1er mai 2019 à Metz : discours de Thierry Mariani
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Quand j'ai décidé, comme Jean-Paul Garraud, de rejoindre la liste de Jordan Bardella et de Marine Le Pen pour ce combat ensemble pour les européennes, certains m'ont dit « tu fais une erreur ». »
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« « oui, je pense que j'ai fait une erreur, j'aurais dû venir plus tôt ». »
- 1:33Invité politiqueFait
« Nous sommes les seuls, aujourd'hui, à dire très clairement « oui, nous sommes attachés à l'Europe, mais nous voulons une autre Europe ». »
- 1:46Invité politiqueFait
« Et en face de nous, qu'est-ce que nous avons ? Nous avons, ce qui est quand même extraordinaire, un président qui avait fait de l'Europe son cheval de bataille, la mère des batailles, nous avait-il annoncé pendant les présidentielles, et qui, depuis, est un président fuyant, un président qui évite tout débat sur les élections européennes. »
- 2:27Invité politiqueFait
« On a une tête de liste d'En Marche qui est extraordinaire. Elle sait tout et se souvient de rien. Elle a son diplôme de science politique, mais elle ne sait même pas vraiment la différence entre la gauche et la droite. »
- 2:55Invité politiqueFait
« Et cette campagne, on nous l'avait décrit comme un piège. M. Macron nous avait dit « ce sera les progressistes contre les nationalistes ». »
- 3:05Invité politiqueFait
« Si « progressiste », c'est avoir nos frontières ouvertes, avoir nos entreprises livrées à la concurrence, avoir nos travailleurs qui ne sont plus protégés, c'est quelque chose que je récuse. »
- 3:56Invité politiqueFait
« Que dit M. Manfred Weber ? Je veux gouverner au centre, avec une majorité qui regroupera l'EPPE, les socialistes et les libéraux. »
- 4:17Invité politiqueFait
« Que vous votiez selon vos sensibilités ou vos sympathies, quelles que soient les qualités des personnages. Que vous votiez Nathalie Loiseau ou M. Bellamy, ils finiront dans la même majorité, dans la même coalition, à défendre les mêmes idées. »
- 5:07Invité politiqueChiffre
« « priver tous les crétins d'extrême droite de responsabilité à Bruxelles ». »
- 6:12Invité politiqueFait
« La Cour européenne de justice de l'Union européenne a décidé sur le CETA. »
- 6:32Invité politiqueFait
« qui instaure désormais des juridictions spécifiques en cas de litige en matière d'investissement. »
- 6:46Invité politiqueFait
« qui s'estimera lésée par une loi française, belge, qui a été prise par un Parlement national pour protéger ses entreprises, pourra faire appel à une cour d'arbitrage internationale pour attaquer cet État en disant « les intérêts de ma multinationale sont en jeu » »
- 7:48Invité politiqueFait
« une Europe qui rône nos libertés, qui piétine notre souveraineté, qui néglige nos travailleurs et qui écrase dans une concurrence déloyale nos entreprises et notre agriculture. »
- 8:33Invité politiquePromesse
« Je vous appelle à une insurrection pacifique. »
Temps de parole
- Thierry Mariani100 %
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Merci, merci une fois de plus pour votre accueil. Merci aussi pour toute cette fraternité, ces contacts que j'ai eus avec un certain nombre d'entre vous depuis le 13 janvier. Quand j'ai décidé, comme Jean-Paul Garraud, de rejoindre la liste de Jordan Bardella et de Marine Le Pen pour ce combat ensemble pour les européennes, certains m'ont dit « tu fais une erreur ». Et je vais vous faire une confidence, après deux mois passés à vos côtés, après deux mois à côtoyer ceux qui demain vous représenteront à Bruxelles, « oui, je pense que j'ai fait une erreur, j'aurais dû venir plus tôt ». Et je regardais il y a quelques minutes la table ronde, en réalité, oui, aujourd'hui, le combat est simple.
Le combat est simple même s'il est confus. Il y a 79 ans, dans ces parages, il y avait une drôle de guerre. Pendant encore 26 jours, on a une drôle de campagne. On a une campagne où, finalement, nous sommes les seuls à avoir un programme que nous avons présenté à Strasbourg avec le Manifeste. Nous sommes les seuls, aujourd'hui, à dire très clairement « oui, nous sommes attachés à l'Europe, mais nous voulons une autre Europe ». Nous voulons une Europe au service des nations. Nous voulons une Europe qui respecte nos valeurs. Nous voulons une Europe qui respecte notre civilisation. Et en face de nous, qu'est-ce que nous avons ?
Nous avons, ce qui est quand même extraordinaire, un président qui avait fait de l'Europe son cheval de bataille, la mère des batailles, nous avait-il annoncé pendant les présidentielles, et qui, depuis, est un président fuyant, un président qui évite tout débat sur les élections européennes. D'abord, on a eu ce grand débat. Ensuite, on a des annonces. Et tout ça pour arriver, finalement, à la présentation du fameux programme présidentiel pour les européennes, le 9 mai, c'est-à-dire à peine 15 jours avant les élections européennes. On a une tête de liste d'En Marche qui est extraordinaire. Elle sait tout et se souvient de rien.
Elle a son diplôme de science politique, mais elle ne sait même pas vraiment la différence entre la gauche et la droite. Elle est, paraît-il, une ministre qui connaît tous les dossiers européens, mais elle fut. Mais pour le moment, sur les questions européennes, on attend toujours ses propositions. Et cette campagne, on nous l'avait décrit comme un piège. M. Macron nous avait dit « ce sera les progressistes contre les nationalistes ». Je ne sais pas tellement ce que ça veut dire « progressiste ». Si « progressiste », c'est avoir nos frontières ouvertes, avoir nos entreprises livrées à la concurrence, avoir nos travailleurs qui ne sont plus protégés, c'est quelque chose que je récuse.
