#GrandDébatDesIdées : la laïcité selon Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Emmanuel MacronFait
« on a des élèves qui parce qu'ils sont juif ne peuvent plus rester à l'école et sont poussés dehors »
- 1:45Emmanuel MacronFait
« la laïcité n'a pas d'adjectif qu'on doit lui accoller »
- 4:45Emmanuel MacronFait
« on a un islam consulaire qui ne facilite pas l'intégration pleine et entière lorsque l'islam continue à être organisé par des pays »
- 7:45Emmanuel MacronFait
« on a accepté avec beaucoup de religions de sortir du cadre de 1905 pour passer par le cadre de 1901 qui est moins rigoureux »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la crise de de de la représentativité et au fond cette crise de l'État de droit elle a évidemment beaucoup d'autres composantes que que que simplement le sujet de de l'atteinte des atteintes à la laïité on l'a bien vu c'est c'est au fond le respect de l'autre et je le dis parce que la laïcité n'est qu'une n'est qu'une part de cela et et dans les tensions que nous vivons aujourd'hui il y a au fond l'idée que la frustration que je ressens ou mon désaccord avec une décision une situation que je vis justifie la violence politique et le non respect de l'autre et ça en effet c'est un des principes même la société dans laquelle nous vivons et et qui fonde la citoyenneté c'estàdire le fait qu'on reconnaisse en même temps des droits et une une protection et donc ça on ne peut on ne peut l'accepter on voit là qu'il y a à reconquérir à la fois des des principes des actes une éducation et à faire respecter cette part d'ordre sans laquelle la liberté ne peut plus'exercer dans ce contexte là comment moi je vois la laïcité d'abord sans naïveté et ce que vous avez dit je le partage je d'ailleurs même dit il y a quelques semaine de manière aussi crue que vous l'avez fait pour les les élèves d'école juive en demandant un audit systématique au ministres de toutes les écoles où on observait ce phénomène phénomène lancinant depuis des années des années dans certains départements on a des élèves qui parce qu'ils sont juif ne peuvent plus rester à l'école et sont poussés dehors un phénomène d'ailleurs qui était insidieux parce qu'on ne le dit pas c'est pas dénoncé ils rejoignent d'ailleurs l'enseignement privé sous contrat la plupart du temps plutôt catholique qu'autre chose avec des phénomènes de recomposition du coup et de de désagrégation dans certains endroits de de de l'école de la République donc je suis totalement sur cette ligne nous avons d'ailleurs sur la base une proposition sénatoriale aussi durcit les choses et les contrôles sur les écoles proposition de loi dit gâel qui nous a d'ailleurs permis lorsque certaines écoles ne respectaient pas ces règles de pouvoir les fermer ce qui n'était pas possible jusqu'alors et donc de ramener les enfants dans le giron de de l'école de la République et de lutter contre le communautarisme moi ma vision est clairire c'est 1905 et rien que 1905 la laïcité n'a pas d'adjectif qu'on doit lui accoller moi je ne lui en ai pas accollé mais je n'en ai jamais fait non plus une forme de religion de la République contre une autre la laïcité c'est toujours dit tel que je le vois un principe de la République qui assure la liberté de chacun et la protège et donc permet à chacun de croire ou de ne pas croire de le faire librement et na assimissé dans la vie d'aucune religion s'en décline évidemment la neutralité des service public et de ce fait elle est un cadre la difficulté qu'on a c'est qu'on met derrière la laïcité des peurs qui ne sont pas directement lié à ce principe et qu'on met la peur de l'immigration parfois la peur de l'autre tout court et la volonté d'imposer un modèle qu'on verrait comme dominant par rapport à un autre donc par rapport à à à ce que je viens de dire je ne souhaite pas qu'on change la loi de 1905 et ce qu'elle représente et ce qu'elle permet de préserver et je n'en ai jamais fait non plus une interprétation qui me semble all est au-delà de ce que ces pères j'allais dire pour être euh pour apporter une touche d'humour spirituel lui ont apportter une fois qu'on a dit ça j'ai souvent dit je ne demande à personne en République de croire modérément ou pas cela ne m'intéresse pas je veux que chacun puisse croire ou ne pas croire librement que dans le cadre de sa foi ça puisse être aussi absolu qu'il a besoin de la vivre mais je demande au mêmes citoyens de respecter absolument toutes les règles de la République c'est comme ça que je vois les choses et je pense que dans nos débats nous avons souvent d'ailleurs entremêlé les notions en demandant d'être modérément musulman par exemple de vouloir construire une forme