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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 2 décembre 2025 38 minContradictoireMixteÉducation & rechercheNumérique

La “pause numérique”, un dispositif nécessaire dans les lycées ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 14 %Attaque 4 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:56InvitéPromesse
    « je ferme cette petite parenthèse pour que cette autorégulation puisse être effective »
  • 31:47PrésentateurFait
    « il y a beaucoup d'appels là-dessus »

Temps de parole

  • Présentateur32 %
  • Invité18 %
  • Invité 213 %
  • Auditeur9 %
  • Auditeur 27 %
  • Auditeur 36 %
  • Présentateur 25 %
  • Auditeur 44 %
  • Auditeur 54 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Si vous avez un lycéen à la maison qui suit à peine l'actualité, vous l'avez vu revenir du lycée vendredi en brandissant les dernières déclarations du président de la République. Et franchement, ce n'est pas tous les jours. Voilà une info qui n'a donc pas échappé à votre fils qui est en seconde, à votre fille qui est en première. Le téléphone portable sera sans doute interdit au lycée. Misère, malheur. Depuis 2018, théoriquement, les collégiens n'ont plus le droit à leur téléphone dans l'enceinte de l'établissement. Mais le chiffre qui claque, c'est plutôt que 70% des collèges n'ont pas mis cette interdiction en place. Où mettons les téléphones ? Dans des boîtes à l'entrée ?

Des casiers individuels ? Combien de boîtes pour un établissement moyen ? Est-ce qu'on sait convaincre ou est-ce qu'il faut imposer autoritairement ? Les collégiens sont des ados et c'est déjà toute une histoire. Les lycéens sont de jeunes adultes presque majeurs. Bien sûr, c'est plus compliqué. Et puis tiens, les alertes pronotes. Si un cours change de salle ou un prof est malade, on peut les faire à l'ancienne. Moi, quand j'étais gamine, il y avait un grand panneau avec ce genre d'infos dans mon lycée. Mais je vois d'ici la tête de nos lycéens made in 2025. L'épreuve du réel est un obstacle compliqué à franchir. C'est ce dont nous allons discuter ensemble.

Mettez vos lycéens devant un téléphone. Ils ont le droit. Là, pour une fois, ils nous diront ce qu'ils en pensent. Alors, bien sûr, trop de téléphone, ce n'est pas bien. L'utiliser en cours, c'est encore pire. Et surtout, quand la concentration scrolle en même temps que la page TikTok au lieu d'écouter l'enseignant. Je m'entends moi-même être assez fataliste. Mais essayons de voir ce qui a du sens. Est-ce qu'il ne faut pas oublier une interdiction dans tout le lycée ? Se concentrer peut-être sur chaque cours pour regagner en concentration. Certains profs font mettre les téléphones à l'entrée dans une boîte. Est-ce que c'est insurmontable ? Pour la plupart, non.

Où est-ce qu'on place l'implication des parents dans ce type d'interdiction ? Allez, c'est le téléphone sonne. Les amis, soyez les bienvenus. Émilie, c'est vous la première et la bienvenue. Bonsoir.

2:01
Auditeur

Oui, bonsoir. Bon, parfait. L'implication des parents. Alors, voilà, nous, on a un ado qui vient de rentrer en seconde. Et clairement, ça ne nous rend pas servi, c'est cette histoire de téléphone portable au lycée. Parce qu'en fait, au collège, on savait qu'on l'envoyait en cours et qu'on était au moins tranquille toute la journée. On savait qu'il n'avait pas le droit d'utiliser son téléphone. Maintenant, il est rentré depuis septembre. Et dès qu'il a une heure de perm, il m'envoie une notification pour débloquer du temps pour jouer à un jeu. Et le temps de portable, en fait, il a explosé depuis septembre. Donc, ça ne nous rend absolument pas service.

Du coup, c'est des discussions interminables sur combien de temps je te mets. Oui, mais en même temps, tu as cours. Mais alors, combien de temps je vais avoir si jamais j'ai une heure de perm ? En fait, c'est insupportable.

2:51
Présentateur

Mais donc, vous, vous dites, Émilie, vive l'interdiction au lycée.

2:54
Auditeur

Poursuivons l'interdiction vers le lycée. Mais complètement. Mais enfin, je veux dire, on a déjà suffisamment de mal à gérer ça en dehors du temps de cours. Si, en plus, il faut qu'on ait cette discussion-là avec lui de quand tu as une heure de cours, il vaut mieux que tu ailles bosser au CDI plutôt que jouer à Clash Royale, on ne s'en sort plus, quoi. Donc, ça ne nous rend pas service à nous. Je suis convaincue que ça ne leur rend pas service à eux non plus. Et ça ne rend pas service aux profs. Donc, la question, c'est pourquoi ?

3:23
Présentateur

La question que je me pose, c'est que quand il était en troisième, votre fils, ça ne lui posait pas de problème majeur, en fait. Et est-ce que vous avez senti qu'il attendait le lycée aussi pour ça, en fait ? En disant, dis donc, au moins, j'aurai le droit d'avoir mon téléphone toute la journée dans ma poche.

3:39
Auditeur

Pas du tout. Mais pas du tout. Pas du tout. Il était tout à fait... Enfin, il le dit avec beaucoup d'humour. Il dit, non, non, mais franchement, ce n'est pas vraiment utile. Mais bon, c'est comme ça. Voilà. Mais non, non, il ne l'attendait pas. Et puis, il n'en était absolument pas malheureux.

