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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 mars 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileSécuritéJustice

Laurent Jacobelli : "Jusqu'à quand va-t-on se laisser humilier par l'Algérie ?" (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que François Bayrou a commis une erreur ou fait preuve de sincérité ?

  • 1:03OuverteRéponse partielle

    Les syndicats doivent claquer la porte ?

  • 1:32OuverteRéponse partielle

    Il y a beaucoup à négocier sur les retraites : pénibilité, carrières longues, femmes...

  • 1:51FerméeRéponse directe

    Allez-vous déposer une motion de censure sur les retraites ?

  • 2:31RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous allez déposer une motion de censure demain ou dans la semaine ?

  • 3:04FerméeRéponse directe

    François Bayrou est-il menacé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32Invité politiqueFait
    « Depuis le début on dit que ce conclave est une arnaque, une arnaque pour amadouer les socialistes au début. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « François Bayrou et son gouvernement n'ont pas du tout l'intention de revoir cette horrible réforme des retraites alors qu'il faudrait le faire. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « Elle est injuste, inefficace et terrible pour les Français qui vont la subir. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Je rappelle que ces réformes des retraites sont passées sans le vote de l'Assemblée. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « La gaieté lyrique où on voit des centaines de faux mineurs isolés, occupés illégalement à lieu. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Il faut trois mois pour que la police intervienne. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « C'est un tout petit début. »
  • 3:58Invité politiqueFait
    « Ils ont répété depuis des mois, avec un Emmanuel Macron qui fait de l'appel à ventrisme sa politique étrangère. »
  • 4:21Invité politiquePromesse
    « Plus de visa pour les Algériens pour venir en France. »
  • 4:24Invité politiquePromesse
    « Stopper les flux financiers de la France vers l'Algérie. »
  • 4:26Invité politiquePromesse
    « Arrêter l'aide au développement. »
  • 6:20Invité politiqueFait
    « Ce sont des jeunes, des gamins, 14 ans, qui deviennent tueurs à gages, financés par des narcotrafiquants. »
  • 8:45Invité politiqueFait
    « Il y a des mineurs aujourd'hui qui sont tués, des mineurs qui tuent. »
  • 8:49Invité politiqueChiffre
    « Il y a plusieurs centaines de meurtres chaque année liés au narcotrafic. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli72 %
  • Présentateur28 %

4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Bonjour Laurent Jacobelli, merci d'être avec nous, vous êtes député Rennes de Moselle et porte-parole du Rassemblement National, c'est parti pour l'interview politique de la matinée.

0:10
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli, dimanche François Bayrou a fermé la porte à un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, c'est vrai que c'est au moment où il y a ce fameux conclave, c'est-à-dire les partenaires sociaux qui se réunissent pour remettre à plat la réforme. Est-ce qu'il a commis une erreur ou est-ce qu'il a tout simplement fait preuve de sincérité ?

0:28
Laurent Jacobelli

Oui je crois que sa langue a fourché mais qu'il a dit ce qu'il avait au fond de sa pensée. Depuis le début on dit que ce conclave est une arnaque, une arnaque pour amadouer les socialistes au début, rappelez-vous, pour qu'ils ne votent pas la motion de censure, c'était une promesse de Gascon si je puis dire. Aujourd'hui, la vérité est révélée, François Bayrou et son gouvernement n'ont pas du tout l'intention de revoir cette horrible réforme des retraites alors qu'il faudrait le faire. Elle est injuste, inefficace et terrible pour les Français qui vont la subir.

Une fois encore, on a menti aux électeurs, on a menti à une partie de l'Assemblée nationale, dont acte, nous en tirerons évidemment les conclusions.

1:03
Présentateur

Et vous dites quoi ? Vous dites dans ces conditions les syndicats doivent claquer la porte ?

1:07
Laurent Jacobelli

Les syndicats font exactement ce qu'ils veulent mais je pense que maintenant ils savent que quoi qu'ils décident il ne se passera rien. Vous savez, M. Bayrou n'a pas été le conseiller d'Emmanuel Macron par hasard. Faire des conclats, faire des grandes réunions dont il ne sort rien, c'est typiquement la signature de la Macronie, au final ils font ce qu'ils veulent sans écouter ni le peuple ni leurs représentants à l'Assemblée nationale parce que je rappelle que ces réformes des retraites sont passées sans le vote de l'Assemblée.

