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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 16 décembre 2024 17 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesImmigration & asileInstitutions & élections

Budget 2025 : faudra-t-il repartir d’une page blanche ? - C à Vous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    On est condamnés à un immobilisme pour ne pas en contenter certains, et en mécontenter d'autres?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pour cette ascension, il faut une cordée. Quels coéquipiers? Plutôt à gauche, à droite, au centre?

  • 5:00FerméeÉludée

    L'âge de départ, par exemple, le changer, c'est non?

  • 7:00ComplaisanteRéponse directe

    Tout le monde a des lignes rouges. Dans le débat public, c'est l'un des termes les plus employés de la Ve République.

  • 9:00OuverteRéponse directe

    F.Bayrou a une feuille de route, un échéancier? Aujourd'hui, c'est une consultation.

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Tous ces amendements ont été rejetés. Il faudra quand même les reprendre pour le budget 2025?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30M.FesneauChiffre
    « Il faudra un budget, avec les contingences de réduire les dépenses, trouver une forme de justice fiscale, faire que ça ne vienne pas pénaliser la compétitivité, l'attractivité et la dynamique économique... »
  • 5:30M.FesneauFait
    « Il ne m'appartient pas de dire ce que F.Bayrou... Il consulte pour ça. »
  • 10:30M.FesneauFait
    « Ce que je comprends du dossier, même si je n'en étais pas directement en charge en tant que ministre de l'Agriculture, c'est qu'il y a un risque de contamination régulière par des bactéries. »
  • 12:30M.FesneauFait
    « Perrier, c'est une histoire ancienne, en particulier dans le Gard. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et à polariser un pays à bout de nerfs, bref, à aggraver la crise. On peut se tromper. L'habileté de F.Bayrou est sa faculté de parler à tous et permettra peut-être de faire des miracles.

S'il obtient quelques mois de répit et de stabilité pour faire retomber la fièvre politique et apaiser le pays, ça ne sera déjà pas si mal. Je rejoins l'éditorialiste Eric Le Boucher: "La seule chose que doit faire Bayrou: rien du tout." - A.-E.Lemoine: On est condamnés à un immobilisme pour ne pas en contenter certains, et en mécontenter d'autres? - M.Fesneau: Je ne crois pas.

D'abord, l'Himalaya que l'on est obligés de gravir, c'est l'Himalaya budgétaire, qu'on le veuille ou non. Il faudra un budget, avec les contingences de réduire les dépenses, trouver une forme de justice fiscale, faire que ça ne vienne pas pénaliser la compétitivité, l'attractivité et la dynamique économique...

Il faudra gravir cet Himalaya ensemble. Sinon, on vote une loi spéciale qui est un expédiant...

C'est déjà pas mal et ça permet d'assurer le fonctionnement quotidien de l'Etat. - A.-E.Lemoine: Pour cette ascension, il faut une cordée.

Quels coéquipiers? Plutôt à gauche, à droite, au centre? - M.Fesneau: C'est la difficulté qu'on a évoquée.

C'est un élément d'équilibre. J'en entendais, à la réunion chez le président de la République, évoquer des concessions. L'idée n'est pas de faire plier les autres.

Il faut trouver des compromis. Si on dit sans cesse que l'on a gagné ceci ou cela, ou sur les uns et les autres...

C'est un état esprit. Il faut qu'on essaye aussi de permettre à chacun de retrouver des sujets sur lesquels il est attentif. Les retraites, vous l'avez évoqué, c'est un sujet de grande crispation dans le pays.

F.Bayrou dit depuis longtemps qu'il y a la réforme telle qu'elle est et qu'il faut regarder les chemins que l'on peut ouvrir, y compris au travers d'une conférence de financement, pour regarder l'équilibre et ce que les uns et les autres peuvent accepter. - A.-E.Lemoine: L'âge de départ, par exemple, le changer, c'est non? - M.Fesneau: Il ne m'appartient pas de dire ce que F.Bayrou...

Il consulte pour ça. Il y a les sujets régaliens...

L'immigration, ce sont des sujets...

L'application des 36 textes? - A.-E.Lemoine: Les décrets. - M.Fesneau: Qui n'ont pas toujours été pris, mais des textes légiférants qui datent parfois d'une quinzaine d'années et qui n'ont pas été déployés dans leur totalité.