3:57
Présentateur

Vous voyez, donc, il ne serait pas malheureux s'il le laissait maintenant. Merci beaucoup. En tout cas, je vois que ça se gère à la seconde près, les autorisations d'aller sur les appris entre votre fils et vous. C'est ça. Ça veut dire que vous pouvez avoir l'accès quasi total, en fait. Et vous le savez à chaque fois qu'il l'utilise ou pas ? C'est comme ça que ça marche ?

4:16
Auditeur

Non, c'est que nous, on a mis un contrôle parental. Et en fait, pour débloquer, une fois qu'il a utilisé son temps, exactement.

4:23
Présentateur

Vive le minutage. Émilie, je vous remercie beaucoup. Vous êtes une jolie entrée en matière de cette émission. Pour discuter ensemble jusqu'à 20h, il y a Audrey Chanonna qui est avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes secrétaire nationale éducation et pédagogie du Syndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale, le SNPDEN, donc. Et Jean-François Cerisier est là également. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes chercheur en sciences de l'information et de la communication. Audrey Chanonnais, j'aimerais bien que vous réagissiez à ce que nous dit Émilie. Parce qu'au fond, ce qu'elle dit, c'était bien et visiblement, ce n'était pas si difficile.

Qu'est-ce qui différencie, à votre avis, le collège et le lycée dans ce genre d'interdiction potentielle ?

5:03
Invité

Est-ce que ce que votre auditrice vient très clairement d'expliquer aux collèges, dans la plupart des collèges, le téléphone portable est interdit ? C'est la loi de 2018. Donc, dans beaucoup d'établissements...

5:16
Présentateur

Il y a quand même 70% des établissements qui n'appliquent pas cette interdiction. C'est ce que disent les chiffres. Ça fait beaucoup quand même.

5:21
Invité

Alors, qui n'appliquent pas le fait d'avoir déposé le téléphone portable le matin. Ce n'est pas l'interdiction totale. D'accord ? Et cette interdiction d'usage du téléphone dans l'enceinte des collèges, ça date de 2018. Et c'est la différence fondamentale avec le lycée parce qu'au lycée, cette loi n'est pas encore appliquée.

5:40
Présentateur

Qu'est-ce qui, à votre avis, encore une fois, empêcherait de le faire au lycée ? Donc, pourquoi c'est si difficile ? Pourquoi c'est plus difficile au lycée que ça ne l'est au collège ? Au moins à l'intérieur des classes, en tout cas.

5:52
Invité

Alors, nous, on est dans notre syndicat, on réfléchit à cette interdiction. On réfléchit à l'usage des réseaux sociaux par les jeunes. Alors, l'exemple qu'on vient d'avoir avec votre auditrice, est très parlant. Donc, on n'est pas du tout opposé. Après, par contre, il faut voir effectivement dans quelles conditions ça se fait. Au collège, c'est assez facile. Le téléphone est éteint quand on rentre et on le rallume. On ne dit pas qu'on empêche l'usage au fond de la cour. Ce n'est pas ça. On n'est pas naïf. Mais pour autant, il est interdit. Au lycée, il est autorisé dans les couloirs.

Les élèves peuvent y être entre midi et deux quand il pleut, quand il fait très froid l'hiver, dans certaines zones de la cour. Et c'est souvent plus difficile à surveiller par des adultes. Ce sont des espaces qui sont peut-être moins à vue. Et puis, il y a aussi le fait qu'une partie de nos décéens sont majeurs. On n'est plus tout à fait dans le même rapport avec les enfants.

6:43
Présentateur

Oui, c'est vrai que la différence, évidemment, quand on est en seconde, pas forcément, en première, souvent en terminale, on peut aussi être majeur. Jean-François Cerisier, ce que j'entends dans le témoignage d'Émilie et qui me semble intéressant aussi, c'est que ça doit être une co-construction. En fait, là, Émilie se bat effectivement sur le temps du téléphone de son fils. L'école peut l'enlever en partie pendant certaines heures. C'est vraiment une histoire de co-construction entre les parents, l'éducation nationale. Et c'est peut-être cette ligne médiane qu'il faut arriver à trouver, non ?

7:13
Invité

Alors, je vais répondre à votre question. Je n'ai pas entendu le témoignage d'Émilie. Je me suis connecté un petit peu plus tard. Et je voudrais réagir quand même aussi à ce qui vient d'être dit. Ce qu'Audrey vient de dire. Bon, alors, d'abord, la loi de 2018, elle prévoyait déjà que l'interdiction des smartphones et autres équipements numériques pouvaient être étendues au lycée sous réserve, que ce soit indiqué dans le règlement intérieur de l'établissement. Donc, en fait, il n'y a pas besoin de loi nouvelle pour que l'on puisse interdire l'utilisation de ces équipements en lycée.

Moi, ce que j'observe comme chercheur qui, avec mes collègues, qui nous intéressons aux usines numériques des élèves, des adolescents, en l'occurrence là, c'est que, loi ou pas, en collège, pose numérique ou non, portable en pose ou non, beaucoup de collégiens, dispositifs de collecte, voire de rétention des smartphones à l'entrée au collège le matin, beaucoup de collégiennes et beaucoup de collégiens continuent à utiliser leur smartphone sans être vus par les enseignants et les équipes d'établissement.