1:32
Présentateur

Il y a pourtant beaucoup de choses encore à négocier, il n'y a pas que le recul de l'âge égal, il y a des choses sur la pénibilité, il y a sur les carrières longues, il y a sur la carrière des femmes, c'est pas rien, ça vaut quand même le coup.

1:42
Laurent Jacobelli

Mais bien sûr la discussion et le dialogue sont toujours de bonnes choses, mais quand on donne la conclusion avant la fin, c'est en général plutôt signe de manipulation que d'ouverture d'esprit.

1:51
Présentateur

Est-ce que sur cette question-là, vous allez déposer une motion de censure ? Vous pouvez en déposer une, ça s'appelle la motion de censure spontanée.

1:58
Laurent Jacobelli

On a le droit à une motion de censure, donc on se réserve le temps de choisir le bon moment, mais c'est vrai que les signes s'accumulent de défaillance de ce gouvernement. Vous avez parlé de la réforme des retraites, moi je pourrais parler de la situation face à l'Algérie, devant laquelle on a l'impression d'avoir un gouvernement qui ne fait rien.

2:14
Présentateur

On va en parler.

2:15
Laurent Jacobelli

La gaieté lyrique où on voit des centaines de faux mineurs isolés, occupés illégalement à lieu. Il faut trois mois pour que la police intervienne. On a quand même un peu l'impression qu'en termes de pouvoir d'achat et de sécurité, ce gouvernement est défaillant et c'est vrai que ça commence à ressembler à des lignes rouges.

2:31
Présentateur

Mais je repose ma question de manière plus précise. Est-ce que vous allez déposer là, demain, après-demain, dans la semaine, une motion de censure sur cette question des retraites ?

2:39
Laurent Jacobelli

A priori, pas dans la semaine. Et si nous déposons une motion de censure, ce ne sera pas sur un sujet précis, ce sera sur un ensemble. Vous savez, ce qui est inquiétant dans ce gouvernement, c'est qu'on a l'impression qu'il y a autant d'opinions qu'il y a de ministres. Et il y en a des ministres. Et donc, ils ne sont d'accord sur rien, donc ils ne peuvent avancer sur rien. Or, les urgences, elles sont là. Des urgences de pouvoir d'achat, des urgences de sécurité, des urgences contre l'immigration. Donc, si ça continue, évidemment, nous serons obligés de siffler la fin de la récréation.

3:04
Présentateur

Donc, vous dites si ça continue, ça veut dire que pour l'instant, François Bayrou n'est pas menacé ?

3:08
Laurent Jacobelli

Il a en permanence un groupe politique, le premier groupe à l'Assemblée nationale qui le surveille et qui fera en sorte de protéger les Français. Je le répète, on se réserve le droit de le faire. Nous en discutons chaque semaine, pratiquement un, lorsque nous nous réunissons avec l'ensemble des députés, avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella. Donc, on continue à le dire, gouvernement sous surveillance.

3:28
Présentateur

Mais pas maintenant.

3:29
Laurent Jacobelli

Pas aujourd'hui, a priori.

3:31
Présentateur

L'Algérie a refusé hier soir de récupérer une soixantaine de ses ressortissants. En représailles, Bruno Retailleau, donc le ministre de l'Intérieur, veut suspendre les accords de 2007. Les accords de 2007, ça permet aux Algériens qui détiennent un passeport diplomatique de venir en France sans visa. Il a raison ?

3:49
Laurent Jacobelli

C'est un tout petit début. Mais jusqu'à quand est-ce qu'on va se laisser humilier par le gouvernement algérien ? Je rappelle qu'aujourd'hui...

3:55
Présentateur

Vous dites que c'est clairement une humiliation, là, ce qui vient de se passer hier soir ?