C'est un sujet. Toute la difficulté est de faire des points d'équilibre. J'essaie de faire en sorte de ne pas parler de lignes rouges...

Si on part comme ça et qu'on veut gagner sur le voisin... - P.Cohen: Tout le monde a des lignes rouges.

Dans le débat public, c'est l'un des termes les plus employés de la Ve République. - M.Fesneau: C'est pourquoi le terme de "réunion bilatérale" permet à chacun de dire des choses, pas sous l'oeil des caméras ni sous l'oeil des autres.

Ca peut avoir des intérêts et permettre d'avancer avant de rencontrer les écueils de l'opinion publique. - A.-E.Lemoine: C'est pourquoi F.Bayrou n'a pas suivi la méthode du président de la République, et organisé une assemblée générale... - M.Fesneau: Le format Elysée, c'était pour rassembler des gens qui n'avaient pas envie que nous voguions de censure en censure.

Ils avaient le sentiment qu'il fallait trouver une voie de sortie, au vu de qui s'était passé avec M.Barnier. Le fond ne peut pas se traiter en collectif.

L'idée était de regarder la méthode et de se dire...

C'est là qu'est sortie des rangs de la gauche l'idée d'une non-participation et de non-censure, comme une forme d'avancée méthodologique. Pour le fond, j'adore les réunions, mais à 25, ça ne sert pas à grand-chose. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou a une feuille de route, un échéancier?

Aujourd'hui, c'est une consultation. - M.Fesneau: Demain aussi. - A.-E.Lemoine: Quand commenceront les consultations, les discussions pour la formation d'un gouvernement?

Tout cela est organisé? - M.Fesneau: Ca dépend de ce qu'il veut faire...

Les consultations se déroulent aujourd'hui et demain. Sans doute y en aura-t-il d'autres dans la semaine. Il y a le sujet de Mayotte, sur lequel on reviendra.

Les échéanciers peuvent être perturbés. Il faut qu'on arrive à trouver l'équation gouvernementale en même temps que l'équation politique. Si on dit "je fais le casting et on verra", ça peut blesser, d'abord... - P.Cohen: M.Barnier l'a fait. - M.Fesneau: J'avais participé à la réunion de la dernière chance, pour sauver son gouvernement.

J'avais dit qu'il fallait que l'on s'accorde sur les choses sur lesquelles on était d'accord ou non. C'est donc à ce groupe politique que les choses auraient dû échoir. Il aurait fallu voir l'étendue budgétaire des uns et des autres.

Ca a causé des difficultés dans le socle. On a besoin de se dire ce sur quoi on peut cheminer, même si on n'est pas dans une coalition à l'allemande où tout est écrit...

Les thématiques sur lesquelles on peut cheminer et celles sur lesquelles on diverge. Le sujet de l'immigration est un sujet qui existe en France, le sujet des retraites aussi. On ne va pas les mettre sur le tapis.

La question, c'est la méthode que l'on a pour essayer que ce ne soit pas un écueil mais un point de convergence. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou a les moyens de ses ambitions de rassemblement? - M.Fesneau: Les capacités, ce n'est pas nouveau.

Les moyens...

Dans cette affaire, il n'y a pas que F.Bayrou. Chacun doit se donner les moyens de ce rassemblement.

Dans ce jeu, si tant est que c'en soit un, ce que les gens ne veulent pas...

Il faut trouver une ambiance qui permette de cheminer progressivement. Je ne crois pas au grand soir, dans ces affaires. On voit d'où vient le PS dans son alliance avec LFI.

J'ai regretté qu'ils se soient lancés dans cette alliance. C'est compliqué de sortir d'une alliance comme ça. Ca a été compliqué, pour nous, en 2012, de sortir d'une alliance automatique... - P.Cohen: Sortie de l'UMP. - M.Fesneau: On a refusé l'UMP en 2002 et on s'en est affranchis en 2012.

J'essaie de respecter chacun. Si à chaque occasion, je suis sur du "y a qu'à, faut qu'on"...

A gauche, on ressent une volonté que je crois sincère de se mettre au service du public. On ne peut pas aller de mois en mois, de censure en censure...

Le pays sera dans une tension que je crois dangereuse. Pas seulement sur les marchés financiers. Les acteurs économiques ne savent pas quelles aides et quels dispositifs seront mis en place.