8:19
Présentateur

C'est pour ça que je parlais de co-construction, pardon, monsieur Cerisier, c'est pour ça que je parlais de co-construction parce qu'évidemment, si on interdit à un gamin d'avoir un téléphone ou quoi que ce soit d'autre, il va essayer d'en avoir. C'est le principe de l'interdiction, on a tous été gamins. Mais est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à inventer, encore une fois, qui parlerait de co-construction entre les lycées, entre les parents, ou est-ce qu'on dit d'emblée « ça ne marchera jamais » parce que soit on n'a pas les moyens, soit les élèves ne vont pas suivre ?

8:45
Invité

Je pense que l'interdiction, elle ne marchera jamais, en tout cas pas à l'échelle de la population scolaire que l'on souhaite viser. Et donc vous avez raison, il faut trouver de nouvelles idées, en tout cas de mettre en application des idées qui existent sans doute déjà depuis longtemps, reposant notamment sur un principe de co-éducation au sens général et de co-éducation numérique au sens particulier entre l'établissement, les parents et les adolescents.

Donc ça nécessite du débat, ça nécessite peut-être parfois du côté des parents, cela a été dit, j'ai entendu la fin, des contrôles parentales, mais aussi de l'accompagnement des pratiques des ados par les parents et aussi de l'accompagnement des pratiques des ados dans l'établissement.

9:25
Présentateur

Ok, merci beaucoup. On y revient évidemment dans un instant, peut-être avec la question de Louis d'ailleurs. Bonsoir Louis. Bonsoir Fabienne. On vous écoute Louis. Moi je voulais réagir un petit peu à ce sujet parce que je suis contre le fait d'interdire le téléphone au lycée. Alors juste pour dire, j'ai 20 ans et il se trouve que moi le téléphone, je l'ai eu en fin de 4e, début de 3e et en fait pour moi c'était facteur d'émancipation sociale et en fait on ne parle jamais du téléphone, on parle trop du téléphone plutôt que sous l'aspect utilitariste. On ne parle pas sous l'aspect d'émancipation sociale et pourquoi je l'ai eu en 4e, 3e ?

En fait je vous explique, j'étais dans une équipe de foot et il se trouve que les joueurs et les coachs allaient monter un groupe WhatsApp et il se trouve que dans mon équipe, j'étais le seul à ne pas avoir de téléphone et donc de facto, si j'étais le seul à ne pas avoir de téléphone, je m'excluais de ce groupe WhatsApp et donc à ce moment-là, ma vie sociale devient différente et puis il se trouve qu'au lycée, le téléphone est super important. Quand j'étais en seconde, en première, en terminale, on avait des groupes de classe sur les réseaux sociaux, on continuait à échanger ou même c'est un outil important par exemple quand on est absent pour attraper les cours, etc.

Et même aujourd'hui, si imaginons, on allait dans la logique d'interdire parce que si on veut interdire au lycée, de facto, en fait, on veut freiner la vente de téléphones. Oui, mais alors attends, Louis, pardon de cette interruption, mais on n'est pas en train d'interdire les téléphones portables partout et tout le temps, on est en train de les interdire au lycée et principalement en cours. Quand même, est-ce qu'on peut essayer d'inverser le principe et de se mettre à la place du prof qui est en face de lui à des élèves qui sont en train de scroller sur TikTok au lieu d'écouter le cours ou qui éventuellement trichent sur ChatGPT. Comprenez ce que je veux dire ?

Est-ce qu'il n'y a pas moyen quand même de se dire qu'il y a des endroits qui sont sanctuarisés sans portable et c'est l'heure de cours ? Est-ce que ça, ça ne va pas vous empêcher de faire fonctionner le groupe WhatsApp du club de sport ? Si, Louis ?

Je suis d'accord mais sauf que si on part de ce principe-là alors pourquoi on a fait en sorte ces dernières années et moi quand j'étais au lycée où j'ai eu des moments où en classe on nous disait tiens pour faire des recherches vous avez le droit d'utiliser votre téléphone portable alors à ce moment-là soit on interdit tout c'est-à-dire dans l'idée on va dans ce que vous dites et donc on fait zéro téléphone et c'est-à-dire qu'on ne l'utilise plus du tout ou soit on essaie de faire un compromis mais forcément il y aura des dérives c'est-à-dire que l'un ne va pas sans l'autre et donc forcément à cette question-là il n'y a pas de solution miracle parce que comme vous l'avez dit tout à l'heure l'interdiction et bien on pourra si on va vers l'interdiction et bien à ce moment-là il y aura toujours des gens qui seront là pour la preuve Merci beaucoup Louis merci vraiment ce que nous dit Louis en fait et que j'aime beaucoup Audrey Chanona je ne sais pas si on a récupéré Jean-François Serré parce qu'on essayait toujours pas parce qu'on essayait de le joindre vous avez vu comme nous que la qualité n'était pas bonne ce que j'entends Audrey Chanona c'est que vraiment si ça doit se mettre en place il faut en discuter il faut se dire voilà dans quel cadre voilà éventuellement dans quel cours on aura le droit de l'utiliser voilà comment on fera différemment s'il n'y a pas cette discussion là en l'occurrence ça c'est sûr ça ne marchera jamais