Mais à la limite, pourquoi pas « progressiste contre nationaliste » ? Et à la limite, aujourd'hui, il est piégé à son propre jeu. Et c'est vrai que ces élections européennes, dans 26 jours, vous n'aurez le choix qu'entre deux possibilités. Je regardais la table ronde il y a quelques minutes. On a des discours qui, par moments, sont différents à Paris. Mais on a des votes, des attitudes, des connivences qui sont les mêmes à Bruxelles. Et il faut toujours regarder quel sera demain le leader de la possible future majorité à Bruxelles. C'est M. Manfred Weber qui a été nommé à plusieurs reprises. Que dit M. Manfred Weber ?
Je veux gouverner au centre, avec une majorité qui regroupera l'EPPE, les socialistes et les libéraux. C'est-à-dire, ne vous trompez pas, que vous votiez selon vos sensibilités ou vos sympathies, quelles que soient les qualités des personnages. Que vous votiez Nathalie Loiseau ou M. Bellamy, ils finiront dans la même majorité, dans la même coalition, à défendre les mêmes idées. Et en réalité, les seuls à proposer une véritable alternance, c'est la liste de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Ce sont nous, avec nos alliés, Matteo, les Espagnols, les Autrichiens et tous ceux qui sont aujourd'hui en train de nous rejoindre. Alors, M.
Manfred Weber, dans cette même interview, avait un côté, j'allais dire, presque macronien. Vous savez, Macron, les phrases commencent toujours bien, mais ça finit toujours mal, parce qu'il y a toujours la petite touche ironique ou la petite touche méprisante. Et après nous avoir dit qu'il voulait gouverner au centre, on apprend qu'il veut aussi gouverner pour, je cite, « priver tous les crétins d'extrême droite de responsabilité à Bruxelles ». Alors, je ne sais pas si je fais partie des crétins. Je ne sais pas si nous sommes partis des crétins.
Ce que je sais, c'est que nous faisons partie de ceux qui sont attachés à la France, qui n'ont pas envie que la politique qui a été conduite depuis 1979 par ce Parlement et par cette commission continue. Alors, oui, à la limite, si, pour M. Weber, être crétin, c'est être défense de la France, eh bien, je veux bien prendre son épithète, mais en tout cas, je ne me retrouve pas dans ses idées. Et, pour finir rapidement, je voudrais simplement insister sur un point d'actualité qui date d'hier. Et je le dis d'autant plus en me tournant vers la presse, puisque, à ma connaissance, un seul journal jusqu'à présent l'a repris.
Nous dénonçons cette Europe qui sans cesse avance en piétinant la souveraineté des peuples. Qu'est-ce qui s'est passé hier et qui est dramatique ? La Cour européenne de justice de l'Union européenne a décidé sur le CETA. Vous savez, le CETA, c'est cet accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Eh bien, la Cour européenne a, hier, 30 avril, donné son feu vert au chapitre le plus controversé de l'accord, qui instaure désormais des juridictions spécifiques en cas de litige en matière d'investissement. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Ça veut dire que, désormais, une entreprise étrangère, qui s'estimera lésée par une loi française, belge, qui a été prise par un Parlement national pour protéger ses entreprises, pourra faire appel à une cour d'arbitrage internationale pour attaquer cet État en disant « les intérêts de ma multinationale sont en jeu » et aujourd'hui, je demande à cet État de changer les lois. On est, hier, passé d'une étape qui, jusqu'à présent, je pense, beaucoup n'ont pas encore mesuré la gravité.
On est passé d'une étape à une Commission européenne qui voulait imposer ses décisions, à demain des multinationales qui pourront imposer leurs lois et leur vote au Parlement quand les votes de ces lois ne leur conviendraient pas. Voilà pourquoi cette Europe, nous la rejetons. Alors, le 26 mai, je le disais, le choix est très simple. Soit vous voulez continuer dans cette Europe où la même majorité, comme cela a été dit, contrôle le Conseil, la Commission, le Parlement, une Europe qui rône nos libertés, qui piétine notre souveraineté, qui néglige nos travailleurs et qui écrase dans une concurrence déloyale nos entreprises et notre agriculture.
Soit, comme nous, vous êtes attachés à une autre Europe, une Europe qui respecte les nations, une Europe qui protège les frontières, une Europe qui instaure un juste échange pour sauver nos entreprises et préserver nos travailleurs, une Europe qui respecte notre culture et nos traditions. Alors, si vous êtes attachés à cette Europe-là, vous n'avez qu'un seul choix possible, le 26 mai. Et le 26 mai, je vous appelle à une insurrection pacifique. Je vous appelle à une révolte démocratique. Je vous appelle à un réveil patriotique. Le 26 mai, le seul choix pour la France, c'est la liste de Jordan Bardella et la liste de Marine Le Pen. Ensemble, nous pouvons envoyer un message clair.
Un message clair à tous ceux qui, dans la Commission européenne, pensent que les nations n'ont plus d'avenir. Mais aussi un message à ceux qui, au sommet de l'État français, pensent que le peuple français n'a plus rien à dire et doit se soumettre. Alors oui, comme le disait Mathéo tout à l'heure, le peuple français se sent humilié et trompé par Macron. Le peuple français se sent aussi négligé par l'Europe. Le 26 mai, ensemble, envoyons un double message à cette Europe de M. Juncker. Envoyons aussi un message stop à M. Macron. L'avenir de la France est entre vos mains avec le bulletin que vous aurez le 26 mai. Merci.
Merci. Merci.
Thierry Mariani