3:58
Laurent Jacobelli

Ils ont répété depuis des mois, avec un Emmanuel Macron qui fait de l'appel à ventrisme sa politique étrangère, avec forcément la repentance permanente qui fait que cela tétanise un certain nombre de membres du gouvernement pour agir. Maintenant, il faut agir vite. C'est ce que veut Bruno Retailleau. Non, mais beaucoup plus vite que ça. Il faut passer la sixième. Plus de visa pour les Algériens pour venir en France. Stopper les flux financiers de la France vers l'Algérie. Arrêter l'aide au développement. Il faut maintenant taper du poing sur la table.

La France ne peut pas se laisser humilier aux yeux du monde par un pays, par un gouvernement, qui a, par exemple, refusé de reprendre quelqu'un qui a été à Mulhouse à l'origine d'un acte terroriste.

4:40
Présentateur

14 fois, je crois. Mais vous savez bien aussi que des décisions peuvent avoir un impact en France. C'est-à-dire que l'Algérie est un partenaire économique. C'est aussi un partenaire qui aide la France à lutter contre le terrorisme, qui fournit du renseignement.

4:56
Laurent Jacobelli

Non, non, qui fournit des terroristes aujourd'hui. Excusez-moi, il y a une inversion. Effectivement, longtemps l'Algérie nous a aidés. Aujourd'hui, elle encourage la violence en France. Quand vous voyez un certain nombre d'influenceurs sur les réseaux sociaux, d'influenceurs algériens pousser les Français d'origine algérienne ou les Algériens vivant en France à se rebeller contre le gouvernement, contre l'État, contre la France, alors non, ce n'est pas tolérable. Il faut maintenant agir. M. Retailleau parle fort, il agit mou. Il va falloir agir. Et on ne voit pas l'action arriver. D'ailleurs, M. Retailleau ne pourra pas agir, puisqu'il y a à côté un ministre des Affaires étrangères, M.

Barrault, qui est complètement invisible, un président de la République qui refuse de remettre en cause les accords de 1968. M. Retailleau est bien seul au monde face au gouvernement algérien.

5:36
Présentateur

Donc vous lui dites aller jusqu'au bout, vous avez dit que vous démissionneriez, ben allez-y, démissionnez.

5:41
Laurent Jacobelli

Agir ou partir, comme l'a dit Jordan Bardella, c'est aujourd'hui le seul choix de M. Retailleau, oui.

5:46
Présentateur

Depuis hier, l'Assemblée nationale examine la proposition de loi sur le narcotrafic. Alors, sur le principe, créer un parquet national dédié, comme celui qui existe déjà dans la lutte contre le terrorisme, créer des super prisons de haute sécurité, est-ce que vous êtes pour déjà ?

6:04
Laurent Jacobelli

Oui, oui, il faut y aller maintenant. Il faut y aller parce que le narcotrafic, c'est 6 milliards de chiffres d'affaires, de recettes. En France, ce sont des attentats qui ont augmenté en 2024. Plus 32% d'attentats liés au narcotrafic, enfin d'attentats d'assassinats, ou tentatives d'assassinats, par rapport à 2022. Ce sont des jeunes, des gamins, 14 ans, qui deviennent tueurs à gages, financés par des narcotrafiquants. Il y a une situation d'urgence. La France ne peut pas devenir un narco-État où les policiers sont victimes, où un certain nombre d'élus sont achetés par les narcotrafiquants. Il faut mettre tout de suite le haut-là. Et donc, il faut des mesures d'urgence.

6:37
Présentateur

Alors, des mesures d'urgence, des mesures fortes, j'imagine, dans votre bouche, la boîte noire. Cette fameuse boîte noire qui permet de pénétrer des messageries cryptées. La commission des lois a retoqué cette mesure. Bruno Retailleau, lui, veut la réintroduire dans le débat. Pourquoi le Rassemblement national est contre ?

6:54
Laurent Jacobelli

Tout simplement parce que si on pouvait simplement casser, j'allais dire, les codes que pour les narcotrafiquants, ce serait formidable, mais ce n'est pas possible. Ce qui veut dire qu'aucun citoyen ne verra sa vie privée conservée à travers les messageries. Et donc là, il y a une atteinte à la liberté individuelle qui n'est pas compatible, mais on peut faire autrement. Vous savez, il y a d'autres moyens pour surveiller les narcotrafiquants. C'est, je crois, le seul point qui porte débat à l'unanimité. D'ailleurs, à part M. Retailleau, tout le monde est contre parce qu'effectivement, on franchit là une ligne qui n'est pas franchissable.