12:37
Invité

je crois qu'il faut qu'on soit dans l'éducation en fait l'éducation la prévention sur un problème qui de toute façon n'est pas concentré uniquement sur l'école le débat qu'on a aujourd'hui on parle d'usage du téléphone portable à l'école mais c'est un problème sociétal et j'ai beaucoup aimé l'intervention de ce jeune homme que nous voulons d'entendre Louis excusez-moi parce qu'en fait Louis a tout dit il y a à la fois les interdictions qu'il faut mettre en place à certains moments mais il y a aussi tous ces enjeux qui correspondent à notre jeunesse aujourd'hui le téléphone portable fait partie de la vie des élèves l'interdire totalement et complètement c'est illusoire effectivement on n'y arrivera pas du tout par contre être dans l'éducatif et travailler avec les familles avec les parents sur de la co-éducation c'est sans doute vers ce type de piste qu'il faut aller certains états européens ont été vers l'utilisation de brouilleurs pour que les élèves ne l'utilisent pas dans certaines zones de l'établissement tout ça c'est des discussions qu'on peut avoir il faudra ensuite mettre les moyens financiers derrière mais en tout cas oui c'est assez fou

13:43
Présentateur

de se dire qu'on peut l'avoir cette discussion et à la fin si on arrive à une impasse on va coller des brouilleurs comme ça au moins personne ne pourra utiliser quoi que ce soit c'est quand même c'est la défaite de l'intelligence d'avoir des brouilleurs

13:59
Invité

c'est pas la solution qu'on nous a on est d'accord j'ai bien compris que chez nous c'est pas le cas mais quand même en l'issongeant je me dis waouh voilà mais c'est un vrai c'est une question de réflexion de co-éducation et de travail avec les familles et les élèves on pourrait parler d'intelligence artificielle les problèmes sont autres mais ce sont des débats qui doivent qui doivent s'ouvrir et en tout cas par contre ne pas donner à l'école l'unique responsabilité du sujet ça veut dire qu'on peut agir au niveau d'un établissement scolaire on peut mettre en place certaines solutions mais le problème il n'est pas du tout que là aujourd'hui dans mon établissement scolaire 7 affaires sur 10 qui arrivent dans mon bureau de la direction ce sont des affaires qui sont nées sur les réseaux sociaux dans une chambre à 23h des disputes des parents parfois qui logiquement défendent leurs enfants et puis les répercussions se retrouvent le lendemain dans l'établissement donc c'est un problème beaucoup plus général en fait

14:50
Présentateur

on est d'accord que dans la co-construction il y a les élèves l'école et puis aussi bien sûr le boulot des parents je voudrais qu'on écoute Pascal qui est directeur adjoint d'un établissement scolaire avant de retrouver Jean-François Serizier également bonsoir Pascal bonsoir on vous écoute oui

15:06
Auditeur

je voudrais rebondir d'abord sur ce qu'a dit Louis le téléphone comme n'importe quel objet c'est un outil donc tout dépend de la façon dont je l'utilise un marteau c'est fait pour enfoncer des clous si on tape sur son voisin avec on a l'image

15:26
Présentateur

on a l'image Pascal

15:28
Auditeur

voilà donc je suis directeur adjoint d'un établissement scolaire donc j'ai bien compris en fait

15:35
Présentateur

oui pour le téléphone mais attention à l'usage quand on est en cours et là-dessus je vous suis

15:39
Auditeur

alors tout à fait alors il y a nous on a anticipé des choses depuis très longtemps depuis une dizaine d'années on a géré les téléphones au tout début les familles pour faire simple les maisons familiales ce sont des associations donc ce sont les familles qui gèrent les maisons donc il y a des co-décisions entre le conseil d'administration l'équipe éducative etc et les parents étaient plutôt d'avis il y a une dizaine d'années de complètement supprimer les téléphones donc je vous passe les choses sur le 21ème siècle voilà donc nous on a choisi on a demandé obtenu que les élèves aient qu'on gère le téléphone c'est-à-dire on les prend à 8h mais depuis 10 ans on les prend à 8h le matin on les prend à 18h la plupart de nos élèves sont internes ils vont jusqu'au coucher et ils ne l'ont pas la nuit ils le récupèrent un petit moment le matin ils les reposent à 8h etc les gens ont été persuadés au début qu'on prenait les portables parce que ça perturbait les cours ce qui n'était absolument pas le cas il arrivait effectivement que les téléphones ça ne perturbait pas les cours le problème c'est plutôt les relations entre les élèves c'est-à-dire si vous leur laissez les téléphones ils ne se parlent plus donc voilà sauf que jusqu'à présent les parents étaient plutôt d'avis de supprimer complètement les téléphones et aujourd'hui que le gouvernement demande qu'on les supprime

17:16
Présentateur

c'est les parents qui ont changé d'avis

17:18
Auditeur

plus longtemps alors les parents je ne sais pas mais il y a un certain mouvement en tout cas pour les plus grands et nous on a des élèves de la quatrième à la terminale et on ne parle pas pareil

17:29
Présentateur

à un gamin de quatrième et un gamin de terminale ce que je peux comprendre et surtout qu'il est plus grand qu'un gamin de terminale juste une toute dernière question et très rapidement Pascal parce que je ne voulais pas vous couper mais pour l'instant ça marche ou est-ce que vous dites c'est hyper compliqué en fait le sens de ma question c'est ça