de de modération demande aucun protestant au catholique d'être modéré on lui demande à la rigueur je dirais même que de là où on est on se fiche de savoir ce qui qu'il est on lui donne la possibilité de l'être comme il veut mais de ne respecter absolument toutes les règles de la républque c'est ça la laïcité c'est ça la laïcité alors ensuite tel que nous le le vivons aujourd'hui on a un sujet avec l'islam et donc de la même manière qu'il faut pas dire problème c'est de la laïcité il y a un sujet avec l'islam qui est qui a multiples facettes parce que il y a certains ont parlé d'insécurité culturelle mais il y a au fond dans notre pays quelque chose qui se vit où on mélange le fait cultuel le fait culturel le fait migratoire et tout ça sentremelllant on ve dire que ça s'écraserait sur la laïcité pour moi ça n'est pas la laïcité c'est une question de savoir comment on construit le cadre de vie en commun emble quand on a des débats sur le burkini ou que sais-je ça n'a rien à voir avec la laïcité c'est pas cultuel c'est un débat qui à la rigueur à voir avec l'ordre public et la capacité à garder le calme dans un espace social et à se dire est-ce que c'est acceptable par les uns et les autres et comment comment on veut vivre ensemble mais c'est pas la même chose que la laïcité je je je veux faire poser ce cadre parce que il me semble que c'est c'est fondamental si on veut pouvoir progresser et donc nous avons aujourd'hui dans notre société à réussir à installer la place de l'islam qui n'est qui est une religion qui n'était quasiment pas présente au moment de la loi 1905 qui compte tenu des migration des dernières décennies a pris plus de place dans notre société et qui a faire jouer des tensions qui sont à la fois migratoires de représentation et et sur voilà tous ces qui fait vibrer toutes les cordes que je que je viens d'évoquer et et je pense que ça il faut le il faut le regarder en face ce défi et donc il faut y apporter une réponse et c'est le le cœur de ce que je veux faire donc pas en disant il faut affaiblir 1905 où il faudrait faire un avoir une approche concordataire pour cette religion non mais il faut dire maintenant nous avons des Françaises des Français ou des binationaux dont c'est la religion il son temp plus nombreux et elle doit pouvoir trouver sa place plan entière on doit pacifier cette relation et on qui plus est notre défi est au carré parce qu'on le fait à un moment où l'Islam vit une crise qui est mondiale où vous avez un conservatisme croissant au sein de beaucoup de ses religions et même des pays où il y avait autant de musulmans il y a 30 ans et aujourd'hui qui étit des pays où le voile avait disparu beaucoup de pays du Maghreb du prochain Moyen-Orient voient le voile réapparaître donc c'est je dirais un mouvement qui est lié à l'islam lui-même qui est pas lié à notre société à nous donc il y a un conservatisme qui monte des tensions qui montent au sein de l'islam et où cette l'expérience de cette religion entre le fait spirituel et le fait politique n'est pas la même que celle que nous vivons et donc dans ce contexte-là nous devons penser un cadre où on ne doit rien transiger de cette séparation et ça je pense c'est un fait absolument essentiel rien ne peut être transigé et donc cette séparation entre l'Église et l'État il faut réussir à la penser l'articuler pleinement et donc toute immixion dans ce qui est de l'ordre de l'État ou de l'organisation de la société du fait d'une religion ne peut être accepté et c'est là où il y a un point de tension très fort avec certaines personnes qui organisent ce culte le font vivre et qui sont sur des mouvements plus conservateurs et là-dessus il s'agit de distinguer aussi les choses sont pas des gens qui conduire au terrorisme mais qui ont une vision très conservatrice et de type politique de l'islam on l' chez certains frères musulmans chez certains salafiste qui considèrent que leur rôle est d'avoir des formes d'organisation qui relèvent du politique et et plus simplement du religieux ça ça n'est pas compatible avec pour le coup la laïcité et la vision que nous avons de la société et donc pour faire vivre tout le monde ensemble nous devons progressivement d'abord commencer à l'école et donc je je reprends par rapport à votre point vous avez raison il s'agit pas de dire on a enseigner en quelque sorte un catéchisme de la République mais on a à expliquer ce qu'est le cadre de la laïcité tel que je viens d'essayer de le faire rapidement et et c'est d'ailleurs dans le projet du ministre à expliquer ce que j'appellerai l'histoire des civilisations et d'expliquer pour que chacun puisse se faire justement son opinion et et soit instruit des