Le journal de 6h - 10/06
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« RMC, 6h02, ces dernières 24h, 87 personnes sont décédées du Covid-19 en France. »
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« Moins de 1000 patients se trouvent désormais en réanimation. »
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« Une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui, homicide, blessures involontaires, non assistance à personne en péril. »
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« S'agissant des restaurateurs, moi il me semble que l'évolution des conditions sanitaires en Ile-de-France et le recul progressif, en tous les cas du virus, devrait permettre, je l'espère, et bien peut-être d'avancer de quelques jours la réouverture des restaurants dans leur ensemble. »
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« Des centaines de milliers de personnes vont perdre leur emploi dans les mois à venir. »
- 5:06InvitéPromesse
« Le ministre de l'Économie s'est dit ouvert à de solutions nouvelles comme la création de chèques ciblés pour aider les ménages les plus en difficulté. »
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« C'est un outil de prévention parce que si on comprend mieux un mécanisme, on peut mieux mettre en place des outils pour essayer de le prévenir. »
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« Je ne l'aurais absolument pas recommandé. Dire aux gens, vous avez été en contact avec le coronavirus, les gens pourraient penser protéger alors qu'on n'est pas capable de leur dire s'ils sont protégés ou pas. »
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« Le Sénat adopte à l'unanimité la proposition de loi pour mieux protéger les victimes de violences conjugales. »
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« Le texte autorise notamment le médecin à déroger au secret professionnel lorsqu'il estime qu'il y a danger immédiat pour la vie de la victime et situation d'emprise. »
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« Le Conseil d'Etat a suspendu les relégations d'Amiens et de Toulouse. »
Temps de parole
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Vous écoutez RMC. Mercredi 10 juin, l'info sur RMC. Il est pratiquement 6 heures. Céline Kalman est là pour les infos. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Il va changer le monde, les mots du frère de George Floyd lors de ses funérailles, cérémonies suivies dans le monde entier. Manifestation contre les violences policières au même moment en France. Vers la fin de l'état d'urgence sanitaire, le gouvernement a décidé de ne pas prolonger le dispositif au-delà du 10 juillet. Mais ce n'est pas encore un retour à la normale qui se profite. L'explication dans ce journal. Y aura-t-il une ligue à 22 clubs ? Toulouse et Amiens sont maintenus pour le moment. Le Conseil d'État a aussi validé l'arrêt de la ligue. Bienvenue à tous sur RMC. Une commémoration vibrante.
Les funérailles de George Floyd se sont déroulées hier soir à Houston, au Texas. Cérémonie réservée à la famille qui avait convié plusieurs personnalités. Martin Bourdin en retiendra notamment la tournure politique des discours prononcés avec Donald Trump en ligne de mire. Soutenu par un membre de la famille sur scène, au bord des larmes, pleine de rage, Brooke, la nièce de George Floyd est la première à s'aventurer sur le terrain politique.
Quelqu'un a dit rendre à l'Amérique sa grandeur, mais quand est-ce que l'Amérique a été grande ? Pourquoi le système doit-il être corrompu, défaillant ?
L'attaque a été plus virulente encore pendant les loges funèbres. Au micro, une figure de la lutte pour les droits civiques, le révérend Al Sharpton. On se bat contre la malfaisance en haut lieu. Le président a parlé d'appeler les militaires en renfort. Mais il n'a pas eu un mot pour les 8 minutes et 46 secondes de ce meurtre policier. Le message transmis, c'est que si vous faites partie des forces de l'ordre, les lois ne s'appliquent pas à vous. Un peu plus tôt, lors de cette cérémonie, c'est même l'adversaire de Donald Trump aux prochaines élections présidentielles, Joe Biden, qui a fait une apparition.
Une vidéo enregistrée de 5 minutes pendant laquelle le candidat démocrate délivre, là encore, un message très politique. On ne peut pas se dire qu'on va encore céder au racisme. L'heure de la justice sociale est venue. Donald Trump, lui, n'a en revanche pas dit un seul mot, même sur Twitter, en lien avec ses funérailles. Et pendant que se déroulait la cérémonie aux Etats-Unis, au même moment en France, des milliers de personnes se sont retrouvées. Place de la République à Paris. 8 minutes, 46 secondes de silence ont été observées pour rendre hommage à George Floyd, devenu donc le symbole des violences policières du racisme rassemblement dans de nombreuses autres villes en France.
Dans l'actualité également, au moins une quinzaine de tags appelant au meurtre de policiers inscrits dans les rues d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Dans la nuit de lundi à mardi, l'enquête a été confiée au commissariat de la ville. RMC, 6h02, ces dernières 24h, 87 personnes sont décédées du Covid-19 en France. Moins de 1000 patients se trouvent désormais en réanimation. L'épidémie marque clairement le pas. Le gouvernement prévoit donc de lever l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet prochain, dans pile un mois. Benoît Ballet. Oui, cela doit être acté lors du Conseil des ministres ce matin, mais il y a un mai.
La sortie de l'état d'urgence sanitaire doit être organisée rigoureusement et progressivement. Mettant garde le gouvernement, le retour à la normale ne se fera pas sans filet de sécurité. Le projet de loi permettra donc, à partir du 10 juillet et pendant 4 mois, si besoin, de réglementer l'accès au transport, de limiter ou d'interdire certains rassemblements et de fermer à nouveau certains établissements qui accueillent du public est exclu. En revanche, le retour au confinement strict tel qu'on l'a connu au plus fort de la pandémie en France. Rien n'est gravé dans le marbre. C'est une habitude acquise avec ce virus.