17:47
Auditeur

c'est pas hyper compliqué le matin on a des on a des des boîtes dans lesquelles les élèves mettent leur téléphone ceux qui veulent les charger ils branchent leur chargeur on les charge ils les récupèrent le soir ah non ça se fait sans trop de problèmes après encore une fois les terminales revendiquent d'avoir leur téléphone mais moi je sais comment les retrouver le lendemain

18:10
Présentateur

il suffit de les faire sonner Pascal merci beaucoup de votre témoignage merci beaucoup Jean-François Sérésier monsieur le chercheur en sciences de l'information et de la communication ce qu'on entend depuis le début encore une fois je pense au témoignage de Pascal mais à celui de Louis avant c'est que il y a effectivement l'usage il y a ce qu'on en fait et à quel moment de la journée et à quel moment du cours en fait et là encore je m'interroge est-ce qu'il n'y a pas un moyen de trouver une ligne médiane entre chacun et de dire là il n'y aura pas de téléphone du tout c'est un cours de maths c'est comme ça et ce n'est pas différemment là on est en cours d'éducation civique par exemple peut-être qu'on peut aller chercher ce qui se passe dans la presse donc il y aura droit au téléphone etc ce n'est pas possible d'essayer ça de mettre ça en place

18:52
Invité

mais je pense vous avez fait la question et la réponse je vais détailler un peu la réponse mais effectivement il s'agit de finalement de convenir de la façon dont ces équipements pourront être utilisés ou ne pourront l'être on a fait une petite étude il y a plusieurs années déjà mais je pense qui reste très intéressante aujourd'hui en lycée pour comparer pour appréhender le comportement de lycéens dans des classes différentes dans certaines classes les enseignants disaient vous pouvez utiliser votre tablette et votre smartphone autant que vous voulez sans me demander la moindre utilisation pour en faire ce que vous voulez dans d'autres les enseignants disaient c'est totalement interdit et dans un troisième cas et bien les enseignants disaient ce que vous venez de dénoncer c'est à dire là vous devez les ranger là ce serait bien d'utiliser pour chercher de l'information ou pour ceci ou pour cela et on a comparé le comportement des élèves et bien dans les trois cas les élèves utilisent beaucoup leur smartphone et le cas où ils l'utilisent de la façon la plus raisonnée et la plus intéressante c'est évidemment celui dans lequel l'enseignant convient avec les élèves du moment et de la nature des utilisations à faire du smartphone donc je pense qu'il y a une piste là pédagogique d'une certaine façon éducative en tout cas à trouver et qui peut être trouvée assez facilement alors que l'interdiction j'y reviens dans certains cas ça peut parfaitement fonctionner parce qu'elle l'a dit et je ne doute pas de ce qu'il a dit mais dans d'autres établissements dont nous avons fait les observations on a bien vu que les smartphones n'étaient pas si arrangés pas si éteints que cela bien sûr

20:29
Présentateur

Christelle est avec nous bonsoir Christelle bonsoir on vous écoute Christelle

20:34
Auditeur

alors moi je suis professeure documentaliste dans un lycée et depuis la rentrée 2025 donc on avait mis on avait fait voter au CA du mois de juin dans le règlement intérieur l'interdiction des téléphones portables et depuis la rentrée moi j'observe que l'atmosphère s'est apaisée dans l'établissement dans les couloirs on n'a plus les brochettes d'élèves qui regardaient leur téléphone on a des élèves qui se parlent au CDI et bien ils viennent lire c'est quand même vraiment depuis 8 ans que j'y suis quelle révolution voilà je suis très très contente ils viennent spontanément prendre des revues ils lisent de l'ASF etc voilà donc effectivement quand ils ont besoin de leur téléphone donc les téléphones sont dans les sacs et si pour une raison pédagogique en cours ou au CDI ils en ont besoin ils ont le droit de le sortir ils demandent la permission

21:32
Présentateur

et il n'y a pas de triche ou très peu visiblement quand je vous entends Christelle

21:36
Auditeur

ça se passe bien évidemment le proviseur nous a dit de ne pas sauter sur l'élève qui a son téléphone mais gentiment quand j'en ai surpris un ou deux ils tendent leur téléphone ils le récupèrent le soir auprès du proviseur adjoint il n'y a pas eu de conflit alors que c'est arrivé alors déjà il y a eu des conflits avec des réseaux sur des réseaux des groupes whatsapp qui tournaient avec du harcèlement c'est aussi ça qui nous a fait prendre cette décision mais aussi on surprend quelqu'un sur son téléphone et puis on lui parle et il continue de regarder son téléphone par exemple ça ça peut être très violent pour l'adulte par exemple là depuis la rentrée il n'y a pas de situation de violence à ma connaissance

22:19
Présentateur

mais il n'y a pas eu non plus donc il est au fond de leur sac ça veut dire que vous n'avez pas eu besoin non plus de mettre en place des boîtes ou des petites pochettes comme pendant les concerts etc. qui peuvent être coûteux par ailleurs vous n'avez pas besoin de faire ça en fait avec les élèves chez vous en tout cas

22:32
Auditeur

non on n'a pas fait ça et donc c'est interdit partout dans les couloirs dans les cours évidemment dans la cour dans le parc enfin c'est pas un parc mais c'est une grande cour et ça ne pose pas de problème mais ça devenait impossible les professeurs avaient l'impression que leur cours était une parenthèse dans la partie de jeu que les élèves poursuivaient toute la journée ça devenait