Quand bien même des mesures soient mauvaises, ils préfèrent les connaître. Ce que détestent les acteurs économiques, c'est de ne pas savoir où ils vont. Ne pas avoir un budget, pour les acteurs économiques, sociaux pour les collectivités locales, c'est un risque immense. - A.-E.Lemoine: Que dites-vous aux socialistes quand ils annoncent que si l'un des leur accepte d'entrer au gouvernement, il sera immédiatement exclu? - M.Fesneau: Je sais ce que c'est que le débauchage, pour l'avoir vécu il y a longtemps.

Ce n'est jamais agréable, mais je ne pense pas que ce soit la volonté de F.Bayrou. Le sujet n'est pas seulement d'aller chercher un socialiste pour dire qu'on en a un avec nous.

Ce n'est pas la philosophie de F.Bayrou. Les socialistes gèrent leur intendance partisane comme ils veulent vis-à-vis de ceux qui auraient envie.

Vous ne pouvez pas dire aux socialistes qu'on peut partager des choses dans un projet puis faire des actes qui ressembleraient à des trahisons, pour eux. Que les partis politiques, et j'en sais quelque chose, essayent de maintenir l'ordre dans leurs rangs, c'est une chose. F.Bayrou n'a pas l'intention de chercher des faire-valoir.

Il a l'intention d'essayer de trouver un chemin avec eux comme avec d'autres. Je pense en particulier...

Nous sommes partis d'une base qui était le socle commun. Les LR étaient les soutiens du président de la République. Il faut trouver là-dessus un point d'équilibre. - A.-E.Lemoine: Emilie? - E.Tran Nguyen: Vous disiez que pour pallier l'absence de budget 2025, une loi spéciale a été adoptée à l'Assemblée qui permettra la continuité de l'Etat et de prélever les impôts.

Beaucoup de députés ont déposé Des amendements pour pouvoir notamment indexer le barème de l'impôt sur l'inflation. Tous ces amendements ont été rejetés. Il faudra quand même les reprendre pour le budget 2025? - M.Fesneau: Oui.

On a pris une mauvaise habitude, à l'Assemblée nationale, c'est qu'on piétine et on marche allègrement sur la Constitution. Certains ont le droit de ne pas aimer la Ve République. Sur ce texte de loi spéciale, la Constitution est très précise.

Il s'agit d'expédier les affaires courantes et budgétaires. Il y a cette manie, souvent sous l'impulsion de LFI, de dire que la Constitution n'a pas d'importance et qu'on peut en faire n'importe quoi. - E.Tran Nguyen: Ils disent qu'elle peut évoluer. - M.Fesneau: Attendons d'avoir des majorités pour le faire.

Remettons de l'ordre dans les idées. - P.Cohen: Les socialistes ont repris les idées.

C'est eux qui avaient dit qu'on ne saisissait pas le Conseil constitutionnel. - M.Fesneau: C'est un système dans lequel on dit qu'on peut se saisir mais qu'on ne le saisissait pas.

Le Conseil d'Etat conseille l'Etat, comme son nom l'indique. Il dit que quelque chose n'est pas constitutionnel...

Un truc auquel il ne faut pas déroger, c'est qu'au 1er janvier, ça doit tourner encore. Le risque que quelqu'un change d'avis...

La confiance vis-à-vis de LFI peut être complexe. Faire du déclaratif et ne pas censurer...

Dans ce pays, on doit réapprendre à vivre avec la Constitution de 58. Dire que l'on peut destituer pour aucun motif...

Le président de la République reçoit régulièrement des demandes de destitution. Ce n'est pas conforme à l'esprit et à la lettre de la Constitution. Certains amendements n'auraient jamais dû être examinés en séance.

Je suis partisan et artisan qu'on ne puisse pas faire une motion de censure sans une majorité alternative et un gouvernement à proposer. C'est le système allemand, un peu plus responsable. Les règles sont à appliquer.

Il y aura besoin de réindexer mais "pas que". Ne faire que de la réindexation De l'impôt sur le revenu...