En cas de rebond de l'épidémie, l'état d'urgence sanitaire pourrait être à nouveau instauré dans le pays. Benoît Ballet. Une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui. Homicide, blessures involontaires, non assistance à personne en péril. Le parquet de Paris se penche sur les responsabilisés dans la gestion de la crise sanitaire. Des dizaines de plaintes ont été déposées. Différentes instants, structures, départements ministériels ainsi que des responsables administratifs sont mis en cause et notamment le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, en première ligne durant cette crise.
Et si les restaurants en zone orange ouvraient normalement avant le 22 juin jusqu'à maintenant, les terrasses seulement sont accessibles. Et avec le temps maussade de ces derniers jours, les restaurateurs sont loin de faire le plein avant le 22 juin. Donc l'idée a été évoquée hier soir par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères. S'agissant des restaurateurs, moi il me semble que l'évolution des conditions sanitaires en Ile-de-France et le recul progressif, en tous les cas du virus, devrait permettre, je l'espère, et bien peut-être d'avancer de quelques jours la réouverture des restaurants dans leur ensemble.
En tous les cas, ce sont des propositions que nous allons faire avec les professionnels pour que les instances interministérielles puissent en tous les cas se prononcer. Des centaines de milliers de personnes vont perdre leur emploi dans les mois à venir en front des centaines de milliers de personnes. Déclaration inquiétante signée hier soir Bruno Le Maire. Le ministre de l'Économie s'est dit ouvert à de solutions nouvelles comme la création de chèques ciblés pour aider les ménages les plus en difficulté. C'est ce matin que le nouveau projet de loi de finances rectificatif est présenté en Conseil des ministres.
C'est aujourd'hui également que la ville de Nice lance une grande opération de dépistage pour ses 340 000 habitants, gratuits, et pour ceux qui le souhaitent, qui souhaitent savoir si oui ou non ils ont contracté la maladie. Une prise de sang suffit, Kelly Vargin.
Je vais vous faire une prise de sang, d'accord. Cinq minutes, top chrono. Pour effectuer le test, André recevra ses résultats dans les 48 heures. Cette retraité figurait parmi les premiers inscrits au dépistage. Si je suis positive à ce test, je serai tranquillisée. Si je ne le suis pas, je revivrai un peu ce que je vis maintenant. Faire attention, une vigilance plus importante. Trois sites de dépistage pour répondre à l'inquiétude de certains niçois et lutter contre le virus, affirme Véronique Boré, coordinatrice pour la ville de Nice.
C'est un outil de prévention parce que si on comprend mieux un mécanisme, on peut mieux mettre en place des outils pour essayer de le prévenir. L'intérêt c'est vraiment la circulation du virus. Pourquoi au sein d'une même famille, une personne aura été malade et pas les autres ? C'est surtout ça qu'on cherche à comprendre.
L'infectiologue Éric Cua du CHU de Nice n'est pas de cet avis. Il craint au contraire que ce dépistage envoie le mauvais signal.
Je ne l'aurais absolument pas recommandé. Dire aux gens, vous avez été en contact avec le coronavirus, les gens pourraient penser protéger alors qu'on n'est pas capable de leur dire s'ils sont protégés ou pas. Le politique s'invente un peu lui aussi souvent médecin ou expert alors que ce n'est pas son rôle.
Une opération de dépistage qui coûte 400 000 euros à la ville de Nice.
Parmi les dernières infos, le Sénat adopte à l'unanimité la proposition de loi pour mieux protéger les victimes de violences conjugales. Le texte autorise notamment le médecin à déroger au secret professionnel lorsqu'il estime qu'il y a danger immédiat pour la vie de la victime et situation d'emprise. Victoire d'une première bataille judiciaire. Le Conseil d'Etat a suspendu les relégations d'Amiens et de Toulouse. On parle football. Le Conseil d'administration de la Ligue doit maintenant se réunir pour valider une Ligue 1 à 22 clubs. C'est loin d'être fait mais Toulouse veut croire à son maintien dans l'élite. Wilfried Templier. Oui, la nouvelle a été très bien accueillie dans la ville rose.
De quoi enthousiasmer Zachary du haut de ses 15 ans et elle poussait à taper la balle dans le jardin avec son petit frère. Pour lui, l'espoir René. C'était vraiment inespéré. Quand il y a eu l'arrêt de la Ligue 1, on n'y croyait vraiment pas. On s'était préparé pour qu'il joue en Ligue 2 et là, c'est incroyable. Pourtant, la saison de Toulouse, 13 points et 3 maigres victoires en 28 journées ne plaident pas en la faveur d'un maintien. Frédéric, supporter depuis plus de 30 ans, le reconnaît mais seulement à demi-mot. Pour lui, la saison n'était pas finie. On n'était quand même pas bien au niveau sportif. Avec 10 journées restantes, ça aurait été un miracle de se maintenir.
Mais bon, tant que ce n'est pas fini, ce n'est pas fini. C'est sûr qu'on ne peut pas imaginer ce qui se serait passé si on avait joué les 10 dernières journées. Les plus aguerris restent toutefois prudents. A l'image d'Alexandre, membre des Indians, gros ultra toulousain. Il y a la LFP qui va évidemment réagir à cette décision du Conseil d'État. On voit mal comment la LFP pourrait l'accepter sans rien dire derrière. Et c'est bien là le problème. Le feuilleton du maintien ou non de Toulouse, mais aussi d'Amiens en Ligue 1, ne fait sûrement que commencer. Emmanuel Macron reçoit en fin de journée le président de la Fédération française de football, Noël Legrette.
Objectif, bien sûr, de discuter de tout ça. Et puis de la reprise économique du football aussi, professionnel et amateur.
Voilà, l'objectif c'est surtout de savoir si la finale de la Coupe de France va se jouer devant des spectateurs ou pas.