22:55
Présentateur

infernal j'entends Christelle merci beaucoup j'aimerais bien votre réaction Audrey Chanonna secrétaire nationale du CNP2N à ce que dit notre auditrice Christelle sur parfois ça marche en fait et ça marche y compris quand on n'est pas forcément coercitif je trouve que c'est une expérience intéressante

23:13
Invité

c'est ce qui c'est ce qui se passe dans beaucoup de collèges en fait aujourd'hui aujourd'hui il se passe dans beaucoup de collèges les élèves éteignent le téléphone portable en entrant dans l'établissement et ne le rallume ensuite qu'en sortant avec un usage pédagogique autorisé sous décision et contrôle de l'enseignant ça se passe comme ça et c'est la raison pour laquelle nous nous avions dit au ministère que si les établissements voulaient ils pouvaient acheter des casiers à l'entrée ou si c'était dans un projet pédagogique qui était monté mais que c'était pas utile forcément de le faire dans l'ensemble des établissements c'était là que nous étions en désaccord puis en plus on n'avait pas les moyens financiers de le faire donc ça peut ça peut fonctionner alors évidemment il reste des incidents le 100% on n'y arrivera jamais c'est sûr et certain mais pour autant effectivement que cette parenthèse soit garantie c'est extrêmement important alors après c'est aussi le fait que c'est aussi l'arbre qui cache la forêt il ne faut pas l'oublier c'est-à-dire que ça ne résout pas l'usage que décrivait le professeur documentaliste des réseaux sociaux parce que les réseaux sociaux c'est pas tant quand ils sont en cours en fait qu'ils s'en servent c'est quand ils sont chez eux et que les groupes Whatsapp en fait fonctionnent à plein régime donc tout ça c'est à considérer c'est une vision sociétale et je pense qu'il faut qu'on arrive à se mettre autour de la table qu'on discute avec le ministère de l'usage des réseaux sociaux de l'éducation qu'on peut continuer à en faire ça fait quand même 30 ans qu'on en parle de ce sujet-là et qu'on n'a jamais trouvé la solution idéale mais en tout cas s'asseoir autour d'une table en discuter travailler la prévention faire des mal-aides des parents des débats des discussions tout ça ça fonctionne et puis ça aide aussi certaines familles parce qu'il y a des familles qui ne savent pas comment contrôler l'usage des téléphones portables et qui n'y arrivent plus et ces familles pour beaucoup ont besoin aussi de notre aide

25:02
Présentateur

je trouve intéressant on a entendu Christelle qui interdit donc dans son établissement c'est interdit dans les cours et dans les intercours mais les téléphones ne sont pas rangés il y a d'autres endroits où c'est que pendant les cours qu'on les interdit on les récupère à l'intercours et là donc les boîtes ne sont que devant les classes bonsoir Dominique Dalion pardon bonsoir Dominique Dalion

25:23
Auditeur

bonsoir bonsoir à tous les auditeurs et auditrices

25:27
Présentateur

bonsoir à vous merci d'être avec nous vous êtes proviseur du lycée Polyvalent du Mont-Durville qui est à Mourpas c'est dans les Yvelines et on voulait vous entendre parce que vous vous êtes dans cette expérimentation zéro portable en cours qui a été lancée en février dernier par la région Île-de-France dans une centaine de lycées et votre méthodologie à vous c'est en tout cas pour l'instant des boîtes à l'entrée des salles de cours

25:47
Auditeur

alors effectivement oui c'est ce que l'on a mis en place dans un but éducatif avant tout parce que c'est pour accompagner la prise de conscience des élèves des perturbations que peuvent provoquer les diverses notifications des divers réseaux sociaux auxquels ils sont affiliés pendant les cours et le fait que ça a un impact sur leur attention en cours et la compréhension des notions abordées il est vrai que le lycée c'est quand même trois années d'importance déterminante dans une carrière enfin dans une carrière scolaire je ne sais pas mais déterminante dans une carrière scolaire et déterminante aussi pour la suite les études supérieures notamment par le bien de la recours sud

26:29
Présentateur

et alors est-ce que ça a été difficile à faire avaler si j'ose dire à vos élèves qu'ils allaient désormais laisser leur téléphone au début de la classe ou est-ce que finalement j'imagine que ça a râlé un peu au début et que maintenant on ne se pose plus la question est-ce que c'est rentré dans la routine du début du cours ou est-ce que c'est plus compliqué que ça ?

26:48
Auditeur

alors la situation sur l'établissement c'est d'abord parce que ça prend du temps de déposer le portable puisqu'il faut éviter les échanges volontaires ou volontaires de portable donc il faut que l'enseignant soit lui volontaire ensuite oui effectivement vous avez raison au départ les élèves avaient un peu de mal avec le fait de laisser leur portable ils ont développé un nombre de stratégies avoir le vieux portable que l'on dépose et garder l'actif dans la main mais comment dire au fil du temps tous les professeurs qui l'utilisent ils sont de plus en plus nombreux les mois ce suivant parviennent disent d'abord que c'est un apaisement je rejoins ce qui a pu être dit par le professeur document à la liste c'est un apaisement que les cours sont plus sereins et les élèves plus attentifs et ils acceptent plus aisément après on le met d'une manière plus systématique lors des épreuves du contrôle continu du contrôle en cours de formation parce que comment dire pour éviter garantir tenter de garantir l'équité de traitement entre tous les candidats et éviter la fraude c'est un souci vraiment premier