7:26
Présentateur

Oui, mais la patroine, par exemple, de la DGSI, elle affirme pourtant que c'est vraiment une mesure qui est essentielle pour pouvoir appréhender les trafiquants de drogue.

7:34
Laurent Jacobelli

Il y en a beaucoup d'autres, beaucoup d'autres. Excusez-moi, mais aujourd'hui, quand on voit ce qui se passe, des mineurs qui font la surveillance, voire le deal, des narcotrafiquants qui gèrent leur business depuis l'étranger ou depuis des prisons, les pots de vin qui passent maintenant ou les intimidations, il y a énormément de choses à faire avant de s'en prendre aux libertés individuelles. Donc une fois encore, nous soutiendrons ce texte, il y a énormément de choses à faire. Et moi, je suis, je vous le dis, stupéfait par l'attitude de la gauche à l'Assemblée nationale qui veut ralentir l'étude de la loi. Ils ont commencé hier avec des motions de rejet.

On ne sait pas qu'ils veulent protéger, mais protéger les narcotrafiquants, c'est, je crois, tout à fait indigne des défis qui nous sont lancés.

8:15
Présentateur

Il y a une autre mesure qui fait polémique, celle dite du coffre-fort, donc qui permet de stocker des informations sensibles et finalement d'empêcher les avocats des trafiquants d'y avoir accès. Pour vous, ça aussi, c'est une bonne mesure ?

8:26
Laurent Jacobelli

Oui, c'est une bonne mesure parce qu'il y a des techniques d'enquête qui doivent rester secrètes parce que si elles sont dévoilées, c'est toute la chaîne de l'enquête qui est cassée et puis des enquêtes futures. Donc c'est tout à fait normal. Cela est limité, cela est contrôlé, mais cela permettra effectivement d'agir contre le narcotrafic. Je le rappelle, il y a urgence. Il y a des mineurs aujourd'hui qui sont tués, des mineurs qui tuent. Il y a énormément de victimes. Il y a plusieurs centaines de meurtres chaque année liés au narcotrafic. Maintenant, il faut se protéger pour ne pas devenir un narco-État comme en Amérique du Sud ou comme maintenant de plus en plus en Europe du Nord.

8:59
Présentateur

Donc si je vous entends bien ce matin, vous dites bravo Bruno Retailleau. Votre projet de loi, votre proposition de loi, elle est formidable, on va voter.

9:08
Laurent Jacobelli

Je dis à M. Retailleau que quand il fait quelque chose de bien, d'ailleurs il n'est pas le seul, je crois qu'il coécrit avec M. Darmanin, nous allons voter probablement ce texte s'il n'est pas trop amoindri par la gauche. Cela va dans le bon sens. Tout le chemin n'est pas fait. Il reste beaucoup à faire sur la justice des mineurs, sur les trafics venant de l'étranger. Mais enfin, ça va dans le bon sens. Par contre, je ne dis pas bravo M. Retailleau face à l'Algérie. Et je dis encore moins bravo M. Retailleau quant à l'expulsion des mineurs isolés de la gaieté lyrique qui a mis trois mois, trois mois, vous imaginez, à se faire. C'est un squat.

Des gens squatent notre pays, squatent nos immeubles. Il est temps de réagir.

9:40
Présentateur

Vos électeurs, ils aiment beaucoup Bruno Retailleau de plus en plus ?

9:43
Laurent Jacobelli

Écoutez, je ne sais pas. Je crois que si M. Bruno Retailleau était sincère, il ne travaillerait pas avec des ministres socialistes. Il ne travaillerait pas avec Emmanuel Macron. mais il ferait partie de la grande alliance des patriotes que nous avons lancée avec Éric Ciotti.

9:56
Présentateur

L'appel est lancé ce matin. Merci à vous, Laurent Jacobini.

Laurent Jacobelli : "Jusqu'à quand va-t-on se laisser humilier par l'Algérie ?" (France Info) — Laurent Jacobelli · Pourquijevote