Pardon, je suis long, mais c'est-à-dire qu'on ne faisait pas les mesures agricoles. On sacrifie des mesures pour pouvoir réindexer. - A.-E.Lemoine: On a vécu une drôle de journée, vendredi, le jour de la nomination de F.Bayrou. 1 heure 45 de tête-à-tête entre lui et E.Macron, et beaucoup de flou.

Quel récit vous en a fait F.Bayrou? Le président lui a vraiment d'abord signifié qu'il ne serait pas à Matignon? - M.Fesneau: D'abord, F.Bayrou est peu prolixe sur ses échanges avec le président de la République.

N'étant pas présent dans la pièce, et c'est tant mieux, j'essaie de ne pas commenter ce à quoi je n'ai pas assisté. Il y a toujours des gens pour expliquer, et ce n'est pas nouveau, qu'il peut y avoir, dans la relation entre F.Bayrou et E.Macron, des divergences sur un nombre d'approches.

Mais je vois la question derrière, qui a dit oui, qui a dit non...

Je n'entre pas dans le détail de cette conversation. Maintenant que F.Bayrou est Premier ministre, ces questions sont derrière nous.

Il y a eu des dialogues avec le président de la République sur ce qui lui paraissait le mieux à faire. - P.Cohen: Pour revenir sur le point de départ, l'immobilisme.

F.Bayrou a la capacité de réconcilier les Français et de réparer le pays? Apaiser et faire des réformes, transformer, lancer des projets? - M.Fesneau: Comme on parlait de l'Himalaya, il faut le faire par étapes.

D'abord, créer une ambiance. Ensuite, trouver une traduction budgétaire. Il faut montrer qu'on a pu trouver un chemin de convergence budgétairement.

Enfin, ouvrir un certain nombre de chantiers. Vous évoquiez celui du mode de scrutin. Madame Le Pen n'a d'ailleurs pas dit que c'était une urgence.

Elle l'a mentionné en premier après le budget. Il faut trouver les chantiers qui nous paraissent utiles. Un sujet qui est peu un sujet de législation, car on a assez de lois dans ce pays: un sujet d'action publique.

En regardant les moyens qui ont été mis dans le Ségur de la santé, ce sont des milliards d'euros, pour ne pas dire des dizaines de milliards. Je pense que les téléspectateurs n'en ont pas vu la moindre avancée. Il y a un sujet de déploiement des politiques publiques qui ne nécessite pas, y compris pour les parlementaires que je suis, de passer notre vie à l'Assemblée ou au Sénat.

On n'est pas condamnés à l'immobilisme, d'abord parce qu'on est d'accord sur un certain nombre de sujets. - P.Lescure: Une question d'actualité à vous soumettre, en fonction de votre périmètre récent.

Le nouveau gouvernement devra sans doute s'y pencher. Un rapport confidentiel de l'ARS Occitanie. Il met en lumière la contamination des ressources en eau de l'usine Perrier dans le Gard et invite le groupe Nestlé, propriétaire de la marque, à arrêter sa production d'eau minérale.

Les révélations ont provoqué la surprise à Vergèze. - Pour moi, Vergèze est foutue. - La source est un symbole.

Elle est récente. - Personne ne se plaint qu'il a été malade au Perrier. Non? - Vous continuez à en boire? - Je continue à en boire et à en acheter. - P.Lescure: Selon Nestlé Waters, c'est un rapport intermédiaire.

La décision attendue au 1er semestre 2025 sera lourde de conséquences. - M.Fesneau: Ce que je comprends du dossier, même si je n'en étais pas directement en charge en tant que ministre de l'Agriculture, c'est qu'il y a un risque de contamination régulière par des bactéries.

Il n'y a pas de cas avérés, mais un risque trop prééminent. L'ARS, dans la transparence, a produit un pré-rapport. Elle discute avec l'entreprise et lui conseille d'envisager, à terme, que ces eaux ne soient plus utilisées comme elles le sont aujourd'hui.

Perrier, c'est une histoire ancienne, en particulier dans le Gard. A date, il faudra voir ce que dit le rapport, mais dès lors que le dossier est sur la table et qu'on est dans l'espace public, il me semble sain que les consommateurs soient au courant. Perrier peut se préparer en cas d'évolution.

On sait qu'il y a un sujet. On ne pourra pas dire que le dossier a été caché. La source date de très longtemps.

Il y a aussi des sujets ailleurs avec des épuisements des ressources en eau.