28:00
Présentateur

dans les états il y en a beaucoup d'appels comme ça je vais vous en donner un Dominique Dalion on a Florence qui dit ma fille en terminale se plaint des tricheries majeures avec le portable et le chat GPT ceux qui trichent ont le meilleur note qu'elle elle est écoeurée une petite remarque certains profs demandent de laisser le portable entrer mais les élèves évidemment prennent le portable de leur frère ou de leur soeur et c'est comme ça que ça se termine c'est encore une autre une autre question la tricherie effectivement mais est-ce que ça veut dire fort de cette expérience Dominique Dalion que vous dites l'interdiction telle qu'elle semble souhaitée totale dans l'enceinte de l'établissement donc on dépose son téléphone en entrant chez nous c'est possible ou est-ce que vous dites pas encore il n'est pas temps de l'enlever intégralement y compris pour l'intercours lors de midi etc

28:40
Auditeur

alors je pense que alors je suis plutôt pour l'aspect éducatif qui est une de nos missions principales ensuite il y a une question de moyens derrière de moyens à la fois matériels pour j'ai 770 élèves dans l'établissement il me faudrait deux trois fois ce qui nous a été permis d'acheter par le pied de la subvention régionale et il me faudrait beaucoup de personnel à l'entrée pour éviter de créer comment dire un afflux d'élèves à un moment et des retards conséquents en cours donc est-ce que je pense que à l'heure d'aujourd'hui dans notre société que ce soit pas pour nous adultes ou pour les élèves le portable est un outil tout comme l'intelligence artificielle sera un outil et je pense qu'il y a une notion d'éducation à l'utilisation de ces outils et au moment on les utilise dans le respect que l'on doit à l'enseignement dispensé par les professeurs et auprès des autres après oui effectivement je ne peux pas nier que les réseaux sociaux nous posent dans l'établissement et dans les établissements que j'ai pu diriger y compris en collège d'énormes difficultés parce que comment dire j'ai toujours pensé que la 3D était préférable à la 2D et qu'il est préférable que les élèves se parlent en direct entre eux plutôt que par l'intermédiaire de messages plus ou moins aimables

30:02
Présentateur

c'est sûr merci beaucoup merci de votre petit passage dans le téléphone son Dominique Dalion vous êtes proviseur au lycée polyvalent du Mont-Durville de Morpa et c'est dans les Yvelines à ce sujet Jean-François Cerisier moi je voudrais savoir si selon vous et de ce que vous en savez on est tous d'accord pour dire que il y a besoin d'une éducation à l'utilisation de l'outil qui est le téléphone portable en fait mais si l'autorégulation passait forcément par une période de frustration finalement s'il y avait ce passage à voir avec les élèves et la période de frustration c'est l'heure de cours qui aide à l'autorégulation après

30:37
Invité

vous utilisez le bon mot autorégulation en fait on a bien entendu dans différents témoignages dont le dernier que le but évidemment c'est l'autorégulation des élèves c'est-à-dire qu'ils sachent eux-mêmes choisir ce qui est bon pour eux avec une petite parenthèse ce qui est bon pour eux n'est pas toujours ce que proviennent les adultes sur les ados je ferme cette petite parenthèse pour que cette autorégulation puisse être effective c'est-à-dire que chacun des élèves des ados puisse décider ce qui est bon pour lui et le faire de façon éclairée il faut évidemment qu'il soit accompagné là on retrouve la question 1. de la co-éducation établissement scolaire famille 2.

le fait que l'interdiction n'invite pas à l'autorégulation 1. l'interdiction elle ne permet pas cette éducation nécessaire à l'autorégulation puis 3. il faut ça a été dit mettre en place ou développer ce dont on parle Audrey le disait depuis des dizaines d'années une éducation en médias qui n'est pas seulement un apprentissage de l'utilisation des outils mais évidemment une compréhension des enjeux de l'utilisation de ces outils

31:44
Présentateur

juste avant de retourner au standard un mot parce qu'il y a beaucoup d'appels là-dessus Audrey Chanona on a Noémie par exemple sur WhatsApp qui dit mais le problème c'est pas ça le problème c'est Pronote par exemple et parce qu'effectivement sur Pronote tout tombe au même moment c'est d'ailleurs la raison pour laquelle certains conseils généraux ont donné aux élèves un ordinateur à la rentrée de 6ème pour pouvoir avoir accès à Pronote Pronote c'est aussi sur les téléphones je le disais en introduction il y a un changement de classe il y a un prof qui est malade une chose ou une autre c'est sur Pronote c'est un bon argument pour les élèves que de dire attendez moi j'ai pas pu le voir j'ai plus mon téléphone

32:19
Invité

oui alors là on est dans la question que vous évoquez c'est l'instantanéité de la communication et des informations est-ce qu'il y a des choses aussi instantanées

32:28
Présentateur

à donner aux élèves en fait est-ce qu'il y a vraiment un besoin d'instantanéité pour des élèves de lycée