éléments d'histoire qu'il y a derrière parfois les croyances des uns et des autres mais à l'école on ne doit rien céder de ce que certains aujourd'hui ce sur quoi certains voudrait nous faire reculer le relativisme sur les théories de l'évolution l'impossibilité d'enseigner tel ou tel événement historique parce qu'il ne relève pas de ce que la religion accepte ça c'est une ligne rouge absolue ensuite quand on regarde l'islam et plusieurs dans cette salle ont mené des enquêtes et des travaux très nourris sur sur ce sujet et sont beaucoup plus complet que moi on regarde on peut voir qu'on a un vrai problème en effet d'organisation et vous avez raison c'est lié au fait que ISAM ne s'est pas penser de la même manière que les autres religions du Livre qui sont présentes de plus longuees date néanmoins d'autres religions ont à vivre ce durcissement on pourrait parler de l'évangélisme si on était sur d'autres continents nous serions au Brésil je pense qu'on serait plus soucieux d'une plus grande radicalité de l'évangélisme que de l'islam donc ce qui est ce qu'on voit et qui point ici qui nous bouscule existe sous d'autres formes ailleurs mais je pense que notre devoir dans les réformes à conduite c'est un de clarifier les sujets de financement parce parce que ces sujets de financement aujourd'hui nourrissent certains groupuscules qui ne respectent pas les lois de la République nourrissent des comportements qui sont des comportements de sécession de la République introduisent beaucoup de confusion et donc il faut remettre de la transparence la loi 1905 d'ailleurs le permet c'est les compromis qu'on a passé avec la loi 1905 qui ont rendu les choses plus faibles je veux pas être ici trop long mais on a accepté avec beaucoup de religions de sortir du cadre de 1905 pour passer par le cadre de 1901 qui est moins rigoureux et donc il faut qu'on regarde ensemble comment dans le financement des religions on rentre dans le cadre strict auinsu de 1905 1907 qui permet un contrôle tout à fait satisfaisant il s'agit pas de le réinventer mais de revenir sur des des choses avec lesquelles on avait composé dans le temps ensuite on a le sujet de l'Islam consulaire qui pose des questions différentes selon les pays de référence et qui pose tout particulièrement pour se parler toujours aussi franchement ici un vrai sujet par rapport à la Turquie on a un islam consulaire qui ne facilite pas l'intégration pleine et entière lorsque l'islam continue à être organisé par des pays où on a une relation de type on a eu une relation de type colonial ou maintenant post-coloniale parce qu'il est embrumé de relation de tas de parfois de confusion et je pense qu'on peut aller vers une normalisation on doit réussir avec la Turquie à clarifier les choses parce que le projet turc aujourd'hui est un projet politico-rigieux et il est totalement antagoniste avec ce que je viens de décrire et donc là sur ce sujet il faut avoir un discours de vérité j'ai commencé à l'avir avec le président turc mais il imposera des choix des changements profonds et ça il faut les faire si je ne les faisais pas en disant je regarde ailleurs je serais pas responsable et puis quand on parle des financement on a le sujet qu'il a aussi nécessite une clarification et une organisation qui est celui de de de l'organisation du pèderinage là ça touche directement évidemment l'Arabie Saoudite ou je dirais aujourd'hui les règles de transparence de Cl ne sont pas satisfaisantes et nourrissent aussi des structures des comportements qui sont parfois pas ce qu'on souhaite voilà donc les quelques éléments en tout cas tangibles sur lesquel je souhaite qu'on puisse avancer mais tout simplement pour faire ce que nous sommes et et les choses se sont progressivement installé sédimenté et le le sujet est suffisamment ample pour que ce soit un défi faire que il y a eu un glissement par rapport à nos principes moi je veux revenir à la à la force et la vitalité première et au fond ce que je veux dans notre société ma question n'est pas de si c'est bien ou pas bien que une jeune fille mette le voile ou pas le voile dans la rue c'est pas la question que de à laquelle doit répondre le président de la République c'est la question de savoir si elle est libre de le faire ou pas et toute l'organisation qu'il y a derrière sociale de quartier de financement les pressions qu'elle exerce je dois là pouvoir les clarifier pour en être sûr et je dois être sûr qu'à l'école elle a accès à aux valeurs aux notions à l'enseignement qui lui permettra de choisir librement cel voilà comment je vois les choses sur ce sujet et quelquesunes euh des réformes sur lesquelles nous nous nous voulons avancer
Emmanuel Macron