont le pays avance là encore c'est une déception évidemment évidemment c'est une déception j'espère que cette annonce si annonce il y a interviendra plus tard mais je n'en suis pas convaincu car je crois que le président de la république avait décidé d'en parler et qu'il a probablement renoncé sous la pression de l'UMP qui est en réalité le seul mouvement qui est absolument opposé donc ça prouve peut-être c'est peut-être la preuve supplémentaire de ce que quand le PS et l'UMP ont une divergence sur un sujet et bien celui-là est renvoyé au canon grec
est-ce que votre déception va jusqu'à demander la démission
du président de la république non je ne demande pas la démission du président de la république parce que je suis respectueuse des institutions et le président de la république a été élu il n'en demeure pas moins qu'il est aujourd'hui dans une situation où il reste deux ans et demi à tenir avec encore une fois un rejet je crois qu'on peut aujourd'hui parler de rejet c'est même plus une fracture c'est un rejet de la part d'une très grande majorité de français à l'égard de la politique qu'ils mènent donc j'ai suggéré que pour résoudre cette crise politique il n'y avait qu'une seule solution j'ai été rejoint d'ailleurs je crois sur ce sujet par François Bayrou c'est la dissolution de l'Assemblée nationale quand on est face à une telle crise il faut revenir au peuple redonner la parole au peuple mais encore faut-il qu'on lui redonne la parole dans des conditions de respect ou de retour de la démocratie car aujourd'hui ce que chacun voit que ce soit en France ou à l'étranger c'est qu'un mouvement qui a fait 25% aux élections européennes qui est donné aujourd'hui autour de 30% dans les différentes études d'opinion est représenté par deux députés sur 577 c'est à dire que des millions de français ne peuvent pas faire porter leur voix à l'Assemblée nationale cette situation ne peut pas durer
dans un livre d'entretien avec Nicolas Sarkozy publié cette semaine par deux journalistes qui ont rapporté des propos qu'il a tenus à votre égard des critiques assez féroces notamment sur le physique on a entendu Louis Alliot prendre votre défense et ne va pas encore être aimé sur ce sujet là et plus généralement comment vous jugez l'attitude ces dernières semaines de Nicolas Sarkozy
ce livre est une piqûre de rappel on savait on connaissait l'incompétence de Nicolas Sarkozy à résoudre les problèmes de la France mais peut-être les français avaient oublié le caractère peut-être qu'ils avaient oublié l'homme ce qu'il est sa violence sa brutalité son culot inuit alors rappel aujourd'hui ce qu'il en est j'ai presque envie de vous dire que personne ne trouve grâce à ses yeux à part lui-même mais l'aspect revanchard démontre explique peut-être les raisons de l'échec de son retour aussi d'abord il est difficile de revenir faire les mêmes promesses que celles qu'on n'a pas tenues et deuxièmement tout dans ce qu'il dit démontre qu'il n'est pas là pour régler les problèmes de la France qu'il est là pour venir prendre sa revanche contre un homme il ne lutte pas contre la politique en tout cas dans les mots de François Hollande il lutte contre François Hollande lui-même et ça n'est pas ce que les français attendent donc moi je n'ai rien appris mais encore une fois c'est une petite piqûre de rappel sur l'absence de qualité humaine du personnage en revanche
contre vous aussi peut-être en tout cas il vous fait copieusement cibler dans explique que vous avez aidé à c'est ça
oui mais j'ai déjà entendu à cela je pense et ce livre me le confirme qu'il fait d'urgence que Nicolas Sarkozy se regarde dans un miroir car dans le miroir il verra le seul responsable de son échec de l'échec d'hier et probablement de l'échec de demain cette malhonnêteté qui consiste à l'UMP à tenter de se défausser de sa responsabilité en faisant porter sur mes épaules la responsabilité de l'élection de François Hollande personne n'est dupe chacun se souvient que j'ai laissé mes électeurs totalement libres de leur vote que pour ma part j'ai refusé de voter ni pour l'un ni pour l'autre et j'expliquais les raisons pour lesquelles je ne le faisais pas parce que j'étais convaincue que nous allions être confrontés exactement à la même politique et chaque jour qui passe me donne raison donc je n'ai pas à regretter ce que j'ai le choix que j'ai fait en tant qu'électrice et quant à mes électeurs ils ont fait le choix que leur dictait leur conscience alors voilà mais Nicolas Sarkozy cherche toujours des responsables ailleurs c'est toujours les autres donc encore une fois nous nous approchons de Noël je pense que un et peut-être même plusieurs miroirs seraient nécessaires à l'ancien président de la République aux analyses je n'y réponds pas parce que venant d'un tel Apollon je crois qu'il faut que ça peut être ça c'est ça c'est ça c'est ça c'est ça c'est ça
Marine Le Pen