32:33
Invité

je pense que vous venez de donner la réponse que je voulais développer Pronote est un outil formidable comme tous les outils tout dépend de l'usage qu'on en fait ça veut dire que cet outil de communication a facilité considérablement la communication en direction des familles des résultats des observations des changements de cours mais y a-t-il véritablement besoin que papa et maman soient au courant du fait qu'on a eu un 18 sur 20 à 15h16 alors que le professeur a rentré la note à 15h15 bien sûr que non on peut très bien attendre la communication entre adultes le fait que l'élève lui-même communique sa note c'est beaucoup plus important et ça permet d'avoir une éducation un acte éducatif bien plus intéressant donc le problème c'est pas l'outil lui-même c'est l'usage qu'on en fait et donc là encore une communication nous étions depuis quelques mois en discussion avec le ministère pour justement couper ces communications entre 20h et 8h ou 19h et 7h en fonction de ce que décident les établissements le logiciel de vie scolaire s'est adapté et permet aujourd'hui de couper ces communications dans la soirée pour éviter d'être débordé par les messages des élèves et des parents pour les enseignants le soir pour éviter que l'enseignant ne mette des devoirs trop tard que la famille ne puisse pas voir tout ça c'est de l'autorégulation et donc un outil n'est bon que si l'usage qu'on en fait que l'on en fait est pertinent que les familles soient mieux informées c'est un progrès considérable on pourra pas le nier après bien sûr tout dépend ce qu'on en fait derrière

34:01
Présentateur

voici Thomas qui est en Bretagne bonsoir Thomas

34:04
Auditeur

bonsoir alors moi j'ai trois points à soulever tout d'abord vu que l'année dernière j'étais dans un lycée de Loire-Atlantique j'ai été membre d'une association toutes les informations de cette association qui était dans le lycée passaient par les téléphones portables on avait les informations sur les commandes qui arrivaient la gestion des logiciels de caisse aussi qui passaient par là donc sans téléphone on peut plus communiquer sachant que généralement on n'a pas les mêmes horaires et les deux autres points c'est par exemple en anglais on nous demandait d'enregistrer notre voix pour le professeur qu'il puisse la réutiliser il me semble que les lycées n'ont pas forcément les moyens de s'acheter des microphones Zoom et toujours sur cette question des moyens il y a aussi la question des moyens accordés aux ordinateurs portables dans notre CDI tous les ordinateurs ont été retirés donc Pays de la Loire heureusement on avait des ordinateurs région mais s'il y a des régions où l'état fait des économies en supprimant les PC fixes et en ne fournissant pas d'ordinateurs portables aux élèves en définitive on ne peut plus travailler correctement

35:14
Présentateur

mais après pardon Thomas j'ai envie de reposer la même question qu'à notre premier auditeur qui avait à peu près le même âge que vous le questionnement c'est pas interdire les téléphones portables c'est encore une fois les interdire pendant le cours est-ce que par exemple avec votre association et c'est totalement normal d'avoir une boucle WhatsApp pour gérer l'association vous répondiez à vos problèmes de gestion pendant le cours de maths

35:35
Auditeur

absolument pas encore

35:37
Présentateur

c'est juste ça la question en fait c'est vraiment rien d'autre et c'est là que je me demande en fait s'il n'y a pas vraiment un chemin au milieu entre vous les élèves les parents et aussi l'éducation nationale et les profs ce chemin il ne me semble pas si compliqué à trouver qu'est-ce que vous en dites

35:53
Auditeur

c'est une médiation qu'il faut trouver après il y a des élèves qui sont plus réfractaires à ce niveau-là qui ne vont pas forcément avoir la même approche aux apprentissages pour reprendre l'exemple du cours d'anglais on avait un élève qui ne suivait absolument pas qui était tout le temps sur son téléphone portable mais le professeur j'ai envie de dire ça ne lui faisait rien parce qu'il pouvait continuer son cours pendant ce temps-là

36:17
Présentateur

je ne suis pas sûre que ce soit la bonne méthode mais je vois très bien ce que vous voulez dire au moins il n'y avait pas de bruit et il ne se passait rien d'autre derrière merci beaucoup Thomas merci en tout cas pour ce témoignage il nous reste peu de temps mais quand même là-dessus Jean-François Cerisier je trouve ça intéressant que les deux témoignages des jeunes gens de cette émission aillent au fond dans la même direction attention ne nous enlevez pas tout faites attention à ce que vous nous enlevez ça dit jusqu'à quel point cette discussion est nécessaire et peut-être qu'on considère que le président de la République a mis les pieds dans le plat en disant on va le faire pour les lycéens peut-être que c'est utile ce pied dans le plat qu'est-ce que vous en dites ?

36:52
Invité

Alors c'est utile parce que les problèmes sont réels alors encore une fois je pense que l'interdiction n'est pas la meilleure solution mais la question elle est importante et elle doit être discutée d'ailleurs on l'entendait bien encore une fois de nombreux de vos auditeurs l'ont dit et Audrey l'a dit également il y a des discussions à mener avec les parents avec les enseignants avec le ministère de l'éducation nationale pour trouver cette voie du milieu je poursuis d'un mot il faut bien distinguer la problématique de l'utilisation en classe et de la problématique de l'utilisation dans l'établissement scolaire

37:25
Présentateur

c'est très différent c'est très différent et ça posera la question effectivement des intercours ou pas de l'heure de midi ou pas et c'est toute une discussion que vous allez peut-être avoir en famille ce soir allez savoir en tout cas ça voudrait dire qu'on a réussi notre coup au téléphone sonne qui est très différent

37:39
Locuteur

on a réussi à faire de l'utilisation et c'est très différent et c'est très différent de l'utilisation qui est très différent et c'est très différent